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Original subtitles

Un amour en Allemagne

Le 15 mai 1983, j'ai eu 49 ans.

Mon fils Klaus a fêté 2 jours plus tôt ses 17 ans.

J'ai décidé de l'emmener à Brombach.

Il y a 40 ans...

j'y étais pour la dernière fois.

J'ai pensé...

que ce serait la dernière occasion d'apprendre quelque chose...

et je voulais que Klaus soit présent.

Klaus, lève-toi.

Regarde comme c'est beau, ici.

Magnifique...

Tu ne peux pas encore le comprendre.

On comprend ces choses en vieillissant.

Il y a un poème de Hebel,

sur le chemin de Bâle,

Entretien entre Steinen et Brombach,

la nuit.

Il s'appelle " De la fugacité

et le fils d'un cocher...

voit ce château au clair de lune.

Rëtteln.

C'est la place du marché.

Ici, le vieil hôtel de ville...

encore au même endroit.

C'était l'hôtel de ville ?

Une magnifique taverne.

Ici? - Oui.

Il n'y a personne. C'est fermé.

Faut qu'on monte Ià-haut.

Où Ià-haut? - Par ici.

On rénove la vieille fontaine.

Je suis seule.

Je ne peux pas me couper en 4.

Inutile de nous crier après.

Ici?

Oui.

Mais pas près des pommes de terre. Là-dedans.

Donnez-m'en un bout, s.v.p.

J'arrive, je range les caisses vides.

On voudrait payer.

Mais j'étais là en premier.

Mme Kropp, on voudrait bien payer.

J'arrive.

Mme Kropp, on voudrait payer.

Bonjour. - Bonjour, Pauline.

Karl Wyler.

J'ai failli ne pas te reconnaître. L'uniforme te va bien.

En permission?

Oui, trois jours.

Maria ne le sait même pas.

Je l'ai su au dernier moment.

Elle n'est peut-être pas là. - Si, mais il Ieurfaudra aller à l'usine.

Courageuses, nos femmes.

Cigarette?

Je préférerais boire quelque chose. - Une bière pour notre héros.

Très chaud, aujourd'hui.

Oui, une magnifiquejournée.

Le vin sera bon, cette année.

Une ambiance du tonnerre chez les combattants.

Pourquoi n'as-tu pas écrit?

Je n'étais pas sûr, avec la permission...

et j'ai pensé, si ça marche, je suis là.

Et maintenant, tu es là.

Rapport confidentiel de la police secrète :

La population rurale n'a pas de problème a héberger les prisonniers.

Il est interdit au prisonnier de s'attabler avec des Allemands.

Tu ne le sais pas?

Elle ne voit pas que c'est un danger pour le peuple.

L'information du peuple est remise en cause par...

l'Eglise qui dit que les prisonniers...

et les travailleurs étrangers sont des chrétiens et des hommes.

Le paysan connaît le mieux les dégâts...

des croisements indésirables du bétail,

mais il ne s'intéresse pas au bien-être du peuple.

Pour moi, un homme est un homme et pas un animal.

Vous désirez?

J'aimerais...

du savon de ménage, j'ai oublié mes tickets.

Ça fait rien, ça sera pour la prochaine fois.

Autre chose?

Et peut-être...

de l'Eau de Cologne?

Voilà, autre chose?

Et puis...

du savon contre les punaises.

S'il vous plaît.

Ça sera tout?

Et puis...

Des graines... Des graines de lin.

Voilà.

Ça sera tout?

Des préservatifs.

S'il vous plaît.

Merci.

N'oubliez pas vos tickets pour le savon.

Stani...

A cause de toi, je travaille dans la maison d'à côté,

carje voulais être auprès de toi.

S'il te plaît...

Faut être prudent.

Nous étions au large de Madagascar

avec la peste à bord

l'eau croupissait dans les cuves...

Schulze, observez la belle vue.

Oui, mon commandant.

Très romantique.

Ne bavardez pas, Schulze,

vous devez admirer.

Venez, remuez vos vieux os.

Regardez par ici.

Petite promenade.

Bon, mais...

On nous attend.

Le règlement est le règlement.

Ça me plaît, Schulze.

C'est bon.

Ne me touche pas.

Ils sont partis. Faut pas avoir peur.

Ils te tueront.

Ça m'est égal, si je...

S.t.p., encore une fois.

Bonjour, M. le maire. - Bonjour, Hilde.

Que voulez-vous?

Un accusé de réception, M. le maire.

Mitzi est en bonne santé?

Oui, Dieu merci.

Autre chose, M. le maire.

Un décès.

Qui?

Hans Krüger, le fiancé d'Elsbeth.

Elsbeth Schnittgens qui aide parfois Pauline.

Je préférerais que vous le lui annonciez.

Pourquoi moi? - Elle me demande toujours,

si je n'ai rien pour elle.

J'ai le cœur fragile... Je ne peux pas le lui dire.

C'est bon. Qu'elle vienne me voir.

Bonjour, Mme Kramer.

Une lettre pour moi?

Vous avez quelque chose?

Il y a quelque chose,

faut aller chez le maire.

Tiens?

Pourquoi aller chez le maire?

Pourquoi le maire?

J'sais pas.

Je ne lis pas les lettres, je les distribue.

Allez voir le maire.

Schulze, donnez-moi le dossier.

C'est un fou.

Salaud, tu l'auras voulu.

C'était qui? - Un prisonnier de guerre.

Un polak... Il travaille chez un paysan.

Partout, de la racaille étrangère.

Faut bien que quelqu'un fasse la sale besogne.

Qu'est-ce qu'il y a?

Pourquoi tu ne manges pas?

Faut que Stani s'en aille.

Mais Stani n'est même pas là.

Allez, mange.

Une bouchée pour Maman...

Et Iajolie flûte que Stani a taillée?

C'est pas une flûte pour de vrai.

Stani te la réparera.

Il t'a dit qu'il te ferait un vrai tambour,

avec de la peau de lapin.

Je ne veux pas de tambour,

Stani ne sait pas faire de tambour.

Ah bon.

Allez, mange.

Allez.

Allez, mange.

Bonjour, M. Winkler.

Bonjour, Mme Kropp.

Qu'y a-t-il?

Stani n'est pas ici?

Il est auprès des chevaux, je l'appelle?

Stani a suffisamment à faire avec les chevaux.

Demain, il livrera du charbon.

J'aimerais qu'il passe chez moi après la fermeture.

La nouvelle livraison est arrivée.

Faut qu'il descende les caisses dans la cave. Pour moi, c'est trop lourd.

La vie n'est pas simple pour une femme seule.

Des sacs de pommes de terre, des cageots de pommes.

Et votre époux, il vous écrit?

Il est stationné en Bavière.

On va les transférer au front Est.

Oui, le front Est.

Vous irez le voir, tant qu'il est dans le Reich,

n'est-ce pas?

J'sais pas.

Bien sûr, j'aimerais bien.

Et le magasin?

Mme Schnittgens est là.

Elle vous remplacera bien quelques jours.

Si vous fermez quelques jours,

on comprendra que vous allez voir votre mari.

Chaque épouse ferait de même.

Inutile de me le dire.

Je vous envoie Stani des qu'il a fini avec les chevaux.

Merci.

Ta bonté n'est que de la bêtise.

Tu ne comprends pas ce qui se passe?

Le Polonais est toujours fourré chez Pauline.

Et P°urquoi?

Pour lui donner un coup de main.

Il ne lui donne pas que des coups de main.

Et son mari est parti depuis 8 mois.

Qu'est-ce que tu fais près de la fenêtre?

Si son mari est au front, le Polonais peut l'aider.

Chez les Melchior, il mange à la même table qu'eux.

Ce n'est pas autorisé.

On n'a pas le droit de leur donner de l'eau,

et Pauline lui adonné de la gnôle.

Tu ne crois pas que certaines interdictions ont perdu leur sens?

Non.

Et son magasin va de mieux en mieux.

Pas étonnant, les fruits et les légumes ne sont pas rationnés.

Ça peut rapporter.

Et elle vend même des fleurs...

on ne sait pas si elle y est autorisée.

Il n'est pas sûr que les marchands de légumes puissent vendre des fleurs.

Le prix des fleurs n'est pas fixé et ça peut rapporter.

Qui achète des fleurs, ici?

Tout le monde a un jardin.

Ça ne te viendrait pas à l'esprit. D'autres en achètent.

Et alors?

Allez, viens.

Allez, vas-y.

Essayons de concevoir un petit Peter.

Et si c'est une fille? - Ça sûrement un garçon.

Je ne veux pas une deuxième femme.

Mon mari était courageux et anti-fasciste.

Il aurait tant voulu un fils, mais...

ça a été une petite fille.

Malgré tout...

elle est devenue une femme ravissante.

Anna, viens ici.

Il faut le comprendre,

elle a aussi ses soucis.

Le magasin a fort changé.

Sans doute.

Quand l'avez-vous repris?

Pendant la guerre.

J'étais seule avec un enfant en bas âge.

Il fallait bien que quelqu'un le reprenne.

Mme Schnittgens, c'était une amie de Pauline?

C'était quelqu'un de correct.

Elle n'ajamais voulu faire de mal à qui que ce soit.

Mais il y a eu cette histoire de lettre.

On peut en penser ce que l'on veut,

une chose est sûre, elle a reçu cette lettre.

Et soudain, elle a atterri à la Gestapo.

Mais elle...

n'était pas mal intentionnée.

Elle a cru pouvoir aider Pauline.

Ce n'est peut-être pas elle qui a refilé la lettre à la Gestapo.

Maintenant, ça suffit.

Je sais ce que vous allez dire.

Notre passé, notre passé idiot...

Il pèsera éternellement sur nous.

Je suis lasse de toutes ces phrases.

Il nous prend pour des meurtriers. Il a pas le droit.

Intéressez-vous plutôt à l'actualité dans le monde.

Le terrorisme, la violence, c'est plus important que le passé.

Il faut l'enterrer une fois pour toutes.

Bonjour.

Deux livres de pommes.

Là-bas.

De belles pommes, pas trop mûres.

Les poires étaient pourries à l'intérieur.

Désolée. Rassurez-vous, les pommes...

sont d'excellente qualité.

Nous avons des pommes de terre nouvelles.

Elles sont très bonnes.

Stani, va m'en chercher.

Oui.

C'est rare, une si bonne marchandise.

Non, pas aujourd'hui.

Peut-être la semaine prochaine.

Bonsoir.

Gusta.

C'est fermé.

Reviens demain. - Oui.

Qu'est-ce qu'il y a?

Il faut qu'il s'en aille.

Il faut qu'il disparaisse.

Stani, arrête de travailler.

Hans...

Je lui ai dit qu'on devrait se marier, il n'a pas voulu.

Pas avant de porter l'uniforme de lieutenant.

Comme si un avancement avait de l'importance.

Je serais veuve, mais...

Peut-être que j'aurais un enfant, mais...

Tu ne peux pas comprendre.

Tu as encore ton mari, tu peux le voir.

On va l'envoyer au front Est.

Et tu seras veuve, hein? C'est ce que tu veux?

Elsbeth !

Pardonne-moi.

Je ne sais pas ce que je dis.

Il m'a toujours dit:

"N'aie pas peur pour moi,

je suis réfractaire aux balles. "

Réfractaire aux balles.

Qu'est-ce qu'il fait ici?

Qui?

Ben, ce Stanislav.

Il m'aide à porter les marchandises.

Si tard?

Pauline, ne le fréquente plus, je t'en supplie.

Evite-le.

C'est comme une maladie.

Une folie.

Elsbeth, je l'aime.

Non.

Tu oses me dire une telle chose.

Tu n'as pas le droit. Tu n'as aucun droit.

Ne crie pas comme ça.

Que veux-tu que je fasse?

Que veux-tu queje fasse, mon Dieu?

Qu'est-ce qu'il y a, Maman?

Rien du tout.

Je pars voir Papa, et toi, tu vas...

chez Mamy et Papy.

Tu sais, Papa est impatient de me revoir.

Je ne peux pas t'accompagner voir Papa?

C'est interdit aux enfants.

Tu sais, Mamy et Papy vont être contents.

Ils ne te reconnaîtront pas. "Est-ce bien notre Herbert?" diront-ils.

Un véritable petit homme.

Elle a vendu 10 cageots de pêches en un jour,

et elle a eu la bêtise de s'en vanter.

Tu sais qui transportait les cageots? Lui.

Je les ai encore entendus à1 heure du matin.

Et son mari est si convenable.

La salope, sans lui elle n'aurait pas le magasin.

Qui est le titulaire du bail? - Ça te regarde?

Ça te ressemble.

Que veux-tu faire du magasin?

Tu ne prendrais jamais d'initiative.

Toi, tu veux un enfant.

C'est bien d'avoir un gosse. Mais s'il t'arrive quelque chose?

Qu'adviendra-t-il de moi et du gosse?

Tu n'y penses pas.

La cuisine est derrière le magasin.

Je pourrais tenir le magasin sans sortir de la maison.

Et pour le petit, ce serait idéal.

Je ne veux pas que ma femme doive son magasin a un meurtre.

Si tu la dénonces, il sera pendu.

Pendu, tu sais ce que ça veut dire, Maria?

Et on la mettra dans un camp de concentration.

Parce qu'elle a fait, ce que fait son mari,

comme tous les soldats. - Toi aussi?

Bien sûr que non. - Tu découches en France?

Et tu toucheras une pension de veuve, si je meurs.

Ce que tu gagnes dans le magasin...

sera déduit de ta pension.

Je n'ai pas de travail, on veut m'envoyer a l'usine d'armement.

Ça signifie se lever tous les jours à 5 h.

Prendre le vélo et trimer.

J'en ai marre.

Allez, viens.

Viens près de moi.

Essayons de faire notre petit Peter.

On voulait aller voir mes parents.

Demain, à cette heure...

je serai reparti.

C'est pas une raison pour pas aller au lit.

Promets-moi de ne pas la dénoncer.

Pas maintenant, s.t. p. - Non, promets-le moi.

Sois franc,

tu me crois si bête au point de la dénoncer?

Pour que mon nom figure dans les dossiers?

Merci, je ne suis pas si bête.

Il suffit de parler avec Frieda Kënig ou...

avec Mme Schnittgens qui fait sa comptabilité.

Je parlerai avec Frieda Kënig.

Il faut la mettre au courant.

Elle dirige le Groupe des femmes...

et assume la responsabilité.

Peut-être n'est-il que blessé,

il y a déjà eu des confusions.

Tu y crois?

Tu crois que c'est possible?

C'est possible, tout est possible.

Ce qui compte,

c'est votre amour. Personne ne peut vous le prendre,

ça fappartient pour toujours.

Je ne peux pas.

Non.

Je suis venue pour te le dire.

Faut qu'on arrête.

Nous sommes fous.

Je ne sais pas ce qui m'est arrivée.

Nous sommes devenus complètement fous, Stani.

Maintenant, c'est fini.

Demain, je pars voir mon mari.

Et toi...

Et toi, tu dois tout oublier, Stani.

Oublie tout ça.

On n'a pas le droit. On n'a pas le droit de se revoir.

Tu veux coucher avec lui, hein?

C'est de la folie.

Pourquoi veux-tu coucher avec lui?

C'est un crime.

Ah, les fleurs.

Il n'y aura pas de fleurs en mon absence.

Mon Dieu,

dire que je te laisses seule avec tout ça.

Herbert, on part tout de suite.

Ne t'en fais pas, je me débrouillerai.

C'est bien pour moi d'avoir une occupation.

Je connais le magasin.

Les gens n'achètent pas beaucoup.

Je penserai aux factures.

Maman, j'emmène ma flûte.

Viens, Herbert.

Tu es ma seule amie, tu es ma meilleure amie.

Quand Stani viendra,

dis-lui... - Je ne lui dirai rien.

On y va. On va rater le train.

Où est ta casquette?

Mais elle est là!

Où allez-vous, Mme Kropp?

Je vais voir mon mari en Bavière.

Il surveille des prisonniers de guerre.

Très bien, très bien.

Votre mari est quelqu'un de correct, Mme Kropp.

Il a une femme correcte. Vous emmenez le gamin?

Herbert reste chez ses grands-parents à Lërrach.

La valise de Mme Kropp est lourde, elle va voir son mari.

Emmène-la à la gare.

Merci, M. le maire.

Et au revoir.

Pourquoi avez-vous une carriole si moche?

Elle est moche mais elle rend de bons services.

Cette nuit, j'étais à Lërrach.

J'ai emmené ce Polonais à l'hôpital.

Il était inconscient.

Laisse-moi.

Le Polonais des Melchior.

Les chevaux l'ont piétiné.

Arrête-toi.

Vous voulez monter à cheval?

Non, je veux parler à M. Stackmann.

C'est moi.

Arthur Stackmann. - C'est mon père. De quoi s'agit-il?

Il s'agit de l'histoire du Polonais.

Vous travaillez pour un journal? - Non.

Laissez le vieil homme en paix. Faut en finir avec cette histoire.

Vous aussi, vous étiez dans la carrière?

Oui, c'était une sale histoire.

Etait-ce normal de pendre cet homme pour adultère?

On n'avait pas le droit d'en parler.

Mais on en a parlé.

Beaucoup étaient contre.

A mon avis, on aurait dû les pendre tous les deux.

La femme était plus coupable que Iui.

Elle était plus âgée, mariée.

Et Père n'a fait qu'exécuter son ordre...

et fait signer le Polonais, pour qu'il sache...

ce qui l'attendait, en couchant avec une Allemande.

Etes-vous Polonais?

Non.

Je peux vous aider?

Je cherche un Polonais...

Salle 32, à gauche.

C'est moi.

Alker me l'a raconté.

Je t'en prie,

dis quelque chose.

Pourquoi es-tu venue?

Va voir ton mari.

Infirmière !

Infirmière !

Calmez-vous.

Ici, c'est interdit. Vous n'avez pas honte?

Venez, ne causez pas de scandale.

'Je fécrirai.

Pouah!

Salopard !

Sale fumier!

Cochon Iubrique!

Comment va-t-il, docteur?

Pourquoi est-ce si grave,

que quelqu'un se rende au chevet d'un prisonnier?

C'est toute une histoire.

Une femme avec une valise.

Une femme avec une valise serait venue.

Celle d'en face, elle est partie avec une valise.

Elle va voir son mari en Bavière.

Un baiser d'adieu.

C'est normal qu'elle aille le voir à l'hôpital.

On aurait fait de même.

J'y vais, moi aussi, pour l'embrasser?

Non, il pourrait ruer...

comme le cheval.

Je t'ai toujours dit de l'enfermer la nuit.

Laisse-moi tranquille. J'en ai assez.

De l'enfermer la nuit.

Que faire, s'il doit aller auprès des chevaux?

Le docteur a dit que tu étais responsable,

ça nous retombera dessus.

Ce Polonais ne donne que des ennuis.

Ça nous retombera dessus.

On ne saura pas...

qui était cette femme. A moins que tu causes,

ou Mme Schnittgens, ou quelqu'un d'autre.

Quelqu'un en parlera, et ça sera notre fête.

Pourquoi me regardes-tu comme ça?

Rien ne s'est passé et rien ne se passera.

C'est désagréable mais on est raisonnable.

Dois-je attacher celui qui trime de 5.30 h à 19 h?

La nuit, j'emmerde le parti.

J'y ai adhéré pour avoir la paix...

et pas pour espionner les gens.

Parmi les accusées, on trouve...

des paysannes honnêtes de bonne famille,

qui n'avaient jamais eu de rapports avant.

Des femmes de soldat ayant eu un mariage heureux,

des femmes avec plusieurs enfants.

Le chef de la police secrète de Berlin...

Bonjour, Mme Wyler.

Vous désirez?

Un bouquet de persil.

Comment ça va, Mme Schnittgens?

Un bouquet de persil, s.v.p. - Peut-être deux.

Y a-t-il du nouveau?

Rien.

La patronne, quand revient-elle?

Bientôt.

60 Pfennig, s.v.p.

Le travail vous plaît?

Oui, mais ce n'est pas mon travail.

Je suis comptable.

J'aurais pas dû accepter de l'aider.

Je suis toute seule pour porter les caisses,

acheter la marchandise, faire les comptes.

Trop pour une seule personne.

Pour Pauline, ça sera dur...

si le Polonais ne l'aide plus.

Quel Polonais?

Ne faites pas l'innocente, celui des Melchior.

Ne savez-vous pas ce que l'on raconte?

Une lettre pour vous, Mme Schnittgens.

Merci.

Autre chose?

Qu'est-ce qu'elle écrit, Pauüne?

Faut d'abord que je lise la lettre.

Au revoir, Mme Wyler.

Chère Elsbeth, Tu es ma meilleure amie,

merci de transmettre la Iettre ci-jointe.

S'il n'est pas encore rentré,

envoie la lettre à l'hôpital de Lërrach.

Je t'embrasse...

Ce n'est pas si grave,

dans 1 ou 2 mois, je serai transférée.

Il est important de ne pas prendre froid,

pour qu'il n'y ait pas de complications.

J'étais à Brombach et...

Brombach? Inutile d'y aller,

il n'y a que des nazis, Ià-bas.

Personne ne vous dira la vérité, personne.

Vous avez reçu des lettres que vous avez remises à Zinngruber?

Je ne m'en souviens pas.

Mme Schnittgens,

C'était Zinngruber ou Mayer?

Mayer était correct.

A Brombach, il n'y avait que des nazis,

mais Mayer était correct. J'en suis convaincue.

Tout a commencé avec ces lettres adressées à vous.

Mais les autres femmes...

Laissez-la malade en paix.

Je vous ai dit qu'elle était trop faible.

Les autres femmes...

Je ne veux plus vous parler.

Des lettres que vous deviez transmettre à cet homme.

Mais qui finalement sont parvenues à la Gestapo.

On vous a acquittée.

Vous n'avez rien à craindre.

Dites la vérité. - Non, non.

Ne dites rien, Mme Schnittgens.

Je vous ai interdit tout contact avec ma cliente.

C'est irresponsable de venir malgré tout ici...

et de l'exposer à une rechute.

Mieux aurait valu penser avant...

aux conséquences de vos actes.

Je respecte votre intention...

d'élucider ces faits prescrits.

Pour vous éviter d'importuner ma cliente,

j'ai préparé une déclaration,

qui répond avec précision à toutes les questions.

Primo: Mme Schnittgens n'était pas l'amie de Mme Kropp.

Elle entretenait des relations professionnelles avec Mme Kropp...

pour qui elle travaillait comme comptable.

Elles n'ont pas eu de relations personnelles.

Mme Schnittgens était au courant de la liaison de Mme Kropp,

car tout le village en parlait.

Elle a perçu le danger couru parle Polonais et son amante.

Ma cliente a poussé Mme Kropp à rejoindre son mari en Bavière,

espérant ainsi minimiser les dégâts. Secondo :

Mme Schnittgens a reçu une seule lettre...

de Mme Kropp à son amant...

cachetée et affranchie...

avec la prière de Iajeter dans une boîte aux lettres.

Estimant ceci dangereux, ma cliente ne l'a pas fait.

Elle l'a gardée pour la rendre à l'expéditrice à son retour.

Tertio: Gestjuste, Mme Schnittgens a remis la lettre à la Gestapo,

mais cet acte n'était pas volontaire.

Malheureusement, Mme Schnittgens en a parlé à ses proches.

Et par des voies inconnues, la Gestapo a été mise au courant.

Ce document vous parviendra par courrier recommandé.

Je ne l'ai pas écrit.

Je n'écris pas l'allemand.

Tout le monde peut l'écrire.

Tu nies avoir reçu cette lettre,

cette lettre d'amour de Mme Kropp.

De Pauline Kropp.

J'avais de la fièvre.

Tu ne connais pas cette femme.

Qui t'as rendu visite à l'hôpital?

Je ne sais pas.

Une folle, peut-être.

Tu te moques de moi?

Tu veux te fiche de moi?

Impossible.

Tu crois parler à un paysan de Brombach?

Schulze !

Ici, mon commandant!

Ça suffit, Schulze.

Faites-le sortir.

C'est un comble.

Alors, Mme Kropp...

S.v.p., asseyez-vous.

Pourquoi continuez-vous à nier?

On aurait pu se passer de ce cirque, mais...

je voulais en savoir plus long.

Vous pouvez sortir. Je n'ai plus besoin de vous.

Vous pourrez écrire plus tard à la machine.

Comment le dire?

Je voulais savoir s'il y avait un rapport entre vous.

Un rapport physique.

Vous comprenez ce que je veux dire?

Qu'est-ce que ça veut dire?

Peut-être...

Peut-être qu'il vous a violée et vous vous êtes défendue?

Vous vous dû vous défendre, Mme Kropp.

Mon Dieu, mon Dieu.

Ecrivons dans le procès-verbal...

que c'est moi qui ai commencé,

non, il ne m'a pas séduite.

Ecrivons que je suis coupable.

Et écrivons que je ne regrette rien.

Ça suffit. Par ici.

A droite.

S.v. p, sauvez-la. Je vous en conjure.

Je déclare sous serment...

que je ne garde aucune rancune, queje Iui pardonne.

M. le commandant, s.v.p.

Nous avons un fils, c'est encore un enfant.

Elle n'est pas coupable, elle ne le refera plus.

Elle doit être malade.

Du calme.

Aidez ma femme.

C'est une bonne épouse et une bonne mère.

Mon Dieu...

Kropp, du calme.

Je vous promets de faire ce que je peux faire.

Courage.

C'était un hasard.

En tournant le bouton de la radio, j'ai entendu une voix allemande.

C'était Radio Londres.

Ecouter les postes étrangers...

et diffuser les informations est passible de la peine de mort.

Comment l'avez-vous su?

Je l'ai raconté à une amie. Elle m'a dénoncée.

Oui, si tu l'as raconté.

Pas ce que j'ai entendu. Je n'ai rien entendu.

C'est justement pourquoi.

Je lui ai seulement dit...

que j'avais entendu Radio Londres.

Et que c'était une voix sympa,

que j'aimerais savoir quelle tête avait le speaker.

Si le juge me croit,

il ne me condamnera pas à mort.

Il m'enverra dans un camp de concentration.

Le camp, ça doit être terrible.

Au moins, on est en vie.

Tu sais qu'il est interdit de regarder dehors.

Continue ton travail.

On a constaté que les travailleurs civils polonais,

qui, à la suite de relations sexuelles interdites,

ont été proposés en vue d'un traitement spécial,

présentaient des traits raciaux nordiques,

ainsi qu'un extérieur et un caractère positifs.

Allons à l'essentiel.

C'est que ces personnes se prêtent...

à une germanisation.

Voilà ce qui compte, Schulze.

Le Führer, en sa qualité de commissaire du Reich,

a ordonné, en vue de fortifier le peuple allemand,

que les prisonniers et civils polonais...

ayant eu des relations sexuelles avec des Allemandes...

ou d'autres rapports immoraux,

soient examinés avant le dépôt de la demande...

en vue de leur aptitude à être germanisés.

L'expertise médicale doit contenir:

1. Détermination de la race,

2. Taille, sans chaussures,

3. Indications sur le type de stature.

Vous savez ce que ça veut dire? Moi pas.

C'est la compétence du médecin officiel. Pas la nôtre.

Où est-il? Il est toujours en retard.

S'il est comme ça au front, je voudrais pas être dans sa peau.

On va tout lui préparer.

Il n'aura plus qu'à signer. Mais, Schulze,

c'est notre travail.

Faut-il vraiment le faire?

C'est clair comme de l'eau de roche.

Fermez-la, Schulze.

Il ne s'agit pas du Polonais.

Il s'agit d'elle.

Son mari est soldat.

Cette femme...

il faut l'aider, vous comprenez?

Une belle femme, hein?

Faites entrer le Polak.

Allez, faites-le entrer.

Allez-y.

Ote tes chaussures, on va te mesurer.

Enlève ta chemise.

Connerie de ruban.

Schulze, que faites-vous?

Votre père, comment vous a-t-il mesuré?

Il afait une marque à Iatête. Ici.

Ensuite, il a mesuré de haut en bas.

Tout de suite.

Un instant.

1,29. Vous avez noté?

Quoi? 1,79.

Bien sûr.

Connard.

Couleur des yeux.

Couleur des cheveux.

Couleur de la peau.

Pas de problème.

Couleur des yeux.

Regarde en face.

Bleu.

1C.

Couleur des cheveux.

Je dirais brun foncé.

Blond foncé.

Oui, blond foncé.

Ça se complique.

Merde, on laisse tomber.

Un instant !

Laissez tomber.

Couleur de la peau.

Commandant, comment qualifier sa peau?

Rose clair, rosé.

Sur le cou, elle est brune.

Qu'est-ce qu'on écrit?

Rose, ça se dit?

Plutôt chez les femmes.

Je dirais, clair.

Type de stature.

Stature.

Osseuse.

Ce n'est pas un terme scientifique.

Je vérifie.

Merde, ça n'y figure pas.

J'ai écrit, stature: normale. Pas mal, hein?

Le plus difficile: description des signes distinctifs.

Qu'est-ce que ça veut dire?

Distinctifs?

Dix, deux.

M. Mayer.

Je ne suis pas expert en questions raciales.

Je ne suis pas compétent pour ce cas.

Faites sortir le Polonais.

Qu'il attende derrière la porte.

Nous n'allons pas discuter de votre compétence...

en présence de ce Polonais.

Je vais vous lire un passage...

sur votre compétence.

En l'absence d'un spécialiste, c'est le...

médecin officiel qui doit effectuer l'expertise.

Signé: Heinrich Müller, Chef de la Gestapo.

Ce n'est pas...

aussi simple que vous l'imaginez.

Connaît-il vos intentions?

Il ne s'agit pas du Polonais.

Il s'agit de Mme Kropp.

Vous savez ce qui l'attend?

Faites-le entrer.

Qu'y a-t-il? Le médecin attend.

Je vais bien.

Vous pouvez vous rhabiller.

Je suis en bonne santé.

Bonne santé?

Mieux encore,

tu es aryen.

Qu'est-ce que je suis? - Aryen, tu peux devenirAllemand.

Allemand? - Oui.

Je ne veux pas être Allemand.

Je ne veux pas.

Sortez-le.

Au cachot, jusqu'à ce qu'il se calme.

Il est fou?

Commandant...

Ce n'est pas si simple.

Le problème est réglé.

Idiot.

Je ne peux pas approuver cette demande.

Ça me coûtera la vie, si...

j'approuve la germanisation d'un slave,

qui ne veut pas être aryen.

Je vous recommande la prudence.

Il ne veut pas.

Peut-être est-il fou.

Venons-en à Mme Kropp.

Il s'agit...

en premier lieu...

de Mme Kropp.

Comprenez-vous qu'il n'est peut-être pas fou?

Et ne veut pas devenir Allemand.

Rompez ! Asseyez-vous.

Vous connaissez l'accusation.

Je suis innocent.

Ouvrez la porte.

Comment vous sentez-vous, ici?

Quel est votre métier? - Prof de lycée.

Un beau métier.

Vous serez libre demain matin à 11h.

A 8h, vous devrez rendre un service...

à votre compatriote, appelé Zasada.

Le pendre.

Quoi?

Moi?

Pourquoi moi, M. le commissaire.

Plutôt...

Plutôt me pendre moi que de me provoquer.

Que dites-vous là?

Nous ne pendons pas les Polonais.

Vos compatriotes séduisent les Allemandes,

les épouses de nos soldats.

Ne m'impliquez pas Ià-dedans.

Je meurs, si je dois faire ça.

Je ne peux pas faire ça.

Je ne veux pas.

Vous êtes plus grand que le délinquant.

Il est grand, vous êtes un petit peu plus grand.

Vous m'êtes sympathique et je vous ai choisi.

Vous n'allez pas le maltraiter.

Si vous attachez la corde au cou d'un plus grand que vous...

la corde peut s'enrouler...

et rester...

coincée au menton.

Vous comprenez?

Et on meurt lentement et cruellement.

Ça, je ne le veux pas.

Vous pouvez toujours essayer.

Non.

Je ne le ferai pas.

C'est très simple.

C'est très simple.

Je ne le ferai pas.

Regardez.

Inutile de faire le nœud. Il sera prêt.

La charrette arrive sous la potence...

vous grimpez dessus,

vous lui mettez la corde au cou,

et la charrette repart.

Fini.

Mettez-la autour du cou.

Vous comprenez, ici,

ici, en bas.

Cette partie-là,

pas ici.

Ici, vous comprenez, ici.

Vas-y. Vas-Y-

Je ne le ferai pas.

Je ne le ferai pas.

Je suis très patient et vous le savez.

Et vous ferez, ce qui doit être fait.

Parce que Zasada vous le demandera.

Vous avez parlé ensemble, et je l'ai toléré,

bien que ce soit défendu.

Et je parie que vous vous comprenez.

Vous vous comprenez très bien.

Vous savez,

un voleur polonais est à côté. Il veut bien pendre Zasada.

Mais je ne veux pas, je ne le veux pas.

Il a 2 têtes de moins et pourrait maltraiter Zasada.

Je voudrais ajouter quelque chose.

Avoir un bourreau qui pourrait être un ami,

est un réconfort au cours de la dernière seconde.

Chaque être humain le souhaiterait.

Vous le comprenez, vous le comprenez sûrement.

Bon, à demain.

Dites à votre patron, s'il ne livre pas à l'heure,

je commanderai mes cercueils chez la concurrence.

Pourquoi des cercueils?

Vous avez dit que les cercueils étaient interdits.

Pas de questions idiotes. Vous connaissez le décret.

Ils sont interdits pour les exécutions de masse.

Ceux qui sont exécutés individuellement...

sont destinés à l'institut d'anatomie de Fribourg.

Sans cercueils? - J'sais pas, commandant.

Il était incorrect...

de commander le cercueil pour l'exécution du jour.

L'institut d'anatomie doit renvoyer le cercueil,

une fois le cadavre arrivé.

On pourrait le réutiliser pour d'autres exécutions.

Qui est dans le camion?

Le bourreau, docteur, un autre Polonais.

Ça a été dur de le convaincre.

Il saura s'y prendre?

Il le fait volontairement?

Il le fait volontairement?

Le Reichsführer Himmler a accordé 3 cigarettes,

à un Polonais qui pend un compatriote.

Je les lui ai données. Hier.

S'il travaille bien,

il en recevratrois de plus.

Il le fait volontairement?

On va me pendre...

Ne dis pas de bêtises.

Que faites-vous ici? Il est déjà 6.50 h.

Dépêchez-vous.

Bonne chose que d'avoir un pistolet, M. Mayer.

Pourquoi dites-vous ça?

Au cas où le coup de grâce serait nécessaire.

Il faudra le pendre jusqu'à ce que mort s'en suive.

Lorsque la Wehrmacht exécute un déserteur,

c'est l'officier qui doit tirer le coup de grâce.

Je doute fort que cet autre...

prisonnier dans la voiture s'y connaisse.

On dirait...

une chiffe molle.

L'ordre est : exécution par pendaison.

Il faut savoir pendre.

La Suisse n'est pas loin.

Pourquoi n'ai-je pas fui?

Ne te fais pas de reproches,

les Suisses...

te Iivreraient aux Allemands.

Ecoute,

ta mère vit à Lodz, n'est-ce pas?

Oui, pourquoi? - Bon!

Je n'ai pas le droit d'écrire à ma famille.

Qu'est-ce que tu écrirais?

Dis-le moi,

et je leur écrirai...

Je ne sais pas,

ce qu'on écrit dans des cas pareils.

Ecris-Ieur que je les embrasse.

Rien de plus.

Je ne veux pas que Maman...

soit au courant de tout.

Ecris-Iui que je suis mort avec calme.

Pour qu'elle soit fière de moi.

L'adresse est Glowna 4,

appartement 8... Tu t'en souviendras?

Bien sûr.

" Glowna 4 " suffit, on nous connaît bien.

C'est ce qu'on a dit, Erna et moi.

Vraiment.

Et ensuite Erna a dit...

Tu as été prof,

tu devrais le savoir...

Y a-t-il quelque chose qui reste

après la mort?

On ne sait pas,

ce qui nous arrive vraiment,

on ne peut donc rien exclure...

En naissant,

nous ne savions rien de la vie,

on ne sait donc pas ce qui vient après.

Réfléchis à ce que tu as appris au lycée.

Le principe de la conservation...

de l'énergie ne peut être contesté.

Tu t'en souviens?

Chez l'homme, le vecteur de l'énergie,

c'est l'esprit. C'est" l'esprit

Il ne peut pas périr,

il ne peut pas disparaître.

Le corps, la masse, la matière,

ne peuvent pas disparaître,

ils se transforment,

tout comme l'esprit.

Tu l'as appris au cours de religion.

Ils envoient chez eux des cochons entiers.

Je vais crier " Vive la Pologne ! "

Tu as raison,

ça ne convient pas.

Je ne suis pas obligé d'assister à des brutalités.

Ma seule obligation consiste à...

attester le décès.

Je ne suis pas tenu d'assister à l'exécution.

Si la corde glisse sous le menton,

vous le verrez s'agiter longtemps.

Je dois vous corriger, docteur,

vous êtes tenu d'assister à l'exécution.

Parce qu'il n'y a pas de médecin SS disponible.

Les médecins SS travaillent...

dans les hôpitaux de campagne, les camps de concentration...

et d'autres institutions importantes. Et vous devriez...

Ah bon?

Je ne tire pas au flanc.

Nos compatriotes,

on les emmène en dehors de la ville.

Combien?

Dix, peut-être douze.

Et en tout?

100, 200... Que veux-tu dire?

Ils ont commis une erreur.

S'ils sont 200,

et seulement 5 gendarmes, ils pourraient...

C'est pas si simple que ça.

Bien que...

La frontière n'est pas loin...

S'ils restent ensemble...

Mais les Suisses les Iivreraient...

Pris isolément, oui,

mais avec un groupe,

ils n'oseraient pas.

Assis !

Tu vois,

c'est absurde.

Ça marche au cinéma, mais pas dans la vie.

Attention, Mayer arrive.

Heil Hitler, le groupe est prêt pour l'exécution.

Il me faut une corde courte avec un nœud.

Pourquoi courte...

Pas pour le cou, je dois lui attacher les pieds.

Qui aurait une corde? Avez-vous une corde?

Demandez aux gens.

Quelqu'un a une corde? - J'en ai une.

Mettez tout en route.

Ici, docteur...

Ceux qui sont affectés à l'exécution, en route !

Les autres attendent ici.

Allez-y, Strackmann.

Affaire pénale concernant l'épouse Pauline Kropp...

pour relations interdites avec un prisonnier polonais.

Au nom du peuple allemand:

L'accusée a fréquenté un prisonnier polonais...

et ce faisant,

elle a blessé la sensibilité du peuple allemand.

Elle est condamnée pour relations sexuelles répétées...

a deux ans et demi de camp de travail.

MAÎTRESSE D'UN POLONAIS

Où allons-nous?

A la carrière.

Descendez !

Sale polonais !

Monte !

Mets les pieds ensemble.

Quelle merde!

Le délinquant Zasada a mérité la mort...

pour relations sexuelles avec un Allemand.

Pour protéger le peuple et le Reich...

il est condamné à passer de vie à trépas.

Que le jugement soit exécuté.

M. Mayer...

Qu'y a-t-il?

Ne l'oubliez pas, celui-là.

Merci, docteur.

Vas-y, Viktorczyk.

Viktorczyk, ne sois pas lâche.

Je ne fais que mon devoir.

Allez, vas-y.

Retournez-vous.

Arrête, c'est dangereux.

Allez, passe-le moi.

Je reviens tout de suite. Mon Dieu, attends.

Danger de mort. Accès interdit.

Quand ma mère est sortie du camp, mon père ne vivait plus.

Il est mort au front Est.

Elle a toujours dit, qu'il avait été un bon époux,

et un bon père.

Elle n'ajamais parlé du Polonais ni du camp.

Une fois, elle a dit: " C'était terrifiant."

Et lui, le Polonais,

a toujours dit: " M'est égal, m'est égal. "

Après le camp, ma mère a été très malade...

et voulait une indemnisation.

A la mairie, on lui a dit...

vaut mieux ne pas en parler, c'est une question politique.

Nous sommes partis d'ici.

Il y a beaucoup de films sur cette époque.

Je ne sais pas...

si on peut raconter...

expliquer tout cela.

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