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Sonia, fais -nous un peu attention.
Excuse -moi.
Sonia, mais qu 'est -ce que tu as ? Ça ne me dit plus rien.
Remplace -moi.
Je t 'attendais, tu vois.
Pardon.
Fais de ta faute si j 'ai abandonné.
Alors tu es fâchée.
Tu pourrais tout de même me répondre, Sonia.
C 'est bien Nassi qui t 'a appelée.
Non, je n 'ai assez, merci.
Tu veux que
je vienne en Italie ? Tu veux une cigarette ? Oui, merci.
Je me sens bien ici.
Je trouve qu 'il émane des femmes italiennes plus de tendresse, plus de
Comment dire ? Elles sont plus douces et elles ont de l 'allure.
D 'ailleurs, toi aussi, tu as de l 'allure.
Et des yeux qui sont extraordinaires.
J 'aime que les femmes soient jolies.
J 'aime la beauté en tout.
Au revoir, Sonia.
Ciao, Giorgio.
Comme ils sont ridicules, ces hommes.
Je ne dis pas ça avec méchanceté, mais dès qu 'ils ont sur le dos une tenue qui
les met en valeur, ils gonflent les pectoraux.
Tu as aussi une bouche splendide, Lisa.
D 'accord, maintenant, ça suffit. Je crois que je parle trop.
Que fais -tu ce soir ?
Je ne sais pas.
On doit me téléphoner à 10 heures.
Et si moi je t 'appelle avant ?
Tu es belle et je t 'aime.
Ciao.
Viens, mets ta main dans la mienne.
Les marchandises me font deux amoureux.
Je suis heureuse comme un enfant dans une prairie baignée de soleil.
Je sens l 'air couler sur moi comme une eau bienfaisante et je cours, je cours.
Moi aussi je suis heureuse, Lisa.
Je t 'ai rejointe dans ta prairie.
Je regarde le soleil et je trouve qu 'il est beau.
Oh, comme il est beau, Lisa.
C 'est comme si tout à coup je découvrais son existence.
Mais c 'est ça le miracle de l 'amour, Lisa.
Je t 'aime.
Ça va, Martha ? Comme d 'habitude.
Et toi, Tom, deux coupes de champagne.
Non, merci.
Lisa ne veut pas.
Écoute, si je t 'invitais à déjeuner... C 'est une idée.
Il devrait y avoir une issue.
Oh non, il n 'y a plus rien à faire.
Vraiment.
J 'ai tout essayé.
Rien.
Mille excuses.
Oh non, je suis la seule coupable.
J 'aurais tellement voulu faire cette exposition.
Il ne faut pas désespérer. S 'il vous plaît.
Tout tard. Tu réussiras. Où est le téléphone ? Au fond de la salle,
Merci.
Excusez -moi.
Je vous en prie.
Sonia.
Tu as vu ce temps ? C 'est drôle, hein ? Ce matin, le ciel était pur. Il y avait
du soleil.
Et maintenant, tout est sombre.
J 'ai bien peur que ça se termine par un orage.
Chez nous, en Suède, c 'est toujours comme ça.
La couleur de nos lacs, de nos forêts.
C 'est d 'une beauté douce et amisée.
Tu n 'as jamais la nostalgie de ton pays.
Aussi, quelquefois.
Sonia, c 'est de l 'amour que j 'ai pour toi.
Ah, chérie, mais qu 'est -ce qui se passe ? Depuis ce matin, tu es nerveuse.
Tu es agité, crispé, ce n 'est plus toi. J 'ai peur d 'avoir, sans le vouloir,
fait des bêtises ou dit quelque chose qu 'il ne fallait pas. Je t 'en conjure,
Sonia, dis -moi ce qu 'il y a.
Sous -titrage ST' 501
Sous -titrage ST' 501
Qui sait pourquoi Barbara n 'est pas venue.
Autrefois, elle n 'était pas comme ça.
Je ne demande ce qui lui prend.
Si tu voyais la copine de Sonia, c 'est une beauté.
Hier, nous sommes allés déjeuner sur le lac.
On pourrait lui dire de venir.
Non, non, si pour une fois je suis seul, ce n 'est pas la fin du monde.
Je me rattraperai.
Tiens, la voilà qui arrive.
Ciao. Ciao.
On y va ? Je
te présente Fred, un de mes copains. Ça ne tenait pas qu 'il vienne avec
nous ? Non, pas du tout.
Il se trouve tout seul, alors qu 'une de ses amies avait promis de l
'accompagner. Mais tu sais comment sont les jolies femmes.
Je m 'appelle Sonia. Enchanté.
A cause de quoi tu dis qu 'il s 'est mis en colère ? Il s 'est mis en colère ?
Mais de qui parle -tu ? De Stéphano, bien sûr. Tu n 'es pas sa petite amie.
Bon, qu 'est -ce que tu as dit ça ?
Ça suffit pour aujourd 'hui.
Je suis trop fatiguée. On continuera demain.
Tu pourras ? Au plus tard, si tu préfères. Vers 4 ou 5 heures.
Non, demain c 'est impossible. Je vais inviter Monica.
Nous devons nous bronzer sur ma terrasse tout l 'après -midi. Oh, Monica.
Bon, ben, ce sera pour jeudi, alors.
Amène -moi un jus de fruits, tu veux ?
Tu
es sortie hier.
J 'ai appelé toute la journée sans réussir à te joindre.
Nous sommes allées à la plage avec Stéphanie.
Tu t 'es amusée ? Oui, beaucoup.
Ils ont été formidables. La journée a été magnifique.
Le soleil était presque insupportable.
Tu aurais pu songer à m 'inviter, nous.
Pourquoi est -ce que tu ne m 'as rien demandé, Sonia ? On n 'était pas bien
ensemble l 'autre jour sur le lac ? Mais si, qu 'est -ce qui t 'a dit le
contraire ? Je savais que tu étais avec Monica et je n 'y ai pas pensé.
Excuse -moi.
Pourquoi ne me dis -tu pas la vérité ?
Tu me caches quelque chose, j 'ignore quoi, mais je le sens. Pourquoi est -ce
que tu me mens, Seigneur ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? Si je pouvais t 'aider.
Je ne veux pas te perdre.
Oh, là, ne dis pas de bêtises.
Il n 'y a rien, rien du tout.
Tu m 'en assures.
J 'ai peur, tu sais.
Ensemble, nous sommes heureuses.
Et nous pouvons l 'être toujours, tu le sais.
Et pour ça, il faut que... Toi, tu le veuilles.
J 'ai eu peur, tu sais.
Ensemble, nous sommes heureuses.
Et nous pouvons l 'être toujours, tu le sais.
Et pour ça, il faut que toi, tu le veuilles.
Est -ce que je peux téléphoner ? Bien sûr, le téléphone est derrière.
Bonjour, c 'est vous, Fernanda ? Je voudrais parler à Sonia.
Oui, c 'est bizarre.
Vous ne sauriez pas où elle se trouve, par hasard ? Tant pis, je la
Je crois qu 'ils vont venir nous chercher.
Non, je ne crois pas.
S 'ils ne nous voient pas, ils s 'en iront.
Tu ne vas pas recommencer, non ?
Sonia.
Tu es belle, je t 'aime.
... ... ...
...
Oh !
Je suis arrivé.
Je dois vraiment te quitter. Déjà ? J 'espère qu 'on retournera bientôt à la
crique. D 'accord.
Au revoir, chérie. Dors bien. Je t 'appellerai demain.
Ciao.
Je te téléphonerai dans la matinée.
Allô ? Sonia est -elle là ? Descends -toi.
Qu 'elle appelle Lisa.
Elisa.
Merci, au revoir.
Bonjour. Tu dois avoir besoin de quelque chose.
Sinon, tu ne m 'aurais jamais téléphoné.
En fait, j 'ai besoin de te parler.
Monte.
Tu es en forme, hein, Stefano ? Oui, je sais.
Je peux t 'aimer beaucoup plus.
Me laisse tomber, Sonia.
Oh, la pauvre fille, elle est à plaindre. C 'était moi chez Fred.
Fred ? Et qui est Fred ? C 'est un copain.
Hier, nous sommes allés à la plage et Sonia a eu le coup de foudre.
Ensuite, je crois qu 'ils sont allés dîner ensemble.
Et ça veut dire quoi quand une fille dîne avec un garçon ?
Selon toi, c 'est le coup de foudre ? Tu fais vite ? Tu sais ce que j 'en dis,
moi, c 'est pour rigoler.
Non, je n 'y crois pas. Avec Sonia, c 'est impossible.
Tu sors avec moi ce soir ? Non, je ne veux pas.
Écoute, Lisa.
Demain, ça t 'irait ? Pourquoi es -tu si pressée ?
Alors, à demain, tu veux ? Où puis -je trouver Fred ? Si tu es tiens, je te
donne son téléphone.
80 34 62.
Tu m 'as dit 80 34 62.
Bonjour. Je ne t 'attendais pas.
Oui, je le sais. Je ne faisais que passer.
Le gardien m 'a dit que tu étais à l 'appartement.
Mais tu venais sur le pas de la porte ? Non.
Je te trouve éblouissante.
Il n 'y a rien à boire ? Si, dans le bar.
Fais -le toi.
Sonia, tu t 'en vas ? Où vas -tu ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? Rien du tout, il n
'y a rien de drôle à ce que je sorte.
Tu peux rester ici si tu veux.
Non, je ne te comprends pas.
Écoute Lisa, il faut que je sorte.
Alors, tu es vraiment jalouse ? Oh, ce n 'est pas possible.
Je ne te crois pas.
Je n 'y crois pas.
Essaie de me quitter.
Je n 'arrive pas à réaliser que nous soyons ici, toi et moi. Ça me paraît
impossible. Pourquoi impossible ? C 'est une chose plus que naturelle. Je suis
trop heureuse, Fred.
Non, ne me dis pas que tu ne t 'aperçois pas que les autres te regardent.
Et comment ils te regardent ? Mais ils te regardent aussi, Elisa. Oui, mais
je ne les vois pas. Alors, tu es vraiment jaloux ? Oh, ce n 'est pas
Je ne te crois pas.
Je n 'y crois pas.
Si tu voulais me quitter, je te tue.
Tu réponds ? Non, je ne veux pas.
Je sais qui c 'est, ça m 'est complètement égal.
C 'est mon amie Lisa.
Tu ne l 'as jamais vue.
C 'est une très jolie fille, très intelligente, mais elle est tellement
envahissante que parfois j 'en ai assez.
Écoute, ça te plaît ? J 'adore cette air -là.
Moi, je t 'aime encore plus.
Tu es très belle, Sonia.
Je t 'aime.
Tu es très belle, Sonia.
Oh !
Oh !
au revoir
C 'est un imbécile.
Elle va savoir ce que ça lui coûte de me plaquer du putain blanc.
Comme s 'il ne s 'était rien passé entre nous.
Et quand je lui souris ou que je la caresse, c 'est tout juste si elle n 'a
des nausées.
Mais qu 'est -ce qu 'elle croit ? Qu 'il n 'y a qu 'elle au monde ? Et en plus,
elle s 'acoquine avec un type de ketsu qui sort à peine de fait sa nourrice.
Mais qu 'est -ce qu 'elle veut ? Elle n 'a qu 'à continuer à fréquenter les
pédés comme elle l 'a toujours fait. Tu n 'as qu 'à l 'envoyer promener.
D 'ailleurs, je ne te comprends pas, Lisa.
Qu 'est -ce que tu lui trouves de si intéressant ? Une garce comme elle, il
mieux la laisser tomber. On en trouve des mille fois mieux qu 'elle à chaque
coin de rue.
Non.
Tu dis ça parce que tu ne la connais pas.
Je te jure qu 'elle a des qualités.
Suffisamment pour te faire perdre la tête.
Elle te manque beaucoup ? Qui, Sonia ? Oui, non.
J 'en mets du temps à te préparer. Nous allons finir par arriver en retard.
Mais pourquoi mets -tu toujours tes bas après le reste ?
C 'est bizarre et ridicule.
Oui, je n 'en sais rien.
Je me le suis demandé plusieurs fois.
Je crois que ce doit être la force de l 'habitude.
Tu sais, quand j 'étais enfant, je mourais d 'envie de posséder des bas de
Ce doit être pour ça.
Tu les gardes pour la fin, comme quelque chose de précieux.
À moins...
À moins que ce soit parce que c 'est sexy.
Une fois que je suis habillée, j 'éprouve une sensation exaltante à
une intimité avec moi -même. Mes mains me connaissent, se dirigent toutes
vers mes points faibles et commencent à les caresser en tremblant.
Elles savent ce que je veux et elles peuvent tout obtenir de moi.
C 'est comme si toute la vie s 'arrêtait dans une sensation pour que lorsque tu
reviens à la réalité, tu te sentes...
Plus vivante et plus femme. C 'est merveilleux.
Qu 'est -ce que tu penses de ça ? Monica, réponds. Tu crois sans doute que
'exagère ? Dépêche -toi, Lisa.
On va arriver trop en retard et je déteste l 'impolitesse.
Allez, tu as raison.
Avec vous, il vaut mieux ne pas plaisanter.
Allez, pour aujourd 'hui, je vous dis à bientôt. Ciao.
Comment il est bien au milieu de la nuit.
Sonia, dépêche -toi.
Au milieu de ce désordre, j 'ai dû laisser les cigarettes, tu sais, où est
que tu les vois ? Je les ai.
Merci, mon amour.
Tu es sommeil ? Non, j 'aime bien te sentir si près de moi.
Où allons -nous, mon amour ?
Tu te rappelles ? Ça fait juste dix mois aujourd 'hui.
J 'étais là et je te regardais.
Et moi là -bas.
Je jouais là.
Est -ce que tu m 'aimes ?
Lisa, mais qu 'est -ce que tu attends ?
Tu as vu ses filles, il y a tant d 'occasions d 'oublier cette soigneur.
enfin, Monica, je t 'en prie, arrête -toi.
Oui, Lisa, Fernanda m 'a fait la commission.
Mais non, qu 'est -ce que tu veux ? Non, je ne veux voir personne ici.
C 'est comme ça et surtout aucune femme.
Les amis, tu comprends ? Et il est absurde que je doive continuer à te
des explications.
Mais tu es folle.
Lisa, je te l 'ai déjà dit.
Ce n 'est pas autrement, voilà.
Tu ne trouves pas que c 'est assez ?
Si tu le crois.
Oh, écoute, Lisa, tu fais comme tu veux, c 'est clair ? Bon, d 'accord, je vais
passer. Mais je ne resterai que quelques minutes. J 'ai un rendez -vous après.
Sois à l 'heure.
D 'accord.
Ciao.
Je suis à l 'air, n 'est -ce pas ? En avant.
Comment vas -tu ? Bien ? Alors, qu 'est -ce que tu voulais me dire ? Garçon ?
Mademoiselle ? Pour moi, un martini rouge.
Et toi ? La même chose pour moi.
Avec des glaçons ? Alors, deux martinis avec des glaçons. Oui, mademoiselle.
Sonia, essaie de comprendre.
Voilà, dis -moi que nous nous connaissons.
Tu m 'as aimée, moi je t 'aime encore.
Ton attitude envers moi est injuste et je la trouve cruelle.
Et puis c 'est idiot.
Sonia, ne ris pas. C 'est absurde de détruire un amour aussi vrai que le
Surtout pour un caprice.
Ce n 'est qu 'une aventure banale, rien de sérieux.
Force -toi à être sincère.
Il est encore temps.
Tu as beaucoup changé, Sonia.
Si tu n 'es plus Sonia la Merveilleuse, je finirai par te détester.
Maintenant, si tu veux, ça m 'est égal.
J 'ai pris une décision et j 'en accepte toutes les conséquences.
Et moi ? Je ne compte pour rien.
Arrête cette comédie.
Pourquoi ? Qu 'est -ce que tu dis ? Pourquoi ? Alors c 'est ma mort que tu
Reste digne, Lisa.
Moi, je fais ce qui me plaît. Il faut te mettre ça dans la tête.
Tu ne me plains même pas.
Bonjour. Bonjour.
Nous sommes seuls maintenant.
Qu 'est -ce qu 'on fait ? Tout ce que tu veux.
Bien.
Tu ne me plaît même pas.
Allô ? Ah, vous tombez bien, Fred.
Oui, c 'est vrai, hier, je suis venue deux fois chez vous pour vous
Trois ? Peut -être si c 'est vous qui le dites.
Non, au fond, ce n 'est pas très important, ce n 'est rien d
Du moins, c 'est mon impression.
Laissez -moi parler.
La seule chose, c 'est que je désire bavarder. Est -ce trop vous demander ?
Quel rapport ? Mais pas du tout. Qu 'est -ce que vous imaginez ? Que je veux
rendre Sonia jalouse ? Je vous assure que cette idée ne m 'est jamais venue à
'esprit.
Mais non, Sonia.
Oui, oui, c 'est ça.
Pas du tout. Tout, au contraire. Et surtout, ne lui dites pas que je vous ai
téléphoné, ni que je suis venue vous chercher.
Mais pour rien.
Voyez -vous, toutes les deux, nous sommes très liées.
Je peux dire même que nous sommes intimes.
Vous saisissez ? Oui, pourquoi ? Nous, les femmes, nous sommes ainsi. Il suffit
d 'un rien.
Bon, alors, je vous attends.
Quand vous voulez.
Cet après -midi ? C 'est ça, très bien.
Alors, c 'est entendu.
À bientôt.
Assez -toi.
Et comment va Sonia ? Bien.
Très bien.
Puis -je t 'offrir un whisky, cognac, Coca -Cola, champagne ? Champagne, oui.
Ça fait un petit moment que tu fréquentes Sonia, non ?
À ton avis, quel genre de femme est -ce ?
Que veux -tu que je te dise ? Je crois que nous acceptons les femmes comme
sont. C 'est un problème que je ne me suis pas posé.
À ses côtés, je suis bien.
Je me doutais bien que tu n 'avais rien compris pour me répondre de cette
manière.
Mais passons, tu vois, moi, je la connais mieux que toi.
Ah oui ? Au fond, il y a deux, Sonia.
D 'abord, laquelle est -ce que tu connais, la mienne ou la tienne ? Et
est la véritable, la tienne ou la mienne ? Quand elle est avec moi, je peux dire
qu 'une chose, elle est mienne.
Tu te contentes de peu.
Je m 'excuse, mais je ne comprends pas.
Où veux -tu en venir ? Je ne veux que du bien, Sonia.
Beaucoup du bien.
Non, je ne dis pas que Sonia serait une fille exceptionnelle, non.
Entendons -nous bien.
Elle n 'est qu 'un être humain comme nous tous.
C 'est -à -dire qu 'elle mène une double vie.
Tout en l 'ignorant.
D 'une façon inconsciente.
Nous sommes tous conditionnés. Elle n 'échappe pas à la règle.
Au fond, il n 'y aurait là rien de mal si Sonia aimait de deux manières.
Qu 'il soit différente.
L 'important, c 'est que ça te suffise.
Écoute, Fred, parlons franchement.
Cette situation te convient.
Et qu 'est -ce qui se passe en réalité ? Eh bien, Sonia est obligée de te cacher
une partie d 'elle -même.
Un être pas vrai.
Et tu es convaincue de l 'avoir tout à toi.
Parce qu 'elle dit t 'aimer. Que sans toi, elle ne pourrait vivre.
Et pourtant, malgré ça, elle ne pense qu 'à Lisa.
Ça ne t 'ennuie pas si je mets un peu de musique ? Oui,
Sonia est ainsi.
C 'est pourquoi elle ne devrait jamais être différente de ce qu 'elle est.
J 'ai raison, non ? L 'ennui, c 'est que nous l 'aimons tous les deux.
D 'une façon totale, entière, mais nous ne pouvons en avoir que la moitié
chacun.
Tu sais maintenant comment sont les choses.
Si je t 'ai ennuyée...
Je te demande pardon pour ces longs discours.
Je sais seulement que je lui ai tout donné.
Et pour finir, je me suis oubliée moi -même.
J 'ai guetté chaque sourire sur ses lèvres.
Je l 'ai regardée dormir.
En cachette que de nuit, j 'ai pleuré.
Je ne pouvais supporter de la sentir lointaine.
Et ça porte quel nom ? Tu sais ce que c 'est, ça ?
Tu ignores ce qu 'est l 'amour ? Je l 'ignorais aussi avant elle.
Je ne savais pas ce qu 'aimer voulait dire avant Sonia.
Je l 'ai connue au tennis un dimanche.
La chaleur était suffocante.
Elle était seule et elle m 'a paru triste.
Comment les choses arrivent, il est rare qu 'on s 'en aperçoive.
Et je l 'ai aimée.
Tout de suite.
Avec passion.
Et tu désires maintenant que je la ramène vers toi.
Exact.
Je le souhaite de toute mon âme.
Ce n 'est pas risible du tout comme situation.
Je dirais même que c 'est très triste.
Arrête. C 'est un ordre.
Je ferai tout pour la garder, crois -moi, Fred.
Avec ton aide ou sans toi.
Tu peux en être persuadé.
Et fais -la venir ici.
Immédiatement ? Oui, il vaut mieux le faire maintenant.
Allô, Sonia ? C 'est moi, Lisa.
J 'ai Fred ici, chez moi.
Ils désirent que tu viennes immédiatement.
Alors, viens vite.
Très bien.
À tout à l 'heure.
Elle prend sa voiture et elle arrive.
Je réfléchis en ce moment à ton âge.
Il me vient à l 'esprit une statistique.
Elle est très intéressante.
C 'est un sondage fait par les Américains.
D 'après celui -ci, aujourd 'hui, à l 'âge de 35 ans et dans notre société,
beaucoup de gens ont eu des expériences homosexuelles qui ont été concluantes.
43 % de femmes et près de 25 % d 'hommes.
Tu cherches à me convaincre ? Oh non, je n 'y pense même pas.
Mais je t 'assure, si je pouvais, je ferais tout pour changer cela.
Il y a toujours une façon de s 'en sortir.
Il suffit de choisir.
Après tout, il est ridicule de vouloir paraître insensible par peur d 'être
ridicule.
Où il y a de la place pour deux, il y en a aussi pour trois.
Et puisqu 'aucun de nous deux ne peut se passer de Sonia, eh bien, il vaut
mieux...
C 'était ça que tu cherchais. Maintenant, tu peux être rassurée. Sonia
pitié de toi.
Nom et prénom ? Sonia Marquis, fille de Carlo Marquis et de Stefania Balzarelli.
Lieux et date de naissance ? Léa Rome, le 12 janvier 1948.
Pour toutes ces raisons, mademoiselle, vous êtes encore une personne
respectable.
Ou du moins considérée comme telle vis -à -vis de la société.
Respectable et jouissant de tous vos droits. La loi ne limite nullement vos
désirs. Mais votre conscience, mademoiselle, elle devrait vous limiter.
Ça, vous n 'avez pas le droit.
Restez assise.
Vous voulez dire que je n 'ai pas le droit de vous condamner parce que vous n
'êtes pas justiciable de poursuite, bien sûr.
Mais la valeur d 'une condamnation, souvent, ne dépend pas de son
mais de sa signification. Et en cela, croyez -moi, je suis obligé de vous
condamner.
Mais je n 'ai rien fait, rien du tout.
Certes, vraiment rien, presque rien du tout.
Croyez -vous que vos relations contre nature avec Lisa Morandi ne sont pas
condamnables, mademoiselle ?
Sous -titrage FR ?
Mais je... Oui, vous avez joué avec vous -même et avec les autres. Et ce n 'est
que lorsque vous vous êtes lassé de l 'Isaac que vous avez retrouvé une
Ai -je raison ? C 'est un jeu très dangereux, mademoiselle.
Fred n 'a jamais été un jus pour moi.
Et je l 'aime encore.
A tel point que vous avez jugé inutile de le mettre au courant de la situation
sans penser à un seul moment aux conséquences possibles.
Et où est ma faute dans ce qui est arrivé ? Oui, je reconnais que j 'ai
erreur.
Mais je l 'ai compris.
J 'ai préféré ne pas me constituer partie civile.
Je t 'en remercie.
Peut -être que vous ne vous rendez pas compte de tout le mal dont vous êtes
responsable.
Un mal qui met en danger toute la civilisation et finira par la détruire.
pour la défense de cette société, de tout ce qui est vrai et honnête, qu 'il
faut refuser l 'immoralité de votre conduite et la condamner.
C 'est tout. Au revoir, mademoiselle.
Merci.
Aaaaaah
Merci.
Les choses que je regardais autrefois, aujourd 'hui seulement je les ressens.
Et Fred et Lisa me semblent communs, grotesques. Ils sont les masques
d 'une société carnavalesque un soir de sabbat.
Les étoiles filantes d 'un ciel, d 'un ciel perdu et les confettis éparpillés
sur un parquet sale, parmi les débris gaspillés des trompettes en carton.
Inertes, comme figées dans un vide incommensurable.
Comme elles sont différentes d 'hier, les choses de la vie.
Je ne sais même plus si je suis encore vivante.
Le temps a tout transformé, déformé.
Moi -même, je ne sais plus qui je suis.
Et je ne sais plus si les couleurs sont bien celles que je vois.
Les vérités m 'apparaissent maintenant comme le noir est noir lorsque le blanc
'entoure.
Et ma conscience me hurle dans les oreilles que lorsqu 'on entend sa voix,
'est comme si on l 'écoutait déjà.
Que m 'aurait dicté ma conscience aujourd 'hui ? J 'avance dans la vie
dans un brouillard épais et infini.
Tout devient relatif et disproportionné.
Tout n 'est plus que contrainte.
J 'étouffe, j 'étouffe.
Tout me devient étranger.
Et pourtant, j 'éprouve encore l 'angoissant besoin de vouloir exister.
Je suis un monstre.
Je suis un monstre.
Je suis un monstre.
Donnez -moi la main.
Venez, courons ensemble.
Laissons agir notre instinct comme celui des animaux, puisque nos sensations ne
nous détruisent que dans la mesure où nous sommes encore disposés à les vivre.
C 'est un domaine dans lequel la mort n 'est pas la fin, mais le commencement de
la transformation.
Pourtant ce monde... dans lequel nous avons vécu, ne nous permet plus d 'en
dépasser les limites.
Il faut savoir faire un pas de géant pour se retrouver soi -même. Venez,
-moi la main.
Courons ensemble.
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