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LE COMITÉ NATIONAL
DES ORGANISATIONS RÉVOLUTIONNAIRES :
A tous les groupes, sur les buts de notre combat.
Des alliances sont formées avec l'ARMÉE DU PEUPLE NOIR
et des représentants
du FRONT RÉVOLUTIONNAIRE MEXICAIN.
L'analyse montre que le COMITÉ NATIONAL…
Par ces alliances, le COMITÉ NATIONAL
se trouve maintenant en première ligne.
Notre travail concerne la population blanche des villes
dont la tâche doit être
la lutte armée.
Par ces alliances, notre combat sera intensifié.
La décentralisation posera des problèmes à l'échelon local.
Ils ne seront résolus que par le combat commun
et l'autocritique.
L'oppression de l'Etat est à nu.
Le peuple sait que l'Etat est son ennemi.
Nous devons prendre l'initiative
D'ACTES POLITIQUES
qui montrent la nécessité de la lutte armée,
seul moyen de LIBÉRATION.
TOUTE ORGANISATION FUTURE ET LA FORMATION
DES COMITÉS DE LIBÉRATION
DOIVENT TENDRE VERS CE BUT.
Il faut démontrer au peuple
qu'il peut et doit se libérer
par la lutte armée
dans laquelle le FRONT RÉVOLUTIONNAIRE
est indispensable.
L'activité terroriste
visait à augmenter la répression de l'Etat.
Ce n'est plus notre but.
Toute activité doit servir à transformer
la conscience du peuple. Aussi
devons-nous absolument condamner tout terrorisme
et détruire les groupes isolés
qui ne participeraient pas
à la lutte politique commune.
La guerre impérialiste au Mexique ne peut pas être réprimée.
La guerre de libération du peuple mexicain
ne sera pas réprimée par les mercenaires de Washington.
IL ne suffit pas de saboter la guerre impérialiste.
Nous devons créer un deuxième front dans ce pays
pour garantir la victoire du peuple mexicain
et la nôtre.
L'heure est venue pour l'insurrection,
sur tous les fronts intérieurs, pour aboutir au
SOULÈVEMENT GÉNÉRAL DU PEUPLE ENTIER.
Nous déclarons au peuple :
LA LUTTE ARMÉE DU PEUPLE
EST LE SEUL MOYEN DE DÉTRUIRE L'ÉTAT !
IL EST TEMPS DE PRENDRE LES ARMES CONTRE L'ÉTAT !
LE POUVOIR AU PEUPLE !
On pourrait aller au cinéma, plus tard ?
Quel film tu veux voir ?
"La Mariée Jaune”. C'est nouveau.
Je n'y tiens pas tellement.
Qu'est-ce que tu fais ?
Professeur d'anglais dans une école de filles.
L'endroit est très agréable.
C'est à la campagne ?
Ce n'est pas un peu isolé ?
Je passe les week-ends en ville. Ça compense.
C'est toi, Ted ?
On te demande au téléphone.
Dans l'entrée.
Un type qui dit qu'il a déserté Secpo.
On ne déserte pas Secpo comme ça.
Je ne sais pas. Rich l'a amené.
Il veut quitter le pays, il donnera des renseignements.
Qu'est-ce qu'il a fait jusque-là ?
Il se planquait. Mort de peur.
Je le vérifie ?
Malgré tous nos règlements, Rich nous l'amène !
On n'a pas les mêmes méthodes. Vas-y.
IL me faut des photos.
C'est facile.
Je vous dis, j'en avais marre.
Depuis que j'ai déserté, je voyage.
Au début, je croyais qu'on m'enverrait à l'armée.
♪ irais au Mexique, ce serait le bordel,
puis ça serait fini.
Pas que je resterais ici.
Ça a l'air de se tenir.
Mais vous dites tous la même chose.
Si tu essaies de te faufiler, tu te trompes.
Je vous dis la vérité.
Ton numéro de sécurité ?
Ta région ?
Zone Est - 2.
Ton groupe ?
Communications.
Grade ?
Numéro régional ?
Vous connaissez tout ça ?
C'est une question intéressante.
Je disais ça comme ça.
Ton affectation ?
Régulier, transférable.
Bon, reste là.
N'essaie pas de te tirer.
Tout ce que je veux, c'est quitter le pays.
Tu as attendu ?
Le patron a laissé ça pour toi.
Je dois filer.
Tu peux rentrer seule ?
Tu disais que tu reviens pour les week-ends ?
Je pense. Je te verrai ?
Entre temps, j'ai un souvenir.
Excuse-moi, je dois y aller.
IL y a une crise ?
Pas une vraie crise…
Je dois vérifier ce type. Tu l'as déjà vu ?
Tu pourrais me faire voir Amos ce soir ?
Pour régler ça.
Je m'en occupe tout de suite.
Moi non plus.
Une nouvelle livraison.
Neufs, la plupart.
Amos ? 11h à la Galerie ?
Ça, c'est de l'efficacité.
IL peut le faire.
Voilà le reste. Numéro, groupe…
Je n'ai pas besoin de ça. La tête.
Je n'oublie jamais une tête. Tu crois que je craque ?
Je voulais savoir si tu le connais.
Non, il est régulier.
IL a la trouille, mais il est régulier.
Tu peux vérifier ?
Que devient le groupe ?
Il dit qu'il a déserté.
Pas lui. Que se passe-t-il ?
Je dois retourner là-bas, il attend dans un café,
et quelqu'un doit rester avec lui.
Tu as peur que je ne sois pas sûr, ou quoi ?
Non, que ce type ne soit pas sûr.
Je te dis qu'il est régulier. Je vais voir dans les dossiers.
Tu bois un coup ?
Je bois trop.
Personne ne vient plus ici ?
A la Révolution.
IL est régulier.
Mais oui, je suis sûr.
Ce n'est pas un trou dans ton fichier ?
Tu crois que je me branle ici, toute la journée ?
Tu peux donner une réponse précise et…
Par exemple ? Qu'est-ce que tu veux dire ?
On dit ça, et je veux que tu y penses.
Tu peux leur dire que je suis prêt à laisser tomber
si je n'ai plus de contact avec le groupe.
Des contacts ? Tu n'en as pas ?
♪ en ai marre. Qu'ils récupèrent leur fichier et leur librairie.
Je vais voir, pour le contact…
Pas de sollicitude, mon chou.
Retourne chez ta jeune mère
et prends soin d'elle.
Oui, enfin.
Rich peut le faire sortir, ça va.
Mais il devrait encore le surveiller.
Et pour nos renseignements ?
Autre chose.
Babeuf pose un problème.
IL peut se tromper complètement, là-bas.
On devrait sortir le fichier de là.
Demain soir, très bien.
Tu vas au café ce soir ?
Oui, j'y passerai.
IL a la vie facile.
L'araignée au milieu de sa toile.
Tu le supportes encore ?
Ça fait cinq ans.
Ça devient pire par ici, la nuit.
Dès que tu rentres,
donne le message à Rich et appelle-moi.
Puis contacte Charlie.
Je sais quoi dire ?
Oui, tu le sais.
Tu passes ce soir ?
Je ne crois pas.
Un flic !
Vos papiers d'identité.
Les chiens.
Ta carte.
A ce soir.
On continue le porte à porte ?
C'est ça.
Il y a des types qui ont peur, qui se défilent.
IL y en a qui se dégonflent partout.
Et le journal ?
On le fera sortir autrement.
Nous-mêmes. On ne peut plus faire confiance au type.
On pourrait se servir de la presse…
On va voir.
Vous marchez dans cette action régionale ?
Peut-être. C'est un peu tôt. Tout le monde est sur les nerfs.
Il faut que je leur en parle.
Ils sont méfiants, pour les alliances noirs-blancs.
Ça devient difficile pour nous.
On verra comment ça prend forme.
♪ ai été convoqué à un de ces bureaux locaux…
Le type m'interroge…
“Tu veux un travail difficile… de l'entraînement ?"
"Comment ça se passe dans ton quartier ?"
"Quels groupes locaux vous avez ?"
Je dis : "Groupes locaux ? De quoi vous parlez ?"
'Tu sais bien, des groupes culturels,”
"des groupes religieux, pour les droits, ce genre de bande.”
Bande, ça voulait tout dire.
La connerie, de dire même ce mot.
Ils se prennent pour quoi ?
Je crois qu'ils tâtent le terrain.
IL faut faire gaffe.
Ça doit déjà être fini.
Tu descends ici ?
Si tu peux réunir tes types, on pourrait commencer.
On aurait du poids.
Je vais essayer.
♪ ai autant de réserves que lui, sur l'action.
Moi aussi.
Ça m'étonne. Dans 5, 6 mois ça serait différent.
Le travail aux docks aurait des résultats.
Quelque chose dans la zone Ouest.
La zone Est serait solide.
Peut-être aussi les conserveries.
Je crois qu'il faut faire les deux.
Agir maintenant, et au printemps.
On verra à la réunion.
Je sais ce que ce sera, la réunion.
Tu as des ennuis par ici ?
Non, ça s'est détendu.
Agir si tôt vous fera du tort ?
Probablement. Ce n'est pas grave.
On tient bien les quartiers ouvriers.
Les professions libérales sont difficiles.
Et ils nous connaissent maintenant.
A la prochaine, dans la bagarre.
Un combattant est embusqué.
La taille du jerrican, son poids à plein,
la difficulté d'obtenir beaucoup de pétrole,
rendent ces engins peu pratiques
pour un combat de lutte mobile.
Le commentaire pose un problème.
Avec un schéma de fabrication
on éviterait ces explications.
Ce n'est pas le schéma qui compte.
On voit bien comment ça se fabrique.
C'est comment obtenir les produits, ou les équivalents
pour ceux qu'on ne peut plus se procurer.
Les usines n'en ont plus.
Je ne sais pas non plus. Et le commentaire ne dit pas
quels éléments il faut.
On peut le fabriquer tout seul.
On peut demander à Peter et à Michael
pour les détonateurs électriques…
On ne trouvera plus rien
à New York, parce qu'ils sont au courant.
Il y a eu une livraison.
Tu as des rushes ?
De Boston.
Ils ne le font pas eux-mêmes ?
La tireuse ne marche pas.
Ils l'ont déplacée.
C'est devenu plus sérieux que la semaine dernière.
IL y a des types au travail.
Si on le visionnait en vitesse ?
Bon. Je veux le voir aussi.
Les types de Harlem ont déposé quelque chose ?
Pas encore, mais ça doit arriver
vers une heure.
C'est le contraire pour moi.
Je connais Jack depuis si longtemps…
Je l'ai traité… moins qu'un être humain.
L'idée de l'offensive me paraît humaine.
Tant de personnes y sont mêlées,
c'est un moyen de toucher les gens…
Enlève ce revolver.
Ça, ce n'est pas humain,
de porter ce truc.
Je ne m'inquiète pas pour Jack et les autres.
Ils sont là-dedans depuis longtemps.
Ils savent ce que ça veut dire.
Content de te voir.
Tu as l'air en forme.
Content de te revoir, Ted.
Ça fait partie du mouvement.
On fait des choses différentes.
Qu'est-ce que tu en dis ? Ça a l'air bien.
Oui, mais on attend
ce qu'on peut attendre.
On a besoin d'aide. On n'a pas assez de monde.
Janie était formidable, elle nous manque beaucoup.
On a vraiment besoin de toi.
Tu ne peux pas revenir travailler avec nous ?
Je suis trop occupée.
Dans quel lac de merde nous nageons !
Tu peux donner ça à Kuttner
et rapporter ce qu'il te donnera ?
Ce n'est pas grand chose ?
Non, c'est bon.
On est heureux de faire ça,
ça fait partie du théâtre.
C'est pour ça que ça nous fait plaisir.
Tant mieux, parce que
on a une autre scène, pour ton retour de Chicago.
Tu devrais prendre dix frères.
Les ramener dans la troupe à New York.
Tu te rends compte ? 10 bouches à nourrir.
10 laissez-passer, 10 cartes d'identité.
Et deux boîtes d'accessoires.
Ils vont nous contrôler.
On ne peut pas prendre le risque d'être fermés
parce que le théâtre, c'est tout ce qui nous reste.
Si on le perd, on perd tout.
Si tu fais attention, ils ne le fermeront pas.
Sois prudent, c'est tout.
Tu as dit qu'il te fallait du monde.
D'accord, mais c'est un risque terrible…
Janie, embrasse-le. IL est terrible.
On veut détruire son théâtre…
Tu dois revenir travailler avec lui.
Je ne suis pas terrible. Je suis seulement fatigué.
On n'a pas de temps pour travailler.
Les arrangements, les réservations, les coups de fil,
les idioties, la bureaucratie…
Le théâtre c'est formidable !
Tu sais combien il faut pour ça ?
Des semaines.
C'est un travail très dur.
Voici nos raisons pour l'offensive du printemps.
Voici nos raisons pour l'offensive du printemps.
Je les rappelle.
C'est une indication de notre force.
Ce sera aussi valable pour nos zones d'influence.
Chez les travailleurs.
Elle nous unira, malgré la décentralisation de nos groupes.
Nous forçons la main au gouvernement
pour le contrôle intérieur et la lutte au Mexique.
Et cela prépare à un gouvernement provisoire en exil.
Si tout le monde est d'accord,
l'offensive régionale aura lieu.
Qui en fait partie ?
Notre groupe est prêt.
Nous sommes prêts depuis 2 mois.
IL nous faut de l'action.
Mais qui va décider jusqu'où l'action ira ?
Nous sommes 5 ou 6 à travailler dans ces immeubles.
IL y a quelques semaines, ils en ont pris un.
Si ça se passe comme nous en parlons,
notre groupe sera écrasé.
Ça ne va pas faire de tort à votre travail.
Comment ? Ça pourrait l'anéantir.
Alors votre travail doit peut-être s'arrêter.
On n'est pas ici pour former des groupes individuels,
mais pour développer un mouvement de masse.
Cette offensive s'annonce très lourde.
Il faut envisager une offensive régionale
très rapidement. On en a tous discuté
et on peut y passer bientôt.
On n'a pas eu de détails sur les projets.
Ce serait repartir au début, mais ce qui compte,
c'est que ça couvrirait
les préparatifs de l'offensive nationale.
Et ce serait un test de notre tactique.
Nous sommes prêts.
Nous sommes intimidés par notre inaction.
De quoi avons-nous peur ?
Ils vont nous tomber dessus, cette fois-ci.
Non, tu as tort.
Ils ne vont pas nous tomber dessus. Si ça se passe bien,
nous pourrons montrer aux gens notre pouvoir et notre force
et convaincre les gens qu'ils ne sont plus si forts.
C'est le début de l'offensive du printemps.
Certains groupes devront peut-être s'arrêter.
Mais nous en tirerons une force globale
l'importance de l'offensive régionale
est de faire sentir les groupes individuels.
Faire sentir leur présence.
L'offensive nationale ne vaut rien
si on ne peut d'abord établir des bases solides
de communauté et de région.
Je ne suis pas contre.
C'est ce qu'il faut faire. Et agir maintenant.
Ma bande est prête, et on va y aller.
On ne peut pas foncer comme ça.
Il y a des gens ici
qui estiment une action régionale coordonnée prématurée. Pas moi.
Ça détruira la structure que nous avons établie.
Une structure qui ne survit pas ne doit pas survivre.
Ce qui compte, c'est d'intensifier et de continuer notre travail.
Finalement, sommes-nous si vulnérables ? Je ne le pense pas.
L'instinct de se cacher et de se renforcer est dangereux.
Voilà notre point faible.
Ici, nous n'avons pas le contrôle des décisions régionales.
Je ne pense pas que c'est vrai.
La région Est suivra ce qui aura été dit ici.
Et il est important de comprendre une chose.
Qu'aucun de nous ne veut empêcher
l'évolution vers une coordination nationale.
Une action prématurée pourrait suivre à la préparation
de l'offensive du printemps
et aussi nous aliéner des groupes dont nous avons besoin.
Tu parles de l'Union des Eglises.
Pas forcément.
Nous avons toujours poussé à aller de l'avant…
Ce sont d'autres groupes qui m'inquiètent.
On ne peut pas encore obtenir la position
de l'Armée Noire sur l'action régionale ?
On a pris des contacts à New York, mais il faut attendre.
Ils n'engageront pas même la moitié de leur armée.
Ils choisissent cibles et actions
en fonction de leur travail.
Nous ne serons pas prévenus, mais ils suivront nos plans.
Nous sommes en plein accord avec les frères noirs.
Les groupes de langue espagnole agiront
en liaison avec nos programmes.
IL nous reste à choisir les gens.
Il y aura des éditions spéciales de 3 journaux.
Les groupes de déserteurs ont décidé de ne pas suivre.
Tu leur as parlé toi-même ?
IL faut les voir et leur dire exactement…
Nous allons donner priorité
à ce qui relie cette lutte à l'offensive du printemps.
Nous avons préparé un programme pour les prochains 6 mois.
D'après le département cinéma,
on n'a pas assez insisté sur le Front de Libération
et sur la lutte mexicaine.
A l'intérieur du Mouvement des Femmes, nous avons tenté
de faire accepter cette position,
et nous y sommes presque arrivés, à l'échelon local.
Les organisateurs
de l'Union des Etudiants Blancs étaient indifférents.
Mais cela a commencé à changer.
À cause des pressions des Etudiants Noirs,
et de rapprochements avec eux.
Pour nous, il est encore trop tôt.
Les groupes dans les immeubles peuvent ne pas nous faire du tort
ou même faire un certain bien,
en persuadant les gens de notre existence.
Mais c'est un problème de sécurité.
Beaucoup des habitants sont contre nous.
Ils peuvent encercler la zone résidentielle en 10mn.
C'est le risque que nous prenons.
Ils ne vont pas encercler. Beaucoup de choses vont arriver.
Nous garantissons 4 groupes en mouvement, 3 actions.
Peut-être que ça ira,
mais ceux qui travaillent dans les immeubles ne doivent pas être là.
Le temps est venu d'arrêter les actions cachées.
Nous pouvons prendre des risques.
Nous aurons du monde dans les rues.
Vous aurez le plan des mouvements de patrouilles.
Il faut coordonner toutes ces actions,
que chacune soit une diversion pour toutes les autres…
On ne peut plus rien passer par El Paso.
D'autres voies suivront sous 10 jours.
Depuis les succès obtenus à Port Arthur,
les unités renforcées doivent
se préparer à une collaboration active.
Priorité à l'offensive du printemps.
Vers la victoire.
Tu veux autre chose.
Tu entres dans ma vie brusquement et je ne sais pas…
Nous nous courons autour depuis un an.
Tu sais que je t'aime.
Pourquoi tu viens m'embêter
pour des bandes et des dossiers ?
Je me demande si tu en aurais un autre…
De quoi tu parles ? Moi, je suis neutre.
♪ ai perdu mes illusions.
Voici ta cassette,
par messager spécial de l'aéroport.
Je suis déçu qu'ils n'aient pas d'explosifs.
Tu les as écoutées ?
Fais-moi arrêter.
Tu ne ferais pas ça ?
Pourquoi ces conneries ?
- Tu es déprimé ? - Oui, des conneries.
Pourquoi es-tu déprimé ?
Tu déconnes, c'est pour ça.
Ça recommence.
Ça fait des années.
Chaque fois que je viens, le même numéro,
et pourtant on continue.
♪ en ai marre d'être agent secret dans une librairie
avec des enregistrements et des dossiers de faux flics.
♪ en ai marre de jouer
au gendarme et au voleur, mais il n'y a pas le choix.
Je ne t'envie pas,
quand tu sors d'ici, si c'est ce que tu fais.
Si tu n'es pas sûre de l'avenir, comme moi.
C'est une des choses qui ne vont pas dans le mouvement :
vous ne croyez pas à l'avenir,
vous jouez aux gendarmes et aux voleurs.
Mets-les dans des boîtes différentes.
Je peux trouver les boîtes.
Je faisais ça avant ton arrivée.
Fais-le bien.
Tu m'emmerdes chaque fois que je viens.
Il faudrait envoyer quelqu'un d'autre.
Tu crois que ça change quelque chose pour moi ?
Oui, je crois que c'est en partie à cause de moi.
Va te faire foutre.
Toi, Leslie, Barbara,
et toutes les nanas qui m'apportent ces saloperies.
Je m'en occupe et c'est tout. Alors ?
Ecoute, j'en ai marre.
Juste parce que ta bite ne fonctionne pas,
tu n'as pas à t'en prendre à moi.
Ça ne serait pas mieux de rester ici.
Ce n'est pas mieux avec Rachel et Paul…
Le dîner une fois par semaine, avec tous ces gosses.
Dans leurs couches ?
Ce qui m'embête le plus,
c'est qu'on va croire que je ne peux rien faire.
Ne t'inquiète pas pour ça.
Ils parlent de différents boulots pour toi,
si tu es prêt.
Ça commence avec l'idée de la masse sans visage,
quelque part à gauche, ici…
Si elle était là !
Si on pouvait organiser ces gens,
les joindre, trouver ce qu'ils veulent.
Leur dire ce qui se passe.
Ils trouvent peut-être ça intéressant, mais ils ne font rien.
Essayons de leur insuffler un peu d'enthousiasme.
On va essayer.
Tout ça n'est que
de la conversation inutile…
Voici quelque chose d'intéressant.
Une structure d'organisation, qui évolue.
Après 2 mois, comment se développent les groupes ?
C'est l'heure des rapports.
Ce que je faisais avant m'ennuyait.
Comme c'est beau. Allons-y.
Pour moi rien n'a changé.
Ce n'est pas mieux. Je n'ai pas changé, et je vous arrête tous !
Passons à la 3e affaire.
Les conditions de vie de ces gens sont intolérables.
Très bien. On peut travailler avec ça.
Qu'allons-nous faire de toute cette énergie ?
Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Qui êtes-vous ?
Vous êtes tous arrangés
pour vous regarder les uns les autres,
vous avez arrangé vos sentiments pour les regarder,
défoncés, au milieu d'un samedi après-midi.
Qu'est-ce qui est bien ?
Regardez la fenêtre.
Dehors, il y a la réalité,
et si je me mets devant la fenêtre,
on ne voit plus la réalité.
On ne voit plus rien.
On est là debout.
On bloque la lumière.
Je vais le dire autrement.
Comme vous êtes, là,
vous ne connaîtrez jamais votre rapport avec l'extérieur.
Oui, tu bloques la lumière !
Vous ne comprendrez jamais votre rapport avec ces gens,
ni comment parler à leurs besoins.
Vous ne saurez jamais rien sur vous-mêmes,
et vous ne savez même pas si vous changez.
On a assez de soucis. Il faut rester en vie.
Ils essaient de me tuer.
Je sais pourquoi ils veulent me tuer et me détruire,
et je n'ai aucune hésitation à les tuer.
Certains sont des porcs. Ils veulent nous blesser, nous tuer.
Je me sentais coupable.
Je méritais d'être punie pour ma rébellion.
L'Etat était papa et maman, j'étais un enfant.
Je ne me sens plus coupable.
C'est passé dans notre action.
♪ aimerais le croire.
Je le crois, mais je ne vois pas ça arriver.
Tu le verras quand ça t'arrivera.
Je fais plus attention,
je ne veux pas être prise.
Et je suis beaucoup plus courageuse que je ne l'étais…
parce que les gens pour qui je fais cela
méritent tout ce que je peux donner.
Ce sont mes frères et mes sœurs,
et si je suis tuée,
vous serez à mon enterrement,
vous sentirez quelque chose,
vous me vengerez et vous ne m'oublierez pas.
♪ en doute.
Autre chose.
Ce que nous faisons nous est naturel.
Nous n'avons pas le choix.
Et tout ce qu'il y a de beau vient de là.
NOUS DEVONS NIER LE PRÉSENT
SOUS TOUTES SES FORMES
ET CONSTRUIRE l'AVENIR
Du Comité National
des Organisations Révolutionnaires
à tous les groupes : comment décrire et définir
les buts de notre lutte.
L'Etat s'est démasqué.
Nos frères noirs ne sont plus seuls à subir l'oppression.
La violence de l'Etat est dirigée contre tous ceux
qui résistent à son contrôle et son oppression.
Nous devons nous lever et détruire l'Etat
pour créer une société libre.
Quels sont les moyens concrets de cette liberté ?
Mettre fin à toute exploitation.
Contrôle collectif de toutes les forces matérielles.
Dompter la capacité technologique de la société
pour satisfaire à tout besoin humain.
Détruire le système mondial de domination par l'Etat.
Notre technologie et notre richesse doivent être
à la disposition libre et autodéterminée de tous les peuples.
Diriger notre technologie pour permettre à chacun
le plein développement de ses potentialités.
Développer les collectifs, les communautés,
les nouvelles formes d'association qui libèrent l'énergie,
les nouvelles formes de relations dont on n'a jamais rêvé.
Nous commençons à vivre.
L'exploitation nous a enchaînés aux frontières de la liberté.
Prenons la liberté
pour découvrir ses besoins concrets.
IL EST TEMPS QUE LE PEUPLE
PRENNE LES ARMES CONTRE L'ÉTAT !
LE POUVOIR AU PEUPLE !
Vous voulez un verre ? Ou à manger ?
Je dois partir.
IL nous faut de la gaze,
de l'alcool et des tas d'antibiotiques.
On s'est déjà occupés de ça avant.
IL nous faut deux voitures, un camion.
Non identifiables.
Ça va être très difficile. IL faut comprendre
qu'on n'est pas en position…
Faites comme vous voulez.
C'est toujours plus ou moins identifiable.
On n'est pas encore à ce niveau.
Mais vous pouvez y arriver, non ?
Quand on a accepté de travailler avec vous,
on était d'accord sur les limites et les termes.
Maintenant il s'agit de…
De quelque chose d'autre, non ?
C'est fondé sur la confiance.
Ça compte autant que les voitures.
Ça sera prêt dans 1mn.
Je vais avoir le parcours et l'horaire des voitures.
Mais seulement des zones dont tu as parlé.
Jim, ça va ?
Ça ira. Si on reste calmes.
On est tous dans le coup.
On manque tellement d'expérience…
Des mitraillettes pour des types qui n'ont jamais vu une bagarre…
On ne peut pas apprendre autrement.
Sils gardent les yeux ouverts, ça ira.
Ça m'emmerde, je voudrais y être aussi.
On a besoin de toi avec Peter.
Pour avoir 2 téléphones.
Je vais te chercher le reste.
La grande nuit.
La grande nuit.
Trop grande et trop dangereuse.
Tu fais la projection ce soir ?
Je vais me tirer bientôt.
Des contacts sûrs ont été pris par deux femmes.
Beaucoup de femmes ont voulu former une union
qui publierait, ouvertement et secrètement.
Au début, leur travail a été surtout
de rendre leurs maris plus actifs dans la lutte.
Puis, elles se sont vues comme groupe indépendant.
On n'a pas de temps pour cette merde.
IL faut y aller.
IL nous reste quelques minutes.
Je croyais que tu devais être là-bas.
Aide-moi à trouver la pellicule.
Il aura une voiture près de là où tu vas,
tu pourras y laisser ce que tu veux.
Je me sens comme Superman.
Tu as les films ?
Lesquels ? Les nouveaux ?
Les bons ? Celui avec la fille et le chien ?
♪ ai aussi peur que toi.
Où sont les roses et les lauriers ?
Je prends les deux.
Il te faut les deux ?
Oui, c'est mieux. Ton manteau. IL faut y aller.
Tout le monde est parti.
A la voiture, colonel.
Bien gentiment.
A la section 15, va au bâtiment A.
A la section 15, va au bâtiment A.
On te conduira. Attends-nous là.
Chaque groupe a les même plans que nous ?
On a essayé de prévoir. On verra.
Il y a des sens sur le toit ?
Oui, mais nous serons partis à temps.
Je crois qu'ils nous attendent là-bas.
La voiture est ici. Je les ai vus.
Ceux qui sont sûrs devraient venir dans les immeubles avec nous.
Laisse-les faire leur travail.
Les laisser filmer où ils veulent ?
L'explosion qui a détruit la raffinerie de Port Arthur,
les centres de transport et les docks,
a été présentée comme un accident industriel.
Le complexe a été détruit par le Collectif Liberté du Sud Texas,
avec le soutien des ouvriers
et de la communauté du Tiers Monde de Port Arthur.
Ce soutien de masse a permis une action élargie.
Les pompiers ont été retardés trois heures,
ce qui a assuré la destruction totale
d'une installation qui nourrit ses ouvriers
en fournissant l'armée impérialiste US au Mexique.
Voulez-vous monter avec moi ?
On leur a parlé. Ils ne veulent pas venir.
On n'aime pas vos gueules.
On veut parler. C'est tout.
Quelqu'un a dû appeler Secpo.
Appelez-les.
Ça ne changera rien.
On peut revenir quand on veut.
Assez bavardé. On a 30 personnes en haut.
Allons, vite. Avançons.
Le Collectif du Texas a estimé ses actions.
Le Collectif du Texas a estimé ses actions.
Nous tenons à ce que le prix de nos actions soit évalué.
Je vous dérange ?
Vous ne voyez pas le film ?
Je préférerais vous parler.
C'est plutôt délicat,
je ne sais pas comment m'y prendre.
Je vous écoute.
♪ essaie d'établir un contact
avec un dirigeant, pas un intermédiaire.
Quelqu'un qui puisse prendre une décision,
pour aller plus loin que cette réunion.
De quoi voulez-vous parler ?
Je représente des gens, moi-même,
ma société naturellement,
et des cadres de l'informatique,
de la cybernétique et de la programmation.
Il y a des raisons pour croire
que nous avons des intérêts communs,
et nous aimerions entamer des conversations.
Pouvez-vous préciser ces “intérêts communs" ?
Je crains que non.
Devant un groupe de gens en mesure de négocier un accord,
je pourrais en dire plus à propos de mon groupe.
Savez-vous à qui vous voulez parler ?
Non. C'est pour ça que je vous parle.
Que savez-vous de notre organisation
et de la façon de prendre les décisions ?
Très peu. J'espérais l'apprendre de notre conversation.
Et qui pensez-vous
amener avec vous à cette réunion ?
Au début, il suffirait que je vienne seul.
Quelles sont les sociétés
dont vous représentez les intérêts ?
Je vous dis. De l'informatique.
Sans plus de coopération ou de renseignements
nous n'arriverons à rien.
Quelle coopération ?
Je suis venu vous dire que nous voudrions parler.
Nous devrions au moins commencer
avec les noms des sociétés.
Rien que les sociétés ?
Les individus plus tard.
Je ne vous donnerai que les noms des sociétés d'ici la réunion.
- Vous êtes combien ? - Deux.
IL faut faire vite.
Beaucoup d'armes.
IL faut que je te parle.
C'est très bien de nous faire sortir,
mais il y a un mouchard ici.
Je l'ai entendu en haut.
IL dit que quelqu'un a trop parlé à Secpo.
Ce type là-bas.
Attends une seconde.
Tu le connais ?
Tu es sûr ?
Je l'ai entendu.
Habillez-vous.
Nos frères et nos sœurs, dans toute la ville,
Nos frères et nos sœurs, dans toute la ville,
prouvent ce soir qu'il existe
une résistance armée à l'Etat.
Certains seront peut-être tués, certains tueront.
Si nous ne tuons pas, l'Etat continuera à tuer,
et il en a trop pris l'habitude.
Nous agissons dans chaque immeuble de ce quartier,
avec ces réunions.
Nous nous en sortirons, parce que Secpo
est moins fort que vous ne le craignez.
Ces armes ne sont pas là pour vous faire peur.
Ce n'est pas un jeu.
Savez-vous ce qui arrive s'ils nous prennent ?
S'ils prennent les gens qui veulent dire honnêtement
ce qui se passe ?
L'évolution de l'Etat semble claire.
Il va falloir décider de quel côté on est.
On est forcé de choisir, dans ce pays
et à l'étranger, et au Mexique.
Vous sentirez peut-être cette pression
quand la police voudra savoir pourquoi vous étiez ici,
pourquoi vous ne l'avez pas appelée,
vous ne nous avez pas arrêtés.
De quel côté vous êtes.
Et pour l'information,
vous ne lirez rien sur ce soir.
Vous ne verrez rien à la télé.
Vous verrez des conneries
sur des bandes de voyous, des incidents techniques.
Le gouvernement ne veut pas que vous en sachiez trop.
Mais on finit toujours par savoir.
Vous avez tous des idées
sur le Mexique.
Certains de vous comprennent
que vous êtes plus près des étudiants mexicains
que des chefs de ce pays.
Vous entendez parler
de la lutte des Noirs dans les ghettos
et vous vous demandez
si les journaux disent les vraies pertes.
Et certains de vos amis et vous-mêmes
essayez de vous persuader
que ce pays est toujours libre.
Mais en vérité,
je ne sais pas ce que vous allez faire.
Je ne vous fais pas confiance. Vous me croyez peut-être fou.
Vous voudriez peut-être avoir le courage de me tuer.
Mais nous savons que vous faites confiance à des gens,
et que la pression devient telle
que vous devez les voir
pour décider de réfléchir à ce qui compte pour vous.
Pour comprendre qui sont les tueurs et les voleurs.
Alors, vous déciderez peut-être
de nous retrouver.
Soutien massif au EL.M.
Soutien massif au EL.M.
Quand le Front a attaqué,
la population est passée dans d'autres quartiers.
La police fantoche refusa d'abord de tirer,
puis se mêla à la foule dans les rues.
Pendant 3 jours de lutte, une milice populaire
agit contre la classe dominante qui soutient
l'impérialisme US et ses mercenaires.
La lutte du peuple mexicain s'accroît.
La lutte du peuple américain s'accroît.
Ensemble nous détruirons l'impérialisme et son oppression.
Le pouvoir au peuple.
Pas trop de conversations. Nous devons parler.
Je ne connais pas certains d'entre vous.
Je veux rappeler notre procédure.
Personne ne part avant nous.
Aaron sera à la porte
pour vous garder ici 10 minutes.
On ne téléphone pas.
La 1re grande offensive régionale a commencé.
Des unités de notre résistance
ont frappé diverses cibles.
Avant la fin de cette nuit,
la lutte aura atteint un stade nouveau,
et, par suite, une nouvelle organisation
va se former et se développer.
Beaucoup, beaucoup plus
sera demandé de vous tous.
IL faudra beaucoup plus d'action.
Nous savons maintenant
que le premier pas est fait
vers la prise du pouvoir.
Qu'est-ce que cela veut dire ?
Pouvez-vous en dire plus ?
Pat va parler à chacun
de nos besoins spécifiques.
Mais pour l'instant,
je veux vous parler de ce qui essentiel tout de suite.
Nous en parlerons à la fin de la réunion.
Il nous faut des médicaments,
des docteurs sûrs,
l'accès à du matériel que certains d'entre vous connaissent.
Des endroits sûrs,
il nous en faut dans toute la ville.
Et des moyens de transport.
Je vous parle de cela
parce que c'est par vos relations
que des groupes se formeront…
Attendez que j'aie fini.
Ça sera discuté à la fin. Continuons.
Il faudra former d'autres groupes
avec des tâches bien définies.
Beaucoup de nous auront des ennuis. IL faudrait en parler.
Je veux dire ce que ce film signifie.
L'Armée de Libération Mexicaine
est importante pour nous,
pas seulement ce soir, mais dans les mois à venir.
C'est formidable. Je quitte Ted. Ils ont 50 personnes.
John est au 3e. La 15e tient bon.
Et les autres sections ?
Je crois que ça va.
Moi aussi. J'y vais.
Alors, qu'est-ce qui a marché ?
Bonne nuit. Trois succès.
Electricité, commissariat, émetteurs.
Mais aucune nouvelle de Vera.
Rien de Royal.
Que dit Mike ?
Ils ont eu le Secrétaire. A la tête.
Ils ont réussi !
Très bien.
Et puis ?
Jim réunit les rapports. Il va venir.
Comment ça va ?
Pas très vite.
Pourquoi pas ?
Ils ne se montreront pas tout de suite.
Ça leur prendra du temps pour comprendre.
Les unités sont rentrées. Pas d'inquiétude.
C'est tout ? Il faut finir avant de partir.
Diane ne pourra pas.
Où est-elle blessée ?
Les poumons. Elle crache du sang. Elle étouffe.
Jim dit que c'est grave.
♪ étais dans la voiture.
Et le docteur ?
Il dit qu'il en est un.
Il y a eu des ennuis après ?
Non, ça a été.
Jim va arriver, faisons vite.
Nous établissons un rapport par zones.
Je me tire.
Tu as donné les renseignements à Gay?
Elle a tout.
Tu peux te déplacer seul ?
Oui, je ne vais pas loin.
Reste ici.
♪ ai besoin de dormir.
Section 15.
Tu le notes ?
Section 15. Bâtiments A, B, C, D.
4 ou 5 réunions.
40 à 50 personnes par réunion.
Vraiment, 50 ?
LA FAUSSE CONSCIENCE
LA FAUSSE CONSCIENCE
ce sont les gens qui ne comprennent pas
leur VRAI rôle dans la société
leur NON-LIBERTÉ.
La classe dominante propage
la fausse conscience dans le peuple
pour conserver le pouvoir.
L'idéologie de la classe dominante
est la base de la fausse conscience
des opprimés.
Exemples de l'idéologie de la classe dominante.
Le libéralisme tend à concilier les désirs
de liberté individuelle et le besoin d'organisation sociale.
L'inégalité est fondamentale et irrévocable.
Il faudra un jour empêcher les Communistes
de nous prendre notre liberté, notre richesse,
notre système de libre entreprise.
IL va falloir se serrer la ceinture et augmenter les impôts.
Tes souffrances et ta patience
sont récompensées par Dieu.
LA FAUSSE CONSCIENCE
est la justification
de l'exploitation et de l'oppression quotidienne.
L'aveuglement au manque de liberté
et le désespoir, on les appelle cynisme.
Nous ne sommes pas des experts pour décider.
Comment pouvons-nous les critiquer ?
Si les nègres travaillent, nous pas.
Je n'ai pas le temps de penser à tout ça,
avec la maison, les gosses et les courses.
On ne peut rien faire contre la mairie.
On ne peut pas tout avoir pour rien.
Je me bats pour moi, on ne peut pas faire confiance.
Mes parents ont trimé, moi aussi.
Pourquoi auraient-ils des choses sans travailler ?
Nous ne sommes pas le peuple, mais des bourgeois gâtés.
Quand on est vieux, on n'a plus qu'à attendre la mort.
♪ agirai quand le moment sera venu.
Nous essayons tous d'améliorer
notre profession, petit à petit.
Nous sommes trop diminués moralement, intellectuellement,
pour nous battre pour une société nouvelle.
La liberté absolue est une illusion.
A quoi bon rêver des utopies ?
On ne peut rien changer avant de s'accepter soi-même.
Je suis d'accord avec vos buts, pas avec vos moyens.
Ils ont les armes. Nous n'avons rien.
NOUS DEVONS TRANSFORMER
LA FAUSSE CONSCIENCE
EN COMPRÉHENSION
ET EN ACTION RÉVOLUTIONNAIRE
La coopération dépend de votre possibilité de représailles
dans des conditions spécifiques.
Contre les ambassades, institutions culturelles,
bases militaires, succursales étrangères.
Vous ne pouvez pas vous désintéresser
des possibilités d'un soutien populaire.
IL est erroné d'établir un programme
où les USA ne sont pas {a principale puissance impérialiste
et où leurs programmes à l'étranger ne sont pas
un de leurs moyens de perpétuer leur contrôle.
Rachel !
Où est le dîner ?
Je ne peux pas. Excuse-moi.
Tu veux que j'essaie ?
Non, laisse-moi.
Tu es énervé ?
Non, seulement fatigué.
Dis-moi ce qu'il y a.
Rien.
Allons, parle-moi.
♪ ai peur.
Pas pour ça, ça arrive tout le temps.
Non. Ce soir,
Diane a été touchée dans le dos.
Elle étouffait dans le sang.
Elle gargouillait.
Ils en ont pris quelques-uns.
Tu as failli te faire prendre ?
Tu sais ce qu'ils vous font ?
C'est sexuel.
Ils veulent nous déchirer.
Nous dépouiller, nous enlever notre sexe.
Nous déchiqueter.
♪ ai pensé à ce qui arriverait si tu étais pris,
si tu pourrais le supporter,
mais, tu ne peux pas te laisser aller.
Je pense sans arrêt à la prison.
A la torture.
Se faire enculer.
Baiser dans le cul.
Là, ils te tiennent vraiment.
Je ne sais pas quoi dire.
Avant, j'ai eu cette image.
♪ étais assis, complètement nu.
Ils étaient 10 autour de moi.
Ils se demandaient par quoi commencer.
Qu'en penses-tu, mur ?
Je me souviens d'avoir été ici,
à parler avec toi,
à passer d'une chose à l'autre,
sans que ça ait beaucoup de rapport.
Et je me rappelle une nuit,
où j'avais perdu contact.
On est dans une situation
où on est au milieu d'un fleuve
dont le courant est très fort
et on ne peut pas
sortir du fleuve, mais ça ne fait rien.
On se laisse aller et on fait
ce qu'on ne peut pas éviter.
Et on suit en pensée.
Il faut changer d'idée, s'arrêter.
Même plus la peine de poser certaines questions.
Intéressant de penser que les idées
ne sont pas les vôtres, mais celles du mouvement.
Qu'en penses-tu ?
Un peu fou ?
Ce n'est pas l'odeur de la ville, non !
Tu les connais ?
Ils sont bien ?
Et ta jambe ?
Pour moi, ça va.
Je peux marcher.
Tu ne vois pas des flics sur la colline ?
Epiant à travers les buissons ?
Comment va l'entraînement ?
Je crois que ça se passe bien.
♪ ai besoin de mes dossiers.
Tous les codes jusqu'ici sont très simples.
De simples substitutions.
Ils peuvent être très efficaces
pour un message rapide
qui peut être décodé en une demi-heure.
Pour ça, on se sert de ces substitutions rapides et précises.
Tout code peut être déchiffré.
Question de temps et de travail
de la part de celui
qui veut le comprendre.
Nous arrivons à des codes plus complexes…
On en parlera plus tard.
Nous pensions qu'elle partirait aujourd'hui.
Attends dehors, on en parle après.
Dépêche-toi, j'aimerais que ça soit réglé.
Tu seras bien à la ferme.
Je ne peux pas bouger. Je ne veux pas y aller.
Quand tu iras mieux.
Je ne peux pas bouger du tout.
Ce n'est pas la peine. Calme-toi et dors.
Je ne vais pas guérir.
Tu vas guérir. Ne dis pas ça.
Je veux seulement voir les autres.
Ils ne peuvent pas venir ? Ce n'est pas sûr ?
On les fera venir.
Ce n'est pas sûr.
Le gardien voit passer les gens.
IL y a le concierge, nos invités.
Pour sa sécurité, elle doit partir.
Notre docteur viendra tous les jours jusqu'à sa guérison.
Docteur ! Quel âge a-t-il ?
Sil doit opérer, vous l'aiderez par tous les moyens.
On ne peut pas bien la soigner ici.
Il faut que tu l'emmènes ailleurs.
Nous avons déjà tout fait.
Elle ne va pas rester ici.
Elle restera ici jusqu'à sa guérison.
Je ne veux plus de ça.
Tais-toi.
Ecoute-moi. Ça va se passer comme ça.
Ne me parle pas sur ce ton.
Si je vais au téléphone,
toi et cette fille, vous êtes finis.
Ecoute-moi.
Tu feras ce que je dis, ou je te tue.
Je suis un peu sortie avec Ted, mais il est bizarre.
Des amis bizarres. Je ne le vois plus.
On l'a connu au collège ?
Je ne crois pas. Ted Griffin ?
Je ne pense pas.
Grand, blond.
♪ ai même sa photo sur moi. Attends.
Tu le reconnaîtras peut-être.
Pour une raison bizarre, un soir,
il a laissé cette photo.
IL m'a donné la moitié où il est.
Tu le reconnais ?
Jamais vu.
IL était avec des types curieux.
Pas des hippies, des types très engagés dans la politique.
Ils ne pensaient qu'à ça.
Quand j'étais avec Ted, il n'était jamais là.
Il ne sentait pas que j'étais là.
♪ aimerais les voir.
Pourquoi ?
Ça m'intéresse.
Non, je ne les vois plus, alors…
Et d'ailleurs…
D'ailleurs ?
C'est personnel. Je ne veux pas me mêler de…
Tu as été avec lui pendant longtemps ?
Qu'est-ce que ça fait ?
Pour savoir ce que tu as fait.
♪ ai été un peu avec lui.
Je n'ai pas grand-chose à faire.
Je viens à New York pour le week-end,
et même mes cours, c'est comme si je dormais.
Comme si les filles de ma classe dormaient.
♪ essaie de me rappeler, quand j'avais 13 ans.
Je ne me rappelle pas m'être autant ennuyée.
Parfois je pense qu'il n'y a rien à attendre.
Tu devrais peut-être faire autre chose.
Avec un diplôme d'anglais, quoi faire ?
Je ne veux pas parler de ça.
Ça ne fait rien.
Tu te rappelles mon frère Larry ?
Il a été tué au Mexique.
Mais quand c'est arrivé,
ça n'a pas eu d'importance.
♪ ai pensé
que peut-être il était comme moi…
Qu'il n'avait rien à attendre.
IL s'est fait avoir par l'armée.
On ne peut pas empêcher ça.
Peut-être que ça ne fait rien.
N'en parlons plus. Qu'est-ce que tu fais ?
♪ ai du boulot, dans les assurances.
Et tu m'as appelée, comme ça ?
On a passé de bons moments.
C'était vraiment bien.
Autant boire.
Oui, c'est bon.
Oui, c'est bon.
Ici on voit l'émetteur sauter.
On développe ici maintenant ?
Ce n'est pas encore décidé.
Quelle différence entre ceci et nos moyens conventionnels ?
On se sert de bandes magnétiques à grande vitesse.
On les met dans l'émetteur.
Ce générateur de signaux
produit de hautes fréquences qui se décomposent
en différentes fréquences, d'où un bon brouillage.
On passe ça dans l'émetteur,
ça devrait être efficace.
Il ne suffit pas de le retirer.
Il ne part pas par accident.
Il y a un cran de sûreté.
Et la paume doit être pressée
pour tirer sur la gâchette.
IL ne fait feu que si on l'a en main.
Oui, on le serre.
Il faudrait avoir plus de revolvers ici.
Ce serait très bien, mais…
on a ces automatiques .45 plus facilement.
Fais-moi essayer.
On pousse, par en bas ?
Mais ils sont moins précis.
C'est dedans ? Ça n'a pas l'air sûr.
Essaie de mettre ça dans l'arme.
Ça n'entre pas.
Pousse plus fort.
À vous.
Quant à votre force ?
Vous avez l'habitude de ces analyses.
D'après vous, quelle est-elle ?
Nous ne pouvons pas en juger.
Alors, c'est la réponse.
Ce qui compte, nous avons la force d'agir.
Notre mouvement est renforcé.
Secpo n'a même pas pu ramasser les morceaux.
C'est vrai.
De plus, l'information doit compter avec nous,
on ne peut plus nous ignorer.
Mais vous savez tout cela.
Pour les régions. Je ne sais rien à l'échelon national.
Je comprends votre réticence,
mais je ne sais rien de vous,
ni de l'organisation nationale. Je veux apprendre.
Alors, allez-y.
Nous sommes d'accord avec votre analyse.
Tant que la politique gouvernementale est de répression,
que la guerre continue, comme il semble,
vous gagnerez des forces.
Vous augmenterez.
Nous partageons votre analyse de l'avenir
et nous tenons à arriver tout de suite
à un accord réciproque de coopération.
Spécifiquement ?
Nous travaillons actuellement pour le gouvernement.
Nous nous occupons de surveillance,
de problèmes de sécurité,
du plan de développement psychologique
qui donnera à Secpo le contrôle des jeunes.
Nous vous donnerons les détails du plan.
Nous demandons seulement
qu'un représentant important de notre groupe
assiste à une réunion au sommet du vôtre.
Immédiatement.
Vous, bien sûr.
♪ espère, mais pas forcément.
Et si je vous disais
que vous ne pourriez avoir un représentant
qu'avec un gouvernement provisoire en exil ?
Dans combien de temps ?
Cela m'intéresse beaucoup, je le défendrais,
mais je devrais leur en parler.
Vous comprenez cela.
C'est important pour nous donner
une indication de vos intentions.
Mes intentions sont claires.
Mes problèmes ne vous intéressent pas.
Nous sommes souvent bousculés,
forcés de faire des choses odieuses.
Mais pour nous, c'est important de rester à l'intérieur.
Nous pouvons vous mettre en position
de discuter avec de hauts fonctionnaires
de nos amis, qui peuvent vous être utiles.
Nous sommes du même côté, pensez-y.
C'est d'accord ?
Nous voulons seulement avoir
l'un des nôtres à vos réunions.
On va dans le même sens.
Je défendrai ça. J'y crois.
C'est utile.
A bientôt.
Tu te trompes sur mon compte.
Tu te trompes sur mon compte.
Je ne suis pas d'accord.
Tout ne va pas si mal.
IL faut faire des changements, mais pas des grands.
Et c'est dangereux, ça pourrait aller plus mal.
Dans ma vie, j'ai beaucoup de liberté.
La liberté de faire un travail que j'aime, je ne vais pas arrêter.
Et je fais ce que je veux de mon temps libre.
Et ton frère ?
Quel rapport avec mon frère ?
Tu ne comprends rien à mon frère.
Tu ne comprends rien à une telle tragédie personnelle.
Comment une chose pareille
peut vous rendre plus forte et plus sûre.
Toi et ta bande, et aussi Ted,
vous ramenez ça à un fait politique.
Vous niez toute émotion humaine,
toute l'expérience réelle.
Vous ne savez rien de la famille.
Quand je serai mariée, j'aurai une famille très solide.
Toi, tu n'auras jamais ça.
Et l'école ?
L'ennui, c'est qu'ils paient si peu.
On n'a pas de bons professeurs pour 5 ou 6000 dollars par an.
Je le fais parce que j'y tiens, et j'aime les élèves.
La plupart des gens refusent. En payant plus,
ils auraient de meilleurs professeurs.
Nous n'aurions pas tant de travail.
Les élèves sont un grave problème.
Elles ne sont plus du tout comme avant.
Elles sont désorientées. Il leur faut une structure
pour les aider à apprendre.
Leurs parents ne leur en donnent aucune.
Ils n'ont même pas la force de les aimer.
Nous devons les aimer et leur enseigner.
Je suis très sévère avec mes classes.
Et les filles ont besoin de ça.
Elles admirent les gens forts.
Il y en a, à l'école, qui ont besoin d'être aimées.
Ce n'est pas important.
Je ne tiens pas à être aimée, ça ne me fait rien.
Et le mariage ?
Je me marierai, quand il sera temps.
Il y a tant d'hommes que je ne peux même pas choisir.
♪ attends quelqu'un d'exceptionnel,
je peux attendre, je ne suis pas pressée.
Je veux quelqu'un qui me stimulera,
qui m'aidera à grandir.
Quelqu'un qui m'aidera à m'accomplir,
comme femme, comme mère, comme amante.
Ce sera une nouvelle phase dans ma vie.
Je laisserai tout ce que je fais,
je me jetterai là-dedans.
Je mettrai toute mon énergie à me battre pour ça.
C'est nécessaire. Les gens pensent
qu'ils suffit d'attendre.
Mais c'est faux.
Les choses n'arrivent pas. On les fait arriver.
Et en même temps,
je vois ça très clairement.
♪ ai une idée très claire de ce que ce sera.
Tu as une idée très claire sur tout.
C'est vrai. Il suffit
d'attendre et de savoir quand avancer.
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Si je pouvais te faire comprendre…
faire comprendre à l'un de vous, au moins je sentirais…
ma mission serait accomplie.
Je ne sais pas quelle…
Qu'est-ce que tu fais, Howie ?
langue tu comprendrais…
je devrais faire semblant de jouer.
Tu pourrais faire comme si
j'étais un voyageur dans le temps…
Je viens visiter votre…
Je n'aime pas jouer à faire semblant.
Ce n'est pas pour faire semblant…
Tu es une marionnette, qui pense
que les choses sont réelles.
Elles ne le sont pas.
Elles sont faites par ton moi,
par tes goûts, par…
Tu ne comprends pas que tu vis de faux-semblants…
Tu me parles ?
Je parle à toi et au groupe.
Je pensais que j'avais des liens avec toi.
Pourquoi toi ? Tu n'es pas plus avancée
que les autres de ce siècle.
Peut-être un peu plus humaine.
Mais vous êtes tous si pathétiques.
Tous, comme…
des marionnettes…
Pour les gens de mon ère,
vous êtes ce qu'un mur est pour vous.
Vous êtes insensibles.
Qu'est-ce qu'il y a, Howie ?
Ne me contredis pas, je ne te dénigre pas.
Je ne veux pas.… mais toi…
♪ arrive dans le passé, je te trouve ici.
Je dois t'aider. Nous jouons tous des rôles, mais…
il faut que ça sorte.
Arrête… ce que tu fais.
En voilà encore.
Tu vas me frapper ?
Je ne vais pas te frapper. Je dois me lever demain.
Je ne suis pas venu pour salir ton sol.
Mais c'est la saleté que vous avez mise partout.
Vous ne savez pas.…
Votre but et ce que vous essayez de réaliser
et vos moyens. Comme ce que je fais, c'est idiot.
Qu'est-ce que vous faites ?
Qu'est-ce que vous faites croire ?
Qu'est-ce que cette révolution ?
Qu'est-ce que vous faites dans les villes, à la campagne…
A courir derrière les voitures de police ?
À regarder. Qu'est-ce que vous faites ?
Quels sont vos buts ?
Tu les connais.
Tu sais ce que nous faisons, Howie.
Tu sais qu'il est 4h du matin ?
On doit être là-bas à 7h.
Tu ne dois être nulle part. Je t'expliquerais…
je te dirais ce que je sais…
tu ne comprendrais pas.
Tu me reconnais ?
Tu dis que je suis fou.
On vous répond ça dès que vous parlez.
Je ne peux pas recommencer.
Les choses dont vous rêvez vaguement,
nous y sommes parvenus. Nous sommes ces choses.
Et tu es...
♪ ai pitié de toi pour ce que tu subis…
Tu changeras…
Les épreuves qui te seront imposées…
Tu comprends que je veux dormir ?
Tu veux dormir ici ?
Sans doute.
Quand tu seras un peu…
reposée, on en parlera.
Je m'étends ici.
C'est celui de Larry ?
Je garde mes bottes.
Ils ont tué Ted !
Je lui ai dit : ne va pas en ville.
Semences. Fragments. Idées.
Nous sommes l'avenir.
Personne ne vous donne l'avenir. Nous le faisons ensemble.
IL n'y a pas de modèles ou de plans.
La liberté n'était pas réelle.
Prendre la liberté.
Pouvoir à l'imagination.
A la vie que nous désirons pour les hommes.
Voilà la réalité.
Liberté et imagination
pour chaque homme, femme et enfant.
Le pouvoir au peuple.
Vous qui voulez mourir, mourez.
Mourez comme il faut,
n'entraînez pas vos frères dans le désespoir.
Prenez un ennemi. Et écartez-vous.
Ne traînez pas la vieille maladie.
L'HUMANITÉ NE SERA HEUREUSE
QUE QUAND LE DERNIER BUREAUCRATE SERA DISSOUS
DANS LE SANG DU DERNIER CAPITALISTE
Le pouvoir au peuple.
Le pouvoir à chacun et la liberté qui sera à nous.
Dans la lutte, nous évoluons.
Notre lutte n'évolue que par la lutte.
La révolution est permanente.
Révolution permanente.
Depuis le début de l'offensive,
j'ai vraiment peur, à chaque instant.
Ça passera.
Non, vraiment.
On finit par avoir peur tout le temps, mais ça passe.
Ça s'en ira avec le temps.
Inutile d'en parler.
Si. Nous devrions parler de tout.
♪ ai peur, je n'ai pas peur.
Je suis prêt, je ne suis pas prêt.
Indéfiniment.
On a un travail, on le fait.
Ce n'est pas comme ça pour moi.
Ni pour d'autres non plus.
IL faut parler de ce qui nous arrive.
Ce qui compte, ce sont nos erreurs.
Nous sommes bêtes, imprudents, complaisants.
Voilà la réalité.
Nos erreurs touchent d'autres personnes.
Tu sais bien que tout le monde fait son possible.
Tu as raison.
Je dois rentrer avant le couvre-feu.
Deux choses : il faut quelqu'un d'autre à la librairie,
ou enlever les dossiers.
Laissons les dossiers et Babeuf,
et faisons travailler quelqu'un avec lui.
Tu es sûre ?
Je ne suis sûre de rien.
Mais je crois que ça va.
IL me faut tous les renseignements sur ces sociétés.
Intérêts, sièges, et aussi les directeurs.
Il faudra aller à leurs réunions, toi ou Gay.
Moi ou Gay. Ça ne fait rien.
L'autre chose.
Combien te faudrait-il pour entraîner 3 personnes ?
Pas longtemps. On commence quand ?
Tu peux mercredi ?
Au retour de la campagne.
Cette réunion est importante parce qu'on pourra
regarder toute l'offensive
sous un angle nouveau.
Tout ce que tu peux trouver.
On ne sait pas vraiment où on est
et si on pourra travailler ici
plus de deux semaines.
On ne doit pas tout régler tout de suite, mais.…
Parlez plus fort, j'ai des trucs à voir à côté.
Reprenez au début.
On a 8 nouveaux.
Ils ont déjà été vérifiés.
Si on peut les prendre ici, nous pourrons déménager.
Dans 15 jours ?
Dès que possible. 2 à Detroit,
2 à Atlanta, 2 à Dallas.
On s'est occupé des couvertures.
Mais il y aura plus de travail ici.
En plus du nôtre, il y a…
Personne ne part avant
la fin du travail sur l'offensive.
Ça a déjà été décidé.
Tu as parlé à Chicago ?
Oui, mais
on ne peut pas transmettre directement.
Ce n'est toujours pas clair.
Il y a le film sur l'offensive,
et il faut finir les films pour le printemps.
Nous devons monter les rushes du Mexique
ce week-end pour avoir le film à la réunion.
Pour que ça se passe au printemps, il faut forcer.
Mais c'est faisable.
On a toujours beaucoup de travail.
Nous voulons en faire plus, et c'est le moment.
Alors, Mike ?
Ça m'ennuie qu'on s'adresse directement à moi.
Si on a dit qu'on le ferait, on peut le faire.
Tout le monde est d'accord ?
C'est tout ce dont on devait parler.
Un instant. Encore une chose.
Le film que Jim est en train de charger,
on a travaillé dessus
depuis 15 jours,
et on a essayé
de ne pas faire un simple film de montage.
Est-ce réussi ?
On peut le voir maintenant
et en parler quelques minutes, après.
Prends ce numéro.
On a appelé 3 fois d'ici.
Je t'appelle là, la prochaine fois.
Deux choses.
Dis à tes amis de la zone résidentielle
que l'organisation augmente énormément.
Dans les usines aussi.
Oui, on en sort très forts.
Les choses principales voient le jour.
Quelques professions libérales…
même si leur rôle est plus clair, ils sont dépassés.
IL y a toute une zone
que je ne sais pas comment traiter…
♪ ai rencontré le directeur de STM.
Oui, lui. C'est quelque chose.
On aura ce qu'on veut, mais c'est dur.
Tu peux venir au centre d'entraînement ?
Non, il faut bouger.
Oui, à vérifier.
On le tient toujours.
Non, le Chef des Services Secrets.
On ne descend pas à moins de 100000 dollars.
Oui, c'est beaucoup plus serré.
Couvre-feux, rafles, tabassages. C'est dur.
On a eu de sales pertes.
Ce n'est qu'une question de temps.
Tout le monde y est.
Le printemps sera formidable. On y arrivera.
Tout se met en place.
Prends soin de toi.
Traduction : EISENSCHITZ-COTTRELL
Sous-titrage TITRA FILM Paris
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