All language subtitles for 1975 - Number Deux

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic Download
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian Download
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Merci.

C 'est comme s 'il disait qu 'à Marseille,

en ce moment, c 'est comme s 'il disait

qu 'à Rounpoulin, en ce moment, et plus généralement dans l 'industrie chimique,

les femmes, on leur doit bouffer aux acides.

Le délégué dit le papier des autres pour s 'en souvenir, mais je crois que c

'est le papier qu 'il commande. Si c 'est ça qui va, c 'est ça qui va pas.

Tu te souviens de Machin ? Machin, je crois qu 'il est au State

Department à Washington maintenant.

Et Machin, je crois qu 'il a fini consul à Jakarta.

Et Machin, la dernière fois qu 'on l 'a vu, c 'était dans une manif à Toulouse.

Et puis, il y a eu l 'éthique et on l 'a plus revu.

Là, tu vois, ici, je ne sais pas, c 'est quand même simple.

C 'est simple parce qu 'il n 'y a plus de Machin. Il n 'y a que des Machines.

Machin, machine, tu vois. Moi, Machin, la relation est une machine.

C 'est comme ça, Machin, machine.

C 'est quoi ici, tu te demandes ? C 'est une bibliothèque.

Alors, où sont les bouquins ? Il n 'y a pas de bouquins parce que c 'est une

imprimerie. On imprime.

On imprime pas du papier.

Du papier, c 'est comme ça qu 'on appelle l 'argent, les frais qui

dans ces banques. On appelle ça faire du papier.

Mais ici, on ne fait pas de papier. Pourtant, on imprime.

Alors que l 'imprimerie, non, ce n 'est pas une imprimerie parce qu 'on lit des

livres.

Je ne sais pas si en

biologie, tu vois, c 'est une usine ici. On pourrait dire que c 'est une usine.

Le corps, c 'est une usine ici. C 'est une usine, tu vois.

J 'écoute la machine.

Tu vois, la machine va plus vite.

Tu entends ? La machine, elle va moins vite.

Moi, je suis le patron.

Mais je suis le patron, je suis un patron spécial parce que je suis l

ici.

Je ne sais pas parce que je ne suis pas seul qu 'en tant qu 'ouvrier, on a pris

le pouvoir.

Les autres, je t 'en parlerai. Ils sont là, ils travaillent.

Ils écoutent le bruit de l 'usine.

J 'étais malade longtemps et ça m 'a fait penser à...

A l 'usine.

Je dirais qu 'ici, tu vois, ce qui ne va pas, c 'est qu 'il y a... Il y a trop

d 'ADN, il n 'y a pas assez d 'ARN. On ne sait pas ce que c 'est pour qu 'on

apprenne ça à l 'école. Puis tu vois, on ne peut pas se servir après de ce qu

'on apprend à l 'école.

Ça fait chier parce que... Bon, le gouvernement, il a fermé la moitié des

dans la région.

Il nous faut à l 'école et puis après, on ne peut pas s 'en servir.

Il se dit ADN, biologie...

Tu dis compliqué, mais c 'est ce qu 'il veut dire. Pourtant, je parle de toi, de

ton programme.

Je voulais dire un truc, mais... Je parlais de la littérature.

Si je faisais de la littérature, je te dirais que le gouvernement...

Le gouvernement apprend aux gens à...

Un programme avec des méthodes cousues sur le blanc.

Tu te files en aiguille, les ouvriers, les enfants d 'ouvriers, ils vont à l

'école, et après l 'école, ils vont à l 'usine.

Et ça revient au même.

Tout ça, des méthodes cousues sur le blanc. Bon, tu diras que c 'est un jeu

mots, mais tu vois, dans les démocraties, il y a un truc qui m

maintenant, c 'est que les jeux de mots, ils sont...

D 'une certaine manière, ils sont interdits ces jours. Enfin, on les

mais dans des trucs mondains comme ça.

On dit que ce n 'est pas sérieux. Pourtant, les jeux de mots, c 'est un

glisse sur un truc. C 'est du langage. Le langage, c 'est un peu l 'amour quand

même qui nous apprend le langage. Alors, ça glisse, ça indique des cours qui

suivent, des interférences, des trucs.

On s 'en sert pour guérir des fois des maladies. Donc, c 'est sérieux.

Mais on dit que c 'est compliqué, qu 'on parle, qu 'on parle.

Mais c 'est les choses qui sont compliquées.

Alors que l 'envoi, c 'est simple.

Tu vois une machine, elle va vite, elle va lentement.

Mais ma main aussi.

Ma main, c 'est une machine, un programme qui dirige une autre machine.

C 'est peut -être le sincère.

Ici, c 'est une usine. Dans les autres usines qui ressemblent à celle -là, ça

se passe pas comme ça.

Bon, ici, il y a une usine. Il y en a d 'autres. Il y en a une à...

À Los Angeles, ça s 'appelle Top, le métro. Il y en a une à Moscou, ça s

'appelle Mosfilm.

Il y en a une à Alger, ça s 'appelle Cinématographie Nationale Algérienne.

Et ça, il y a une grande société multinationale qui fait des programmes.

Bon, ben écoute, on parlera plus de ça. On parlera plus de tout ça.

L 'information.

Nous, comme elle, film dans l 'information.

Alors un jour, tu vois, il y a Georges qui a débarqué ici.

J 'avais 15 ans, j 'avais perdu.

Il a vu toutes ces machines. Il m 'a dit, Jeannot, pour

faire quelque chose avec toutes ces machines.

J 'ai dit, Georges, dites la vérité, vous avez besoin de trésorerie.

Il m 'a dit, oui. J 'ai dit, bon, ça tombe bien parce que moi aussi, j 'ai

besoin de trésorerie pour payer ces machines.

Alors on peut s 'entendre, on peut peut -être pas s 'écouter, mais on peut s

'entendre.

Et puis on va pas faire un coup, mais on va aller en boire un, parce qu 'on est

allés à côté au départ des cas.

Alors par contre, il me dit bonjour tous les matins. Il me dit, alors M. Jean,

ça va ? Ça me fait plaisir.

Il me dit, ça va M. Jean, c 'est mieux qu 'à Paris ici ? Puis il me dit oui.

Parce qu 'il faut vous dire que c 'est mis 40 ans à 45 à entrer et à sortir de

Paris.

la capitale, la majuscule de l 'être capitale, pour être plus minuscule,

plus doux, plus doux.

Si on ne vous laisse pas les 40 ans, c 'est quand même, c 'est la moitié de la

guerre de 100 ans, c 'est deux fois la guerre d 'Espagne, alors c 'est sérieux

quand même.

Bon, on discutait de ça avec Georges, et puis il a dit, bon, je vais trouver du

style. J 'ai dit, comment ? Il m 'a dit, je ne sais pas, on va aller...

Je vais se compter, je vais faire du papier, justement, il a dit.

Je vais se compter des traites.

Il dit qu 'il n 'aime pas, mais il aime bien courir quand même.

Il faut courir, je crois trop vite, mais il aime bien.

Il m 'a dit, ben vous, vous allez produire ? Je crois que je ne me rends

compte.

Je n 'en discutais pas, je l 'ai raccompagné à l 'aéroport.

Et puis il a repris la caravane pour Paris.

Il m 'a dit, bon ben, vous n 'en faites pas, Jean.

Je vous débloque 600 000 francs dans le mois qui vient, ça va venir, vous aurez

le choix de faire tout ça.

Il a repris l 'avion. Si c 'était Paris -Mas, il y avait 10 ans, on aurait dit

que c 'était par un 3 matins de novembre, les pneus de la caravane qui

fairent pour le bouleron.

Mais pas de littérature, de l 'argent, du commerce, de la beauté.

Il y a 300 000 kilomètres de là, 300 000, je peux dire 20 000.

C 'est 300 000 années de lumière, mais 20 000 kilomètres, ben... Il y avait des

viétons qui pensaient déjà à ça.

Il y a 3 mètres d 'ici, ici, dans l 'usine, ben, ça allait produire.

Ça allait se mettre à produire, mais produire quoi ? Tu pourras les dire.

J 'avais cru ça ! Toujours ! J 'avais cru ça ! Toujours ! J 'avais cru ça !

Saigon change de nom, s 'installe le GRP. Il est plus provisoire, mais se

révolutionnaire, pur et dur.

Il y a un peu plus de 24 heures, Paris, défilé

traditionnel du 1er mai.

C 'est ce journal.

Extension des luttes sur les salaires et l 'emploi. Le 1er mai, le symbole de l

'unité, traditionnellement.

La

fureur

du dragon.

Pour leurs revendications immédiates et pour promouvoir...

... ... ... ...

... ... ... ...

...

La crise ne pourra que s 'aggraver et être payée par nous. Cela, nous ne l

'accepterons pas. Le sens du Premier ministre est donc une volonté de lutte,

'unité et de combat.

dans une manifestation du 1er mai, des appelés du contingent, le visage masqué,

mais en uniforme.

Alors ce film qui s 'appelle Numéro 2, il montre ça.

Des choses incroyables.

Des choses de près. Pas d 'humeur.

Ce qui fait chier, et ce qui fait plaisir.

Et où ça se passe, le frère ? Tu vois,

le plaisir, c 'est pas simple.

Enfin, je crois.

Je crois que c 'est l 'angoisse qui est simple.

Mais pas le plaisir.

Je crois que c 'est le chômage qui est simple.

Pas le plaisir.

Et puis tu vois.

Je crois que quand il y a du plaisir à être chômeur, alors c 'est le fascisme

qui s 'installe.

Mon héros 2, ce n 'est pas un film à gauche ou à droite, mais un film devant

derrière.

Devant, il y a les enfants.

Et derrière, il y a le gouvernement.

Il y a les enfants de la partie.

La partie.

Tu apprends à l 'école que c 'est l 'usine.

C 'est en tournant cette scène que Ingmar Bergman eut l 'idée de garder le

pourprès affiché banderol.

Monsieur Bréginet... Mais ce n 'est pas aussi cette usine. Une usine où on

fabrique des images.

Comme la télévision.

Il y avait une fois, une image.

Il y avait une fois, deux images.

Il y avait deux fois, un son.

Il y avait une fois, deux sons.

Numéro 1 et numéro 2.

Numéro 2.

Un film produit par Anne -Marie Méville et Jean -Luc Godard.

Alexandrine Battistella, Pierre -Audrey et d 'autres.

Numéro 2.

Bientôt sur cet écran.

Et cet écran sur un mur.

Et à votre avis, c 'est un mur entre quoi et quoi ?

Encore

un film politique alors ? Non, c 'est pas de la politique.

C 'est du cul.

Non, ce n 'est pas du cul.

C 'est de la politique.

Bon, mais alors, c 'est du cul ou c 'est de la politique ? Pourquoi tu demandes

toujours ou bien ou bien ? Ça peut être les deux ensemble des fois.

Oui, des fois.

Mais quelle fois ? On dit toujours, il y avait une fois.

Pourquoi on ne dit jamais, il y avait deux fois ?

Tu vois ce film, justement ? Il s 'appelle Numéro 2.

Et ça parle de quoi ? Parler, parler.

De quoi on peut écouter ? On peut regarder ? Tu vois ?

Numéro 2.

C 'est un film où tu peux regarder.

Regarder tranquillement.

Regarder quoi ?

Tu sais, il n 'y a pas toujours besoin d 'aller très loin.

Il y a pas mal de choses à voir.

Là où tu es, là où on travaille.

Par exemple, ton sexe.

Tu l 'as déjà regardé ? Tu as déjà montré aux autres que tu le regardais ?

Honnêtement, loin de la publicité et des films d 'aventure.

Par exemple, est -ce que tu t 'es jamais demandé...

Si papa, c 'était une usine ou un paysage ? Les vieilles personnes sont...

maman, c 'est un paysage ou une usine ? A mon avis, c 'est une usine. Tout ce

qui a pu être montré jusqu 'à aujourd 'hui. Je ne sais pas.

Peut -être une usine d 'électricité. L 'image de notre prochain fils. Ça

ça décharge. Les dévoreuses de plaisir.

Ça fait mal.

Alors on met de la musique.

Les dévoreuses de plaisir.

Mais pourquoi faire la musique ? Pour voir l 'incroyable.

Et c 'est quoi l 'incroyable ? L 'incroyable c 'est ce qu 'on ne voit

Qu 'est -ce que tu as à tourner, Vanessa, autour de moi comme ça ? C 'est

autre chose.

Qu 'est -ce qui t 'arrive ? Est -ce que j 'irai du sol entre les jambes quand je

serai grande ? Oui.

Mais il faudra que tu te méfies d 'aimer.

Parce que tu sais ce qu 'on a fait au monde.

je trouve ça maman et papa joli et des fois je trouve ça caca

Sous -titrage Société

Radio

-Canada

Elle s 'en va.

Elle s 'en va dans le paysage.

Dans le paysage, il y a une usine maintenant.

Quelques recitations.

Cinq plus trois égale huit.

Quatre plus neuf.

Et bien, 13.

Récitation.

On a eu une chose qui nous a perturbés, une

étude qui nous a battus.

Qui était l 'ennemi ? C 'est l 'ennemi qui,

puisqu 'on connaissait la vie, s 'est arrêté

et qui était perdu.

C 'est l 'anniversaire d 'aujourd 'hui.

Mais non,

si, ce n 'est pas un bon.

C 'est la justice, c 'est la liberté.

Sous -titrage MFP.

Sous -titrage Société Radio -Canada

Oui, je crois qu 'ils étaient décidés à tuer tous ceux qui lâchaient.

Elle, le jeune, on va les lâcher.

Ce genre de soi ne peut pas dire rien des vies.

Elle a tenté de me régler mon compte.

Le chargeur était vide.

Elle aurait dû me tuer en même temps que lui.

Il l 'aimait.

Et pourtant, elle ne lui avait pas écrit pendant six ans.

Elle n 'était pas allée le voir en prison.

pour toucher la récompense.

À peine sorti, il s 'est pressé de s 'habiller chic

et de se mettre à sa recherche.

Et en guise de bienvenue,

Il avait lui -même commis deux meurtres.

Mais il l 'aimait.

Quel drôle d 'époque.

C 'est quoi ce boulot ? Je ne m 'entends jamais.

Si.

Parce que t 'es encore chez Bélière.

Toujours les mêmes.

Là -bas, c 'est les bureaux. Mais ici, c 'est l 'usine.

Ici aussi.

C 'était quoi ? Vérifie le micro.

Il paraît que ma voix est la bonne pour te répondre.

Et ça, c 'est quoi ?

La technique d 'enregistrement à tête artificielle sera surtout utilisée pour

des enregistrements en présence du public.

Mais des enregistrements de pièces radiophoniques ou des interviews

aussi des effets acoustiques intéressants.

Il est alors très intéressant que la personne qui porte le microphone puisse

aussi parler.

A l 'écoute, l 'auditeur entendra sa propre voix localisée dans sa tête.

Tu comprends bien tout ça ? Oui.

Je suis d 'accord. Je suis d 'accord.

Tu veux que je t 'aide ?

Ah non, Mathilde, ça va.

Pourquoi tu veux jamais que je te donne un coup de main ?

On peut très bien le faire tout seul si tu veux.

Ouais. Quand il s 'agit d 'être ensemble tous les deux, tu ne le fais pas.

C 'est pas pour être ensemble.

Parce que tu t 'emmerdes.

Tu voudrais que je t 'envoie, quoi.

Oh, mais tu sais, de toute façon, il y a d 'autres mecs.

qu 'elle était terrible.

Sandrine avait baisé avec un autre type.

Elle ne voulait pas me dire qui.

J 'ai eu envie de la violer.

Elle s 'est laissée faire et finalement je l 'ai enculée.

Alors elle s 'est mise à hurler.

Après, on s 'est aperçu que Vanessa avait tout regardé.

Les affaires de famille, c 'est peut -être ça.

Non. Je me souviens plus que ma tête de m 'en sortir.

Bon, parce que ça va pas être facile.

T 'as qu 'à mettre ça ici sur la page 2.

Puis on se met sur la page 4.

Et après, la page 7.

Voilà.

Puis là, tu choisis 2A, 2B, 4D, 6A, 8A.

ou je ne sais pas, ou alors 3A, 2B, 2C, 9A, 8E,

7A. Tu t 'y connais ou tu ne t 'y connais pas ? Non, je cherche pour t

Bon, alors tu n 'y connais rien.

Parce qu 'il maîtresse la bouche.

Elle chale.

Pourquoi tu veux toujours comme ça ? Comme ça, je vois des endroits de toi

tu ne vois jamais.

Toi, oui, mais moi.

Justement, j 'en parle.

Ma bouche remplace tes yeux.

Je ne vois pas.

Moi, si.

Toi, toi, toi, toi.

Alors, raconte ce que tu vois.

On peut dire que c 'est un fleuve.

Tu vois, il y a le fleuve.

Et puis, il y a les bords du fleuve, ici.

Et puis, autour, il y a les rivages.

Et moi, je suis à la fois dans le fleuve et sur le rivage.

Et ça, j 'aime bien.

Tu sais, on parle toujours de la violence du fleuve qui déborde sur ces

Et on ne parle jamais de la violence des rivages qui en serrent le fleuve.

Qu 'est -ce que ça me fait ? Eh bien, ça me fait admettre ta

violence.

Tu peux le garder, moi aussi.

Tu vois, Pierre, moi je te regarde enfin.

Tous les matins, tu pars.

Tu t 'en vas d 'ici.

Tu ne crédites pas, non ?

Mais moi j 'ai pas de travail.

Quand tu pars, t 'as ton cul qui t 'en va.

Ton cul qui t 'en va au boulot.

Tu sais, ça aussi c 'est un endroit de toi que tu vois jamais.

Alors le soir, il faut que je te regarde.

Que je te regarde en face, quand tu arrives, quand tu rentres.

Et pour moi, en face, c 'est ta queue.

C 'est pas ton cul.

Je ne sais pas, mais tu sais, à mon avis, l 'amour, il faudrait que ce soit

boulot pour toi.

Arrête de déconner un peu.

Si, si.

Tu sais, si on était riches, je crois que je paierais pour ça.

Oui, on ne l 'est pas.

Ben oui.

On n 'est pas.

Non, vous savez, les réunions, je n 'ai pas le temps et puis ça ne m 'intéresse

pas du tout.

Vous le voyez, pourtant, ça intéresse les femmes.

Oui, certaines, mais pas moi, vraiment, je ne crois pas.

Écoutez, je vais vous laisser la circulaire et puis vous la lirez. Oui,

'accord, c 'est vraiment pour faire plaisir.

Faites un effort.

Oui, bon, j 'essaierai, je vais toujours lire, mais je ne vous promets rien

parce que ces choses -là, ça ne m 'intéresse pas du tout et puis j 'ai

chose à m 'occuper que ça. On va essayer de faire un effort.

D 'accord, merci, au revoir.

Tous les jours, on les voit passer dans le couloir devant leurs cellules en

direction des toilettes.

En file indienne, chacune une main sur l 'épaule de celle qui la pressait, un

bandeau sur les yeux car elles n 'ont pas le droit de voir.

Elles essaient de marcher bien droites, fières en dépit des colibéopsènes, des

gardiens qui s 'amusent à les faire trébucher, à l 'aveuglette. A cause du

bandeau, elles doivent faire leurs besoins.

En un temps record, tandis que leurs gardiens voyeurs commentent.

Elles repartent, forcées au silence, attouchées au passage par les soldats

qui les battent et les torturent à d 'autres moments.

Il y a d 'autres femmes.

Oui, c 'est toi.

Tous les deux.

On ne fait pas la même chose.

Si des fois ça fait mal, ça ne fait pas même.

Peut -être.

On verra.

Les gens, il conviendrait de ne les connaître que disponibles à certaines

pâles de la nuit.

Mais je commence à en avoir marre, hein ? Tu fous la merde, hein ? On s

'engueule et bien près tu tires ! Avec des problèmes d 'hommes.

Simplement.

Des problèmes de mélancolie. Pourquoi ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? C 'est parce

que tu es près des putes ? Parce que, répète, t 'es une pute ! Une salope !

Allez, ça suffit, arrêtons un peu.

Calmons -nous et essayons de résonner normalement un petit peu.

C 'est comme ça tout le temps, non ? Il faut bien que ça finisse. Écoute -moi,

je te dis ! Les

gens, il conviendrait de les connaître disponibles

à certaines heures pâles de la nuit, près d 'une machine à sous,

avec des problèmes d 'hommes, simplement.

Des problèmes de mélancolie.

Tiens, j 'ai trouvé ça.

Sans rire.

Je peux le faire moi -même si tu n 'as pas envie de le faire.

Coup de sang, oui.

Justement. Quoi justement ? C 'est ma cuisine, c 'est mes enfants, c 'est mon

cul.

Il y en a trop dedans.

On est d 'accord, mais il faut quand même que t 'arrives à chier.

C 'est plus compliqué que ça.

C 'est pire que ça.

Je sais pas.

Ça me fait penser à des ordures.

Qu 'est -ce que tu vas chercher là ? Bon, faut que j 'aille.

C 'est ça, c 'est ça, vas -y.

T 'en vas trop t 'attendre.

Tu vois comme t 'es.

C 'est pas mon wagon, c 'est des copains.

Ils sont en grève.

Tu vois pas la différence ? Bon, on essaiera tout à l 'heure.

T 'es pas encore couchée, toi ? Euh, peut -être juste.

Papa, tu es méchant.

Je suis là.

Tu peux prendre ma... Oui, tu veux ?

Qui

est ? Tu sais ce que c 'est, Nicolas ?

Eh bien, tu vois, moi, ça fait deux semaines que je ne suis plus.

Je reviens chez moi.

Mais alors, j 'étais hors de moi.

Complètement hors de moi.

Et j 'étais toujours chargée.

Je reviens chez moi.

Mais alors j 'étais hors de moi.

Complètement hors de moi.

Et j 'étais toujours chargée.

Alors je décharge.

La folie est normale.

Je mange ma fleur.

Et je décharge.

Je dors.

T

'as

pas envie qu 'on se caresse ? Attends, Pierrot.

Allez, va -t 'en.

Quand on ne s 'entend pas avec un homme... La porte ! On peut toujours le

quitter.

Mais que faire quand c 'est un état ? Tout un système social qui nous viole.

Nicolas, viens voir.

Tu voulais que je te montre.

Alors tu vois ça ? C 'est les lèvres. C 'est les lèvres du sexe.

Et puis là, ici, tu vois, on a une espèce de bouche.

Et puis alors, avec cette bouche, on embrasse les lèvres du sexe, de celles

'on aime.

Tu comprends ? Et quand on s 'aime, la bouche, il met sa

bouche de son sexe dans les lèvres de mon sexe.

C 'est comme si on s 'embrassait.

C 'est comme si on se parlait.

Mais alors, c 'est muet ? Oui.

Ça s 'appelle l 'amour.

C 'est l 'amour qui nous apprend à parler.

Et après, quand c 'est fini, c 'est la mort qui nous met un doigt sur les

lèvres.

Et qui nous dit de nous taire.

ne se doutent pas à quel point les hommes les haïssent.

Punis, punis, punis d 'être objet de haine, de peur et de dégoût par ces

orifices magiques de la bouche et le con. Oh tralala.

Ce ne sont jamais les femmes qui commettent les crimes sexuels, même

sont perpétrés sur le corps de l 'homme.

La conversion masculine de la violence est le facteur fondamental de la

dégradation des femmes.

Les femmes ne sortiront pas de leur impuissance parce qu 'on leur a donné un

fusil, bien qu 'elles soient capables de tirer tout autant que les hommes.

Les hommes sont là de porter seules leurs responsabilités sexuelles et il

temps de les en délivrer.

L 'organe sexuel de la femme doit entrer dans ses droits.

Répétons -le, l 'attitude féminine envers la violence est inséparable de ce

problème.

La plupart des femmes ne prennent conscience de l 'activité de leurs

et de leur montrer que le jour où quelque chose se détrape,

se continue presque toujours par arriver.

Par exemple, les jouets.

Ils ne s 'intéressent pas davantage aux contes de fées.

Avant tout, ils cherchent à se rendre indépendants des adultes dans toutes les

actions qu 'ils peuvent accomplir par eux -mêmes, en manifestant clairement le

désir de ne pas être aidés, excepté dans les cas d 'absolue nécessité.

Ils se tiennent tranquilles, totalement absorbés par leur travail et acquièrent

un calme et une sincérité surprenantes.

Pour donner la difficulté de la vie conjugale comme mode d 'existence, et la

difficulté plus grande encore du célibat, il faut que les femmes

considérer le bonheur comme une conquête.

Le plus grand service qu 'une femme peut rendre à la collectivité est d 'être

heureuse.

L 'ampleur de la révolte et de l 'irresponsabilité dont elle doit faire

pour y parvenir, est la seule indication certaine de la métamorphose sociale qu

'il peut opérer si l 'on veut qu 'il y ait un sens à être femme.

L 'ampleur de la révolte est de l 'irresponsabilité.

que pour dorer sa peau et sa chevelure. Le vent ne souffle que pour donner de la

couleur à ses joues. La mer s 'efforce de la baigner. Les fleurs meurent de bon

gré afin que leurs essences rehaussent l 'éclat de sa peau.

Elle est le couronnement de la création, son chef d 'œuvre.

La profondeur des océans est mise au pliage afin de remonter les perles et le

corail destinés à la parée.

Des bébés phoques sont assommés, des agneaux sont arrachés au ventre de leur

mère, des millions de taupes, de rats musqués, d 'écureuils, de bisons, d

'hermines, de renards, de castors, de châssis, d 'oslo, de lynx et d 'autres

jolies créatures meurent prématurément pour que la femme puisse se draper de

leur fourrure.

Les écrètes, les autres, les enfants sont massacrés pour leur plumage.

Les hommes restent leur vie à chasser des léopards pour ses manteaux, des

crocodiles pour ses sacs et ses chaussures.

Progressivement, Vénus s 'impose.

Tous les soirs, la mort entre dans l 'usine vers 8h.

Sa pointe à 8h d 'accord.

A l 'heure fixe.

Et tout le monde est fixé.

Alors, ça ne bouge plus.

C 'est peut -être pas ça qu 'il faut aller lire, mais tout de même, on peut

quand même le dire.

Oui,

j 'ai été délégué pendant 30 ans.

Voilà, c 'est... Juste après la guerre, un mec du comité central m 'a

trouvé une place chez lui, dans le département d 'armement.

Oui, parce que j 'étais bien vécu, et puis aussi parce que je

connaissais un peu le boulot.

J 'avais travaillé dans une usine similaire en Suisse, à Zurich.

Mais ce qui est particulier dans ces usines d 'armement, c 'est qu 'elles

toujours un peu à l 'écart du reste.

J 'ai eu le procès en été.

Il y a tellement de fleurs qu 'on ne voit que l 'usine.

Tu te souviens de la grève ? Ça, ça m 'a

laissé une impression d 'étonnement.

Et quand je dis étonnement, ça m 'a tué.

Parce qu 'avec les mecs, on travaillait.

On fabriquait des horloges pour les...

Les camions anti -chars.

Et donc, on savait très bien que ça serait aussi dirigé contre les enfants

contre les femmes.

Pas au départ, mais à l 'arrivée.

Parce que, après la guerre militaire, il y a la guerre civile.

Mais, de cela, les mecs,

Ils n 'en ouvraient pas la bouche dessus.

Non, il y avait des silences terribles.

D 'ailleurs, la grève, c 'est d 'abord le silence.

Naturellement, les mecs, aux ennuis de temps, pensent au

salaire, aux femmes, aux vacances, à l

'organisation du boulot, à l 'entraide.

de Russie, c 'est la mort.

Et de ça, il n 'en est jamais question.

à jouer bien, mais pas être obligé de mourir pour vivre.

J 'ai beaucoup roulé ma bosse.

J 'ai voyagé un peu partout.

Voilà, moi, j 'étais un grand voyageur.

Bon, plus chaleureux, peut -être, mais enfin, aujourd 'hui, c 'est une autre

histoire, je t 'en parle à la même fois.

Et alors...

un jeune gars, non, un jeune gars, pas du clos, du clos, vous le connaissez

sûr, non, un jeune gars qui me voyait bien parce que j 'avais des, j 'avais

très bons rapports avec son père avant la guerre.

Alors il m 'a recyclé dans, dans une autre place, je suis toujours délégué,

'étais, dans la confiserie, oui, dans le département de confiserie, dans les

cinémas Gaumont.

Écoute, Nicolas, mets -moi la troisième chaîne.

Nicolas, t 'entends ce que je dis ? Le gars a dit non, il sera pas une chaîne.

Mets -moi la troisième chaîne.

Vous n 'avez pas d 'économie.

D 'ailleurs, il n 'y a pas d 'économie.

dans la dimension 4, avec la bande dessinée, GMC2, je

suis demain.

J 'ai piano.

Je vois l 'astéro dans l 'œil d 'une petite.

J 'ai piano.

Tu chantes ma musique avec moi doucement. Et toi, tu m

'appelles. Tu ne dis

jamais rien.

Au velours de ta voix qui passe sur la nuit.

Moi je vis donc ailleurs, dans la dimension X, avec la

bande des cieux.

C 'est un amour, et j 'en ai, je suis toujours, et je finis de

la formule de l 'amour et de l 'envie.

Je t 'ai dit que je te

raconterais.

Elle s 'en est. Elle s 'en est. Elle s 'en est.

Elle s 'en est.

Elle s 'en est. Elle s 'en est.

Il fallait passer des diamants pour financer une grève des mineurs à

Elle était prof.

Son père ne savait pas qu 'il militait.

Le mariage, c 'était le seul moyen qu 'on avait trouvé à cause de la nuit.

On n 'a même pas baisé.

Aujourd 'hui, elle n 'en peut encore.

Eh, Nicolas, va te coucher aussi.

Allez, non, non, ne nous emmerde pas. Je vais retourner en Allemagne.

Et puis, d 'achoum.

Et puis, elle était là aussi.

Comment ? Je ne l 'avais jamais su.

Bon, vous pouvez y aller.

Tu sais, j 'étais l 'adjoint de... Tu viens ?

Il est devenu célèbre, maintenant.

Tu veux venir ? Oui ou non ?

J 'ai repéré celui parti à l 'arrivée des trains.

On était un camp rouge.

Ça veut dire... Contrôlé par les communistes.

D 'autres camps étaient contrôlés par les droits communs.

On raconte pas ça après qu 'on a bossé dans un camp de la mort et que le PDG c

'était Hitler et qu 'on acceptait son salaire pour vivre.

A mon avis, le PC, il ne vient pas de là.

Mais il est passé par là.

Et puis, il ne dit jamais comment ça se passe.

Où ça se passe.

C 'est ça.

de l 'international qui représentait le prolétariat mondial.

Et pour en faire partie, il fallait vraiment être un peu fou.

Justement, je vais te raconter une histoire.

Tu connais ça qu 'il y a de lourd.

Il paraît que maintenant, l 'industrie européenne, ils installent des tas d

'usines parce que la main -d 'oeuvre est moins chère.

On était partis pour l 'Argentine avec un copain.

On était délégués par l 'international pour

aller porter des tracts aux tourniers argentins à Venezuela.

Et on avait pris un bateau.

Santa Cruz, je crois que c 'est ça, le Santa Cruz.

Le voilà qui tombera en panne à Singapour.

On nous annonce qu 'il y en a au moins pour 40 heures.

Ça ne faisait pas notre affaire de rester inactif et inutile dans ce pays.

Vous voyez ce que je veux qu 'on fasse là -dedans.

Mais on nous apprend qu 'une grève a éclaté.

dans une usine, mais une usine assez éloignée.

Voilà, dans notre région munie, on allait porter la bonne parole.

Avec le copain, on enlève les tracts de leur cachette qu 'on avait planquées

dans les parois derrière les parois de notre cabine de luxe de troisième

Tu vois ça d 'ici ? Parce qu 'on les avait planquées parce qu 'à l 'époque, c

'était grand chose, le communisme. Enfin.

On les sort, on les met à sortir.

Mais pour aller à l 'usine, il fallait absolument, comme elle était très

éloignée, il fallait absolument louer une voiture. Il n 'y avait que ce moyen

transport.

Et on a réussi à louer uniquement une grosse voiture, une Rolls.

Soit, d 'abord la Rolls, nous voilà partis avec nos trains, et à peine

avions -nous fait, je ne sais pas,

5, 6, 10 kilomètres qu 'on entend sonner la sirène du bateau.

Et ça, ça voulait dire que la panne avait duré moins longtemps qu 'on ne l

'avait pas fait.

Et j 'ai regardé le bord de l 'île en fin de tour et elle nous a repartis à

à l 'heure.

Toujours munis de nos tracts dont on voulait se débarrasser parce que...

reparaître à bord d 'un bateau dans toute la cargaison, ce n 'était pas

possible.

Alors, une seule solution, ça ferait à nous planquer les tracts par la

Au moins, les quelques paysans qu 'on apercevait dans le matin

en en reconnaissant.

Mais, il faut avouer que c 'était une folie.

Nos trappes étaient religieuses en espagnol, puisqu 'ils étaient à l 'usage

Argentins.

Et ces braves gens qui nous entouraient, nous étaient des Chabanais.

Tu n 'auras rien compris.

Alors, tu juges que notre famille, c 'était idiot.

Mais qu 'est -ce que tu veux de ça ? C 'est l 'histoire, ce n 'est pas du

cinéma.

Elle me dit toujours que...

que je me branle mon souvenir.

Non, non, je me branle pas.

Non, oui, parfois, je regarde ma queue.

Oui, mais ça, c 'est pas du cinéma.

La preuve, on n 'a pas le temps de faire du cinéma.

Tu vois,

je t 'ai raconté en deux minutes quarante années de mon existence.

Alors, le cinéma, pas question.

Je laisse tomber le cinéma et j 'en garde ma queue.

Il arrive des moments où tout passe par la queue.

Oui.

Allez, allez.

Par ici la sortie, monsieur l 'homme.

Par ici.

Passez la monnaie.

Passez la monnaie.

Ma dimanche, je suis allé à la manif à vélo contre les centrales atomiques.

Finalement, il n 'y a pas une usine et un paysage, il y a les deux en un seul.

Il y a un paysage, on traverse comme des cons pour aller pointer à la maison,

et une usine, où on ne peut jamais travailler en dormant, à l 'ombre

des arbres, parce qu 'il n 'y en a pas.

C 'est quand on se disputait pour la machine à laver.

Elle dit que je ne le fais pas assez souvent.

C 'est vrai que c 'est difficile pour moi de lui

demander si elle a des slips sales à laver.

Comme lui demander si elle a le cul sale.

Pour elle, c 'est plus facile.

Elle fait ça machinairement.

C 'est l 'usine pour elle.

Pour moi, c 'est la maison.

Et à cause de ça, il y a ce qui est possible et ce qui n 'est pas possible.

Pense à Nicolas.

Il avait ramené des trucs pornos de l 'école.

Et puis il avait oublié.

Alors c 'est moi qui les ai regardés.

Je pense au con de sa mère.

Pourquoi ça me fait mal quand il y a d 'autres types qui rentrent leur pine

dedans ? Je pense à l 'amour.

Baiser et être baisé.

Elle, des fois, c 'est l 'homme.

Et moi, la femme.

Mais puisque je suis un type, alors avec elle, des fois, c 'est comme si je

baisais avec un autre type.

Ça doit venir de là que j 'aime bien qu 'elle me mette le doigt dans le cul.

Je lui demande souvent.

Qu 'est -ce que tu as ?

Ça ne va pas ? Tu en as marre ? Non, non.

J 'aime bien qu 'on s 'embrasse comme ça.

Ça a l 'air de t 'embêter quand même.

Je ne sais pas.

J 'ai l 'impression d 'être sans arrêt bouffé par tous les jetaines que je te

dis.

Oui, mais ça va trop vite.

Et puis, je ne peux pas comprendre ce que je fais.

Les dieux n 'arrivent pas à s 'y mettre.

Qu 'est -ce qu 'il a à dire ? C 'est peut -être ça qu 'il va tâcher de moi.

Bon, j 'arrive.

Tu sais, au fond, je m 'aperçois que je sais rien faire.

Enfin, rien.

J 'ai que de la gêne.

Je t 'y vois, Pierrot.

C 'est drôle.

Il y en a trop.

Il y en a trop ? Votre soeur, ça fait du temps.

Oui, il y en a trop.

Beaucoup trop.

Finalement, c 'est pas assez.

J 'avais l 'impression que je produisais, mais qu 'on avait distribué

mes marchandises.

En somme, je produisais à perte.

Et qui profitait de ça ? Qui ? Non, pas lui.

Quelqu 'un derrière lui.

Quelque chose entre nous.

Le travail.

Chier, c 'est ce que c 'est, Nicolas ? Oui.

Eh bien, tu sais, depuis deux semaines, je ne chie plus.

Nicolas, il y a huit ans, d 'une certaine façon,

je l 'avais chié entre mes cuisses.

Et maintenant, tout est bloqué.

J 'ai été obligée de trop me remplir.

Même joyeusement.

Mais ça va trop fort.

Mon tissu craque.

J 'ai l 'impression que tout ce que je dis, c 'est de la merde.

Tout ce que je fais.

Tout ce qui devrait se passer dans le cul, se passe ailleurs.

Et dans le cul, ça ne passe plus.

C 'est moi qui prépare la bouffe.

Ça entre, ça descend.

Il n 'y a rien qui sort.

Je deviens à la fois emmerdeuse et emmerdée.

Je me demande s 'il y a beaucoup d 'autres femmes en France comme ça.

Tout à coup, c 'est fini.

Il se passe autre chose.

Mon rôle est terminé.

Mais à quoi est -ce qu 'on joue, bordel ? Alors il m 'explique.

Et c 'est pas lui qui m 'explique.

C 'est moi qui comprends.

D 'abord moi.

Et toujours des comme lui.

Toujours des lui à dire, lave la vaisselle, fais la grève, rentre du

viens baiser, partons en vacances.

Ou pire, moi qui le dis pour lui.

Et alors lui, lui à ma place, a travaillé.

A ma place.

A ma place.

Donner des nouvelles des autres, d 'accord, c 'est un travail spécial.

Surtout quand on reçoit un salaire pour ça.

Mais laisser les autres donner des nouvelles de soi, c 'est un crime.

Surtout quand on ne reçoit pas un salaire pour ça.

On va au cinéma.

On achète un billet.

On va à son rôle de producteur en échange.

Ou on ouvre la télévision.

Et tu deviens complice.

Pire, tu deviens l 'organisateur du crime.

On va chercher des nouvelles de soi.

Là où il n 'y a que des nouvelles des autres.

On veut les autres avec soi.

Mais c 'est un danger.

Jamais un animal ne ferait ça.

Mais on est des hommes et des femmes.

On est supérieurs.

Et lui, il finit par être là, là où il ne devrait pas, à cause de ça.

C 'est moi qui devrais être là.

Et je n 'y suis pas.

Pas encore.

Encore et déjà.

Déjà moi.

Et hier.

Aujourd 'hui.

Enfants et parents.

Aujourd 'hui et demain.

Maintenant et tout à l 'heure.

Numéro un et numéro deux.

Et moi.

Alors enfin à ma place.

Numéro trois.

Et moi présente.

Entre mon passé et mon futur.

Entre une jeune et un vieux.

Moi qui invente la grand -mère.

Moi qui trouve les paroles.

Et des elle et des lui qui ont déjà inventé la musique.

Il est bien tard.

Pouvoir faire ça.

Vouloir ce pouvoir.

au moment de l 'entrée en jouissance.

Il devra les employer uniquement à son habitation personnelle et à celle de sa

famille.

Il devra satisfaire à toutes les charges de ville et de police.

Il devra en jouir en bon père de famille.

En jouir en bon père de famille.

Elle est plus sur Vanessa, la maman d 'avant.

Est -ce que, quand tu es sur la maman, tu es encore le papa ? Eh oui,

bien sûr.

Tantôt et pendant.

Vanessa, tu sais ce que c 'est un paysage ? Oui.

Alors, on a dit, papa, c 'est l 'usine ou le paysage ?

Ses yeux.

qui te regardent, et la nuit, et le jour, et que l 'on dit braquer sur les

cieux, et la haine, ces choses défendues, vers lesquelles tu te

Nicolas, que fais -tu ainsi depuis une heure ? J 'examine avec soin mes plans.

Qu 'est -ce qu 'on t 'attend ? Et alors ? Je vois qu 'il est inréalisable.

C 'est Dieu qui te regarde, et la nuit et le jour, et que l 'on dit braquer

sur les chiffres, et la haine, les choses défendent, et avec elles se

prennent.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.