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...
Musique mélancolique
...
- Tu regardes pas jusqu'au bout ?
- Je connais la fin.
- "Titanic" aussi, tu connais la fin, et tu l'as regardé 12 fois.
Les flics ont rien trouvé ?
- La vidéo est en cours d'analyse mais ils ont toujours rien trouvé.
Le seul truc qu'on voit, c'est que tu te méfies pas.
- Je me suis jamais méfié de grand-chose.
- Ca, c'est sûr.
- Allez, viens, on va danser.
- Grave.
On va danser.
*Musique romantique
...
- Faut que tu te détendes.
...
Musique sombre
...
Conversations et sonneries de téléphone
... ...
- Merde ! Vous êtes blessée,
qu'est-ce qui vous arrive ? Ca va ?
...
Bouge pas ! Mets-toi à terre !
A genoux, lève les mains !
Bouge pas !
- C'est pas de ma faute...
C'est pas de ma faute,
ils voulaient faire du mal à maman, à nous.
Ils voulaient faire
du mal à maman... Pardon.
Pardon, pardon...
Générique
...
*Musique dynamique
...
...
...
- Il est dans mon bureau,
il ne dit rien. On doit l'identifier
pour retrouver sa victime.
- OK, comptez sur moi, je suis au taquet.
- Vous êtes sûr que ça va ?
- Oh...
Ca va super !
- Balthazar... C'était pas une bonne idée
de garder la copie de cette vidéo. Vous n'avez pas dormi depuis quand ?
- Euh... Ca fait 4 nuits.
- Vous prenez quoi ?
- Anxiolytiques, comme d'hab'.
- Pourquoi vous partez pas quelques jours avec Maya,
pour vous reposer ?
- Alors... Maya est partie,
à New York, toute seule.
On s'est séparés.
Non, j'ai pas envie d'en parler. Allez, au boulot.
A tout de suite, capitaine !
Bon...
Je vais vous faire quelques prélèvements, et après,
on nettoie votre visage pour voir si vous êtes blessé.
Vous comprenez ?
Vous m'entendez, monsieur ?
OK.
Bon, alors...
C'est quoi, votre nom ?
Musique intrigante
...
- Maman m'a interdit de parler aux inconnus.
- Oui, je comprends.
Mais je suis pas un inconnu, regardez.
Raphaël Balthazar, je suis légiste, vous voyez ?
On se connaît, maintenant. Alors, c'est quoi, votre nom ?
- Max.
- Max.
C'est joli, Max.
Dites-moi, qu'est-ce qui s'est passé, Max ?
Il halète. - Ils...
Ils voulaient tuer maman, et moi, je dois la protéger.
Mais moi, je voulais pas leur faire de mal mais...
Mais j'avais pas le choix, vous comprenez ?
Hein, vous comprenez ?
- Oui, je comprends.
Elle a de la chance de vous avoir,
votre maman. - Oui.
- On peut la joindre quelque part ? Elle doit s'inquiéter.
...
- Pardon, je voulais pas faire ça.
Je voulais pas faire ça, j'ai pas fait exprès.
Il pousse un cri. Pardon, pardon.
- Bon, je reviens.
Il souffle.
- Juste Max ?
Ca va pas être facile pour l'identifier.
- Hmm. - On a demandé à Olivier
côté empreintes et ADN, ça va prendre du temps.
- Hmm. - Si on veut retrouver sa victime,
du temps, on n'en a pas. - Hmm.
- Y a...
- J'ai peut-être un truc.
J'ai relevé des traces d'injection sur le bras droit,
mais pas de type toxico qui n'a plus de veines.
En plus, il est droitier, donc il se serait piqué à gauche.
Non, c'est des traces de soins,
prise de sang, perf... Vous voyez ?
- Ouais. - Et vu le nombre de piqûres
que j'ai trouvées et la couleur des ecchymoses, c'est récent.
Donc je chercherais plutôt du côté des hôpitaux.
Et vu le profil, je dirais psychiatrie.
- OK.
- De rien !
Musique inquiétante
...
- Bien sûr que je le connais.
C'est Maxime van Delpen,
interné ici depuis 5 ans.
Il s'est évadé ce matin en assommant une soignante.
On a fait le tour : personnel, patients, il n'a scalpé personne.
- Delgado, sa victime n'est pas de l'hôpital.
Tu prends des gars avec toi
et tu quadrilles le trajet entre l'HP et la DPJ.
Faut qu'on la retrouve.
M. Fourniol, je dois comprendre à qui il peut s'être attaqué
pour localiser sa victime.
- Je dois prendre des mesures de sécurité.
Voici le Dr Faure,
notre nouvelle psychiatre qui sera plus utile que moi.
- BONJOUR.
- Suivez-moi.
Musique inquiétante
... Des cris résonnent au loin.
Nous entrons dans l'UMD. - C'est quoi ?
- Unité pour malades difficiles, destinée aux patients
qui sont un danger pour eux-mêmes ou les autres.
Un arrêté préfectoral les y place.
C'est le service le plus sensible
qui nécessite une surveillance accrue.
C'est ici qu'est la cellule de Maxime van Delpen.
- Que pouvez-vous dire sur lui ? - Je suis ici depuis 3 semaines.
J'en sais peu. D'après son dossier,
son dernier acte hétéro-agressif remonte à des années,
quand il a attaqué son voisin
dans un état délirant aigu il y a 5 ans.
... ...
- Que s'est-il passé ?
- Pour Maxime, cet homme l'empêchait de parler à sa mère.
Il lui a arraché le cuir chevelu.
La presse l'a surnommé "l'Indien".
Le pauvre a survécu, mais il a gardé
d'importantes séquelles physiques.
- Et sa mère ? - Elle s'est suicidée,
il y a 20 ans, Maxime avait 8 ans.
Il a découvert le corps.
Ce traumatisme psychique a créé une rupture totale
entre lui et la société.
Une déréalisation.
La voix du docteur résonne. Il vit comme si elle était là,
un prolongement
du deuil pathologique qui se manifeste
par des hallucinations visuelles,
auditives et une dépression.
Le patient n'arrive plus à différencier
cette présence des présences réelles.
- Ouais, il est complètement déséquilibré, quoi.
Il pourrait avoir attaqué quelqu'un qu'il imagine être
un danger pour sa mère ? Ce voisin, il y a 5 ans ?
- Oui, absolument.
- Excusez-moi.
Balthazar respire difficilement.
...
- Entendre parler du deuil pathologique t'a touché.
- On se connaît ?
- Tu te souviens pas de moi, Raphaël ?
2008, mon beau-père m'a tiré dessus le jour de mon mariage.
En pleine valse.
Musique sombre
Eux aussi, tu leur as ouvert le bide.
T'as oublié ?
...
T'es bon à enfermer, Balthazar.
Vibreur
...
*-Allô, Raph ? Ca se passe comment, chez les zinzins ?
- Génial, je m'éclate et vous ?
*-Ca va. *-On a examiné le scalp
et on a trouvé du pollen de quercus myrsinifolia.
C'est un chêne à feuilles de myrsine,
originaire d'Asie et rare par ici.
- Rare comment ?
*Eddy rit. *-Du genre rare, bien rare.
Bien rare.
- Oui, genre une vingtaine de spécimens en France,
un seul en région parisienne,
au parc de la Vallée-aux-Loups de Châtenay-Malabry.
*-OK. Vous avez resserré ? - Oui.
Grâce à la terre retrouvée sous ses chaussures,
on a une zone de recherche potentielle,
dans une banlieue résidentielle à Sceaux.
Balthazar acquiesce.
- Bien joué, j'en parle au capitaine Bach tout de suite.
- Tu peux lui demander si on peut garder le scalp après l'enquête ?
Fatim se cherche encore au niveau des cheveux.
Musique d'action Sirène de police
... ...
...
- Bonjour.
...
- Ils sont tous morts.
- Tous ? Il y en a combien ?
Musique angoissante
...
- La famille Besnard au complet : père, mère, fils, grand-mère.
Ils vivaient tous ici depuis des années.
Famille lambda sans histoires.
- Bien...
Eh bien, ils ont été tous les quatre tués
exactement de la même manière.
Une seule plaie,
à l'abdomen, arme blanche.
Décès consécutif.
Une hémorragie interne massive,
je dirais l'aorte.
- Et les scalps ?
- Les scalps...
Effectués perimortem. Delgado,
perimortem ?
- Quoi ?
- Perimortem, on l'a déjà fait. Alors ?
- Oui, c'est un périscope qui est mortem ?
- Quelques minutes juste avant
ou juste après la mort.
- Pourquoi il a seulement pris le scalp de la grand-mère ?
- Eh ben, je sais pas.
Peut-être parce que ça lui rappelait sa mère.
Les cheveux longs et gris...
Peut-être... - C'est "Psychose", votre truc.
- Concernant la chronologie des décès,
vu la température des corps, la rigidité
et les lividités cadavériques,
il a d'abord tué la grand-mère.
Puis il l'a amenée sur cette chaise et l'a assise.
Une heure plus tard, les parents sont rentrés.
J'ai retrouvé des lésions
de défense sur les avant-bras du père.
Il a attaqué la mère d'abord,
elle a dû crier,
le père est intervenu, en tout cas, il a essayé,
sans succès,
et le fils,
il l'a attendu dans le placard où il y avait des gouttes de sang,
il l'a poignardé,
et...
l'a amené ici. Choc
- On est sûr qu'il a agi seul ?
- En tout cas, rien ne laisse à penser
qu'il y avait quelqu'un d'autre.
- OK. Bon...
Le type s'échappe de l'HP,
il fait 30 bornes pour venir tuer ces quatre personnes.
Il y a forcément un lien entre lui et la famille.
On épluche tout
et on essaie de comprendre pourquoi cette famille.
- Super, ça.
C'est ce qu'il faut faire.
C'est bien.
Musique douce
...
- Je te raconte pas le fiasco.
Hé, pourtant,
je m'étais fait joli.
La meuf, elle me dit :
"T'es pas très léger pour un légiste."
Et elle ricane.
Il fait un rire forcé. Genre : "Bonne vanne."
Moi, du tac au tac :
"Mais toi, je te trouve pas
"très esthétique pour une esthéticienne."
Rires
OK, c'était pas terrible.
T'aurais vu la tête de la meuf...
Bon, mon vieux,
comment je peux t'aider ?
T'as l'air de morfler sec.
- Ben, t'es là.
C'est bien déjà.
- Tu sais ce qu'on dit :
"L'amitié s'enrichit des pertes de l'amour."
- Ah merde. ...
Oh merde, tu l'as dit.
C'est un des trois proverbes
que tu connais ?
J'ignorais que t'en connaissais.
- Ca, c'est parce que tu te fies trop aux apparences.
Oh la vache !
T'as vu l'heure ? Faut que j'y aille.
Ouh ouh !
- Ciao, mon pote. Merci d'être venu.
- Ouais... T'es solide.
Tu te relèveras.
Et je suis là, si t'as besoin de moi.
Musique sombre
...
Vibreur
...
- Balthazar.
- On a le lien entre Maxime et la famille.
*-J'écoute. - Les Besnard ont été
famille d'accueil de dizaines d'enfants depuis 20 ans,
dont Julie Lopez,
internée dans le même HP que Maxime.
- Il va falloir retourner sur place interroger cette Julie Lopez ?
*-Ca vous pose un problème ?
- J'affectionne pas particulièrement le cadre.
- Je peux y aller sans vous.
- Non, on se retrouve sur place.
- OK.
Musique intrigante
...
... Vibreur
- Ouais, capitaine, je suis devant.
OK, je vous attends.
...
- Alors, doc, t'es en avance ?
- OK...
2010, accident du travail. Bam !
- Vous parlez à qui, là ?
- Là ? A moi-même.
- A vous-même ? - Ouais.
J'aime bien.
A moins qu'il y ait quelqu'un d'invisible.
- OK, la psychiatre va nous présenter Julie Lopez.
- Julie.
Julie, vous m'entendez ?
Julie.
Vous pouvez essayer de me regarder ?
Je suis juste devant vous.
Bonjour, Julie.
Elle gémit légèrement.
Je suis le docteur Balthazar, le capitaine Bach m'accompagne.
On a quelques questions à vous poser.
Julie ?
Vous pouvez essayer de me parler ?
...
Vous lui administrez quoi ?
- De l'halopéridol.
Sinon, elle est incontrôlable et dangereuse.
Surtout pour elle-même. Depuis peu, elle se tape
la tête contre les murs et se lacère le visage.
On doit la sédater.
- Je suis désolé, capitaine.
On n'obtiendra rien.
...
- Julie.
Julie, écarte-toi !
Lâche-le !
Cris Allez-y, partez. Julie !
- Non ! - On a besoin d'aide.
Ca va aller. Allez, calme-toi.
- Non ! Non !
- Calme-toi ! Ca va aller.
...
... Calme-toi, Julie, respire.
... Allez !
... Calme-toi.
... Ca va aller.
Gémissements
- Elle est là depuis longtemps ? - Elle a été internée il y a 10 ans.
Elle avait 19 ans.
Elle a tenté de tuer sa famille d'accueil, les Besnard.
- Elle est toujours en rapport avec eux ?
- Non, mon prédécesseur a fait arrêter les visites.
Elle disait qu'elle n'avait rien à faire ici.
- Docteur Faure ?
Il faut que vous validiez la prescription de la dose.
Brouhaha
Merci.
- Donc Julie a tenté
de tuer sa famille d'accueil et a été internée pour ça ?
Ca aurait pu renforcer la haine qu'elle avait envers eux ?
Elle aurait envoyé Maxime pour qu'il la venge ?
- Non sédatée, elle est intelligente. Maxime est influençable.
Elle peut l'avoir manipulé. Il suffisait de savoir
où appuyer, par exemple, en disant que les Besnard feraient
du mal à sa mère. - 2013, fusillade
dans un club échangiste.
- Pardon ?
- Non, rien.
... Musique mystérieuse
... Balthazar a le souffle saccadé.
... ...
- Tu peux déplacer ton véhicule, s'il te plaît ?
Elle est un peu en plein milieu.
Ca va gêner l'arrivée des gens. (- OK.)
- Balthazar.
Le monsieur vous parle.
- Est-ce que vous pouvez déplacer votre véhicule ?
- Oui, bien sûr. Pardon. - Merci.
Musique inquiétante
...
- Si Julie a influencé Max, ça sera dur à prouver.
Elle risque pas plus que d'être enfermée...
Bach acquiesce.
- Je vais appeler le proc' pour voir ce qu'il veut faire avec Maxime.
Appelez-moi quand vous aurez
les rapports d'autopsie des Besnard. - OK.
- Balthazar.
Vous inquiétez pas, on n'aura pas à revenir ici.
...
- Julie nous aura bien pourri la vie. Elle m'a enfermé des heures
dans la cave, elle voulait tuer mes parents et m'obliger
à regarder, mais ça m'a soulagé
quand ils l'ont embarquée, mais ça a pas suffi.
- On a tout essayé, mais ça se terminait mal.
Un jour, elle a sauté du toit
et s'est cassé le bras droit
pour faire croire qu'on la battait.
- On a dû lui faire mettre
une plaque de métal.
Il y avait une cicatrice sur l'avant-bras.
Tu l'as vu dans le dossier. (- Ouais.)
Julie m'a attrapé la main dans sa chambre.
Avec sa main droite.
Il n'y avait pas de cicatrice.
- Elle a tout fait pour nous faire passer
pour des monstres et a réussi
plusieurs fois.
Cette petite était mauvaise, mais maligne.
- Au point d'échanger sa place avec quelqu'un d'autre.
...
Tonalité
*-Oui, Balthazar ? - Capitaine, on s'est fait avoir.
La personne dans la cellule, c'est pas Julie.
Julie est ailleurs, en liberté.
Des bips retentissent.
Une porte s'ouvre.
(- Mademoiselle.)
Vous m'entendez ?
On sait que vous n'êtes pas Julie Lopez.
On a besoin de la retrouver, c'est urgent.
- Capitaine.
Capitaine... Avec la dose de calmants,
elle mettra au moins 12 heures
avant de s'en remettre.
- Emmenez-la à l'hôpital et appelez-moi
dès qu'elle aura retrouvé ses capacités.
Il y a forcément un indice quelque part.
Musique inquiétante
...
C'est quoi, ça ?
...
- Non merci.
...
Waouh...
- Ca, là,
c'est la signature de la psychiatre.
C'est elle, Julie Lopez.
...
C'était le premier jour de la nouvelle psychiatre.
Vous étiez sa première visite.
Vous avez tout de suite vu
que vous aviez une vague ressemblance.
Vous attendiez ça depuis toujours.
Vous vous êtes jetée sur elle, vous l'avez défigurée.
Vous avez volé sa blouse,
son passe, ses lunettes, son argent, vous l'avez mise dans votre cellule.
- Attendez, je les enlève, ça me gêne.
Ah, le chignon aussi.
Ca tire.
- Vous avez réussi à vous faire passer pour elle, bravo.
Le personnel la connaissait pas encore.
Vous avez réussi
à berner tout le monde. Vous avez drogué Audrey
pour qu'elle se taise.
Vous avez pensé à tout.
Même à sa famille au Canada.
On a retrouvé les SMS que vous leur avez envoyés
depuis son portable.
Ca aurait pu durer comme ça pendant longtemps.
Dommage, votre écriture vous a trahie.
- Je sais pas si vous comprenez, mais ça fait 10 ans
que je suis dans cet HP. 10 ans !
Il a fallu que je me coupe une frange,
que je mette du rouge à lèvres, des lunettes
et personne ne m'a reconnue.
Ils m'ont payé des cafés, ils rigolaient
à mes blagues...
Comme quoi, j'ai vraiment aucune raison d'être internée.
- Les sociopathes savent évoluer en société.
- Et voilà, tout de suite les grands mots.
- Pourquoi avoir fait ça ?
- Vous plaisantez, j'espère ?
Ca fait 10 ans que je suis enfermée.
J'avais envie de prendre l'air.
- Ce n'était pas pour manipuler Maxime et qu'il tue votre famille ?
Julie rit.
...
- Mais vous croyez quoi ?
Que je vais pleurer et crier que c'est vrai ?
- Ce serait bien. - Pourquoi je ferais ça ?
- On sait que vous vouliez tuer votre famille.
Vous avez même été internée pour ça, non ?
Aujourd'hui, vous avez enfin réussi.
- Prouvez-le.
...
Des pas résonnent.
- Elle a raison, on peut rien prouver.
- Sans preuve, Maxime portera seul le chapeau.
Balthazar ?
Balthazar, oh ! Vous m'écoutez, là ?
- Oui, toujours, capitaine.
- Julie Lopez, vous pouvez faire quelque chose ?
- Euh... Je suis pas psychiatre.
- Faut qu'on trouve un truc.
- En garde à vue,
vous pourriez
la bousculer,
lui faire faire une erreur ou...
- Euh...
Les filles comme elle font pas d'erreur.
Elle fera pas d'erreur.
- Elle est responsable de la mort de 4 personnes.
- Je vous promets rien.
...
2016,
partie de golf qui dégénère.
2013,
noyade accidentelle.
- Bonjour.
2009.
Dévissage, matériel saboté,
crime passionnel.
Bonjour, madame Lopez.
Je...
Je suis là pour vous examiner.
- Vous êtes sûr ?
Vous avez pas l'air en forme.
J'ai été internée très longtemps, je connais les fous.
Que vous arrive-t-il ?
- C'est plutôt à moi
de vous poser cette question. - Ah...
Ben non, moi, ça va.
Quand on aura fini notre petite conversation,
je retournerai dans ma cellule, pour ma petite routine.
Quelle heure il est ?
- Il est 17h12.
- Merci.
On est pareil, tous les deux.
- Pardon ?
- On est pareil, on est sains. Quand tout le monde est fou,
il n'y a que les fous qui sont sains d'esprit, non ?
- Alors...
Vous voulez me raconter ?
- Quoi ?
- Pourquoi vous avez voulu tuer votre famille d'accueil ?
(- Ah...)
Je vais vous proposer un jeu.
Moi, je réponds
à vos questions et vous aux miennes.
- C'est vous
qui commencez.
- Eh bien, parce que...
je les trouvais laids,
vulgaires, idiots,
indignes de respirer le même air que moi.
Non, en fait,
ils me forçaient à prendre des douches froides pour me calmer.
Non, c'est parce qu'ils m'ont condamnée à vivre dans 9 m2.
Si vous demandez
à mon psychiatre, il dira que c'est parce que...
ils représentaient la famille que j'ai jamais eue,
et que j'aurai jamais.
Voilà.
A vous.
A qui parlez-vous, docteur ?
Musique inquiétante
...
Bip de température
Hein ?
- A personne.
- Ben non ! C'est pas du jeu.
J'ai répondu à votre question, vous,
vous répondez à la mienne.
- Je vous ai répondu.
- Pupilles dilatées,
traces et odeur
de transpiration excessive,
vous avez peur.
Vous avez peur de quoi ? De qui ?
- Non, t'as pas peur de la mort.
- Ni de la douleur.
- Ta gueule.
- Il y a quelqu'un ici ?
Rires
- Mais non, t'as peur de la perte.
Et du deuil. - Ta gueule.
- Vous êtes bien attaqué.
- Il a perdu Lise.
T'as peur que ça recommence.
...
Parce que c'est ta faute.
- J'ai dit : ferme ta gueule.
- La cantine est bien à l'HP. On pourrait être voisins de cellule,
si ça vous dit.
...
Il y a quelqu'un ?
Vous êtes bien attaqué.
- C'est toi qui es tarée. T'as tué toute cette famille.
Tu devrais culpabiliser, mais t'en es incapable,
parce que t'as pas les bonnes connexions !
Tu comprends ce que je te dis ?
Non ? C'est compliqué, hein ! Très compliqué.
- Balthazar !
- Lâchez-moi ! Lâchez-moi !
(Putain...)
T'es complètement tarée !
- Excusez-moi, vous auriez l'heure ? Cri
- Putain !
Putain !
- C'était quoi, ça ?
- C'était rien.
- Non, c'était pas rien. - C'était rien !
Je suis désolé, capitaine. Pardon.
Je gère. Je fais ce que je peux.
Quand j'étais interne...
- J'en ai rien à foutre, de vos histoires,
mais je ne me fous pas que vous compromettiez mes enquêtes.
Dites-moi la vérité, vous avez quoi ?
- J'ai dit la vérité. Je suis pas psychiatre.
Je sais pas comment faire parler cette femme, c'est clair ?
- Je suis désolé, là, mais on a un souci.
Elle demande l'heure toutes les 2 minutes.
- Elle attend quelque chose.
- Il y a un truc qui nous échappe.
Je sais pas quoi. Je le sens pas.
- Je voudrais comprendre pourquoi elle a continué
à jouer les psys à l'hôpital après que Max a tué les Besnard.
Elle aurait pu disparaître dans la nature.
- Parce qu'il y a pas que Maxime.
Elle en a peut-être manipulé d'autres pour tuer
une autre personne.
- Mais qui ?
- Faut trouver
la liste des patients que Julie a rencontrés ces 15 derniers jours.
...
- Euh...
Julie a jamais pardonné aux Besnard de l'avoir fait interner.
Elle les tient pour responsables, mais il n'y a peut-être pas qu'eux.
- La demande d'internement, un médecin a dû la signer, non ?
- C'était une procédure d'urgence,
c'est le psychiatre de l'hôpital qui a signé.
- Merde, c'est Jean Fourniol.
L'actuel chef de pôle.
C'est la prochaine cible. - Putain, on y va.
N'y pensez même pas. Vous n'êtes pas en état.
Je vous ai déjà passé beaucoup de choses.
Rentrez chez vous.
- Comment ça, "rentrez chez vous" ? Oh !
Sirène de police
Musique oppressante
... Cris et gémissements lointains
... ...
Des bips retentissent.
...
... Cris et gémissements lointains
... ...
Le patient soupire.
...
(- Oh, c'est bon, ça.)
Il chuchote des propos incompréhensibles.
...
...
Vibreur
...
- Allô ? *-Ici le lieutenant Delgado.
Vous êtes probablement une cible.
Enfermez-vous dans votre bureau. - D'accord.
*Sirènes de police
- La porte ferme à clé ?
- J'ai un souci, c'est que...
Je trouve pas mes clés.
- Bloquez-la avec un meuble, n'importe quoi.
Bloquez la porte. - OK.
- On arrive tout de suite.
Cris
Monsieur Fourniol ? Monsieur ?
Monsieur Fourniol ? Vous m'entendez ?
... Allô ?
Musique de tension
...
... Sirènes
... ...
Une alarme sonne.
*-Alerte évasion.
Alarme et brouhaha
- Ca va aller. - On descend.
...
- Contrôle-toi.
Calme-toi !
...
...
- Je suis couvert de ton sang, Satan.
Tu ne peux plus me voir.
Et maintenant, je vais te tuer.
Maintenant, je vais te tuer
pour toutes les âmes ligotées.
Toutes les âmes ligotées...
Le patient marmonne.
- Arrête !
Arrête !
Barthélémy, pose ton couteau.
Pose ton couteau maintenant.
- Non, la Vierge me l'a dit, il est le diable.
- C'est pas la Vierge.
- Si !
Si, c'était elle et elle était belle.
- Non. - Elle rayonnait.
- Non, c'est une femme malade, Julie Lopez.
Elle t'a manipulé. D'accord ?
Regarde-le, c'est pas le diable.
Ecoute-moi. Pose ton couteau.
- Elle a dit que vous diriez ça,
que vous alliez essayer de me...
La Vierge a toujours raison.
Toujours !
La Sainte Vierge a toujours raison.
- Non.
- Ave Maria
- Barthélémy ! Arrête !
Coup de feu
Musique dramatique
...
- Hé...
Tu veux en parler ?
- Y a rien à dire, j'ai sauvé un innocent, tout va bien.
Tout va bien.
...
Et la vraie psy, comment elle va ?
- Elle se remet physiquement, mais elle est sous le choc.
- Et Julie ?
- Elle va changer d'hôpital et son traitement sera réévalué.
- Et c'est tout ?
- Ben oui, c'est tout.
...
- Allez !
Il y a quelque chose.
Musique de tension
- Si on est là, c'est que tu sais.
Tu as vu. Concentre-toi, Balthazar.
- On est tous là
pour t'aider.
...
- C'est parce que tu fais confiance à personne.
- Surtout pas à tes proches.
- Ils nous trahissent.
...
- Mon tueur, tu le connais.
(- Bien sûr.)
...
- Allez, tu peux y arriver.
...
Non, c'est pas là. Fais avance rapide.
C'est plus loin.
Concentre-toi, Raph.
T'as déjà vu ce détail, un truc.
Un petit truc.
Vas-y.
Vas-y.
C'est ça.
Cette montre,
tu la connais, tu l'as vue.
Y a pas longtemps.
Rires
- Oh la vache ! T'as vu l'heure ? Faut que j'y aille, mec.
- Non...
Non.
- Pas d'effraction. Je l'ai laissé entrer.
On a cru que c'était Sarlat, mais c'était pas lui.
C'était quelqu'un que je connaissais,
que tu connaissais.
Balthazar pleure.
T'as dit
que ça pouvait être un médecin.
Tu peux pas m'échapper. Je suis ta conscience.
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, maintenant !
Le rire de Margueritte résonne.
...
- Tu te fies trop aux apparences, Baltha.
- Tu sais pourquoi t'as pas voulu le voir plus tôt ?
Tu le sais, hein ?
- Oui.
Parce que ça veut dire que c'est moi...
C'est moi qui t'ai présenté ton tueur.
Elle soupire.
...
*-Vous êtes bien sur le répondeur du Dr Margueritte.
Je ne suis pas dispo...
Tonalité
*-IML de Garches, bonjour.
- Bonjour, je voudrais parler au Dr Margueritte, je vous prie.
- Il est absent. Je peux prendre un message ?
- Oui.
Dites-lui bien que le Dr Balthazar a appelé.
- Balthazar. Raphaël Balthazar ?
- Ouais, c'est ça.
- Le Dr Margueritte a laissé un message pour vous.
Il sera là où vous avez fêté votre serment d'Hippocrate
quand vous vous êtes rencontrés.
- Aux anciens entrepôts de Vitry ?
- Je ne sais pas, docteur. Il a dit...
Musique palpitante
...
Crissements de pneus
...
- Margueritte !
...
Margueritte !
...
- Hé, Baltha.
Margueritte rit.
Je t'attendais.
- Comment t'as pu faire ça ?
Comment t'as pu tuer Lise ?
- Mon pauvre Raphaël...
Tu perds la tête.
Cette montre,
ton précieux indice,
tu l'as jamais vue sur moi avant la semaine dernière.
On me l'a peut-être offerte. - Non.
- Pour que t'y croies. - Non...
- Que tu croies que c'était moi. - Non.
- C'est peut-être pour ça qu'on t'a envoyé la vidéo.
- Non, c'est toi qui l'as tuée.
T'es médecin, putain. Tu la connaissais.
Elle t'a ouvert la porte, t'es rentré.
Y a pas d'indice, car tu sais nettoyer une scène de crime.
- Non, Raphaël.
Ouvre les yeux. Regarde.
- Ta gueule.
Je vais te tuer, putain...
- Regarde.
Tu viens de me voir mort.
Sinon, je serais pas dans ta tête.
Hé, Baltha !
Le rire de Margueritte résonne.
Pauvre Baltha...
...
Hé, Baltha. Je t'attendais. ...
...
Musique émouvante
...
... Balthazar pleure.
... ...
SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA
.
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