Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (SoranĂź)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
...
...
Musique soul
...
... Un téléphone vibre.
... ...
- Raphaël Balthazar. J'écoute.
OK.
Eh ben, j'arrive. Ne touchez Ă rien.
J'arrive, ne touchez Ă rien.
...
...
- Vous ne sentez pas ?
- Euh.
Balthazar renifle.
Non. Pourquoi ? - L'odeur de crevette, lĂ .
Il y a un appartement ravioli ici ?
- Vous n'aimez pas les crevettes ?
- Non, mais Ă 8h du matin, c'est un peu violent quand mĂȘme.
- Ca dépend. Non ?
- Ah, OK.
C'est vous, c'est ça ?
- Euh, ouais. - Je suis désolée.
Je m'appelle Maya.
- Raphaël.
- Je suis votre nouvelle voisine. - Et moi, votre voisin.
- Vous devez vous dire
que je suis un peu chieuse ? - Non, c'est pas ce que je me disais.
En fait, je travaille assez tard, le soir,
et là , j'ai pas fermé l'oeil
de la nuit. Du coup,
je prépare la nourriture de... - OK.
Je dois vraiment y aller.
Bonne journée.
Enchantée.
Musique cocasse
...
- Ca sent un peu, quand mĂȘme.
- Homme, la cinquantaine. Plaies thoraciques par arme blanche.
En arrĂȘt Ă notre arrivĂ©e.
- Femme, la cinquantaine. Plaies abdominales.
En choc.
- Défibrille, on va choquer.
- OK, personne ne touche. Choc !
- Toujours en fibrillation.
- Madame ? Serrez ma main. - Personne ne bouge. Je choque.
- On continue Ă masser.
- Entrée directe des chocs. - Monte à 320.
- Personne ne touche. OK, je choque.
Electrocardiogramme plat
- Non, c'est fini.
Désolée.
On n'a rien pu faire pour lui.
(- Putain, merde.)
- La femme est hors de danger.
- Julie et Daniel Portier, brocanteurs, sans enfant.
Une cliente les a trouvés.
Elle a interrompu
le tueur. - Elle a sauvé la femme.
- Il les a sûrement attaqués avec ça.
S'il y a encore des empreintes,
Balthazar n'aura rien Ă faire.
- Tant mieux. Vu l'état de la scÚne de crime,
on va encore se faire engueuler.
Musique énigmatique
...
- Comment vous interprétez exactement
"j'arrive, ne touchez Ă rien" ?
Attention, il y a un piĂšge.
Ecoutez bien : "J'arrive, ne touchez Ă rien."
- Ils ont agi dans l'urgence. - Ah ouais ?
Ils sont arrivés à 200 ?
Vous savez que c'est interdit de faire des boums
sur les scĂšnes de crime ? - Ca va, Balthazar.
- De toute façon, ça va ĂȘtre rapide.
Des trucs ont disparu :
deux montres, un collier, une bague.
Ca, c'est un cambriolage
qui a dû dégénérer.
- Il est trop pĂąle, ce monsieur.
- Comment ça, il est trop pùle ?
- Ben, regardez ses conjonctives.
PĂąles.
Il est complĂštement vide.
Saignement
à l'origine d'un choc hémorragique majeur,
mais il n'y a presque pas de sang
autour de lui. Bizarre, non ?
Delgado ?
(- Je ne sais pas.)
Musique intrigante
...
- Plaie non infiltrée
et aucun signe de cicatrisation.
...
On lui a ouvert les veines post-mortem,
pour le saigner.
...
Venez, Delgado. Bougez pas.
Venez lĂ .
...
- Vous faites quoi, lĂ ?
- Pascal Thierry, vous vous souvenez ?
- Le tueur en série qui faisait une croix autour de ses victimes
avec leur sang ? Ca fait 5 ans qu'on l'a coffré.
- Vérifiez qu'il ne s'est pas évadé.
Générique
...
- On venait d'arriver
et j'ai entendu la porte s'ouvrir.
- Vous avez vu son visage ? Vous pourriez le décrire ?
(- Non.)
J'avais le dos tourné.
Mon mari est allé voir s'il avait besoin d'aide.
Puis, j'ai entendu un cri.
J'ai Ă peine eu le temps de comprendre.
J'ai senti cette...
Cette brûlure, ce truc dans mon ventre.
Puis, plus rien.
- Votre mari retirait 5000 euros tous les mois, depuis six mois.
On n'en retrouve pas la trace.
Vous saviez pour quoi c'était ?
- Non, je ne sais pas.
Musique pesante
On se connaĂźt
depuis qu'on a 20 ans.
Mon mari,
c'est comme une petite partie de moi.
Comment je vais faire
sans lui ?
Musique énigmatique
...
- Capitaine, Delgado, vous ne m'en voulez pas trop ?
J'ai oublié la boule à facettes.
- On a une boule Ă facettes ? - Balthazar, on a besoin de vous.
- Pardon ?
- On a besoin de vous.
- Vous pouvez le redire ? C'est ma phrase préférée.
- Pascal Thierry traçait bien une croix,
sauf qu'il est mort.
On creuse du cÎté du copycat,
mais pour l'instant, c'est chou blanc.
Les empreintes sur la dague
sont illisibles, alors on n'a rien. - Ah oui ?
A priori, c'est bien l'arme du crime.
Lésions thoraciques :
mĂȘmes caractĂ©ristiques.
La longueur des plaies est compatible
avec la largeur de la lame,
et l'extrémité des plaies avec une lame double tranchant.
Fatim ? - Amputation
des deuxiĂšmes et troisiĂšmes doigts et d'un orteil.
Vu l'aspect des moignons, c'est certainement des séquelles anciennes
de gelure des extrémités. La seule solution, c'est "couic".
- Avant d'arriver Ă Paris, elle vivait en Haute-Savoie.
Un accident d'alpinisme, non ?
- Se les geler sur les sommets, je ne comprends pas.
Je déteste la montagne.
- Eddy, c'est toi qui ouvres ?
- Ouais.
Elle s'éclaircit la voix.
- Merde.
Aspect macroscopique
en faveur de métastases hépatiques. Origine indéterminée.
Musique pesante
- Daniel Portier avait un cancer généralisé.
Plus que deux mois Ă vivre, max.
...
- Tu sais quoi ? Creuse l'argent.
Il a dĂ» retirer ses 5000 euros quand il a appris
qu'il était condamné. - OK. Je continue à vérifier
la piste Pascal Thierry. - Attendez, attendez !
On n'a pas parlé de...
de l'autre enquĂȘte.
Sur Lise.
- On a perquisitionnĂ© la bijouterie oĂč elle est allĂ©e,
on n'a rien trouvé.
On a réinterrogé les familles des victimes.
On n'a rien.
Aucune autre victime n'est allée voir ce bijoutier.
Je suis désolée, Balthazar.
- OK.
Il faut que j'aie accÚs au prélÚvement des corps.
- Non. - C'est sûr et certain
qu'il y a un autre lien que cette odeur de bougie.
Il y a forcément quelque chose, un détail
que les enquĂȘteurs, Ă l'Ă©poque, n'ont pas vu.
S'il vous plaĂźt, capitaine.
- Je vais demander au juge, mais ça va prendre du temps.
- TrĂšs bien. C'est qui, ce... ce juge, lĂ ?
On le connaĂźt ?
C'est quoi, son nom ?
- Ne vous en mĂȘlez pas,
Balthazar. - C'est pas mon genre.
- C'est tout Ă fait votre genre.
- C'est pas du tout mon genre ! - Balthazar.
- Delgado.
- C'est votre genre.
Musique intrigante
Musique lugubre
- J'étais foutu. Alors,
deux mois de plus ou de moins... - Ouais.
Mais on te les a volés, ces deux mois ?
Je suis sûr que ta femme aurait aimé les vivre avec toi.
Te tenir la main, t'accompagner.
- Je ne sais pas.
J'ai toujours été là pour elle.
Solide. Du moins, j'ai essayé.
Mais j'étais terrifié à l'idée de mourir.
LĂ , je n'ai pas dĂ» ĂȘtre courageux. Pourtant, je mourais de trouille.
Et puis, j'ai quand mĂȘme eu le temps
de revoir mes priorités,
de régler mes comptes avec le passé.
- Mmh.
Tes retraits d'argent, c'était pour ça ?
Tu avais des fautes Ă expier ?
Il rit.
- On a tous des fautes Ă expier.
Que celui qui n'a jamais péché me jette la premiÚre pierre.
C'est une piqûre de moustique ? - Mmh mmh.
Et récente.
TrÚs récente.
Eddy, Fatim !
Musique énigmatique
...
... Bourdonnement de moustique
... ...
DĂ©jĂ que quand vous ĂȘtes en vie, vous faites chier tout le monde.
- J'espÚre que vous avez une bonne excuse pour avoir violé les scellés.
- Ta-dam !
Musique intrigante
- Vous avez autopsié des moustiques ? - Cinq,
pour ĂȘtre prĂ©cis.
Daniel Portier a été piqué
avant de mourir. Or, s'il y avait des moustiques
dans l'entrepĂŽt...
- Ils auraient pu aussi piquer le meurtrier.
- C'était mon hypothÚse.
Celui-lĂ avait le sang de Daniel Portier.
Ces trois-lĂ ont l'abdomen vide.
Mais celui-ci
a le sang d'un inconnu.
Et vu la coagulation,
ça correspond au moment du meurtre.
J'ai donc envoyé tout ça au FNAEG et figurez-vous
que le profil génétique correspond
Ă Camille Beltran.
22 ans, domiciliée à Saint-Martin,
en Haute-Savoie, qui est, comme par hasard,
le patelin que les Portier ont quitté il y a 18 ans.
- Donc tu pars, Ă la montagne, tranquille.
- Ouais, Camille Beltran a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e hier Ă Saint-Martin
pour outrage et ivresse sur la voie publique.
Les gendarmes la détiennent
et on ne peut lui parler qu'en allant la voir.
- Elle aurait imité Pascal Thierry pour semer le doute ?
- On va le lui demander.
Bon...
Je vous confie l'IML,
une grande responsabilité.
D'accord ? S'il vous plaĂźt,
pas de pari d'apéro sur les autopsies.
- Tu nous prends pour qui ? - Je peux vous faire confiance ?
- OUI. - D'accord.
Et fermez à clé quand vous sortez. N'oubliez pas, OK ?
Cool.
Et surtout,
pas de fĂȘte.
- On n'a pas 14 ans non plus. - Ouais.
- OK, ciao.
- Attends, attends, c'est quoi, cette tĂȘte ?
Quoi ? C'est quoi, ce levé de sourcil ?
Ca veut dire quoi ?
Musique intrigante
...
Il inspire profondément.
- Ah, le bon air de la montagne.
Moins de particules fines, moins d'allergĂšnes, moins d'oxygĂšne.
La production de globules rouges augmente.
Delgado, vous sentez votre organisme se fortifier ?
- J'ai mal Ă la tĂȘte.
Je vous laisse interroger la suspecte
et je vais voir du cÎté des Portier.
- Ca va, capitaine ?
Elle soupire. - Ca va.
Ca va.
...
- Vous n'avez pas le moral.
Vous n'avez rien dit depuis qu'on est partis.
- Si, si, ça va.
Mes gosses me détestent,
mon mari me trompe avec une gamine de 25 ans,
je me sens inutile, vieille, moche et fatiguée.
- Rien que ça ?
- Rien que ça.
- HélÚne.
Ecoutez-moi.
Vous ĂȘtes une super flic,
vous ĂȘtes une super maman
et vous ĂȘtes une trĂšs belle femme.
Vous séduiriez n'importe qui.
Vraiment, n'importe qui.
Mmh ?
Elle soupire.
- Capitaine Fervet ? - Oui ?
- Capitaine Bach. - Enchanté.
- Bonjour. - Bonjour.
- Raphaël Balthazar. - Enchanté.
Bienvenue Ă Saint-Martin.
Allez, entrez. - Merci.
- C'est par lĂ .
VoilĂ .
Tenez, c'est le meilleur de la région.
Toujours pas ? - Non merci.
Vous avez quoi sur Camille Beltran ?
Le capitaine Fervet soupire. - Bah...
C'est une enfant du pays.
Elle a toujours été paumée. Son enfance a été dure.
Sa mÚre est morte quand elle était bébé
et son pÚre l'a abandonnée.
Ca marque. - Vous connaissiez les Portier ?
- Oui, bien sûr. C'est pas trÚs grand par ici.
- Vous voyez un lien
entre elle et les Portier ?
- Non.
Non, Daniel Portier a été maire et instit',
mais il n'a jamais eu Camille dans sa classe,
et Julia était infirmiÚre.
Ils étaient appréciés.
Camille, c'Ă©tait pas la mĂȘme chose.
PlutĂŽt le genre de gosse qu'on ne veut pas voir traĂźner.
Elle avait 5 ans quand ils sont partis.
Par contre, on a trouvé ça dans le studio
de Camille.
C'était aux Portier,
c'est ça ? - Ouais.
- Je comprends pas ce qui est arrivé.
Bon,
le procureur est OK pour vous la confier.
Je vous la laisse.
Bon courage.
- Merci.
Bonjour, Camille.
Je suis le capitaine Bach, troisiĂšme DPJ de Paris.
VoilĂ le Dr Balthazar, il est lĂ pour vous examiner.
- Pourquoi ? - Parce que c'est la loi.
Daniel et Julia Portier,
vous étiez chez eux, à Paris.
Pourquoi ? - Qu'est-ce que ça peut vous foutre ?
- OK, on parle de meurtre, lĂ . Tu as un casier,
tu étais sur les lieux et tu as piqué des trucs.
Tu réponds à ma question ou c'est direct la taule, OK ?
Tu foutais quoi, lĂ -bas ? - Me prends pas la tĂȘte !
C'était un taré, Portier.
- Pourquoi tu dis ça ?
- Ca fait des mois qu'il m'envoie
de la thune par la poste. Je voulais qu'il m'explique
pourquoi il faisait ça. C'est bon !
- Il t'a expliqué ? - Non.
On avait rendez-vous devant son taf
et quand je suis arrivée, ils étaient morts.
Alors, j'ai attrapé trois trucs et je me suis barrée.
- Comprends que c'est
difficile de te croire.
- Oui, c'est sûr.
Avec mon casier,
ne cherchez pas plus.
Tu fais quoi, toi ?
Vas-y, mets-moi en taule.
ArrĂȘte de perdre ton temps, qu'on en finisse.
- Ca fait longtemps
que tu prends des opiacés ?
- De quoi ?
Est-ce que ça fait longtemps que tu prends des opiacés ?
- N'importe quoi.
- Mydriase, chair de poule,
anxiété, écoulement nasal, accélération
de la fréquence cardiaque, agressivité...
Ce sont les symptÎmes du manque, d'un sevrage brutal aux opiacés.
- Et alors ?
- Tu étais défoncée quand tu es allée voir les Portier ?
Musique mystérieuse
- Oui, j'étais défoncée.
Comme ça, vous n'avez plus
Ă croire ce que je raconte.
- C'est bon pour moi.
- On n'est pas tes ennemis, Camille.
- Cassez-vous, là . Dégage, je te dis !
...
Musique sombre
...
- Alors ? - Alors, présence sur les lieux,
casier, comportement autodestructeur et ces montres, lĂ ,
qu'elle a piquées. C'est la coupable idéal.
- Oui, mais vous n'y croyez pas non plus.
- Non.
- Non plus ?
- Elle est accro aux médicaments.
Si elle était vraiment défoncée quand elle est allée voir Portier,
il y a peu de chances qu'elle ait eu la présence d'esprit
de nous faire partir sur la fausse piste de Pascal Thierry.
- Pourquoi Portier lui verserait cet argent ?
Ils ne se sont pas vus
depuis que les Portier ont quitté le village,
il y a 18 ans.
- Il faut qu'on comprenne
ce qui s'est passé ici, c'est la clé.
Vibreur de téléphone Pardon.
Oui, monsieur le procureur ?
Vous ĂȘtes sĂ»r ?
On a beaucoup d'éléments
qui font...
D'accord, c'est vous qui voyez.
D'accord.
Le proc' veut qu'on présente Camille Beltran demain au tribunal.
- Psychologiquement, elle est brisée. Elle a besoin de soins,
elle va se suicider.
- Je sais, on a 24 heures pour éviter ça.
On étudie la paperasse sur les Portier :
relevés téléphoniques, infos administratives
et on ne quitte pas les lieux tant qu'on ne comprend pas.
Je préviens Perbet. Vous, l'hÎtel.
On se rejoint aprĂšs.
- Oh ! Putain...
Musique intrigante
- Qu'est-ce qu'elle fait, lĂ ? - Ben merde, alors.
...
- N'importe qui, ça.
Vous ne voulez pas dire n'importe qui ?
Delgado rit.
...
...
Il soupire de dédain.
Pas d'autre chambre, pas d'autre chambre...
Il fallait sortir votre carte de flic.
- Ca ne m'amuse pas plus que vous.
Et c'est normal de laisser la grande chambre au capitaine Bach.
- Il est monté avec elle, l'autre gigolo ?
- A votre avis ?
C'est pas l'heure de donner des cours de ski.
- Franchement, je ne vois pas ce qu'elle lui trouve.
- Il est beau, sportif, il a 20 ans de moins.
Une bĂȘte de concours.
Vous ne pouvez pas lutter.
- Pardon ? Moi, je ne peux pas...
20 ans de moins,
ça veut juste dire moins d'expérience.
Dans tous les domaines.
Delgado rit.
- Vous levez des inconnues en sachant ne pas les revoir,
ne jugez pas le capitaine Bach pour ça.
- Je ne vois pas le rapport. - Ah oui ?
Vous avez invité quand
une femme Ă dĂźner qui vous plaisait ?
- Je ne vois pas le rapport. - Eh bien moi, je le vois.
J'ai un truc
sur Portier. Il a fait condamner
un refuge de haute montagne : le refuge
de l'Aigle.
Fermeture sans aucun motif,
15 jours avant son départ.
- Ca cache peut-ĂȘtre quelque chose.
Un truc que Camille aurait su. Il la paie pour qu'elle se taise.
Il faut vite
prévenir le capitaine Bach.
- Maintenant ? Il est 1h du mat'.
- Il est 1h du mat', lĂ ? - Oui.
- Il n'est peut-ĂȘtre pas encore trop tard.
- Quoi ? - Ca va ?
- Il est 1h du matin, lĂ .
- Il est 1h du matin ?
Désolé, je n'ai pas vu le temps passer.
Désolé, je vous ai réveillée ? - Qu'est-ce qu'il y a ?
- Euh...
Figurez-vous qu'avec Delgado, on a découvert
que Portier a fait condamner un... un refuge
pour rien, pour aucune raison,
deux semaines
avant de quitter le village. - ArrĂȘtez avec cette porte.
- Ca cache peut-ĂȘtre quelque chose.
- Merci. On ira au refuge demain, hein ?
- Mais j'ai bien fait de venir vous le dire tout de suite.
Je me suis dit que c'était urgent. - A demain, bonne nuit.
- "Bonne nuit", ça veut dire que vous allez vous coucher.
- A demain, Balthazar.
Musique dynamique
...
C'est dommage que Delgado
ne soit pas venu. - Oui.
Son fameux mal des montagnes.
Moi, je pense surtout
qu'il a le vertige : il n'a pas voulu prendre
le lit du haut, hier.
Du coup, c'est moi qui ai mal dormi.
En plus, il ronfle.
Je ne vous demande pas si vous avez passé une bonne nuit.
- Je suis en pleine forme. - Ah oui ?
Vous vous ĂȘtes couchĂ©e tĂŽt ?
- C'est vraiment magnifique, hein.
Jordan ne m'a pas menti.
En mĂȘme temps, il est nĂ© ici, lui.
La montagne, c'est un peu sa deuxiĂšme mĂšre, comme il dit.
- C'est un peu con comme phrase, non ?
- Vous ĂȘtes jaloux, en fait.
- ArrĂȘtez de sourire tout le temps, c'est Ă©nervant.
Ah putain, fait chier...
Vous n'avez pas une épingle à cheveux ?
- Bien sûr, dans mon sac à main, entre mon rouge à lÚvres
et ma boĂźte de tampons. Ecartez-vous.
VoilĂ .
- Oui, c'est sûr, si on utilise la violence...
Musique intrigante
...
- Ca n'a pas bougé depuis 18 ans.
Pourquoi Portier a fermé ce refuge ?
- Pour cacher son secret.
Mais nous, on va tout faire pour le découvrir.
...
LĂ . - Il y a quoi ?
- Une petite tache de sang,
mais c'est trĂšs ancien.
...
Oh...
Des traces de doigts.
Une main...
Bien sûr, c'est pour ouvrir.
Il y a une pelle, à l'intérieur.
Une main pleine de sang...
...
Vous pouvez me passer la pelle, s'il vous plaĂźt ?
- C'est pour quoi faire ?
- Les marques de gelure sur les mains de Portier,
son doigt de pied
qui lui manque...
Portier a dĂ» passer ici
toute la nuit, il y a 20 ans, probablement Ă creuser.
On va faire comme lui,
on va voir ce qu'il a caché.
On ne plante pas une croix, comme ça,
au milieu de nulle part, pour rien.
...
La pelle bute.
Il y a quelque chose, lĂ .
- C'est quoi ?
...
- Merde...
...
Oh...
- Tenez. - Merci.
- Le baume mentholé va vous aider.
- Ca pue pas comme ça, d'habitude.
- D'habitude, ça ne pue pas,
mais le froid arrĂȘte l'activitĂ© microbienne
et c'est pour ça qu'on a un cadavre aussi bien conservé.
Mais dÚs qu'il décongÚle,
les bactéries rattrapent
le temps perdu et ça crée cette odeur un peu forte.
- Le patron de l'hÎtel est au courant de tout ça ?
- Je crois.
Peut-ĂȘtre pas.
- Vous avez l'identité du corps ?
- Pas encore, mais j'ai envoyé la formule dentaire à l'IJ.
Ils voient avec les dentistes du coin.
En revanche,
j'ai la date de la mort : le 15 janvier 2001,
la veille de la fermeture du refuge.
Regardez les lésions
sur les avant-bras, ante mortem
et encore infiltrées. Ces lésions sont
en zone de défense.
Zone de défense, c'est là .
Ca veut dire qu'il s'est battu juste avant de mourir.
Pendant la bagarre, sa montre s'est cassée.
Et du coup,
ça a figé la date et l'heure.
A l'arriĂšre du crĂąne,
on peut apercevoir
une plaie profonde triangulaire,
contuse, avec chambre de décollement sur le cuir chevelu.
C'est clairement la cause de la mort.
Un traumatisme crĂąnien,
il a probablement pris le coin d'un meuble sur la tĂȘte.
Si c'est bien son sang qu'on a trouvé,
en haut, dans le refuge,
ce qui est sûr, c'est que si ça lui était arrivé sur place,
on aurait retrouvé beaucoup plus de sang que ça.
- Il a été tué ailleurs
et on l'a déplacé. - Oui.
Vous pouvez regarder le message sur mon téléphone ?
J'ai les mains un peu...
- C'est l'IJ. Un des dentistes
a reconnu le schéma dentaire. - Et alors ?
- C'est Martin Beltran,
le pĂšre de Camille.
- Il n'a pas abandonné sa fille :
c'est Portier qui l'a assassiné.
Musique grave
...
*Musique techno
...
- Alors, tu vas te coucher ?
- Fatim, ce n'est pas ça, mais il est midi,
il faut dire aux gens de partir.
- Tu abandonnes, genre. - Pas du tout !
Je n'abandonne pas.
Sonnerie de téléphone - Merde.
- Quoi ? Non !
Il faut ranger, il faut ranger.
...
La musique s'arrĂȘte.
- Chut, chut, non, non, arrĂȘtez.
ArrĂȘtez, c'est notre boss.
- Oh, chut, chut.
...
- Hey ! *-Hé hé !
Ca va, les enfants ? - Ca va, la routine,
ici, tu sais. Cadavres, cadavres, cadavres...
Et toi ? - HĂ© !
*-Plus compliqué que je pensais, mais ça va.
Dis-moi, on a toujours
le corps de Daniel Portier Ă l'IML ?
- Euh oui, pourquoi ?
*-J'ai besoin que tu prennes des photos de ses mains,
l'intérieur des mains, tu peux ? - On t'envoie ça tout de suite.
*-Ca va, Eddy ? - Hein ?
*-Tu as une petite mine.
Qu'est-ce que tu as, lĂ ?
- Une trace d'oreiller. Il vient de sortir du lit.
- C'est ça. Quoi.
*-Eddy, tu te reprends, tu ne laisses pas Fatim tout faire,
s'il te plaĂźt, d'accord ? Allez, ciao, bye !
- Allez, salut !
Fatim souffle.
- Sérieusement ?
- Waouh !
Eddy vomit.
- Donc, Beltran était
dans une bagarre avec Portier.
- Portier transporte le cadavre jusqu'au refuge et l'enterre.
- C'est pour ça que Portier envoie de l'argent à Camille :
il culpabilise, il veut se rattraper.
Ca donne un mobile Ă la petite.
- Ca ne nous arrange pas.
Mais pourquoi Portier et Beltran se sont bagarrés ?
- HélÚne ! - Oui ?
- Vous vous souvenez des lésions et des gelures sur les mains
de Daniel Portier ? Regardez.
Les cicatrices sur les deux mains sont identiques.
Ce sont des cicatrices de brûlures, probablement liées à des frottements
sur un piolet ou une pelle. Portier a creusé cette nuit-là ,
mais la nuit du 15 janvier 2001, c'était la nuit la plus froide
de cette année. Il faisait
dans les -20 degrés. - Et ?
- Beltran pesait dans les 100 kg.
Le refuge de l'Aigle est inaccessible
en engin motorisé. - Il ne pouvait pas le bouger.
- Il avait un complice ? - Oui.
Un complice qui a forcément
les mĂȘmes sĂ©quelles sur son corps de cette nuit.
Musique sombre
- Qu'est-ce que vous faites lĂ ?
Je peux vous aider ?
- On a des questions sur le refuge de l'Aigle, capitaine.
- Vous pouvez enlever votre chaussette gauche
et nous montrer votre pied ?
- Merde.
- Je vous emprunte votre matériel.
Je vous le rends. - Vous en avez déjà fait ?
- Non, mais je vais apprendre.
Musique de tension
...
- Je vais le tuer.
...
- Il vous manque le gros orteil sur le pied gauche, c'est ça ?
- Comment vous savez ?
- Vos empreintes
dans la neige. La droite est
beaucoup plus enfoncée. Vous compensez.
On a droit à un comité d'accueil ?
- Rentrez chez vous, ça ne sert à rien.
- ArrĂȘte. Ca fait trop longtemps
que ça nous pourrit la vie.
On était tous d'accord et personne n'a
pleuré la mort de ce pédophile.
Musique intrigante
...
- On se connaĂźt tous, dans le village,
mais Beltran a toujours été à part.
On n'aurait jamais dû le laisser faire le ménage à l'école.
- Il s'en est pris à un élÚve ?
- Portier l'a vu toucher un mĂŽme aprĂšs les cours.
Il a pété les plombs.
Ils se sont battus.
La tĂȘte de Beltran a tapĂ© un bureau et il est mort sur le coup.
Portier a paniqué et il est venu me chercher.
- Et vous l'avez aidé à se débarrasser du corps.
- Il ne pouvait rien prouver.
Le gosse avait à peine 3 ans, il avait tout refoulé.
Portier ne méritait pas
d'aller en prison Ă cause de cette ordure, alors...
On a fait ce qui nous semblait juste.
- On a tous des gosses.
Beltran aurait pu s'en prendre Ă eux.
- On a transporté le cadavre
au refuge de l'Aigle,
tous les quatre.
Et on a creusé.
- Le lendemain, Portier a fait fermer le refuge
et ils ont quitté le village.
- Vous Ă©tiez oĂč, il y a 3 jours ?
- On n'a pas bougé.
Si vous pensez qu'on a tué Portier,
vous vous trompez : c'était notre ami.
Musique douce
Cette nuit en enfer,
ça fait 18 ans qu'elle nous poursuit.
...
- Tu crois que la gamine sait
que Portier a tué son pÚre ? - C'est possible.
Elle a pu entendre Perbet discuter avec ses copains,
ce qui lui donne un mobile en or pour avoir voulu se venger.
- Je ne sais pas si elle sait dĂ©jĂ
que son pÚre était pédophile. Sinon, ça va lui faire un choc.
- On a retrouvé le corps de ton pÚre sur un des sommets.
Il ne t'a jamais abandonnée.
Il a été assassiné.
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
Pourquoi on l'a tué ?
- Ton pÚre était malade, Camille.
Portier l'a trouvé avec un petit garçon.
- C'est n'importe quoi.
Il n'aurait jamais fait ça, mon pÚre.
Il n'était pas comme ça.
ArrĂȘte !
Je vais crever !
ArrĂȘte, laisse-moi, je vais crever !
Laisse-moi !
Je vais crever.
Elle pleure.
Musique triste
... ...
...
- Entre la buprénorphine que je lui ai donnée hier
pour le manque et l'hydroxyzine, elle va pouvoir dormir.
Elle vient de vivre un vrai choc,
un état de stress aigu avec tremblements, anxiété
et manifestations auto-agressives.
MĂȘme la meilleure des comĂ©diennes ne peut pas feindre cet Ă©tat.
Ce n'est pas elle.
- Avec le mobile qu'on lui a Ă©tabli, ça va ĂȘtre difficile
de convaincre le juge.
- On reprend tout à zéro.
Un portable vibre.
Oui ?
Vous ĂȘtes sĂ»r ? On a de sĂ©rieux doutes, nous, ici.
Ecoutez, monsieur le juge, le...
D'accord.
Comme vous voudrez.
Le juge veut la mettre en examen.
- Super.
- On ramĂšne Camille Ă Paris.
Musique sombre
- Le juge nous a mis sur une autre affaire.
Pour nous, c'est fini,
on ne peut plus rien faire pour elle.
- Vous, non, effectivement,
mais moi, je fais ce que je veux dans mon IML.
Musique intrigante
...
- Tu ne lĂąches jamais l'affaire. Je t'ai dit de laisser tomber.
- C'est pour Camille que je fais ça,
pour la sortir de lĂ .
- Tu crois que toi, le meilleur légiste de Paris,
tu aurais omis quelque chose dans mes analyses ?
- C'est parce qu'on doute qu'on est
le meilleur.
- Qu'est-ce que tu regardes ?
- Les résultats d'analyses complémentaires
sont arrivés hier soir.
Tu peux m'expliquer pourquoi on trouve
des traces d'acétate de cyprotérone dans ton sang ?
...
Putain, c'est ça.
Tes antiandrogĂšnes.
- J'ai tellement lutté, Balthazar.
Tellement lutté.
- J'ai quelques questions Ă vous poser.
Le médecin légiste va faire des vérifications.
- TrÚs bien, si ça peut vous aider.
- Votre mari prenait un traitement inhibiteur de la libido.
Une castration chimique
pour délinquants sexuels. - Je ne comprends pas.
- Votre mari était pédophile.
C'est lui qui a agressé
cet enfant il y a 18 ans.
- Non.
- Martin Beltran l'a surpris
et votre mari l'a tué.
- La lame s'est enfoncée superficiellement sous la cÎte,
dans la graisse, au niveau du flanc gauche.
La zone est accessible Ă la main dominante
et c'est l'endroit le plus inoffensif.
- Vous ĂȘtes infirmiĂšre, Julia.
Vous saviez oĂč vous frapper pour ne pas toucher d'organe vital.
Alors, racontez-moi.
J'imagine que vous avez quitté votre village,
vous avez tout abandonné.
Vous avez dĂ» refaire votre vie parce que votre mari vous a dit
qu'il avait éliminé un monstre.
Vous avez fini par vous rendre compte
que le monstre, c'était lui.
Alors, vous l'avez tué.
Vous vous souvenez de Camille Beltran ?
Votre mari a détruit sa vie en la privant de son pÚre.
C'est elle qui va payer Ă votre place
si vous ne dites pas la vérité. Assumez, Julia.
Hein ? Faites-le pour elle,
pour cette pauvre gamine qui n'a rien demandé à personne.
- Mon mari m'a tout raconté.
Il m'a dit que...
que Camille devait arriver,
qu'il voulait réparer le mal qu'il lui avait fait.
Et le mal qu'il m'a fait Ă moi.
J'ai compris que c'est à cause de ça qu'on n'a jamais eu d'enfant.
Il disait qu'il ne pouvait pas, mais il mentait.
Il m'a menti, toute sa vie, il m'a menti.
J'étais hors de moi,
je ne voyais plus rien, je n'entendais plus ce qu'il disait,
j'ai pris la dague, je l'ai frappé.
Elle sanglote.
J'ai sacrifié...
Ma vie...
Pour lui. J'ai sacrifié ma vie.
Et lui, il n'a fait que me mentir.
Toutes ces années, il m'a menti.
- Merci...
D'avoir cru en moi.
C'est la premiÚre fois que ça m'arrive.
- Tu vois, ce taxi, lĂ ...
Il est lĂ pour toi.
Si tu montes dedans, il t'emmÚnera en désintox.
Là -bas, ils vont t'aider, ils vont t'écouter.
- Et si je ne monte pas ?
- Je sais que tu vas monter, parce que tu es une battante.
Musique douce
...
Le taxi démarre.
...
- Je n'en peux plus de la cantine.
Je n'arrive pas Ă me concentrer.
Musique inquiétante
...
- Il se passe quoi, dans vos tĂȘtes, en fait ?
Vous ĂȘtes deux mĂŽmes, c'est ça ? Deux gamins.
Des enfants, vous ĂȘtes des enfants.
- C'était mon idée. - Non, non, c'était la mienne.
- "C'est mon idée." "C'était la mienne."
Du champagne dans un verre en plastique ?
Vous avez flippé, là . Vous avez flippé,
vous Ă©tiez morts de trouille. Vous ĂȘtes deux flippettes.
Deux poules mouillées.
Il caquette.
...
Souffle glacial
- Pourquoi tu continues Ă enquĂȘter sur ma mort ?
Je ne sais pas si tu veux trouver mon meurtrier
pour passer Ă autre chose
ou parce que comme ça, tu continues à penser à moi.
- Je ne suis peut-ĂȘtre pas Ă l'aise
avec l'idée que ton tueur soit dans la nature.
- Mmh.
Ou alors, c'est une excuse pour ne pas recommencer Ă vivre,
parce que le rĂŽle du veuf seul et malheureux,
ça te convient, finalement.
Non ?
- Tu m'énerves. - Je sais.
C'est lui, lĂ , non ?
- Oui.
Musique intrigante
...
Monsieur le juge ? Bonjour.
- Raphaël Balthazar.
- Comment vous savez ?
- La quarantaine, bel homme, élégant,
probablement en train de manger... Le capitaine Bach m'a parlé de vous.
- Le capitaine Bach a dit "bel homme" et "élégant" ?
- Je vais m'occuper des prélÚvements de votre affaire Castel...
Lise Castel ? - Oui.
- Mais ça va prendre du temps.
- Dites-moi.
Le titillement permanent que vous avez Ă l'oeil,
ça ne vous dérange pas trop ?
- Mon médecin traitant m'a dit qu'on ne pouvait rien faire,
que c'était sans doute dû au stress.
Il est marrant, mon médecin traitant, hein ?
- Il est marrant et incompétent.
Ce n'est pas grand-chose pour l'enlever.
Vous voulez que je vous explique autour d'un café ?
Aucune contrepartie obligatoire.
- Bonsoir.
- Ah, bonjour. Merde, merde...
Laissez, laissez. Je peux tout vous expliquer.
- Vous ĂȘtes une sorte de policier scientifique,
médecin légiste ? - Oui, je suis médecin légiste.
- C'est génial.
- Ben oui, c'est génial.
Ben oui, c'est génial.
Ce soir, je vais préparer un osso buco.
Je dis ça parce que je vais mettre du safran dedans,
et ça sent un peu fort.
- OK. - Par rapport Ă ...
Je suppose que vous avez dĂ©jĂ
autre chose de prévu ce soir, mais...
Si vous avez envie de venir goûter l'osso buco,
ça me ferait plaisir.
- J'hésite un peu.
J'ai peur que ce soit pour ne pas que je me plaigne
de l'odeur. - Ce n'est que ça.
Elle rit. - OK.
20h30 ?
- Eh ben super, 20h30.
Musique soul
...
SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA
.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.