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Zulu
Dans le systÚme judiciaire, les citoyens sont représentés...
par deux organismes d'égale importance.
La Police, qui enquĂȘte sur les crimes...
et le MinistĂšre Public, qui poursuit les contrevenants.
Voici leurs histoires.
C'est quoi ?
C'est un bogue de chùtaigne, tombé d'un chùtaigner.
OK.
Je peux pas partir déjeuner.
Qui parle de partir ?
T'as bien un sandwich pour moi.
J'ai quoi en échange ?
Un diner Ă SoHo, ce soir ?
OK, mais je garde mes Twinkies.
Tisha ! Tisha, t'approche pas du chien !
C'est pas un chien errant, il a un collier.
Ăa va ? Il t'a mordue ?
Elle est toute froide. Elle est lĂ depuis des heures.
- C'est un viol ou une agression ? - Je sais pas, elle est mal en point.
Fracture du crùne. On dirait qu'on l'a étranglée.
Elle va s'en sortir ?
Je sais pas, son pouls était à peine perceptible.
Poussez-vous !
- OĂč l'amenez-vous ? - Ă Ste Teresa.
J'ai trouvé ça... sur le sentier.
Attention, poussez-vous.
Elle a repris connaissance ? Elle a dit quelque chose ?
Elle est dans le coma. Ăa a tendance Ă empĂȘcher de parler.
Aller au parc se faire Ă©clater la tĂȘte...
ça fait rĂȘver Ă des endroits paisibles.
- Je savais pas qu'il en restait. - Elle va s'en sortir ?
Hémorragie cérébrale, fracture du crùne non-alignée...
cordes vocales endommagées, ajoutez à ça le froid...
C'est un miracle qu'elle soit vivante.
Si elle survit, son rétablissement sera trÚs long.
C'est vous qui avez envoyé l'inconnue ?
Lucy Neven, 568 Central Park Ouest.
- Vous plaisantez ? ! - Non, j'invente. Pourquoi ?
C'est une star de feuilleton. Delia Mason dans "Un Monde Sans Fin".
Ma mÚre regarde. Elle suit tout, comme si ça arrivait aux voisins.
Dites-lui qu'elle peut s'attendre un à coup de théùtre.
Vous y croyez ? Ils l'ont déjà enterrée.
- Elle est mal en point. - Nous aussi, si on résout pas ça vite.
LĂąchez tout le reste. Cette affaire passe en premier.
C'est pas un vol, elle avait encore son cash.
On aurait pu l'interrompre, le surprendre.
Elle est reconnaissable. Elle passe tous les jours à la télé.
C'est sa théorie de John Lennon.
Quoi, si on connaĂźt pas, c'est pas possible ?
Ces gens se font accoster au supermarché.
Phil, personne ne dit "non", OK ? C'est une possibilité.
Maintenant, la fille... elle est en mesure de nous parler ?
Elle respire Ă peine.
Débrouillez-vous sans elle, alors.
Je travaille jour et nuit, ces jours-ci. Faut bien bouffer.
Des gens l'attendent dehors ? Des fans, des chasseurs d'autographes ?
Cinq ou six par an. Mlle Neven garde son adresse secrĂšte.
Bonjour.
- Merci. - Merci.
Elle a failli se faire tuer dans le show.
Vous croyez au destin, au karma, ce genre de trucs ?
Elle a été agressée dans le parc, pas à la télé.
Elle promĂšne son chien Ă heures fixes ?
Ă 22 h, tous les soirs. Je donne un biscuit Ă Roxie.
Mlle Neven a une vie sociale chargée ?
Une jolie fille comme ça ? Ma tante s'envoie plus en l'air, et elle a 60 ans.
Ils ont dĂ» la faire disparaĂźtre du show.
Ma mĂšre trouve Lucy si ravissante...
C'est pas difficile d'ĂȘtre sa secrĂ©taire.
Elle, elle doit travailler 12 heures par jour.
Elle avait le temps de se faire des ennemis ?
Elle est debout Ă 5 h 30, au studio Ă 7 h.
Quand elle rentre chez elle, elle est épuisée.
GuĂšre de temps pour des amis, encore moins des ennemis.
Pouvez-vous nous dire s'il manque quelque chose ?
Une bague. L'alliance de sa grand-mĂšre...
et une médaille de St GenÚse.
Un cadeau de son pĂšre.
St GenĂšse, c'est...
Le saint patron des acteurs.
Mais pourquoi prendre ça ?
Ils ont pas pris l'argent. C'est insensé.
Vous recevez des requĂȘtes de gens qui cherchent ce genre de choses ?
Je les classe.
Bizarre, trĂšs bizarre, vraiment bizarre.
C'est juste celles des trois derniers mois.
"Je supporte pas l'idée que vous soyez en colÚre contre moi.
Je sais que vous adoreriez ma fille.
J'ai pas apprécié que vous refusiez de nous parler".
Une femme a fendu le crĂąne de Lucy ? Non.
Quoi, une femme peut pas devenir violente ?
J'espÚre que son courrier est plus intéressant que le mien.
Ya pas photo. Elles auraient pu ĂȘtre postĂ©es de Ste Anne.
On a trois cinglés en ville...
un Ă Atlanta, deux Ă St Louis...
trois Ă LA et un Ă Denver.
C'est un local. Il savait quand elle promenait son chien.
Je vĂ©rifierais quand mĂȘme les alibis. Vous, allez frapper aux portes.
D'abord, on va manger, aprĂšs, on frappe aux portes.
Bonjour ? M. Wadsworth ?
- Qui le demande ? - La police.
On cherche des candidats pour le Citoyen de la Semaine.
Je suis M. Wadsworth et y a personne dans le quartier...
qui mĂ©rite d'ĂȘtre candidat.
Vous n'ĂȘtes pas le seul Ă nous dire ça.
Je lui ai écrit des lettres. Elle a dit dans une interview...
dans beaucoup d'interviews, qu'elle aime les recevoir.
Jesse, oĂč Ă©tiez-vous vers 22 h ou 23 h ?
Chez ma petite amie.
Et ensuite je suis rentré...
Je sais pas. Papa ?
Je suis rentré du bureau à 21 h.
Jesse est rentré...
Ă quoi, Jesse, 22 h ?
Ouais, je crois.
Olivia, notre gouvernante, s'en souviendra.
Olivia ?
Olivia, jeudi soir...
à quelle heure est rentré Jesse ?
Vers 22 h 30.
Je regardais les nouvelles, sur la 9.
Merci.
La plus grande convention de fans de l'année. J'allais pas rater ça.
J'y étais jeudi matin, pour ne pas rater les bonnes affaires.
Quelle dévotion !
Ce peigne... 60 $ seulement.
Délia l'utilisait quand elle a dit à Joël qu'elle l'épouserait pas.
Elle est trop bien pour lui.
Parmi tous ces gens, quelqu'un pourrait vous reconnaĂźtre ?
Je sais pas. Il y avait 6 000 personnes.
J'ai pris la navette pour rentrer.
J'ai jeté le ticket. Je crois qu'il est là .
Merci.
HĂPITAL ST TERESA - 408 74E RUE MERCREDI 17 OCTOBRE
Les yeux plus écartés
Il Ă©tait plus grand que vous ? Ou la mĂȘme taille ?
Plus grand. Alors vous l'avez bien vu ?
Quoi ? Il était foncé, il avait le teint foncé ?
- Vous pouvez pas faire mieux ? - Avec une femme qui peut pas parler ?
Elle peut pas tenir plus de 15 minutes d'affilée.
Merci quand mĂȘme.
- T'as la liste de l'équipe ? - Ouais.
Quelqu'un aurait pu l'importuner au studio.
Ăa vaut le coup d'essayer.
Pour moi... C'est tous les mĂȘmes.
Carnets d'autographes, stylos scintillants...
Ils font la queue dehors. Ils peuvent ĂȘtre pĂ©nibles.
Mlle Neven a peut-ĂȘtre irritĂ© un de ses fans ?
Elle était trÚs aimable, plus que moi.
Le soir, je veux rentrer chez moi. J'ai un gamin de 2 ans.
Lucy était proche de quelqu'un dans l'équipe ?
Sara était sans doute la plus proche.
"Ătait" ?
Lucy l'a fait virer. Une histoire de trucs disparus.
Elle volait ?
Sara a dit que non.
Je l'aime bien.
Mais elle s'est pas plainte au syndicat.
Elle avait des raisons de se plaindre ?
Lucy avait sans doute raison.
Je lui ai trouvé un autre boulot chez un costumier.
Ils nous fournissent, ainsi que d'autres shows.
J'avais entendu dire qu'elle lĂąchait les gens...
mais je pensais qu'on s'entendait vraiment bien.
Ăa a dĂ» ĂȘtre terrible pour votre rĂ©putation.
- Je suis contente de bosser. - Pourquoi pas parler au syndicat ?
Je l'ai fait. Je l'ai fait !
Vous croyez qu'on a pas vérifié ? Appelez votre délégué syndical.
Vous savez ce qu'ils font des vieux costumes ?
Les acteurs les récupÚrent.
Un type me coince Ă la sortie du studio, me tend 200 $ pour un truc de Lucy.
- Ăa faisait de mal Ă personne. - C'est quoi, ça ?
"Tu ne voleras point sauf si ça fait du mal" ?
J'avais besoin d'argent.
Mais ensuite, il voulait des culottes, des soutiens-gorges.
Ces trucs n'appartiennent pas aux costumes.
- Jolie distinction. - Qui était votre source de revenu ?
Mitchell Burkitt, quelque part dans l'East Side.
Que faisait-il des dessous de Lucy ?
Je voulais vraiment pas le savoir.
Burkitt, Michael W.
Violation de propriété, vol avec effraction.
Il aime quoi ?
Les studios des feuilletons, les lieux de tournages.
Et aussi, agression d'un garde qui essayait de l'arrĂȘter.
Le fournisseur se fait virer, plus de dessous Ă vendre.
- Des bijoux, ça rapporte... - Va chercher un mandat.
On est pas prĂȘts.
AntĂ©cĂ©dents d'agression ? Je veux ĂȘtre prĂȘt.
Ya de la musique. Il est chez lui.
- Qui est-ce ? - Le gaz. Ya une fuite.
- LĂąche-le ! N'y pense mĂȘme pas, Mitch ! - Maintenant !
Je vous arrĂȘte pour tentative de meurtre sur Lucy Neven !
Vous avez pas dit que vous étiez flics.
- Vous pouvez garder le silence... - Vous avez pas dit...
... ce que vous direz...
Dans mon quartier, on ouvre pas la porte sans un flingue.
La prochaine fois, fais-le enregistrer.
J'ai rien fait Ă cette femme. Vous croyez que je suis dingue ?
En fait, t'es le plus sain d'esprit qu'on ait vu de la semaine.
Pourquoi je lui ferais du mal, hein ?
C'est une vache Ă lait. Je survis grĂące Ă ses affaires.
Pas depuis que t'as perdu ta source.
Alors, M. Burkitt, vous Ă©tiez oĂč jeudi soir ?
J'étais seul. Prouvez que je l'étais pas.
Prouve que tu l'étais ! Tes trucs de Lucy, qui les achÚte ?
Kleinman, sur la 15e rue. Je veux un avocat.
T'en auras un. Je t'offre l'appel.
Dis jamais que les flics sont pas généreux.
Vous voulez des photos de "South Pacific", les chaussures de Mitzi Gaynor ?
- Pas de dessous de Lucy Neven ? - J'ai l'air d'un pervers ?
Qui achĂšte les habits de Lucy ?
Les noms des clients, désolé, c'est confidentiel.
Avez-vous ordonné à Mitchell Burkitt de voler les bijoux de Lucy Neven ?
C'est pas un magasin de voitures volées.
Je vole pas sur commande.
Si on avait un mandat...
et qu'on faisait un inventaire...
on trouverait de la marchandise volée ?
- D'un studio, peut-ĂȘtre ? - Je n'accepte jamais...
Vous voulez qu'on vérifie ?
Je commence Ă m'impatienter...
Voorman. Tim Voorman.
Il travaille au Club Vivant.
Mesdames et messieurs, Tim Voorman.
M. Voorman... Sergent Cerreta, Inspecteur Logan.
TrĂšs impressionnant.
Louis Kleinman dit que vous avez commandé les dessous de Lucy Neven.
Vous croyez que je suis impliqué dans...
J'ai aussi commandé les tenues de Joan Collins.
Elles m'aident Ă trouver le personnage.
- Et elles vous vont ? - Je suis trĂšs menu.
M. Voorman, vous ĂȘtes-vous promenĂ© dans le parc jeudi soir ?
J'y crois pas ! J'étais ici. Deux représentations, 20 h et 22 h.
Vous vous absentez entre les représentations ?
Vous savez combien de temps ça prend, de me transformer ?
Contrairement Ă ce que vous pourriez penser...
je me ballade pas en drag queen en public.
C'est mon gagne-pain.
On est pas venu pour votre numéro, alors changez d'attitude.
Quelqu'un peut certifier que vous étiez là ?
C'est pas un secret...
Un type du New Jersey voit mon numéro de Lucy six fois par semaine.
Un autre voulait parler Ă Lucy de l'intrigue du feuilleton.
Un autre, vraiment bizarre, m'achĂšte ma robe de Lucy.
Qui l'a attaquée ? L'un d'eux.
- Qui a acheté la robe ? - Un dingue.
Il aimait Lucy, il voulait ĂȘtre avec elle.
Il m'a offert 250 $. J'ai cru qu'il plaisantait.
500 $... J'ai dit non.
1000 $... Je voulais pas la vendre mais...
Il m'a un peu fait peur.
- Vous avez son nom ? - Il a pas demandé de reçu.
M. Webster ? Bonjour, Joe Harris, du Club Vivant.
M. Nichols ? Sam Jones, du Club Vivant.
M. Voorman aimerait racheter la robe qu'il vous a vendu.
La robe que vous avez achetée à Tim Voorman...
OK. Désolé.
- Merci. - Désolé de vous avoir dérangé.
Ces gens sont encore pires que dans leurs lettres.
Allo ? Jesse Unger, s'il vous plaĂźt.
Je peux avoir son numéro au bureau ? Merci.
M. Markson ? Bonjour. Sam Jones, du Club Vivant.
M. Unger ? Ouais, j'attends.
La robe de Lucy Neven, celle que vous avez achetée à Tim Voorman ?
Il aimerait... Désolé pour le dérangement.
M. Unger ? Joe Harris, du Club Vivant.
M. Voorman aimerait racheter sa robe de Lucy Neven.
Certainement. Merci.
M. Unger veut garder sa robe.
Vraiment ?
Je peux pas m'arrĂȘter. Ce doit ĂȘtre prĂȘt pour ce soir.
- Avez-vous acheté la robe ? - Oui, pour ma collection.
Je voulais quelque chose de spécial.
C'est terrible que Lucy soit morte.
Lucy n'est pas morte, Jesse.
Non, dans le feuilleton. Ils ont dû s'en débarrasser.
Jeudi soir, chez votre petite amie, vous ĂȘtes parti Ă quelle heure ?
Je vous l'ai déjà dit. Vers 22 h.
Votre amie Sandy, elle est chez elle aujourd'hui ?
Non, elle travaille.
Vous vous faites des idées.
Jesse, son album de Lucy, c'est un hobby.
Y compris acheter sa robe ?
Vous comprenez pas.
Je vais passer pour une folle.
On a été à un concert de Tina Turner, Jess et moi.
Je voulais son autographe. On a attendu deux heures dans le froid.
Mais un autographe n'est pas une robe.
Lucy, moi, je la trouve ennuyeuse.
Et alors ? Jesse n'aime pas Tina Turner.
Vous n'avez jamais collectionné personne ?
Ma femme avait beaucoup de disques de Rosemary Clooney.
Qui ?
Vous avez dit que M. Unger était parti à 22 h, c'est exact ?
Qu'insinuez-vous ? C'est impossible.
Vous ĂȘtes sĂ»re pour l'heure ?
Peut-ĂȘtre un peu plus tĂŽt... d'un quart d'heure.
On s'est disputé.
Il voulait que j'essaye la robe.
Je trouvais pas ça approprié...
21 h 45, 22 h... 15 minutes, ça fait vraiment une différence ?
Ăa lui donne plus de temps pour aller chez Lucy.
Sandy habite sur la 97e rue.
Jesse arrive chez lui, sur la 57e rue...
30 Ă 45 minutes plus tard.
Et Lucy vit entre les deux, sur la 65e rue.
C'est Ă peine assez de temps...
et s'il savait quand Lucy promenait son chien.
Alors il s'arrĂȘte chez Lucy en rentrant, pour quoi ? Lui parler ?
Il vous a paru fou ?
Il avait l'air normal. Mais comment savoir, de nos jours ?
31 ans, il vit toujours chez papa.
Et il a dépensé 1000 $ pour la robe de Lucy.
Et l'heure de son arrivée chez lui... C'est un alibi solide ?
BUREAU DE WILLIAM UNGER 457 5E AVENUE - MARDI 23 OCTOBRE
J'ai des amis dans le monde de la mode. C'est interdit ?
Vous avez obtenu Ă votre fils son emploi ?
J'ai arrangé un entretien, ils lui ont offert l'emploi.
La robe de la femme, c'était 1000 $.
Votre fils peut s'offrir ça avec son travail ?
Jesse a des passe-temps différents de ceux des autres.
Suivre la carriĂšre d'une actrice, c'est inoffensif.
Jusqu'Ă un certain point.
M. Unger, quand Jesse est rentré, votre gouvernante a dit qu'il était 22 h 30.
- Vous, 22 h. - Mon fils a des problĂšmes...
La violence n'en fait pas partie.
Sandy était contrariée. La robe.
Je voulais juste voir comment la robe lui allait, c'est tout.
On peut clarifier ça facilement.
Vous ĂȘtes parti de chez Sandy Ă 22 h ?
- Comment ĂȘtes-vous rentrĂ© ? - J'ai marchĂ©.
40 pùtés de maisons en une demi-heure ? Vous devez faire des marathons.
Peut-ĂȘtre que j'ai pris un taxi.
Vous savez ce qu'on devrait faire ?
On devrait aller au commissariat, reparler de tout ça...
appeler la compagnie de taxis, et régler ça.
- OK. TrÚs bien. Bien sûr. - Bien.
Je suis désolé pour Lucy. Mais lui faire du mal ?
Non, j'adorais la regarder. J'ai une petite télé au travail.
Vous savez que vous avez le droit Ă un avocat.
Sandy vous le dira. Olivia a dit que j'étais rentré à 22 h 30.
Je ne ferais jamais de mal Ă Lucy.
Vous voulez bien m'excuser ?
Il vit dans un conte de fées, et il a peur.
L'hÎpital dit que Lucy est en partie paralysée...
qu'elle a toujours la vue trouble, mais ils l'amĂšneront.
Tu penses le convaincre de participer Ă une identification ?
Je sais pas. Et s'il veut pas ?
Qu'est-ce que j'en sais !
D'accord.
Jesse, vous participeriez à une séance d'identification ?
Si personne ne vous identifie, vous retournez au travail.
Une séance d'identification ? Pour qui ?
Lucy Neven.
Prenez votre temps. On est pas pressé.
Mon Dieu. C'est lui.
Il m'a arrĂȘtĂ©e dans la rue, deux fois.
C'est lequel ?
C'est le numéro quatre.
Il a dit qu'il avait besoin de moi.
Allons chercher la caméra. Un dernier coup de pouce et il parlera.
Ouais.
Votre pĂšre sera bientĂŽt lĂ . Vous n'ĂȘtes pas obligĂ© de parler.
Lucy était là ?
Elle dit vous avoir vu, ce soir-lĂ .
Il avait ça sur lui quand on l'a bouclé.
C'est la bague de Lucy, Jesse.
Et sa médaille.
OĂč les as-tu trouvĂ©es ?
Elle voulait pas écouter.
Je voulais juste parler.
Elle m'a dit de la laisser tranquille.
Je voulais pas lui faire de mal.
Ses yeux...
Si vous aviez vu ses yeux.
Elle est passée devant moi.
Elle n'a rien dit.
J'ai essayé de lui dire que j'ai besoin d'elle.
Je voulais pas lui faire de mal.
Elle s'est emmĂȘlĂ©e dans la laisse de son chien...
et j'ai été l'aider...
et elle a commencé à me frapper...
Et le chien aboyait.
Je voulais juste lui parler.
C'est tout... je voulais juste lui parler.
Depuis quand vous intéressez-vous à Lucy Neven ?
Depuis toujours.
- Vous l'avez d'abord vue à la télé ? - Voyons, Ben...
Vous avez vu la cassette. Ce type a une araignée au plafond.
Est-il mentalement capable ?
Je vous garantis qu'il savait pas ce qu'il faisait.
La véritable question, c'est... Peut-il vous aider à le défendre ?
Peut-ĂȘtre, mais il est toujours cinglĂ©.
Il savait pas ce qu'il faisait.
Vous n'en savez rien et moi non plus.
Voyons d'abord s'il peut ĂȘtre jugĂ©.
J'ai vu des procÚs à la télé. Lucy était dans l'un d'eux.
Que se passe-t-il Ă un procĂšs ?
Pourquoi vous me demandez ça ?
On sait tous les deux qu'ils dĂ©cident si vous ĂȘtes coupable.
Que fait votre avocat ?
Il essaye de me défendre.
Il m'empĂȘche d'aller en prison.
Pourquoi iriez-vous en prison, Jesse ?
Désolé, Dr Olivet, vous allez trop loin.
Je ne parle pas du crime, Dr Mandel.
Je demande s'il comprend pourquoi on va en prison.
On va en prison parce qu'on enfreint la loi.
Blesser quelqu'un, c'est enfreindre la loi ?
Ces questions sont stupides.
Jesse, s'il vous plaĂźt. Est-ce mal de blesser quelqu'un ?
Je voulais juste lui parler. C'est tout.
CABINET DU JUGE WALTER SCHREIBER JEUDI 24 JANVIER
Votre Honneur, quel est votre argument ?
M. Unger comprend la procédure judiciaire.
Ben, il a balbutiĂ© des aveux. Ăa vous pose pas un problĂšme ?
Il Ă©tait effrayĂ©. Ăa veut pas dire qu'il est pas capable d'ĂȘtre jugĂ©.
Il ne comprend pas le systÚme pénal.
- Il sait ce qu'est un procĂšs. - C'est pas la foire d'empoigne.
Je pose les questions.
Vous soutenez qu'il ne peut vous donner des faits pertinents ?
Il se rend pas compte de ses actions.
Il est difficile d'obtenir des informations de sa part.
Bon, je vais relire les rapports des médecins.
En attendant, M. Unger reste Ă Rikers.
Allez, Lucy, tu peux le faire.
Jusqu'au bout. T'arrĂȘte pas.
C'est du gĂąteau.
Ils disent que s'il y a procÚs, vous pourrez témoigner.
C'est votre choix.
Te force pas, chérie.
Je tĂ©moignerai, mĂȘme si je dois y aller en rampant.
Il était déjà venu me voir. Il a appelé plusieurs fois chez moi.
Il avait réussi à obtenir le numéro.
S'il ne va pas en prison...
Il pourrait recommencer
Lucy, je ferai mon possible pour que ça n'arrive pas.
Schreiber dit qu'on peut l'inculper. Il est capable d'ĂȘtre jugĂ©.
Cela sert-il la justice...
Jesse Unger en jugement, Jesse Unger en prison ?
S'il est responsable de ses actes, oui, cela sert la justice.
M. Stone... Mon fils...
aprĂšs avoir perdu sa mĂšre...
Vous pouvez pas imaginer. J'ai essayé de l'aider.
Pourquoi n'avoir pas consulté un spécialiste ?
Il n'est pas comme tout le monde.
Il n'a jamais paru dangereux.
Jack, c'est votre réunion.
Il doit exister un moyen de pas le juger mais de le soigner.
S'ils ne peuvent pas protéger Lucy Neven...
- Vous savez qu'ils peuvent pas. - Un jury le peut.
Il me suffit de prouver qu'il Ă©tait fou au moment oĂč il l'a attaquĂ©e.
Pas une seconde avant. Pas une seconde aprĂšs.
J'ai eu des tas d'affaires de ce genre, Ben. Pas vous.
J'apprends vite.
Pourquoi Gaffney est-il si confiant ?
Les affaires de folie sont difficiles à défendre.
Olivet attestera qu'il ne souffre pas d'hallucinations. Que faire ?
"Hallucinations", c'est un mot Ă la mode.
On pourrait aussi dire, "obligation subordonnée".
Un jury connaßt "fou" et "pas fou". Ils connaissent pas "légalement fou".
Tu sais ce qui m'inquiĂšte vraiment ?
Je fais de mon mieux pour prouver qu'il est sain, on perd.
Il va Ă l'hĂŽpital...
je dois revenir en arriĂšre...
et dire qu'il n'est pas sain d'esprit, pour pouvoir l'y garder.
On peut pas gagner.
On devrait peut-ĂȘtre faire une offre. Agression.
Trop risqué. On l'enferme deux ans.
DĂšs qu'il sort, il risque de tuer cette femme.
Lucy Neven. Vous feriez mieux de lui parler.
Comment a-t-il pu l'envoyer ? Pourquoi l'en a-t-on pas empĂȘchĂ© ?
"J'ai jamais voulu te faire de mal. Je devais te sentir proche.
On est la mĂȘme personne. On sera toujours proches".
Je suis désolé, ça n'aurait pas dû arriver.
Ils surveillent son courrier depuis aujourd'hui.
Il a dit qu'on Ă©tait la mĂȘme personne.
Il a l'air encore plus fou.
Il est plus habile que jamais. Il veut avoir l'air fou.
On doit la remettre Ă Gaffney ?
Si on la remet pas, il obtiendra un mandat de toutes façons.
Jesse va lui dire qu'il a envoyé la lettre.
Et ils vont l'utiliser pour montrer qu'il est fou.
C'est ce qu'il veut.
COUR SUPRĂME - SESSION 47 LUNDI 11 FĂVRIER
Et aprÚs avoir consulté son dossier ?
J'ai examiné M. Unger.
En ĂȘtes-vous arrivĂ©e Ă des conclusions sur son Ă©tat mental ?
Oui.
M. Unger a des troubles de la personnalité.
Il est obsessif-compulsif, et montre des signes d'extrĂȘme dĂ©pression.
Cela signifie-t-il qu'il ne comprend pas les conséquences de ses actes ?
Non, qu'il est malheureux et parfois ne fonctionne pas bien.
Selon votre avis d'expert, M. Unger souffre-t-il d'une affection...
qui altérerait sa capacité à différencier le bien du mal ?
En dépit de ses problÚmes émotionnels, à mon avis...
M. Unger comprend tout à fait les conséquences de ses actes.
Merci. Pas d'autres questions.
Dr Olivet...
vous avez passé trois heures avec M. Unger.
Vous pensez que c'est suffisant...
pour faire un jugement sur sa santé mentale ?
- Oui. - Admirable.
Alors vous déclarez à ce tribunal, avec fermeté...
que M. Unger n'a pas connu d'épisode...
oĂč il ne connaissait pas les consĂ©quences de son comportement ?
Ă mon avis, M. Unger distingue le bien du mal.
Il m'a dit qu'il m'avait guetté...
parce qu'il savait que je...
que je l'aimerais, si seulement je le rencontrais.
Il était trÚs excité, alors j'ai essayé de le calmer...
et ensuite, j'ai essayé de m'en aller.
Il m'a dit de m'arrĂȘter.
Je l'ai pas fait, et il m'a attaquée.
Mlle Neven, avant l'agression...
aviez-vous déjà vu l'accusé ?
Il m'avait accostée dans la rue à plusieurs reprises.
Je me souviens pas combien.
Il a dit qu'il m'avait téléphoné.
- Quelle est votre profession ? - Je suis...
J'étais actrice.
Vous étiez actrice ? Cela signifie-t-il que vous ne pensez pas...
pouvoir poursuivre votre carriĂšre ?
- Objection. Pertinence. - La gravité des blessures de Mlle Neven...
est directement liée à l'accusation de tentative de meurtre, votre Honneur.
Rejetée. Le témoin peut répondre.
Je serai heureuse si j'arrive Ă marcher.
Merci. Pas d'autres questions.
M. Gaffney ?
Je n'ai pas de questions pour ce témoin.
- Olivet était convaincante. - Convaincre n'est pas la question.
Ont-ils compris "fou" contre "légalement fou" ?
JESSE ENTEND DES VOIX
Voix, hallucinations... Comme c'est opportun.
La seule maladie pouvant le faire acquitter pour folie.
Tu as lu les rapports de Mandel. Jesse y parlait de voix ?
Mandel a eu un nouvel entretien avec lui.
Je me demande pourquoi. Gaffney... Il dirait Ă son client de mentir ?
C'est difficile Ă croire. C'est pas son style.
Je vais vous dire quelle voix Jesse Unger entend.
La voix qui lui dit comment ne pas ĂȘtre condamnĂ©.
Ăcoutez. Mandel : "Pourquoi ne pas m'avoir dit entendre des voix ?"
Jesse : "La voix voulait pas. Mon pĂšre m'a dit que je devrais".
"Mon pĂšre m'a dit que je devrais".
Lors de vos entretiens... pas de voix ?
Souffre-t-il d'hallucinations ?
Suis-je sûre à 100 % ? Disons 99 %.
- Je prĂ©fĂ©rerais 100. - Ăa n'arrive jamais.
Quelqu'un a dit Ă Papa ce qui sauverait Jesse. Papa l'a dit Ă Jesse.
Entendre des voix est un symptÎme trÚs spécifique.
Intentionnellement, ça m'étonnerait.
Et Gaffney ?
Paul a lu les transcriptions de ses autres affaires.
Pas toutes.
Dans ce cas, plonge-toi dedans...
et voyons si ses autres clients étaient vraiment fous.
COUR SUPRĂME JEUDI 21 FĂVRIER
AprĂšs la mort de sa mĂšre, Jesse n'arrivait plus Ă se concentrer.
Il disait qu'il devenait fou.
Qu'est-ce qui l'inquiétait le plus ?
Il croyait que le monde allait exploser.
Avait-il d'autres problĂšmes ?
Il disait qu'il entendait des voix dans sa tĂȘte.
Comme une radio.
Merci.
M. Unger...
quand exactement Jesse vous a-t-il dit qu'il entendait des voix ?
Peut-ĂȘtre en classe de premiĂšre.
Peut-ĂȘtre plus tĂŽt, peut-ĂȘtre plus tard. Je me souviens pas.
Que lui disaient ces voix ?
Je me souviens pas.
Vous vous souvenez qu'il entendait des voix.
Oui.
Lui avez-vous fait rencontrer un psychiatre, à l'époque ?
- Non. - Pourquoi ?
Eh bien...
Je sais pas vraiment.
PlutĂŽt bizarre.
Merci.
M. Unger souffre de désintégration progressive.
Cela provoque des hallucinations directives...
des voix lui disant de faire des choses.
Dr Mandel...
Jesse Unger vous a dit...
qu'il a entendu des voix...
lui disant de tuer Lucy Neven.
Cela signifie-t-il qu'il ne contrĂŽlait pas ses actions ?
Ă mon avis, oui.
M. Unger est souvent dirigé par une voix irrésistible...
qu'il croit ĂȘtre rĂ©elle.
Merci, Docteur.
"Désintégration progressive".
C'est un diagnostique médical reconnu ?
C'est mon langage pour décrire une combinaison de troubles.
Alors, ça n'existe pas dans les ouvrages de référence ?
C'est exact.
Vous avez déclaré avoir interviewé Jesse deux fois.
A-t-il parlé des voix lors du premier entretien ?
Non, il avait peur.
Alors, c'est vous qui en avez parlé en premier ?
- Oui. - Merci.
- Mais... - Merci, Docteur.
- Je crois qu'ils jouent avec le systĂšme. - En mentant ? Tous ?
Le psy lui aurait fait la leçon ?
Peut-ĂȘtre.
- Gaffney ? - Tu crois pas qu'un avocat le ferait...
Olivet croit pas qu'un psy le ferait. Retour à la case départ.
Il va à l'hÎpital. Il dit subitement qu'il est guéri...
qu'il n'entend plus de voix, et il est libéré...
avant que Lucy Neven ait pu changer de numéro.
J'ai fini de revoir les affaires de Gaffney.
Je suis remonté jusqu'en 79.
Il a plaidé la folie 13 fois, et a gagné sept fois.
Dans trois cas, l'accusé fut déclaré fou aprÚs le début du procÚs.
C'est pas assez pour prouver la manigance.
- Mais c'est douteux. - Appelle M. Unger.
Dis-lui que s'il est d'accord, on aimerait le rencontrer seul.
C'est absurde.
Vous croyez que je mentirais sous serment ?
En tant que parent, oui, je le crois.
Vous voulez envoyer mon fils en prison.
Vous voulez aussi m'envoyer en prison ?
Vous avez des enfants, M. Stone ? Sont-ils en bonne santé, heureux ?
On veut tous que nos enfants soient heureux.
Si ce n'est pas le cas, au moins protégés.
Mon fils est malade.
C'est incontestable.
Bonsoir.
Il n'avait pas le droit de traĂźner Bill Unger ici.
M. Unger a été invité.
Vous vouliez dire que je l'ai incité au parjure.
Dans trois cas, vos clients n'entendent des voix qu'au procĂšs.
Mandel était votre psy pour deux d'entre eux.
Discuter des symptĂŽmes de Jesse avec son pĂšre, c'est mon travail.
Vous poussez votre chance trop loin. Ăa a l'apparence d'une irrĂ©gularitĂ©.
Déposez plainte auprÚs du comité disciplinaire.
Le fantÎme de John Hinkley... C'est ça le problÚme ?
Il tire sur le PrĂ©sident des Ătats-Unis et s'en sort ?
Vous ĂȘtes aux abois, non ?
Je peux vous tirer de lĂ .
VoilĂ ce que je vous propose. Agression.
Réfléchissez-y, Messieurs.
Je sais pas, Adam. Jesse Unger peut s'en sortir.
Gaffney bluffe avec agression.
Il acceptera homicide involontaire... Tentative.
Je vais parler Ă Lucy Neven.
Ăa veut dire quoi ? Combien ?
Un minimum de cinq ans, un maximum de 15.
Qu'en pensez-vous ?
C'est votre vie... Mais franchement...
je sais pas ce que fera le jury.
On peut s'assurer que ce sera 15 ?
On peut le recommander Ă la commission d'application.
On n'a aucun contrĂŽle sur eux.
Et ils sont aussi imprévisibles que les jurés.
Pourquoi moi ? J'ai rien Ă lui donner.
Je vais tenter ma chance avec le jury...
si vous ĂȘtes d'accord.
Lucy, le jury...
Il vous donnera peut-ĂȘtre pas ce que vous voulez.
Ce que je veux, c'est ce que j'avais.
COUR SUPRĂME MARDI 5 MARS
Vous entendez souvent cette voix, Jesse ?
Elle me parle quand je suis troublé.
C'est la voix d'une femme ?
La voix a-t-elle un nom ?
Non. Elle est juste lĂ .
Que vous dit-elle ?
Je peux pas en parler.
Jesse...
cette voix vous a-t-elle dit de faire du mal Ă Lucy Neven ?
Elle m'a dit que si Lucy ne voulait pas m'aimer...
je devais la tuer.
Est-ce votre écriture ?
Avez-vous écrit et envoyé ceci à Lucy ?
Oui.
J'aimerais que vous le lisiez à la cour, en commençant au début.
"ChĂšre Lucy, je sais que tu comprends que j'ai jamais voulu te blesser.
Je voulais te protéger".
Plus fort. Que tout le monde puisse entendre.
"Je sais que tu comprends que j'ai jamais voulu te blesser.
Je voulais te protéger.
Je sais que tu m'aimes bien. Je sais qu'on pourrait ĂȘtre ensemble.
Je ferais n'importe quoi pour toi.
Je voulais pas te frapper.
Je t'aime.
à l'intérieur, nous sommes pareils.
Nous sommes la mĂȘme personne".
Merci, Jesse.
M. Unger, quel Ăąge aviez-vous...
la premiĂšre fois que vous avez entendu cette voix de femme ?
Je me souviens pas. Elle est toujours avec moi.
Et Ă part Lucy Neven...
la voix vous a-t-elle demandé de blesser d'autres personnes ?
Je me souviens pas.
Si vous en aviez l'occasion...
vous voudriez parler avec Lucy Neven ?
Vous continueriez à lui écrire ?
- Oui, je le dois. - Et si vous en aviez l'occasion...
vous auriez une relation avec elle ?
Je sais pas. Peut-ĂȘtre.
Rien n'a changé.
Rien n'a changé ?
Non. Rien.
COUR SUPRĂME MERCREDI 6 MARS
Que déciderez-vous ?
Notre société fait une exception pour les maladies mentales.
Mais faut-il faire une exception...
quand la vie d'une autre personne est en jeu ?
Jesse Unger a été trÚs clair sur ce point.
Il recommencera Ă agresser Lucy Neven...
jusqu'Ă ce qu'il obtienne ce qu'il veut d'elle.
Et s'il ne peut l'avoir...
il fera en sorte que personne ne l'ait.
Dites-moi alors, cette obsession est-elle dangereuse ?
Personne ne peut connaĂźtre parfaitement l'esprit d'un autre.
Impossible d'ĂȘtre dans sa peau et de voir le monde comme il le voit.
Toutefois, nous savons...
que Jesse Unger n'avait pas d'antécédents hallucinatoires...
avant le début de cette affaire.
En fait, il n'a jamais dit...
entendre des voix avant que son pĂšre...
ne demande une contre-expertise psychologique.
D'aprĂšs la loi, en tant qu'ĂȘtres humains...
nous sommes responsables de nos actes...
sauf dans le cas d'une maladie mentale hallucinatoire.
La déclaration à point nommé de Jesse Unger...
concernant sa condition est un acte responsable.
Il sait, aussi clairement que vous et moi...
qu'il a brutalement attaqué Lucy Neven.
Et il sait, de la mĂȘme maniĂšre...
ce qu'il doit faire pour échapper à la punition.
Il a détruit la vie de Lucy Neven.
Déclarez-le responsable de ça.
Sur l'unique chef d'accusation...
pour tentative de meurtre, que déclarez-vous ?
Nous déclarons l'accusé coupable.
Je remercie le jury de ses services. La séance est levée.
Le date de la sentence sera fixée ultérieurement.
- Excusez-moi. - Sortons d'ici.
Merci.
Tu n'es peut-ĂȘtre pas content. Mais Lucy Neven l'est.
Tu sais aussi bien que moi qu'on devrait changer la loi.
Les jurés ne sont pas psychiatres.
Il n'a jamais reçu l'aide dont il avait besoin, Ben.
Et le jury a suivi la seule loi que nous ayons.
On est pas des dieux. On est mĂȘme pas des anges.
Il devrait ĂȘtre dans un hĂŽpital. On l'a mis en prison.
Cette histoire est fictive et ne dépeint aucune affaire réelle.
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