All language subtitles for Rien à déclarer 2010 FRENCH AC3 1080p x264-ZT

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Original subtitles

Bonjour.

Bonjour, Jacques. Ça va ? Ça va.

Un plat du jour, je suppose ? S 'il te plaît, je m 'en défends.

Et cette vin rouge qui va avec ? T 'es fou, jamais de l 'alcool pour le

Mets -moi une petite bière, plutôt.

Mets -moi une petite bière, alors.

Jacques, annule le plat du jour et mets la bière sur mon contenu.

Ça va.

Dis, t 'as pas oublié de compter le journal ? Quel journal ? Ruben !

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Je suis occupé là, Vanuxel.

C 'est foutu, tout est fini.

Regarde, c 'est fini.

Non.

Dans quel temps tout est fini ? Non !

Mes mains ont l 'air sales fumiers ! Allez ! Allez ! Fous -toi par terre !

-toi par terre, ordu ! Fous -toi par terre ! Fous -toi par terre ! Ben ? Tu

dormais pendant le service, espèce de grosse feignasse ! Mais t 'es

malade ou quoi ? J 'ai failli avoir une cuisse cardiaque ! Tu dormais pendant le

service, Vanuxem ! Tu m 'obliges à faire un rapport à Willems.

Non, je dormais pas.

Si, tu dormais. Non, je dormais pas. Ah non ? Et qu 'est -ce que tu faisais ? Je

réfléchissais. Tu réfléchissais, les yeux fermés, la gueule ouverte, avec un

gros filet de bas ! Tu réfléchissais !

Je réfléchissais profondément.

Tu me prends profondément pour un con, Valixel ! Écoute, Ruben, il n 'y a

personne qui passe à cette heure -ci à part toi.

Mais pourquoi tu viens alors ? Reste chez toi.

Il est 5 heures du matin, je me suis endormi deux minutes. Ça va, il n 'y a

mort d 'homme.

Tu veux un petit café ? Il n 'y a pas mort d 'homme ? Il n 'y a pas mort d

'homme ? Il y aurait quoi ? Il y aurait quoi ? Qu 'est -ce que tu vois

? La route ? Non, là.

Qu 'est -ce que c 'est, présentement, là ? Une ligne de peinture jaune. Non,

Manuxen, ce n 'est pas une simple ligne de peinture jaune.

Ça, c 'est l 'endroit où de grands compatriotes, ces gens qui ont écrit l

'histoire de notre pays, ont donné leurs larmes, leur sang, leur vie pour

protéger notre terre. Voilà pourquoi elle est là, cette ligne de peinture

comme tu dis.

N 'oublie jamais, Manuxen, qu 'ils se sont battus corps et âme, impressionnant

de loyauté, de force, de bravoure.

pour déjouer les multiples tentatives des invasions barbares, des camemberts

entre autres, pour les empêcher de piller nos cultures, de violer nos

de brûler nos femmes.

Non, c 'est l 'inverse. Mais c 'est ici même, ici même, tu m 'entends, qu 'ils

les ont arrêtés, faisant de ce lieu anodin la terre sacrée du royaume de

Belgique.

Alors tu vois, cette ligne jaune, elle est importante.

Parce que c 'est ici qu 'ils sont tombés.

En braves, la tête haute.

Alors excuse -moi de te contredire, Aluxen.

Mais oui, il y a eu mort d 'homme et un sacré paquet !

Excuse -moi, j 'ai peut -être parlé un peu vite, excuse -moi.

Mais regarde -toi aussi, t 'es de plus en plus tendu ces derniers temps, je te

jure.

Excuse accordée.

Bon, tu rameutes toute la brigade, opération coup de poing.

Quoi, là maintenant ? Oui, maintenant.

Et moi aussi ? Oui.

J 'ai fait toute la nuit, je vais pas faire toute la journée aussi.

Vu la taille de cette trace de bave sur ta veste, je pense que tu t 'es

suffisamment reposé, Valixenne. Non ! Allez, opération coup de poing

!

Allez

-y, allez -y !

Quoi ce bordel ? On a fait 500 mètres en une demi -heure.

Calmez -vous monsieur, ça sert à rien de s 'énerver. Mais c 'est pas fini les

frontières ? Non, 1er janvier. C 'est bien qu 'on en profite avant la fin.

Ouais, mais y 'en a qui bossent, merde. Ouais, ouais, ouais, c 'est ça.

Mettez -vous là, là.

Là.

Qu 'est -ce qu 'il se passe, Macari ? C 'est quoi ce bordel ? C 'est bon pour

qui, c 'est pas encore des siennes, chef.

Ils nous ont emmerdés jusqu 'au bout aussi, là. Et pourquoi vous êtes toutes

seules là ? Ils sont où les autres ? Ils font une réunion syndicale.

Encore ? Il faut faire grève.

Une grève massive.

Qui vote pour ? Mais Greg,

on n 'est plus que quatre douaniers sur Courquin. Cinq avec le chef.

Lui, il fera jamais grève.

Bon Mathias, t 'es avec nous pour la grève ? Ouais, ouais, bien sûr. Je finis

et je fais grève.

Merci les gars.

Ça va faire mal ce coup -ci.

Mais qu 'est -ce qu 'on va faire comme action ? On bloque la frontière.

Toute la circulation.

Si on bloque tout, ça veut dire qu 'on bosse. Des douaniers qui arrêtent des

voitures, c 'est des douaniers qui bossent, non ? Eh ben, on laisse passer

les véhicules.

Si on laisse passer tous les véhicules, ça ne veut pas dire qu 'on est d 'accord

avec l 'ouverture des frontières ? Ben ouais.

Vous me faites chier, les deux.

Mais Greg, elle ne le prend pas comme ça.

Bonjour, bonjour, bonjour. Allez, réunion terminée, vous allez tout de

dehors, il y a des bacs à riz qui sont débandés.

Qu 'est -ce que vous foutez dans mon bureau, Ducatel ? Je vous installe le

système informatique, chef.

Le système quoi ? Informatique.

On l 'a reçu vendredi du ministère, vous êtes un des premiers à en être équipé,

c 'est génial.

La révolution informatique est en marche.

C 'est énorme, cette merde.

On ne voit même plus mon bureau.

Elle est où, ma machine à écrire ? Vous n 'avez plus besoin.

Grâce à cet ordinateur, muni d 'un logiciel d 'écriture, relié par ce câble

une imprimante, elle aussi informatique.

Si jamais c 'est une embrouille pour me piquer mon papier carbone, ça va chier.

Ah non, non, chef, je l 'ai jeté, votre papier carbone.

Vous avez fait quoi ? Non, mais vous n 'avez plus besoin.

Regardez, allez.

Je tape le rapport ou le procès verbal.

Je clique sur imprimer.

Vous savez combien de mois ça prend pour obtenir une recharge de papier carbone

? Regardez, regardez.

Mais qu 'est -ce que c 'est que cette connerie là ? Ben non, un petit problème

'interface. C 'est génial, bourrage papier, ça indique carrément ce qui

Bon, Ducatel, vous me virez votre télé et votre climatiseur là, puis vous me

remettez mon matériel tout comme avant.

Mais c 'est l 'avenir, chef. Oui, mon avenir à moi, c 'est ma machine à

mon papier carbone. C 'est déjà suffisamment compliqué de gérer la fin

douane. Il ne faut pas tout me changer d 'un coup, là.

Comme vous voudrez.

Et bien, puisque vous êtes si joyeux, allez donc tout de suite chez les

dire à Van Dord de se calmer, sinon j 'appelle Willems.

Alors, s 'il vous plaît, pas Van Dord. C 'est un ordre, Ducatel.

Maintenant !

J 'ai dit à mon chef que tu me manquais. Il m 'a dit, c 'est pas votre

anniversaire de rencontre aujourd 'hui ? Bah oui.

Qu 'est -ce que vous attendez pour aller l 'embrasser à Ducatel ? Et maintenant,

la vraie raison ? Je dois aller dire à ton frère de se détendre. C 'est à cause

de lui, c 'est un bouteillage monstre.

Essaye d 'être gentil avec lui.

Ce serait pas plutôt à lui d 'être gentil avec moi ? Ne le provoque pas, c

tout. Allons -y ensemble, main dans la main, comme ça il nous descendra tous

deux. C 'est très romantique de mourir en latin.

C 'est un message pour mon beau -frère.

Le bien.

T 'es con, Louise, tu m 'as fait super peur ! Vous

me mettrez un assortiment 300 grammes, une boîte de 300 grammes ? Un peu de

? Vous me le mettez de côté ?

C 'est n 'importe quoi ce prix. C 'est même pas la moitié de ce qu 'on a payé

y a 8 ans.

C 'est la meilleure offre en 6 mois, madame Lanus.

Janus, avec un J s 'il vous plaît.

Pardon.

Vous nous l 'avez bien vendu à nous, pourquoi pas à d 'autres ? C 'est d 'en

faire en or ici, monsieur.

C 'était, monsieur Janus, c 'était.

Au 1er janvier, qui va s 'arrêter pour rentrer dans les commerces frontaliers ?

Qui ? Bon, allez, ça va. On va se débrouiller tout seuls comme des grands.

boira un verre à votre santé chez le notaire avec vos 5%. Ne le prenez pas

ça. C 'est ça, c 'est bon.

Je n 'ai pas assez perdu de temps avec vous. Merci, au revoir.

C 'est dit comme on l 'a fait pendant que tu l 'avais.

Faut qu 'on le vende à un pigeon.

Quelqu 'un qui n 'est pas au courant du passage à l 'Europe.

Quelqu 'un comme toi, quoi.

Qui ne dit pas la presse, qui n 'écoute pas la radio, qui regarde juste la télé,

mais sans comprendre ce qui se dit.

Et ça, crois -moi, un abruti de ton gabarit, ça ne va pas être facile à

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Ouh là ! Bonjour, d 'abord.

Je viens en Amiche, habitant à un pays voisin du vote, et apparemment l 'énorme

embouteillage qui s 'est créé dans mon pays aurait pour origine le vote de

Je me trompe ? T 'as rien à foutre sur le territoire belge. Surtout en

Pour faire court, mon chef a l 'intention d 'appeler le tien si tu

foutre le brin.

Tu me menaces ? Je te menace pas, je te préviens.

Dégage.

Ruben Van Vord, merde.

Est -ce qu 'on pourrait pas essayer de se parler gentiment, juste une fois ?

refais l 'accent belge.

Et je t 'explose ta gueule, t 'as compris ? Mais j 'ai pas fait l 'accent

Ah non ? Dites -le -moi une fois.

Je te jure que je faisais pas l 'accent belge.

Non, j 'ai fait l 'accent belge une fois. Oui, ça, je sais, frère.

Mais avant, je ne faisais pas l 'accent belge d 'ordre de frette.

Vous, les camemberts, vous vous sentez supérieurs.

On est supérieurs.

Mais je plaisante, Robin.

Détends -toi.

Je crois qu 'il vaut mieux que j 'y aille.

Rentre dans ton pays.

Qu 'est -ce qu 'il voulait ? Quand je pense que cette douane va devenir une

passoire bleu -blanc -bec, ça me dégoûte.

Moi, c 'est pas tellement les Français qui m 'inquiètent.

C 'est les trafiquants de drogue.

Maman.

C 'est souvent les mamans.

Vous ne voulez pas qu 'on n 'a pas faim de voyage, M. Duval ? Il y a beaucoup,

là.

C 'est mon dernier gros coup avant la fin de l 'année.

Parce qu 'après, personne ne sait comment ça va se passer.

Il paraît qu 'il n 'y aura plus que de la douane volante.

C 'est bien ça, le problème.

Dis -moi, Tiburce, ton gars, il est fiable, hein ? Parce que moi, ça ne va

me permettre de foirer ce coup -là.

La balle, il percute.

C 'est pour ça qu 'on l 'appelle la balle.

Ancien taulard, premier choix.

Hein, la balle ?

Bon, récapitulons.

Tu arrives au poste de douane. Qu 'est -ce que tu fais ? Je mets le giro et je

passe la frontière tout en douceur. Et si les douaniers t 'arrêtent ? Je montre

les papiers tout en expliquant que je transporte un blessé grave.

Donc je suis pressé.

Une vie est en jeu.

Et ? Et ? Et ? Ben, c 'est tout, non ? Mais non, du con.

Je t 'ai dit le plus important.

Tu prends un air innocent.

Ah oui, pardon, c 'est ça, monsieur Duval.

Je prends un air innocent.

Vas -y, montre -moi. Comment ça ? Fais -moi une tête d 'innocent.

Comme ça ? T 'as pas l 'air innocent, là. T 'as l 'air complètement débile.

Pardon, M. Duval.

Je sais pas comment on fait une tête d 'innocent.

Puis tout petit, je suis coupable.

J 'ai toujours été coupable.

Bon, il faut que tu sois à la fois cool, mais tendu.

Cool, mais tendu. Pas trop cool.

Sinon, le douanier sent que tu as un truc à te reprocher. Et pas trop tendu.

Sinon, le douanier sent que tu as un truc à te reprocher.

Tu comprends ? Oui, oui, oui.

Regarde -moi.

Comme ça.

Ah oui, c 'est bien.

Comme ça, quoi.

Ne te fais pas arrêter.

C 'est mieux.

Qu 'est -ce que tu me fais, toi ? Quoi ? Il est où, le U ? Quel U ?

Le U.

Où ça, le U ? Rassure -moi la balle. Tu sais lire.

Ouais.

Alors, il est où, le U de ambulance ? Tête de nœud ! Il y a un U de ambulance

Quoi ? Attends, redis, vois.

Ambulance ? Ambulance, quoi.

Ambulance, c 'est ça qu 'il faut que je fasse, non ? C 'est ça qu 'il faut que

je fasse.

La balle.

Ambulance ! Bu ! Bu ! Bu !

Il y a un but, là ! Pardon, il y a un but ? Non, il y en a deux.

On dit de l 'os ? Viens me voir.

Là, le but ! Rajoute -moi le but ! Le but de l 'hôpital !

Allez, il percute.

Papa. Tu vois ça mon petit Léo ? Ça c 'est pas des piquets anodins.

C 'est des piquets qui définissent les frontières entre les pays.

Tiens regarde.

Je suis dans quel pays ? En Belgique.

La Belgique qui est ? Le plus beau des pays.

Là je suis dans quel pays ? Dans la France.

La France c 'est un pays de gros ? De gros affrutis.

Léo, papa est dans quel pays là ? En Belgique. En Belgique ! T 'as tout

c 'est pas plus compliqué que ça.

On a grandi là à Belgique, c 'est trop génial papa.

Ah non ! Bon Léo, on récupère ce qui nous appartient, c 'est pas pareil.

Tu sais, il y a très longtemps, le grand royaume de Belgique s 'étendait jusqu

'à plus de 200 kilomètres, jusqu 'à Reims.

Tiens, rappelle -moi à quelle époque c 'était Léo. Au 3ème siècle, et ça s

'appelait la Belgica Secunda.

Bravo, Léopold.

Pourquoi tu t 'appelles Léopold ? En hommage à Léopold Ier, premier roi des

Belges, le 26 juin 1841.

Non, 1831.

1831. Pardon, papa.

C 'est pas grave.

Dis -moi, quelle est la plus grosse connerie qu 'a fait le roi Léopold Ier ?

a épousé une Française, la fille de Louis -Philippe, un autre abruti de

Français.

Exact. C 'est que tu m 'impressionnes, Léo.

C 'est bien le fils de ton père.

Et le ciel, papa, il est belge ou il est français ? Le ciel, il est belge.

Tout ce qui est au -dessus de la Belgique appartient à la Belgique.

Tu sais, les frontières, ça monte jusqu 'en haut.

Et les étoiles, là, elles sont belges ? Évidemment qu 'elles sont belges, les

étoiles. Mais papa, la Terre, elle tourne.

Bah alors, les étoiles, là, elles vont en France et elles deviennent

Non.

Non. Parce que tu vois, les étoiles, elles voyagent à l 'étranger, mais elles

s 'y plaisent pas.

Alors, elles tournent autour de la Terre toute la journée, et le soir, elles

reviennent en Belgique pour dormir. Voilà.

Allez.

S 'il te plaît.

Je mets la lune dedans, papa.

Voilà. Comme ça, elle dort chez nous.

C 'est Léo. Je ne sais pas de quoi l 'avenir sera fait, mais sache que papa

toujours là pour te protéger.

Seigneur, faites que la Belgique demeure indépendante et souveraine quoi qu 'il

arrive. Et que l 'Europe ne se fasse jamais.

Jamais ! Pardon.

Protégez aussi toute ma famille, s 'il vous plaît.

Amen.

Seigneur, je vous en supplie.

Faites que ma sœur trouve enfin un mari.

Un bon bel jeu, bien chez nous.

Tu

ne

pouvais pas me faire plus plaisir pour nous un an ? Tu te rends compte ? C 'est

la première fois qu 'on sort en public.

Je suis tellement heureuse. Moi aussi.

Tu m 'attends là, je vais vérifier à l 'intérieur. Si je ne suis pas revenu

5 minutes, tu me rejoins, ok ? Mais vérifier quoi ? Que la voie est libre.

Ah non, Mathias.

Non.

Mathias. Non.

Mathias ! Madame, merci.

Bonsoir. Bonsoir, monsieur.

Oui, monsieur Ducatel. Ducatel, si vous voulez bien me suivre.

S 'il vous plaît, monsieur.

Mathias ? Mathias ? Mathias du cartel ! Mathias !

Quelle nouvelle t 'as -tu ? Jacques.

Eh alors ? On a eu la même idée.

Ça va ? T 'inquiète pas, c 'est d 'ici par ma femme que tu m 'as vu ici.

Je reste très discret sur la question.

C 'est gentil, merci.

C 'est gentil, c 'est normal.

Ça fonctionne dans les deux sens.

Vous n 'en avez pas une autre table ? Vous m 'aviez réservé une table

romantique. Voilà,

celle -là, je la trouve beaucoup plus romantique.

Vous serez donc seul ce soir, finalement ? Mais c 'est ça ! Si je vous demande

une table romantique, ce n 'est pas pour dîner tout seul.

Ah ben, justement, la voilà.

Maman, qu 'est -ce que tu fais ?

Je préfère qu 'on dîne sur deux tables séparées au cas où on croise quelqu 'un

que tu connais.

Arrête, allez, Louise, viens t 'asseoir là.

Bon, alors voici les menus, mettez -vous d 'accord, puis vous m 'appelez, hein ?

Oh,

quel courage, tu m 'impressionnes.

Excuse -moi, je suis désolé de t 'avoir laissé dans la voiture, c 'était nul.

Tu fais toujours les choses à moitié.

Tu décides d 'un truc, puis après t 'assumes pas.

Non, mais là, ça y est, j 'assume.

Ah oui ? Qu 'est -ce que tu me le prouves ?

Mon amour, qu 'est -ce que tu fais ?

Louise Van Bord, est -ce que vous voulez bien devenir la femme de ma vie ? Ah,

mon Dieu.

Ne me dis pas que tu fais ton lacet.

Non. Si.

Non, non, non. Si.

Non. Si.

Alors ?

T 'as parlé à mon père ? Ah non.

À mon frère, alors ? Ah non.

Mais comment on va faire, Mathias ? On se marie, puis on part tous les deux.

Je ne veux pas me marier sans ma famille.

À 30 ans, tu n 'as quand même pas laissé ta famille décider à ta place.

Ce n 'est pas ça.

C 'est quoi, alors ? Je ne veux pas fuir la Belgique et encore moins ma famille.

D 'accord, je n 'arrive pas à la tomber.

Alors, c 'est oui ou c 'est non ? Oui.

Oui ? Oui.

Je t 'aime. Moi aussi, je t 'aime.

C

'est

Ruben Van Der Voort qui va t 'en sortir.

Qu 'est -ce qui se passe ? J 'ai entendu un bruit. Qu 'est -ce que t 'as encore

? Quoi ? Un bruit.

T 'as entendu un bruit, Ruben. Pas un français, juste un bruit.

T 'as pas faim, toi, Ruben ? On ira manger quand plus personne n 'entrera en

Belgique.

Excusez -moi.

Est -ce que je peux passer sur le côté ? Je vais juste faire le plein à la

station et je repars.

Est -ce que nous venons, nous, les Belges, chez vous, en France, prendre de

'essence française ? Bah... Non, parce qu 'elle est plus chère.

Plus chère qu 'en Belgique ? Ben oui.

Comment ça, ben oui ? Votre essence serait meilleure que la nôtre ? C 'est

que vous voulez dire ? Pas du tout. C 'est que chez nous, il y a plus de

C 'est pour ça que chez vous, elle est moins chère, non ? Si notre essence

est moins chère en Belgique, c 'est parce qu 'elle est pour nous.

Allez, fout le camp.

Vous n 'avez pas le droit de me parler comme ça, non ? J 'ai... tous les droits

quand il s 'agit d 'empêcher l 'invasion des camemberts dans mon pays.

Allez, fous le camp, demi -tour.

Je ne viens pas envahir la Belgique, je viens juste acheter de l 'essence.

Agression. Sous -radoyer dans l 'exercice de ses pensions.

Tu vas déguster, bonhomme.

T 'aimes ça, le goudron ?

On n 'est pas près d 'aller bouffer, merci plein.

On est régalumande à la ferme.

Qu 'est -ce qu 'on a dans son petit sachet ? Non,

non, pas le slip, non.

Non, je vous en supplie. Non, non, non.

J 'ai l 'impression que c 'est les mêmes notes qui sonnent à travers le corps.

Vraiment ? Oui.

C 'est du bon matériel, ça.

Un bon détecteur. C 'est belge ? Non, c 'est chinois.

Le chef Williams ! Le chef Williams ! C 'est bon.

C 'est bon.

Vous pouvez y aller, vous êtes libre, mon vieux.

Vandovo ! C 'est vous le responsable de cet embouteillage monstre ? Un

embouteillage ? Qu 'est -ce qu 'il a fait, ce monsieur ? Lui ? Il est

Qu 'est -ce qu 'il a fait de suspect ?

Il se promène en slip.

Ça va pas, non ? C 'est lui qui m 'a dit de me déshabiller.

Moi ? Non, pas du tout.

Underwood, qu 'est -ce que cet homme a fait pour mériter pareil traitement ? Il

est français, c 'est ça ? Non, je ne crois pas, non.

Oui, je suis français, oui.

Je l 'ignorais.

Ravi. Bon, allez, dans mon bureau.

À quelques semaines du passage à l 'Europe, votre aile anti -français est

mal perçue.

Anti -français ? Moi ? Non, j 'adore la France.

C 'est loin d 'être l 'avis de tout le monde.

Il va falloir vous calmer, Van de Boer, parce que vous avez une sale réputation.

Comment c 'est possible ? Je suis le plus francophile des Belges.

Vous êtes francophile, maintenant ? Oui.

Ah oui, la France, quel beau pays.

Eh bien, ça tombe bien.

Parce que je vous ai justement désigné pour expérimenter une équipe en douane

volante, mixte.

Homme -femme ?

Franco -Belge.

Quelle belle idée.

Non, je dis quelle belle idée.

Mais pas moi.

Je ne pourrai pas, non. C 'est une de mes forces.

Non, non, s 'il vous plaît.

Alors tenez -vous à carreau et cessez de faire du foie à Vannevorde.

Et alors peut -être, je choisirai quelqu 'un d 'autre.

Allez.

Allez, ben, au futur parisien qui sert d 'ordinateur. D 'informatique, je

pourrais. Ah non, c 'est pas pareil.

Deux menus jour, Irène. On est pressé.

Il va me manquer, celui -là.

Mme Janus, une petite coupe ? Non, merci, non.

Je vais certainement pas boire du champagne pour fêter la disparition de

douane. C 'est plutôt du poison qu 'il me faudrait.

Oh, Irène, faut pas le prendre comme ça.

Ah bon ? Mais comment il faut que je le prenne ? C 'est sûr, vous vous en

foutez, vous êtes fonctionnaire.

Nous, on est obligés de rester ici.

Il n 'y a que notre chiffre d 'affaires qui va foutre le camp.

Comment on va faire, nous, l 'année prochaine, sans clients, sans douaniers,

sans commerçants ? Plus personne ne va s 'arrêter.

Et puis avec la monnaie unique, il n 'y aura même plus de bureau de change.

Tu vois, qu 'est -ce que je te disais ? On n 'y avait pas pensé.

Et il est passé midi.

Il y a encore trois mois, vous étiez une trentaine. Et là, regardez.

C 'est vrai que ça se vide de plus en plus.

Tiens.

Écoutez, Irène.

On vous promet que tous les douaniers qui vont rester dans la région, ils

viendront manger chez vous tous les midis.

Ouais, promis, promis. Vous pouvez compter sur nous, Irène. Et on fera

message, même en Belgique.

C 'est pas avec ça qu 'on va s 'en sortir, mais enfin, c 'est gentil quand

Jacques ! Bonjour, petite chère.

Les messieurs dames vont déjeuner chez nous.

Je vais tâcher de retrouver une place.

Eh ben, bon, je vais essayer.

C 'est ça le plat ? Je sais bien, mais il faut qu 'on fasse de l 'économie.

Tu vois où ça nous met, cette connerie d 'Europe ? Il a l 'air tellement

malheureux.

Tu veux que je dise que c 'est son vrai malheur ? C 'est d 'avoir épousé une

Française. Ouais, surtout.

d 'avoir rendu une Belge malheureuse.

Ben oui, celle qu 'il n 'a pas épousée et qu 'il a laissée seule à la merci du

premier Français venu.

Voilà son vrai malheur.

C 'est un Français qui passe la frontière belge et il demande au

est -ce que ça vous dérangerait de regarder, j 'y mets deux clignotants à l

'avant, il fonctionne.

Bon, avec plaisir une fois, vite.

Alors, le Français, donc, il met les warnings en route.

Le belge, il passe à l 'avant du véhicule, il se penche sur soi, il est

concentré, il regarde et il fait « Oui, ça marche ! » « Ah non, ça ne marche pas

! » « Oui, ça marche ! » « Non, ça ne marche pas ! » « Oui, ça marche ! » «

ça ne marche pas ! » Vous savez pourquoi les Français adorent les Black Belges ?

Non.

Parce qu 'ils rient trois fois.

Ils rient quand on leur raconte, ils rient quand on leur explique, et ils

quand ils la comprennent !

On m 'a pas mangé ? On se tire ! Ça pue le crouze ! Hé ! Balutène, calquette !

Jonathan

? Je suis le bassin, je suis le bassin.

Je suis le bassin.

Tu contrôles pas les papiers ? Avant de voir le bassin chargé.

Il a été pâté, c 'est une ambulance belge.

Je te parie 50 francs que non.

Douane de royaume de Belgique.

Les papiers.

Vous allez où comme ça ? Je transporte un blessé grave qui doit subir une

transplantation d 'urgence.

Il est entre la vie et la mort.

Et ça vous fait sourire ?

Non. Si.

Oh non.

Si.

Vous souriez là.

C 'est parce que j 'essaie de rester cool, mais je suis tendu.

Gardez vos mains sur le volant.

D 'habitude, ce n 'est pas les organes qui font le déplacement ? Non.

Ça dépend.

Ça dépend de quoi ? Ça dépend des organes.

Vous avez des papiers français pour un véhicule immatriculé en Belgique. Je

français, mais je travaille en Belgique.

Vous ne bougez pas les Belges, c 'est ça ? Je ne mange pas de pain, je suis au

régime.

D 'accord.

Un petit rigolo.

Ruben,

viens voir.

Je ne bouge pas.

Putain, je savais qu 'il n 'y avait pas de U dans Blast.

Descendez de ce véhicule ! Force ! Force ! Descendez de ce véhicule !

À quoi vous servez si vous n 'êtes même pas foutus d 'arrêter vos trafiquants de

drogue ? Oh, sur un autre ton, Van Dvoort. C 'est les douanes françaises

n 'as rien à dire.

Ça, une douane ? C 'est une passoire à camembert.

Ça va, ça va. Je n 'ai pas envie de m 'énerver.

Au contraire, Ducatel. Énerve -toi.

J 'aimerais bien voir à quoi ça ressemble un mollusque qui s 'énerve. Tu

'insultes pas.

Ce n 'est pas une insulte.

Parce que tu es un mollusque. Un tout petit mollusque.

Tiens -toi, Van Dvoort, ou je t 'arrête.

Tu m 'arrêterais pour quoi ?

Tu viens de passer la frontière avec de la drogue, là, non ?

Sale prousse de merde !

Excuse -moi, c 'est parti tout seul.

Bravo Mathias, t 'as bien fait, c 'est tout ce qu 'il mérite.

J 'ai peur que ça le rende encore plus con.

C 'est impossible, il est au maximum.

S 'il te plaît, dis -moi que c 'est lui qui t 'a frappé le premier.

Je suis désolé, mon amour. C 'est lui qui a commencé.

Il m 'a insulté. Ce n 'est pas possible. Vous êtes pire que des gosses. Il faut

grandir.

Je t 'ai dit, je suis désolé.

Il faut que tu ailles t 'excuser auprès de lui.

Quoi ? C 'est une blague ? Non.

Il faut que ça s 'arrange avec Ruben avant que tu ne parles à mon père.

Mais je ne veux pas m 'excuser. Il nous pourrit la vie depuis plus d 'un an. Il

faudrait que moi, j 'aille m 'excuser.

Attends, Louise.

Qu 'est -ce que j 'ai fait de mal à ne pas être né à 5 kilomètres de l 'autre

côté de la frontière ? Mais qu 'il aille se faire foutre, merde.

C'

C 'est pas moi qui suis con, c 'est ton frère. C 'est même un gros con de belge

comme j 'ai rarement vu. Ne parle pas de lui comme ça, s 'il te plaît. C 'est la

vérité, c 'est ce qu 'il est. C 'est un grand con de belge.

En fait, t 'es aussi raciste que lui.

Pas du tout. C 'est cette situation qui me rend dingue. Je te jure, il y a des

moments, j 'en peux plus.

Pourquoi on reste ensemble si t 'en peux plus ? Il y a des fois, je me pose la

question. Je te déteste.

Attends, Louise.

Ne me touche pas.

Ça va pas, non ? Tiens, tu ressembles à ton frère.

On voit que t 'as été élevé dans la même famille de bons belges.

Tu sais ce qu 'ils disent, les bons belges ? Oui, que c 'est des gros cons.

Non, non, non.

Louis, attends ! Louis ! Louis ! Qu 'as -tu fait, Ruben, qui t 'enture tant à ta

conscience ? Je le sens.

Mon père, j 'ai tellement honte.

Parle, n 'aie crainte.

Dieu sait rappeler à lui ses brebis égarées.

Même une brebis armée qui tire dans le dos d 'un Français qui court.

Tu as tiré dans le dos d 'un Français ? Ce n 'est pas tellement celui -là qui me

pose problème.

C 'est que quand je l 'ai touché et qu 'il est tombé...

J 'y ai prouvé une immense satisfaction, comme de la joie, presque l 'abolité.

Et là, je sens que c 'est mal, mon père.

Grand Dieu, Ruben, d 'où te vient cette haine du français si farouche ? Mon père

? Oui, mon fils.

Non, mon père, ça vient de mon père, mon père, moi.

Tu te dois d 'aimer ton prochain, Ruben, comme toi -même. C 'est Dieu qui te l

'ordonne. C 'est mon père, oui.

Mon prochain, quand il est français, ça bloque. C 'est épidermique.

Mon prochain français, je ne peux pas. Si tu continues à vivre dans cette

Ruben, je ne pourrai plus t 'absoudre de tes péchés, ni même continuer à te voir

à confesse.

Je regrette sincèrement.

Et tu iras droit en enfer, Ruben, pour l 'éternité.

En enfer ? Pour l 'éternité, moi ? Oui, car jamais tu ne passeras la douane du

paradis. Une douane pour rentrer au paradis ? Bien sûr, et avec une âme

sombre que la... Tiens, ça m 'étonnerait que tu la passes.

Oh, merde.

Bien, messieurs, s 'il vous plaît.

S 'il vous plaît, messieurs.

Dame ? Oui, dame, pardon, Bakary.

Bon, ben, je vous en prie.

Allez, venez voir, on vous écoute.

Voilà.

Je voulais sincèrement m 'excuser pour ce qui s 'est passé.

Je vous ai mal parlé, pardon.

J 'étais dans le feu de l 'action.

Je n 'aurais pas dû venir vous provoquer.

Je ne pensais pas ce que j 'ai dit, mais mon dépassé m 'a pensé. Excusez -moi.

Moi aussi, je suis désolé de ce qui s 'est passé.

Je m 'excuse.

Pas de problème.

Bien. Bon, incident terminé. Bon, alors, ce qui va suivre ne concerne que ceux

qui vont rester sur le secteur en douane volante. Alors, il nous faut un

volontaire pour expérimenter une brigade mobile mixte franco -belge.

Ça va être qui ?

Comment ? Avec quel Donnie Bell je pourrais faire équipe ? Avec moi.

Bon, ça va, ça va, ça va.

Bon, alors, lequel d 'entre vous ? C 'est une blague ? Pas du tout.

Jamais personne voudra.

Si, moi, je suis volontaire.

S 'il vous plaît, Ducatel, un peu de sérieux.

Mais je suis sérieux, chef. Je suis volontaire pour faire équipe avec Ruben

Bord. Enfin, Ducatel, vous partez pas sur Paris pour votre connerie d

'informatique, là ? Non, j 'ai changé d 'avis, chef.

Bien. Bon, écoutez, vous commencez tous les deux lundi.

Rendez -vous ici même à 9h pour le briefing.

Pourquoi pas le faire en Belgique, le briefing ? Non, non, non.

Une fois chez l 'un, une fois chez l 'autre, non ? Non, mais compliquons pas.

Restons ici.

Alors faisons -le au No Man's Land. Au moins, là -bas, c 'est neutre.

Oui, bon, d 'accord.

No Man's Land, ça me va.

Et voici la salle des restaurants.

Qui peut accueillir 60 couverts.

Qu 'est -ce qu 'ils font là ? Ben, une réunion.

Eh ben, si les douaniers commencent à faire des réunions chez nous sans

consommer.

Toi, tu dis toujours oui à tout.

Ah non.

Sauf à moi.

Je vous fais visiter les appartements ? Bon, alors, nous savons maintenant que

la suppression des douanes fixes va entraîner une augmentation du trafic de

drogue par la route.

C 'est pourquoi il faut quadriller la paix entière. Vous allez donc être

seuls, en pleine cambrose, livrés à vous -mêmes.

Et alors là, croyez -moi, c 'est pas la même histoire.

C 'est quoi ça ? Ça c 'est un téléphone portable GSM, le premier d 'un

brigadiste. Vous avez vu comme c 'est petit ? C 'est un téléphone sans fil, ça

'est dingue. Un utilisé qu 'en cas de force majeure, les communications

une fortune. Déjà que le gouvernement a loué pour votre formation un budget

exceptionnel de 40 000 francs belges. 5 900 francs français. C 'est tout ?

Affirmatif. Ça représente une formation d 'à peu près une semaine qui,

malheureusement, n 'aura pas lieu.

Comment ça se fait ? La faute à l 'acquisition de votre véhicule

'interception qui engloutit la totalité du budget.

Un véhicule international d 'interception à 5 900 francs ? Mais c

comme voiture ? Ah, effectivement.

C 'est grotesque.

Alors, je vous présente votre troisième partenaire, Grizzly.

Grizzly ? Mais qu 'est -ce que c 'est que ce clébard ? Un de nos meilleurs

agents à la D .N .O .D.

Ça ? C 'est censé nous protéger ? Protéger, non, mais il griffie un fer

commun pour tout ce qui est stupéfiant. Il vous sera très utile, surtout en

volante. Bien, messieurs, en voiture.

Messieurs, il est important que cette expérience internationale soit une

réussite. Comptez sur nous. Il faut donner un symbole fort pour l 'Europe de

demain.

Oui, c 'est bien parti.

couchez grizzly couchez grizzly il a l 'air complètement con ce chien

il est français je trouve qu 'il a une tête de belge

que plaisant

Pourquoi ils ne s 'arrêtent pas ? Je pense qu 'on n 'est pas une douane ici.

Regarde -nous, on a l 'air de deux clowns. Ils nous prennent pour une

Tu crois ? Qu 'est -ce que je fous ici ? Moi aussi je me le demande. Le monde

change et nous on suit.

Non ! On subit, c 'est pas pareil Ducatel.

Le monde ne change pas, il part en sucette et nous avec.

On n 'arrête pas la panne au stop.

Vous êtes en panne ?

C 'est un contrôle douanier, monsieur.

Contrôle douanier ? Ah bon ? Comment ça, ah bon ? Bah, je sais pas, vous avez

plutôt l 'air d 'être en panne ou perdu, là.

Monsieur, on est douanier et on fait notre travail, ok ? Mais ça existe

la douane ? La fixe bientôt plus, mais la volante, oui.

Bon, ok, descend.

Je vais te montrer si ça existe encore, la douane. Allez ! Ça va, c 'est pas la

peine de t 'énerver parce qu 'il est français.

Mais j 'en ai rien à foutre qu 'il soit fromageole ! Une occupante se fout de

notre gueule, là, je te signale ! Mais il se fout pas de notre gueule, il nous

demande ce qu 'on fait, là !

Mais moi aussi je me demande ce que je fais là ! Asservir et défendre un pays

qui n 'a plus rien à foutre ! Mais ça va... Ah ben voilà, t 'as gagné, il est

parti.

Non ! Ça va pas, non ! Comment on se fait chier, mais ça ?

On lui tire pas dessus, c 'est tout.

Il s 'en fout ! C 'est pas parce qu 'il s 'en fout qu 'il faut lui tirer dessus

! Très bien.

Ok, alors qu 'est -ce qu 'on fait, monsieur je -sais -tout ? Ben, on note

plaque.

On le poursuit, mais on lui tire pas dessus.

On est en France ici.

Juridiction française, c 'est moi qui décide.

Donc je te propose qu 'on le poursuive. Qu 'est -ce que t 'en penses ? Avec ça

? Oh

non, oh bah... Non, bah non !

Pourquoi t 'es si nerveuse, ma chérie ? Non, tout va bien.

Je l 'aime bien, moi, le collègue de ton frère, là. Oui, il est gentil, mais c

'est pas du tout mon genre. Je veux épouser quelqu 'un que j 'aime.

Oui, mais je ne te vois jamais avec un homme.

Papa, voilà, il faut que je te dise.

Quoi ? Tu préfères les femmes, c 'est ça ? T 'es gouine ? Non.

Et on dit pas gouine, on dit lesbienne.

Ah.

T 'es lesbienne.

Non, je ne suis pas lesbienne, je t 'ai dit.

Eh bien alors, pourquoi est -ce que vous n 'essayez pas de me voir une fois,

toi, Van Eeksem ? Parce que je n 'ai pas envie.

Tu sais qui l 'aimait, tu sais, Van Eeksem ? Belgique, quoi. Ah bon ? Oui,

flamand, brallon.

Un vrai belge, quoi.

Arrête de vouloir me marier avec toute la Belgique. Ce qui est important, c

que je trouve le bon.

Oui, le mot belge.

Tu m 'énerves.

Arrête -toi d 'en parler, tiens.

Tu n 'avais pas vu ? C 'est de l 'eau française.

Je veux de la spa.

Il n 'y avait plus de spa au magasin. Bois celle -là, elle est très bonne.

Non, je veux de l 'eau belge.

Imagine que les Alpes sont en Belgique et bois.

Non. Si.

Non. Tu m 'énerves.

Toi aussi tu m 'énerves.

Qu 'est -ce qui se passe ? On vous entend jusque dehors, qu 'est -ce qui se

passe ? Ta soeur veut me faire boire de l 'eau de frouse.

Pourquoi tu lui achètes de l 'eau française ? Elle est très bonne cette

Non, elle a un mauvais goût. Mais non. S 'il veut de l 'eau belge, donne -lui de

l 'eau belge.

Merci. Si t 'en es, revenne. Y 'a pas de quoi.

T 'as raison, papa. Elle râpe un peu.

Elle aime beaucoup le sec.

De l 'eau sèche, mais bien sûr.

Tu débites un nombre de conneries à la minute, toi, c 'est impressionnant.

Tu parles pas comme ça, d 'accord ? Oh, pardon si je vous ai froissé, monsieur

le grand sauveur de la patrie.

Quoi ?

Bah quoi, c 'est pas toi le grand justicier du royaume de Belgique jusqu

que mort s 'en suive ? Bon, t 'arrêtes de te foutre de ma gueule, là ? Non,

parce que j 'en ai marre de votre délire paranoïaque et raciste. Bah, quel

racisme. C 'est pas parce qu 'on prépare son pays qu 'on est raciste, hein, papa

? Bah, tiens.

Allez, ça va, arrête.

C 'est ce qu 'il te faudrait, toi.

Un bon petit mari, à la maison. Voilà.

Bonne idée,

ça. Bon, ça suffit comme ça. Tu m 'adosses pour la journée.

Bah, où tu vas, ma chérie ?

Je rentre chez moi, vous ferez attention, le café est italien, la

taïwanais et les tasses viennent de Limoges. Il n 'y a que les spéculo qui

chez nous.

Alors vous étouffez pas avec.

Qu 'est

-ce

que tu fais là ? Je t 'attendais, je voulais te voir.

Mathias, qu 'est -ce que tu fais avec mon frère ? Je vais faire mieux que de m

'excuser, je vais devenir son ami.

On pourra enfin être heureux tous les deux. D 'ailleurs, on n 'est pas obligés

de se marier, tu sais. Ça ne sert à rien. Tu perds ton temps avec lui. Ça ne

sert à rien.

Pourquoi ? C 'est toi qui as raison.

J 'ai une famille de cons, voilà, mais c 'est la mienne.

Je ne suis pas prête à leur briser le cœur.

Désolée.

Louis, Louis, Louis. Non, Mathias, s 'il te plaît.

Mon amour. Non, Mathias, ne complique pas.

Aide -moi, s 'il te plaît.

C 'est fini. C 'est mieux comme ça. C 'est fini.

Avez -vous ne vous trompez pas en achetant ici ? C 'est une affaire en or.

fonctionne, mais alors ? Toute seule, n 'est -ce pas, Jacques ? C 'est vrai que

même rien qu 'au niveau du chiffre d 'affaires, on frôle la décence.

Mais alors, pourquoi vous vendez si c 'est une si bonne affaire ? Mon

mari est très malade.

Il souffre d 'une maladie incurable. Il ronge petit à petit.

C 'est vrai que, je dois le dire, je suis très malade.

Et du coup, on veut profiter un petit peu de sa maladie.

Enfin, je veux dire, prendre un petit peu de temps pour... Pour que je puisse

mieux guérir déjà et que j 'ai un peu de temps pour la guérison.

Prendre du temps pour guérir d 'une maladie incurable.

L 'espoir fait vivre, comme on dit.

Ne vous fatiguez pas avec votre baratin, je suis au courant de votre situation

financière dramatique.

Mais les douaniers viennent déjeuner chez nous tous les midis.

Justement, c 'est ça qui m 'intéresse.

Comment ça ? J 'ai moi aussi une entreprise frontalière qui morfle à

'Europe. Du coup, je passe des choses en douce, d 'un pays à l 'autre.

De la contrebande ? Appelez ça comme vous voudrez, rien de bien méchant.

de quoi améliorer les fins de mois difficiles. Qu 'est -ce que vous feriez

place ? On préfère rester honnête, mon cher monsieur.

Laissez -moi vous faire ma proposition.

On ne joue pas dans vos magouilles.

Tendez -toi, ils vont t 'entendre.

Ne les regarde pas.

Ne les regarde pas.

Bonjour. Bonjour.

Je ne vous demande pas de faire de la contrebande.

Juste de laisser traîner une oreille au table des douaniers pour savoir où.

à talons de bonne volante. On ne mange pas de ce pain -là.

Mais il y a combien là -dedans ? Anne, rends cet enveloppe immédiatement.

Non, gardez -la pour l 'instant.

Ça servira à Nuxel. Vous êtes hors de question.

Il n 'y a pas de temps.

Je vous recontate rapidement.

Soit vous me donnez l 'information, soit vous m 'ondez l 'argent.

Prenez le temps de réfléchir.

J 'ai tout réfléchi.

Tu vois ?

C 'est pas que je déteste les Français, c 'est que c 'est les Français qui se

sentent détestables. Oui, oui, c 'est vrai, t 'as raison.

T 'es d 'accord avec moi ? Mais bien sûr, on est souvent arrogant, méprisant,

râleur. Tout à fait.

C 'est comme avec les blocs belges.

T 'as raison, c 'est détestable.

C 'est bien que tu le reconnaisses.

Attends, David, pourquoi mes collègues se moquent de toi ? Parce que c 'est les

colères de frouze.

Mais non, c 'est parce qu 'ils sont jaloux.

Jaloux de quoi ? Mais jaloux de toi.

T 'es le meilleur donné de toute la frontière franco -belge, non ?

Oui, tu pourrais garder la frontière à toi tout seul.

Du coup, ils t 'arrivent pas à la cheville et ils te le font payer en se

de ta gueule.

Tu crois ? Mais oui, tant veulent d 'être le meilleur. Dans le fond, c 'est

grande marque de respect.

Les blagues belges, c 'est du respect ? De la pure admiration.

Alors qu 'il suffirait de me dire, voilà, je vous admire, c 'est doux, c

réglé. T 'es malentendu.

Ben oui.

C 'est comme votre langue. Pourquoi ça s 'appelle le français ? On est en

Belgique, ça devrait s 'appeler belgeois. Tout à fait.

C 'est comme par exemple le franc belge. Le franc belge. C 'est une aberration

ça. Pourquoi pas le belgare ? Comme le dollar.

Le belgare.

Le belgare.

Ça sonne bien.

Combien que je vous dois ? 15 belgare.

Elle m 'a gardé la monnaie.

On zette l 'air télescopique sous les roues de la voiture qui ne veut pas s

'arrêter et ça lui crève les pneus.

What ? Oh non ! Merde, merde, merde, merde, merde !

Merde, merde, merde ! Putain ! C 'est le mec de l

'ambulance ! C 'est le mec ! Putain !

On va le rattraper, c 'est une camionnette diesel ! Non,

non,

j 'ai pas roulé dessus quand même.

On fait comment maintenant, perdus au milieu de nulle part ? On fait comment ?

Le téléphone portatif.

Quoi ? Le téléphone portatif !

Je répète.

Ils arrivent ? Non, ils n 'y arrivent pas.

Ça coûte une fortune et ça ne marche pas ! Allô ?

L

'expérience

est un échec. Un échec cuisant.

Il faut arrêter ce cirque parce qu 'on est ridicule.

Il a raison.

On ne sert à rien en volante. Les gens ne nous prennent pas au sérieux. On n 'a

pas le matériel adéquat. C 'est n 'importe quoi. La suppression des

une connerie stratégique, économique, antipatriotique. C 'est une énorme

connerie. Il faut tout arrêter.

Je suis désolé de vous le dire, mais notre rapport va être sain de l 'an.

Enfin, Van de Voorde, vous n 'êtes tout de même pas assez naïf pour croire qu

'un simple rapport suffira pour arrêter le processus.

Attention, on peut se mettre en grève aussi. Absolument. Mais vous planez tous

les deux là.

Même si on se mobilisait tous douaniers et frontaliers, ça ne changera rien.

Le poste de douane de Courquin va disparaître définitivement, comme tous

postes de douane fixes européens. C 'est fini.

Voilà, débriefing terminé.

Et vous serez gentil de remettre la 4L en état. À vos frais, évidemment.

Jamais j 'aurais cru qu 'on en serait arrivé là.

Regarde cette rue.

Elle est déserte.

C 'est déprimant.

Faut pas se laisser abattre.

On n 'a qu 'à se fixer les objectifs.

Qui sont nos vrais ennemis ? Les Français.

Non, les trafiquants de drogue.

Oui.

Eh ben, disons qu 'avant le 1er janvier, faut qu 'on ait arrêté ces fumiers de

trafiquants.

On n 'y arrive même pas avec une voiture.

Alors, à pied.

Mon frère, il saurait sûrement vous aider.

Il prend en taule, ton frère ? Non, non, il est sorti.

Il y a du boulot.

Il n 'y a que les roues à changer.

Changer les roues, changer les roues.

Éventuellement, rajouter des nouvelles jantes.

Attention, on a un tout petit budget.

C 'est bien parce que c 'est toi, Bruno.

Bon, revenez demain vers 2h15.

On se rapprête.

Les enfants, allez au boulot ! Allez, on se bouge, on se bouge ! Le fatiguant,

il m 'énerve, il a tout le temps crié.

Qu 'est -ce que t 'as ? Ça va pas ? J 'aimerais bien venir avec vous à la

volante. Je déprime ici tout seul.

C 'est parce que je te manque, Vanuxem. C 'est pour ça que tu déprimes.

Un peu, quand même.

En fait, j 'aimais bien quand tu m 'engueulais.

Fais la sieste.

De toute façon, tu vas me voir sourd. Tu vas devenir mon beau -frère.

T 'aimes pas la bière ? Très bien.

devenir beau -frère.

Ouais, enfin, faut voir, faut qu 'elle me pèse assez, t 'assures, pour que je l

'épouse aussi.

Oh, tu fais pas le fanfaron.

Non, mais c 'est une très jolie fille, d 'accord, mais c 'est un... Non, c 'est

une emmerdeuse. C 'est une emmerdeuse.

Vous êtes ensemble ? Ah non, justement, j 'hésite encore.

Excusez -moi.

Ça va ? C 'est à toi que je lui ai demandé ça ? Oui, oui, ça va, ça va, ça

Y a des problèmes, Nadia ? Elle est partie.

Elle accepte sa poste au ministère des Finances.

Oh merde, on s 'est même pas dit au revoir.

Les gars ! Ça va ? Vous venez manger avec nous

? Ça

va ? Ça va ?

La prochaine fois, dites simplement que vous avez de l 'admiration pour moi. Ça

suffira. D 'accord ? Je comprends que vous soyez jaloux. Mais c 'est pas la

peine de vous foutre de ma gueule avec des blagues à la con. D 'accord ? D

'accord ? Bien sûr. Allez. On prend comme ça.

Trois carbonates flamandes.

Trois.

Cadeau pour mes amis français.

Elles sont superbes, ces nouvelles porcelans. Il est devenu généreux,

ou quoi ? Oh non ! C 'est juste un petit peu de viande de bœuf avec une soupe à

la bière.

Ça doit crever, la douane volante.

Vous êtes en voiture toute la journée, non ? Non, on fait des contrôles fixes

aussi sur des petites routes.

Ah bon ? Mais genre, dans quel coin est -ce que vous faites ? Oh !

Je ne savais pas comment foutre, il prenait ma poussière dans un coin.

Motoralpine V6 suralimentée, 250 chevaux, 3000 centimètres cubes, vitesse

pointe, 300 km heure.

Mais c 'est plus que les jantes.

Oh là là, elle est magnifique.

Mais on a le droit de mettre un si gros moteur dans une 4L ? Pourquoi on ne

pourrait pas ? Tout du Renault, ça ne sera rien que du Renault, que du

Merci beaucoup.

... ... ...

C 'était délicieux.

Et merci de m 'avoir invité, Rodin.

C 'est moi qui te remercie, Mathias.

Merci de m 'avoir défendu devant les chefs.

J 'ai aucun mérite. Ça ne sert bien à rien.

Merci quand même.

Mon mari qui remercie un Français, ça me sidère.

Mais Mathias n 'est pas un camembert comme les autres.

C 'est un bon Français. Et il n 'y en a pas beaucoup.

Mais bon, c 'est l 'exception qui confirme la règle.

Non, toi du tout, Ruben, on est tous pareils. À partir du moment où tu t

'intéresses aux autres, tu apprends à les connaître, tu te rends compte qu

sont juste comme toi et moi, d 'origine et de culture différentes, c 'est tout,

non ? Joli discours, mais pas pour moi, non.

Vous êtes marié, Mathias ? Non, célibataire.

Mais tu as quelqu 'un dans ta vie ? Euh... C 'est compliqué.

Compliqué, excuse -moi.

Paraitre indiscret, mais pourquoi c 'est compliqué ?

Comment dire ? Je suis fou amoureux d 'une femme qui est noire.

Et sa famille détête les blancs.

Du coup, on n 'est plus ensemble.

Oh, c 'est moche.

Elle est belle.

Ah oui, elle est magnifique.

Ah non, c 'est trop bête.

C 'est trop bête, c 'est trop bête, c 'est trop bête. Mathias, je peux me

permettre un conseil ? Je t 'en prie.

Si j 'étais toi.

J 'irai voir sa famille et je les convaincrai de te donner une chance.

Vous vous aimez ? L 'amour triomphe toujours de tout.

C 'est vrai.

J 'y penserai quand j 'irai leur parler.

Et à l 'annonce de cette nouvelle, les rois mages apportèrent chacun un cadeau

l 'enfant Jésus.

Et justement, en parlant de bonnes nouvelles, l 'une de nos familles les

assidues, famille Van der Voort, me peut y annoncer les fiançailles de Louise

Van der Voort avec un de nos fidèles que nous aimerions tout de même voir un peu

plus souvent à la messe, Bruno Vanuxel.

Tous nos voeux de bonheur donc au futur mari.

Il ne fallait pas faire demi -tour avec la drogue.

Je ne peux pas.

Écoute -moi bien. Je viens de faire 30 kilos de cam' avec cette connerie d

'ambulance. Et je dois me refaire d 'urgence.

Puis c 'est le seul moyen.

Je ne peux pas.

Tu sais, c 'est une pratique très courante.

Tu ne seras ni le premier, ni le dernier.

Ça rentrera jamais.

Mais si.

Il faut que tu sois bien détendu. Ça passera tout seul.

C 'est pas possible.

Je sens bien que j 'ai pas la place.

Ne pars pas d 'héritiste.

Tiens.

Regarde.

Tu rentres les petites en premier.

Et puis les grosses.

Elles suivront.

Je dois en mettre deux ou trois dans ma doublure de veste, non ? Ah non, non,

non ! On ne prend plus aucun risque.

Tu dois tout mettre dans ton...

Je te laisse, je t 'attends dehors.

Tiens, si tu as besoin d 'aide, ne m 'appelle pas.

Ça y est ? T 'as tout rentré ? Ah bah, tu vois, c 'était pas si compliqué.

Et une fois la livraison effectuée, je ramène l 'argent de la même manière ?

Ouais. Non, surtout pas.

Tu mets ça dans le double fond des portières.

Et puis alors, dis, tu fais l 'aller -à -tour, mais par ces petites routes -là,

parce que d 'après les Janus, y a jamais personne par ici.

Ça va mettre trop de temps. Ah bah peut -être, mais il vaut mieux ça que de se

faire gauler au poste frontière. Ok.

Ah ! Où là ? T 'es éveillé.

Je crois qu 'il faut que je me dépêche. Eh ben roule, roule, je l 'ai dit,

roule.

En

fait,

on se fait même pas souhaiter Joyeux Noël. Joyeux Noël, Mathias.

Merci, oui.

Il y a quelque chose qui va pas ? T 'as pas l 'air en forme.

Non, ça va pas.

Pour toi.

T 'as pas passé un bon réveillon ? Non, et c 'est à cause de toi.

Et moi ? J 'ai mal dormi parce que j 'en peux plus de ta grande gueule de belge

à la con.

J 'en peux plus de ta tête de bouffeur de frites. Tu comprends ça ? J 'adore la

Belgique, j 'adore les Belges, et toi je te déteste parce que t 'es qu 'un gros

con de raciste ! Voilà, c 'est dit, je suis français moi, ok ? Et je t 'emmerde

!

Je me barre d 'ici. J 'en peux plus, je démissionne. Je voulais te voir une

dernière fois pour te dire adieu. Et je te souhaite tout le mieux de bonheur

avec Vanuxem.

Mais qu 'est -ce que tu racontes ? Je vais pas épouser Vanuxem.

Arrête ça.

Le prêtre, il l 'a dit devant tout le monde à l 'église.

C 'est ça, mais c 'était un coup monté de mon frère et j 'étais furax contre

lui. T 'étais à l 'église de Chimay à Noël ? Ouais.

Oh merde, oh merde, Ruben. Oh merde, merde, oh merde.

Merde ! Merde !

Ruben,

je te jure que c 'était pour te tester.

Pour voir si notre amitié était à toute épreuve. Et ? Bah je sais pas, c 'est à

toi de me dire.

Ah ouais ? Tiens, ça, je te l 'avais depuis longtemps.

Ça va mieux ? Non. Pourquoi ? Ça c 'est pour la flingue de bouchons de frites !

Oh ! Viens, viens ! Attends ! Putain, la camionnette rouge !

T 'es mort ! Roule

!

Merde ! T 'es

malade ! T 'es malade !

J 'assure que c 'est pas moi ! J'suis innocent ! J 'connais même pas la douane

de Courquin ! Ah ouais ? Tu te prends vraiment pour des cons, hein, l

'ambulancier ? Pourquoi tu roules comme un tapis sur les routes de campagne,

hein ? J'suis pressé ! J 'ai de la famille qui m 'attend à Bruxelles ! À

première vue, la voiture est vide. J 'essaie d 'appeler pour vérifier l

'immatriculation, mais ça capte pas, j 'ai pas de briques.

Oh ! Grisly ! Grisly ! Pourquoi

il lui enlève le cul, Grisly ? C 'est vrai, ça ?

Pourquoi le chien te renifle le cul ? Non, c 'est normal.

Tous les chiens reniflent les culs.

C 'est même là qu 'il était favori des chiens, non ? Renifler les culs.

Ah non, les chiens reniflent le cul des autres chiens, pas des hommes. Et t 'es

pas un chien que je sache.

Mais j 'ai un chien.

Il doit sentir quand j 'ai un chien.

Tu sais ce qu 'on va faire ? On va aller à l 'hôpital, on va faire une radio.

Pour quoi faire ? Pour essayer de comprendre pourquoi t 'as le cul qui

chien.

Phénomène, toi.

Il va y avoir ça, Mathias.

Tu m 'étonnes que le grésilier est énervé. Ce petit monsieur se promène

boulettes de drogue dans son délire. Ah ben voilà.

Non, c 'est pas possible.

Comment c 'est pas possible ? Tu t 'es rendu compte de rien, peut -être ? Ben

non, sincèrement. Je sais pas ce que cette drogue fait dans mon cul.

On a dû me la mettre à mon insu.

Donc il y a un mec qui est venu, il est venu te mettre 30 boulettes de drogue

dans ton fion, et tu sais pas comment. Mais oui.

Oh, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu.

Mais comment c 'est possible ? Mais j 'en sais rien.

Justement, je cherche.

Ah, mais cherche bien, cherche bien.

Mais peut -être que monsieur s 'est endormi hier avec le cul en l 'air. Oui,

peut -être.

La femme de monsieur le fait cocu avec un terrible magicien.

Oh, abracadabra.

Oh, qu 'est -ce que j 'ai là ? Magie. Oh, un petit paquet de drogue. C 'est de

la magie, ça.

La grande magie.

Et quand tu t 'es réveillé ce matin, aucune sensation, rien du tout ? Moi

Ça gratte un peu. Oui, ça gratte. Et il y a plastique.

Ça gratte.

Bon, ça va, c 'est bon, c 'est moi.

Vous êtes contents, c 'est moi.

Bon, qu 'est -ce que je risque ? Victor, Belgique, vu la quantité, dis donc

tout.

À moins que tu nous donnes l 'expéditeur et le destinataire. Merci.

Je tiens pas à finir au fond d 'un canal.

Très bien.

Allez, on t 'emmène à la brigade des stups.

Ils vont s 'occuper de toi.

Qu 'est -ce qu 'ils vont faire ? Ils vont sortir la drogue, la peser, puis te

remettre dans le derrière.

Ah bon ? Ils vont peut -être y mettre un émetteur.

Un micro.

Un toki.

Non. Il va te suivre à la trace.

Parce qu 'il y a de la place dans ton cul.

L 'idéal, ce serait de couvrir ce secteur -là.

Parce que d 'après la DNOD, il y a beaucoup de passages de nuit. C 'est une

peu habitée. Et puis, il y a la proximité de l 'autoroute, évidemment.

Alors, il faut se planquer là.

Et mettre des gars au payage.

Tiens. Pourquoi pas toi, Benoît XM ? Le payage.

Oui, oui.

Mon gars s 'est fait serrer à cause de vous.

Et c 'est vous qui m 'avez indiqué cette putain de route ! Mais calmez -vous,

monsieur, tu vas l 'en pas plus entendre.

Je vous jure, il n 'avait jamais parlé de ce qu 'on a dit. Mais c 'est pas

possible ! Vous avez dû vous gourer ! Faut vraiment tu voir tout, toi.

C 'est pas d 'un poutre qu 'ils ont changé d 'avis.

Et comment je fais, moi, maintenant, pour récupérer ma marchandise ? Oui,

comment il fait, lui, maintenant, pour récupérer ta marchandise ? C 'est à vous

aussi que je pose la question.

Ah bon ? Très bien. Enfin, c 'est lui qui était censé tout noter.

On va vous rendre tout l 'argent.

C 'est qui reste, quoi ? Parce que vous avez déjà tout dépensé.

Tu peux pas te taire, toi, de temps en temps ? Non.

D 'autant plus que du pognon, il y en avait au moins dix fois plus avec tout

qu 'il avait dans son voiture.

Qu 'est -ce qu 'ils foutent en cuisine ? Jacques ! Jacques ! Il faut que je

vienne, excusez -moi, parce qu 'ils vont finir par venir. Non, ils sont

plusieurs au temps de la carte. Vous y allez, vous mémorisez, vous pouvez être

clair. C 'est clair ? C 'est clair.

Non, Jacques, la promesse, c 'est de venir déjeuner chez toi, pas de passer

journée. Oui, oui, mais j 'étais retenu en cuisine, c 'est pour ça que je...

Jacques.

Jacques. Oui ? Tu peux retirer tes assiettes, que je puisse replier ma

'il te plaît ? Oh, pardon, excuse -moi, je... Tu veux que je vienne être là ?

Non, ça ira, merci.

Tu veux, hein ?

Jacques ? Oui ? Les achats ? Oui.

Bon, j 'ai la tête.

Moi, j 'ai bien la carte.

S 'il te plaît. On a perdu le menu.

Oh mon

Dieu,

bingo ! Celui -là, on se chope.

Laisse -le venir.

Allez, approche ! Allez, allez ! Allez ! Il ne va pas s 'arrêter.

Qu 'est -ce qu 'il fout ? Ruben, décarte -toi, il ne va pas s 'arrêter.

Si, il va s 'arrêter.

Ruben, décarte -toi, je vais jeter l 'air.

Ça va ?

Merci. De rien, tu aurais fait pareil pour moi.

Je crois pas, non.

T 'es dingue de venir ici avec la voiture de Duval.

J 'ai failli tuer Vandevoorde. Quoi ? Et il a failli me tuer aussi, d 'ailleurs.

T 'es tombé sur Vandevoorde ? Je suis un poisseur.

Mais t 'as pas reconnu, j 'espère ? Ben non.

S 'il m 'a reconnu, il serait là.

Il m 'a tiré dessus.

Mais ça va, mon biquet, c 'est pas de l 'été.

On verra que c 'est pas notre voiture.

J 'arrête, c 'est trop risqué.

C 'était mon dernier voyage.

Quoi ? Mais attends.

Regarde.

Regarde ce que m 'a donné Duval.

Regarde, le double de ce qui était prévu. Le solde d 'une avance pour les

prochains allers -retours. Il n 'y aura pas de prochains allers -retours. J

'arrête, on arrête d 'ailleurs, c 'est terminé.

Jacques, s 'il te plaît.

Encore deux ou trois voyages, s 'il te plaît. Non, Irène, j 'ai dit, c 'est

terminé. C 'est fini, on a gagné assez.

On a sorti la tête de l 'eau, c 'est bon.

Mais moi, je ne veux pas sortir la tête de l 'eau.

Merde, Jacques, sois un peu ambitieux une fois dans ta vie.

Tu sais quoi, la chance, elle passera deux fois.

Et là... On a l 'occasion de gagner beaucoup, beaucoup d 'argent.

C 'est la fin de Corquin. On n 'a pas tellement la tête à faire la fête.

Mais nous, plutôt un petit remontant. Tu vois, quelque chose de trapu.

Parce qu 'on a bien besoin.

Moi aussi.

Merci, Jacques.

Merci. Allez.

Bonne année. Bonne année.

Adieu, la douane.

C 'est la première fois que je n 'ai pas envie de faire la brègue aux nouvelles.

Il y a quelque chose de prévu ce soir, Mathias ? Non, rien de spécial.

Tu vas pas rester tout seul un soir de réveillon.

Ben si.

Viens avec nous.

On va souper chez mon père avec Vanuxen.

J 'ai ton père, je suis français.

C 'est pas toi qui m 'imites si bien les belges. André, une fois.

Non, non, non. C 'est même pas la peine d 'y penser.

Allez, viens avec nous.

Non. C 'est une question d 'avis.

Regarde. T 'as à peu près la même taille que Vanuxen. C 'est l 'avis qui fait le

moine.

Moi aussi, je suis quand même pas tout petit peu plus grand, moi, non ?

Bonne année, papa.

Te parle.

Bonsoir, monsieur Van de Verde, une fois.

C 'est qui, celui -là ? Ça, c 'est Mathias, un nouveau collègue. Il nous

tout droit de Liège. Hein, Mathias ? Oui, une fois.

Bonne année, monsieur Van de Verde, une fois.

Te parle.

Tu peux arrêter de dire une fois tout le temps.

Mathieu ? De Liège. Oui, Mathieu, de Liège. De Liège.

Olivia, mon épouse.

Enchantée. Bonsoir.

Léopold, mon fils.

On le réveillera pour le feu d 'artifice ? À la bonne heure.

Louise, ma sœur.

Bonsoir. Ravi de vous rencontrer.

Ruben m 'a fait cacher qu 'il avait une sœur aussi jolie.

Mathieu, je vais t 'asseoir.

Merci, c 'est gentil.

C 'est marrant, je trouve que vous n 'avez pas tellement l 'accent de Liège.

Ma soeur est très jolie, mais un peu rebelle.

Tu peux me passer le panathias, s 'il te plaît ? Oui, bien sûr.

Merci.

Alors ? C 'est parce que je suis né à Bruxelles.

Ah bon ? Vous n 'avez pas l 'accent de Bruxelles non plus ? Mes parents

voyageaient beaucoup quand j 'étais petit.

Et où ça qu 'ils voyageaient beaucoup, vos parents ? Tu peux arrêter de l

'emmerder, là ?

Faut utiliser ma fille, elle a un petit souci avec les hommes. Elle est gouine.

Papa. Oh, pardon.

Lesbienne.

Pourquoi est -ce que t 'as un souci avec les hommes ? Après tout, ils t 'ont

rien fait.

C 'est peut -être ça le souci.

C 'est que les hommes lui ont rien fait.

Est -ce que tu peux être con, ton compétitif ? Exact.

Allez, ça suffit vous deux. Allez, mangez, mangez. Bon appétit.

C 'est bon alors, change -fois !

Je peux pas vivre sans toi, Loïs. Tu m 'as trop manqué. Je suis fou de toi. J

'ai envie de toi.

Mais t 'es cinglé où il y a ma famille, de l 'autre côté de cette porte.

Mais justement, tout s 'arrange. Ils m 'adorent, ton frère et moi aussi. Je

commence à l 'apprécier, figure -toi. C 'est même lui qui a insisté pour que je

vienne ici ce soir.

Ah oui, c 'est le genre comme ça que tu veux dire ? Oh,

mais t 'es tellement belle, tu sens tellement bon.

Tu me rends tellement dingue.

Toi, Sarah, tu vends seulement les bonnes.

Je m 'en fous.

Mathias, pas ici.

Pas ici.

Pas ici. Pas ici.

Il y a quelqu 'un au WC ? Oui, oui, c 'est occupé.

Ouvre ! Je dois pisser comme une vache ! Dépêche -toi ! Pas pisser dans le

jardin ! Non ! Non, non, non, non, non ! La caille d 'or ! Ouvre ! Deux secondes

! Ouvre ! Je me cache ! A la mer ! A la mer ! C 'est une grouille d 'oiseaux !

Sautes ! La caille d 'or ! Sautes ! Je m 'en fous ! C 'est qu 'elle m 'a raté

les vidéos.

Pourquoi t 'as ouvert la tête ? T 'as toujours dit que t 'étais bien.

Ben, où c 'est qu 'il sort, là, le liégeois ? J 'étais dehors à goûter le

'artifice, M. Van Verde. C 'est à mes nuits.

Ça ne serait tardé, alors, une fois.

Merci encore, M. Van Verde, et bonne année.

Tu parles.

Au revoir.

Au revoir.

Bonne nuit, papa. Oui, bonne nuit.

Allez, au revoir.

Tiens, Louise, je vais ramener ma luxe. Oui,

si tu veux, oui.

Si je veux bien que vous me ramenez. Non, non, non, tu es avec moi, toi.

Je vais ramener ma femme et mon fils et je te dépose en France. Allez, viens.

Au revoir et bonne année.

Bonne année, oui.

Vous ne pouvez pas être défaut.

J 'ai un service à tout le monde.

Bonsoir, mon père.

Que se passe -t -il, Ruben ? Tout se passe bien. Je voulais juste vous

une bonne année 93 et vous dire que j 'ai pris de très bonnes résolutions.

Je voulais aussi vous présenter mon ami Mathias

Ducadel.

Bonsoir, mon père.

Bonsoir, mon fils.

Français.

Oui, et alors ? Je suis ami avec un Français. Moi,

un ami français.

Tant mieux, Ruben, tant mieux.

Non, pas tant mieux. Mon père, c 'est formidable.

Vas -y, mon père, pour après.

Vous avez la douane.

Tu sais, Ruben, les voix du Seigneur sont impénétrables.

Dis -lui, toi, dis -lui comment j 'entends bien. Ah oui, c 'est vrai, oui.

travaille ensemble et on s 'apprécie beaucoup.

Oui, beaucoup, beaucoup, beaucoup.

Oui, on est amis, hein ? Dis -lui d 'où tu viens.

Hein ? Dis -lui d 'où tu viens.

Ah, de France.

De France. Je suis français. Ah oui, un français de France.

Éprouver de l 'amitié pour un enfant de Dieu, quel qu 'il soit, n 'a rien d

'exceptionnel. Et si, en plus, tu le fais dans le but d 'obtenir quelque

du Seigneur, c 'est mal.

Ah, pas du tout. Je ne le savais pas avant.

Je n 'avais pas d 'arrière -pensée.

Non, non, non, c 'est une belle amitié, simple et loyale, entre deux bons

camarades. Hein, mon ami ? Oui, mon ami.

Mon ami.

En revanche, moi, ça n 'est pas sans arrière -pensée.

Et je sais que tu sauras entendre ce que j 'ai à t 'avouer, mon ami.

Bien sûr, mon ami.

Non, excuse -moi, qu 'est -ce que tu viens de dire ? Je me suis rapproché de

parce que j 'aime ta sœur et je voudrais l 'épouser.

Tu ne l 'as vue qu 'une seule fois.

Non, non, non, non, non, non.

On est ensemble depuis plus d 'un an.

Sœur depuis un an, petite enculée ! Demande en vente ! Oui ? Surveille ton

langage, tu es dans la maison du Seigneur. Il se tape la sœur depuis un

petite enculée ! Sors d 'ici ! Sors d 'ici, tu n 'es pas digne de cette église

Sors ! Sors de la tête et de la gueule, sale petite frousse de merde ! Sale

petit vendeur ! Tu es dans la maison du Seigneur, mon père ! La violence ne te

mène à rien ! Calme -toi ou tu iras droit en enfer ! Jean -Marie, t 'es un

de l 'enfer !

Jamais sans fumier de rouge ! Revenez, mon ami, je ne suis pas ton...

Dégage. Parce que je suis trop malheureuse depuis que je ne suis plus

sale frousse, comme tu dis.

Rouge ! Tu sais pourquoi on n 'est plus ensemble ? Parce que chaque fois que je

me réveillais le matin dans ses bras, la première chose qui me venait à l

'esprit, c 'est comment je vais faire pour éviter le drame avec ma famille.

Mais qu 'est -ce qui te dit que tu n 'es pas sortie avec lui juste par

provocation, hein ? Juste pour bien emmerder ta famille ! Oui ! Oui, j

que ce soit une histoire sans lendemain ! J 'ai même regretté de lui dire des

mots d 'amour.

Quand il m 'a demandé en mariage, ça m 'a tellement bouleversée.

Ça m 'a tellement bouleversée.

J 'ai eu peur.

Peur de ton racisme à la con.

Voilà pourquoi je suis plus avec l 'homme de ma vie, hein, Ben ?

Bonne année, Louise Van Zandt.

Bonne année, Mathilde Ducatel.

Je veux plus jamais qu 'on se quitte.

Moi non plus.

Allô ? Oui, il est là.

Allô ? Oui ? D 'accord, j 'arrive.

Oui, je fais au plus vite.

Il faut que j 'aille, ils ont repéré une BM à plus de 200 sur l 'autoroute et

ils nous demandent de l 'intercepter.

Fais attention à toi.

C 'est surtout Ruben qui m 'inquiète.

Allô ? Ça y est, on est en place.

Vous m 'entendez ? Allô ? Allô ? Oh, merde.

Ils l 'ont raté de paix au péage chez une BM bleue nuit immatriculée en

Tu dis pas évidemment ? Quoi ? J 'ai dit immatriculée en France, tu dis pas

évidemment ?

Bah non.

Sœur Ruben, tout ce que je veux, c 'est que Louise soit heureuse.

Je te souhaite de vivre toute ta vie avec ma sœur.

Parce que le jour où vous vous séparerez, je te bute. T 'as compris ?

Ruben, je suis tellement heureux qu 'on devienne beaux frères.

On en reparlera après le divorce.

Allez, allez, allez !

C 'est trop dangereux !

C 'est rien, j 'ai juste transporté quelques cartons de cigarettes.

Et pourquoi tu t 'enfuis ? J 'ai pas vu que c 'était vous.

Ça te demande bien ce qu 'il y a. C 'est de la contrebande.

Donne -moi tes clés. Donne -moi tes clés ! Qu 'est -ce que tu fais ? Je te mets

les menottes, Jacques.

Et pourquoi ? On est obligé de te mettre en retenue douanière.

Enfin, Ruben, ça fait 20 ans qu 'on se connaît. Tu vas pas me marier pour

quelques cartons de cigarettes ? Quelques cartons de cigarettes ? Je suis

Merde. Apparemment, c 'est de la cocaïne. En grande quantité.

Je vous jure, je ne savais pas.

Je n 'ai pas fouillé le coffre.

Ta femme est au courant de ce trafic ? Absolument pas.

Je tombe des nues.

Mon Dieu, Jacques.

Mais qu 'est -ce que tu as fait ? Je ne savais pas que c 'était de la drogue. Je

te jure, Irène.

À chaque fois, il me disait que c 'était des cigarettes.

Parce que ce n 'est pas le premier voyage.

Non, c 'est le cinquième. Tu ne peux pas en éviter une ou deux en t 'entendant.

Non.

Excuse -moi, mon amour.

Tiens, Sruman, sans ça, on s 'en sortait pas.

On risque de faire de la prison ? Dix ans ferme et quelques millions de francs

'amende. C 'est possible.

À moins qu 'ils coopèrent.

Comment ça ? Si grâce à vous, on arrête tout le réseau, vous pouvez être

considérés comme nos aviseurs.

Aviseurs ? Comme si on était infiltrés ? En quelque sorte, oui.

Vous serez laissés en liberté jusqu 'au procès et bien défendus. Ce sera une

peine avec sursis et une mise à l 'épreuve.

Peut -être un peu de prison pour toi, Jacques.

C 'est pas grave.

On coopère, on se dit qu 'on coopère.

Je prends tout sur moi.

La seule chose, je veux pas qu 'il y ait rien à dire en prison.

Il manque plus que ça.

Alors, ça s 'est bien passé ? Génial, vraiment, que du bonheur. R .A .S.

Super.

Et ça, qu 'est -ce que c 'est que ça ? Ça, c 'est un rêve terrible. J 'ai été

victime d 'un léger accrochage sur l 'autoroute, mais j 'ai réussi à prendre

fuite, donc pas de conséquences.

Et rassurez -vous, M. Duval, l 'entièreté de la drogue se trouve dans

Et comment tu sais que c 'est de la drogue, toi ? Non, je voulais dire

cigarette. Mais il faut aussi dire qu 'il y a quand même une sacrée atmosphère

de trafic de drogue.

J 'ai eu ce petit lapsus malheureux.

Jacques, ça va ? Non, pas trop.

S 'il vous plaît, s 'il vous plaît, s 'il vous plaît. À la réussite de la

première brigade volante franco -belge.

Belgo -française.

Formidable.

Vous avez commenté quand on travaillait pour nous en sous -marin ?

Depuis le début, je vais tout vous raconter.

Moi, j 'ai eu une tête à bourdon.

Mais tu es le roi des cons.

Oh, ce qu 'il est con, celui -là, ce qu 'il est con. Je suis obligée de monter

avec lui dans la même voiture, inspecteur ? Non, commissaire.

J 'aurais dû m 'en douter avec un si joli regard.

Tiens, j 'ai ça dans la poche depuis un bon moment.

Je trouvais ça sous le canapé chez moi, je ne sais pas à qui c 'est, parce que

par hasard... Oui, c 'est à moi.

Nous n 'appartenons qu 'à un seul genre, fisto, l 'humanité.

Et nous ne partageons qu 'une seule planète, la Terre.

La Terre qui est à tout le monde.

À tout le monde.

Le camembert, il est con, il ne va pas se garer là.

Il ne faut pas se garer là.

Non, non, non.

J 'ai une toque.

Mais papa, elle n 'est pas au chinois aussi, la Terre ? Si, elle n 'est pas de

ce côté -là.

Eh, il n 'y a quoi ? Il ne faut pas se garer là.

Toi, voiture ! Broum, broum, broum ! Dégage -os ! Non mais ça va pas me

comme ça ? Y a un problème ? Non, non, non, non, non ! Frise ! Frise !

... ...

...

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