All language subtitles for Balthazar.S02E07.Tableau.de.chasse.FRENCH.1080p.WEB.H264-BTT

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

...

Cris de lutte

...

Musique intense

...

Musique hip-hop/soul

...

- Bonjour, bonjour !

Je suis bien, moi, aujourd'hui. Bien en forme, bien dans mes pompes.

- Ah bon ?

- Y a deux revêtements

différents ici.

Y a du goudron par là,

et là-bas, ils ont mis de la pierre.

Regardez, regardez. La pierre là,

du goudron ici. - OK, j'ai compris.

Il veut nous montrer ses pompes.

- Vous avez vu ? - Très jolies.

- Ouais ? C'est du sur mesure.

- Balthazar, on peut bosser ?

- Bien sûr.

- Le capitaine de péniche a trouvé le corps.

- D'accord. C'est un membre de l'équipage ?

- On peut pas vraiment dire ça, non. Je vous montre ?

- Oui. On y va à pied ?

Ah, merde.

Ils ont tué Blanche-Neige.

Musique sombre

...

- Pas de papiers, pas de signalement de disparition

correspondant. Rien.

- Et aucune soirée déguisée dans le coin.

- Ah ouais ? Pourtant, elle a tous les accessoires.

Une pomme croquée en guise de collier.

Oh, mais je suis bête. Bien sûr.

C'est la sorcière.

Ou la belle-mère. Ou un des 7 nains.

Je sais pas.

Température ambiante : 20 degrés Celsius.

Rigidité cadavérique

en voie d'apparition. Lividité

pas encore installée.

Selon la température

de son corps, je dirais qu'elle est morte il y a environ...

Il y a environ 6 heures.

OK...

Ouh...

9 orifices circulaires

d'environ 6 à 8 mm de diamètre

dans la partie antérieure du tronc,

en région épigastrique.

Ca m'a tout l'air d'être des orifices

d'entrée de projectiles d'arme à feu.

Et en parlant

de projectiles...

C'est du gros calibre.

Ca m'a tout l'air d'être du plomb de chevrotine.

- Elle a été tuée au fusil de chasse ?

- Oui, madame.

Elle a été tuée au fusil de chasse,

et à distance, vu la dispersion en gerbe

des plombs. - Les gars de la PTS

ont pas trouvé de cartouche dans les parages.

Et les plongeurs non plus.

Le tueur a dû la ramasser.

- Peut-être.

Elle a beaucoup de terre mélangée avec le sang.

Y en a même

dans ses cheveux, là.

Du plomb dans l'estomac, c'est une mort douloureuse et lente.

C'est normal

de pas avoir trouvé de cartouche : le tueur lui a tiré dessus ailleurs.

Mais il a crié victoire

un petit peu trop vite.

Il l'a enterrée vivante.

Générique

...

- On lui tire dessus, on la croit morte,

on l'enterre vivante, mais elle sort de sa tombe

pour venir agoniser sur cette péniche.

- Ouais.

Elle a dû vivre un calvaire.

- J'espère que ses empreintes vont donner quelque chose.

Sinon, j'irai voir les boutiques et les sites

qui vendent ces déguisements. On se voit à l'autopsie ?

- Ouais. Sinon, capitaine...

- Je lâche pas, Balthazar.

J'attends juste d'avoir du concret pour vous parler. OK ?

- C'est forcément lié aux bijouteries.

Matthias Gourba, Lise et toutes les autres victimes

ont été dans une bijouterie dans les 6 mois avant de mourir.

C'est comme ça qu'il choisit ses victimes.

Le mec est obsédé des mains !

Une bijouterie, c'est la planque idéale.

- Je suis retournée à la bijouterie de Saint-Antoine

et dans toutes les autres.

J'ai interrogé tout le monde. J'ai rien.

Y a aucune employé commun ou client suspect.

Rien. - Capitaine,

moi, je suis sûr qu'on est en train de toucher au but.

- Les empreintes ont donné un nom.

La victime était fichée pour conduite en état d'ivresse.

Maryline Chabert, 45 ans, prof de judo à Clamart.

Elle a deux enfants. Sa fille nous attend déjà en DPJ.

- OK. - OK.

- Je sais qu'on va trouver.

Faites-moi confiance. D'accord ?

Sirène de police

- "La nature est sublime.

"La réserve est isolée.

"Je pourrai pas trop donner de nouvelles.

"T'inquiète pas, ma chérie. Je suis avec toi par la pensée.

"Tu sais comme je t'aime. Mamounette."

Elle m'a dit qu'elle partait en Australie.

- Votre mère n'a pas demandé de visa

et n'était inscrite sur aucun vol pour l'Australie.

- Elle voulait y aller pour retrouver mon frère.

- Votre frère ?

- Romain. Il vit là-bas depuis un an.

On n'a plus de nouvelles.

Je sais même pas comment le contacter pour lui dire que...

- Pourquoi l'aurait-elle rejoint ?

- Elle était obsédée.

Il a disparu en laissant une lettre.

Il voulait pas qu'on le retrouve, il avait besoin d'air.

Mais ils étaient très proches. Ils adoraient le sport.

Ils couraient le marathon. Ma mère l'a pas cru.

- Et qu'est-ce qu'elle a fait ?

- Elle a été voir les flics.

Ils lui ont dit qu'il y avait rien de suspect.

Qu'il avait vendu sa voiture et rendu son appart.

Mais elle, elle était en boucle.

On s'est engueulées. Je lui ai dit

qu'il fallait qu'elle arrête,

que Romain était un égoïste et qu'il finirait par revenir.

Du coup, on se parlait plus beaucoup ces derniers temps.

- Et ce costume dans lequel

on a retrouvé votre mère, ça vous parle ?

Elle se déguisait souvent ?

- Pas du tout.

J'en sais rien.

Je comprends plus rien.

Il lui est arrivé quoi, à ma mère ?

Et mon frère ?

Elle sanglote.

...

...

- Dans la vraie vie,

pas de prince charmant qui vient t'embrasser.

- C'est dans "La Belle au bois dormant", ça.

En vrai, y a juste Simplet et les 7 nains.

- Et les méchantes sorcières.

A gauche. - Non, à droite.

- Depuis le 1er jour où je bosse ici,

je vais à gauche.

C'est à cause du squelette. C'est un repère pour moi.

- T'as besoin de repère. T'es sacrément perdu.

- T'as pas de coeur, toi.

- Mais un cerveau, Simplet. - Sorcière.

- Ah, tu me soûles !

- OK.

OK, merci.

RAS sur Maryline Chabert.

Pas de casier, pas d'histoires.

Et d'après ses amis,

elle était obsédée par le départ

de son fils. Elle disait qu'il y avait autre chose.

- Et ?

- Et elle avait raison.

Romain Chabert a jamais foutu les pieds en Australie.

Depuis un an, il apparaît nulle part.

Ni CB, ni téléphone. Rien.

Il a disparu des radars.

- Elle a retrouvé sa trace, mais elle s'est fourrée

dans une sale histoire. Et du côté de la péniche ?

- Elle a remonté la Seine du Havre jusqu'à Paris.

Ca fait 350 km de rive

où la victime a pu embarquer.

- Nous, on a envoyé les prélèvements de terre au labo.

Ca aidera à trouver l'endroit où elle a été ensevelie.

En revanche, il faudra

se passer de la radio. Le scanner est en panne.

Donc, on va le faire à l'ancienne.

Fatim, t'as fini ?

- Ouais. - OK.

Donc, tu vas ouvrir.

Retire d'abord les plombs

de l'abdomen.

Eddy ?

- Excoriations récentes sous les voûtes des pieds.

Sur les jambes, dermabrasions linéaires

superficielles.

Ca veut dire qu'elle a des griffures.

- Pas exactement.

Ce sont des dermabrasions causées par des végétaux.

Elle a probablement couru pieds nus

dans une forêt hostile, un peu comme dans le conte

des frères Grimm.

Ca va être la belle-mère, la méchante.

- Y a un truc bizarre dans une des plaies. Viens.

C'est pas un plomb, ça.

- C'est une clé USB.

- Maryline a dû cacher la clé USB dans sa propre blessure

pour pas que le tueur la trouve.

- Des photos de tableaux.

C'est quoi, ça ? Trafic d'art ?

- Vu la qualité

des tableaux, ça m'étonnerait.

- Revenez en arrière. Le rouge.

Ouais, lui. C'est Romain.

C'est le fils de Maryline. - Ah ouais.

Les 7 autres, c'est qui ?

Et voilà.

C'est fini pour le fichier des personnes disparues.

- Maryline voulait dire quelque chose sur eux

et sur ce qui est arrivé à son fils.

Pour qu'on sache qui ils sont.

Comment on fait pour identifier 7 inconnus à partir de tableaux ?

- On va prier très fort sur l'autel des dieux de la technologie.

- Celui-là ? Clique sur celui-là.

C'est lui, c'est le même. Vas-y.

- Je vais faire les suivants.

- Et celui-là ? Clique sur celui-là.

Celui-là. - Ouais.

- C'est lui.

Charlène Delaunay, la huitième.

- Elle aussi a disparu.

Et comme les autres, en laissant

une lettre à ses proches avec une explication bidon.

Et tous en septembre.

- Evaporés ans la nature.

Volatilisés.

Musique intrigante

- 8 disparus. Ages, profils et villes différents.

Leur point commun :

une disparition en septembre

ces deux dernières années.

- Toutes les familles ont reçu

une lettre de leur proche

leur disant de ne pas s'inquiéter de leur départ.

- Et tous étaient des sportifs en pleine forme physique.

- Du coup, on cherche

dans les sectes, le trafic d'êtres humains

et les groupuscules paramilitaires,

histoire qu'on trouve où sont ces gens. Allez !

- J'ai fini par retrouver Romain.

- On dirait, ouais.

- On me disait d'arrêter de chercher.

Mais mon Romain, il m'aurait jamais fait ça.

Je pouvais pas l'abandonner.

Il comptait sur moi, tu vois ?

- Ouais, je comprends.

Musique énigmatique

...

- Et toi, tu vas abandonner ?

...

- Je comprends pas ce que tu veux dire.

- Au fond de ton coeur, tu doutes.

Tu te dis que tu trouveras jamais l'assassin de Lise,

que tu devrais laisser tomber et tout arrêter.

...

- Non, c'est pas vrai.

- Lise a besoin de toi, Raphaël.

T'es le seul qui puisse comprendre ce qui lui est arrivé.

Tu peux pas les lâcher, elle et toutes les autres victimes.

Et Sarlat qui paye pour un autre en prison.

...

- Mais, euh...

Je veux pas les lâcher.

...

- T'es fatigué.

...

Tu veux recommencer à vivre.

...

A être heureux avec Maya.

...

Tu penses même à démissionner. Pas vrai, Raphaël ?

...

Un téléphone vibre.

...

- Ma chérie.

Ca me fait plaisir de t'entendre. Ca va ?

Ouais, cool.

J'ai hâte de finir tout ça ici pour...

pour te retrouver.

Allez, à tout de suite. Ouais.

- C'est quoi, tout ça ?

- La paperasse de plusieurs bijouteries

sur ces 12 dernières années.

Je cherche un employé commun.

- Et y a rien sur les fiches de paie ?

- Si c'est au black, ça n'apparaîtra pas.

- A part péter les genoux des gérants,

t'as pas de solution pour qu'ils parlent.

- Ca, c'est interdit

par la loi. - Ouais.

- Mais je vais chercher, je vais trouver.

- Ca doit être cool d'aimer autant son métier.

- Ouais, c'est cool.

Mais je sais que pour vous, c'est difficile, parfois.

- Oui, c'est un peu dur, parfois, mais bon...

Flic, c'est un super métier.

Puis, c'est difficile

dans un tel milieu, de trouver du temps pour ses enfants.

- Quand t'es devenu adulte, toi ?

- Pendant que t'étais au taf.

J'ai un contrôle de maths à réviser.

- OK.

- Bonne nuit. - Bonne nuit, mon chéri.

- Les résultats du labo

pour l'analyse de la terre retrouvée sur la victime.

En gros, elle vient de sols de formation limoneuse.

Y a du limon éolien. C'est hyper répandu en France,

du bassin aquitain à l'Alsace

en passant par l'Ile-de-France et la Normandie.

- En bref, ça nous avance pas, quoi.

- Y a plein d'excréments d'oiseaux dans la terre.

C'est des fientes de martinet noir, mais c'est un oiseau hyper commun.

- Y en a une quantité significative, non ?

Ca veut dire qu'ils nichent à l'endroit où elle a été enterrée.

- Non, pas forcément. C'est un oiseau migrateur.

Il est capable de...

Mais t'es sérieuse, là ?

- C'est pour faire travailler ta cervelle d'oiseau.

- Mais je t'ai dit que ce squelette, c'était une espèce de phare dans...

Attends, t'as dit quoi ? "Cervelle d'oiseau" ?

- Mmh-mmh. - Fatim !

Le repère. Les martinets noirs.

Je sais comment on peut trouver.

*Musique soul

...

- T'es sûr de toi, Eddy ?

- Plutôt. Les martinets ont

plusieurs facultés pour migrer.

La 1re : ils perçoivent les champs magnétiques.

La 2e : ils ont une notion

ultra précise du temps. La 3e :

ils reconnaissent les côtes,

les fleuves, les grands édifices.

Ainsi, chaque année, ils font la même route.

Ils s'arrêtent aux mêmes endroits, où ils défèquent beaucoup.

J'ai recoupé leur trajet

avec celui de la péniche.

Ca m'a donné une zone de 3 km carrés autour

du pont de Tancarville, autrement dit, un gros édifice.

...

Alors ? Pas mal, pour une cervelle d'oiseau.

...

- Bon, balance.

Comment tu sais tout ça sur les oiseaux ?

- Avoue, je t'ai impressionnée.

Quand j'étais ado, avec mes potes,

quand on voulait se détendre, on...

- Vous fumiez des pétards.

- On allait dans un endroit qui est proche de Saint-Quentin.

C'est une réserve ornithologique, dans le Nord.

A force d'y être, j'ai repéré deux-trois trucs

pour reconnaître les oiseaux.

Genre la façon dont ils volent, leurs cris...

- Tu déconnes ?

- Je te jure, c'est vrai.

- OK.

- Et ça, c'est quoi ? *Cacabement

- Une perdrix. Easy.

- Mmh... Et ça ?

*Gloussement

- Une gélinotte cendrée. Tu peux pas me teste.

- T'as triché. T'as regardé l'écran.

- Eddy ! Fatim !

Venez avec moi !

Ca, c'est à Blanche-Neige.

Musique intrigante

Elle a dû sortir d'ici.

On va creuser un peu.

...

- On en a trouvé 9. Ca fait donc 10

avec Maryline Chabert. Tous déguisés

en personnages de Blanche-Neige.

On a une reine, on a un nain, on a,

sous la housse, un miroir magique,

on a un chasseur. Bref, c'est...

C'est chelou.

- C'est quoi, ce bordel ?

- Selon leur état de décomposition,

il y en a quatre

qui sont morts il y a 2 ans,

quatre autres qui sont décédés il y a un an,

et lui est mort

il y a entre 36 et 48 heures.

- Quatre par an. - Ouais.

- Deux cette année.

- Le mois de septembre est pas terminé.

Il va y en avoir deux autres.

Faut qu'on les arrête avant.

Vous pouvez trouver quelque chose de concret rapidement ?

- Oui, je peux essayer.

Vu le nombre de cadavres, j'ai demandé du renfort.

- Baltha ! - Oui !

- T'es où ? - Je suis là.

- Ah !

L'homme ricane.

Bonjour. T'as une combi à ma taille ?

- Ouais, ouais.

T'as perdu du poids.

- Pas tant que ça. Salut, Tic et Tac.

Ah, ça fait plaisir !

- Je vous présente Margueritte !

- Bonjour. Enchanté.

Oh ! Petite mine, toi.

- Ouais.

Merci, Margueritte, d'être venu aussi vite.

- C'est normal, mon pote.

Solidarité, promo d'internat 2004.

Ca s'oublie pas.

Et puis, un bon gueuleton chez toi, hein ?

Ca se refuse jamais.

- Ouais.

- Vous savez qu'il cuisine ?

- Oui, vaguement. Sinon, on a quoi ?

- C'est dingue, ces déguisements. Ici, on se marre.

Moi, on me refile

des suicides, des accidents. Là, j'hallucine.

- Ah ouais ?

Eh ben, t'as pas fini d'halluciner.

Mon chasseur est mort d'une flèche

en plein coeur.

Un carreau d'arbalète.

- Ouais, c'est zarbi.

Le mien s'est fait égorger avec un énorme

couteau de chasse. - Et la reine s'est fait

fracasser le crâne. - Moi,

j'ai des traces de piège à loup.

- Un piège à loup ? - Mmh.

- Piège à loup, carreau d'arbalète,

couteau de chasse... On les a traqués

comme du gibier.

- Mais bien sûr. Leurs compétences physiques,

les déguisements et leurs portraits sur des tableaux,

comme des trophées de chasse. C'était une chasse à l'homme.

- C'est quoi, ce délire ?

- Ils ont été embarqués

par des gens qui font des chasses aux êtres humains ?

- Ca colle. On leur promet de l'argent,

on leur demande d'organiser leur disparition volontaire,

et puis, on les traque comme du gibier.

Un peu comme un escape game, mais réel. Tu vois ?

- Comment on peut faire ça ?

- Le coupable, le vrai coupable, c'est notre cerveau.

Il est programmé

pour répondre aux besoins de notre striatum.

- Le centre de la motivation.

Il fonctionne à la dopamine, l'hormone du plaisir.

- Ouais. Sauf que depuis un siècle,

la société répond à la quasi-totalité

des besoins du striatum.

Mais le cerveau n'a pas de fonction "stop".

- Il est accro à la dopamine, comme un toxico.

- Les neurones réclament

toujours plus de plaisir, plus de frisson,

plus, plus, plus, plus. Les chasseurs qui,

à la base, chassent des sangliers, finissent par passer

aux grands fauves, et ceux qui chassent

les grands fauves peuvent vouloir

passer aux hommes. Possible.

- La vache. C'est hyper chaud.

- Vous avez encore besoin de nous ? On a une soirée.

- Ah ! C'est bon ?

- Merci.

- Au revoir.

Woh oh oh !

Les pneus crissent.

Woh woh woh !

...

Salut !

Klaxon

- Ce qui est sûr, c'est que c'est un groupe structuré,

avec ses coutumes, ses codes de communication

et son repaire, probablement.

Vérifie les clubs de chasse. Interroge les armuriers.

On cherche le lieu où ils organisent leurs sauteries.

C'est un domaine de chasse avec un château, probablement.

Le tout près de Tancarville. Mais pas trop près de là

où ils se sont débarrassé des corps et pas trop loin non plus.

- Je me mets dessus. - Ouais.

Reste discret.

Ils doivent pas savoir qu'on est sur leurs traces.

Faut qu'on arrête ce carnage.

*-Les fédérations de chasse

et armureries ne donnent rien.

On a convoqué des chasseurs, mais ça n'a rien donné.

- Et les modes de communication avec les proies ?

*-J'épluche les relevés téléphoniques et mails.

J'en ai pour la nuit. Du côté des domaines de chasse,

ça laisse une centaine de possibilités.

- OK. On se tient au courant.

*-Je t'appelle si je trouve quelque chose.

- Je suis désolé. La bijouterie est fermée.

- Je viens pas pour acheter.

- Encore vous ? - Encore moi, ouais.

- J'ai déjà tout dit et tout montré.

- Sauf votre double registre,

celui avec le nom de vos employés au black.

- C'est n'importe quoi.

- Ne me dites pas que personne travaille au noir.

- Ah, mais vous croyez ce que vous voulez.

- Ecoute-moi. J'en ai rien à foutre

de tes magouilles à la con. Je cherche un employé clandestin

qui a travaillé 2 fois pour toi, en 2007 et en 2018.

- Vous avez l'autorisation d'un juge qui justifie ce harcèlement ?

- Non. Non, mais j'ai ça.

Musique grave

...

- Ho ! - Le registre.

- Non, non... Vous êtes complètement tarée !

...

- Je continue ?

...

OK, y a pas de problème.

- Mais c'est bon, putain ! C'est bon, là ! Je... Je...

Je vais vous le filer. Non, mais...

...

Tiens, là !

...

- Merci.

...

*Musique reggae

- Ca me rappelle la coloc.

"Nettoyer au fur et à mesure, c'est..."

- C'est la base de la cuisine. Mais c'est vrai.

Tu te moques, mais c'est ça. La preuve, c'est que j'ai raison.

- T'as toujours raison. C'est pas vrai ?

Je vais te dire un truc.

T'as toujours eu toujours raison. - J'ai souvent raison.

- Sauf la fois où tu nous as fait

lâcher les souris du labo de toxico dans le bureau du directeur,

et que sa secrétaire

a fait un malaise. - Ouais ?

La fois où je t'ai empêché de sauter du 3e étage

parce que la sécurité

nous courait après, j'ai eu raison ?

Il rit. - Ah, énorme...

On se marrait bien, quand même, avant...

...

- Ben dis-le.

Avant la mort de Lise.

- Désolé, mon vieux.

- T'inquiète, ça va.

- T'as l'air en forme, en tout cas.

Je t'ai jamais vu aussi en forme

depuis 12 ans. - Je suis en forme.

- T'as rencontré quelqu'un. - Ouais.

- Ah ! Je sais.

C'est la... La flic canon, là.

Hein ? J'en étais sûr. Ah, putain,

c'est elle ! J'ai vu comment...

- C'est pas elle.

On ouvre la porte.

Mais là, c'est elle.

...

- Coucou !

- Mon amour...

...

Voici Margueritte,

un pote d'internat.

- Ravie. - Margueritte, Maya.

- Enchanté, Maya.

- Enchantée.

Vous alliez trinquer à quoi ? - Ecoute...

A toi... Maya rit.

..et à l'avenir.

- Il en fait trop. Il en fait tout le temps trop.

- Mais quoi ? - Elle est maquée !

Ca sert à rien. - J'ai compris !

- Alors, t'as quoi ?

- J'ai fouiné dans les ordis des victimes.

J'ai trouvé le même mail sur 5 d'entre eux :

une invitation, avec un texte plutôt explicite.

Regarde.

- "Sportif ?

"Remporte une épreuve de survie

"d'un genre nouveau et gagne 200 000 euros." Clique.

Musique à suspense

...

- Prochaine épreuve : aujourd'hui. Fermeture

des inscriptions dans 2h.

- On a 2 heures pour empêcher ça, avant qu'ils en butent deux autres.

- Et qu'ils disparaissent.

- On n'a pas le choix. Soit Balthazar trouve quelque chose

à l'autopsie permettant de localiser les chasses,

- L'autre option ?

- On inscrit à l'épreuve deux flics spécialisés dans l'infiltration.

- T'es au courant qu'il faut prévenir la juge.

- Ouais.

Appelle Balthazar. J'appelle la juge.

- OK !

Il soupire.

Musique de tension

...

- J'ai tout analysé, tout fouillé.

Impossible de trouver la zone de chasse.

- La juge a toujours pas donné son feu vert.

- Et il reste 4 minutes

avant la clôture des inscriptions.

- Deux civils seront les proies. Je rappelle la juge.

Musique intrigante

Oui, c'est encore

le capitaine Bach. Passez-moi la juge.

Interrompez l'audition !

C'est une vraie urgence ! Ca peut pas attendre !

C'est une question de vie ou de mort !

Balthazar, vous faites quoi ? Vous faites quoi, là ?

...

- Vous avez une meilleure solution ?

Je suis plus affûté

que vos agents et j'ai pas besoin d'autorisation.

- OK. Dites-moi que vous le faites pour les bonnes raisons.

- Je comprends pas, là.

- Que c'est pas comme avec la peste ou avec votre saut dans le vide

depuis cet immeuble. Vous savez bien de quoi je parle.

Votre envie de flirter avec la mort, là.

...

- Ma seule envie, c'est d'éviter que

deux innocents servent de gibier à ces malades.

...

... *Bip de validation

... ...

Vous m'équipez d'un micro ?

- C'est trop dangereux. S'ils le trouvent,

on n'est pas sûrs de pouvoir intervenir

à temps pour vous aider. On a ça.

- Une puce RFID ?

Ah, ça y est, vous vous êtes lancés

dans le 21e siècle, dans la police !

Et ça se met comment, ce truc-là ?

Wow, wow, wow !

Non, non, non.

J'ai pas dit oui. - Ca va.

Je vous ai pris un anesthésique local.

Musique intrigante

...

- C'est de l'alcool !

C'est un antiseptique ! - Bah ça va, c'est pareil.

- Non, pas exactement.

- Vous êtes prêt ? - Hmm... Non.

...

*Signal électronique

- Les radiofréquences de la puce vont nous permettre

de vous géolocaliser. On vous suivra à la trace.

Vérifie si le signal est assez fort sur mon ordi.

Musique sombre

...

- "Rendez-vous au 11 rue Dupont des Loges,

"dans le 7e arrondissement. Dites que vous faites l'épreuve.

"Faites vos valises. Coupez le gaz..."

Vous êtes sûr de vouloir y aller, Balthazar ?

Vous pouvez encore reculer. Personne vous le reprochera.

- Il faut bien quelqu'un pour siffler la fin de la partie de chasse.

Vous inquiétez pas. Ca va bien de passer.

De toute façon, au pire, j'ai votre truc.

...

- Ca y est. Il arrive.

- Ca va ? Elle a pas trop râlé, la juge ?

- Si, mais quand je lui ai dit que j'avais appelé 47 fois,

sans succès, elle a pas râlé longtemps.

Regarde.

- C'est qui, celle-là ?

- Vous venez pour l'épreuve ?

Musique intrigante - Euh... ouais.

- Venez avec moi.

...

- Au moindre doute, on intervient.

On prend aucun risque. OK ?

...

- Mettez-vous là. Bougez pas.

...

*Clics d'appareil photo

...

Vous trouverez des vêtements. Vous pouvez vous changer.

...

- Ah ouais, c'est...

C'est carnaval.

J'ai quoi, moi ?

Oh putain, non...

J'ai un caleçon moulant, moi.

On échange ?

Musique sombre

...

Musique à suspense

...

- Merde, ça déconne.

Putain, j'ai plus de signal.

(- Quoi ?) - Merde !

Ils ont un brouilleur, là.

Ils ont grillé la puce. - On y va !

Musique de tension

...

Oh, putain de merde ! - Merde !

- On l'a perdu.

- Bon, je préviens les équipes.

- Merde !

- Comment tu t'appelles ? - Louis.

- Salut, Louis. Raphaël.

Ca va ? Tu gères ? Pas trop nerveux ?

- L'Etat veut saisir ma maison.

Ma femme vient d'accoucher.

Si on se retrouve à la rue, on va nous retirer la garde du bébé.

Ces 200 000 euros...

..c'est ma seule solution.

- Je comprends, ouais.

Emission de gaz

...

Ah, merde...

... Musique de tension

C'est du gaz somnifère.

On va s'endormir et on va se réveiller quelque part.

Ca sert à rien de résister.

...

Laisse-toi faire, Louis.

Musique sombre Un chien aboie.

... ...

... Musique angoissante

... ...

- La chasse va bientôt commencer.

Nous sommes des chasseurs

amateurs.

La règle est simple : vous tenez 6 heures

et vous êtes riche,

mais il n'y a qu'un seul gagnant.

Vos armes.

- Y a pas un peu plus grand ?

Non ?

Comment ça se passe ? On peut s'échauffer, avant ?

Là, si on part direct,

c'est dangereux. On risque le claquage.

Elle rit.

- Je vais me faire un plaisir de l'achever, celui-là.

Vous avez 3 minutes pour disparaître,

et soyez combatifs.

C'est moins drôle, quand ils pleurent.

Cor de chasse

...

... Le chien aboie.

... Musique de tension

... ...

... Le cheval hennit.

...

- Raphaël Balthazar. Non, "Balthazar".

Je veux l'avis de recherche avec sa photo.

Tenez-moi au courant.

- On a vu la camionnette sur la vidéosurveillance.

On l'a suivie, mais on l'a perdue quand elle a pris la départementale.

- Faut trouver où ils chassent. Les participants

sont au moins 6. On devrait les repérer.

- On commence à éplucher les lieux potentiels.

Y en a 60 à vérifier.

- Récupère leurs factures d'électricité.

- OK, ça marche.

Musique de tension

...

... Le chien aboie au loin.

... ...

...

- Allez, allez, allez !

Musique sombre

...

Le chien aboie au loin.

OK.

- C'est pas le bon moment pour cueillir des fleurs.

- Je cueille pas des fleurs, là. Je cherche juste

à garder le chien à distance. Plectranthus ornatus caninus.

Ca a une odeur de mouflette que les chiens détestent.

Tu t'en mets sur le corps.

Là. Voilà.

...

Ecoute. On est 2 contre 5.

Si on se serre les coudes, on va y arriver.

On est des battants. Non ? - Ouais.

- Allez, on est ensemble. Je te lâche pas.

...

- Putain !

Je suis vraiment désolé, mais il peut y avoir

qu'un seul gagnant !

...

- J'ai les factures d'électricité des baraques qui pourraient coller.

- Regarde s'il y a un pic de consommation

au moment des chasses.

- Bingo ! Château Larose-Prieur.

Un gros pic de consommation en 2 ans, au mois de septembre.

- J'espère que c'est pas trop tard. J'appelle le RAID.

Musique à suspense

(- Putain, putain...)

Musique intrigante

...

- Là ! Il est blessé ?

- Possible. Y a un piège, par là.

...

Musique de tension

...

- Fais voir ta tête, toi ?

...

Abandonne.

Abandonne !

- T'as quoi, sur les proprios ? - Liliane Bonato, 52 ans,

présidente du Club des chasseurs de grands fauves,

héritière de la fortune de son père et du château.

- Elle est dans nos fichiers ? - Comme victime.

Y a 45 ans. Maltraitance.

Sa belle-mère était obsédée par la chasse.

Elle la faisait courir dans les bois avec ses chiens.

Une fois, elle a été défigurée par une attaque.

Elle est restée 2 jours dans la forêt.

C'était au mois de septembre. - C'est la date des chasses.

Elle reproduit son trauma. Balthazar avait raison.

Y a une méchante belle-mère dans l'histoire.

Musique mystérieuse

...

Le chien aboie au loin.

Le cheval hennit.

Musique sombre

...

Musique de tension

...

- Faites pas ça ! Je vous en supplie !

- Tu peux pas comprendre.

J'ai besoin de ce frisson, pour vivre.

- Pensez à mon bébé !

Ah ! Faites pas ça !

- Hé !

...

Il halète.

Un cheval approche.

...

- Un pas de plus,

et le freluquet se prend une balle en pleine tête.

- S'il vous plaît, laissez-moi. - Stop. Laissez-le.

- Vous vous êtes occupés de tout le monde ?

- Ouais.

- Vous êtes un grand prédateur.

Le plus beau fauve que j'ai jamais rencontré.

Le plus dangereux aussi.

- Vous avez dû beaucoup souffrir, pour en arriver là.

Ca vous donne pas le droit de tuer ces gens

qui veulent une vie meilleure.

- C'est dans l'ordre des choses. Qu'est-ce que vous voulez ?

La proie devient le chasseur.

On tue

ou on est tué.

- Vous étiez une proie, avant ?

Et cette cicatrice vient de là.

Hein ? (- Tais-toi.)

- C'est une vieille cicatrice.

Ca a dû arriver il y a...

Allez, 35 ans. Vous aviez quoi ?

5 à 10 ans, max.

(- Tais-toi.)

- Ce qui vous est arrivé, c'est injuste.

Vous savez le pire, dans tout ça ?

Vous allez nous tuer, dans quelques instants,

et derrière, vous serez pas plus heureuse.

Je suis sûr qu'avant cette cicatrice,

vous aviez d'autres rêves...

- Tu vas te taire ?

- T'inquiète pas. Ca va durer 2 secondes.

Musique troublante

...

... Un hélicoptère approche.

... *-Police !

...

Jetez votre arme !

Les mains sur la tête !

Jetez votre arme !

...

Jetez votre arme ! - Dommage.

Vous auriez fait un trophée magnifique.

Coup de feu

Sirène au loin

...

- Ca va ? Vous vous sentez bien ? On va vous ramener chez vous.

Allez, mes hommes vont vous prendre en charge.

C'est fini. Ca va aller. Un téléphone sonne.

...

- Ouais ?

OK.

Balthazar... - Hmm ?

- Ca y est, on le tient. - Qui ça ?

- Le dénominateur commun, le même homme qui a travaillé

dans toutes les bijouteries au moment des meurtres.

Musique à suspense

- Vous aviez rien. Comment vous avez fait ?

- On s'en fout. C'est pas important.

Il s'appelle Charles Dazan. On a son adresse.

- Vous me charriez. Ben je viens avec vous.

- C'est hors de question.

- Ca fait 12 ans que j'attends ça. Laissez-moi venir avec vous.

...

(- OK. Allez !

...

(Viens !)

...

Musique intrigante

...

Musique intense

...

- Police ! Bouge pas ! - Bouge pas !

- Police !

...

...

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.