Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
- Je te présente le studio, notre petite installation
de 2,5 millions qui dort ici. (déclic d'appareil photo)
- Pour l'argent, t'es sûr
qu'on va pas pouvoir remonter jusqu'à moi?
- Sûr à 100 %.
- Ma fille, si tu vois ces images,
c'est qu'il m'est arrivé quelque chose,
probablement un kidnapping. - Daji Saeed est rentré de force
dans une maison avec trois hommes.
On le voit jamais ressortir. (coup de feu)
- Est-ce que vous réalisez à quel point vous avez foutu
l'Émirat du Golfe dans l'embarras?
- Le fiasco d'hier, c'est de leur faute,
c'est pas de la mienne. (cri de douleur)
- La compagnie allait faire faillite,
je pouvais pas dire non à deux millions!
J'avais jamais fait de deepfake
puis je n'en ferai plus jamais non plus.
- Faut jamais dire jamais.
- Comment elle va?
- Elle a parlé. Elle a dit quelques mots.
- C'est quoi, le look de rock star?
C'est pas à cause de la compagnie, j'espère?
- Je t'ai dit que je suis tombé dans la douche.
- Comment ça s'est passé, hier soir?
- Je pense qu'il a un kick sur moi.
Si je joue bien mes cartes, je vais être capable
d'avoir un deepfake indétectable de moi bientôt.
C'est quoi que je dis en russe dans la vidéo?
- Ça dit que tu trouves ton collègue Manu vraiment cute.
(musique intrigante)
(aboiements au loin)
(respirations fortes)
- Madame l'ambassadrice, des commentaires
sur votre rencontre avec le premier ministre?
- Est-ce que les contrats de livraison
de matériel militaire sont suspendus?
- Mon pays est accusé sans preuve sur la base
de préjugés typiques des pays occidentaux.
L'Émirat du Golfe est un pays ouvert, moderne,
qui respecte les droits humains.
- Confirmez-vous que Daji Saeed
n'est plus sur le territoire du Canada
et qu'il est présentement à l'Émirat du Golfe?
- Je n'ai aucune information à cet effet.
Monsieur Saeed est un grand scientifique
dont nous sommes très fiers et c'est un homme libre.
- Le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France
ont mis leurs relations diplomatiques
avec l'Émirat du Golfe sur pause,
des commentaires?
(télévision indistincte)
- Steph?
(musique de tension)
- Excuse-moi, il est tard. - Bien non, c'est normal.
Ça a dû être une grosse soirée.
(soupir) Mon amour.
Tu dois tellement être soulagée.
Elle est comment, confuse?
- Oui.
- Ton père était pas plus jasant que d'habitude
quand il m'a appelé, j'ai pas pu savoir grand-chose.
- Je reviens.
- Vous avez deux nouveaux messages.
(bip)
Premier message. - Stéphanie, c'est papa.
L'hôpital vient de m'appeler.
Françoise a repris conscience,
fait que j'y vais tout de suite.
(bip)
- Message suivant. - Hum...
On est avec ta mère.
Le médecin dit
que ça va prendre un certain temps
avant que tout se replace.
Elle aimerait ça te voir,
demain, dès que tu peux. (soupir)
(halètements)
(musique intrigante)
(chasse d'eau)
(profond soupir)
(indicatif musical)
(rumeur urbaine)
(musique de suspense)
- Bonjour. Mon nom est Daji Saeed
et je souhaite clarifier la situation
par rapport à mon départ du Canada.
- Juste un instant, c'est... C'est le mauvais fichier.
(clics de souris) Euh...
(clics de souris)
Voilà.
- J'ai quitté le Québec de mon plein gré
parce qu'on m'a proposé de travailler
à un projet très emballant dans mon pays natal.
Je suis très heureux
de cette opportunité de pouvoir mener...
- C'est seulement une démo, c'est loin d'être parfait.
- Hé, c'est une plaisanterie?
- On le sait, c'est pas prêt. - C'est juste une ébauche.
- En ce qui concerne les images malheureuses
qui ont fait le tour du monde, l'hystérie collective...
- Loin d'être parfait...
Saeed est aussi expressif qu'un hareng congelé.
Mais c'est maintenant
que l'Émirat du Golfe a besoin de calmer la crise.
Faut accélérer le processus.
- Je peux pas faire de miracle. - Pour Françoise Parent,
vous avez eu besoin de combien de jours?
- Ça a aucun rapport.
Françoise Parent, c'est une personnalité publique.
On avait accès à des heures de vidéo en haute définition.
Pour Daji, on a des images trafiquées
puis une résolution de merde.
- Il y a à peu près pas de matériel utilisable
dans ce que vous avez trouvé chez lui.
- Je vais recevoir la captation d'une conférence
qu'il a donnée dans un congrès, ça devrait aider.
- Bon, c'est pas compliqué, il faut que ses proches,
ses amis, sa famille, ses collègues y croient.
Ses maniérismes, ses inflexions de voix,
vous êtes capables de les reproduire?
Oui ou non?
(profonde inspiration)
- Ça serait plus crédible
si Daji Saeed terminait sur une note personnelle,
peut-être, je sais pas, moi, s'adresser à sa fille?
- Je vous rappelle, messieurs,
que l'échec n'est pas une option.
Combien de temps?
- Ils vont y arriver.
Rapidement.
J'y veille.
(musique sombre)
(rumeur urbaine)
- Tu devrais essayer de prendre quelques gorgées.
- Oh.
Non, je...
- Maman!
Allô. - Oh!
(soupir de soulagement)
- Je m'excuse de pas être venue hier soir,
j'ai pas pris mes messages.
Comment tu te sens?
- J'ai eu un accident d'auto, je sais pas si t'es au courant?
- Euh, oui.
- Maman reprend des forces.
Je vais vous laisser, faut que j'aille au bureau.
Je vais...
Je vais avertir au poste pour changer ton soluté.
- Merci d'être passé.
(musique douce)
C'est qui, lui, exactement?
Je sais que je le connais, mais je...
Je...
- Mais c'est ton mari, Bruno.
Vous êtes ensemble depuis presque 30 ans.
C'est mon père.
Tu te souviens pas?
- Oh, bah...
On couche ensemble?
- Oui, je pense. (soupir amusé)
(respiration forte)
- Je vais...
Je vais avoir besoin de toi.
(soupir)
- Oui.
- Bonjour. Je m'appelle Marie.
C'est moi qui vais être votre infirmière
pour aujourd'hui.
Je viens changer votre soluté parce que...
mes consoeurs ont pas tellement envie
de se faire insulter.
- Bah, pourquoi je les insulterais?
- Ah, c'est toi qui s'occupe de Mme Parent?
- Ouais, t'inquiète, je m'en occupe.
On va éviter les esclandres pour aujourd'hui à l'hôpital,
hein?
Hop. Ça va?
Mon accent français, ça... ça vous dérange pas trop?
- Aviez-vous fini avec vos allusions de débiles?
Ma mère peut être soignée par n'importe quelle infirmière.
- C'est sûr qu'ici, il y a pas d'alcool,
donc ça aide. - Si vous continuez,
je vais devoir déposer une plainte.
- Allez-y. Pas de gêne.
- Qu'est-ce qui se passe, là?
Qu'est-ce qu'il y a? - C'est rien, maman.
Il fallait juste qu'elle change ton soluté.
(soupir)
(soupir)
- Hum...
Je fais pas ça d'habitude... Bien, en fait,
j'ai jamais fait ça, mais...
j'aimerais ça que tu lises mon article
avant qu'il soit publié, vu que je t'avais promis
de rien mettre qui puisse nuire à l'enquête.
L'enquêteur a dit quoi pour le cambriolage?
- Elle m'a dit qu'elle mettait la maison sous surveillance.
Tu sais, maintenant que la maison a été fouillée,
ça sert à quoi, leur surveillance?
Ils ont toujours un coup de retard, là.
- C'est quand même plus rassurant pour toi
qu'ils la surveillent, non?
- Mais j'ai absolument pas peur.
Quand t'as peur, ça veut dire
que tu laisses les autres avoir le contrôle sur toi.
C'est pas mon genre. - Hum.
Tu joues au baseball?
- Non.
Être prête à se défendre, c'est le contraire d'avoir peur.
Bon, je me fais un café, là, t'en veux-tu un?
- Ouais, s'il te plaît.
(tintements de vaisselle)
C'est la liste de ce qui a été volé?
- Ouais, mais c'est compliqué à faire.
T'en veux-tu un? - Non, merci.
- Les tiroirs de mon père ont été fouillés,
mais je sais pas, moi, ce qu'il y avait dedans.
Je sais qu'ils ont pris son ordinateur,
sa tablette, son courrier...
Ah, puis dans ma chambre, peux-tu croire?
Ils ont piqué ma boîte de souvenirs.
Ça, ça m'a fait chier, par exemple.
- Il y avait quoi dedans?
- Bien, des bulletins, des photos,
des cartes d'anniversaire,
des notes que j'écrivais au primaire,
des niaiseries qui étaient importantes pour moi.
- Pourquoi voler ça?
- Fouille-moi.
(musique intrigante)
(reniflement)
(♪♪)
- « Ma petite abeille. »
(reniflement)
(♪♪)
Ostie.
(clics de souris)
(tapotement de clavier)
(clic de souris)
(musique de tension)
(tapotement de cellulaire)
(envoi d'un message texte)
(rumeur urbaine)
- Éli, ma mère a repris conscience, là--
(Éli): Oui, je sais, grand-maman me l'a dit.
Mais toi, pourquoi tu m'as pas appelée hier?
J'étais full inquiète. - Non, non, hier,
ça s'est pas vraiment bien passé chez Efek.
- Je te l'avais dit de te pousser de là.
C'est quoi qui s'est passé?
- Je me suis enfargée.
Solide. - Enfargée?
- Oui, bien, j'ai...
avec Manu.
- Oh. OK.
- Mais t'en parles à personne, OK?
- Non, mais je suis pas folle.
Mais là, t'as-tu couché avec pour le plaisir
ou c'était juste pour le faire parler?
- C'est pas pour ça que je t'appelle.
Va falloir qu'on avance rapidement
parce que ma mère-- - Hé, non, Steph, je...
Moi, je ne pourrai plus faire
la comptabilité d'Efek, là.
J'ai crevé mes eaux à matin.
Antoine, il vient d'aller chercher la sage-femme.
- Hein? Tu vas accoucher là?
- C'est pas mal ce qui est prévu, ouais.
- OK. Bien... ça va bien aller.
Donne-moi des nouvelles.
- OK. Toi aussi, hein?
Puis, hum... Steph?
Tu penses-tu que...
tu vas être obligée de recoucher avec?
- Non.
Jamais. - Hum-hum.
- Bonne chance.
(en soupirant): Bye.
(musique intrigante)
- C'est bon, ton article, comme d'habitude.
- Comme d'habitude? - Bien, je te lis toujours.
J'aurais pas parlé de mon père à n'importe quel journaliste.
Il y a un de tes confrères anarchocapitalistes,
il me tape sur les nerfs, là. (petit rire)
- Fait que j'ai ton go?
(soupir)
- T'as raison.
La planète entière s'énerve contre l'Émirat
parce qu'ils ont kidnappé mon père,
mais l'Émirat, elle perd la face.
Ses livraisons d'armes vont être coupées,
il y a des pays qui menacent de boycotter les Jeux.
Pourquoi ils libèrent pas mon père, tout simplement?
(soupir)
(musique sombre)
Est-ce qu'ils l'ont tué?
- S'ils avaient voulu le tuer,
ils avaient pas besoin de le kidnapper.
- OK, mais pourquoi ils avaient besoin de le kidnapper?
(musique de suspense)
Euh... je veux pas te mettre dehors,
mais faut que je me concentre
sur la liste de qu'est-ce qui a été volé.
- J'y vais.
(raclement de gorge)
On se tient au courant?
- Oui. Merci, hein, pour ton article.
(soupir)
(ouverture de porte)
(claquement de porte)
(musique de tension)
(respiration saccadée)
(musique intrigante)
- Ma fille, si tu vois ces images,
c'est qu'il m'est arrivé quelque chose.
Écoute, je dois te mettre au courant
de certains aspects de ma vie dont je t'ai jamais parlé.
(soupir) Mais avant,
ma petite abeille... (soupir)
Je veux que tu saches que je t'aime.
(en arabe)
Toutes les décisions que je vais prendre
à partir de maintenant, ce sera pour pouvoir te revoir,
mais d'ici là,
faut que tu sois prudente, ma fille.
Ne fais confiance à personne.
Dis-toi que toutes tes conversations
pourraient être écoutées et que tes allées et venues
vont être scrutées et surveillées.
Fais attention à toi, ma fille.
Au début de ma carrière,
avant de m'intéresser aux isotopes médicaux,
j'étais dans le domaine de l'énergie nucléaire.
Et un jour, on m'a demandé
de diriger un programme secret.
On m'a demandé de trafiquer des réacteurs
pour enrichir de l'uranium
et produire des armes nucléaires.
- Il y a un bordereau,
ou je sais pas comment ça s'appelle,
mais ça vient des îles Caïmans, OK?
Puis je suis sûre que c'est le paiement
pour le faux vidéo de Françoise
puis que c'est Célestin Michel qui l'a fait.
- Mais c'est quel genre de document?
Comment ça se fait que t'as ça? - OK,
ça serait trop compliqué à t'expliquer,
puis de toute façon...
je sais que tu serais pas d'accord.
- Ah, c'est très difficile
d'identifier l'origine d'un dépôt ou--
- Oui, mais s'il y a quelqu'un qui est bien placé
pour enquêter là-dessus, c'est toi, grand-papa.
Quand vous faites
de la planification agressive pour vos clients,
les îles Caïmans, vous devez connaître ça?
- Oui, ça arrive qu'on passe
par les banques des îles Caïmans,
mais c'est toujours dans-- - OK, bien,
je vais aussi te texter
les documents d'investissement d'Efek.
Je sais pas si ça a un rapport,
mais je sais que ça intéresse Célestin Michel.
- Non, Stéphanie, là, arrête.
J'ai déjà demandé à un ami de regarder ça.
- Grand-papa, maman,
elle se souvient pas de cette vidéo, OK?
Faut qu'on prouve que c'est un hypertrucage
avant qu'elle retrouve sa mémoire.
- Stéphanie, qu'est-ce qui se passe, là?
Là, je te reconnais plus du tout.
- Faut que j'y aille,
j'ai plein de patients aujourd'hui.
Bye.
(toc-toc!) - Qu'est-ce que tu fais?
- Hum? - On t'attend pour l'exécutif.
Si ça te tente de jouer au big boss,
arrange-toi au moins pour être à l'heure.
- Non, non, faites-le sans moi là,
j'ai autre chose à faire. (soupir)
- Bon, c'est quoi, l'urgence?
- Je me suis rappelé où j'ai vu la comptable.
C'est dans le matériel que j'avais
pour faire le deepfake de la politicienne.
Regarde.
- Je comprends pas.
- C'est la fille de Françoise Parent.
(musique de tension)
(respiration saccadée)
- Fuck!
(fracas) (cri de rage)
- Elle s'appelle Stéphanie, c'est une ostéopathe.
- Elle a accès à tout!
- On a gardé aucune trace du deepfake de sa mère.
Même si elle a fouillé, elle a rien pu trouver.
- Elle nous a pas infiltré pour rien, là.
Il y a quelqu'un qui a ouvert sa trappe!
- On peut pas faire un autre deepfake maintenant,
ça chauffe trop! - Non, regarde-moi la face, là.
Ce monde-là, ça rit pas. Si on essaie de se défiler,
ils vont nous passer.
- Mais ils ont pas intérêt à ce qu'on se fasse prendre.
Ça leur servira à rien, la vidéo du scientifique,
si tout le monde sait que c'est un deepfake.
(reniflement)
On fait quoi?
(respiration forte)
(pas s'approchant) (toc-toc!)
- T'es rentrée plus tard, ce matin.
T'étais pas malade?
- Non.
Euh, Manu, pour hier soir, je...
- Tu regrettes?
- Non.
Non, c'est juste que...
Bien, ça fait pas longtemps que j'ai laissé mon chum.
J'ai besoin de temps.
- Je comprends.
On se voit-tu quand même à soir
pour notre deuxième séance de capture?
- Ouais, sans faute.
Hé, t'as-tu eu des nouvelles de Will?
- Ouais. Il va pas mieux. Je sais pas...
Il a dit qu'il reviendrait pas
pour au moins une semaine encore.
- Ah, c'est plate.
Ça lui arrive-tu souvent d'être malade?
- Non, mais là,
ça va faire deux fois dans l'espace d'un mois,
fait que... - Ah, ça doit te gosser
qu'il soit pas là? - Un peu, ouais.
- Puis lui, il sait comment travailler avec Mélios?
Genre, il fait la même chose que toi?
- Ouais. C'est le meilleur tech de la gang.
- C'est qui, le meilleur tech de la gang?
- C'est toi, gros. Tu sais bien, man.
- Hum-hum.
T'as des news des cartes graphiques?
- Non. Je sais pas ce que Dom fout,
mais j'ai pas eu de ses nouvelles
encore aujourd'hui. - Bon.
- À tantôt. - Ouais.
(musique intrigante)
(musique de suspense)
(soupir)
- Tu voulais me voir?
- On a un problème.
(musique inquiétante)
- Bonjour, Stéphanie.
Bernard. Je suis l'ami de ton grand-père,
tu me replaces?
- Oui, oui.
Vous m'avez fait peur.
- Je sais pas si t'es au courant,
mais ton grand-père m'a demandé
d'enquêter sur la compagnie Efek.
- Efek?
Hum... Jamais entendu parler de ça.
- Ah, c'est bizarre,
parce que je fais surveiller la bâtisse
puis je te vois entrer puis sortir d'ici
à tous les jours.
Ça serait mieux qu'on nous voie pas ensemble.
Viens.
- Euh... mais mon vélo?
- Il est barré, il s'envolera pas.
(crescendo dramatique)
Veux-tu bien me dire ce que tu faisais là?
- Personne chez Efek sais je suis qui.
Je me suis fait engager comme commis-comptable.
(soupir moqueur)
- Une infiltration, carrément.
C'est extrêmement dangereux, ça.
Ton grand-père est au courant?
- Non.
- Puis ton chum journaliste, lui?
- Patrice est pas au courant non plus.
- Hum.
(soupir)
- Là, on s'en va où?
- Je le sais pas.
Peut-être dans un endroit désert où je vais pouvoir te liquider?
- Qu'est-ce que vous faites, Bernard?
On s'en va où?
- J'ai perdu deux agents
dans des opérations d'infiltration.
C'étaient des professionnels bien entraînés
qui seraient jamais montés dans un char
sans savoir où on les amène comme tu viens juste de faire,
mais ils se sont quand même fait pincer
puis on a jamais retrouvé leurs corps!
L'infiltration, c'est pas un sport d'amateur,
Stéphanie! Calvaire!
T'es en danger, OK?
Fait que là,
tu vas me raconter tout ce que t'as appris.
(musique sombre)
- Salut. Je suis Juliette Tourigny.
Je suis commis-comptable chez Efek.
Je suis aussi espionne russe à temps partiel...
- C'est nul. Ça se voit au premier coup d'oeil
que c'est un trucage. (paroles en russe)
- Manu, il dit qu'il a besoin
d'une autre séance de capture de données
avant que mon avatar soit réaliste.
- Plus réaliste, peut-être,
mais indétectable?
(musique mystérieuse)
De mon côté, j'ai mis la main sur leur dernière démo,
tu l'as vue? - Ouais.
- Je l'ai envoyé à un de mes contacts,
il est prof à Berkeley,
spécialiste en détection de deepfake.
Il est impressionné.
À l'oeil nu, c'est impeccable,
mais quand il passe la séquence dans son programme de détection,
l'ordinateur voit tout de suite que c'est un hypertrucage.
- Mais là, avez-vous envoyé la vidéo
de ma mère à votre contact?
(inspiration profonde)
- C'est pas un trucage, c'est une vraie vidéo.
(soupir) - J'y crois pas.
Je le sais qu'Efek fait des deepfakes indétectables.
- Des deepfakes?
- Manu a pas l'air d'être mêlé à ça,
mais son assistant puis son associé,
ils viennent d'en commencer un autre.
- T'as une preuve de ça?
- J'ai une partie de la preuve.
Regardez.
Je les ai prises hier.
Ça, c'est Will, l'assistant de Manu.
Il fait semblant d'être malade. Il a fait la même chose
avant que le deepfake de ma mère sorte.
Puis ça, c'est Dominique, son associé.
Ils détournent du matériel que Manu a acheté
pour l'amener dans un autre local.
C'est sûrement pas pour jouer au bingo.
- Puis t'as une idée de qui va être le sujet
de leur prochain deepfake?
- Un autre politicien, j'imagine.
Faut que je trouve une façon de rentrer dans le local.
Je me suis dit que j'allais peut-être
voler les clés de Dominique ou...
me faufiler dans le local
en déclenchant une alarme de feu--
- Hé, hé, hé, wow! T'es folle, là.
C'est beaucoup trop dangereux.
Moi, je peux pas te laisser faire ça.
Je serais pas capable de regarder ton grand-père
dans les yeux s'il t'arrivait de quoi.
- Je m'en fous, j'ai besoin de preuves.
J'ai pas le choix. - Attends, attends.
C'est troublant, ce que tu m'apprends, j'avoue,
mais faut pas faire n'importe quoi, là. OK?
Stéphanie,
on vise le même but, tous les deux.
Là, tu vas me promettre de rien faire
tant que t'auras pas eu de mes nouvelles.
- J'ai pas vraiment le temps d'attendre.
(musique de tension)
(en anglais)
- T'avais le culot de me demander de te soutenir!
T'étais le dauphin de Françoise!
Là, t'es la honte du parti.
Tes magouilles déshonorent le parti!
- Ce sont de très graves accusations!
- Hé, là-dessus, on est d'accord.
- Et vous n'avez aucune preuve!
- Ah, tu penses ça?
- Je refuse de céder à vos menaces.
- T'as pas le choix, Célestin.
- Je vais ruiner ta vie!
Tu m'entends?
Je vais ruiner ta vie.
(musique sombre)
(ouverture de porte)
(claquement de porte)
(Manu): Bon, t'es prête?
- Ouais.
Quelle pose tu veux que je prenne?
- On va essayer de capturer
une grande variété de mouvements.
J'espère que t'es en forme. - OK.
(sonnerie de cellulaire)
- T'as changé de cell?
- Euh... ouais.
Excuse-moi, c'est ma famille.
(sonnerie de cellulaire)
Oui?
- Il y a une opportunité pour visiter le local.
- Maintenant?
- Tu viens avec moi j'y vais tout seul?
- Euh... Oui, j'arrive.
(musique de suspense)
Hé, je suis vraiment désolée,
mais ma mère, elle a un problème.
Faudrait que j'aille l'aider.
- Ah, c'est plate.
Ça peut pas attendre?
- Euh... Non, c'est une urgence.
Je m'excuse. - C'est pas grave.
- À demain? - À demain.
- Bye. - Bye.
(musique intrigante)
- Je suis ici.
- C'est qui, lui?
- Robert, un de mes hommes.
Il y a quatre compagnies qui louent des locaux ici.
Le dernier employé est parti depuis une heure.
- Donc, on peut rentrer? - Hum.
T'es certaine que tu veux pas
nous laisser nous occuper de la suite?
- Non. J'y vais avec vous.
- Très bien.
On peut pas t'en empêcher. Allons-y.
(♪♪)
(claquement de porte)
(musique intrigante)
(déclic)
(musique sombre)
(clics de souris)
- Ça demande un mot de passe.
- Robert.
Regarde donc ailleurs quelques minutes.
Robert, il aime pas trop qu'on voie ses méthodes.
(tapotement de clavier)
- Il y a des documents de comptabilité ici.
On dirait des reçus de paiement.
(déclic d'appareil photo)
(déclics d'appareil photo)
(déclic d'appareil photo)
(tapotement de clavier)
(déclic d'appareil photo) - Voilà.
- C'est quoi?
(musique de tension)
(clics de souris)
- C'est de la porn. - Ah, oui, ils font de la porn.
- Hein?
Bien, non, mais...
C'est impossible. Clique sur d'autres fichiers.
- Bien... (soupir)
(clics de souris)
(musique sombre)
- Deux caves qui font du porn. Je me sens tellement conne.
- Bien, t'as surtout été terriblement imprudente.
C'est très dangereux, ce que t'as fait là.
- OK, j'ai déjà assez honte, là, pas besoin d'en rajouter.
- L'important, c'est qu'on peut, je pense,
éliminer la piste d'Efek et des hypertrucages.
- Puis accepter que ma mère a été filmée pour de vrai
en train de dire des conneries à un chauffeur de taxi?
C'est impossible! Elle aurait jamais dit ça.
- À jeun, je suis d'accord avec toi,
mais elle était intoxiquée.
Est-ce que quelqu'un avait mis du GHB
dans son verre ou autre chose?
- Ça nous avance pas de nier l'évidence, Stéphanie.
- D'après les papiers qu'on a trouvés dans leur local,
Efek travaille pour le plus grand diffuseur
de contenu pornographique d'Amérique du Nord.
Ils sont pas capables de faire des hypertrucages indétectables,
mais pour la porno,
leur technologie est très efficace.
Ils peuvent produire des heures de matériel
sans frais ou presque. - Faudrait juste pas
que leurs investisseurs l'apprennent.
Imagine la tête que ferait
la Caisse de dépôt puis Investissement Québec.
- Bien, c'est pour ça que les deux gars sont prudents.
- C'est quoi, ce gros sourire dans ta face?
- Je souris pas. - Non?
T'as une banane en plein milieu du visage,
arrête de me niaiser.
- Manu!
(soupir)
(léger brouhaha)
Ferme la porte. - Pourquoi? On a un problème?
- La nouvelle comptable.
Elle se fout de notre gueule, man.
Elle s'appelle pas Juliette Tourigny.
C'est Stéphanie Parent-Sirois, la fille de Françoise Parent,
la politicienne raciste,
puis elle est pas comptable une crisse de minute.
- Bien non, tu...
Tu me niaises, là? - Cherche.
Stéphanie Parent-Sirois, ostéopathe.
Hé, elle nous a menés en bateau.
Elle s'est fait engager ici pour nous espionner,
voir si on faisait des deepfakes.
- Bien, non. Non, non, non, ça se peut pas, là,
il y a un problème. C'est...
C'est une erreur, c'est sûr, là. - Puis son chum,
c'est le journaliste Patrice Archambault.
- Elle a un chum?
- Il est venu ici deux fois,
il me lâchait pas à propos de l'hypertrucage.
(soupir)
(musique de tension)
- Fuck.
- Votre session de capture de données
pour rentrer ses affaires dans le modèle,
c'est ton idée ou la sienne?
- La sienne.
- Bien, tu t'es fait niaiser pas à peu près, toi.
- Pourquoi?
- Pour sauver le cul de sa mère.
Imagine si elle avait pu dire: « Regardez,
ils font des deepfakes indétectables! »
Elle aurait pu dire que la vidéo raciste
de sa mère aussi était fausse.
Puis son chum journaliste
doit être dans le coup, lui avec.
- Câlisse que je me suis fait niaiser.
- Non, non, non,
mais tu fermes ta gueule avec ça, là.
Tu fermes ta gueule. Faut jamais que ça vienne
aux oreilles des investisseurs.
- On a rien fait de mal, là.
- Notre nom peut pas être associé
à un deepfake politique, pas en ce moment!
(musique de tension)
OK, moi, je vais m'arranger
pour indiquer à la petite espionne
qu'elle est plus la bienvenue ici.
Mais toi, de ton côté,
si elle essaie de communiquer avec toi...
- Inquiète-toi pas.
Je n'ai plus envie de lui parler pantoute.
- Il faut surtout pas que les deux gars d'Efek
apprennent que tu connais leur petit secret.
Le milieu criminel est impliqué dans la pornographie,
ça pourrait être dangereux.
- Tu pourrais être poursuivie.
T'as joué dans leur comptabilité,
t'as eu accès à des documents confidentiels.
- Je vais écrire
une lettre de démission en ton nom.
On va faire les choses en règle, là.
Je m'en occupe.
- Puis la piste de Célestin Michel?
- C'est vrai qu'il y a eu de la magouille
entre Efek et Célestin Michel,
mais ça a rien à voir avec un hypertrucage.
J'ai analysé
les contrats d'investissement que tu m'as envoyés.
Célestin se servait de ses contacts au gouvernement
pour leur décrocher des subventions,
en échange, Efek lui versait une généreuse commission.
- OK. Donc, c'est une affaire de pot-de-vin?
- Hum, de tonneau de vin.
- J'aurais aimé, comme certains le croyaient,
vous annoncer que je me lançais
dans la course à la chefferie d'Option Québec.
Je dois plutôt, pour des raisons personnelles,
vous annoncer ce matin
mon retrait complet de la vie politique.
J'ai mis toutes mes énergies à servir le Québec,
malheureusement, au détriment d'autres sphères de ma vie.
Je regrette que ce choix ait lieu
si peu de temps après ma réélection,
mais de graves problèmes de santé
dans mon entourage familial ne me laissent guère le choix.
- Je suis venue te dire bye.
- Célestin démissionne, le savais-tu?
- Euh, ouais, je suis au courant.
- Des problèmes de santé dans sa famille.
Ton grand-père l'aimait beaucoup.
C'est dommage.
(soupir)
- Faut pas croire tout ce que les gens disent.
- Hum. - Je t'aime.
- Moi aussi.
- Bye.
(musique intrigante)
(pépiements)
- Une chance que tu veillais sur elle.
Je saurai jamais comment te remercier.
- Hé, t'es mon chum, ça m'a fait plaisir.
Puis t'sais, ça m'a permis de mieux connaître
ta charmante petite fille. - Hum.
Monsieur. - Merci.
Salut. (petit rire)
(soupir)
(musique de tension)
Tu me surveilles la petite pour quelques jours,
j'ai pas confiance.
Je veux être certain que le message est passé.
(♪♪)
(vibration de cellulaire)
- Manu, faut vraiment que je te parle.
Tu peux-tu me rappeler dès que possible, s'il te plaît?
C'est important.
(soupir)
(aboiements au loin)
(musique de tension)
(sonnerie de cellulaire)
- Allô? - Allô, Patrice,
c'est Safia. - Ça va?
- Faut que je te montre quelque chose dans un endroit
où c'est sûr qu'il y a pas de micro.
- Euh... OK.
On peut se donner rendez-vous dans un parc,
si tu veux. - Pas en public.
Où est-ce que t'es? - Chez moi.
- Texte-moi ton adresse, j'arrive.
- C'était la fille de Daji Saeed, Safia.
Elle a quelque chose à me montrer,
elle s'en vient ici.
Peut-être que j'aurais pas dû accepter.
- Est-ce que tu préfères que je vous laisse seuls?
- Ouais, ce serait peut-être mieux.
- OK. Hum... Toi puis moi,
on s'est jamais vraiment parlé de fidélité.
- De fidélité?
- Ouais, bien...
c'est quoi, notre entente là-dessus?
Est-ce qu'on en a une? - Euh...
Écoute, Steph, t'as rien à craindre.
J'ai vécu ce que j'avais à vivre avant de te rencontrer.
T'as pas à t'en faire avec ça. - Oui, non, mais...
Comme, c'est quoi pour nous, la fidélité?
Genre, si on était pour s'enfarger ou...
- Steph, je m'enfargerai pas.
Plus jeune, j'aurais pu,
mais ce stade-là est passé pour moi.
Ah, c'est à cause de Safia que tu dis ça.
- Hein? Bien non, c'est le contraire.
Je te parle pas de toi... - Écoute, c'est vrai
que ça serait plus simple, question confidentialité,
si t'étais pas là quand elle va arriver,
mais si ça te rassure de rester, reste.
Je vais m'arranger.
Je te jure que t'as rien à craindre, mon amour.
(pas s'éloignant)
(musique de suspense)
- J'avais décidé d'obéir à mon père
puis d'en parler à personne,
mais j'ai pas dormi de la nuit, là.
Puis pourquoi je ferais ce que mon père me demande
sans me poser de questions?
J'ai jamais fait ça, c'est pas mon genre.
- Attends, là. Ton père a communiqué avec toi?
- Non.
(respiration saccadée)
Mais il a caché cette clé pour moi.
Faut que tu me promettes
que tout ce que tu vas entendre là-dedans,
ça va rester confidentiel.
Tu me le jures?
- Oui, euh...
- Ma fille, si tu vois ces images,
c'est qu'il m'est arrivé quelque chose,
probablement un kidnapping.
Écoute,
je dois te mettre au courant de certains aspects de ma vie
dont je t'ai jamais parlé.
(soupir) Mais avant, ma petite abeille...
Je veux que tu saches que je t'aime.
- Manu.
- Qu'est-ce que tu fais là?
- T'as pas reçu mes messages? Faut que je te parle.
- On a rien à se dire. Je sais t'es qui,
je sais pourquoi tu nous espionnais.
Tu m'écoeures. - Laisse-moi t'expliquer.
- Les explications d'une pute, ça m'intéresse pas.
- D'une pute?
- Il y a-tu un autre mot pour ça?
Baiser pour du cash ou baiser pour de l'information,
c'est la même affaire. - Non. Hé, c'est pas pour ça
que j'ai couché avec toi.
- Je veux juste que tu disparaisses de ma vie.
- Donne-moi deux minutes, s'il te plaît, là!
Écoute ce que j'ai à dire
puis si t'aimes pas ce que t'entends,
bien, tu n'entendras plus jamais parler de moi.
- Au début de ma carrière,
avant de m'intéresser aux isotopes médicaux,
j'étais dans le domaine de l'énergie nucléaire.
Et un jour, on m'a demandé
de diriger un programme secret.
On m'a demandé de trafiquer des réacteurs
pour enrichir de l'uranium
et produire des armes nucléaires.
Même si ça me puait au nez, j'ai accepté,
j'ai collaboré.
Et on y était presque
quand le programme s'est subitement arrêté.
- Pourquoi il avait accepté de faire ça?
- Tu sais, ma fille, ce jour-là,
j'ai pleuré de joie. Tu connais la suite.
On est venus s'installer à Montréal,
toi et moi,
j'ai pu réorienter ma carrière et...
je me suis pas vanté de mes exploits passés,
mais visiblement, il y a des gens là-bas
qui ont pas oublié ce que je faisais.
Faut pas se voiler la face.
La course à l'armement nucléaire
a repris de plus belle partout dans le monde.
Les dépenses liées à ce type d'armement
ont augmenté de façon obscène, ces dernières années,
et là-dessus, les Américains sont les champions.
- Tu te rends compte?
Mon père, en ce moment,
est en train de fabriquer des bombes atomiques.
(soupir)
- Du porn?
Dom puis Will?
Tu me prends vraiment pour un cave.
- Non! Ils te jouent dans le dos, Manu.
J'ai des preuves, là, j'ai pris des photos.
- Ça m'intéresse pas, là. T'as eu tes deux minutes,
je t'ai écoutée, là. Là, tu me crisses la paix
puis t'arrêtes de me suivre. - Manu!
(musique de tension)
(envoi de message texte)
(déclic d'appareil photo)
(notification de cellulaire)
(♪♪)
(sirènes au loin)
(léger brouhaha)
(sonnerie de cellulaire)
- C'est Élisabeth.
Allô? - Steph, c'est fait.
C'est une petite fille en parfaite santé.
Elle est tellement belle.
Pour vrai, elle est tellement petite,
je pense que je vais la briser.
- Ouais, bravo, Éli. Je suis contente pour toi.
Elle pèse combien?
- Ça va-tu?
- Oui, oui, oui.
Euh... Mon Dieu, excuse-moi.
Non, au contraire, si tu savais comment c'est une bonne nouvelle
dans mon ostie de journée de merde.
(profond soupir)
Comment ça s'est passé?
Raconte-moi tout, là, je veux tout savoir.
(musique douce)
(musique intrigante)
(reniflement)
(reniflement)
(musique de suspense)
- As-tu vu mes clés? - Non.
Pourquoi j'aurais vu tes clés?
- Parce que je les cherche!
(musique de suspense)
(claquement de porte)
(profond soupir)
(tapotement de clavier)
(bip)
(profond soupir)
Fuck.
(bip) (reniflement)
(musique de tension)
(ouverture de porte)
(claquement de porte)
(pas s'approchant)
(soupir)
(musique de suspense)
(soupir)
(reniflement)
- Bonjour. Mon nom est Daji Saeed
et je souhaite clarifier la situation
par rapport à mon départ du Canada.
J'ai quitté le Québec de mon plein gré
parce qu'on m'a proposé de travailler
à un projet très emballant dans mon pays natal.
Je suis très heureux de cette opportunité
de pouvoir mener des travaux
qui vont révolutionner
les traitements contre le cancer.
(indicatif musical)
- Puis qu'est-ce qui vous amène aujourd'hui?
- Euh, un souci
dont j'aimerais bien me débarrasser.
- Euh, un souci dans le sens d'une douleur?
- Oui, ici, au bas du dos. - OK.
(reniflement) On va regarder ça.
(♪♪)
Sous-titrage: difuze
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.