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Wolof
Xhosa
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Zulu
Nous n'avons cure de la sant� mentale
et de l'�tat psychologique de vos hommes.
Du moment
que vous continuez � gagner.
320 miles.
Pour fonctionner, Paddy Mayne a besoin de se rebeller.
Je suis le bouc �missaire id�al.
Mission accomplie.
Nous laissons l'Italie aux soldats ordinaires.
Nous rentrons au pays.
Le gouvernement est tomb�.
Les gardes italiens ont quitt� le camp.
On a vingt minutes
pour retrouver la libert�.
Donne !
Stirling !
Am�ne-toi ! Les Allemands arrivent.
On a peu de temps.
Il faut tenter notre chance avant leur arriv�e.
- Et mes hommes ? - Comment �a ?
Je suis sans nouvelles depuis 15 jours.
Mes hommes du SAS sont-ils en vie ?
Apparemment,
ils ont pr�cipit� la chute du r�gime.
Maintenant, ils rentrent au bercail.
�coutez.
Bon !
C'�tait l'Italie.
On s'est marr�s, hein ?
On s'est marr�s.
Notre tour d'Europe
a d�but� ici.
Mais allez savoir
o� notre feuille de route nous m�nera.
En attendant...
Raconte-leur, Tonkin,
ils me croiront jamais.
J'ai �t� captur�.
Ils allaient me fusiller, j'ai fui...
Et un ange t'a emport�.
La f�e Tonkette.
Presque.
Vous me croiriez pas, mais en tout cas,
je vais vous dire une chose.
Si je suis l� aujourd'hui, et si vous �tes l� aujourd'hui,
c'est la preuve formelle
que quelqu'un l�-haut
nous aime.
Alors rien ne peut nous arr�ter.
Bien dit !
Merci.
Un vrai labyrinthe.
Cet endroit a tout vu, il y a des trous partout.
Et alors ?
On s'y cache.
Si les Alli�s progressent, ils seront bient�t l�.
Les Allemands n'ont pas l'intention de garder la prison.
Ils vont r�cup�rer les prisonniers et nous envoyer en Allemagne.
Mais pour �a, il faut qu'ils nous trouvent.
Trouve un trou,
reste tranquille
et patiente.
La seule � me battre � cache-cache, c'�tait ma s�ur.
Une fois, elle a disparu trois jours.
�coute, le cache-cache se joue seul,
�a �vite le fou rire.
Bonne chance, mon vieux.
- David ? - Oui.
Tu es s�r que �a va ?
Mis�re, non ! Pas s�r du tout.
Va te cacher !
Ils sont l� ! Il faut vite se cacher !
Nom de Dieu.
Debout, les gars !
On arrive.
Laisse-nous dormir.
�a y est, les gars.
Mince alors !
Elles m'avaient manqu�.
On croirait presque que c'est fini.
Paddy dit que �a fait que commencer.
On reste combien de temps ?
Jusqu'au coup de sifflet de la deuxi�me mi-temps.
Profitez de la pause pour r�viser votre fran�ais.
Papa !
La brume fera venir les truites.
La journ�e sera bonne.
Oui.
Et la brume nous cachera des garde-p�ches.
La journ�e parfaite.
Brume et brouillard sont nos amis.
Le sable du d�sert n'a pas pu retenir ton �me, Eoin.
Non.
Le brouillard me manquait.
Et l'eau.
Les poissons.
Toi.
Tu me manquais.
Je suis pas s�r de pouvoir me pardonner.
Pour tout �a.
Tous les matins, je me r�veille en vie,
malgr� tous mes efforts.
On dirait une course de chevaux,
mais sur un man�ge.
Ton cheval ne d�passera jamais celui de devant,
celui de derri�re ne te rattrapera jamais.
Devant, c'est la satisfaction. Derri�re, c'est la mort.
Et moi,
le lieutenant-colonel Robert Blair Mayne,
je suis assis sur un foutu cheval en pl�tre,
incapable de descendre de ce foutu man�ge.
Tu as su en descendre, pas vrai ?
Je me suis fait �jecter.
J'ai pas choisi.
Tu en es descendu pour rester dans le d�sert.
Dans le d�sert, on pouvait �tre nous-m�mes.
C'est vrai, le d�sert.
Quand il n'y avait que le d�sert, toi et moi.
Toi et moi.
Paddy.
Tu penses pas que tu verras Berlin, pas vrai ?
C'est pas voir Berlin qui me pr�occupe.
C'est �a.
Ce qu'il y a apr�s.
�tre assis dans un bateau,
�tre assis sur un tracteur, �tre assis � un bureau.
Rien � �viter,
rien qui fende l'air ou qui explose.
Rien qui cogne ou qui taillade. Seulement l'air.
Seulement le putain d'air.
Merde.
- Au secours ! - Ils nous abandonnent.
Arr�tez le bateau !
Ici,
au moins, quand l'air est vide et qu'il y a pas un chat...
j'aurai toujours de la compagnie.
Au moins, � partir de maintenant, je ne serai jamais vraiment seul.
Seigneur...
Rel�ve-moi, lib�re-moi, aide-moi � endurer la guerre.
Et donne-moi � boire.
Vous constaterez
que j'ai quelque peu d�vi� du chemin, alors...
� la victoire.
Oui, pardon.
Je ne l�ve plus mon verre � quoi que ce soit.
C'est un c�r�monial �trange
que de boire un poison qui rend fou au nom d'une bonne cause.
Votre esprit se maintient, � ce que je vois.
Et vous avez chang�,
� ce que je vois.
J'ai �t� oblig�e de tuer des gens.
J'�tais dou�e.
Je le suis moins pour ce qui vient ensuite.
Vous �tes bourrel�e de remords ?
Je suis horrifi�e par mon absence de remords.
Le retour s'est bien pass� ?
J'ai voyag�
avec le lieutenant-colonel Bill Stirling.
On m'a dit que vous m'attendiez d�s mon arriv�e en Angleterre.
Qu'y a-t-il de si urgent ?
Je ne m'en souviens pas.
Mais je peux tenter de deviner,
vu que vous �tes fran�aise
et vu le tour que va prendre la guerre.
Dans les prochains mois, vous allez prendre de l'importance.
Mais encore ?
Eh bien,
comme presque tout le reste en cette p�riode cl� de la guerre,
c'est un secret.
Le QG. Un instant, monsieur.
Entrez.
Repos.
Asseyez-vous.
Tout d'abord, colonel Stirling,
Winston Churchill vous f�licite personnellement
pour le nouveau trac� de la carte.
M. Churchill a de l'affection pour le SAS depuis l'Afrique.
Quant � nous, au QG des forces alli�es,
nous avons une grande estime pour vos hommes
et ce qu'ils sont capables d'accomplir.
Pourquoi tous ces compliments me rendent-ils nerveux ?
Vous le savez,
nous pr�parons le d�barquement en Europe du Nord.
Nous avons �tudi� plusieurs points du littoral fran�ais et n�erlandais.
Tout en veillant � ce que l'Allemagne
les croie tous possibles.
Berlin pense que nous attaquerons � Hoek van Holland
gr�ce au travail de d�sinformation de Clarke et des services secrets.
Si vous permettez,
quel que soit le lieu du d�barquement,
j'esp�re que vos flatteries ne visent pas � exiger du SAS
qu'il joue encore les unit�s de choc.
Il ne s'agit pas de �a.
Bien au contraire.
Le commandement
pr�conise une action du SAS en amont du d�barquement.
Les deux SAS seraient largu�s derri�re les lignes ennemies.
- � combien ? - Trente miles.
Et combien de temps avant ?
Trente-six heures.
Trente-six heures ?
Ils devront �tablir des positions
avant de torpiller
toute tentative de l'ennemi pour renforcer les d�fenses c�ti�res
au v�ritable lieu du d�barquement.
C'est une mission suicide !
Nul autre r�giment n'a �t� envisag� pour ce r�le crucial.
C'est parce qu'au plus profond du commandement militaire,
il y a de la ranc�ur contre le SAS, contre mon fr�re
et contre notre r�ussite.
Mon vieux,
tout le monde sait bien
que cette r�ussite est presque exclusivement due � Paddy Mayne.
Mais vous l'enverriez mourir au front,
ou se faire fusiller,
ex�cuter, pour prot�ger les troupes qui r�colteront les honneurs.
Le SAS a prouv� sa valeur, et sa force est l'effet de surprise.
Ce plan surprendra tout le monde car il est insens�.
Au revoir.
Nous n'avons pas fini.
C'est non. Plut�t p�rir par ma propre main.
Ce ne sera pas n�cessaire.
Si vous contestez les ordres,
certains au GQG se feront une joie de vous poignarder dans le dos.
Rompez.
Je me rends.
Piti�, ne tirez pas.
Soyez pr�ts, soyez pr�ts Sortez les heaumes de fer
Jetez les d�s Dans l'immensit� de l'orbe
L'ange du destin de ses mains puissantes
Les lance sur la terre assombrie
Arr�tez-vous !
Je peux vous aider, monsieur l'agent ?
Des villageois vous ont vu courir.
Une femme vous a entendu parler.
Comme si vous aviez une radio.
Et ils m'ont pris pour un Allemand venu les envahir � moi seul ?
Montrez-moi vos papiers.
Je suis un soldat, mais pas allemand.
- Je suis irlandais. - Pourquoi vous courez ?
Pour un homme comme moi, courir �quivaut � marcher.
Et je suis press�.
- Vous allez o� ? - � Londres.
Vous allez � Londres � pied ?
Cette femme m'a entendu r�citer de la po�sie,
car dans ma folie, j'ai tendance � faire �a.
Lieutenant-colonel Robert Blair Mayne.
Du Special Air Service.
Vous �tes messager ?
Si un d�barquement doit avoir lieu, je serai le premier � le savoir.
C'est pour �a que je vais � Londres.
Une petite invasion se pr�pare, et je crois qu'on a besoin de moi.
D'ailleurs, monsieur l'agent,
je suis en retard.
Alors au nom de Sa Majest�, je r�quisitionne votre v�lo.
Vous r�quisitionnez mon v�lo ?
Bon Dieu !
- O� est-il ? - Il vous attend, g�n�ral.
Le colonel Stirling est avec quelqu'un.
Un homme qui a descendu le couloir � v�lo
sans tenir le guidon.
Ce foutu r�giment !
Un g�n�ral vient d'entrer.
J'ai mal au bras qui me sert � saluer, monsieur.
Je suis tomb� de v�lo, tout � ma h�te d'arriver.
Colonel Stirling,
que signifie tout ceci ?
Et qu'est-ce qu'il fiche ici ?
Je viens donner
mon avis professionnel sur votre plan.
Vous avez r�v�l� un plan secret sans autorisation.
Si j'ai bonne m�moire,
le g�n�ral Montgomery a dit que nous devions la r�ussite du SAS
� Paddy Mayne.
Il m'a sembl� normal
de partager ce que vous osez appeler un plan
avec lui.
Trente miles derri�re les lignes,
trente-six heures avant le d�barquement.
Gloire aux sacrifi�s.
C'est confidentiel.
� trente miles des lignes, trente-six heures avant,
peu importe o� vous d�barquerez en France,
mes hommes seront tous morts d'ici l�.
Donc, si j'ai bien compris,
vous r�v�lez des secrets,
et vous laissez entendre que vous d�sob�irez
aux ordres !
Non, non. Pas du tout, monsieur.
Je suis pr�t � y aller tout seul,
mais je n'embarquerai pas mes hommes car ils sont d�sireux de vivre.
Moi, au mieux, je suis ind�cis.
L'autre probl�me de votre plan, c'est qu'il ne fonctionnerait pas.
Si vous nous parachutez en France trente-six heures avant,
le vent risquerait de nous pousser dans les bras de l'ennemi.
Il ferait le lien
et devinerait le lieu du d�barquement.
Vous leur donneriez ainsi trente-six heures pour se pr�parer.
Puisque c'est vous,
et seulement parce que c'est vous,
je transmettrai vos inqui�tudes au g�n�ral Montgomery.
Colonel Stirling.
Votre conduite dans cette affaire sera rapport�e au plus haut niveau.
Merde !
Grand Dieu.
Nous �tions dans le m�me camp ?
Grand Dieu, je crois bien.
Et si j'en crois la petite explosion de votre sup�rieur � l'instant,
vous avez sacrifi� votre carri�re pour sauver le SAS.
Je vous l'ai dit au Caire,
mon fr�re a mis au monde ce r�giment,
je refuse de l'enterrer.
Au Caire �galement,
j'ai dit que vous n'aviez rien fait pour gagner mon respect.
Pas coup� d'arbre, d�bit� de bois, nourri de feu...
Pas de gentillesses, ce serait trop perturbant.
Ils nous �couteront, � votre avis ?
Un renard de l'espionnage m'invite � boire un verre ce soir.
- Je crois que vous �tes convi�. - Oui, j'ai re�u un carton.
Cocktails au Ritz.
Votre renard a dit pourquoi ?
Non.
Mais je m'attends � une c�l�bration,
un au revoir,
ou une ex�cution.
Votre whisky, monsieur.
Merci.
Sois sage.
Paddy.
Comme �a,
c'est vous, le renard de l'espionnage.
C'est comme �a que mon sup�rieur vous a appel�.
Paddy, je vous ai fait venir car j'ai une bonne nouvelle.
- Vous voulez du champagne ? - Non.
J'ai ce qu'il me faut, merci.
Quelle bonne nouvelle ?
Le QG des forces alli�es m'a inform�
que Montgomery avait accept� de repenser le r�le du SAS
dans le d�barquement.
Il est revenu sur sa d�cision gr�ce � vous.
Il vous tient en haute estime.
Je pensais vous faire plaisir.
La fa�on dont je vais mourir n'est qu'un d�tail pour moi.
�tre dispens� d'une mission suicide m'importe peu.
Mais mon ami Bill Stirling
craint qu'en tout �tat de cause,
on veuille officiellement sa peau.
C'est � la fois votre ami et votre sup�rieur ?
Oui. C'est un exploit.
Mon ami a-t-il raison de craindre pour sa peau ?
Et dans son silence, il pronon�a mille mots.
Levons nos verres
au bon sens
et aux d�cisions �clair�es.
Voyons ce que la soir�e nous r�serve.
Vous savez,
je repense � une discussion arros�e autour d'un feu.
Quelqu'un avait dit que le SAS �tait l'invention d'un espion
en robe Chanel.
C'est vous ?
Eh bien,
en ce moment, je pr�f�re des v�tements moins sophistiqu�s.
Mais oui, je suis � l'origine
de cette incroyable aventure.
Ce qui fait de vous, Paddy Mayne, mon rejeton.
Chaque Allemand que vous �tranglez finit sur mes comptes avec Dieu.
On peut dire que le SAS est un po�me funeste,
fruit de l'imagination d'un po�te fou.
Donnez-moi cette foutue flasque.
Merci. � pr�sent, nous vous invitons � danser
sur le morceau "Fools Rush In".
Deux espions � la m�me table.
Et un secret bient�t r�v�l�.
La guerre a de bons c�t�s.
Un french 75.
Deux, merci.
Quoi ?
La soir�e s'annonce compliqu�e.
Quel est l'objet de cette entrevue ?
Mon cr�ateur ici pr�sent a parl� d'une r�v�lation.
Parfait. Nous voil� r�unis.
Commen�ons.
Paddy a dit o� le rejoindre ?
Il a parl� d'un endroit chic.
S'il est invit�, nous aussi.
- Bonne soir�e, les filles ! - Amusez-vous bien.
Demain matin d�butera un entra�nement intensif
en vue du d�barquement.
Paddy Mayne et le 1er SAS
seront d�ploy�s dans les Highlands �cossais � 7h.
Mes gars sont d'ailleurs bien au chaud dans leur lit.
Le 2e SAS sera d�ploy� en �cosse dans trois jours,
et pour finir, Eve Mansour sera d�ploy�e dans le m�me camp,
un jour plus tard.
Oui, colonel Stirling.
Eve en a �t� inform�e ce matin par le g�n�ral de Gaulle.
C'est la raison de cette r�union.
Le g�n�ral a demand� � Eve de faire la liaison
entre les SAS fran�ais et anglais qui combattront c�te � c�te.
Eve sera donc d�ploy�e au camp d'Ayrshire,
comme vous, colonel Stirling,
et tous les deux
travaillerez main dans la main.
L'officier et l'agent de liaison
�troitement cantonn�s,
vivant l'un pr�s de l'autre
durant des mois.
Vous insinuez quelque chose ?
Tr�s pr�cis�ment.
Le QG des forces alli�es s'interroge.
Il veut conna�tre
la nature de vos relations avec le nouvel agent de liaison.
Que veut-il savoir au juste ?
Il n'y a rien � savoir sur nos relations.
C'est totalement absurde.
Je vous repose la question. Y a-t-il quelque chose � savoir ?
Si on nous soup�onne d'�tre amants, je d�mens.
Ni maintenant ni jamais.
�a me regarde pas.
Sauf si �a affecte les pr�paratifs du d�barquement.
Vous h�riterez du foutoir.
Du foutoir ?
C'est bien le mot.
Le QG des forces alli�es a d�cid�
d'ouvrir une enqu�te sur vos relations intimes en Italie
avec une espionne fran�aise.
D'accord,
Dudley Wrangel Clarke,
petit porteur aigri des petits messages aigris du QG.
J'ai fait l'erreur de discuter un ordre.
Et comme j'avais raison, quelqu'un s'est vu donner tort.
Voici les repr�sailles.
Tr�s bien.
Afin d'�viter une enqu�te absolument inutile
mais n�anmoins humiliante,
je d�missionnerai demain
comme vous deviez vous y attendre.
Et dites � ceux qui vous envoient
que l'aversion de l'Angleterre pour la famille Stirling,
qui remonte � 1715, est totalement mutuelle.
Ensuite, s'il vous pla�t,
dites-leur d'aller se faire foutre.
Par moments, mon m�tier est atrocement difficile.
Quand il touche au c�ur.
Sale fumier.
C'�tait tr�s distrayant.
Une vendetta haineuse d'officiers sup�rieurs
se soldant par le renvoi d'un officier comp�tent
� la veille d'une op�ration capitale de la guerre.
J'ob�is aux ordres.
Qui le remplacera ?
Quelqu'un de bien moins comp�tent.
Mais les officiers sup�rieurs savent
que c'est vous qui menez le SAS, alors ils s'en moquent.
Vous ob�issez aux ordres.
La guerre est une sale affaire.
N'est-ce pas ?
J'en sais rien.
Je fais que trancher des gorges.
Je brise pas des c�urs.
Merci, mesdames et messieurs.
Merci, merci.
Venez danser sur un morceau plus entra�nant.
"Roll 'Em".
Le SAS est arriv� !
Mesdames, les hommes sont l�.
Regardez-moi �a.
On laisse entrer n'importe qui.
Messieurs, veuillez sortir.
Ils sont sous mes ordres.
Pourquoi ils vous ob�iraient ?
Pas de groupes de plus de cinq soldats en uniforme.
J'ai d� compter vingt-cinq soldats am�ricains en uniforme.
Pour une f�te, on fait des exceptions.
Moyennant bakchich ?
Chewing-gums, cigarettes, dollars yankees ?
On n'a que des cicatrices.
Si vous avez besoin d'aide pour escorter ces messieurs dehors,
nous sommes des marines am�ricains.
Ici, c'est trop chic pour des rosbifs.
Pardon ?
On est au Ritz.
Je doute que des rosbifs...
Par ici !
Je te dois une bi�re, Reg.
�a va, mon chou ?
Les enfants, les enfants...
Mes enfants.
Soldats du Special Air Service, vous vous levez t�t demain matin.
Et vous avez une guerre � gagner.
�a marche.
On file.
Rendez-vous � Paris, mon chou.
Y a v�ritablement,
v�ritablement,
que dalle ici.
Mais si.
Il y a un buisson, regarde.
Et aussi...
un arbre secou� par le vent.
Et des cailloux.
Et au-dessus, il y a le ciel.
Et encore au-dessus, il y a Dieu.
Il s'est pas foul�.
Moi, je trouve �a magnifique.
Si vous pouviez tous aller vous faire foutre,
si Hitler pouvait aller se faire foutre,
je me verrais bien passer la fin de mes jours ici.
On va boire quoi ?
De la neige fondue et du sang de lapin.
Et on tuera des cerfs avec les dents.
�a va �tre une grande aventure, les gars.
Charg�. C'est bon derri�re.
J'esp�re qu'il y avait personne.
Pr�ts ?
Partez !
- Combien ? - 3 minutes.
Merdique.
C'est ta faute, gros con !
On charge !
T'as mal frott�.
Merde.
Et merde.
Nom de Dieu.
Merde !
On a un endroit sp�cial pour les hommes comme toi.
Cher David,
J'ai d�missionn�.
Ainsi, aucun Stirling ne participera � l'offensive en Europe.
Nos hommes
se rassemblent en nombre pr�s de la maison familiale.
Ils pr�parent une guerre d'un genre nouveau.
Le r�giment a �chapp� � une mission suicide
et s'en est vu confier une autre tout aussi dangereuse.
Le SAS est d�sormais
entre les mains de notre ami commun.
Je parie que leur prochaine aventure nous emplira tous deux de fiert�.
Ton fr�re qui t'aime.
Bill.
Hier soir, j'ai pris pour cible
une bouteille de cognac appartenant au bataillon fran�ais.
Je tenais � les d�dommager.
J'ai appris en Afrique
que le dialogue avec les Fran�ais s'�tablissait mieux avec du gibier.
Je peux entrer ?
Bien s�r.
Asseyez-vous o� vous voulez.
J'ai des nouvelles.
J'ai appris, pour David.
J'ai re�u une lettre hier.
Il parle d'une prison dans les nuages.
Je crois qu'il s'agit du ch�teau de Colditz.
- C'est pr�occupant ? - C'est pas rassurant.
Il s'�vadera.
Il essaiera, c'est s�r et certain.
Ma nouvelle ne concerne pas David.
En qualit� de commandant,
j'ai �t� envoy� ici pour transmettre � l'agent de liaison fran�ais
la date exacte du d�barquement en France.
Un instant.
Dites-moi.
Un d�tachement de l'unit� d'invasion du SAS britannique
d�barquera en France
cette nuit.
Je l'ai appris hier soir,
alors je suis venu vous pr�venir.
Vos petits Fran�ais seront d�ploy�s demain.
Rendez-vous en France.
Vous venez aussi ?
Ai-je vraiment le choix ?
Qui va bouffer le cerf ?
On va gagner, Paddy.
C'est le projet.
Vous resterez en vie ?
C'est le projet.
J'ai bien envie de voir Berlin.
Apr�s, on verra.
Vous serez le t�moin de mariage de David.
Comptez sur moi.
C'est un gramophone � remontoir ?
Oui, il n'y avait que �a.
Vous en aurez besoin ?
Non, je n'en aurai pas besoin.
Dans ce cas, si �a vous ennuie pas...
Que ferez-vous d'un �lectrophone en plein d�barquement ?
Les gars en ont marre de mes chansons.
Si, sur un champ de bataille entre la Normandie et Paris,
vous entendez "Whiskey in the Jar" � plein tube,
vous saurez que je suis pas loin.
Paddy !
C'est quoi, cette merde ?
C'est un gramophone, Reggie.
Pour passer des disques.
C'est sympa, un peu de musique.
- De la musique ? - Oui.
Je l'emm�ne en France pour qu'on en �coute tous ensemble.
T'es compl�tement f�l� ?
Bien s�r qu'il est f�l�. On l'est tous.
Comment tu comptes sauter avec ce truc ?
J'ai pens� � tout.
Je vais l'attacher � ma jambe gauche
et veiller � atterrir sur la droite.
C'est quoi, ton disque ?
Tous en ch�ur !
Debout !
Debout !
Soyez � la hauteur !
Adaptation : Delphine Hussonnois
Sous-titrage TITRAFILM
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