All language subtitles for Peter Rabbit 2018 1080p BRRip x264 AAC 5.1 - Hon3y- French

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Original subtitles

Ta hauteur n'a pour valeur

que de refléter ta ferveur

Parce que seule compte la taille de tes rêves

T'es peut-être un petit format Pas un grand à gros bras

Mais un géant un jour on t'appellera

Parce que seule compte la taille de tes rêves

Je sais que...

Désolé !

Oui, on est désolés. Notre histoire n'a rien a' voir.

Non, on est ici pour Pierre Lapin,

le héros de notre récit,

un jeune lapin en veste bleue mais sans pantalon.

PIERRE LAPIN

Attaque quelqu'un de ta taille.

Avec plaisir.

Je parlais pas de moi !

Tu retournes dans son potager.

Il y a des moyens moins risqués de casser la croûte.

Oui, mais pas aussi marrants.

J'ai dit quoi de tes visites chez McGregor ?

Qu'il faut vous rapporter du chou-fleur ?

T'es un bon petit gars. Allez, file.

Au rapport, Jeannot.

Il a tondu la moitié de la pelouse, on aura juste le temps.

Regarde-le, la cruauté incarnée. Même quand il tond, il est furax.

J'ai une idée dingue.

Si on y allait pas ? La dernière fois, il a failli t'attraper.

T'es trop chou, je te mangerais.

C'est exactement ce qu'il veut faire avec toi.

Plus haut.

Pourquoi c'est toujours toi en haut?

Je suis l'aînée.

On est des triplées.

- Je reste l'aînée. - De 16 secondes.

Tu t'es brossé la queue récemment?

Fini, la sieste. Venez.

- Pœms! - C'est moi, la prems !

C'est pas du jeu !

Prenez-en plein les yeux avant qu'on s'en mette plein le ventre.

Pardon. Pourquoi je traîne la patte ? Je mange que de la salade.

La sauce, prends-la à part, ou juste un filet de citron.

Ça changera ta vie, sérieux.

Vous connaissez le topo.

Je dirai pas que la mission n'est pas hasardeuse,

périlleuse, voire dangereuse,

mais on réussira

parce que chacun de nous joue un rôle-clé

parfaitement adapté à ses capacités.

Vigie, vigie, vigie, guetteur,

héros.

Au travail.

- Je t'emboîte le pas. - Oublie.

T'as peur que je me prenne la patte dans un piège et doive la ronger ?

Tu m'appelleras Cloche-pied et j'aurai une cicatrice atroce,

mais les vraies blessures seront au fond de mon cœur ?

Pardon, je me suis lâchée.

On est en famille, on peut tout se dire.

Bon, approchez. Tout le monde est prêt?

- Yep. - Carrément.

- Sans faute. - Je crois.

Je vous adore.

C'est parti.

On va bien se marrer.

Laitue, radis, radicchio.

En parlant de radicchio,

pourquoi c'est si facile de lui voler ses légumes ?

Parce que "radicchio" ressemble à "rigolo".

On explique pas les blagues.

Flopsaut !

Trotsaut !

Queue-de-Coton !

Au poil.

Pomodoro, tomatillo. Pompadour, Roseval.

Personne les distingue. T'as remarqué ?

Arrête tes salades.

Je peux me lâcher, il entend rien avec la ton...

deuse.

Des lapins.

Non, pas par là.

- File. - Détale.

Sors de là.

Pierre, non.

- Je la plante là. - Fais pas ça.

- Mauvaise idée ? - Très mauvaise idée.

- C'est confus. Oui ou non ? - Un non catégorique.

Je vois pas ta bouche.

Non, non.

J'entends "oui".

- Je pars sur un "oui". - Non, Pierre.

Au secours.

Pierre !

Non !

Sauve-toi.

Lapin, tu vas finir en tourte.

Enlève ta veste.

Comme ton père.

Bonjour, monsieur McGregor.

C'est vous.

Belle journée, n'est-ce pas ?

Donnez-moi ce lapin.

Vous avez quelque chose...

Tu es sauvé.

Tu n'as rien ?

Il a fait un clin d'œil? J'ignorais qu'on pouvait faire ça.

Vous avez l'air en forme.

La veine sur votre front est moins saillante. Vous méditez ?

C'est mon potager.

Je transmets.

C'est son potager.

Voilà, je crois qu'on est tous briefés.

Ces lapins vont donc réprimer leur instinct naturel de se nourrir.

La prochaine fois sera la dernière.

Je ne manquerai pas non plus de le leur transmettre.

Vite, mes trésors.

Elle, c'est Béa.

C'est la voisine de M. McGregor et des lapins.

Devinez qui elle préfère ?

Entrez, je vous apporte à boire.

Il ne faut plus y aller, il a failli t'attraper.

Viens, bonhomme, que je te sèche.

C'est une artiste.

Elle a déménagé à la campagne pour se dédier à la peinture.

Pas de mal si vous n'appréciez pas

ou ne savez pas dans quel sens les regarder.

Ils sont horribles et elle le sait.

Alors pour s'amuser, elle peint les habitants du coin.

C'est superbe

mais c'est un rappel constant du drame que Pierre et les siens ont vécu.

Je te promets, je serai toujours là pour vous.

Et elle l'a toujours éte', depuis la mort de leur mère.

Il ne pleut plus.

Désolée pour la veste de papa.

Désolée que t'aies perdu la veste de papa.

Je viens de le dire.

Oui, mais venant de l'aînée, ça a plus de poids.

C'est qu'une veste. Maman et papa, ils sont là.

Et là, là, là, et là.

Un peu moins chez toi, t'es qu'un cousin.

Leur neveu, et par alliance.

Je te rabaisse pas, c'est par souci de précision.

Promettez-moi de ne pas y retourner.

Je l'ai, papa.

Je te tiens, lapin.

Je savais que tu viendrais.

La dame n'est plus là pour te protéger.

J'ai une folle envie de tourte, pour ce soir.

De la tourte au lapin.

Quoi ?

Mais...

Serait-il...

Le test est assez concluant.

Très concluant.

Ça veut dire que j'ai...

J'ai...

J'ai réussi !

J'ai réussi.

Je l'ai dégagé. Qui a faim ? À table.

T'es retourné dans son potager ?

Non, dans notre potager.

Sans vigies ? C'est un coup à y laisser sa peau.

Exactement.

McGregor est parti ?

- Pour un monde meilleur. - Sérieux ?

Oui. Le camion de glaces, avec les lumières.

En réalité, Pierre ne pouvait pas se vanter

d'avoir malmené le cœur du vieillard.

Cet honneur revenait à 78 années d'hygiène de vie déplorable.

Cette terre est à nous, ne la saccageons pas trop vite.

C'est à nous de la nourrir, de l'entretenir

durablement.

Qui dit privilèges, dit devoirs...

J'y suis presque arrivé sans rigoler.

Faites-vous plaisir.

Attendez-moi ! J'ai pas été conçue pour la course !

Saluons tous Pierre Lapin

C'est notre rayon de soleil

Il a fait du potager un grand festin

C'est notre rayon de soleil

La vie maintenant, c'est trop bien

Grâce à monsieur...

Je suis désolé.

Faites comme chez vous. Goûtez les tomates.

T'es grand, toi !

Attends, t'as pas essayé de me manger ?

Montre-moi tes dents, fais-moi...

C'est toi, j'en étais sûr !

Comment va ? Sympa de te revoir.

Salut, petit. Tu as récupéré votre terre.

- Loué soit le fils prodigue. - C'est pas grand-chose.

Au contraire, tu as vaincu McGregor.

Si vaincre, c'est dire : "Marre de votre tyrannie !"

Et lui : "Tu vas finir en tourte !"

Et moi : "Non, vous d'abord !"

C'est pas ça, mais merci pour la fête.

Cochonnet s'est mis au céleri ?

C'est triste de ne connaître ni sa nature ni sa place.

- T'en veux ? - Alors, juste une.

Merci, Ernest. T'es bien brave.

Y a une maison en prime !

Je tejure, M. McGregor nous maltraitera plus jamais.

Plus jamais !

Je vous présente Thomas McGregor,

ou comme on l'appelle au magasin,

monsieur McGregor.

Là, il est au comble de la joie,

préparant ses troupes au combat.

Ceux qui disent que tout n'est pas contrôlable

ne connaissent pas cet homme.

72,043 degrés.

L'angle de décollage d'Apollo 13.

Je sais, Carlos, vous me croyez fou.

Mais l'aspirante astronaute le sait

et vous aurez détruit son rêve.

C'est un cauchemar.

Il suffit de secouer et tapoter.

Tout est dans le détail.

N'y allez pas de main morte, les enfants.

L'eau de nos toilettes doit être claire comme une source.

M. McGregor,

la directrice demande à vous voir.

Ça y est, ma promotion. Ils avaient parlé de cette semaine.

De quoi ai-je l'air ?

D'un homme prêt à boire l'eau des toilettes.

Parfait.

J'ai de mauvaises nouvelles, Thomas.

Votre grand-oncle est décédé, je viens de l'apprendre.

J'en suis navrée.

J'ignorais son existence. Et ma promotion ?

Plaît-il ?

Directeur adjoint, le poste que je vise depuis 10 ans.

Vous êtes sous le choc, je comprends. En période de deuil...

Quel deuil ? Je veux savoir si j'ai le poste ou pas.

Non, on a promu Bannerman.

C'est un imbécile.

Même pas.

Être un imbécile serait ambitieux pour Nigel Bannerman.

Il se trouve aussi être le neveu du PDG.

Vous nommez un demeuré notoire et incompétent

à un poste crucial par pur népotisme.

On est en Grande-Bretagne, ça figure presque dans notre charte.

Je déplore que notre meilleur élément soit négligé.

Alors, ne me négligez pas.

Ce n'est pas le moment de penser au travail, Thomas.

Faites un break, aussi long que vous le souhaitez.

Je ne veux pas de break.

Pardon, je ne veux pas... Pardon.

Je veux cette promotion et je mérite cette promotion.

Accordez-la-moi, je ne le répéterai pas. S'il vous plaît.

Accordez-la-moi.

Désolée.

- Navré, monsieur. - Ce n'est rien.

Une autre fois.

La patate, McG ?

Bannerman,

félicitations.

J'ai rien demandé, j'étais à Ibiza hier soir.

Couronne lourde à porter, hein ?

Je pars en pause, dans mon grand bureau.

Viens là, je t'ai consacré ma vie !

Je t'ai tout donné !

Pourquoi tu me fais ça ?

Excuse-moi.

Ce pourrait être un mal pour un bien.

Prenez du recul, trouvez un hobby.

Salissez-vous un peu les mains.

Le même discours que tous les patrons, professeurs, proches

et vagues connaissances que j'ai eus.

Je vais reprendre votre badge, Thomas.

Bienvenue chez Harrods, savourez bien l'eau sale des toilettes.

Puis-je vous suggérer un séjour à la campagne ?

C'est apaisant, serein.

180!

Chargez !

Je sors à poil !

Là, c'est une vraie fiesta.

- Amuse-gueules ? - Alors, juste un.

Un pas, puis on ondule.

Quand je choisirai la choré ?

- Quand tu seras l'aînée. - J'aurai jamais la patience.

On ramène papa et maman.

- Où on le met, Pierre ? - Peu importe.

Un tout petit peu plus haut?

C'est trop, un peu plus bas.

Vers la gauche, la droite.

Encore.

Trop loin. Plus bas.

À droite, en haut.

Redescendez.

À droite, encore.

Plus bas, plus bas.

Plus haut. Au centre. Gauche.

Droite.

Baissez, levez.

Votre droite. Ma gauche.

En bas pour vous. En haut pour moi. Gauche, droite.

Paflaü!

Il est plus là.

J'aurais aimé que vous en profitiez.

Je laisserai plus personne nous chasser.

Thomas McGregor ? Une petite signature.

De Windermere ? Un coin huppé.

Je connais personne Ià-bas.

Ça vient des Biens non réclamés. C'est souvent un héritage.

Un héritage, c'était bien ça.

De ce grand-oncle dont il ignorait tout.

Du mal à communiquer dans la famille.

Windermere, c'est la cambrousse.

La cambrousse chic, les maisons y valent une fortune.

Assez pour un magasin de jouets à moi ?

J'imagine.

- Rempli des plus beaux articles ? - Ça devrait.

Assez pour des rayons en verre et des vitrines de saison ?

Pour ça, faudrait que je me renseigne.

Ça peut attendre demain, même heure ?

Un aller-retour pour Windermere.

- Voilà. - Merci.

Bonsoir, vous connaissez ?

Le manoir des McGregor, vous y Iogez ?

C'est temporaire.

Je viens évaluer l'état du manoir avant de le vendre.

- Mais je vous y conduis ? - Oui.

Grimpez.

- Vous allez adorer y vivre. - Vous pouvez arrêter de parler ?

Envoie !

Je vole !

J'ai dû me fêler une côte. Combien on en a ?

13.

Non ! Trop bien !

Je ne hais pas la campagne, elle me dégoûte.

Vous avez été très clair sur le trajet.

J'aimerais que ce soit noté.

Je vais ouvrir un registre pour consigner ça.

Un humain !

Juste ciel ! Partez tous !

Allez-vous-en !

Des humains arrivent !

- Des humains ! - Genre...

Qui suis-je ?

Qui es-tu ? Tu vois ?

Genre, on est tous connectés, mais par quel bout de ficelle ?

Des humains arrivent ! On fait quoi ?

Tout le monde se planque !

- Vous me plantez vos piquants ! - J'ai pas été conçue pour me cacher.

Qui peut vivre ainsi ?

Éteignez !

Non, Ernest !

Ernest, planque-toi !

C'est pas parce que tu peux pas le voir

que lui ne te vois pas. Tu me suis ?

Alors, cache-toi.

Hein ? Là, tu fais seulement le chandelier.

Maintenant, la nappe.

Et maintenant... T'es quoi, au juste ?

Une corbeille tournante.

Ernest !

Sortez !

Dehors !

Tout le monde, sans exception !

Ouste, sale vermine !

Hors de chez moi !

- Il avait la clé. - C'est sûrement un McGregor.

Des phares.

Félix, cligne des yeux !

- Allez, mon grand, cligne. - Des phares.

Allez, mon cerf.

Le soleil s'est à nouveau levé ? J'hallucine !

J'ai cru, en fermant les yeux hier soir, que c'était la fin !

Mais voilà qu'il remet ça !

C'était pas un cauchemar.

C'est un cauchemar.

C'est quoi, cette musique ?

J'en sais rien, mais ça sent l'emphase et l'expérience transformatrice.

Bonjour, mes trésors.

On espionne le nouveau voisin ?

Rassurez-vous, ce ne sera pas pire que le vieux ronchon.

Paix à son âme.

Qui sait? Il pourrait être normal et gentil.

Il a l'air gentil,

et très normal.

Pas très normal, ça.

Ça, c'est normal.

Ça nous changera, un nouveau visage par ici.

Ils ne sont pas tous méchants, juré.

Je lui expliquerai qu'on partage tous nos terres, ici.

Je lui accorde le bénéfice du doute.

Rien n'est perdu, on peut passer par-der...

Ou par le...

Ou en sautant sur...

Ou derrière le...

J'ignorais ce passage.

Les barrières sont de retour, hein ?

T'étais pas le fils prodigue, en fin de compte.

C'est bon, le cochon. C'est bon.

Super soirée, en tout cas. J'avais pas mangé autant depuis un bail.

Mais à la diète, maintenant.

Maintenant.

Maintenant.

Regardez.

Pardon, je vous ai surpris.

Je m'appelle Béa. J'habite là-bas.

Bonjour. Thomas.

J'habite tout Ià-bas, à Londres.

C'est par là.

Ici, c'est temporaire.

J'arrange cet endroit pour le vendre et ouvrir un magasin de jouets,

près de Harrods, pour qu'ils assistent à leur ruine.

- C'est beaucoup d'infos d'un coup. - Pardon.

C'est bien d'être si ouvert.

- Ils disent quoi ? - Chut, je lis sur les lèvres.

Je ne suis pas dans mon élément.

Vous verrez, les éléments ici sont épatants.

"Vous verrez, les éléphants ici font des pets puants."

Quoi ?

Pour moi, c'est le plus bel endroit sur Terre.

Sa beauté vient de décupler.

Vous n'avez pas osé ?

Propre, robuste, en état de marche.

- La barrière ! - Oui.

J'ai cru que vous parliez de ma beauté.

Votre beauté ? Non.

Non, je dirais jamais ça.

- Si, je le dirais. - Ce n'était pas le but.

Vous êtes très belle et différente de la barrière.

Je lis pas sur les lèvres, mais je la connais.

Elle lui dit d'enlever les barrières et de nous laisser entrer.

Profitez de votre court séjour.

Pitié, ne soyez pas comme le vieux mufle qui vivait ici.

C'était un vrai schnock.

- C'était mon oncle. - Je n'ai pas fini.

C'était un vrai...

Pardon, je n'ai pas...

C'est tout, c'était un vrai schnock. Sans vous vexer.

- Non, je ne l'ai pas connu. - Vous semblez plus sensé.

Vous trouvez ?

Mais j'avoue, ces barrières sont très robustes.

Vous craignez une invasion alien ?

C'est pour que la faune reste chez elle.

En fait, c'est partout chez elle.

Elle était là avant, on est arrivés après.

Suffit de dire, laissez ouvert pour les lapins.

"Laissez ouvert pour les lapins."

"Certainement, madame.

Ils sont tellement mignons."

"Surtout celui en veste bleue. C'est mon préféré. Tenez, un cadeau."

Pourquoi elle lui offre un cadeau ?

- Trop aimable. - Pour observer les oiseaux.

Merci.

En voilà un. Il a des ailes.

Une caractéristique majeure des oiseaux, vous verrez.

Votre 1er oiseau, veillez à le noter plus tard.

Le noter ?

Il y a une façon d'organiser et d'archiver le chaos du ciel ?

J'ai été ravie, Thomas.

Pareillement.

Si on la laissait ouverte, pour que la faune circule librement ?

- Tout à fait. - Elle a réussi, la voie est libre.

C'est peut-être pas si mal ici, après tout.

- M'en fiche, j'y vais. - Je t'emboîte le pas.

Non, oublie. Tu te souviens pour papa, pas vrai ?

Tu y vas tout le temps.

C'est la faiblesse de mon personnage. Trouve la tienne.

Viens, Jeannot.

- Pourquoi lui ? - Oui, pourquoi moi ?

C'est sa faiblesse à lui.

Il fait tout ce que je lui dis, même si c'est idiot et risqué.

C'est faux ! Tu me commandes pas !

- Jeannot - J'arrive !

Je peux pas l'abandonner, il agit de façon idiote et risquée.

- Pourvu qu'il leur arrive rien. - Ça va aller.

Et sinon, ce sera moi, la cheffe de famille.

Pierre, fais qu'il t'arrive rien !

Je traîne toujours la patte.

Comment tu gères, avec la sauce à par': ?

Bien, mais en quoi c'est plus sain de la boire seule ?

Dégoûtant.

En avant.

T'as vu ? Trop facile, sans se faire de bile.

- Des rats. - Détale !

Salut.

Il est drôlement plus rapide que le vieux.

- Je crois qu'on a un problème. - Quoi ?

Tout est à l'envers.

Vous êtes où ?

- On aurait jamais dû venir. - Sans péril, pas de gloire.

Rien ne te fait peur ?

Si, mourir seul.

C'est pour ça que t'es là.

Vous savez comment on traite les rats, en ville ?

On les débusque...

et on les extermine.

Jeannot!

- Suis-moi. - J'y vois rien.

- Écoute ma voix. - J'entends rien.

- Écoute ton cœur. - Quoi ?

Par là !

Fais le mort.

Voilà ce qui arrive

quand on se paie la tête d'un McGregor en faisant des tours de magie.

Vous regardez bien tous ?

Voilà ce qui arrive !

Pourquoi je parle à des animaux ?

Je perds la boule.

Comme s'ils allaient répondre.

Dépêchez !

On saute !

Flopsaut, prends ce sac,

va à la fenêtre et mets-le sur sa tête.

D'accord.

Trotsaut, prends ce sac, va à la fenêtre, mets-le sur sa tête.

Bien reçu.

Queue-de-Coton, prends ce sac...

- Colle-lui ta patte dans l'oreille. - 0K.

Ça va, mon grand ? On a eu chaud, hein ?

J'aurais pu être tué.

Et pas que moi. S'il avait pris les filles ?

C'est pas une blague, Pierre.

Je sais. Je te demande pardon.

Mais t'es indemne, hein ? J'ai récupéré ta veste.

C'était pas crucial comme la mienne, elle était pas à ton père

et elle est marron. Pas top sur toi.

Marron sur marron, qui porte ça ? C'est un peu "ton sur ton".

Oui, ça prête un peu à confusion.

La moitié du temps, on te croit nu.

Moi, je repère les boutons, mais une fois, c'était ton téton.

Bon, tu l'as récupérée et t'es indemne.

C'est pas grâce à lui.

Regarde-le, ce sac d'os tout mouillé.

Bien, veuillez nous reconduire, Eugène.

Par là, c'est bon.

Il est nouveau, ici. Il prendra la prochaine

et brûlera plus d'essence. Pas étonnant qu'il soit pas écolo.

On hérite pas de la planète, on l'emprunte à nos enfants.

J'ai lu ça sur un gobelet en plastique.

Si on doit faire demi-tour, c'est l'endroit idéal, ici.

Où est-ce qu'il nous emmène ?

Il nous emmène en ville.

Alors c'est ça, Londres.

Big Ben !

C'est gigantesque !

J'espère que t'apprécies, Flopsaut. Moi, je voyageais pas à ton âge.

T'avais mon âge à trois pâtés de maisons d'ici.

Ça passe trop vite.

Ça doit être Harrods.

Trop classe.

- Que puis-je pour vous ? - Problème de vermine.

- Des lapins, je présume. - Vous savez ?

Vous êtes le jeune McGregor, le voisin de Béa.

Vous savez ?

- Elle a parlé de vous. - Vraiment? Pour dire quoi ?

Que vous vouliez vite vendre

pour ouvrir un magasin de jouets, près de Harrods,

pour qu'ils assistent à leur ruine.

C'est incroyablement précis et un peu décevant.

C'est qui, ceux-là, tu crois ?

Ils portent des tabliers, il n'y a qu'une réponse possible.

Des hérissons.

Qu'elle apprenne pas que vous éjectez les lapins.

Elle les aime comme sa famille.

Lis sur leurs lèvres, Trotsaut.

Si j'étais instruit,

je dirais qu'elle les anthropomorphise

à défaut de Contact humain authentique.

Mais il est pas instruit.

Donc je pense qu'elle en pince pour ces lapins.

"Donc je pense qu'elle aime pincer les popotins."

Vous me conseillez quoi ?

Une clôture électrique les repoussera.

Mais pour les éjecter,

il vous faut des explosifs.

Des explosifs, ça me semble... Je veux pas...

Ils sont là, j'en étais sûr.

Vous êtes où ? Je sais que vous êtes là.

Montrez-vous !

Je vous ai vus.

- On les éjecte, je veux les éjecter. - Bien, par ici.

Au poil, il me reste 11 côtes.

T'en as 13 de chaque côté.

- Quoi ? - Ça t'en fait 26, vu que...

Là, t'es descendu à 19.

Je répète, vous pressez le bouton,

le signal est transmis par des ondes jusqu'ici,

ça produira une étincelle et tout ce qui est autour sautera.

Je comprends le principe élémentaire des choses simples.

- C'est traître. - En effet.

Merci.

Merci.

Bonne route.

Calez-vous sur sa vitesse, notre rapidité naturelle devrait suffire.

Vous savez quoi ? Ç'aurait jamais pu marcher.

Regarde où tu vas, banane !

Laisse, chéri. Ce n'est qu'un péquenaud.

Abrutis.

Un péquenaud ? Je suis pas un péquenaud.

Je vis à Londres et ça me rend...

- Thomas ? - Béa !

Bonjour.

- Comment ça va ? - Très bien.

Que faites-vous ici ?

Je suis venu chercher un peu de...

matériel.

Pourquoi elle est là ?

Non, il lui vole son vélo.

Non, il la vole, elle.

Non, elle y va de plein gré et on dirait que ça lui plaît.

On fonce !

Ça sourit à gogo.

Plus qu'avant.

- Elle montre plus ses dents. - Elle doit bien l'aimer.

Pas "Oh" !

Elle l'aime pas, c'estjuste qu'elle est super gentille.

Elle nous sourit tout le temps.

Pas comme ça.

Entrez.

Je vous sers quelque chose à boire ?

Volontiers.

Ces tableaux sont de vous ?

Il n'est pas terminé.

Non, c'est très beau.

Merci.

Quelle superbe chaîne de montagnes.

C'est une dame à chapeau.

En effet, le chapeau est là.

Ce sont ses yeux.

- Oui, et là, son menton. - Son pied.

Je suis allergique aux mûres.

Désolé, ma gorge enfle.

Allergique aux mûres !

Ça existe, ça ? On en est vraiment là ?

Tout le monde est brusquement allergique à tout.

Arrête ton cinéma !

Certaines personnes ont de réelles maladies.

Bien sûr, c'est un drame et je compatis. C'est dur et triste.

Je veux pas de lettres d'insultes.

Mais lui, pitié !

Et ces dessins ?

C'est pour m'amuser, quand je ne me concentre pas sur mon art.

- Ils sont magnifiques. - Ne vous sentez pas obligé.

Ce doit être bon si ça me plaît, vu à quel point je hais les lapins.

Vous avez réussi à faire oublier la vermine qu'ils sont.

De la vermine ?

- Ça veut dire quoi ? - En gros, un rongeur.

Un rongeur ?

- Ça veut dire quoi ? - Comme un rat ou une souris.

Pour vous, c'est de la vermine ? Vous plaisantez ?

Oui, je plaisante,

carje suis hilarant et farfelu.

Les lapins sont la perfection incarnée.

Généreux, honnêtes, purs. Si vous voyiez comme ils communiquent.

Ils ont une façon incroyable de demander pardon.

Les lapins demandent pardon ?

Ils mettent leur tête en contact, comme ceci.

Lui demande pas pardon. Pourquoi elle fait ça ?

Pourquoi elle lui demande pardon ?

Ça dure une éternité !

Elle lui demande pardon à fond.

Et ce n'était que le début,

ce qui n'a pas aidé Pierre et les autres

à digérer les choses, ni à les comprendre.

Enfin...

Vous verrez, vous finirez par les aimer.

Mais l'amour a un sacré pouvoir,

il peut s'immiscer entre n'importe qui,

même si une personne est géniale

et l'autre, un McGregor.

Après la mort de mes parents, on m'a mis en foyer.

Ça a dû être un choc terrible pour toi.

Tu l'as surmonté ? Peau de banane.

Aucune séquelle.

SEUL BRISÉ MAMAN

Je vois ça.

Peut-être quelques fixettes.

Oui, comme le Iapinocide.

- Le mot existe ? - Non.

Je pense qu'on a tous nos fixettes. Peau de banane.

Quelles sont les tiennes ?

Je n'aime pas les gens qui prétendent être ce qu'ils ne sont pas.

Je me vise moi-même.

Je prétends être une artiste,

mais je n'arrive pas à finir un réel projet.

Elle nous peint, nous. On est réels.

On est pas réels ?

Si, drôlement réels.

Qu'est-ce qui te manque le plus de chez Harrods ?

Ne me dis pas, voir chaque chose à sa place.

J'ai compris, ta manie du contrôle.

C'est d'aider les gens.

Quand parents ou grands-parents

viennent chercher un cadeau pour leur enfant adoré,

je pose quelques questions élémentaires

et je sais exactement ce qu'il leur faut.

J'adore aider les gens à trouver l'objet qu'ils veulent,

surtout quand ils ignorent eux-mêmes qu'ils le veulent.

C'est ce que je préfère.

Et des rayons impeccables. Désolé, c'est plus fort que moi.

Bananes!

J'ai gagné !

- "Calembredaine" existe pas. - Si.

Ça signifie baliverne.

C'est le genre de définition qu'on inventerait pour un mot inventé.

M. McGregor, m'accuseriez-vous de dire des calembredaines ?

La vache ! Viens là.

Je vais te protéger.

C'est fou, c'est si soudain.

Mon brushing ! Et le tien !

Viens, entre vite.

Minute.

- J'ai fermé. - Prends-toi une chaise.

On porte une fourrure !

- Merci. - Assieds-toi, je vais te sécher.

Je pourrais rester ici toute ma vie.

Salut !

Je me demandais où tu étais passé !

Je te présente mon nouvel ami, Thomas.

- Tu veux le porter ? - Entre autres.

Regardez ça,

mes deux gars s'entendent à merveille.

Rien ne saurait me rendre plus heureuse.

Tu me laisses vous peindre ?

J'en serais le plus heureux.

Je te tiens, lapin.

Tes yeux sont émeraude ou bleu-vert ?

Bleu-vert avec une pointe de gris acier.

J'avais vu juste.

"Et c'est ce qui nous différencie des Français."

Oui, ver': kiwi.

C'est toi, la pro.

Non, c'est une dame à chapeau, tu vois ?

J'aurais juré qu'elle réapparaîtrait à cet instant précis.

Arrête ou ça va mal finir.

Je crois que j'y suis.

La parfaite...

Ma toile !

Elle est fichue.

Tu sais, parfois, les animaux sont incontrôlables.

Tu n'es qu'un méchant lapin, un vilain.

Dehors !

J'ai dit ouste !

Fiche le camp.

Je suis navré, il est devenu comme fou. Est-ce que ça va ?

Il doit disparaître.

J'y crois pas ! Le soleil s'est encore levé !

Si j'avais su que ça continuerait,

j'aurais jamais fécondé tous ces œufs !

Maintenant, je dois rester jusqu'à leur éclosion,

être présent

et m'impliquer!

C'est ainsi

que Pierre prépara ses troupes

pour un combat absolu.

Pourquoi vous marchez à 2 à l'heure, les jeunes ?

Voilà comment on prend quelqu'un par surprise.

Ils veulent pas leur nom en lettres d'or

Juste se débarrasser du jeune monsieur McGregor

Stressés à mort Marre de courir et d'avoir peur

En dépit du fait que Béa pense avoir un coup de cœur

Mais ils connaissent le topo

C'est pas pour du pognon C'est que pour des oignons

Peut-être quelques radis Un peu de brocoli

Faut dire aux autres animaux

Que le moment venu, c'est go, go, go

Tu vas y arriver, Flops.

Respire un bon coup, tire l'élastique

et visualise la tête que tu voudrais le plus dégommer.

Je la vois bien.

Désolée !

Arrête.

Il doit disparaître.

"Il doit disparaître."

Sa tête était mythique. C'était, genre...

Avec les râteaux, j'aurais pas cru que ça marcherait si bien.

C'était à la limite du crédible.

Et vous quatre, comment vous avez monté la brouette Ià-haut ?

C'était parfaitement réalisé.

Écoutez bien. Là, on l'a remis à sa place.

On passe à l'étape suivante.

Ça risque d'être compliqué.

Ça, c'est de la clôture électrique.

- Pourquoi du beurre de cacahuètes ? - Miam !

Il nous appâte pour qu'on la touche.

- Il se passe quoi si on le fait ? - On le saura bientôt.

Non, madame Piquedru, arrêtez !

J'ai 4 ans et demi,

je veux du piment dans ma vie avant de claquer.

Faites pas ça, Mme Piquedru.

Ça vaut pas le coup.

Me reluquez pas.

J'ai une idée. Vous vous rappelez ce que nous disait papa ?

"N'entrez jamais dans le potager de M. McGregor."

Oui, mais quoi d'autre ?

"On électrocute pas une madame hérisson."

On devrait peut-être reconsidérer certaines de ses autres paroles ?

Oui, comme : "On met pas de rouge à lèvres à un cochon."

C'est du baume à lèvres.

Il est à la cerise, ce qui peut porter à confusion,

mais c'est du baume.

Oui, OK. Il disait aussi :

"On peut pas être plus rusé qu'un renard,

il faut utiliser sa ruse contre lui."

Pitié, madame Piquedru ! Ça suffit !

Oiseau volant, à deux ailes.

Et c'est parti.

Et... zap!

Et zap !

C'est quoi, ce bazar ?

Un autre McGregor à terre.

T'as remis ça, Pierre.

Je vais faire le test.

Jusqu'au cerveau.

Si l'histoire se répète,

le camion de glaces qui clignote va l'emporter.

Désolé.

Des explosifs.

On se cache ! Vite !

Par là.

Je presse ça, le signal est transmis jusqu'ici,

et tout ce qu'il y a là fait...

Adieu, les lapins.

Les lapins ?

Coucou, les lapins ?

Les lapins ?

Thomas ?

Oui.

Que fais-tu si tard dehors ?

Je cueille des fleurs des champs.

Elles sont pour toi.

- Il est revenu à la vie. - Avec un phare sur la tête.

Il mue.

Que faisais-tu dans Iejardin ?

- Ce que je faisais ? - Oui, près de l'arbre.

"Faire" peut vouloir dire tant de choses. J'étais...

S'il te plaît, c'est aveuglant.

Vraiment? T'as oublié ce que tu me demandais ?

- C'est mieux vers le bas ? - Vers le haut. Ça éblouit.

Et on passe à la phase finale.

T'es sûr de ton coup ?

- On essaie de récupérer notre terre. - C'est tout ?

Bien sûr. Selon toi, j'aurais un motif caché ?

J'aurais développé un lien émotionnel avec elle,

parce que j'ai perdu mes parents

et si je la perds, j'aurai plus personne ?

Je veux juste récupérer notre terre et je sais pas ce qu'a ma voix.

Elle devrait pas être si aiguë.

Elle devrait être plus grave, plus grave.

Je l'aime comme ma mère.

Très convaincant. Tu veux juste récupérer notre terre.

Parfaitement.

Ma voix est coincée. Queue-de-Coton, tu peux...

Merci. C'est parti.

Je suis content de te voir.

Pas sûr de vouloir continuer tout ça.

Bien sûr que si. Fais ce que je te dis et tout ira bien.

"Comme toujours", dit le lapin qui avait failli finir noyé.

Aie confiance.

Je gère.

- Papa. - Papa.

Queue-de-Coton, vas-y!

Prêts. En joue.

Attendez.

Feu !

- Bonjour. - Tu voudras venir déjeuner ?

Oui, j'en serais ravi.

Je pensais faire une salade.

Ou une soupe. Que préférerais-tu ?

De la soupe.

Tu préfères l'eau plate ou pétillante ?

Tu pourrais choisir, s'il te plaît?

T'es mignon, tu fais ta relaxation.

Les bras levés.

Faut les lever ?

Tu sais où viser.

T'as l'air vraiment détendu.

- Hyper détendu. - Je vais peindre.

Des mûres.

Il est allergique aux...

Malin.

La bouche.

Je vais mettre la musique un peu fort.

Rentre et crée !

Plus de munitions.

Flopsaut.

Visualise sa tête, regarde-moi, remplace sa tête par la mienne.

Me regarde plus, regarde sa tête mais imagine la mienne, et tire !

Bien joué, Flopsaut !

Des mûres.

Ça devrait être bon.

Ce type est une espèce de sorcier.

C'en est trop.

Ça commence à partir en cacahuète.

Non, c'est parfait. Pensez à l'entraînement.

Attends, on s'est préparés pour ça ?

Tappelles ça parfait?

Elle aurait déjà dû entendre.

- Je suis touchée. - Trotsaut !

Flopsaut, je dois t'avouer une chose.

- Je suis pas l'aînée. - Quoi ?

T'étais si mignonne et gracieuse. Et Queue-de-Coton, c'était...

Queue-de-Coton.

Alors papa et maman ont dit

que j'étais l'aînée pour que j'aie au moins ça.

Mais en réalité, tu es l'aînée et moi, je ne suis rien.

Non, Trotsaut, reste avec nous.

Trotsaut.

C'est que de la tomate, je vais bien.

Je vais bien !

C'était que de la tomate !

Je t'ai rien dit de tout ça, t'as pigé ?

Tic I

Je te tiens !

Écoute-moi bien.

Je suis pas quelqu'un de méchant.

C'est toi qui me rends méchant. Je suis un gentil.

Je me suis détendu, vieux. Je suis devenu cool.

J'ai changé.

Mais toi, t'es toujours le même, toujours une crapule.

C'est pour ça que ça va mal finir pour toi,

parce que tu m'as cherché encore et encore,

jusqu'à ce que j'aie plus d'autre choix que te tordre...

Que se passe-t-il ?

Faut mâcher avant d'avaler. Je lui ai sauvé la vie.

Comment ça ? Il va bien ?

Oui, le pauvre petit s'étranglait avec un radis.

J'ai pris son pouls et il est hors de danger.

T'es hors de danger !

Allez, file.

C'est un miracle.

Je pensais avoir entendu des bruits sourds, comme du chahut.

Je peignais, je ne suis pas sûre. As-tu...

Pas que je sache. Je désherbais.

Je souffle un peu parfois quand je désherbe.

Certains utilisent des explosifs pour chasser les lapins.

Des explosifs ?

- Mais pas toi. - Je ferais jamais ça.

Ce sont des anges. Ils sont ici chez eux.

Tu me l'as appris.

J'ai cru entendre du bruit.

C'est un oiseau à deux ailes, Ià-haut ? Je dois le noter.

Où?

Elle le croit. On s'en débarrassera jamais.

Non, je ne pense pas.

Là-bas, dans l'arbre au loin.

Tu utilises des explosifs.

Tu m'as menti.

Oui, mais...

Ma maison.

Mes toiles.

Leur terrier.

Tu vas avoir du mal à l'entendre,

mais c'est lui qui a pressé le détonateur.

C'est un lapin.

Je sais.

Mais il s'est débrouillé pour trouver le détonateur et, avec sa patte...

Tout ça pour nous séparer.

C'est un lapin !

Bien, soyons rationnels.

D'abord, ils pillent le potager.

Tu sais qu'ils ont mis des pièges dans mon lit?

Au réveil, je me suis blessé les doigts.

Puis ils m'ont eu à l'électricité, qui est notre invention,

mais ils l'ont détournée pour leur projet maléfique.

Et ils ont vu la partie de Bananagrams,

la balade à vélo, celle au parc.

D'où sortent leurs vestes ? Mystère, mais ils les ont toujours eues.

T'es un grand malade.

Et j'ai cru que tu me plaisais.

Je te plais.

Et tu me plais.

Ça va, mes trésors ? Je vous demande pardon.

Allez.

Ne restons pas à côté de ce vilain type.

Je suis désolé.

Oui, moi aussi.

À VENDRE

- Encore un jour! - Trop bien !

Je sais. Vous arrivez à le croire ?

Même si c'est plus trop la joie.

On aurait peut-être dû en finir hier soir.

Ça faisait pas partie du plan, hein ?

Bonjour, mon trésor.

Approche.

Je suis désolée pour ta maison, tout est ma faute.

Je n'aurais pas dû lui ouvrir grand la porte.

C'est qu'un idiot.

S'en prendre à toi comme ça, quand tu n'as rien fait pour le provoquer.

Tu vivais ta vie, en toute innocence.

La triste vérité, c'est que j'avais le béguin pour lui.

J'aurais même pu l'aimer.

Je dois acheter un billet de train.

J'ai tout gâché.

Et P35 qU'Un peu.

Si ce récit était tiré d'un autre livre d'histoires,

les parents de Pierre diraient:

Tu n'essayais pas réellement de protéger Béa,

tu avais peur de la perdre.

Mais partager l'amour ne veut pas dire le perdre.

L'amour est infini.

Crois-tu qu'on t'a moins aimé après l'arrivée des filles ?

Sois honnête avec toi-même, Pierre, et écoute ton cœur.

Tu as bon cœur.

Mais ce n'est pas tire' de ce genre de livre, alors ils dirent...

Thomas ! Je me disais bien que c'était vous.

J'ai essayé de vous joindre.

Pardon, ça capte pas à Windermere.

Comme c'est arriéré.

Au contraire, c'est l'un de ses nombreux charmes.

J'ai de bonnes nouvelles.

- Bannerman n'est plus des nôtres. - Il est mort.

Piercings infectés, aux deux oreilles,

dus au stress de travailler ici une journée entière.

Il nous a quittés, a déménagé en France, évidemment.

- Pardon, est-il mort ? - Non.

J'ai pris "déménager en France" pour un euphémisme.

Le poste est à vous si vous le voulez, après un examen psychologique.

Mais vous semblez rétabli.

Intéressé ?

- Les foulards pour hommes ? - Au sous-sol.

Prenez l'escalator, droite, droite et gauche.

Je vous conseillerais de l'écossais.

Vous travaillez ici ?

Alors ?

Alors ?

Je réfléchis.

Alors ?

Je vais arranger tout ça.

J'ai tout brisé chez nous et chez Béa.

Je suis un briseur de ménage.

Je crois qu'on dit comme ça.

Je nous ai mis dans le pétrin et je vous ai tous déçus.

Je suis désolé.

J'ai préparé un discours.

"Je nous ai mis dans le pétrin et je vous ai tous déçus.

Je suis désolé."

J'ai rien oublié, j'ai assuré du premier coup.

J'aurais dû t'écouter, mon Jeannot. Pas que cette fois, toutes les fois.

T'es tellement plus avisé que moi. C'était pas que pour notre terre.

Où je serais sans toi ?

Dans une tourte, probablement.

Probablement.

J'aurais dû être un meilleur grand frère.

En vérité, je suis un peu perdu sans papa et maman.

Ils me manquent tellement.

- À nous aussi. - Oui.

Moi aussi.

On fait la paix ?

Là, je peux plus, même pour toi.

J'ai peur, Pierre.

Faut pas, je vais réparer ça.

On fait quoi ?

La laissez pas partir avant mon retour.

On lui brise les deux chevilles ou une seule ?

Pardon, je délire.

Les deux !

Retenez-la. Je vous décevrai pas, promis.

Tu peux compter sur nous.

Au fait, j'ai pas tué le vieux McGregor,

il a eu une crise cardiaque.

- On sait. - Depuis le début.

T'avais besoin d'un succès.

Paflaü!

Méga déterminé, avec un plan à moitié élabore',

voilà à quoi ressemble un héros.

Ou un psychopathe.

La frontière entre les deux est très floue.

Écoutez-moi, voilà ce qu'on va faire.

- Pourquoi t'es la cheffe ? - Je suis l'aînée.

De 16 secondes.

Trotsaut, ma gentille Trotsaut.

Minute. Vous savez bien que je suis l'aînée, pas vrai ?

Ça y est, je dois juste... Pardon.

Pardon. Pardon.

Non, il s'en va.

Attends-moi !

Jeannot!

Tu viens avec moi ?

C'est la faiblesse de mon personnage.

Mais je ne voudrais jamais avoir cette faiblesse pour un autre que...

toi l

Content que tu sois là, je m'en veux de t'avoir blessé.

J'ai préparé un discours.

"Je m'en veux de..."

Jeannot!

Excuse-moi !

Cours, bondis. Tu peux le faire !

Pierre, t'es vraiment nul pour les excuses.

Pardon, souris des villes, tu sais où est Harrods ?

Tout à fait. Vous êtes des gars de la campagne ?

Comment t'as deviné ?

Marron sur marron, c'est un peu "ton sur ton".

Venez, je vous fais la visite complète.

Merci, on est pressés.

Y a des tas de trucs à voir en chemin.

Le Tower Bridge.

Buckingham Palace.

La garde et leurs castors.

- Big Ben. - C'est plus grand que je croyais.

Un panorama de la ville.

C'est magnifique, mais Petit-Jean,

une mission urgente nous attend

et on dirait que tu fais traîner par pure fierté pour ta ville.

Londres est l'une des majeures capitales culturelles du monde.

Quel hôte je serais si je le partageais pas avec vous ?

T'as raison, puisqu'on est ici, autant tout voir.

- Merci, on te revaudra ça. - Je vous en prie.

Toujours ravi d'aider des camarades rongeurs.

Des rongeurs ?

Quel dommage.

Mais ça ira, vous serez à l'heure à la gare.

Vite !

Qui ferait une chose pareille ?

J'ai de nombreux ennemis.

Il devrait être par là.

Où il est?

Un lapin en peluche qui parle !

Je suis un lapin.

J'aime les carottes.

Il est pas là, c'est une illusion. Respire à fond.

Respire à fond.

Monsieur McGregor.

Vous vous souvenez de moi ?

Je veux juste vous parler.

Les lapins parlent pas ! Toi, si, je le savais.

Attends, tu parles vraiment ou c'est une hallucination ?

Appelez la sécu, il disjoncte à nouveau.

T'as gâché ma vie !

Il faut que tu rentres avec nous.

Pour Béa. Elle va partir, arrêter la peinture

et retourner d'où elle vient.

- Elle veut plus me voir. - Elle croit que tout est ta faute.

Mais on sait les deux que j'ai une petite part de responsabilité.

Une petit part ?

OK, une grande.

J'ai du mal à reconnaître mes erreurs mais je me soigne.

J'espère qu'il est pas trop tard.

Je l'ai trahie.

- C'est fichu. - Non.

Je voulais que tu disparaisses, je pensais qu'à moi.

Pardon pour l'électrocution, pour les pièges sur ta tête.

Pour mes fesses sur ta brosse à cheveux.

Attends, quoi ?

Rien, change pas de sujet.

Reviens, s'il te plaît. Pas pour moi,

pour Béa.

Comment savoir si tu dis vrai ?

Tu peux pas, il va falloir me faire confiance.

Nous faire confiance.

Vous parlez donc vraiment ?

Non, comme t'as dit,

tu t'es détendu, t'es devenu cool.

Tu écoutes ton cœur. C'est ça que tu entends.

McGregor, ouvrez.

Ton cœur te dit : "Regarde à gauche, cours vers la fenêtre, ouvre-la

et mettons les bouts !"

McGregor, ouvrez.

C'est ainsi que les deux anciens ennemis, accompagnés d'un cousin,

partirent à travers le pays, unis dans une course contre la montre.

C'était dangereux, hardi, alambiqué

et, dans une histoire comme la nôtre,

le succès du périple était quasi assuré.

Alors, couvrons les temps forts.

Accrochez-vous !

Hue l

Des phares.

Quoi ? Ils sont même pas allumés.

Je rêve, c'est absurde.

Du balai.

Allez, pousse-toi. Va-t'en.

Ça va, j'ai rien !

Qu'est-ce que tu fiches ?

Tu as dit un jour qu'on avait tous notre place ici-bas.

Ta place est ici et tu devrais pas avoir à partir

à cause de ce que j'ai pu faire.

Ils étaient avec toi ?

- Oui, ils sont venus à Londres. - Venus à Londres ?

Oui, pour me convaincre de revenir. Pas avec des mots.

Ça, c'était dans ma tête.

Mais c'est pas ça qui compte.

Tu devrais pas avoir à t'en aller.

Je te demande pardon, pour tout ce que j'ai fait

et je t'aime, Béa.

Tu as essayé de les tuer, tu as détruit leur maison.

Tu as détruit la mienne !

Je me suis laissé prendre au jeu de notre bagarre.

"Notre" bagarre ? Tu continues avec ça.

C'est lamentable. Allez, Betty, partons.

C'est ma faute.

Je suis entièrement responsable.

Mon héros qui admet enfin qu'il a fait exploser le terrier,

et non, comme tu Paffirmais avant,

que le bouton du détonateur a été actionné par un lapin !

Bonjour, mon trésor. Tout va bien ?

Tu as participé à tout ça ?

Je te l'avais dit !

C'est vrai, je te l'ai dit.

Je n'arrive pas à le croire.

- Ça fait beaucoup à digérer. - Clairement.

Pardonne-nous, s'il te plaît.

VENDU

Vous pourriez dégager le passage ?

C'est chez nous, ici.

Un manoir de rêve.

Mon idiote de sœur en mourra de jalousie.

Pardon mais il n'est plus à vendre.

Oui, il est vendu. On l'a acheté. Vous êtes ?

Celui qui l'a vendu, ainsi que celui qui annule la vente.

Non, elle est définitive.

Déjà vendu ?

- Vous et votre mari devez dégager... - Je suis pas son mari.

Même si...

Debout !

Allez, il reste qu'une chose à faire. Partants ?

- Carrément. - Sans faute.

- Bien sûr. - Je vous adore.

On y va ? C'est ravissant.

Comme si on était dans la version 3D d'un conte.

- Après toi. - Merci.

Qu'est-ce que c'est ?

Un genre d'affreux troll.

Dégage !

On fera dératiser.

Chéri.

Chérie.

C'est hors de question.

- Gardez-la. - Ainsi que le dépôt de garantie.

- Un couple charmant. - Avec les pieds bien sur terre.

Quel bazar vous avez semé.

Bien joué.

Tu as fait un clin d'œil ? J'ignorais que tu pouvais.

Ils font tant de choses que tu ignores.

Tant de choses.

La vie est dure si t'es petit et apeuré

Dure aussi si t'es grand et baraque'

Ou que chez McGregor tu restes coincé

Et que soudain ta tête est balancée

De gauche à droite De haut en bas

Si fort que tu penses que tu mourras Pas d'amour pour toi

Faites comme chez vous, mes trésors.

En restant raisonnables.

Aucun mur ne nous séparera

On s'aime pour la vie

Ni la guerre

Je sors à poil !

Désolé pour ces accidents répétés.

Je peux prendre le relais ?

La vie est rude si t'es dans le désarroi

Rude aussi si tu fais le constat que...

Chaque jour il faut refaire le choix

Ici chez moi, Ià-bas chez toi

Mais sois pas triste, t'es bienvenu ici

Même cerïains carnivores sont admis

Je te promets

Le vent tourne et Dieu le sait

Le soleil peut virer à l'orage

Mais il n'y a pas grand-chose à redouter

Les portes peuvent fermer Tout le monde le sait

Que l'amour peut faire des ravages

Alors soyons des héros sans rivalité

Aucune barrière

Aucun mur ne nous séparera

On s'aime pour la vie

Ni la guerre

Ni la peur ne nous découragera

On restera unis

La vie est douce quand il fait beau

Assiette de foin et café chaud

Mais parfois on n'échappe pas au chaos

Qui s'abat comme une buse sur un mulot

Cette maison n'est jamais fermée

Même les Piquedru entrent sans frapper

Je te promets

Aucune barrière

Aucun mur ne nous séparera

On s'aime pour la vie

Ni la guerre

Ni la peur ne nous découragera

On restera unis

Est-ce que tout ce petit monde vécut heureux pour toujours ?

Bien sûr. C'est la règle de ces livres d'histoires.

Il faut juste secouer et tapoter, secouer et tapoter.

Simplissime. Vas-y, essaie.

- Comment ça va ? - Bien, très bien.

Comment je sais tout ça ? Je l'ai vécu.

J'ai grandi un peu, j'ai perdu mon zozotement

et trouvé ma voix.

On se réveille, le coq ! Je raconte une histoire.

Pardon, je suis debout depuis l'aube à cause des petits

et c'est la meilleure chose qui me soit jamais arrivée.

Super histoire, Flopsaut. Comment tu vas l'appeler ?

Je vais l'appeler :

Le conte de Pierre Lapin.

J'adore, mais que dirais-tu de :

Le conte de Pierre, F/opsaut, Trotsaut,

Queue-de-Coton et Jeannot Lapin :

Une famille aimante ?

Ton 1er titre était peut-être mieux : Pierre Lapin.

Traduit par : Anne Crozat

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