All language subtitles for 1976 - Du Bout des Lèvres

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Original subtitles

Oh, les fous -moi la paix ! Arrête -toi, allez ! Aïe, aïe, aïe !

Allez, les garçons, fous -moi la paix ! Prends celle de Verjus. Ça va, la ruelle

? Prends celle de Jatte, alors.

Elle goûtera bien, lui.

Merci.

Salut les petites fêtes ! Tu pourrais pas être un peu plus polie que les

non ?

Alors,

tu es décidée ? Oui,

c 'est plus fort que moi.

On peut faire quelque chose pour toi ? Je te demande ton suron.

Non, par la personne.

Je te le promets.

Bonjour, Shannon.

Gaston. Bonne journée. À demain, Fernand.

Bonne journée.

9 sur 10, c 'est bien, ça.

Il y a encore mon journal de classe à signer.

Je sais que c 'est ça.

Monsieur Dejas, je le regrette de vous signaler que votre fils, interrogé

oralement ce 26 du mois, n 'a pu répondre à une seule de mes questions.

J 'en déduis qu 'il n 'a pas étudié sa leçon de mathématiques, de mécanique.

Et je me vois donc dans l 'obligation de le sanctionner par un zéro.

C 'est beau, ça.

Oui ? J 'ai une œuvre pour ma rédaction.

Tu aurais mieux fait d 'avoir neuf pour la mécanique. Tu iras loin si tu es avec

ta rédaction.

C 'est parce que tu te rends vraiment compte de la chance que tu as.

Moi, à ton âge, j 'étais déjà à l 'usine.

T 'as vu ? De toute façon, t 'es prévenu. Tu ne réussis pas cette année,

travailler. J 'aime encore mieux.

Tu entends ? Tu viendras à l 'usine avec moi, tu verras la différence.

Ce qu 'il ne faut pas entendre.

De toute façon, tu ne feras jamais rien de bon.

Dis.

Qu 'est -ce que c 'est les photos de femmes que tu as dans ta chambre ? Les

photos de femmes ? Ne fais pas l 'innocent, tu sais bien ce que je veux

Les photos d 'actrices de cinéma.

C 'est ça que tu passes ton temps ? C 'est ça. On vient fouiller dans ma

chambre.

Fouiller ? Si ta mère ne nettoyait pas ta chambre, c 'est toi qui le ferais

-être.

d 'être plus précis.

Depuis le début de l 'année, tu ne fais rien de bon.

Tu t 'imagines qu 'un patron va t 'engager pour faire un travail comme ça

tu veux travailler comme Manoeuvre, c 'est ton affaire.

Rangez bien vos outils.

Ne laissez pas traîner comme la semaine dernière.

Salut.

Allez, vas -y. T 'as dit que tu le ferais.

Enfin, qu 'est -ce qui te prend ? Passe -moi tranquille.

Je n 'aime pas les filles.

C 'est la première fois qu 'elle nous fait ça.

Bonsoir, René. Bonsoir, Fernand.

Dis -donc, Georgette n 'est pas rentrée. Tu ne l 'as pas vue ? Non.

Elle n 'a pas pris l 'autobus avec toi ? Le matin, oui, mais pas pour revenir.

Et toi, tu ne dis rien ? Mais on ne prend pas toujours le même bus ? Oui,

parfois, elle fait une course.

Ou alors, elle passe une heure ou deux chez une amie, mais... Et alors, elle

chez son amie ? Non, justement.

Yvonne a téléphoné.

Elle demande toujours bien ce qu 'il lui a pris.

Elle rentre toujours à l 'heure.

Ou alors, elle prévient.

Tu ne sais vraiment pas où elle peut être ? Non.

J 'ai été voir jusque sur la place, mais je ne l 'ai pas vue.

Sacre bleu, si elle revient... Bon, ben, je vais aller voir.

Ça fait déjà un petit temps que je suis ici.

Elle sera peut -être rentrée.

Allez, merci, et bonsoir. De rien, René.

Bonsoir.

Tu restes un peu avec nous ? Non, j 'ai encore une leçon à étudier.

Tu as du pognon, Modeste ? Oui.

Je l 'ai perdue ? Oui, oui.

Mon oeil.

Ce qui s 'est passé dimanche dernier, ça peut encore t 'arriver, hein ? Berger

de chaussettes.

Ça va, toi, tu t 'es déjà regardée dans une glace ? Nous, on s 'en fout, c 'est

pour ta pomme.

Tu viens déjà ? Tu verras bien.

Allez, on y va.

J 'ai un roi, moi.

Qui est -ce qu 'elle a, le petit ? Et Gérard, montre.

Deux de carreaux. C 'est toi, Georges.

Allez, tournez.

C 'est moi.

Et Verju, tu voudrais bien qu 'elle commence par le dessous, hein ? Malin.

Illégal, un même baillot de bain.

Ça ne fait rien, ça s 'enlève comme autre chose.

La carte suivante.

C 'est toi, Duchesne ? Ça y est, mon vieux.

Tu ne dois pas nous faire admirer ton slip.

Ne fais pas le malin, Gérard.

Ça ne va pas, Duchesne. Tu l 'enlèves, vous êtes un franc chacun.

Allez, c 'est le jeu, mon vieux.

Alors, qu 'est -ce que tu attends ? Ça, c 'est tricher.

T 'es culotté, toi, Duchesne. C 'est ça qui ne va pas être vrai, je suis

déculotté.

Duchesne, il a de la chance d 'avoir un père plein de fric. Sans quoi, on

verrait souvent son cul.

Bon, à suivante.

Montre mon test.

Ça y est, mon vieux.

Comme t 'as pas de pognon, encore un coup comme ça, c 'est ce qu 'on va voir.

Ne te vende pas encore, là.

Tu vas voir, ça va t 'arriver.

Oui, mais moi, je fais des économies.

Bon, allez -y.

Qu 'est -ce que t 'as, toi ? Un valet.

Oh, ça va.

Moi, j 'ai qu 'un huit.

Et les gars, c 'est le jas qui a la plus petite.

Allez, mon vieux, c 'est ton tour.

Allez, mec, il est bien parti, le jas, pour la première fois qu 'il vient.

Ouais, il n 'a pas de peine. J 'ai l 'impression qu 'on va voir son filet.

Bon, la suivante.

Montre. Tom.

Moi, j 'ai un roi.

Christine, tu triches.

Montre.

Allez, montre.

On a compris.

Allez, à la caprole.

Il y a longtemps que t 'attendais ça, hein, Dejas ? Verjus aussi.

Pas cardiaque ou moi, Verjus ? Oh, elle a pas de chance.

On a déjà vu son balcon la semaine dernière.

Oh, dédieu. Elle a une fameuse collection de soutien -jus, là. T 'as du

Oui, la reine.

Dommage. C 'est pas juste, ça.

Quand on a du fric, on ne risque jamais rien.

Ben oui, Verjus, qu 'est -ce que tu veux ? C 'est injuste, mais c 'est la vie,

là. Ne t 'en fais pas, modeste. Si elle perd encore deux ou trois fois, elle n

'aura plus de fric pour se racheter.

Allez, la cimonte.

C 'est le jas, les gars.

Pas de chance, le jas.

T 'enlèves ton slip. Tu donnes 7 francs chacun.

Je n 'ai pas d 'argent.

T 'enlèves ton slip, alors.

Oh, laisse.

C 'est la première fois qu 'il vient.

Pas question.

On a répété les règles du jeu avant de commencer.

Qu 'est -ce que tu fais ?

C 'est pour Fernand. Ça va pas.

Pourquoi ? C 'est à lui de payer. Ah non, la ruelle. On n 'a jamais dit qu

ne pouvait pas payer pour un autre.

Bon, d 'accord.

À partir du dimanche prochain, il faut pouvoir payer ça même, compris ? Dis,

verjus, pour toi, elle n 'aurait pas payé l 'été.

Oh non, mon vieux, elle aurait l 'été dans ton jus. Pas dans ton jus, dans ton

verjus !

Je parie que les gendarmes vont encore chez René.

Ça a été à l 'école ? Oui.

Ça a été à l 'école ? Oui.

On vient de voir les gendarmes.

Peut -être du nouveau ?

René, il a recommencé à

travailler ? Oui.

Qu 'est -ce qu 'il dit ? On n 'a pas encore retrouvé la petite, alors qu 'est

-ce que tu veux qu 'il dise ? Tu le disais justement à Fernand.

C 'est tout même incroyable qu 'ils ne l 'ont pas encore retrouvée.

Pourvu qu 'il ne nous arrive jamais un malheur pareil.

J 'aime encore mieux faire 2, 10 que 6, 2.

Je n 'arrive plus à me reposer l 'après -midi.

Je crois que tout à l 'heure, j 'ai ouvert la garde -robe de madame.

C 'est beau.

Il y a des robes, des chemisiers, des pantalons.

Je parie qu 'il y a au moins 15 robes.

Je suis sûre.

En ville, chez elle, il y en a encore plus.

On peut dire que c 'est une femme qui a du goût.

Demande quand même ce que c 'est que pour une femme.

Le gros loup, il me le disait encore l 'autre jour.

Quand il fait un peu beau,

il se promène à moitié à poil.

Tu veux pas encore un peu de café, mon petit loup ? Non, merci.

Demande bien pourquoi tu fréquentes une femme comme ça.

Ce serait bien bête de cracher sur un petit supplément.

Ça viendra bien à pointe, on fait pas ? T 'as vu le frigo ? T 'as vu dans quel

état il est ? De toute façon, elle ne vient jamais que les week -ends. Alors

comment veux -tu que je la fréquente ? Elle est jamais là quand je vais

nettoyer. Puis même.

Même si je la fréquenterais. Je veux vraiment pas te calmer à ça.

Enfin, le gros Louis n 'est pas aveugle.

Il sait bien ce qu 'il a vu. Il me le disait lui -même.

Quand elle sort de l 'église, elle a l 'air d 'une sainte nitouche, mais...

quand on se balade en Alfa Romeo, tu crois que je pourrais me payer une

comme ça, moi ? Je sais même pas conduire.

Si tu veux mon avis, je te vois pas au volant d 'une voiture pareille.

Ça, décidément, vous, les hommes, vous êtes tous les mêmes.

Toujours prêts à dire du mal d 'une belle femme.

Tout ça parce que vous êtes jaloux, voilà.

Comment on soit jaloux ? Dis.

Si vous aviez l 'occasion, vous ne diriez pas non. Ne fais pas l 'innocent,

sais très bien ce que je veux dire.

Si tu n 'es pas content, va lui rendre la clé de ta maison.

Et explique -toi avec elle.

Qu 'est -ce qui se passe ? Je vais te voir.

C 'est ça que tu appelles faire ta devoir ? Qu 'est -ce que tu vas faire ?

vas voir ce que je vais faire.

Je vous prie.

Je vous prie.

Je vous prie.

Je vous prie.

Le corps du Christ.

Le corps du Christ.

Il en aura quand il sera grand, hein, Verjus ? Et Dejasse ?

T 'es venue à la messe pour voir Christine ? C 'est avec nos petits bois

je dois rentrer.

Non, il aimerait mieux y aller tout seul avec sa poule.

Hein, Dejasse ? On pourrait lui donner un coup de main, hein, Verjus ? Tu

distribuerais les cartes ? Ça va aller quoi ? Ça va pas mal.

Allez, on y va.

Qu 'est -ce qu 'il y a déjà ? Moi, je ne sais pas.

Où vas -tu ? Dans ma chambre.

Viens t 'asseoir ici.

Je t 'ai demandé de rentrer à l 'heure pour le dîner.

C 'est comme ça que tu vis ? Où as -tu été traînée ? Hein ? Qu 'est -ce que c

'est que ça ? Mais qu 'est -ce que tu as fait à ta chemise ? Je suis tombée.

Tu t 'es pas battue au moins ? Non.

C 'est tout de même pas parce que tu es tombée que tu rentres à cette heure -ci.

Bon, allez, je vais faire cuire ton biftec. Je n 'ai pas faim. Comment ça,

'as pas faim ? Tu vas me faire le plaisir de manger ton biftec. Non, je n

pas faim.

Allez, fais un petit effort et mange un morceau. Maman a fait des frites exprès

pour toi.

Tu ne vas quand même pas rester toute la journée sans rien dans les tomates.

Tu n 'as mangé qu 'une petite tartine ce matin.

Pourquoi ne veux -tu pas manger ? Bon, s 'il ne veut pas manger, tant pis pour

lui. Mais tu vas me dire où tu as été traîné.

Alors ? À la messe.

Quoi ? À la messe ? Oui.

Tu le laisses aller à la messe maintenant ? Et tu ne peux pas me

avis.

Tu crois au bon Dieu maintenant ? Si ce n 'est que ça, ça ne peut pas lui faire

de mal.

Enfin, il ne peut pas aller à la messe s 'il n 'a pas fait sa première

communion.

Tu en as de bonnes, toi. S 'il n 'a pas fait sa communion, c 'est parce que tu n

'as pas voulu.

Bien sûr.

On n 'a pas d 'argent pour se faire des bêtises comme ça.

Des bêtises, des bêtises. Pour les autres, ce n 'est pas des bêtises.

Avec le petit, c 'est dans le village qu 'il n 'a pas fait sa communion.

Bon, voilà.

Tu vois, les curés, tu ne supportes pas.

Dis, ne viens pas dire le contraire.

C 'est sûr, ça.

En fait, ils sont tous les mêmes, c 'est tout ce que tu vois à la messe.

Ils n 'y vont que pour se montrer, comme le notaire.

Ne t 'en fais pas, c 'est bon pour son portefeuille.

Tu vois, maintenant, avec tes bêtises, il est parti sans manger.

Je ne lui ai rien à dire, moi.

C 'est pas vrai ce que Dieu nous a raconté.

Quoi ? Que tu es allé à la messe.

Ben oui.

Les deux principales exigences de la culture du riz sont donc la chaleur et l

'humidité.

Voyons maintenant où nous pouvons rencontrer ces deux exigences.

N 'y a -t -il pas un pays où elle se trouve particulièrement bien réalisée ?

Monsieur ? Oui ? En Afrique ? Oui.

Certaines régions d 'Afrique sont effectivement chaudes et humides, et on

cultive du riz.

Mais peut -on dire que l 'Afrique est un continent où le riz constitue la base

de l 'alimentation ?

Monsieur ? Oui.

L 'Asie ? Oui, en Asie.

Mais dans quelle partie plus précisément ? Monsieur ? Oui.

L 'Inde ? Monsieur ? Oui.

Le Vietnam ? Oui, la Croix.

Le Japon ? C 'est tout.

Vous ne voyez plus d 'autres pays ? Vous oubliez un pays très important,

notamment du point de vue population.

De Jasse.

Alors, De Jasse, où peut -on encore en trouver ? Page 34.

À la page 34.

De Jasse, je doute fort que la page 34 réunisse les conditions de chaleur et d

'humidité nécessaires.

Monsieur, monsieur.

Oui. La Chine.

Très bien.

Alors, De Jasse, vous voyez, ma question n 'était pourtant pas chinoise.

C 'est décidé.

Tu vas encore écouter « Laisse la monnaie du curé » ? Oui.

Tu as pris un abonnement, on dirait.

Dis, Fernand, il t 'a dit que tu avais le bonjour du curé ? Bon, faut avoir le

bonjour du curé.

Pour nos mouvements d 'action catholique.

afin que tous soient fidèles au témoignage missionnaire.

Prions, le Seigneur.

Prions pour notre paroisse, pour nos foyers, pour nos baptisés,

pour les fiancés, les malades, les personnes âgées qui souffrent de

solitude, pour les indifférents.

Pour nos frères baptisés qui ne viennent pas à la messe, tous ceux qui ne se

sentent pas chez eux dans notre église, prions le Seigneur.

Je suis vraiment désolée, mais je ne peux pas vous aider.

Je vous dis, cette petite Georgette, je ne vois même pas qui c 'est.

Je n 'étais même pas au courant de ses disparitions.

Bien.

Bon, et bien, madame, excusez -nous encore de vous avoir dérangé un

On nous a dit que vous n 'étiez jamais là pendant la semaine, alors... Vous

bien tombée.

J 'allais m 'en aller quand vous avez sonné.

Merci beaucoup, madame.

Madame, on remercie.

Bon, allez, on va vous tourner.

Qu 'est -ce que vous me fichez, là ? Foutez -moi le camp, tous ! Allez -toi,

arrête -toi !

Est -ce qu 'il y a... Je veux au football.

T 'as étudié pour tes examens ? Oui.

Quand ? Hier.

Bon. On s 'en va.

Je veux au football.

Rentre tout de suite après le match.

Attends -moi.

Je sors avec toi.

Ça fait des années que je n 'ai plus été au football.

Et quand j 'avais ton âge, j 'y allais tous les dimanches.

Il faut que j 'aide moi.

Il gagne 3 -0.

Je m 'ennuie.

C 'est pas moi qui ai demandé que tu viennes.

Demande -moi ce qu 'il faut.

J 'ai envie de partir.

Attends, tu t 'en tiens pas à moi.

Bonjour. Bonjour madame.

Maman m 'a demandé de vous apporter des fraises.

Ta maman ? Oui, elle travaille chez vous tous les vendredis.

Tu es le fils de madame de Jacques ? Oui.

Merci.

Bon, au revoir madame.

Tu ne veux pas boire quelque chose ? Non merci, tu pourrais bien quelque chose.

Allez viens.

Qu 'est -ce que tu veux ? Un jus d 'orange ? Merci.

Je n 'ai pas grand -chose.

Un coca, peut -être ? Je veux bien.

Tu joues du piano ? Non.

J 'aimerais bien, mais chez moi, il n 'y a pas de piano.

Puis mes parents, ils n 'aiment pas tellement la musique.

Merci.

Tu sais, moi, je ne joue pas très bien.

C 'est plutôt un délassement.

J 'aime beaucoup le piano.

Malheureusement, je ne joue pas très bien.

Dis -moi, c 'est pas toi que j 'ai surpris un soir à la fenêtre ? Non.

Tiens.

Pourtant, elle te ressemblait.

Bon.

Au revoir, madame.

Tu diras à ta maman qu 'elle essaie de faire les vitres la semaine prochaine.

Et dis -lui merci pour les fraises, tu n 'oublieras pas ? Non, non.

Je lui ferai quand même un petit mot pour la remercier.

Ça a été à l 'école ? Oui.

Dis donc, il restait quelques fraises dans le jardin.

C 'est toi qui les as prises ? Non.

Et t 'as vu personne qui est entré dans le jardin ? Non.

Elles sont pourtant pas parties toutes seules.

Sous -titrage Société Radio -Canada

C 'est pas comme Verjus.

C 'est malin !

mes parents m 'attendent pour manger.

On continuera cet après -midi, si tu veux.

Oui.

Pendant que j 'y pense, rappelle à ta maman que j 'aimerais qu 'elle fasse les

vitres.

Je lui avais laissé un petit mot, mais elle ne l 'a peut -être pas trouvé.

Oui, je vais le rappeler.

Je joue au football.

Ne fais pas cette tête -là, c 'est ma seule distraction.

Oui, et moi je peux rester ici toute seule.

Tu es avec moi ? On va retaper dans un ballon.

Alors, viens me retrouver à la maison du peuple après le match.

Allez,

va boire tes gouttes.

Fernand,

tu viens avec moi jouer au football ? Non, je dois étudier.

Je vais faire un tour, j 'ai un peu mal à la tête.

T 'as déjà fini d 'étudier ? Oui, oui, il y a au moins je ne pensais.

Bon, ne rentre pas trop tard.

Reviens avant ton père.

Oui, oui.

L 'après -dix soir, tu es libre ? Oui, je crois.

Viens chez les beaux gens, ils font une soirée.

Tu sais, je les connais pas très bien.

Quelle importance, tu m 'accompagnes, c 'est tout.

Tu y vas seul ? Oui.

Coup de verre.

Téléphone -moi mardi, je serai chez moi tout l 'après -midi.

D 'accord.

Mais... essaye de venir.

À mardi.

Oui.

Bonne route.

Je reviens tout de suite.

Une carte de madame.

Il y a à peine deux ou trois jours qu 'elle est partie.

Un coup de dadur.

C 'est beau par là.

Tu peux dire que je n 'étais pas fière quand on a cité ton nom.

T 'aurais quand même pu faire un petit effort, non ? Quand ton père va voir ton

résultat.

J 'espère que tu vas travailler pendant les vacances.

Tu n 'as pas raté aussi ton examen de passage.

Bon,

allez, suivez -moi.

Toi aussi, il faut enlever ton beau costume.

Tu m 'en veux toujours ? Non, pourquoi ? Je me moque souvent de toi.

Je ne sais rien.

Mais je ne pense pas toujours à ce que je dis, tu sais.

C 'est vrai ? Qu 'est -ce que tu fais ? Je ne sais pas.

Tu n 'as rien de spécial à faire ? Non.

J 'ai envie d 'aller faire une promenade.

Pas toi ? Oui.

Il faut d 'abord que j 'aille porter ça à ma mère.

Tu viens avec moi ?

Tu

m 'attends ici ? Oui.

Maman, je vais faire une promenade avec Fernand.

Avec Fernand déjà ? Ben oui.

Bonjour, Fernand. Bonjour, madame.

Christine, ne rentre pas trop tard. N 'oublie pas que tu dois refaire ta

Oui, maman.

Voilà.

Amusez -vous bien.

Au revoir, madame.

Quand partir en vacances ? Je ne sais pas encore.

Moi, je pars demain.

Où vas -tu ? En Provence.

Reparons une maison là -bas.

On est déjà allés l 'année passée.

Cette année, j 'avais envie de partir en Espagne avec une copine.

Je trouve que je suis trop jeune.

Et toi, tu parles avec tes parents ? Je sais pas encore.

Viens.

T 'as réussi tes examens, toi ? Oui.

Tous ? Non.

Combien t 'as d 'échecs ? Trois.

Moi, cette année, j 'en ai qu 'un.

En maths, évidemment.

Tu sais, c 'est vrai ce que je t 'ai dit.

Quoi ? Que je pense pas toujours à ce que je dis.

Je te crois.

Tu trouves que c 'est bien, toi, de flirter ? Oui.

C 'est vrai ? Enfin...

Ça dépend.

Ça dépend de quoi ? Ça dépend des filles.

Comment ça, des filles ? Ben oui, ça dépend de la fille.

Tu sais, je trouve que t 'es pas comme les

autres.

Pourquoi ? Je sais pas.

J 'ai envie que tu m 'embrasses.

Tu ne m 'aimes pas ? Si.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? On ne se connaît pas assez.

Tu trouves ? Oui.

Ça ne fait rien.

J 'ai quand même envie que tu m 'embrasses.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Je l 'embrasse pas bien ? Si.

Quoi tu penses ? Rien.

Bonjour. Bonjour.

Tu montes ?

C

'est

tout ce que tu as fait ? Oui.

Quand on ne part pas, c 'est payer les vacances.

Pourquoi n 'es -tu pas parti ? Mes parents ne me parlent jamais.

Tu n 'as jamais pris de vacances, alors ? Si, une fois.

J 'allais à la mer.

Avec la mutuelle.

Je me sens très fatiguée.

Je vais prendre une douche. Ça va me détendre un peu.

Reviens demain, je te raconterai mes vacances.

Oui ? J 'ai un cadeau pour toi.

Tu peux le prendre, il est dans la voiture sur le siège arrière.

C 'est toi ? Je voulais vous dire merci pour le cadeau.

Tu es content ? Oui, mais je ne sais pas nager.

Je peux le laisser ici ? Pourquoi, tu ne l 'aimes pas ? Si, mais j 'aimerais le

laisser ici.

Oui, si tu veux.

Georgette ? Je faisais du stop pour rentrer.

Ils m 'empincent à la frontière.

Et Luc ? Il est resté en Espagne.

De toute façon, c 'est fini.

T 'as rien dit à personne ? Non.

Tu peux me demander ce que tu veux.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Je repense aux fraises que tu m 'as offertes.

De la part de ta maman.

C 'est bien calculé, je me suis laissée prendre.

Je ne sais pas.

Tu n 'es pas comme les autres.

Si le mot n 'était pas aussi galvaudé, je dirais que je t 'aime.

Qu 'est -ce que ça veut dire, galvaudé ?

Et elle vous dit ? Cet employé trop souvent des mots que l 'on peut garder

certains moments.

Ils finissent par vouloir dire tellement de choses qu 'ils ne veulent plus rien

dire.

C 'est des mots que je ne dis pas souvent.

Mais avec toi, c 'est tellement simple.

Je peux vous poser une question ? Bien sûr.

Je n 'ai jamais compris pourquoi vous alliez à la messe.

Pourquoi je vais à la messe ? Je ne sais pas.

Peut -être parce que j 'ai besoin de parler à quelqu 'un.

Finalement, c 'est à moi que je parle.

Tu es mon petit dieu.

Et moi ? Je peux te poser une question ? Oui, bien sûr.

Pourquoi tu vas à la messe ? Pourquoi je vais à la messe ? Je sais pas.

Tu sais comment je m 'appelle

?

Ben oui.

Dis -le.

Catherine ?

C

'est bien.

Tu as fait beaucoup de progrès.

Maintenant, tu pourrais très bien te passer une belle soin.

Tu vois ? C 'est en se jetant à l 'eau qu 'on apprend à nager.

Dans la vie, c 'est comme ça pour tout.

Dis donc ! Vous en permettez des choses, petit Fernand ? C 'est vous ? Enfin,

c 'est toi qui me dis de me jeter à l 'eau ? Oui.

Mais il y a plusieurs façons de se jeter à l 'eau.

Et puis on n 'est pas obligé de se jeter toujours dans la même eau.

Non ! Tu ne comprends pas ?

La

vie n 'est pas finie pour toi.

Elle ne fait que commencer.

Je t 'ai appris à nager, alors mes leçons vont te servir.

Les filles vont être folles de toi, tu verras.

Tu commences à t 'habituer ? Oui.

C 'est dur, hein, au début ? Oui.

Vous n 'avez pas l 'air content, le contre -maître, tantôt.

Qu 'est -ce qu 'il t 'a dit ?

Reviens surveiller ta poule. Modeste est sur le coup.

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