All language subtitles for Magic Farm (2025) [720p] [WEBRip] [YTS.MX]

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Original subtitles

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MUBI PRÉSENTE - PrĂȘts ?

UNE PRODUCTION SPACEMAKER - Ça enregistre.

UNE PRODUCTION MUBI - Parfait.

C'est parti.

UNE PRODUCTION REI CINE - Ça tourne.

EN PARTENARIAT AVEC TANGO ENTERTAINMENT - Tout le monde est prĂȘt ?

EN PARTENARIAT AVEC ICKI ENEO ARLO

Action.

Salut ! On rentre du Mexique, oĂč on a dĂ©couvert

la mode farfelue des bottes mexicaines pointues.

De jeunes villageois du centre du pays

se sont mis Ă  porter des bottes Ă  bout trĂšs long et pointu

tout en dansant au rythme de la musique Tribal.

On les a interviewés pour en apprendre davantage...

On les a interviewés pour en apprendre davantage

sur cette tendance.

C'est quoi la suite ?

"Leur style est si cool qu'on les a invités

"à se produire à la soirée de Noël de Creative Lab

"et ça va ĂȘtre carrĂ©ment gĂ©nial."

Un peu bizarre. Tu me vois dire "carrément génial" ?

Je pense pas. Ça vient de Jeff.

Il est passĂ© oĂč ?

Ne m'appelle pas en tournage.

C'est dangereux.

Si on se fait prendre, tout est foutu. Non, pas nous deux.

Ton boulot. Pas le mien. Le tien.

Ton stage.

- Tu peux pas me tenir ça ? - Il est dur d'oreille.

- Ou carrément débile. - J'ai entendu !

Cette mode nous a plu au point de les inviter Ă  se produire

à la soirée de Noël de Creative Lab le mois prochain

et ça va ĂȘtre carrĂ©ment gĂ©nial.

TrĂšs bien. Et maintenant, la conclusion.

D'ac.

Je crois que mon micro est tombé.

- Tu t'en occupes ? - Une minute !

C'est bon.

- Je peux te piquer une clope ? - Alors, c'est comment ?

Ça va. La paye est nulle,

mais c'est une icĂŽne,

- alors ça vaut le coup. - Je suis si contente !

La surprise de voir de jeunes hommes danser avec ces longues bottes pointues

nous a inspiré à créer une émission sur les modes délirantes du monde.

Super. Tu peux refaire la derniĂšre partie ?

La surprise de voir de jeunes hommes danser

avec ces longues bottes pointues nous a inspirés à créer une émission

sur les modes délirantes du monde.

Rendez-vous au prochain épisode...

Prochain épisode : embarquement pour la Fashion Week du Congo.

Parfait. C'est dans la boĂźte.

C'est bon ?

- Merci, Elena. Bon boulot, ma chĂ©rie. - Tu regardais mĂȘme pas.

- Merci, Elena. - Merci.

J'espĂšre que tu t'amuses.

Oui, merci !

Si tu me traites de débile, je risque de perdre leur respect.

ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR AMALIA ULMAN

1 AN PLUS TARD

JÉSUS, SAUVE-NOUS !

LE JOUR DE NOTRE SEIGNEUR APPROCHE ÉGLISE DU CHRIST LIBÉRATEUR

AllĂŽ ?

Oui, Marita Ă  l'appareil.

Tout est prĂȘt pour votre arrivĂ©e.

Quelqu'un vous attendra à l'aéroport.

De plus,

le chauffeur parle anglais, alors ne vous en faites pas.

Oui.

TrĂšs bien. Nous avons hĂąte de vous recevoir.

Que Dieu vous garde, et je vous souhaite bon voyage.

VENEZ À MOI... JE SUIS LE CHEMIN, LA VÉRITÉ ET LA VIE

Bonjour mon fils, comment vas-tu ?

Oh, c'est le grand jour !

Vous allez à l'hÎpital général de Buenos Aires ?

D'accord, j'arrive tout de suite.

Je crois que c'est ici.

Pas mal.

- Ma vapoteuse est en train de crever. - J'ai envie de chier.

T'es sûr que c'est le bon endroit ?

Ouais. Ça fait trùs argentin.

- On est en Argentine. - Attendez dans la voiture.

- TrĂšs dangereux. - DĂ©pĂȘchez-vous, je veux dormir.

Aucune réservation au nom de Marita ?

Non. Rien.

S'il vous plaĂźt, aidez-nous.

Oui, oui.

Il vous reste des chambres ?

On peut choper la malaria ici ?

J'ai deux chambres. C'est un hĂŽtel pour les familles.

Vous avez de la chance.

Parfait. Deux chambres de dispo.

Mais on est cinq !

- OĂč sont les toilettes ? - J'ai quatre chambres rĂ©servĂ©es

- au nom de Marita. - Elles sont lĂ .

Et il nous faudra le code wi-fi.

J'ai l'impression qu'on se fiche de moi.

Regardez. Réservation.

Le code.

Huit, trois...

"Huit" ou "X" ?

Huit.

G, G, six, sept, huit...

K...

Astérisque.

G, G, cinq, trois.

Parfait ! Ça marche.

J'ai rien pigé.

Elle te le filera et ça marchera.

Bon Dieu.

Allez, venez.

- C'est trĂšs sombre. - La vache !

- Je dors pas ici. - Pas question que tu partes.

Les chambres sont par ici.

Je parle pas espagnol, mon pote.

Je veux pas rester ici.

Quel trou Ă  rat...

Celle-lĂ , elle est mignonne !

- J'adore ! - Je la prends.

T'as vu ces lits ? Je peux pas dormir lĂ -dessus.

Matez toutes ces peluches.

On en discutera demain. Passons une bonne nuit, OK ?

- Ma prĂ©sence n'est mĂȘme pas obligatoire. - Je suis pas d'humeur !

Perruque !

Il dit que tes cheveux ressemblent Ă  une perruque.

Non.

Pas une perruque. Non.

S'il vous faut quoi que ce soit,

- je suis lĂ . - Oui, oui.

Serviette, sel, sĂšche-cheveux, shampoing...

On est fatigués. On se met au lit.

- Vous voulez des sandwichs ? - Non, non.

Monsieur ? Excusez-moi. Bonsoir.

Comment on dit...

Impossible... de dormir.

Vous avez un chargeur de vapoteuse pour ici ?

Elle est morte.

- Non, désolé. - D'accord.

Vous avez de la tequila et/ou des anxiolytiques ?

Écoutez.

Avez-vous de la tequila et/ou des anxiolytiques ?

- Tequila... - Vous en avez ?

- Non, non. - Mince.

C'est un hĂŽtel familial.

Désolée, les moustiques me rendent folle.

Auriez-vous...

- un rĂ©pulsif, par exemple ? - Oui, de l’antimoustique.

Il est juste ici.

Antimoustique.

- Non, ça ira. - Sûre ? Il suffit de pulvériser.

C'est trĂšs nocif.

- Dormez bien. - Merci.

Pas bon ? Pas bon.

Putain !

Dave, Ă  quelle heure est ton vol ?

Dans quelques heures. Ça te va, Justin ?

Bon, je suis sûr que tout ira bien,

mais mes appels ne passent pas.

J'ai son adresse. Il me semble.

J'ai celle de quelqu'un. Du coup, on pourrait y aller et...

Désolé pour cette tuile.

C'est pas grave, Jeff.

C'est pas de ta faute.

C'est la faute de personne.

Tu devrais pas partir.

J'ai des trucs à régler à New York.

Je vous fais confiance pour l'épisode. Il nous coûte deux fois plus cher

que celui sur les ados exorcistes boliviens.

T'inquiĂšte. Tu l'auras, ta vignette.

Je n'en doute pas.

Obéissez à la daronne et tout ira bien.

- Attends. J'ai ton chargeur. - C'est toi qui l'avais ?

Depuis le début ? T'es sérieuse ?

Qu'est-ce qui se passe, bordel ?

- Il se casse déjà ? - On dirait.

Il a quoi à régler au juste ?

Je crois que c'est grave. Des filles commencent Ă  parler.

- OĂč ça ? - Sur Twitter.

Merde, la voilĂ .

- Comment s'appelle ce machin ? - Alfajor.

Alfajor.

"Alfajor".

Alfajorrr.

Holarrr. Je peux dire "holar" ?

- Non. - Holarrr.

Les gars, j'ai trop hĂąte.

Justin, oĂč t'as trouvĂ© ce blouson ?

Dans une friperie de Bushwick.

- Ils en font aussi pour hommes ? - Je t'emmerde.

Il ressemble Ă  un blouson de meuf ?

- Un peu, avec ce t-shirt. - Sympa.

J'adore le vanner.

- Y a beaucoup de chiens par ici. - Ne les touche pas.

Elle est allergique.

- Il est oĂč, ton contact ? - Marita ? J'en sais rien.

Ma chérie, ne sois pas trop dure avec lui.

Putain !

On passe pour des ploucs.

- La vache ! - Elena, c'est quoi ce machin ?

On en trouve partout.

Ça sert Ă  fĂ©liciter les diplĂŽmĂ©s,

Ă  annoncer les mariages...

On fait jamais ça en Amérique.

On est en Amérique. En Amérique du Sud.

Eh bien, en Amérique-Amérique, ces merdes sont fabriquées en Chine.

Il est adressé à un mec infidÚle.

"Si tu ne bloques pas ton ex,

"tu ne remets plus les pieds dans cette maison."

Estime-toi heureux qu'on en trouve pas en Amérique-Amérique, Jeff.

C'est plutĂŽt toi qui dois ĂȘtre soulagĂ©e.

Ça veut dire quoi, ça ?

Merde. Je dois filer à l'aéroport.

Mais je vous aime tous. Ma chérie, on se revoit à New York.

N'oubliez pas d'obéir à Sa Majesté, OK ?

Ça marche.

Je t'aime. Vous allez tout déchirer !

Salut.

Excuse-moi.

À quel sujet ?

Il est joli, ce rose.

Je rentre Ă  l'hĂŽtel.

T'es sûr que c'est la bonne adresse ?

- Tu veux tirer dessus ? - Non.

Ah, OK.

- Ça va ? - Ça va.

Merde.

Tu peux pas entrer comme ça.

- C'est quoi ? - Ça dit quoi ?

J'en sais rien. Je suis fatiguée.

On est comme les Hardy Boys.

Parce qu'on fouille.

J'ai jamais lu les bouquins.

T'es en train de lire des partitions.

- Et toi, tu lis quoi, gros naze ? - J'ai des adresses.

Hein ?

Des adresses.

- Marita. - Carlitos ?

Super Carlitos ?

- C'est quelqu'un d'ici ? - On croit que oui.

J'ai quatre ans.

T'as quatre ans ? Ça m'aide pas des masses.

Maman !

On tourne un documentaire.

- Je voulais vous demander... - Ça ne m'intĂ©resse pas.

- Excusez-moi. - Vous connaissez Super Carlitos ?

Trois... sept... cinq... Le 373 était juste avant.

C'est cette maison.

Occupe-t'en, je me sens pas bien.

S'il te plaĂźt ?

J'arrive ! Qui est-ce ?

- Bonjour. - Vous parlez anglais ?

Non, non.

Ça ne nous... aide pas vraiment.

Est-ce que vous... ?

Je vais lui montrer...

Vous connaissez Marita ?

Marita ! Oui !

- Vous la connaissez ? - Oui.

- Super ! TrĂšs bien. - Marita.

- Vous connaissez Marita ? - Oui.

- Vous parlez espagnol ? - Oui.

Entrez, entrez.

- Merci. - Merci.

- Merci. - Entrez.

Asseyez-vous.

- Merci. - Biscuits ?

Agridulces ?

J'ignore comment vous les appelez.

Elle nous propose des biscuits doux-amers.

Je suis en partie française.

Elle est en partie française.

Je pourrais avoir un verre d'eau ?

Il voudrait de l'eau.

De l'eau ? Non, non.

J'ai du jus, du coca et du soda.

- Jus ou soda. - Je voudrais bien de l'eau.

- Y en a pas. - Du jus.

Madame ?

- Alors, qu'est-ce qui vous amĂšne... - Madame ?

- dans ce pays magnifique ? - Madame ?

D'oĂč connaissez-vous Marita ?

- Marita ? - Oui.

Marita, oui.

Elle appartient à un temple évangélique apocalyptique.

Marita...

m'a dit que le monde allait bientĂŽt cesser d'exister

et qu'un nouveau fléau allait...

Super ton contact, Jeff.

Marita appartient à un temple évangélique apocalyptique.

D'oĂč venez-vous ?

Je suis argentine, mais j'ai grandi en Espagne.

D'oĂč mon accent.

Ma fille.

On a émigré quand j'étais bébé, durant la crise de 1989.

Ce pays est une telle catastrophe...

Manchi, tu pourrais dire bonjour, non ?

- Votre fille ? - Oui.

On essaie de retrouver...

Pour l'amour de Dieu ! Quelle impolitesse !

On réalise un... Un documentario.

- Documental. - Bip bip.

Un documentaire sur Super Carlitos.

- Vous savez qui c'est ? - Un musicien excentrique

qui porte un costume de lapin Ă  grandes oreilles.

- Il va vous le montrer. - Vous le connaissez certainement.

Alors, vous le connaissez ?

Incroyable.

- Vous savez qui c'est ? - Non, non.

Je ne le connais pas.

Vous ne l'aviez jamais vu ?

Non.

Ou peut-ĂȘtre des gens dans le quartier avec des oreilles de lapin ?

Est-ce la mode par ici ?

Ici ? Non, non.

Pas ici.

C'est bien en Argentine.

À San Cristóbal.

Il dit que ça a été filmé ici, à San Cristóbal.

- La vidéo. - Oui, à San Cristóbal...

Mais c'est un nom de ville trĂšs commun.

Il doit y avoir un San CristĂłbal au PĂ©rou, au Mexique, en Équateur...

Jeff, il y a des San Cristóbal partout en Amérique latine.

San CristĂłbal. Christophe Colomb.

Un nom trÚs commun en Amérique latine.

OĂč sĂ©journez-vous ?

À l'auberge San Bernardo.

Le réceptionniste est mon bon ami.

Il m'arrive de m'occuper de son fils.

Mais que cherchez-vous, au juste ?

- Eh bien, un musicien, mais... - Oh, un musicien.

Il faut que ce soit celui-lĂ , ou... ?

Parce que je fais partie du comité des événements municipaux.

Je ne fais que les costumes,

mais Ariel de la station de radio pourrait vous aider.

Elle dit qu'elle fait partie du comité

d'organisation des festivals, etc.

Elle fait les costumes, mais elle connaĂźt un musicien

qui a une station de radio et des contacts

Quand la vie nous tend des citrons, il faut en faire de la citronnade.

- On n'a pas de citrons. - Ferme-la.

Laisse-moi parler.

Je veux pas exploiter un type juste parce qu'il est bizarre.

- Alors tu t'es trompée de boulot. - Je dois en parler à Edna d'abord.

Je vous aiderai comme je le pourrai.

D'accord, merci. On va y aller.

Repassez me voir s'il vous faut quoi que ce soit.

Je m'appelle Popa.

Merci, Popa.

- Ça marche, merci. - Au revoir.

- Arigato. - N'hésitez pas.

- Bonne journée à vous. - Fermez la porte d'un coup sec.

Un coup sec.

Je n'ai pas compris ce qu'ils font ici.

Ils voulaient quoi ?

Je n'en sais rien. Une vidéo.

- Tu étais obligée de roter ? - Je suis chez moi.

- Moi aussi, figure-toi. - Mouais.

- Holarrr. - Salut.

- Ça va ? - Pas trop mal.

Nickel. Je reviens tout de suite.

D'accord.

Parce que je suis un cadeau de Dieu...

J'ai un truc Ă  te dire.

Quoi ?

- J'ai vraiment essayé, je te le jure. - Quoi ?

- Impossible de tirer la chasse. - Tu te fous de moi ?

Et celui-là était énorme.

Dégueu. Tu videras la cuvette avec un seau.

Et ça ici ? Ça se passe bien ?

Il est gros comme ça.

Comme ça ?

- Comme une myrtille. - C'est cool.

Tu le lui as annoncé ?

- Qui ça ? - Le pÚre.

Non.

Tu crois qu'il quitterait sa femme s'il l'apprenait ?

Je veux pas qu'il la quitte. C'est pas le but.

Je sais pas.

- Je suis vieille. - T'as que 34 ans.

Ma mÚre a eu une ménopause prématurée.

J'ai peur. Je sens que je devrais le garder.

- Sérieux ? - Tu pourrais m'aider.

Sans façon.

- Désolé. - C'est bon, je me démerderai.

Ça va finir par se voir.

Dans pas longtemps, il sera gros comme ça.

De la taille d'un mocassin acheté dans une brocante de Long Island.

ArrĂȘte !

Désolé, j'ignorais que vous étiez là.

Je vous les pose dans la salle de bain.

Non, n'y allez pas !S'il vous plaĂźt.

Je les récupérerai à la réception.

- Entendu. - Merci.

Désolée.

Va lui demander un seau.

Pas question. Je vais avoir l'air chelou.

T'es déjà chelou.

Je voudrais trois cartes SIM pour 200 pesos... chacune ?

Je voudrais trois cartes SIM...

Je voudrais trois cartes SIM pour 200 pesos...

HĂ© ! Ça va, le chien ?

Holarrr.

Je voudrais trois cartes SIM pour 2...

Pour 200 pesos chacune.

- Movistar, Claro, Personal ? - Hein ?

3 000 pesos.

D'accord, si vous le dites.

Merci. Quel est votre nom ?

- Carlos. - Justin.

Merci !

Le médecin affirme qu'elle va bien.

Mais une fillette qui a des migraines tous les jours, ce n'est pas normal.

Elle s'est évanouie devant tous ses camarades !

Plusieurs enfants prĂ©sentent les mĂȘmes symptĂŽmes.

La fille de Julia a le cancer, alors imagine comment je me sens.

Je ne sais pas quoi faire. Patri n'est qu'une enfant !

Le médecin m'a dit qu'elle doit seulement se reposer.

Putain de merde !

Mais...

Je ne sais pas quoi faire. Ce n'est qu'une enfant.

Oui.

- Merci. - C'est ce que je me dis.

Chercher un deuxiĂšme avis ou demander conseil.

- Montre-moi. - Tu veux apprendre ?

D'accord.

Elle souffre.

Comment Elena a fait pour avoir accĂšs Ă  Internet ?

Des cartes SIM d'un voyage antérieur.

Justin est sorti nous en acheter.

S'il se plante, je m'en chargerai.

C'est bon.

Tu comprends que je peux pas foirer un autre épisode ?

Et tu fais quoi de tous ceux qui se sont bien déroulés ?

Y a plein de trucs que je fais correctement.

Tu reconnais pas tous les trucs que je fais bien,

et il y en a des tas.

Pourquoi tu t'en prends à moi comme ça ?

Je veux réaliser une émission de qualité, OK ?

C'est tout.

Et tout est déjà assez compliqué comme ça.

Je t'ai embauché pour que tu m'aides.

Mais tu ne fais qu'empirer les choses.

ArrĂȘte. Tout le monde t'adore.

Le visage de cette foutue entreprise, c'est toi.

Tu peux pas te planter.

Exactement.

Mon visage, ma responsabilité.

T'as raison.

J'ai merdé.

J'aurais pas dĂ» faire confiance Ă  Nora.

Sans déconner. C'est une stagiaire.

Elle a quoi, 18 ans ?

Vingt ans.

Elle est trĂšs mature pour son Ăąge.

Et c'est une tricoteuse incroyable.

- Une tricoteuse ? - Un talent de ouf.

Attends. Tu l'as baisée ?

Bon Dieu de merde, Jeff !

- Quoi ? - Et Fiona ?

Elle est partie.

Tant mieux.

- Comment ça, "tant mieux" ? - Tant mieux pour elle.

Y a des jours oĂč t'es vraiment une garce.

Et l'autre nana ? Comment elle s'appelle, déjà ?

Laquelle ? Maria ?

Ouais.

Elle vampirise mon air.

Quoi ?

Rien.

Je t'adore, Edna.

Je veux pas te décevoir.

- Tu chiales ? - Excuse-moi.

Je peux pas m'en empĂȘcher. C'est la galĂšre en ce moment.

Je t'aime.

Je t'adore.

Mon bébé.

Tu devrais y aller mollo sur la kétamine.

T'es pas un poney.

Peut-ĂȘtre bien que si !

Quoi ?

Non !

- Je dois y aller. J'ai mal au crĂąne. - S'il te plaĂźt.

Il faut que je m'allonge.

J'ai grand besoin d'une sieste. Je fais des cauchemars.

T'as mal au crĂąne ?

Tu veux un champi ?

T'as apporté des champis ? T'es taré ou quoi ?

Je les ai trouvés dans ma poche.

Bon Dieu de merde...

Non, ça ira. Merci.

T'es fùchée ?

Non. Mais arrange-moi tout ça.

- Promets-le-moi. - Promis.

- Tu veux que je te roule une clope ? - Va te faire foutre. J'ai arrĂȘtĂ©.

Pourquoi tout le monde m'en veut sans raison ?

- Elena. J'ai une question. - Dites-moi.

Vous qui ĂȘtes des journalistes amĂ©ricains,

- que se passe-t-il avec... - Holarrr.

Je vais faire un tour aux chiottes.

Pour une grosse commission.

Beurk.

Papa, Justin m'apprend Ă  rouler en skate.

- C'est vrai ? - Oui.

- Je ne te crois pas. - C'est vrai.

- Tu as déchiré ton pantalon ? - Non.

Non ?

Comment va ta camarade Patri ?

Je sais pas, ils l'ont emmenée à l'hÎpital.

Pauvre petite.

Tu veux quoi pour dĂźner ?

Des tenders avec des frites.

Alors va faire tes devoirs.

File.

Dans ta chambre.

- Ça a Ă©tĂ© rapide. - Je pense que je me suis fait entuber.

Mince ! Comment ça ?

J'ai payé 3 000 pesos et 20 dollars pour trois cartes SIM.

C'est bizarre, non ?

Oui. Pourquoi des dollars ?

Le vendeur les a vus dans mon portefeuille.

C'est pas grave. Tu as rendu quelqu'un heureux.

T'as pris le ticket de caisse ?

Merde, j'ai zappé.

Bon Dieu...

Les gars, il faut toujours demander les tickets.

Jeff, ça compte aussi pour toi. Garde bien les tickets de caisse.

Tu les as conservés ?

- Oui, j'ai gardé... - Super.

- En fait, non. Désolé. - C'est pas vrai...

Sinon, il se passe quoi ?

Je sais pas. J'envisage de me remettre Ă  la peinture.

Et si on allait voir avec Popa pour choisir un autre zicos ?

Edna me crucifierait. On peut pas.

Pas plus qu'on peut emmener une équipe en Amérique latine

sans faire ses recherches.

Tu crois que je suis pas au courant ?

On a déjà raconté n'importe quoi par le passé.

Vous vous souvenez du magnat de kratom ?

"Cette plante guérit des addictions." Il gobait de l'oxy

- entre les prises. - C'était pas prévu.

Mais on l'a fait quand mĂȘme.

Combien de hipsters se gerbent les tripes

en pleine rechute d'héroïne ?

Par notre faute.

Tu proposes quoi ?

Présenter un faux clip, une fausse tendance.

"Une secte argentine attend le Ravissement

"avec du ruban cadeau sur la tĂȘte."

Quelle belle surprise !

On est venus parce qu'hier,

vous nous avez parlé d'un musicien.

Ariel.

- Qui a une station de radio ? - Oui.

Il pourrait nous ĂȘtre utile pour notre documentaire.

Je vous donne son adresse.

- C'est gentil, merci. - Je prends mon carnet.

Vous voulez du maté ? Servez-vous.

Merci.

Et voilĂ .

Super.

Nickel.

L'adresse du type de la station de radio.

Il est musicien.

Je vous donne ma carte avant que j'oublie.

Il va vous laisser sa carte.

Il est un peu désordonné.

- Poésie... Pas poésie... - Ce n'est pas grave.

Tenez.

D'accord.

Jeff Berger.

"Creative Lab".

Oui. "CL".

Oublie pas les costumes.

Ah, oui.

Vous disiez que vous saviez coudre ?

Tout Ă  fait. Mais il me faudra du tissu.

Pour les costumes. Si vous pouviez les confectionner.

Ça va coĂ»ter de l'argent.

Oui, bien sûr.

Elle demande de l'argent.

Oui...

Tout le monde sera rémunéré.

Nous paierons tout le monde. Pas de souci.

Grassement. Dis-lui qu'ils seront bien payés.

Je suis une excellente organisatrice d'événements.

C'est vrai ?

J'ai été l'assistante de Gérard Depardieu à Paris.

Nous étions amants.

C'était à la fin des années 1980.

Puis, j'ai fait l'erreur de revenir ici.

Une chose en a entraßné une autre, et...

Il a tourné un film ici en 2017.

Mais j'étais prise par toute une série d'opérations

que subissait ma fille.

Alors voilĂ ... Le sacrifice d'une mĂšre, quoi.

Tous les enfants naissent malades ici.

Tous ces produits agrochimiques... Un vrai désastre.

Pardon, je divague. Je peux vous montrer des tissus

que j'ai déjà en ma possession. On pourrait en réutiliser.

Parfait.

Elle est partie chercher de vieux costumes

pour voir si on peut s'en servir. Ça irait plus vite.

Elle a aussi parlé d'autre chose.

Elle aurait eu une liaison avec Gérard Depardieu,

mais j'ignore si c'est vrai.

Je laisserais Gérard Depardieu me casser en deux.

Les gars.

Quoi ?

- On reste concentrés ? - Pas de souci.

Merci. Bon, qu'est-ce qu'il nous faut ?

Une chanson marquante

- qui durera pour toujours. - Bonjour.

Bonjour.

Moi, c'est Mateo.

Vous ĂȘtes des États-Unis ?

- Eux oui, mais pas moi. - C'est cool.

- Tu es d'ici ? - Ouais.

VoilĂ  mes tissus.

Ils sont jolis !

- Ils sont beaux, non ? - Ils sont géniaux.

Ils sont Ă  gerber.

- Non. - Écoute-moi.

Elle est géniale.

Elle a des super costumes, une bonne énergie...

- Elle est trĂšs gentille. - Non. C'est malhonnĂȘte.

Crois-moi.

Fais-moi confiance pour une fois.

Je veux pas ĂȘtre mĂȘlĂ©e Ă  ça. C'est n'importe quoi.

DĂ©merde-toi. Écris le texte et je le lirai.

- TrĂšs bien. - Ça va ĂȘtre gĂ©nial.

D'autant plus qu'on Ă©crira les paroles nous-mĂȘmes.

Une minute. Qui ça ?

- Nous. - Depuis quand vous parlez espagnol ?

Elena, alors.

Oh, excusez-moi. Elena s'est transformée en musicienne,

Dave est un déserteur et Jeff est une petite magouilleuse.

Je suis choquĂ© ! Ça veut dire quoi, ça ?

Désolée. Je suis sur les nerfs.

OĂč est Elena ?

Dans sa chambre. Elle ne se sent pas bien.

Moi pareil.

Nos rĂšgles doivent ĂȘtre redevenues synchros.

Comme la derniĂšre fois.

Ça marche comment, au fait ?

C'est comme les fruits qui pourrissent plus vite cĂŽte Ă  cĂŽte.

Pas tout Ă  fait.

Je vais voir si elle se sent mieux.

Je suis pas une petite magouilleuse.

Tu crois qu'il y a un truc qui va pas chez elle ?

Y a un truc qui va pas chez toi.

El Jefe au micro du podcast.

- J'ai pas mal baroudé. - Ouais.

- Entre nous, je lui donne 10 sur 10. - Tu lui plais. Fonce.

Je suis baisée.

Allez, Jeff.

Mon poteau El Jefe au micro du podcast.

- Quoi de neuf ? - Ça faisait un bail.

Ouais, désolé. J'ai pas mal baroudé.

Ouais, je sais.

On s'est promenés, Elena et moi.

On s'est baladés dans le Massachusetts

pour goûter au poisson qu'ils y servent.

Certains restos de sushi annonçaient

qu'ils servaient tel poisson alors qu'ils en servaient un autre.

Et vous avez révélé cette histoire au public.

Enfin, ça a été compliqué, parce que la plupart des restos

qu'on a visités servaient bien le poisson

qui était affiché. Une fin décevante.

Mais c'est les aléas du film documentaire.

Vous ĂȘtes aussi allĂ©s Ă  San Francisco pour vivre avec les SDF.

Non, on n'a pas vécu avec eux,

mais on a observé la scÚne SDF.

Ouais, je suis sûr qu'ils appellent leur communauté "la scÚne SDF".

Ma jolie ! Qui c'est la jolie petite fille ?

Des bisous ! Des bisous !

Fais-moi un bisou !

Si seulement...

Il nous faut un moyen d'annoncer la séance de casting.

Elena dit que c'est pas nécessaire

parce que Mateo va le faire sur Facebook et WhatsApp,

mais il me semble qu'on devrait l'afficher directement dans la rue.

Mieux vaut employer leurs moyens de communication.

Tu vois ce que je veux dire ?

Ouais, je suis partant.

Ça veut dire quoi, "je suis partant" ?

Calme-toi une minute, OK ?

Ou ne te calme pas. Désolé d'avoir dit ça.

Non, je suis sérieux.

T'as le droit de flipper si tu veux,

mais moi, j'ai eu aucun souci de mon cÎté.

Non, je dis juste que c'est peut-ĂȘtre pas moi qui te l'ai filĂ©e.

Parce que t'es SA, bordel.

"Sexuellement active".

Nos engueulades me manquent.

Tu me manques.

Elle est pas tombée ?

Bon Dieu, remonte ton fute !

Je suis dans une putain de pouponniĂšre !

Mais c'est dans deux jours !

Oui, je sais, c'est un peu urgent. Disons demain matin ?

D'accord, mais je devrai facturer un supplément.

J'AI TOUJOURS PAS MES RÈGLES. ON FAIT QUOI ?

Il demande un supplément pour que ça aille plus vite.

300 dollars, c'est bon ?

Oui.

Sûr ?

Oui.

C'est bon.

Mon ami, vous nous dévalisez sans vergogne.

Que faites-vous ? Qu'est-ce que c'est ?

On regarde des vidéos de skateboard.

Je n'aime pas ça. Trop agressif.

Désolé.

On rentre Ă  l'hĂŽtel.

Viens, Uri.

On doit aller déposer ces tissus chez Popa.

Elle avait offert de les récupérer à l'hÎtel.

Elle a fait beaucoup pour nous.

Alors comportons-nous en alliés.

Te voilà devenu féministe ?

- Je l'ai toujours été. - C'est carrément faux.

Pourquoi tu me lĂąches pas aujourd'hui ?

J'ai hùte de voir les zarbis qui vont répondre à l'annonce.

C'est vrai que t'es une petite magouilleuse.

Je vais fumer.

Ça marche, on se revoit Ă  l'intĂ©rieur.

Tu participeras à la vidéo ?

Je me tĂąte encore.

Ce que j'ai vu ne m'a pas convaincu.

Pas sûr de la partager sur les réseaux.

Je tiens à ma réputation.

Tu les aides.

Exactement. Je leur file un coup de main.

Mais bon.

Je te préviendrai si je change d'avis.

Il avait pris de la vodka avec des amphĂštes.

Le dimanche, on se dit que la fĂȘte, c'est fini.

Mais le samedi d'aprÚs, le téléphone sonne

et la nuit nous appelle une fois de plus.

TrĂšs bien. Tout est prĂȘt... Musique.

Dansez.

Imagine-les avec des rubans dans les cheveux.

J'essaie.

Et le réceptionniste ?

- Il adore danser. - C'est pas une si mauvaise idée.

Ce que je vais dire est affreux.

Mais il a été malade si longtemps que...

j'étais soulagée.

De plus, je suis un peu fùchée contre lui.

Je sais que je ne le devrais pas. Il avait un cancer.

On ne peut ĂȘtre fĂąchĂ© contre quelqu'un qui a le cancer.

Je sais.

Tu savais que je lui avais écrit un poÚme ?

Si, je m'en souviens.

Je lui ai envoyé une vidéo de moi en train de le lire,

mais il ne l'a jamais regardée.

Il était malade, non ?

Oui, mais je voyais qu'il faisait plein de trucs sur Instagram.

Il allait voir des concerts, il traĂźnait avec des potes...

Je sais pas quoi dire.

J'essaie de passer par-dessus.

Mais ça n'a plus d'importance. Il est mort.

Je suis dégoûtée d'avoir loupé la manif. C'était comment ?

Ma mÚre m'a interdit d'y aller à cause de l'incident à l'église.

C'Ă©tait bruyant. Il y en aura peut-ĂȘtre une autre lundi.

- Il s'est passé quoi à l'église ? - Des voleurs, je pense.

- Ça va ? - Oui.

- Oui, ça va. - Tu es pùle.

Sûrement le décalage. C'est rien.

Merci.

Je sais pas si c'est un truc culturel...

mais ça vole pas trÚs haut.

L'idĂ©e en elle-mĂȘme vole pas trĂšs haut.

Tout ça me semble inapproprié.

Grave. Je me tire.

Quoi ? Tu peux pas partir comme ça !

S'IL TE FAIT RIRE, SUCE-LUI LA BITE

Bonjour.

Je... ai ici... parler ?

Bonjour.

Il est lĂ -bas ? D'accord.

Merci.

- Il faut fĂȘter ça. - Merci.

TrĂšs bien.

Il faut applaudir.

D'accord.

C'est obligé de sonner comme un canard ?

Il demande si ça doit sonner comme un canard.

Un canard ? Il voudrait que ça sonne comme quoi ?

- Que voulez-vous au juste ? - Je sais pas.

Je suis pas musicien, mais autre chose qu'un canard qui se noie.

Plus...

latino. Moins... canard.

C'est le son de la cumbia.

D'accord.

Le casting est pas bon.

Ils sont tous trĂšs blancs.

Ce serait pas le clavier d'Omar ?

Oui, tu te souviens ? On a enregistré toutes nos chansons avec.

Ta mÚre vit bien son décÚs ?

Elle est au 36e dessous. Elle adorait Omar.

Les gamins basanés dont nous parlait Edna travaillent sur les plantations.

Autant embaucher le réceptionniste.

On est baisés.

Salut.

Désolé, je voulais pas les interrompre.

Pas de problĂšme.

Il vous faut quelque chose ?

Oui, j'aimerais bien tester mon nouveau ruban adhésif.

D'accord.

On n'a pas beaucoup de temps et Edna est en stress,

du coup je veux m'assurer qu'il fonctionne avant le tournage.

TrĂšs bien. Que dois-je faire ?

Attendez, je prends mon sac.

Debout.

Allez.

Je l'accroche Ă  votre short.

Il ne vous gĂȘne pas ?

Ça va.

Alors...

Excusez-moi, je dois passer le cĂąble ici.

- Tenez-le. - D'accord.

- C'est bon ? - Oui.

Et maintenant, l'adhésif.

Je m'excuse d'avance si vous ĂȘtes poilu.

On va essayer d'éviter...

toutes les zones avec des poils.

Vous n'ĂȘtes pas trĂšs poilu, pas vrai ?

- Je suis glabre. - Pardon ?

Non, rien.

Bon, voyons voir si ça tient.

Faites ça.

C'est bon. Stop.

Stop, stop, stop.

- Encore toi. - Tu fabriques quoi lĂ -haut ?

Internet.

Ma mĂšre est sortie.

Je vois.

Mais on mange de la pizza. Tu veux entrer ?

- De la pizza ? - Oui.

- Pourquoi pas ? - Ça marche.

Donne-moi une seconde.

C'est bon.

Tu peux t'asseoir lĂ .

Mateo, je te présente...

- Salut. - Salut.

Comment tu t'appelles ?

Jeff. Jeff Besos.

Jeff Bezos ?

Jeff Besos comme...

Hein ?

Besos.

Laisse tomber. C'était une blague.

Je connais Mateo. Il nous file un coup de main.

C'est vrai ? Et ça se passe bien ?

C'est génial. Tout se passe nickel.

- Vous vous amusez ? - Carrément.

T'as apporté quoi comme empanadas ?

Viande, poulet, et jambon-fromage.

J'ouvre, c'est Carla qui arrive.

Empanadas Ă  la viande, au poulet, et jambon-fromage.

Je ne mange pas de viande. Je suis végétarien.

Ah, d'accord. C'est une pizza mozzarella et olivas.

- Elle est donc végétarienne. - Olivas ?

Olives ?

- Olives. C'est le mĂȘme mot. - Olivas !

C'est le mĂȘme mot !

- Ça me plaüt. - Salut, Carla. Ça va ?

Ça va, et vous ?

- Qui c'est ? - La petite amie de Mateo.

Quoi ?

Rien. C'est cool.

Carrément.

Je me rapproche.

Je peux te poser une question ?

Pourquoi tu parles si bien anglais ?

Je sais pas. Mes online friends.

- Je leur parle en anglais. - OnlyFans ?

T'as une page OnlyFans ?

Online friends.

VoilĂ .

Quand j'étais petite, je voulais apprendre la danse.

Mais ma mÚre disait que l'anglais était plus important

parce que ça ouvre des portes, tu vois.

J'étais fùchée, mais...

ça me permet de te parler, alors c'était pas inutile.

Tu m'étonnes. Merci maman.

Ouais. Merci maman.

Pouvoir discuter avec toi, c'est important, non ?

Et toi ? Pourquoi tu parles aussi mal espagnol ?

Tu veux une empanada ?

Je peux pas. Je suis végétarien.

- Ah, oui. Pardon. - VoilĂ .

Il devrait y avoir une caprese dans le lot.

Comme ce sont mes préférées,

Mateo m'en prend toujours une.

Tiens. Une caprese.

Tu la veux ? Te brûle pas.

Te brûle pas !

Mon Dieu. Désolée.

J'ai du coca. Tu en veux ?

Non, non.

- De l'eau. - De l'eau. J'ai celle-lĂ .

- L'eau du robinet ira trĂšs bien. - D'accord.

- Je suis désolée. - Mais non, ça va.

Tiens.

- Estomac fragile. - Je vois.

Parce que je suis juif.

Au fait, je pense que j'ai compris le malentendu avec Marita.

- C'est vrai ? - Oui.

Votre entreprise.

- Creative Lab ? - Oui.

- C'est-Ă -dire ? - Son nom.

Ses initiales, c'est...

- CL, non ? - Oui.

Ici, CL correspond à l'église locale.

Cristo Libertador.

Elle a peut-ĂȘtre cru que vous apparteniez Ă  la branche amĂ©ricaine.

- Je crois pas qu'elle parle anglais. - Je confirme.

Et vous, vous arrivez de New York.

Ouais.

C'est bizarre.

À qui le dis-tu.

C'est autant un mystĂšre pour moi que pour toi.

Je comprends pas.

Comme elle partageait tout un tas de vidéos de Super Carlitos,

je me suis dit que...

Sinon, toi, tu fais quoi ?

Qu'est-ce qui te branche ? T'es étudiante ?

Non, je ne suis pas étudiante.

Pour l'instant, je bosse dans un salon de coiffure.

Mais je veux bouger Ă  Buenos Aires.

Devine quoi.

La fĂȘte oĂč je suis allĂ©

s'est soldée par une émeute.

Comme ma mĂšre n'a pas de "shov",

je lui file un coup de main.

- De "shov" ? - De "shov".

C'est quoi, un "shov" ?

Un boulot.

- Elle ne bosse pas. - Un job ?

Un job. Excuse-moi. Un job.

Ça va, j'ai pigĂ©. Elle n'a pas de "shov".

- De job. - De job. Ouais.

Elle n'a pas de job.

Comme elle n'a pas de job, je l'aide

parce qu'elle dit

que je dois lui rendre l'argent qu'elle a dépensé pour réparer ma tronche.

Et comme ça fait beaucoup d'argent...

C'est-Ă -dire ?

T'es sérieux ?

Quoi ?

Je suis sûre que t'as pas remarqué.

Ma tache de vin. Fais pas l'innocent.

Quand je suis parti, les flics ont cru que j'étais mineur.

J'avais pas mes papiers.

Du coup, ils m'ont mis en garde Ă  vue.

C'est la seule personne que ça emmerde,

parce qu'elle dit que ma tache attire la malchance.

- Sans déconner ? - Je te jure.

La malchance ?

- La vache, c'est n'importe quoi ! - Oui, mais...

Mais je crois que c'est parce qu'elle veut pas que je souffre.

Parfois, on me regarde d'un air bizarre.

Tu vas pas souffrir. Tu t'es regardée ?

Tu entrerais en VIP dans n'importe quel club.

Au commissariat, je les ai suppliés de pas me foutre en cellule

parce qu'on m'aurait bouffé tout cru.

Tu sais quoi ? J'allais dire que j'aime les graffitis

et je suis tombé là-dessus.

Tu sais ce qu'il est écrit ?

Non.

"S'il te fait rire,

"suce-lui la bite."

Super romantique.

T'es sérieuse ?

Manchi !

Des cadeaux de tes clients.

Qu'est-ce que c'est ?

Pas des lampes de fantaisie, j'espÚre. Elles sont énergivores.

Ils ne pourraient pas t'offrir des choses utiles ?

Une bouilloire, par exemple ?

Ça ne les inciterait pas à se branler.

Pourquoi es-tu toujours aussi vulgaire ?

Tu n'as aucune maniĂšre. Comment peux-tu dire une chose pareille ?

Bonsoir. Comment allez-vous ?

Ça va.

Oui.

Au fait... Je peux avoir ton numéro ?

- Pour le boulot. - Oui, bien sûr.

Merci pour la repas.

J'ai de la glace.

Ah, oui ! Elle a de la glace.

La glace d'Argentine est la meilleure qui soit.

- Il doit y goĂ»ter avant de partir. - Ça va de soi.

- Dis-le-lui. - Si tu me laisses parler !

Elle dit que tu dois goûter à notre glace.

Que la glace argentine est la meilleure au monde.

- Tu dois y goûter tout de suite. - Merci.

Vous savez quoi ? Je suis vraiment repu, mais...

Non, non, non. Stop.

Ça, c'est de la tramontane. Typique d'ici, trĂšs crĂ©meuse.

Goûte. Ouvre la bouche.

Allez-y, goûtez.

Amandes.

- Attendez. - Pas plus. Pas plus.

Dulce de leche avec brownie.

D'accord.

Alors ?

- C'est froid. - Plus, plus.

- De l'eau ? - De l'eau.

Buvez, buvez.

T'as apporté du Gaviscon ?

Amateur.

Va t'allonger.

Je pense que je viens de chier dans mon froc.

Va te coucher, Jeff.

Repose-toi.

Du coup, Jeff est HS ?

Tu te sens bien ?

Oui, trĂšs bien. Et toi ?

T'as déjà entendu parler

de l'araignée brésilienne qui donne la trique ?

Absolument pas, Justin.

Pourquoi tu m'appelles ?

Comment se passe le tournage ?

Ça va, mais il nous faut plus d'argent.

Le navire est en train de sombrer de toute façon.

Une des filles s'est trouvé un avocat.

Eh bien...

T'as de la chance que ça soit pas arrivé il y a quelques années.

Je rĂ©ussirai peut-ĂȘtre Ă  garder tout ça secret,

mais l'entreprise veut assurer ses arriĂšres.

Putain de lĂąches.

Edna est au courant ?

Non. Et c'est trÚs bien comme ça.

Pardonnez-moi.

Elle n'a pas Ă  le savoir, d'accord ?

Tu sais que t'es un connard ?

J'ai besoin d'une mutuelle.

Comme nous tous, Elena.

Terminé.

Quelle situation pesante...

Ton réseau est schizo, je t'entends mal. Tu peux répéter ?

J'ai horreur de cette situation. Ça me rappelle le divorce de mes parents.

Au moins, tout le reste va bien, pas vrai ?

Je suis content qu'au moins une chose aille bien,

mais je tiens Ă  te dire un truc.

Je suis navré, OK ?

Je vais bien. Mais je me fais du souci pour elle.

Je sais. Je sais.

C'est horrible. Je dois y aller.

Les toilettes sont OK.

Merci.

C'est Lucrecia.

Pourquoi elle porte ça

Ă  son Ăąge ?

Pourquoi les filles portent ces bandanas verts ?

Le président est un fasciste. Il voulait interdire l'avortement.

- Ils peuvent faire ça ? - Ils sont capables de tout.

Popa. Elle m'énerve.

Elle arrive toujours avec de la nourriture pour Uri.

C'est gentil de sa part.

Non, elle pense que je n'y arriverai pas tout seul.

Peut-ĂȘtre qu'elle flashe sur vous.

80 000 pesos, ça fait combien en dollars ?

Eh bien...

Ça change tous les jours. On vĂ©rifiera plus tard.

D'accord.

On utilise les petits billets pour l'artisanat.

Je vais faire du ménage.

Entendu.

Bonne idée d'enlever la chemise.

Il vous faut quelque chose ?

Non, je veux vous aider.

Vous travaillez dur.

C'est trois fois rien.

OĂč est la maman ?

Elle est partie.

Quand Uri avait deux ans.

Oh, je vois.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Je veux dire, vous savez oĂč elle est ? Ça s'est passĂ© amicalement ?

Non, pas amicalement.

Désolé.

Ce n'est pas grave.

Mes parents m'aident.

Tant mieux.

Je veux pas ĂȘtre indiscret.

Mais je tiens Ă  dire que mon pĂšre Ă©tait loin d'ĂȘtre super.

Pas bon.

Uri a bien de la chance d'avoir un pĂšre comme vous.

Ce gamin est une vraie bénédiction.

Vraiment.

Dieu merci, il est...

en bonne santé ?

En bonne santĂ©, oui. Évidemment.

Vous pouvez essorer si vous voulez.

Ça marche.

Et les rencarts, ça vous arrive ?

Non.

Non.

Je ne suis qu'un papa.

J'ai mĂȘme oubliĂ© Ă  quand remonte...

Allons, vous n'ĂȘtes pas qu'un papa.

Vous ĂȘtes trĂšs bel homme, en fait.

- Papa ! - Vous avez une copine ?

Uri, tu as faim ?

Non, Popa vient de m'offrir un alfajor.

Pas de sucreries Ă  cette heure, tu le sais !

Il doit se brosser les dents.

Mon Dieu.

Désolée, je ne voulais rien interrompre.

Bonjour.

J'ai apporté un truc pour les gringos et du ragoût maison.

Merci, Popita.

Ça fait une Ă©ternitĂ© que je vous ai vus. Comment allez-vous ?

Salut, Edna.

Salut.

Aujourd'hui, on n'a besoin de toi que pour les interviews.

Ce ne sera pas long.

Tu pars à quelle heure, déjà ?

Seize heures.

Tout se passera bien.

AprÚs ton départ, on tournera le clip vidéo

puis quelques gros plans chez Popa.

- ArrĂȘte. - Quoi ?

Fais pas l'innocente.

Dis-moi ce qui se passe vraiment.

Oh.

Ouais, "oh".

Mais qu'entends-tu par lĂ  ?

Je l'ai vu sur ton téléphone.

Attends, t'as vu quoi au juste ?

Un truc Ă  propos de Dave

et du fait qu'on sera bientĂŽt dans la merde.

La situation avec Dave...

Une rumeur circule.

C'est sûrement rien. Je sais pas.

Quel genre de rumeur ?

Tu sais comment il est.

Il a fait des trucs inappropriés avec des filles,

mais je sais pas quoi.

Quel con... et quelle honte.

- Aussi, je suis enceinte. - Quoi ?

- De Dave ? - Bon Dieu, non !

- J'en sais rien, moi ! - Non, non.

D'habitude, on ne l'annonce pas avant le troisiĂšme mois, c'est tout.

Pourquoi tu ne m'as rien dit Ă  propos de ces filles ?

C'est compliquĂ©. Vous ĂȘtes mes patrons.

Je ne voulais pas te blesser.

J'aurais dû t'en parler plus tÎt. Je suis désolée.

- Oui, tu aurais dû. - Je suis vraiment navrée.

Justin est au courant ?

Tout le monde l'est.

Je me sens dégueu.

Je sens...

que je vais gerber.

Alors, depuis quand cette mode existe-t-elle ?

Il y a de cela environ un an,

on a vu des gens porter ces gros rubans lors des soirées.

Puis on a commencé à les voir apparaßtre en pleine rue.

Pas seulement la nuit, le jour aussi.

Et ça vous plaßt de le porter ?

Oui, beaucoup.

Vous ne trouvez pas ça bizarre ?

Non. Ça nous rend heureux, alors ça va.

Et j'aime sa signification : nous sommes un cadeau de Dieu.

C'est sympa.

Coupez. Merci, c'était bien. Vous pouvez y aller.

D'accord.

Au fait, Internet et les toilettes fonctionnent.

- Parfait. - Génial. Pile quand je me casse.

Qui est le suivant ?

Rosita.

C'est Ă  toi. Une petite seconde...

et c'est bon.

- Elle a son micro ? - Oui.

Moteur.

Et... action.

OĂč achetez-vous vos rubans ?

Oui... oui...

Elle regarde la caméra.

On n'a pas le temps, bordel ! Tu peux lui expliquer ?

Viens.

Ça a l'air d'aller mieux.

Je me sens trĂšs bien.

Il fallait que je purge tout ça.

- Edna, est-ce que je suis blond ? - On peut rester concentrés ?

Oui. Pardon.

C'est bon, elle est prĂȘte.

Moteur.

Et... action.

En quoi porter ce ruban vous plaĂźt-il ?

Je me sens trÚs féminine grùce à lui.

J'aime beaucoup le rose.

Et quand on le porte tous,

c'est comme si on était tous connectés...

N'inhalez pas ce truc-lĂ . C'est mortel.

Si je me sens triste

Si la mélancolie m'assaille

Si je souffre

Si je sens qu'une douleur me ronge

Si mon cƓur a mal

Je pense Ă  toi

Car je suis un cadeau de Dieu

Tu es un cadeau de Dieu

Si je me sens perdu

Je regarde le soleil

LĂ -haut dans le ciel

Je ne peux pas me sentir seul

Sachant que la vie palpite en moi

Tout ira bien.

Encore une fois.

- Je crois que c'est bon. - C'est bon ?

- Je pense que oui. - Mortel.

C'est dans la boĂźte !

Génial. Mes félicitations à tous.

Oups. Excuse-moi.

Edna te demande Ă  l'hĂŽtel pour l'aider avec ses bagages.

- Elle a qu'une valise. - C'est pas mon problĂšme.

D'accord.

Pardon.

Je le savais.

Je le savais.

La femme la plus merveilleuse que je connais.

Ferme-la.

D'accord.

T'es une vraie femme !

- Bonsoir. J'ai de la paperasse. - TrĂšs bien.

VoilĂ  votre argent.

Le rĂšglement pour l'hĂŽtel, pas pour votre jeu d'acteur.

- Oui, Justin m'a prévenu. - Parfait.

Désolé pour la connexion Internet.

Pas de souci. Ça fait du bien de dĂ©crocher.

Ça fait des vacances.

Exactement.

Et voilà. Ça vous va ?

Oui, c'est trĂšs bien.

- Merci. - Non, merci Ă  vous.

Attendez, j'ai une question.

- C'est quoi ces avions ? - Quels avions ?

Lors du tournage,

aprÚs votre départ, on filmait la séquence avec Rosita

et un avion est passé en répandant...

Ah, ces avions-lĂ .

C'est normal.

Ils aspergent les récoltes de soja avec du glyphosate.

Des avions agricoles.

C'est pas super nocif ?

Si...

Vous entendez ma voix ?

Je croyais que c'Ă©tait une arĂȘte coincĂ©e dans ma gorge,

mais le médecin m'a dit que c'était les glyphosates.

Navrée de l'apprendre.

Ne parlons pas de choses tristes.

Vous venez tous au barbecue plus tard ?

Oui. À tout à l'heure.

À tout à l'heure.

Oh, je suis bĂȘte.

- Vous avez les vĂȘtements de Justin ? - Oui, ils sont ici.

Vous formez vraiment un beau couple.

Ensembles depuis longtemps ?

On s'est rencontrés il y a un an, mais on n'est pas en couple.

Tout le monde croit que oui, ce qui explique sans doute mon célibat.

- Il est gay. - Pardon ?

Il est gay. On est seulement amis.

C'est sympa que vous soyez bons amis.

Je serais perdue sans lui.

- C'est une belle amitiĂ©. - À tout Ă  l'heure.

Quoi, j'ai les cheveux qui déconnent ?

Arrange-moi ça.

Si au moins ils savaient que la vidéo ne serait jamais publiée.

Quoi ?

Dave m'a envoyé un texto. "C'est trop tard pour tout annuler ?"

- Bordel... - C'est vraiment con.

- Bonsoir, Marita. - Bonsoir.

Il te plaĂźt, hein ?

Carrément. Il est adorable.

Il faut toujours que tu sois le plus mignon des deux.

Oui.

Tu l'as dit.

VoilĂ  Marita.

C'est Marita ?

Je vais me chercher un verre.

Va lui parler.

Je ne saurais pas quoi lui dire.

Dis-lui qu'elle a presque foutu nos vies en l'air.

Allez, tu parles espagnol. Va lui parler.

- Bon, d'accord. - Allez.

VoilĂ .

Bonsoir...

- Vous ĂȘtes Marita ? - Oui, c'est moi. On se connaĂźt ?

Si on veut. Un collÚgue vous a parlé de Super Carlitos.

Oui ! Je l'adore. Mon musicien préféré.

Tout s'est bien déroulé ? J'ai entendu parler de vols.

Non, tout s'est bien passé.

Mais on avait tous pensé que vous seriez ici.

En fait, la femme de mon petit-fils a accouché.

Je voulais ĂȘtre Ă  leurs cĂŽtĂ©s.

Ils habitent Ă  Buenos Aires.

Je vois.

Pourquoi vous ne nous avez pas prévenus ?

Parce que j'avais oublié mon mot de passe Facebook.

Impossible d'accéder à mon compte.

Tout a fini par s'arranger.

- Dieu est sage. - Pardon ?

Dieu est sage.

Vous voulez le prendre ?

Pourquoi pas.

Tout se passe bien par ici ?

Quel beau petit bonhomme tu es !

Merci.

Alléluia !

- Qu'est-ce qu'elle fabrique ? - Alléluia.

Je sais pas.

Seigneur, bientĂŽt Tu reviendras

Pour nous emmener à l'église de notre PÚre

OĂč la tristesse et l'amertume n'existent pas

Seigneur JĂ©sus, lave mes vĂȘtements

Débarrasse-les de leurs taches et de leurs plis

Car je veux profiter pleinement des célébrations au Ciel

Le repas de l'Agneau

Mes vĂȘtements immaculĂ©s

Car je veux profiter pleinement des célébrations au Ciel

Le repas de l'Agneau

Mes vĂȘtements immaculĂ©s

Car je veux profiter...

J'aime beaucoup ta voix, tu sais.

Tu aimes ma voix ?

Je la déteste.

La premiĂšre fois que je me suis entendu sur un enregistrement,

je me suis mis à pleurer. Littéralement.

Et je ne suis pas sorti de chez moi pendant une semaine.

Alors merci.

Attends.

Je peux ?

Oui.

J'ai ton consentement ?

Non, attends. Excuse-moi.

Je suis pas prĂȘt pour ça.

Que veux-tu dire ?

Pour ça, je ne suis pas... prĂȘt.

- Désolé. - Je croyais que je te plaisais.

Tu me plais.

Vraiment. C'est juste que...

Le sentiment est mutuel.

- Je ne comprends pas. - Attends, t'es fùchée ?

Ne sois pas en colĂšre. C'est pas toi. C'est... moi.

C'est juste que je...

Je sais pas, tu me plais. Tu es magnifique.

Mais il y a quelqu'un d'autre

et on a un peu commencé à se fréquenter.

C'est pas ma copine. Je ne t'ai pas menti.

Ça sort de nulle part, c'est un gros truc tout frais

et si on fait quelque chose maintenant,

j'ai peur que ce soit délicat plus tard

parce que je rentre Ă  New York demain.

Tu comprends ce que je veux dire ?

Non.

S'il te plaĂźt, te fĂąche pas.

"Te fùche pas" ? Tu m'as embrassée tout à l'heure.

Je sais, mais je faisais que t'embrasser.

C'était qu'un baiser.

Ah bon ?

Comment ça, "c'était qu'un baiser" ?

Tout est sexuel.

Je le sais bien.

Et oui, tu pars demain.

C'est pas une raison de plus pour baiser ?

Non, parce que si on devait...

- Oui, mais... - Si on devait faire l'amour...

- Tu ne me reverras jamais. - C'est faux.

Si on faisait l'amour, je serais incapable de vivre en te sachant ici.

- Ah bon ? - Et moi en étant là-bas.

J'en perdrais le sommeil. Je suis sensible.

Sérieusement, crois-moi. J'adorerais coucher avec toi.

- Fais pas semblant. - Mais c'est vrai !

Non, tu viens de me repousser.

Je sais, mais c'est compliqué.

- Ben voyons. - Les sentiments, c'est compliqué.

Non, te mets pas en colĂšre. Je t'en prie.

Tu te prends trop la tĂȘte. Tu inventes des excuses.

- C'est idiot. - Je n'invente pas d'excuses.

Si.

Du coup, on fait quoi ?

On peut discuter.

J'ai pas envie.

J'ai le feu au cul.

Je m'en vais.

Non, s'il te plaĂźt. Je peux te raccompagner, au moins ?

Excuse-moi.

Non ! Va te faire foutre !

AĂŻe !

Putain, ça fait mal !

ArrĂȘte de me suivre.

- Jeff, on s'en va. Grouille. - Une minute.

On achĂšte de vieux cĂąbles, du bronze, du cuivre et du plomb.

CASTINGS POUR LA TÉLÉ SALLE DE SPORT TEMPESTAD

Je mettrais un peu plus de rose à l'intérieur,

peut-ĂȘtre un peu plus de mascara

et un peu plus de paillettes ici.

Compris.

LĂšve les yeux.

Les mecs sont coincés dans le passé.

Ils croient qu'on est Ă  la recherche d'un copain

ou d'une romance comme dans les films.

Tu trouves pas qu'ils se croient seuls Ă  avoir envie de cul ?

Parfois, j'ai juste envie de baiser sans lendemain.

Ça me fait bien chier.

Sérieux.

Ils se pointent et te draguent.

Tu réponds à leurs avances, ils se tirent.

Je pige pas.

Ils font chauffer la bouilloire sans infuser le maté.

C'est n'importe quoi.

Je t'ai pas dit ?

Il m'a envoyé un selfie de lui en train de chialer.

Mais non !

AprÚs tout ce cinéma qu'il me fait subir,

il voudrait que je le prenne en pitiĂ© ? Ça me dĂ©passe.

Le pire, c'est que je me disais que, comme c'était un Yankee,

ce serait différent, à cause de leur culture.

Mais non. La connerie des mecs est universelle.

T'es mieux sans des types comme lui.

Tant mieux s'il est parti.

- Ouais. - Dis-moi ce que tu en penses.

Je t'ai dit dÚs le début que c'était un débile.

Tu m'as pas écouté.

Ouais.

J'aurais dĂ». T'avais raison.

C'est parfait. J'adore.

Je vais grimper dans l'arbre pour poster les photos.

- T'as des trucs à poster ? - Deux minutes et je te file ça.

D'ac. Je reviens.

- Au revoir ! Merci pour tout. - Non, merci Ă  vous.

Au revoir.

Donnez ma planche Ă  Uri.

D'accord ?

Avec plaisir.

Bon...

Au revoir.

Perruque.

Vous reviendrez.

... plus que la moyenne nationale.

L'étude menée par une université américaine

montre une corrélation claire

entre l'exposition aux glyphosates

et l'infertilité.

Depuis combien de temps cela dure-t-il ?

FIN

PRODUIT PAR

PRODUCTEURS DÉLÉGUÉS

DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE

PRODUCTRICE EXÉCUTIVE

SUPERVISION DE LA PRODUCTION

COSTUMES

SUPERVISION ARTISTIQUE

SON

MONTAGE

MUSIQUE ORIGINALE

UN FILM D'AMALIA ULMAN

LES PERSONNAGES ET LES ÉVÉNEMENTS QUI APPARAISSENT

DANS CE FILM SONT FICTIFS.

TOUTE RESSEMBLANCE AVEC DES PERSONNES VIVANTES OU DÉCÉDÉES

OU AVEC DES FAITS RÉELS EST PUREMENT FORTUITE.

Traduction : Guillaume DUCHESNE (MUBI)

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