All language subtitles for Balthazar.S02E06.La.dette.FRENCH.1080p.WEB.H264-BTT

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Original subtitles

...

- Tu vas voir, ils sont sympa, enfin normaux,

pas du tout le cliché des flics

et des légistes chelous.

- OK. Tu restes avec moi, tu ne me laisses pas.

- Salut, Raphaël.

- Je te présente Eddy, un légiste chelou.

- Salut. - Salut.

Aïe ! - Merde. OK, c'est mort.

- Eddy, pourquoi tu es habillé comme ça ?

- Fatim m'a dit que c'était le thème.

- Pour une remise de médaille ?

Chez les flics ?

- Je me suis trompé ?

- Je suis désolé.

- Bonsoir.

- BONSOIR.

- Maya. - Antoine.

- Bonsoir.

- Bonsoir.

- Il m'a beaucoup parlé de vous.

- Ah bon ?

- Salut, Antoine.

- Balthazar.

- Balthazar !

- Je reviens, j'arrive tout de suite.

Ca va, Jérôme ? - Je suis un peu stressé, là.

- Oh, ça va bien se passer.

Quel effet ça fait, 20 ans dans la même boîte ?

- Franchement, je préférerais une bière autour d'un baby.

Je n'aime pas trop les soirées pince-fesse.

- C'est l'occasion de boire un bon...

C'est l'occasion de se voir. - Oui.

- Oh ! Elle rit.

Joli costume. - Ta gueule.

...

*-La République française

rend aujourd'hui hommage à ses gardiens.

Par leur courage,

leur abnégation et leur intelligence,

ces hommes et ces femmes illustrent l'excellence

de la police nationale.

J'appelle donc le lieutenant

Jérôme Delgado.

L'assistance applaudit.

...

Le brigadier Jean Pasquier.

...

- Vu votre sourire, vous êtes amoureux.

En même temps, je comprends.

- Et vous, avec Antoine,

ça se passe bien ? Le retour à la maison ?

- J'ai retrouvé ma vie d'avant.

Comme si de rien n'était.

- Je suis heureux pour vous.

- Moi aussi, je suis heureuse pour vous.

*-Jour après jour, nuit après nuit,

ils luttent pour défendre cette République.

Parmi les policiers...

- Ben...

*-Je suis ici pour vous dire que nous avançons...

- Ben c'est bien, alors.

*-La police nationale est un grand corps.

Je suis très fier de vous.

A bientôt, à l'année prochaine.

...

- Capitaine, on a un problème, venez vite.

Le central a reçu un appel, il y a 10 minutes.

*-Police-secours, j'écoute. *-Aidez-moi, s'il vous plaît !

*-Votre nom ? *-Lola Brunel. Venez vite !

*Quelqu'un essaie d'entrer dans ma voiture !

*-Calmez-vous. *-S'il vous plaît, vite !

*Du verre se brise. *La femme crie.

*-Vous êtes où ? La communication coupe.

- C'est bien la voix de Lola Brunel, 18 ans.

- Triangulation ? - C'est en cours.

Ca zone dans le nord de Paris, on aura les coordonnées GPS

dans quelques minutes. - OK.

Musique de tension

...

C'est bien sa plaque, ça correspond aux données GPS.

Tu as eu les parents ?

- Ils rentrent de Bangkok demain matin.

Les collègues arrivent.

- La voiture est vide.

On traite ça comme une scène de crime.

Va dire aux gars de sécuriser la zone.

- OK.

- Capitaine.

Je m'occupe du coffre.

- Il y a des traces de sang.

Ca sent l'éther, il a dû l'embarquer.

...

- Waouh !

...

Appelez la brigade vétérinaire, le ravisseur a laissé un cadeau.

...

Générique

...

- On est partis en vacances, comme prévu.

Lola est interne, elle rentre le week-end.

- Elle fait ce trajet chaque vendredi soir ?

- Mais vous avez pu avancer ?

- On fait le maximum, M. Brunel.

- On ne dirait pas.

- Un juge d'instruction a été nommé,

une fiche de recherche avec la photo de votre fille est diffusée

partout depuis hier soir.

Aéroports, gares.

D'accord ?

- Ca fait 12 heures qu'elle a disparu.

Il l'a peut-être déjà tuée.

- Non, il l'aurait fait sur place.

Il a ciblé votre fille précisément,

et il connaissait son trajet.

Il l'a endormie et il l'a enlevée.

Il ne reste plus qu'à savoir pourquoi.

Votre fille, elle a des ennuis ou des ennemis ?

- Non. C'est une gamine sans histoires.

- Des serpents,

ça vous évoque quelque chose ?

- Mais non, pourquoi ?

Trouvez ma fille.

S'il vous plaît.

Trouvez ma petite fille.

Mme Brunel pleure.

...

- Tu t'es fait un nouveau copain ?

- Je te présente monsieur python royal.

- Hm...

Et vous jouez à quoi ?

- J'essaie de comprendre pourquoi on a laissé des serpents

dans un coffre après avoir enlevé une gamine.

- Pour laisser un message, j'imagine.

- Oui, évidemment, pour laisser un message, mais...

c'est un serpent très commun.

On en trouve dans tous les vivariums.

Donc...

le symbole est vague.

Tu vois ?

Dans la Bible, par exemple,

c'est la tentation,

ou le péché.

Mais en psycho, c'est la virilité.

Des significations, il y en a des dizaines.

Mais moi, il faut que je trouve la bonne.

Parce que ça me permettra de comprendre pourquoi

le ravisseur a choisi Lola et pas quelqu'un d'autre.

Et surtout, ça me permettra de me rapprocher de lui.

- Hm...

Comme moi.

- Pardon ?

- Si tu comprends pourquoi mon tueur m'a choisie,

ça t'aidera à le retrouver, non ?

Musique mystérieuse

...

- Oui.

...

Mais je n'ai rien.

Et Bach non plus.

...

En fait, toi et les autres victimes, vous n'avez rien en commun.

Pas le même âge, pas le même sexe,

pas la même taille, pas la même couleur de peau.

...

Il n'y a rien qui vous lie, en fait.

J'ai analysé les prélèvements, en vain.

Je ne sais plus par où prendre le truc.

...

On frappe à la porte.

- Tu es prêt pour déjeuner ?

- Oui.

...

- Les avis de recherche ne donnent rien.

Elle a été enlevée il y a 17h, les parents appellent

toutes les 10 minutes. Tu as quelque chose ?

- J'ai peut-être un truc, là. Regarde.

Son nom sort dans un dossier criminel en 2015.

Incendie et mort du gardien dans son collège.

Elle a témoigné contre un certain Stéphane Lafont.

Il a pris 12 ans à la Santé, il y est encore.

Il a avoué. Avec ses brûlures

et le témoignage, il ne pouvait pas s'en sortir.

Au procès, il a menacé de la buter.

- Si ça fait 4 ans qu'il rumine,

il a pu payer des copains pour lui régler son compte.

Appelle la prison de la Santé, dis-leur qu'on arrive.

- OK.

- E per lei, signore ?

- Et pour moi... Dites-moi le...

les fruits de mer dans le cacciucco,

ils sont juste snackés ? - Si, è possibile.

- Alors, un cacciucco.

- D'accord. Il solito, allora.

Perfetto. A plus tard.

- Grazie. - Il est sympa.

- J'adore ce restaurant.

Je voulais...

Je voulais m'excuser pour hier soir,

d'être parti comme ça. Tu sais, ma vie est parfois imprévisible,

et voilà.

- Moi, imprévisible, ça me va, tu sais, je...

Je n'aime pas trop la routine de toute façon, donc...

- Tu n'aimes pas la routine ?

- Non, je ne sais pas pourquoi. - Tu es comme ça.

- Oui, je suis comme ça, c'est peut-être pour ça

que toutes mes potes sont mariées, avec des enfants, et que moi non.

Mais oui.

Et toi ? - Et moi quoi ? La routine ?

- Non, mais je ne sais pas, tu as déjà été marié ?

- Non.

- Pourquoi ?

Tu... Tu n'as pas rencontré la bonne fille ?

Tu n'avais pas envie de te marier ?

- Euh...

Non, c'est pas ça, c'est...

Maya rit.

- C'est bon, ne te fous pas

la pression, je te laisse tranquille avec mes questions.

Tu peux garder

tes secrets, vraiment, c'est OK pour moi.

- Capitaine Bach,

lieutenant Delgado, brigade criminelle.

Lola Brunel, ça te dit quelque chose ?

- C'est possible.

- Il y a 4 ans, c'est elle qui t'a balancé pour l'incendie.

Tu as dit que tu voulais la buter, elle aussi.

- Allez-y, qu'est-ce que vous voulez ?

- A ton avis ?

Elle a disparu hier soir. On l'a enlevée.

- Tu peux espérer

une conditionnelle dans quoi, 2 ans ?

Si tu sors, tu n'as rien.

Pas de fric, pas d'appart'.

Tu as pensé à cette fille de bourges qui t'a envoyé en taule.

Tu as appelé tes potes pour l'embarquer

histoire de faire raquer ses parents.

Et pour te venger, aussi.

- Bon, Stéphane.

Un enlèvement, c'est 20 ans, OK ?

Alors parle, on sera compréhensifs.

Elle est où, la petite ?

Il ricane.

- Vous vous plantez.

Vous n'avez rien compris.

Gardien.

- Vas-y, Lafont.

- Il sait des trucs.

Une alarme retentit.

Des cris retentissent.

- C'est quoi, ça ? - Je sais pas.

Une alarme retentit.

- J'ai besoin d'un médecin.

Il s'est fait planter !

Dépêchez-vous ! - Merde, Stéphane !

- Oh, Lafont ! - Putain.

- Lafont, Lafont !

Reste avec nous, là ! - Appelez un médecin !

- Lafont, Lafont, oh !

Putain, il part, là !

Son téléphone sonne.

- Ciao, capitaine Bach, come va ?

On est en train de...

*-Notre piste s'est fait planter.

Il a une plaie à l'abdomen, saignement abondant.

On fait quoi ? - La lame

est dans la plaie ?

- Non.

- Vous avez un bout de tissu propre près de vous ?

- Donne-moi ton écharpe. Je mets le haut-parleur.

- Vous prenez le tissu.

*Il est sur le dos ? - Oui.

- Appuyez sur la plaie, assez longtemps

*pour arrêter l'hémorragie. - Je vais le faire.

- Plus de pouls !

- Faites un massage cardiaque.

*Une main sur la poitrine, la deuxième main sur la première.

Vous enfoncez

le sternum de 5 à 6 cm sur 30 compressions

*puis 2 insufflations.

C'est parti.

Elle compte.

...

- Ca donne rien, là !

- Encore.

...

- Oh putain,

un médecin, bordel !

- Non, toujours rien !

Il n'y a plus de pouls !

- Encore, recommencez. *-Oh, putain.

- Lafont, vas-y ! - Je prends le relais.

Il compte.

...

Musique pesante

...

C'est fini, il n'y a plus rien à faire.

- Au moins, tu as fait ce qu'il fallait.

- Ouais, sauf qu'il est mort.

Il s'est fait planter devant nous.

- Personne n'a rien vu, rien entendu.

Impossible de savoir qui l'a planté.

- Il avait des infos sur Lola.

Quelqu'un voulait l'empêcher de parler.

- Il n'a pas fait enlever la petite. - Non.

En revanche, le profil du ravisseur m'inquiète, avec ses serpents.

Prévoir de se débarrasser de Lafont pour ne pas qu'il parle...

Il est préparé.

Il est tordu.

Ca ne sent pas bon, tout ça.

- On creuse sur cet incendie.

Il faut comprendre pourquoi Lola a été enlevée.

- Oui. On reprend à zéro.

- Examen externe de Stéphane Lafont.

- Comment j'ai pu finir comme ça ?

Une mort minable dans un couloir

de la Santé.

Eh merde, qu'est-ce que j'ai raté ?

Alors, ça y est.

C'est fini.

Il n'y avait rien de plus joli à vivre.

Le temps file,

on se dit qu'on arrêtera les conneries

demain, la semaine prochaine.

Et puis un jour, c'est trop tard.

Et toi, Raphaël ?

On est samedi, non ?

Tu ne devais pas aller te balader avec Maya,

profiter de la vie ?

- Allez...

Je cherche une gamine disparue, je dois me concentrer.

- Le week-end prochain, il y aura une autre gamine.

Et puis encore une autre, et une autre.

C'est ça que tu veux offrir à Maya ?

Une vie faite de mort et de violence ?

Elle est pure,

innocente. C'est pour ça que tu lui parles pas

de ta fiancée égorgée dans le salon.

Parce que tu sais.

Tu sais que Maya ne fait pas partie de ton monde.

- Attends.

Ca, c'est des brûlures que tu t'es fait dans l'incendie ?

Il y a un problème, là.

Il y a un problème.

- Coucou !

C'est moi.

Ah bah ça va ?

Vous êtes bien, là.

- Il est 16h, on a raté la séance ciné.

- Oui, j'étais repassée avant d'y retourner.

- Quoi ? Tu ne devais pas faire un gâteau

pour Karima ? - Tu devais recoudre

mon jean.

Je vais comment à ma soirée ?

- On est samedi. Tu ne devais pas lever le pied ?

- Vous savez ce que c'est ?

C'est le sang d'un mec qui est mort dans mes bras ce matin.

Je dois retrouver une gamine qui s'est fait kidnapper.

J'étais repassée vous embrasser

avant de replonger dans cette merde,

mais j'aurais dû rester au bureau.

Tu sais quoi, Manon ?

Demande à ton père de t'apprendre à faire

des gâteaux ! En plus, il cuisine mieux que moi.

Et toi, Hugo, trouve un tuto couture

ou va à ta soirée en slip.

Me fais pas chier avec tes problèmes vestimentaires.

Et Antoine, occupe-toi.

Trouve des trucs, fais de la méditation.

Me fais pas chier quand je rentre.

Tu me reproches des trucs, je n'en peux plus.

Je vais me changer et j'y retourne. Merci pour l'accueil, salut.

- Non mais attends, Hélène...

Bach frappe.

Musique intrigante

...

- Encore un déguisement ?

Il marmonne.

Je n'entends rien. Enlevez votre...

Arrêtez ça, là.

- Ce n'est pas un déguisement

mais une combinaison ignifugée, anti-feu.

- OK.

Et vous faites quoi, là ?

- Au procès, Stéphane Lafont a dit qu'il s'était brûlé

en mettant le feu au collège à l'aide d'un accélérant.

Ca,

c'est l'accélérant qu'il prétend avoir utilisé.

Ca, c'est des traces

de brûlures en gouttes et en éclaboussures

qui correspondent

à cet accélérant.

Ca, c'est les traces de brûlures

sur les avant-bras de Stéphane Lafont.

Regardez.

Et comparez.

- Ca ne ressemble pas du tout.

- Qu'est-ce que vous avez dit ? - Que ça ne ressemble pas.

- C'est incroyable, c'est ce que j'ai pensé.

Mais je ne l'ai pas dit.

Je l'ai pensé, je l'ai pensé fort,

et vous, c'est comme si on était connectés,

vous êtes rentrée dans mon cerveau

et vous avez dit... Putain, c'est flippant.

Il suffit que je pense

à un truc, et bam !

Vous dites ce que j'avais dans ma tête.

- Là, par exemple, je pense quoi ?

- Je suis relou. - Ouais.

- Je suis relou.

Ne bougez pas, hein.

Conclusion...

Il s'est brûlé avec un chalumeau.

- OK. Pourquoi il a dit

qu'il s'est fait ça dans un incendie ?

- Aucune idée, surtout que c'est à cause de ça

qu'il a été condamné. A croire qu'il l'a fait exprès.

- Sauf si c'est le coupable idéal.

Il aurait fabriqué ces brûlures pour rendre crédible son histoire.

- Pourquoi avouer un truc s'il est innocent ?

- Pour l'argent, c'est toujours pour l'argent.

Quelqu'un aurait mis le feu au collège et aurait demandé

à Stéphane Lafont de prendre la culpabilité,

et l'aurait payé pour ça.

- Lola. - Lola.

- Là, vous m'avez entendu le penser ?

Vous étiez dans ma tête !

Bach claque la porte.

- Vous avez retrouvé notre fille ?

- Pas encore, mais nos équipes sont mobilisées.

- Vous avez des pistes, des suspects ?

- On avance. Il soupire.

Mais dites-moi la vérité.

- Pardon ?

- La disparition de votre fille pourrait être liée à un incendie,

celui de son collège il y a 4 ans.

Musique intrigante

Lola a mis le feu, non ?

Et vous avez payé Stéphane pour le faire condamner à sa place.

- On n'aurait pas dû.

- Nathalie ! Nathalie pleure.

- M. Brunel,

si vous avez menti il y a 4 ans,

c'était pour protéger votre fille, hein ?

Aujourd'hui, vous la mettez en danger en vous taisant.

...

- Lola avait 15 ans. Elle était en pleine crise d'ado.

Elle faisait le mur, elle déconnait.

Un jour, le gardien du lycée l'a chopée avec une cigarette.

Elle a été exclue.

- Elle a mis le feu au collège.

- C'est un accident. Tout s'est embrasé d'un coup.

Elle allait se dénoncer à la police, mais on a refusé.

Un type faisait tout le temps la manche devant le collège.

On lui a proposé de l'argent, et il a accepté.

- Si c'est lié à ça, où est Thaïs ?

Elle aussi, il l'a enlevée ?

Sirènes de police

...

- Thaïs Le Mauff, 18 ans. Meilleure amie de Lola à l'époque.

Elles se sont fait choper en train de fumer

et ne s'adressent plus la parole depuis.

- Thaïs n'était pas d'accord pour faire accuser Lafont ?

- D'après les parents de Lola,

elle ne voulait pas qu'un innocent paye.

Les parents de Lola avaient tout réglé,

donc elle a fermé sa gueule.

...

On frappe à la porte. - Police, il y a quelqu'un ?

C'est la police, on va rentrer.

- Ca sent l'éther. Il l'a embarquée aussi.

Musique à suspense

...

- Il a encore laissé un message.

...

- Tu penses comme moi ? - Quelqu'un a compris

que Lola et Thaïs avaient foutu le feu

et se venge contre la justice.

- Ouais, ce qui explique

le serpent dans le coffre de la voiture de Lola.

Le mensonge, la perfidie, la langue de vipère...

- Les scarabées, ça serait quoi ?

- Je ne sais pas, je comprends rien.

Dans l'incendie, il y a eu une victime.

- Ouais, le gardien, Bruno Cabrol, 37 ans.

Attends.

C'est lui.

Il vivait

avec sa famille dans la loge.

Il est resté coincé pendant l'incendie.

Il est mort 3 jours après à l'hosto.

Heureusement, sa famille n'était pas avec lui.

- Sa veuve a peut-être compris que le coupable était dehors,

elle a voulu se venger. - Hm.

- Bruno et moi, on se connaissait depuis toujours.

Il adorait son métier

au collège.

Il était tellement complice avec les ados, attentif.

Il ne méritait pas ça.

- Vous connaissiez Lola Brunel ?

- Elle était témoin au procès, oui.

Je m'en souviens à peine.

J'étais sous calmants.

Bruno avait agonisé pendant 3 jours.

Il a fallu que je décide de le débrancher.

C'était atroce.

J'ai eu la haine. Me retrouver

veuve à 30 ans avec 2 petits...

Puis le temps a passé et la vie est revenue.

J'ai tourné la page.

Je sais que c'est ce que Bruno aurait voulu.

- Désolée de vous demander ça, mais vous étiez où, hier soir ?

- Chez une amie à un dîner entre copines,

vous pouvez vérifier. Olivier gardait les enfants.

J'espère que vous allez retrouver ces gamines.

Rires d'enfants

...

- Ah !

- Merci, au revoir. - Merci, au revoir.

- Regarde, c'est tes petits copains.

Dommage que tu n'aies pas gardé ton costume,

vous auriez pu organiser une soirée coquine.

- Sérieux, tu la trouves drôle, toi ?

On frappe à la porte.

- Vu vos têtes, ce n'était pas la veuve du gardien du collège.

- Je ne la vois pas séquestrer 2 gamines.

Elle est très enceinte.

Elle a tourné la page. - Et côté proches

de Bruno Cabrol, on a personne.

Il est fils unique, sa mère a 85 piges,

et ses amis n'ont pas du tout le profil.

On n'a que dalle.

- On a 2 petites dans la nature et on ne sait plus où chercher.

- C'est dur.

C'est dur, c'est dur, c'est dur...

Nous, on a quelque chose.

Quelque chose

d'assez incroyable.

Complètement fou, même.

Dingue !

- On vous écoute.

- On a trouvé,

sur les pattes des scarabées,

des traces de fibres d'amiante.

- Il y a plein de bâtiments encore contaminés.

- Hm hm, mais ce n'est pas tout.

Eddy ?

- Sur ces fibres d'amiante, il y avait

des infimes traces de sang

qui proviennent d'une microcoupure que le ravisseur doit ignorer.

Enfin, le ravisseur, ou... les ravisseurs.

- Tu comprends un truc ? - Non.

- On a 2 ADN sur le scarabée.

L'un n'est pas fiché,

mais on a un nom pour l'autre. - C'est qui ?

- C'est ça qui est dingue.

C'est Bruno Cabrol,

le gardien du collège officiellement mort dans l'incendie.

- Encore une histoire de zombies ?

- J'ignore ce qui s'est passé,

mais ça collerait avec ce qu'il nous laisse.

Le scarabée, c'est un symbole

de résurrection.

Le serpent, c'est un symbole...

- D'immortalité chez les Aztèques.

Musique intrigante

- OK, on va exhumer le corps de Bruno Cabrol.

...

...

(- Tu ne dors pas ?)

- Non mais c'est n'importe quoi, là.

Qu'est-ce que tu fous là ? - Tu sais très bien.

Tu penses à moi.

A mon affaire, aux prélèvements, tout ça.

- Non mais là, j'ai juste envie de dormir.

- Bah dors, alors.

Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?

Musique mélancolique Balthazar soupire

...

Elle est jolie, hein.

(Tu la trouves plus jolie que moi ?)

Hm ?

Allez. - C'est une question débile.

(- Ouais, je sais.)

...

- Putain, fais chier.

...

Musique pesante

- Tu as déjà tout épluché et tu n'as rien trouvé.

...

- Certains prélèvements ont plus de 10 ans.

On ne peut rien en tirer.

- Il faudrait une vision bionique, comme dans les films.

Elle imite un robot.

...

- Le Titan Krios. - Ca, c'est pas dans les films.

Musique intrigante

...

Tu crois qu'ils vont t'ouvrir l'institut Pasteur à 5h du mat' ?

Elle soupire.

...

On ouvre une porte.

- Chapeau bas. Vraiment, chapeau bas.

C'est incroyable que vous ayez réussi

à obtenir l'autorisation d'exhumer le corps aussi rapidement.

- Je peux aussi être pénible.

Mais Bruno Cabrol

est la seule piste.

- Je ne suis pas pénible, moi.

Si ? Elle ricane.

Je suis pénible ?

- Je ne dis rien, moi.

Il va rester quelque chose, après 4 ans ?

- Le corps qui est dans ce cercueil,

que ce soit celui de Bruno Cabrol ou pas,

apparemment, a reçu des soins de thanatopraxie.

Ca permet de nettoyer les organes

et de préserver les tissus grâce à une solution

à base de formaldéhyde.

Voilà, ouvrez, s'il vous plaît.

La décomposition prend 8 fois plus de temps qu'à l'air libre,

ce qui fait que quoi qu'il arrive,

on aura de quoi voir qui est là-dedans.

Musique intrigante

...

OK, les soins dentaires sont ceux visibles

sur le schéma dentaire

ante-mortem, avec 8 points de concordance.

Pour moi, c'est bien le corps de Bruno Cabrol.

- Putain... - Donc vous vous êtes planté

avec l'ADN du scarabée ? - Non, Delgado,

je ne me plante pas. Pardon, je ne le prends pas mal.

Mais la dernière fois que je me suis planté, c'était...

Je ne me suis jamais planté.

C'est bien le sang

de Cabrol qu'on a trouvé.

- Comment le sang d'un mec qui est mort il y a 4 ans

se retrouve dans la chambre

d'une gamine qui a disparu il y a 24 heures ?

- Regardez les cavités.

Il devrait y avoir des organes,

mais on les lui a prélevés.

- Il était donneur ?

- On est tous donneurs d'organes.

A moins d'en exprimer le refus,

on est donneurs.

Lui, il a donné son coeur, son foie et ses reins.

- Formidable, mais quel rapport avec notre affaire ?

- Pour un légiste lambda,

la plupart que vous pourriez rencontrer

dans votre carrière... aucun.

- Vous voyez, là, par exemple, vous êtes pénible.

- Sauf s'il était inscrit

sur la liste des donneurs de moelle osseuse.

- Tu es bon, patron !

- Lors d'une greffe, on injecte au receveur

la moelle d'un donneur compatible

pour produire des cellules saines. 2 profils ADN

peuvent apparaître dans le sang,

correspondant aux cellules

du receveur et à celles du donneur. C'est le chimérisme de l'ADN.

Ca expliquerait la présence de 2 ADN

dans la chambre de Thaïs.

- Le ravisseur aurait reçu la moelle osseuse

de Cabrol ?

- C'était ça, le serpent et le scarabée.

Ce n'était pas l'immortalité de Bruno Cabrol

mais la résurrection du receveur, la renaissance par la greffe.

- Pourquoi le receveur aurait voulu venger Cabrol ?

- Un malade en attente d'une moelle osseuse a une chance

sur un million de trouver un donneur.

Quand la greffe a lieu,

il se crée en règle générale un lien psychologique très puissant

entre le receveur et le donneur.

Et ce lien est parfois accompagné d'un sentiment de dette

à rembourser.

- Et le receveur aurait remboursé sa dette

en éliminant les responsables de la mort de Cabrol ?

- Bien joué, patron.

Musique intrigante

- C'est long, là, quand même, non ?

- Mon contact à l'agence de biomédecine m'appelle

dès qu'il a l'info.

- C'est quand même long. Je trouve ça long.

- Hm.

- Pourquoi c'est long ?

- Capitaine, c'est si long

parce que l'information est très sécurisée.

Moi, pour l'obtenir, j'ai dû

faire un truc illégal...

- Je ne veux pas savoir ce que vous faites.

- Vous me demandez.

- Oui, mais non.

Vous avez du nouveau, sur le prélèvement ?

Sur Lise et sur les autres ?

- Non.

Je n'ai rien trouvé sur les prélèvements.

Je les ai renvoyés à Pasteur.

Ils ont le microscope électronique le plus puissant du monde.

S'il y a quelque chose à trouver,

il le trouvera. - Oui.

Musique mélancolique

- Et s'il ne trouve pas...

Si on ne trouve jamais...

- On va le trouver, Balthazar.

...

Le téléphone sonne.

- Balthazar, j'écoute.

Ne bouge pas, une seconde.

Je t'écoute.

OK.

Merci, à charge de revanche. Ciao.

Le nom...

de celui qui a reçu... la greffe...

de la moelle osseuse de Bruno Cabrol.

- Putain de merde.

Musique intrigante

...

Bach claque la porte.

- "Merci, Balthazar" ?

Jamais...

...

- M. Courtani, vous nous suivez ?

- Que se passe-t-il ?

...

- Faites pas le con, il y a les enfants.

- Quelqu'un va me dire ce qui se passe ?

Musique de tension

Mais qu'est-ce que vous faites ?

- Aïe !

- Olivier !

- On vous arrête pour meurtre, séquestration et enlèvement.

...

Je suis désolée.

Ca suffit, maintenant. Dites-nous où elles sont.

- Ce n'est pas moi, je vous dis.

- On a retrouvé votre ADN dans la chambre de Thaïs.

Et votre nom sur le registre de visite

de la prison de la Santé.

Avant votre maladie,

vous gériez un magasin d'animaux exotiques,

et pour ce qui est de votre alibi,

vous avez très bien pu vous absenter la nuit.

Et surtout,

on sait que vous avez reçu

une greffe de moelle osseuse de Bruno Cabrol.

On sait que c'est vous depuis le début.

- Non, ce n'est pas moi.

C'est lui.

- Mais il est mort, lui.

Musique pesante

- Il y a 5 ans, j'ai eu une leucémie aiguë.

J'avais 32 ans et la vie devant moi.

...

Je me suis battu, mais la maladie était plus forte.

J'ai su que j'allais mourir.

- Puis on vous a greffé sa moelle osseuse.

- Comment on appelle les donneurs de moelle osseuse,

qui sauvent des milliers de vies chaque année ?

Des veilleurs de vie.

...

Bruno est mon veilleur de vie.

...

Dans chaque goutte de mon sang, il y a le sien.

Et dans mes veines.

Il est dans ma tête. Il est là, avec moi.

- Comment vous avez su pour l'identité de votre donneur ?

...

- Par un article.

Sa femme disait que Bruno était extraordinaire,

qu'il venait de donner sa moelle osseuse

à la Pitié-Salpêtrière.

Le jour de ma greffe, avant mon anesthésie,

j'ai entendu un aide-soignant dire que...

mon donneur venait de la Pitié.

Les dates collaient. C'était lui.

- Et vous êtes allé fouiller dans sa vie.

Vous êtes allé voir sa femme, ses enfants.

...

- Il fallait que je les retrouve,

que je voie s'ils allaient bien.

Ils avaient peut-être besoin de moi.

- Et après, c'est l'engrenage. Vous fréquentez sa femme,

vous allez voir son présumé assassin en prison,

qui se confie sur le rôle de Thaïs, de Lola,

et vous, vous décidez de venger Bruno.

Vous pensez aux moindres détails.

Vous payez même un mec en prison

pour faire taire Stéphane Lafont.

Et vous passez à l'action.

- Je lui dois tout, à Bruno.

Tout. Il m'a ressuscité.

...

Je vais être papa, vous savez.

C'est grâce à lui, ça.

Je suis qui, moi,

si je ne rends pas justice à celui qui m'a sauvé ?

...

- Bruno était un veilleur de vie.

Il n'aurait pas voulu que vous leur fassiez du mal.

Dites-moi où sont les filles.

- Je ne peux pas. Non, je ne peux pas.

Je ne peux pas.

- Mais putain, dis-moi où elles sont !

Elles sont en vie, au moins ?

- Bruno a veillé sur moi.

C'est à mon tour de veiller sur lui, maintenant.

...

Je ne peux rien vous dire, je suis désolé.

...

- Putain...

- On a remonté sa trace, on n'a rien trouvé.

Si on ne les trouve pas vite, elles vont crever.

- Continue de chercher dans son emploi du temps,

tout ce que peut nous permettre de comprendre où il les retient.

- OK, je checke.

- Vous, allez l'examiner. Il a enlevé Thaïs hier soir.

Avec un peu de chance,

vous trouvez de quoi nous mener jusqu'à elle.

- OK. OK.

"OK, chef" ou juste "OK" ?

- Allez-y. - Ca faisait un peu chef, là.

Merci.

Bonjour. Raphaël Balthazar.

- Bonjour. - Je suis le légiste.

Balthazar se racle la gorge.

Je suis venu pour vous examiner.

Ca va être rapide.

Vous savez, Olivier...

souvent, les receveurs d'organe

veulent connaître l'identité du donneur.

Pour...

Pour leur dire merci.

Mais ce don...

c'est un acte d'humanité.

C'est un acte de solidarité.

Vous ne devez rien à Bruno.

- Vous ne comprenez rien.

J'allais crever.

Je lui dois chaque respiration.

Chaque pas, chaque battement de coeur.

Vous ne savez pas de quoi vous parlez.

Musique grave

- Désolé, ça va être un peu désagréable.

...

- De toute façon, c'est trop tard.

Musique inquiétante

- Quoi donc ?

- Dites à Solène que je l'aime

et que je suis fier d'être le père de son enfant...

et que...

je lui demande pardon.

...

Cris étouffés

...

- Des traces de terre de chanvre,

utilisée dans les terrariums pour animaux exotiques.

Et comme sur le scarabée, des traces d'amiante.

C'est trop vague. Trop vague, trop vague.

- Non, ce n'est pas si vague que ça.

Courtani a dû cacher les filles dans un lieu familier.

On cherche un lieu en lien avec des animaux exotiques

où on pourrait séquestrer quelqu'un,

donc vide, en totalité ou en partie.

- Les entrepôts de Bagnolet fournissaient les magasins

d'animaux exotiques. Ils ont fermé pour désamiantage.

Oh merde ! Ils vont être dynamités aujourd'hui à 17h.

Il reste 22 minutes !

...

- C'est bon, il rentre.

Musique sombre

...

- RAS, personne. Tu peux tout faire péter.

- Ne traîne pas. Sors de là.

...

Bip électronique

Musique à suspense

Cris étouffés

...

...

Le portable vibre.

...

Sirène

- Ils répondent pas, merde ! Accélère !

- C'est bon, il sort. On arrive.

Alors ? - Il n'y a personne.

...

...

- Arrêtez !

Arrêtez ! Police ! Arrêtez !

- Stop, on arrête.

Bip électronique

Musique grave

...

- SURPRISE !

Acclamations

- C'est quoi, ces conneries ?

- 20 ans dans la maison, on n'allait pas laisser passer ça.

Au flic le plus doué,

au meilleur geek de Paris.

Hip hip hip !

- HOURRA !

- C'est trop gentil, merci.

- OK, OK, stop.

On arrête les mièvreries.

Il y a une partie qui nous attend.

- Allez, viens boire un coup.

- C'est pas vrai. C'est à moi, ça ?

C'est mon rêve ! Oh là là là là !

Delgado rit. Merci !

- Bam ! Wouh !

- Mais attends... - Allez...

- Allez, allez...

Ouais !

...

Elle est bonne !

Désolé ! - Au fait, Pasteur a appelé

pour ton prélèvement.

Ils n'ont trouvé que de la cire

sur les mains des victimes.

- De la cire ?

- Ouais, de la cire.

Ils t'envoient le rapport demain.

C'est pour quel dossier ?

*Musique funky

...

Claquement de porte - C'est moi !

Il y a quelqu'un ?

*Musique soul douce

- Je peux vous offrir ce verre ?

- Le bain moussant est à température idéale.

Si madame veut bien se détendre...

...

- Un masseur est à votre disposition en salle de relaxation.

A votre convenance.

...

- Avec plaisir.

- Hm hm !

Bach rit.

...

(- C'est délicieux.)

...

Son portable vibre.

...

Oui, Balthazar, ça ne peut pas attendre ?

*-Non, ça ne peut pas attendre.

Le tueur...

Il est obsédé par les mains.

*C'est pour ça qu'il tue. - Pardon ?

- Il y avait des traces de cire sur toutes les mains des victimes.

Je me suis intéressé à leurs mains.

*C'est ça, leur point commun.

Leurs divines proportions. Que ce soit

entre la 1re et la 2e phalange, entre la 2e et la 3e,

*le rapport est toujours de 1, 618 et des poussières.

Ca ne vous dit rien ?

- C'est le nombre d'or de Fibonacci ?

- Exactement.

Le rapport de proportion idéal, l'équilibre presque parfait.

Botticelli, Dali, Le Corbusier utilisaient ça, déjà.

*Et toutes les mains des victimes

s'en rapprochent à l'identique.

C'est pour ça qu'il a tué Lise et les autres.

Parce qu'il cherche des mains parfaites.

Et il n'est pas près de s'arrêter.

Musique inquiétante

.

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