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L'AMI AMÉRICAIN
Je me suis beaucoup baladé
A travers le pays
Dieu sait !
Qui est là ?
Ripley.
La porte est ouverte.
Je t'attends depuis deux mois.
Tu vas bien...
le Titien ?
Salaud, je m'appelle Pogash.
Tu es parti quand de Hambourg ?
Ce matin.
Et ta femme ?
Quelle femme ? Tu repars quand ?
Ce soir.
Tu n'es pas très sérieux.
Ça, c'est sérieux.
J'ai vendu un tableau, bientôt un deuxième.
Combien ?
2000 pour toi.
Je te l'ai dit: j'ai l'oeil.
Prends-en soin. Un oeil, ça ne se remplace pas.
Je sais bien.
Celui-là, j'en tirerai plus.
Il m'en faut deux dans six mois.
En 6 mois, je peux en peindre 5 !
Essaie d'en vendre cinq.
Deux ! Un mort, ça ne peint pas tant !
Tu portes ce chapeau à Hambourg ?
Pourquoi pas un cow-boy à Hambourg ?
6 décembre
1976.
N'avoir peur de rien,
sinon de la peur.
Je sais de moins en moins
qui je suis,
ou qui est n'importe qui.
Même ce fleuve
me rappelle un autre fleuve.
Et là où va ce fleuve...
c'est là que je veux être.
Mesdames, messieurs,
le grand moment de cette vente.
Un remarquable Derwatt
dernière période. Puis-je revoir le tableau...
Ils sont rarissimes.
C'est peut-être la dernière occasion.
N 122, Derwatt.
J'ai plusieurs offres écrites.
Je commence à...
17.500 marks.
17.500 ! Qui dit mieux ?
18.000... 19.000
24.000 marks !
Une fois, deux fois...
27.000.
Je n'irais pas si haut.
Pourquoi pas ?
Pas génial.
Qu'est-ce qu'il a ?
J'ai travaillé trois jours dessus.
Regarde les couleurs !
Le bleu ne correspond pas
aux autres Derwatt.
C'est une affaire sûre en Amérique.
Au Texas, on se jettera dessus.
Annoncez clairement !
42.000 marks.
Une fois...
56.000.
58.000 marks.
60.000 marks.
62.000 !
Une fois, deux fois...
trois fois !
Satisfait ?
Tout à fait.
Félicitations, M. Winter.
Daniel va bien ?
Tu emportes ton tableau ?
Envoie-le à New York.
Je n'y serai pas avant Noël.
Je vais au fin fond du Canada,
sans téléphone, ni rien.
Il est tombé.
De nouveau ?
M. Winter,
vous êtes satisfait ?
Bien que Jonathan n'aime pas le bleu.
M. Ripley... M. Winter...
M. Zimmermann.
J'ai entendu parler de vous.
Allons-y, Allan.
Ton avion...
Ne prenez pas ça au sérieux.
Zimmermann est très tendu.
C'est un bon...
encadreur, mais...
plus un restaurateur compétent.
Pourquoi ?
Il est malade.
Une maladie du sang.
Incurable.
Sans espoir,
peut-être.
Un traitement cher...
Sa femme
doit travailler.
Tu ne dors pas.
Où étiez-vous ?
Qu'est-ce qui t'a réveillé ?
Le bruit des camions.
Nous restons là.
Je peux laisser allumé ?
Pas un geste !
Je suis armé !
Retourne-toi lentement.
Tends les bras devant toi !
Que je voie tes mains.
Très lentement !
Deux heures que j'attends.
Tu entres par effraction ?
Je devrais te descendre.
Je vais te dire la vérité.
Si je ne le fais pas, c'est qu'on pourrait m'entendre.
Je t'ai télégraphié !
Télégraphié !
Entre là-dedans !
Quelqu'un qui en semble incapable.
Je connais des musiciens de rock,
des avocats, des marchands de tableaux,
des maquereaux, des politiciens,
mais un assassinat ?
Je ne veux pas être mêlé à ça !
Ce n'est pas si simple.
Tu as une dette envers moi.
Une dette ?
C'est de la folie, Minot.
Nous avions dit 60 marks.
Ça fait un peu plus.
Je l'ai de ma mère. Mon frère n'a aucun goût.
Ça coûte 20 marks de plus.
Il tient dans mon sac.
Quatre-vingts.
Il me plaît beaucoup.
Vous êtes futée !
Je le remets à sa place.
80 marks !
Mon allemand... est dégueulasse.
Faites-moi... un cadre.
Parlons anglais.
Je suggère...
celui-ci.
Il faudra ?
Deux, trois jours.
C'est rapide.
D'après Gantner, vous êtes un bon artisan.
J'admire ça.
J'aurais voulu
faire quelque chose de mes mains.
Certains peuvent, d'autres pas.
Je peux
vous montrer ?
Il faut le bouger.
Ça vous plaît ?
Je vous le donne.
Pourquoi ?
A notre dernière rencontre,
ma conduite...
je n'ai pas été poli, et...
N'y pensez plus !
Je n'aime pas les gens qui investissent dans la peinture.
Je ne suis pas de ceux-là !
Pour moi, si.
Je reviendrai.
Pas de la main gauche !
Daniel, non !
Tu rêvais.
Ça a été un choc d'apprendre...
que ta vieille maladie du sang s'est aggravée.
J'étais gêné de t'en parler.
Si c'est une question d'argent, fais-le-moi savoir.
Je serai à New York dans 2 semaines.
Oui, il est au Canada.
Ne te laisse pas aller.
Un ami est là pour ça.
Ton Allan.
Il a écrit ça à l'aéroport.
"Que ta maladie s'est aggravée."
Il aurait pu en parler dans la voiture.
Qui lui a dit ? Je l'aurais su le premier.
Je reviens
Mon patient préféré !
Je n'ai pas le temps.
Un instant.
Au dernier examen, mes résultats étaient mauvais ?
Vous les avez vus,
nous en avons parlé.
Il n'y a pas d'aggravation.
Vous vous sentez plus mal ?
Pas du tout.
Voilà,
un ami a entendu dire...
que je n'ai plus beaucoup à vivre.
Où a-t-il entendu cette idiotie ? Pas chez moi en tout cas.
Votre état n'a pas changé.
Ce ne sont que des ragots.
Votre femme est sortie.
Hier, vous parliez avec M. Winter...
Avez-vous parlé de moi ?
Non, pourquoi ?
Vous êtes au courant de ma maladie.
Je n'en parlerais à personne.
Quelqu'un en a parlé.
Quelle idiotie !
C'était sûrement sans mauvaise intention.
Je m'appelle Raoul Duplat.
Vous ne me connaissez pas.
Moi, je vous connais très bien.
Je veux vous parler d'une affaire.
Vous êtes marchand de tableaux ?
D'une certaine manière.
J'ai quelque chose à vous montrer.
Prenons le métro.
J'habite Paris.
En deux mots:
Je dois faire disparaître une personne,
peut-être deux.
Mes cartes sont sur la table.
Vous plaisantez.
Pas du tout.
D'où avez-vous mon nom ?
Peu importe.
Est-ce que 250.000 marks vous intéressent
pour tuer un homme, peut-être deux ?
C'est facile et sans risque.
Je ne sais pas qui vous a dit que je suis un tueur.
Vous me prenez pour un autre.
Vous n'en avez pas pour longtemps à vivre.
Vous avez une femme...
Qui vous l'a dit ?
Vous avez un petit garçon.
Vous ne voulez pas leur laisser de l'argent à votre mort ?
C'est ridicule.
Mais non.
Votre docteur vous ment peut-être.
Mais vous, vous savez !
Je sais tout de ma maladie.
J'ai une leucémie.
Je regrette, M. Zimmermann,
vous ne savez pas tout.
Au moins vous savez de quoi je parle.
Vous êtes libre, mais c'est une grosse somme.
Vous pourriez arrêter de travailler
et profiter de la vie.
Je ne suis pas un assassin !
C'est ce qu'il nous faut.
Quelqu'un qui n'a aucun lien avec nous.
L'homme que je veux vous faire tuer
est un criminel.
De la mafia.
Vous êtes fou.
Pensez-y.
Je suis ici toute la journée. Au Pacific Hotel.
Vous êtes essoufflé !
Vous ne devez pas faire d'effort !
Vous vous en êtes aperçu ?
Vous avez oublié votre écharpe.
Pourriez-vous me faire la ponction sternale tout de suite ?
Je rentrais chez moi.
Pour me rassurer.
Je voulais déjà vous le dire.
Dans votre état, on n'est sûr de rien.
Aucun médecin au monde
ne pourrait vous garantir
cinq ans, un an, un mois...
Qui lui aurait dit ?
Gabriel dit que c'est idiot.
Je n'ai pas à m'inquiéter.
Mon état est inchangé.
Ce n'est qu'une rumeur.
Gantner...
ne sait rien. A ce qu'il dit.
Se souviendra-t-il de moi ?
"Mon père avait une moustache.
"Nous habitions sur le port. La maison a été rasée."
Ça recommence.
Plus rien depuis trois mois,
et maintenant, ça recommence.
J'attendais votre appel. Ne dites rien.
J'ai une proposition.
Venez voir un docteur à Paris,
pour vous faire une idée de...
votre état de santé.
J'ai pris rendez-vous
avec un hématologue.
Ça ne vous engage à rien.
Prenez l'avion de 7 h du matin.
L'argent était pour ça.
J'allais chez vous.
Vous avez les résultats ?
C'est encore trop tôt.
Les tests ne sont partis que ce matin.
Demain, peut-être après-demain.
Ils les ont peut-être déjà.
Impossible !
Passez me voir après-demain.
Après-demain !
Vous pourriez les appeler !
Parfois je ne vous comprends plus.
Ça ne servirait à rien ! II n'y a pas de résultats.
D'ailleurs, ils n'auront pas changé.
Et si ça a empiré ?
On dirait que vous le souhaitez.
Je vais à Paris.
Un client
m'a pris rendez-vous
dans un hôpital
spécialisé dans les maladies du sang.
- Tu pars ce soir ? - Demain matin.
Je dois y être à 7 h.
L'avion part à 7 h 20.
A cause du télégramme ?
Je suis très troublé.
Je voudrais en savoir plus,
tu comprends ?
Si je reporte ça, je ne le ferai jamais.
Si le télégramme n'était pas d'Allan ?
De qui d'autre ?
Réveillez-vous, M. Zimmermann.
Je suis en retard.
Le vol s'est bien passé ? Vous allez bien ?
Le rendez-vous est à 10 h à l'hôpital.
Pas de temps à perdre.
Rodolphe est étudiant en médecine.
Il vous aidera
s'il y a des problèmes.
Nous allons à l'Hôpital américain.
C'est le meilleur de Paris.
Très célèbre.
Onassis y est mort.
Jean Gabin aussi.
Je n'ai pas l'intention d'y mourir.
C'est normal de voir un autre médecin
dans un cas si grave.
Maman, je réponds ?
Demande qui c'est.
Seulement ma mère.
Le docteur !
Elle arrive.
Idiot, pas par-dessus,
par le côté !
Daniel, faites attention.
Il n'est pas là aujourd'hui.
Il est à Paris.
Je vous croyais au courant.
Il y a un message ?
De quand le premier diagnostic ?
1971.
Non, 72.
Vous avez un traitement régulier ?
D'où êtes-vous ?
Hambourg.
Allemagne du Nord.
La Reeperbahn est toujours là ?
Vous êtes suisse ?
J'ai fait mes études à Berne.
Vous aussi.
Né à Zurich.
Alors, vous pouvez supporter ça.
Ça va
être pénible dans toutes les langues.
Je sais.
Allons-y.
Vous avez réfléchi
à ma proposition de Hambourg ?
Je n'ai pas changé d'idée.
Je vous appelle cet après-midi.
Nous vous ramenons à l'hôtel.
Je vais accrocher un écriteau.
Pour dire quoi ? "Je suis encore en vie" ?
"Délivrez-moi du mal."
Tu as raison.
Je suis mort, et je vais très bien.
Andrew Pogash-Derwatt.
Je suis vivant !
Tu as changé le bleu !
Ton dernier tableau...
tu as changé le bleu !
Il est différent !
Comment tu l'as vu ?
Je ne l'ai pas vu.
Un ami de Hambourg me l'a dit.
Tu l'as mal vendu ?
Pas du tout.
Il a meilleur oeil que toi.
Plus pour très longtemps.
J'ai le rapport de l'hôpital.
Je l'ai demandé en urgence.
Déjà ?
Les premiers éléments.
Passez donc chez moi.
C'est de l'autre côté du fleuve.
Regardez par la fenêtre, vous le verrez.
L'immeuble moderne, à gauche du pont.
L'écharpe blanche. J'agite une écharpe blanche.
Vous me voyez ?
Oui, je vous vois.
Je l'ai lu, Jonathan.
Je suis navré.
Vous êtes pâle.
Prenez ça.
Ça va vous calmer.
Je suis très calme.
C'est l'homme.
Son nom est Samuel Igraham.
Un juif américain du New Jersey.
Un tueur.
Ça ne se voit pas sur la photo.
Personne ne reconnaîtrait un homme
dans la foule du métro
d'après une seule photo.
Bien sûr que non.
Rodolphe vient avec vous.
Il vous le montrera.
Le mieux,
c'est la station Etoile,
où il prend la correspondance.
Tenez le revolver dans le manteau et tirez comme ça.
Après le coup de feu,
ne courez pas.
Du calme.
Soyez comme n'importe quel voyageur.
Qu'est-ce que tu as ?
Je suis paumé.
N'essaie pas d'être aimé.
Je veux rentrer.
Je t'aime pour ton argent.
Je suis paumé !
Ferme les portes ou entre par les fenêtres !
Un peu plus vieux,
un peu plus paumé.
Marche droit, cow-boy.
Il a été tué ?
Dans le métro,
à Paris ?
Je n'y suis pour rien.
On t'a vu par la fenêtre.
Je t'attendais.
J'ai pris le premier avion.
Qu'est-ce que tu as ?
Tu m'as rapporté un cadeau ?
Non, excuse-moi. Je n'ai pas eu le temps.
Tu as saigné ?
Michael n'a pas cru que tu étais allé à...
Paris !
C'est vrai, je suis allé à Paris.
Qu'ont dit les médecins ?
On va à la fête ?
Il faut que Gabriel envoie le dossier.
Oui, on ira à la fête.
On part.
Pas mon cadre, j'espère.
Tout va mal...
pour vous ?
Votre cadre n'est pas prêt...
J'étais absent hier.
Blessé ?
Je me suis mis à votre cadre.
Je peux voir ?
Il est dans l'atelier.
J'aime cette pièce.
On s'y sent bien.
Elle est tranquille, paisible.
Comme vous.
Je vous envie.
L'odeur de la peinture et du bois.
On doit bien travailler, ici.
Quand on a fini,
on peut voir ce qu'on a fait.
Ce n'est pas si facile.
Pas si... facile et sans risque.
Qu'est-ce que vous faites ?
De l'argent. Je voyage beaucoup.
Je ramène les Beatles à Hambourg.
Ça, je n'y crois pas. C'est une vieille rumeur.
Ce n'est pas une rumeur.
Je n'ai pas pu te dire ce matin.
Ces médecins à Paris m'ont payé une avance,
parce que j'y retournerai sans doute.
Alors c'est dangereux.
Sinon ils ne te paieraient pas.
Ils prennent un risque, moi aussi.
Et si ça réussit ?
Je vivrai quelques années de plus.
Je prends le train de nuit. J'arrive à 9 h 40.
J'ai une surprise pour vous.
Je vous vois à la gare.
C'était le spécialiste de Paris.
Il vient à Hambourg
pour autre chose, bien sûr. Il veut me voir.
Continuer le traitement.
Je ne te crois pas.
Je ne te crois pas, c'est tout.
Tu es allé à Paris pour autre chose.
Alors pourquoi ?
Que sais-je ?
Tu ne me racontes rien.
C'est moins de la moitié.
Je vous ai dit
qu'il pouvait y avoir un second cas.
Sans moi !
J'ai pris rendez-vous avec un autre spécialiste.
A Munich.
Demain.
Un dimanche ?
C'est un arrangement privé.
Vous reprendrez le train de Hambourg
dans l'après-midi.
Il y a un homme dans le train, je suppose.
Ça s'est si bien passé !
Je verrai le médecin à Munich.
Je serai dans le train.
Mais je dormirai dans le train,
et je ferai un voyage agréable.
Tu as lu les journaux ?
Félicitations.
A toi !
C'était ton idée.
Tais-toi !
Tu es trop sensible, Tom.
Il va recommencer.
Un Américain. Dans le train.
De l'autre organisation.
Il n'était pas question d'un deuxième assassinat.
Et alors ?
Des représailles pour le crime du métro...
C'est ce que je veux.
C'est absurde.
Et ça ne marchera pas.
Un train, c'est trop dangereux.
Il n'est pas à la hauteur.
Trouve un professionnel !
J'ai confiance en lui.
Il ne le fera jamais.
Encadré.
Votre fils ?
J'ai trouvé ça.
On tourne...
Ça vous plaît ?
Je vous le donne.
Pourquoi ?
La dernière fois, votre conduite était dégoûtante...
Vous restaurez les tableaux ?
Des ouvriers, chez moi, en ont abîmé un.
Je serai chez moi demain.
Passez.
Demain je ne peux pas.
Je n'habite pas très loin.
Demain je fais un petit voyage.
On doit y aller. Il faut une demi-heure,
avec la circulation.
Bon voyage !
Merci pour le cadeau, M. Ripley.
Il t'a fait un cadeau ?
Moi aussi, la dernière fois.
Tu as l'air de bien le connaître.
6 décembre
1976.
N'avoir peur de rien,
sinon de la peur.
Je sais de moins en moins
qui je suis
ou qui est n'importe qui.
Je vous attends demain matin.
7 h dans le taxi.
Le grand au chapeau bleu.
Avec deux gardes du corps.
Je ne connais pas le vieux.
N'ayez pas peur d'eux.
Vous avez le revolver ? Et l'autre chose ?
Je vous ai donné les billets ?
Ma femme touchera l'argent, quoi qu'il m'arrive ?
Elle le touchera, Jonathan, promis !
Salut, Jon.
On va être obligés de finir ça.
Un ami à l'intérieur.
Il est malade.
Frappe 2 fois si ça va.
KO au cinquième round !
Eau non potable.
Sors vite !
Le garde du corps !
Il revient.
Où est le revolver ?
Occupé !
Billet, s.v.p.
Dans la veste bleue !
Surveille le couloir !
La porte !
Aide-moi !
Demain, à l'atelier.
Cette fois, j'ai un cadeau.
Qu'est-ce que c'est ?
Une toupie.
Gyroscope,
ça s'appelle.
Tu trembles. Ça marche quand même.
Ici la femme de Jonathan, qui êtes-vous ?
Je ne peux pas parler.
Ça suffit ! Qui était-ce ?
Encore ton spécialiste ?
Dis-moi enfin la vérité.
Cette histoire d'examen un dimanche !
Tes voyages ont à voir
avec les combines de Gantner et Ripley.
A quelle saloperie es-tu mêlé ? Ils te paient bien ?
Je ne supporte plus tes mensonges et tes dissimulations.
Calme-toi, je te prie.
Je me sens abandonnée.
Et trompée !
Le pire, c'est que
tu te sers de ta maladie pour me mentir !
Je ne veux même plus savoir
ce que tu fais avec ton ami américain !
Sois contente de ne rien savoir.
C'est drôle.
Ils ont calculé qu'entre les deux hommes,
4 minutes se sont écoulées.
On jette un gangster d'un train à 120 km/h,
puis un second.
Combien de temps s'est écoulé,
si le train ne change pas de vitesse ?
4 minutes !
Je pense que vous voulez de l'argent.
Gardez l'autre moitié.
De toute façon, je n'en veux pas.
Ce n'est pas ça !
Pourquoi étiez-vous dans le train ?
Pour empêcher un 2ème meurtre.
Le premier ne vous a pas gêné.
Vous aviez le choix.
Je ne savais pas
jusqu'où irait Minot.
A propos,
vous étiez seul dans le train.
Je ne veux pas que Minot sache
que j'y étais.
Vous étiez seul !
Vous ne voulez rien ?
Que pourrais-je vouloir de vous ?
Je voudrais être votre ami,
mais l'amitié n'est pas possible.
Ça me met bien à l'aise.
Pourquoi avez-vous fait courir
ce bruit
que j'avais
un pied dans la tombe ?
Vous vous souvenez,
quand on nous a présentés, à la vente ?
Vous avez dit...
"J'ai entendu parler de vous."
Et vous l'avez dit très méchamment.
C'était tout ?
Ça ne suffit pas ?
97.000 marks !
D'où viennent-ils ?
Les médecins ont parié,
à Paris et à Munich.
Sur ma vie, en quelque sorte.
Et qui va gagner, à ton avis ?
C'est la mise.
Tu es fou.
Rien n'est à moi.
Qu'est-ce qui a foiré, Jonathan ?
On a plastiqué mon appartement, à Paris.
Tu as parlé de moi ?
Ça s'est mal passé dans le train ?
Pourquoi sont-ils après moi ?
Comment peuvent-ils savoir ?
Je ne sais pas.
Tout s'est bien passé.
Nous avons tué l'homme et un de ses gardes du corps.
Comment, nous ?
Tom et moi.
Il faut que je te voie.
Je ne sais pas quoi faire.
Minot est venu ici.
Du calme !
J'arrive pour te prendre.
Prends-ça et suis-moi.
Que veux-tu que je fasse ?
Reste là !
D'ici,
tu peux voir qui s'approche.
Tu t'en occupes.
On sait qu'ils vont venir !
Minot, la mafia...
Je suis là-haut avec le revolver.
Mais il y a les voisins.
Voilà pour te garder en vie.
Avec ça, je ne vais pas durer longtemps !
Une cigarette.
Tu dois te geler.
Je pense à toi tout le temps.
Sa veste et son chapeau !
Une ambulance !
Où est passé Angie ?
Prends-le !
Conduis la deuxième voiture.
Je ne peux pas.
Pousse-toi.
C'est automatique. Il suffit de démarrer,
d'embrayer,
d'accélérer
et de tenir le volant.
La route sera longue.
Mais on y arrivera !
Je t'ai cherché partout.
Rentrons chez nous.
Nous pouvons parler de tout.
Calmement.
J'ai été chez Gabriel.
On t'a trompé, à Paris.
Tous les chiffres étaient faux.
Viens, partons.
Tu n'as rien à expliquer.
Vous réglerez vos problèmes demain,
vous aurez tout le temps.
C'est très grave.
Aidez-nous.
Si vous voulez aider votre mari...
mettez-vous au volant,
suivez-nous dans l'ambulance.
Nous avons une chose à terminer.
Il est trop épuisé.
Essaie de dormir un peu.
Ça va ?
Où va-t-il ?
Je ne sais pas.
A la mer, je crois.
On ne gagne pas à tous les coups. Tu aurais dû garder ta ceinture.
Il ne ramènera jamais les Beatles à Hambourg !
Laisse-moi conduire.
Je tiendrai jusqu'à Hambourg.
Jusqu'à Daniel.
Un jour...
tu dois tout lui expliquer.
Il fait si sombre !
On y est arrivés, Jonathan.
Prends soin de toi.
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