All language subtitles for Balthazar.S01E02.Arret.de.mort.FRENCH.1080p.WEB.H264-BTT

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Original subtitles

...

...

Musique mystérieuse

...

Je peux savoir ce que vous faites ?

*Communication radio

- Je mange une glace.

Au marron d'Ardèche. C'est délicieux.

- Ici, lĂ  ?

- Ouais.

C'est interdit aux glaces ?

- Non.

C'est juste que la vue...

c'est pas la plus jolie du coin.

- Ouais.

Mais c'est celle qui m'intéresse.

Musique intrigante

...

Grésillement

Musique de suspense

...

- Bonjour. - Bonjour.

...

- Dr Balthazar.

- Capitaine, quel plaisir de vous revoir !

- Vous allez mieux ?

- Qu'est-ce qu'on a ?

- Cadavre, mâle, non identifié.

Un ouvrier, vu la tenue.

Le chantier draine

des dizaines de corps de métier par jour :

maçonnerie, plomberie...

Par contre, un truc me chiffonne. - Quoi donc ?

- Venez. Je vous montre.

- Vous avez bouclé ? - Ouais, c'est fait !

Déclics Communication radio

- Ah ouais, chiffonnant...

On dirait que... la peau du visage est...

Comme si elle avait glissé. Un peu comme une chaussette.

On dirait un superhéros sans son masque.

- Balthazar.

On fouille la scène de crime

et on interroge les boîtes qui bossent là

pour identifier ce pauvre homme...

alors donnez-moi une info utile

plutĂ´t que des blagues. - D'accord.

Très bien.

Alors...

Individu de sexe masculin...

caucasien...

environ 40 ans.

Hop lĂ .

Cause probable du décès...

traumatisme crânien,

plaie contuse.

Enorme fracture du crâne.

Arme probable...

Objet contondant non identifié.

Oups.

Selon la température

du corps, des lividités,

et de la rigidité cadavérique,

la mort pourrait se situer entre...

entre 21h et 23h, cette nuit.

- Capitaine !

Musique intrigante

...

Il renifle.

...

- Capitaine !

Vous devriez rappeler vos équipes.

Elles travaillent pour rien.

Quelles sont les parties du corps

les plus exposées sur un chantier ?

La tĂŞte, les mains

et les pieds.

Interdiction de se déplacer

sans chaussures de sécurité.

Mais du coup, les pieds massèrent.

Vite.

Or, sur notre cadavre,

aucune irritation, pas de mycose,

aucune déformation apparente,

des ongles propres et entretenus.

Et...

Vous voyez ce léger gonflement

sur l'articulation de l'annulaire gauche ?

Quelque chose était dessus,

il y a pas longtemps.

Probablement une alliance.

Ca, ça montre un relâchement sphinctérien.

Il s'est pissé dessus en mourant.

Mais pas de trace d'urine, par terre.

Bref. Il a pas été tué ici.

C'est pas un ouvrier

et sa femme doit commencer Ă  paniquer.

Générique : "Balthazar"

...

12h32, début de l'autopsie.

Il s'agit d'un cadavre masculin...

non identifié.

Taille : 1, 83 m.

Age : estimé entre 40 et 50 ans.

Fatim, tu fais le compte-rendu de l'examen externe ?

- On remarque des hématomes profonds et récents

aux incisions cutanéo-musculaires.

Certains évoquent des formes de coups

de pied et de poing.

Et vu les tailles des marques,

il y a plusieurs agresseurs.

On note un tatouage à l'épaule droite.

Dur de dire quand et oĂą

il a été fait, mais ça aiderait à l'identifier.

La blessure Ă  la tĂŞte

est très intéressante.

On l'a reconstituée en 3D au scanner.

L'os sphénoïde

a été éclaté par un objet.

Il y a des infiltrations

hémorragiques au niveau du muscle temporal.

Un objet saillant a éclaté le sphénoïde,

mais il s'agissait d'une partie d'un tout.

Ca expliquerait les lésions.

Ce qui s'est passé

avec son visage

est arrivé en période post- ou péri-mortem.

Aucune explication.

- Ceci étant,

j'ai quand même reconstitué son visage.

Grâce à un logiciel.

Et voilĂ .

- Oui, ça pourrait aider.

Et... - Vous me félicitez comme ça ?

C'est moi qui ai développé ce logiciel.

- On lui aurait découpé

la peau du visage ? - Ne réponds pas, Fatim.

Vous me félicitez

comme ça ? Vous répondez jamais ?

- Seulement si c'est intéressant.

La peau du visage a été découpée ?

- Elle... Peu probable.

Très peu probable, sinon les bordures

seraient plus nettes.

Or, là, de près, on a l'impression que...

que c'est déchiré.

- Déchiré ?

- Déchiré.

- Les coups portés au thorax

ont fracturé des côtes, mais au scan,

on aperçoit des fractures anciennes.

J'ai refait un squelette complet

et d'après les cals osseux

sur les membres et le thorax, c'est vieux de 15 ans.

Et ça a nécessité plusieurs mois

d'hospitalisation.

- Merci, Fatim.

On passe Ă  la partie amusante.

- Alors... sur le sang cardiaque,

la toxicologie est négative.

Ni stup ni alcool. Le mec est chiant.

Euh... Sur les écouvillons des mains,

j'ai trouvé des traces chimiques.

Acide citrique, coco-bétaïne... - Du gel douche, quoi.

- Non, il y a du permanganate de potassium.

- Il se serait lavé

les mains avec un... bain de bouche ?

- Je sais pas...

C'est chelou, j'avoue.

Je vais creuser.

- Il y a rien pour aider Ă  l'identifier ?

Ou savoir où il a été tué ?

- On y travaille, mais on manque de traces résiduelles.

- Le coeur.

Eddy, tu notes, 330 g. Le coeur est normal.

Des contusions pulmonaires en rapport

avec les coups reçus sur le thorax.

Au niveau du cerveau,

un hématome sous-dural fronto-temporal gauche

associé à une hémorragie méningée diffuse.

- Capitaine ?

J'ai un avis de recherche.

- Fais voir ça. - Waouh...

- Ouais, ça marche.

- Joseph Delahaye.

Bibliothécaire.

Il est pas rentré depuis hier soir

et selon sa femme, c'était pas son genre.

Il embrassait toujours ses gosses

avant de les coucher.

- Bon, Joseph, je suis désolé

de te rencontrer dans ces circonstances.

- On s'est rencontrés il y a 12 ans.

Il travaillait à la bibliothèque. J'étais avec une amie.

On parlait trop fort, alors...

il est venu nous voir et...

il m'a dit que si je voulais parler,

il voulait bien m'offrir un café. Mais dehors.

Là, ça m'a fait rire et...

et puis, on s'est plus jamais quittés.

- Et vous savez s'il avait eu des ennuis ?

Récemment ? Au travail, peut-être ?

- Mon mari travaillait à la bibliothèque.

Quel ennui on a à la bibliothèque ?

Tout le monde adore Joseph.

Il est bénévole à la soupe populaire.

Je comprends pas qui, pourquoi...

- Une dernière chose.

On a relevé des traces de fractures sur son torse et ses bras.

Ca pourrait dater de 15 ans. Comment il s'est fait ça ?

- Je vois pas.

- Il vous a pas parlé d'un accident ou d'une agression ?

D'une longue hospitalisation ?

Porte - Maman, on est rentrés.

- Oh non...

Comment je leur annonce ça ?

Je peux pas.

Je peux pas...

- Expliquez-leur simplement.

Et puis... dites-leur que la police fera tout

pour attraper la personne qui a fait du mal Ă  leur papa.

- Pourquoi tu pleures, maman ?

Pleurs

...

- Aucun voisin ne sait quoi que ce soit.

Pour eux, Delahaye était sympa.

Le genre Ă  vous aider avec les poubelles, Ă  vous inviter.

- Exactement ce qu'a dit sa femme. Un homme normal.

Sauf qu'il a été tabassé, achevé, déshabillé, rhabillé

et traîné à 15 km de chez lui sur un chantier.

Ca ressemble pas Ă  une mauvaise rencontre.

Plutôt un coup prémédité.

Si t'avais eu des gros ennuis de santé dans ta jeunesse,

ta femme serait au courant, non ?

- J'ai jamais été marié. Je suis pas fou.

- Elle, elle sait rien.

Son mari s'est cassé tous les os du corps et lui a rien dit.

Tu penses que M. Tout-le-Monde agirait comme ça ?

Sors tout ce qu'on a sur lui

avant sa rencontre avec sa femme.

Il a peut-ĂŞtre d'autres secrets.

Musique intrigante

...

- Alors... Joseph...

...

Qu'est-ce que tu me caches ?

- Tu crois que je cache quelque chose ?

- Oui, c'est la nature de l'homme.

Mentir,

cacher, se tromper...

- C'est réjouissant, comme vision de l'humanité.

- C'est réaliste.

Une seule chose ne ment jamais : la preuve scientifique.

- Une marque au pouce, c'est une preuve scientifique ?

Me dis pas que tu te poses pas la question.

Je suis ta projection mentale.

Tu peux rien me cacher.

- Laisse-moi travailler,

je cherche pourquoi ton visage a glissé.

C'est peut-être une fragilité

des tissus ou un produit corrosif.

- Il y a 12 ans, Sarlat avoue le meurtre de Lise.

Pourtant, la semaine dernière, je retrouve une marque

sur le pouce d'un adolescent tué.

Et cette marque... Lise avait la mĂŞme.

Ca veut dire quoi, d'après toi ?

Ca veut dire

que c'est peut-ĂŞtre le mauvais mec en prison.

Que si c'est le cas,

le véritable tueur est en liberté, quelque part.

Quoi, t'as trouvé quelque chose ?

- T'as essayé de m'avoir, mon vieux.

Je t'ai dit : la science ne ment jamais.

Je peux entrer ?

Plutôt que d'appeler, je préférais passer.

Et j'ai ramené un casse-croûte.

Alors... kefta b'matecha.

Authentique. Avec du persil de mon balcon.

- Qu'est-ce que vous avez trouvé ?

- Je sais... pourquoi le visage de Delahaye a glissé

sous les coups.

Il avait une fragilité de l'épiderme.

A force de prendre des coups

dans la tronche... ça a craqué.

Regardez. Je vous ai fait un schéma.

Tout ça, c'est des micro-cicatrices.

Des sortes de points de suture.

Trop réguliers pour être de la chirurgie d'urgence.

- Et donc ?

- C'est de la chirurgie esthétique.

Je sais pas Ă  quoi il ressemblait, avant.

Mais certainement pas à ça.

Il s'est fait refaire le visage

il y a 15 ans, à peu près.

VoilĂ .

Je vous laisse trouver ce qu'il fuyait,

ça l'a rattrapé.

Je vous laisse les kefta.

Musique de suspense

...

(Oh, putain...)

...

Porte

...

- Poussez-vous, poussez-vous.

- Désolée, j'ai pas vu l'heure.

- Tu déconnes... Pour une fois que j'ai un déplacement.

- Tu vas avoir ton train ? - Non.

Le 20h02, c'est mort, mais j'en ai un Ă  21h.

Ca devrait le faire.

- Désolée. - Ouais, mais... faudra qu'on parle.

Tes horaires, moi qui gère les enfants tard...

- On peut se gérer tout seuls.

- Grave. Vous gĂŞnez pas pour nous.

- NON.

- On se voit dans 2 jours. - Oui.

- Salut, les amours.

- Salut. - Ouais, salut.

- Bon, bah...

Je fais un gratin patates, courgettes ?

- Non, c'était immonde, l'autre fois.

Tu commandes des pizzas, s'il te plaît ?

- "Immonde", ça va...

- Pizzas.

- Bon, je commande des pizzas.

Musique mystérieuse

...

- Ca veut dire quoi, cette marque sur le pouce ?

- Je sais pas.

J'ai épluché le dossier de la mort du gosse.

Vous avez rien en commun. Rien du tout.

Sauf cette marque.

- Ca peut ĂŞtre une coĂŻncidence ? - Non.

C'est impossible.

C'est exactement la mĂŞme marque, la mĂŞme taille,

pile-poil au millimètre près. - Hmm.

- C'est impossible que ce soit une coĂŻncidence.

- Dis-moi.

Qu'est-ce qui se passe ?

- Si on apprend que je me remets sur ton dossier,

je risque gros.

Interdiction formelle depuis...

- Que t'as failli tuer Sarlat dans le Palais de justice ?

Tu sais quoi faire, mon chéri.

- Non. Je peux pas. Je peux pas. - Raphaël.

- Non. Non, non, non. Non.

Non.

Non, j'ai déjà essayé, c'est trop dur. Je peux pas.

Je peux pas. Je peux pas.

- Il faut aller lui parler, mon caramel.

Oui.

...

- Vous dormez ici, en fait ?

- Je reviens du sport.

- Ca va ?

- Ca va, ouais.

- Vous êtes sûr ?

Vous avez l'air fatigué.

- En fait, vous voulez regarder mon torse.

Elle rit.

- On a du neuf

sur Joseph Delahaye.

Ou quel que soit son nom.

Et on a besoin de vous. - OK.

Je suis tout Ă  vous.

- Je vous attends lĂ -bas.

- Vous voulez pas regarder encore ? Rire forcé

Musique entraînante

...

Vous m'en voulez pas de m'être rhabillé ?

- A priori, la mort de Joseph Delahaye

est liée à son passé.

Pour résoudre son meurtre, il faut accéder à ce passé.

Pour y accéder,

il nous faut son vrai nom.

J'ai épluché la liste des hommes ayant disparu il y a 15 ans.

Il y en a 46.

J'ai demandé les dossiers médicaux,

mais avec un tueur libre, on n'a pas de temps.

- Avec son corps, on peut éliminer quelques noms.

- Génial, j'adore !

Vous savez à quel jeu j'étais imbattable, étant môme ?

Au Qui est-ce ? .

Avec le Docteur Maboul.

Alors, qui commence ?

- Moi.

Alors, Delahaye mesure 183 cm.

En sachant qu'il a pu perdre 1 ou 2 cm en 15 ans

et en gardant une marge d'erreur de 2 %,

la taille

étant déclarative à l'état civil,

on peut éliminer les hommes de plus de 187 cm

et moins de 176 cm.

- OK. C'est parti.

- Joli.

- Il en reste 30.

- Bon, Joseph est brun.

Pas de teinture, pas de décoloration.

Et sa peau est naturellement pâle.

- OK.

21.

- Sur la radio de Joseph, on voyait une dysplasie.

Une luxation congénitale de la hanche.

On a une prévalence de ce type de malformation

en Bretagne, en Vendée et dans le Massif central.

- Alors, quoi ?

J'enlève ceux qui sont pas nés là-bas ?

- Et remontez de 2 générations, par sécurité.

- OK.

8 tout rond.

- OK. Je mets la pression aux hĂ´pitaux,

puis je demande les dossiers médicaux des 8.

- Ou alors...

Ou alors,

je dis qui c'est.

Vous gênerez pas les hôpitaux. Ils sont surchargés,

en ce moment. - Pardon ?

- On a joué au Qui est-ce ? . J'ai dit que j'étais bon.

J'ai gagné. Notre homme mystère...

c'est lui.

- Comment vous savez ça ? - Ca...

ce sont les radios...

des anciennes fractures de Delahaye.

Sur le thorax, les anciennes fractures

sont ici.

Delgado. Ca vous fait penser Ă  quoi ?

- Je sais pas, moi... Une diagonale ?

- Ceinture de sécurité. - Exact.

Une ceinture. C'est la ceinture de sécurité

qui a écrasé la cage thoracique.

Les fractures

sur les avant-bras, c'est typique d'un conducteur.

Et pour la partie inférieure,

c'est le syndrome du tableau de bord.

Il a eu un accident.

Un gros accident de voiture.

Julien Deredec.

Disparu en 2002 en Normandie.

6 mois avant de disparaître,

il prend l'autoroute en sens contraire,

a un accident avec un bus,

tue 5 enfants

et risque la prison pour une grande partie

de sa vie.

Bonne raison de disparaître.

- Et une bonne raison de le tuer.

- Elle est...

Elle est contente, lĂ  ? - Ouais, Ă  fond.

- Donc, mon mari, c'était cet homme ?

- Julien Deredec, ouais.

Ses dossiers dentaires

de l'époque correspondent.

- On a aussi

appelé sa fille pour faire un test ADN...

- Il a une fille ?

- Mme Delahaye, je vais vous expliquer.

Il y a 15 ans, votre mari a percuté un car scolaire.

Il y a 5 morts et 12 blessés.

Il a failli mourir lui aussi.

Et il avait 2, 6 g d'alcool dans le sang.

- Mais non... Il buvait pas une goutte d'alcool.

Je...

- 3 mois après sa sortie d'hôpital,

on a retrouvé ses affaires sur un pont

avec une note : "Pardon", mais pas son corps.

L'affaire a été classée comme un suicide.

- Je sais que c'est compliqué pour vous,

mais maintenant, on a une piste.

On va rencontrer l'association des parents des victimes

et on va retrouver celui qui s'est fait justice.

- Cet accident, c'est affreux, mais on fait tous des erreurs...

Quoi qu'il ait fait...

Joseph méritait pas ça.

- Il est tellement différent...

C'est quand mĂŞme un peu lui, mais...

Comme si c'était quelqu'un de sa famille.

Ca... Ca, ça a pas changé.

C'est son groupe préféré. Les Hurleurs.

Il ratait pas un concert.

Quand il a eu ce tatouage, il était furieux,

le tatoueur s'était gouré de couleur.

Pendant tout ce temps,

t'étais vivant...

Depuis 15 ans, j'attendais qu'on retrouve ton corps.

Excusez-moi. Je t'attends dehors.

- Vous venez dans mon bureau ?

Je vais comparer votre ADN au sien

et je pourrai l'identifier formellement.

Vous vous asseyez ?

Il y en a que pour une minute maximum.

Ca va aller ?

- On a toujours pensé un truc, dit autre chose.

On a élaboré des théories.

Au fond, on savait pas vraiment.

- Qu'il était mort ? - Oui.

Il y avait sa lettre sur le pont, mais bon...

ça nous a toujours étonnées. - Ouvrez la bouche.

Ca vous a étonnées pourquoi ?

- Il avait horreur du vide et il aurait sauté d'un pont ?

- Je comprends.

VoilĂ , fini. Je vous raccompagne ?

- Vous savez, c'était un bon père.

Il avait des problèmes au travail

et il compensait trop au bar, mais...

il allait s'en sortir.

Cet accident, ça l'a détruit.

Physiquement et moralement.

Peut-ĂŞtre qu'il pouvait que partir.

Au revoir. - Merci. Au revoir.

Quel gâchis...

- J'ai déconné.

J'ai tellement déconné.

Comment j'ai pu déconner comme ça ?

- Si je lui en voulais ?

Evidemment que je lui en voulais.

Il a tué mon fils.

Léo avait 15 ans.

Vous avez pas demandé, mais je vais répondre.

Est-ce que j'ai tué Deredec ? Non.

Mais c'est dommage, j'aurais bien aimé.

- Une dernière chose, Mme Marceau.

Au sein de l'association,

quelqu'un aurait pu s'en prendre Ă  lui ?

- On voulait tous sa peau. Tous.

Mais pour le tuer,

il aurait fallu le savoir vivant.

- Karim, son truc,

c'était le foot.

Il adorait ça.

Il voulait devenir éducateur spécialisé

pour aider les autres.

Quand je pense que ce type a tué mon gosse,

il a ruiné nos vies et il a refait la sienne.

Il a même pas été jugé, rien.

- Alors que moi, chaque jour,

je pense Ă  Marine.

A la femme qu'elle serait devenue

si ce monstre avait pas picolé.

- Désolée, M. Perez, mais je dois vous poser la question.

Vous étiez où, jeudi soir ?

- Chez moi.

En général, je ferme le manège à 18h.

Après, je rentre et je sors plus.

- Et quelqu'un peut confirmer ?

- A la mort d'Elodie, mon couple a explosé.

Depuis, j'ai plus personne.

- Depuis 15 ans,

je vis avec les visages de ces gosses, gravés en moi.

J'ai tout essayé pour me racheter.

J'aurais peut-ĂŞtre dĂ» vraiment sauter de ce pont.

Je mérite ce qui m'arrive.

- Personne ne mérite ça.

On a aboli la peine de mort.

Si on retrouve un tueur, on appelle la police.

On le fracasse pas.

- Ah. Toi, quand tu retrouveras le tueur de ta femme,

tu feras quoi ?

- Je dérange ?

- Absolument pas.

- Tu fais quoi, lĂ  ?

- Je viens de reconstruire

le crâne, puis je m'apprêtais à...

commencer le moulage de la fracture

avec du plâtre.

En reproduisant la trace

laissée sur l'os, on reproduira l'arme.

Et toi ?

- J'ai poussé les analyses

des résidus chimiques trouvés sur le corps.

Tu te souviens, le permanganate ?

C'est un composant chimique normal, banal.

Mais si tu le mélanges... - Bon.

- C'est lĂ .

Téléphone

- Oui ?

*-Capitaine ? - Oui.

- Comment vont

les huîtres ? - Vous voulez quoi ?

- Ca avance, avec les parents ?

- 9 d'entre eux ont un alibi en béton

et il nous en reste 23.

- Est-ce que, parmi eux,

quelqu'un aurait une piscine ?

- Je sais pas. Pourquoi ?

- Eddy a retrouvé des traces

d'adjuvants de floculation synthétique.

Ca limite la production de boue.

Et le permanganate,

vous vous souvenez ? - Oui.

- C'était pas pour les bains de bouche.

Ca permet de remplacer le chlore dans les piscines écolos.

Donc soit votre victime avait une piscine,

soit...

- C'est l'un des tueurs. *-Exactement.

Tonalité

Elle a raccroché.

- Vu la classe sociale des suspects,

je les vois pas avec une piscine.

- Et quelque chose qui s'en rapprocherait,

genre... employé municipal ?

- Non, ils sont pas écolos.

- Bruno Perez, le père de Marine. - Ouais.

- Il est agent d'entretien dans une société de gardiennage

de propriétés privées. - Ah... Et forcément...

ces propriétés ont des piscines.

*-Oui, allĂ´ ? - Capitaine Bach.

Sortez-moi ce que vous avez sur Bruno Perez.

Casier, relevés bancaires... La totale.

*-Bien, capitaine.

- Vous me faites faire 2 heures de caisse

pour parler piscine ?

Vous vous foutez de ma gueule.

- Bruno, on sait.

Ca, c'est votre relevé de carte bleue.

Jeudi soir, vous avez payé un hôtel.

Près de la Porte des Lilas.

- On me l'a volée, ma carte.

- Voilà la photo de la caméra de surveillance

du péage de Buchelay.

Et c'est votre voiture.

Qu'on retrouve Ă  Montesson,

quelques heures avant le meurtre de Julien Deredec.

Vous maintenez que vous étiez chez vous

ou on gagne du temps ?

- Il l'a tuée.

- Bruno, j'ai 2 gamins.

Et parfois, ils sont pénibles, mais...

si quelqu'un les touchait,

je sais de quoi je serais capable.

Je comprends ce qu'on a envie de faire Ă  l'assassin de son enfant.

- Avec 2 parents de l'assoc',

on l'a chopé à la sortie de son boulot.

On l'a traîné dans un bois qu'on avait repéré.

Le voir lĂ ...

avec sa nouvelle tĂŞte...

sa nouvelle vie sympa, comme s'il s'était rien passé...

On a commencé à frapper et on a continué.

Ca faisait 15 ans.

15 ans qu'on gardait ça là.

Tout est sorti d'un coup.

- Comment vous avez su, pour son identité ?

- On a reçu un mail anonyme.

Avec son nom, sa photo, son adresse.

Mais on l'a pas tué, je vous jure.

Il a demandé pardon.

Il a dit qu'il regrettait ce qui s'était passé.

Et puis... il a parlé de ses gosses.

Il a supplié.

Il pouffe. J'ai dit...

J'ai dit aux autres : "C'est bon.

Trop de monde a souffert, dans cette histoire.

On a laissé tomber et on a picolé dans un bar.

Pour se calmer un peu.

Mais on l'a pas tué. Je vous le jure.

- Alors ?

- Ceux désignés par Bruno confirment sa version.

Le mail anonyme existe.

Et 3 agresseurs l'ont reçu quelques jours avant le meurtre.

- Intraçable, bien sûr. - Hmm.

Donc ils disent la vérité.

- Pour le mail. Pour le meurtre,

on sait pas.

- C'est bon. J'ai les images.

- Fais voir, s'il te plaît. - Vas-y.

- Alors, c'est à l'entrée du bois.

Là où ils ont tabassé Deredec.

- LĂ , ils arrivent.

OK, 18h56.

Accélère.

Continue. Je veux voir qui l'a achevé.

LĂ , c'est le tueur.

- Ca peut ĂŞtre n'importe lequel des 3.

- Non, regarde le "time code". 22h10.

Le patron du bar affirme

que les 3 sont partis après 23h.

Il a gardé le ticket de carte bleue.

- C'est qui, alors ?

- Bah, je sais pas.

Probablement celui qui a retrouvé Deredec,

qui l'a livré aux autres et qui est venu finir le travail.

- Capitaine Bach ? - Oui.

- C'est pour vous.

Musique intrigante

...

- Qu'est-ce que c'est que ce truc ?

- C'est un moulage

de mon anatomie.

Il rit. Non...

Je plaisante. C'est l'objet qui a tué Deredec.

J'ai fait un moulage 3D de son crâne.

- Ca, ça a pu percer un crâne ?

- Ouais, je pense.

Si c'est une partie d'un objet grand, lourd

et assez dur, genre en métal, oui, ça peut le faire.

On peut le comparer avec un objet existant.

Mais là, en l'état, je peux pas être plus précis.

- C'est déjà bien. Au point où on en est...

- Vous connaissez pas le tueur ?

- Non, on a aucune piste.

Et c'est pas les suspects qui manquent.

- Comment il a fait pour remonter jusqu'à Delahaye et le démasquer ?

- On sait pas.

Ni le mĂŞme visage, ni le mĂŞme nom, ni la mĂŞme ville.

Ca tient du miracle.

J'imagine que cette enquĂŞte s'arrĂŞte lĂ  pour vous.

- Oui. Moi, j'ai fini ma partie.

- Au revoir, Balthazar.

- Au revoir, capitaine. Ah, attendez !

- Quoi ?

- Ma vraie anatomie est plus flatteuse que ça.

- Raph, grouille !

Tu vas tout louper.

- J'arrive.

J'arrive. Attends.

- Hmm...

- Ouais.

Hmm... Hmm...

Rire La vache...

- Regarde.

Miss Picardie, elle est canon. - Ouais...

- Si.

- Miss Alsace, elle est canon.

- Oh. La blonde aux gros seins ?

- Tu vois qu'on est d'accord. Rire

- Tu réalises qu'on regarde ça depuis notre rencontre ?

- Hmm. Bah ouais, je sais, puisque c'est quand t'as dit

que tu loupais jamais ça que j'ai su

que t'étais la femme de ma vie.

Rire

- C'est triste, non ?

On partage plus que des nanas qui disent qu'elles veulent

la paix dans le monde. - Quand on a une passion, c'est...

Rire

c'est pour la vie.

*-Miss Nord-Pas-de-Calais !

*Acclamations

...

- C'est vrai, ça.

- Hmm ?

- Ouais, tu peux changer d'identité,

tu peux changer de nom, de visage.

Mais tu changes pas ta passion.

- Quoi ?

Oh non... Tu plaisantes, lĂ  ?

Tu te remets Ă  bosser ?

- Je sais comment le tueur de Deredec est remonté jusqu'à lui.

Soupir Il a raisonné comme moi.

Il s'est raccroché...

Ă  sa passion.

- Eteins ta musique de merde ! - Ta gueule,

je suis dans ma chambre. Porte

*Musique hip-hop

Psychopathe ! Porte

...

- Elle fait chier.

- "M'ennuie", chéri.

A la limite, "elle me soûle."

"Me gonfle."

- Il rentre quand, papa ?

- Demain.

...

Oh, elle fait chier !

- VoilĂ . ...

Téléphone

- AllĂ´ ? *-Bonsoir,

centrale de réservation hôtelière.

Vous avez réservé à l'Hôtel de l'Impératrice,

Ă  Saint-Jean-de-Luz.

- Vous avez dĂ» vous tromper.

*-Vous ĂŞtes Mme Bach ?

- Oui.

*-J'ai une réservation pour M. et Mme Bach

pour cette nuit.

Une chambre avec vue sur mer est libre.

Ca vous intéresse ?

Le portable de votre mari ne répond pas.

- Je suis désolée.

Il doit y avoir une erreur, mon mari est Ă  Lyon et moi, Ă  Paris.

*-Ah.

Pardon, j'ai dĂ» me tromper. - Hmm.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Ca va ?

- Ouais, ouais, ça va. Ca va.

...

Bonsoir.

- Je dérange ?

- Qu'est-ce que vous faites lĂ  ?

- Bah, mon travail.

- Vous aviez pas fini ? - Ouais.

Non, je...

Je peux entrer ?

- Oui.

Je vous sers un verre d'eau ? - Euh, oui, je veux bien.

*Musique hip-hop

...

- Alors ?

Vous avez trouvé quoi ?

- Le lien manquant entre Julien Deredec

et Joseph Delahaye.

- Un concert de rap ?

- Non, capitaine, c'est du métal. - Ah.

- Les Hurleurs, ce que préfère Deredek.

Selon sa femme.

Sa 1re femme.

J'ai appelé sa 2e femme

qui m'a dit qu'il ne loupait jamais

un concert des Hurleurs.

Son groupe préféré.

Cette passion est le seul lien avec son ancienne vie.

Et...

ça a probablement permis à son tueur de le retrouver.

Regardez lĂ .

- C'est Romane, sa fille.

- Je pense que pour elle,

aller à ce concert faisait revivre son père.

Jusqu'Ă  ce qu'elle tombe sur lui.

- Comment elle l'a reconnu ?

- Regardez le tatouage. C'est le mĂŞme.

Vous imaginez le choc ?

Vous croyez votre père mort

jusqu'au jour oĂą vous apprenez qu'il a refait sa vie.

- Il y a de quoi vouloir lui faire payer.

Sauf qu'Ă  part

cette photo du concert et votre histoire,

rien nous relie Ă  elle.

Le moulage...

Elle travaille dans un hangar Ă  bateaux Ă  Ouistreham ?

- Hmm. - Vous avez votre voiture ?

- Hmm.

- Manon !

Hugo, je dois y aller.

J'appelle la baby-sitter. - Ah non !

- Maman, me laisse pas avec elle. - Ta gueule.

- Vous entretuez pas.

- D'oĂą tu me parles ? - Monte dans ta chambre.

- Non, mais...

- Laisse-moi jouer.

Les enfants se disputent.

...

- Ils sont pénibles, en ce moment.

- Ouais ?

En mĂŞme temps... - Quoi ?

- Vu ce que vous leur faites manger, c'est pas étonnant.

Une pizza maison, c'est pas compliqué.

On fait lever la pâte, on prépare un coulis de tomate

avec...

Vous allez me dire de me taire ?

- Ouais.

- Je vous assure, c'est pas dur.

- On y va ? Hein ?

Musique de suspense

...

- Pourquoi l'arme qu'on cherche serait lĂ -dedans ?

- Romane comptait sur Bruno et ses amis

pour tuer son père, mais ils l'ont laissé.

Donc elle a dĂ» improviser.

Elle a dĂ» prendre le 1er truc qui lui passait sous la main.

Un de ses outils, par exemple.

- Et elle l'aurait sagement gardé là-dedans ?

Elle l'aurait remis Ă  sa place ?

- Oui, ça coûte cher, les outils.

Si elle l'avait pas ramené, son employeur l'aurait vu.

- OK. On attend quoi, lĂ  ?

- On attend ça.

Moteur

On y va.

- Vous avez une commission rogatoire ?

- Une quoi ?

- Le papier que le juge vous donne

qui fait la différence

entre "légal" et "pas légal". - Vous entendez ?

Les cris, lĂ  ?

Quelqu'un a besoin d'aide, non ?

- Vous êtes comme ça, vous ? - Ouais.

- Ah ouais...

Elle est censée rentrer dans 2 heures.

On se magne et on trouve Ă  quoi correspond ce truc. Tenez.

Oh, la vache...

- Ouais...

Allez...

Musique mystérieuse

...

Capitaine. Je crois que j'ai trouvé.

- ArrĂŞte-toi ! ArrĂŞte-toi !

- Vous comprenez pas.

Pour les autres, ma mère et moi,

on est la famille du monstre. Et lui ?

Il refait sa vie avec sa femme parfaite ?

- Romane, lâchez ce cutter.

Vous allez blesser quelqu'un. Moi, peut-ĂŞtre.

- Quand Perez et ses copains sont partis,

je suis allée jeter un oeil.

Il rampait par terre. Puis, il m'a vue.

Il m'a dit : "Mademoiselle, aidez-moi."

Il m'a mĂŞme pas reconnue.

- Je te comprends, Romane,

mais lâche ce cutter.

- Je lui ai dit que j'étais pas mademoiselle, mais sa fille.

Puis je l'ai frappé.

- Romane, t'as déjà laissé 2 enfants sans papa.

Fais pas de mal Ă  cet homme, il t'a rien fait.

- Moi non plus, j'avais rien fait !

- Reste avec moi. Reste avec moi. Reste avec moi.

- Capitaine Bach, police judiciaire.

On a un blessé grave aux docks

de Ouistreham. Par arme blanche.

- Votre écharpe, maintenant.

Appliquez-la sur la plaie.

Appliquez-la sur la plaie.

Appliquez-la sur la plaie.

Capitaine !

Ecoutez-moi. La carotide commune est sectionnée.

A chaque battement de coeur, elle perd énormément de sang.

On a qu'une ou 2 mn.

Alors, prenez votre écharpe et appliquez-la sur la plaie.

Appliquez-la

sur la plaie !

OK. Super.

Je retire ma main, appuyez fort.

VoilĂ . OK. C'est bon.

Appelez les secours.

Tout va bien.

...

- Quoi ?

- Vous perdez pas une occasion de me regarder.

- Oh, vous allez pas recommencer.

- Vous regardez mes abdos. - C'est dur de pas regarder.

- Bon, faut que je rentre Ă  la maison.

Une rediff de "Miss France" m'attend.

- Vous êtes sérieux ?

Vous regardez ça, vous ? - Oui.

3 mots.

Défilé.

Femmes.

Monokinis.

Elle rit.

Musique enjouée

...

- Bon, alors. Raconte-moi.

- Enlève tes pieds. - Non...

- Commence pas... - Il est chiant.

- Non, c'est toi. Il rit.

Alors ? Aurélie ?

- Quoi, Aurélie ? - Oui, Aurélie.

Je sais. - C'est maman qui t'a dit ?

- Non, non. Je t'ai vu avec elle.

Salut, chérie.

- Bonsoir.

C'était bien, Lyon ?

- Que des vieux qui parlent de leur carrière

en regrettant leur jeunesse.

Et toi, ta journée ?

- Il faisait beau ? - Non, un temps de chiotte.

Il a plu pendant tout mon séjour.

- T'as fait quoi à dîner ? J'ai faim.

- Euh... un poisson avec du beurre blanc

et de la ratatouille.

- Oh... - C'est bon, la ratatouille.

J'ai un séminaire dans 8 jours,

ça te gêne pas ?

- Toi qui voulais prendre du temps pour toi, t'arrĂŞtes plus.

- Eh oui. Businessman dans l'âme, que veux-tu ?

T'as choisi le film ? - Euh...

Je pensais aux "Dents de la mer".

- T'as l'âge, toi, pour ça ?

Très, très bon film.

Très, très, très bon.

Bon, allez, on dîne ?

Moi, je meurs de faim.

- Bonjour. Pas de glace, aujourd'hui ?

- Non, pas aujourd'hui.

- Allez. Bonne journée.

Musique inquiétante

...

Grésillement

...

Respiration saccadée

...

...

10 mn, pas plus. On est d'accord ?

Allez, mon gars.

...

- Bonjour, Sarlat.

Tu sais qui je suis ?

Musique douce

...

- Tu m'as tapé, il y a longtemps.

- Tu sais pourquoi j'ai fait ça ?

- A cause de Lise.

Pauvre Lise.

Pourquoi t'es venu ?

Tu veux encore me frapper, c'est ça ?

- Non.

Non.

Je vais te regarder dans les yeux

et tu vas m'expliquer exactement comment t'as tué ma femme.

Sous-titrage : Nice Fellow

.

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