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1 Dans le système judiciaire,
les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.
À New York,
les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes
sont membres d'une unité d'élite appelée Unité Spéciale pour les Victimes.
Voici leurs histoires.
Billy Michaels dit que Mimi Evans se cure le nez.
Dégueu !
- Elle collectionne les crottes de nez. - Oh, quelle horreur, Carly !
- Elle en mange aussi. - Je ne veux pas savoir.
Au revoir, Mme Fennessy.
- Attends-moi ! - Regarde, un petit chiot.
On est censées rentrer direct à la maison.
Juste une minute.
Viens, mon petit. N'aie pas peur. Je ne te ferai rien.
Tu veux un morceau de jambon ?
Au secours !
Aidez-moi !
Au secours ! Mme Fennessy !
- Arrêtez ! Lâchez-la ! - Au secours !
J'ai vu sa plaque d'immatriculation.
Les trois premiers chiffres étaient 2-1-0.
Très bien, ma puce. La policière m'a dit que tu as assuré.
Maintenant, parle-moi de ta copine.
Elle s'appelle Carly Hunter.
- Elle a huit ans. - Ses parents la laissent rentrer seule ?
Notre maman dit qu'on peut, parce qu'on habite à côté.
Voilà notre immeuble.
Je les fais traverser la rue
- et elles n'ont que cent mètres à faire. - Sauriez-vous identifier le kidnappeur ?
Il portait un masque d’Halloween.
- Mme Hunter, je suis désolée. - Vous étiez là.
- Pourquoi ne l'avez-vous pas arrêté ? - Non, c'est la faute à personne.
Avez-vous une photo récente de Carly ?
Oui.
On a relevé la plaque d'immatriculation et une alerte a été lancée.
- Tenez, elle est du mois dernier. - Je la ferai diffuser.
Voici Elliot Stable.
Il sera chargé de mener cette enquête.
Où est le père de Carly en ce moment ?
Au travail, à la Manhattan Liberty Bank. Il dirige l'agence de Broadway.
- J'ai besoin de l'appeler. - On enverra quelqu'un le chercher.
Des témoins disent avoir vu le van et entendu des bruits à l'intérieur.
Police ! Sortez du van les mains en l'air !
- Ne tirez pas. - Ouvrez lentement la portière !
S'il vous plaît, ne me tuez pas !
- Elle n'est pas là ! - Où est la fille ?
Quelle fille ? C'était ouvert et je suis entré pour me réchauffer.
Capitaine.
C'est du sang ? Qu'est-ce qu'il a fait à ma petite ?
LIGNE DE POLICE
POLICE DE NEW YORK
LE VIOLEUR DE L'EST CAPTURÉ
NEW YORK, UNITÉ SPÉCIALE
Mme Hunter, il faut être forte et rester optimiste.
- Mais tout ce sang… - Ce n'est peut-être pas le sien.
Et si c'est le sien ? Ma petite est blessée. Il faut l'aider.
Allons à l'intérieur. Venez.
Jake. Dieu merci, t'es là.
Oh, non.
Jake Hunter, le père de Carly.
Chérie, veux-tu m'attendre en haut, s'il te plaît ?
- Je ne veux pas rester seule. - Je vous accompagne.
Ça va aller.
Racontez-moi ce qui s'est passé.
Le van du kidnappeur de Carly a été volé hier soir.
On y est en train de prélever des preuves.
On espère trouver des pistes conduisant jusqu'au kidnappeur.
Vous pensez que c'est un pédophile ?
On n'en sait rien pour le moment.
Quand j'imagine ce qu'il doit être en train de lui faire…
M. Hunter, écoutez-moi bien.
Il ne faut surtout pas penser à ça.
Elliot
Allez plutôt voir votre femme là-haut.
- Je vous rejoins bientôt. - D'accord.
Craig Lennon, agent de libération, vient d'appeler.
Un de ses criminels sexuels a été aperçu le mois dernier
assis dans voiture devant l'école de Carly.
Il est parti le chercher en ce moment-même.
APPARTEMENT DE JOEL MAYDER VENDREDI 6 JANVIER
Il s'appelle Joel Mayder.
Il a passé neuf ans à Sing pour avoir agressé sexuellement
ses deux nièces et une voisine.
- Et il y a sans doute d'autres victimes. - A-t-il déjà enlevé quelqu'un ?
Non, mais je le vois bien enlever une inconnue.
Maintenant il sait qu'il a pas intérêt à agresser ceux qui peuvent l'identifier.
C'est l'agent de libération conditionnelle ! Ouvrez la porte !
Tout de suite !
Il y a quelqu'un à l'intérieur.
Police ! Il monte !
Police, arrêtez-vous !
Mayder ! On veut juste vous parler.
Allez, venez.
D'accord.
Ne faites pas ça !
Notre seul espoir, c'est de trouver un indice nous conduisant à Carly.
D'autres lieux qu'on pourrait voir, par le boulot ou la famille ?
Sa mère est morte quand il était en prison et il n'avait pas retrouvé du travail.
Son frère est à l'hôpital en train d'agoniser d'un cancer.
J'ai trouvé quelque chose.
Un ordinateur portable.
Regardez.
Il faisait des repérages pour ses prochaines victimes.
Aucune de ces gamines n'est Carly.
Il y a un dossier "Journal".
Protégé par mot de passe.
ENTREZ LE MOT DE PASSE
Ma fille de six ans pourrait pirater ça.
CHARGEMENT CONTENU DU JOURNAL
Ça y est.
"Nouvelle journée de recherche. Toujours rien."
"Où est-elle cette fille unique, parfaite ?"
"J'essaie de garder espoir, mais parfois je me sens vraiment seul."
Ça date d'aujourd'hui.
Si Mayder a enlevé Carly, pourquoi n'avoir rien écrit à ce sujet ?
C'est pas lui.
Elliot, peut-être qu'il couvre ses arrières.
Il sait que son appartement peut être fouillé.
C'est pour ça qu'il a tenté de fuir.
Je vais chercher parmi les photos de l'ordinateur
voir s'il y en a pas de Carly ou de l'école.
C'est bien, ça peut nous aider, mais il nous faut que le labo confirme
si c'est son ADN dans le van.
Le seul ADN que j'ai trouvé appartient à Carly.
Tout le sang trouvé dans le van c'était le sien et pas celui de Mayder.
Aucun moyen de savoir si Mayder est le coupable.
Je voulais donner une bonne nouvelle aux Hunter.
On a quelques nouvelles concernant le sang.
J'ai trouvé des cils et des poils de nez dans l'échantillon.
Elle saignait du nez.
- Carly pourrait être encore en vie. - Oui.
Mais elle est très malade, Elliot.
- Qu'est-ce qu'elle a ? - Une leucémie.
À droite, on a des cellules normales. À gauche, celles de Carly.
Elle a trop de globules blancs.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
En suivant un traitement, elle a de fortes chances de survie.
Mais vous devez la retrouver.
Pourquoi ses parents ne nous ont rien dit ?
Si c'est sa première crise blastique, les symptômes sont ceux de la grippe.
Légères douleurs, fatigue, fièvre. Ils ne doivent pas être au courant.
Il faudra me l'expliquer, pour que je puisse les mettre au courant.
Continuez à chercher Carly. Moi je parlerai aux parents.
APPARTEMENT DE JAKE ET PAMELA HUNTER SAMEDI 7 JANVIER
Depuis un mois et demi, Carly dit être toujours fatiguée.
Je pensais qu'elle c'était juste pour ne pas aller à l'école.
Quand est-ce qu'elle devrait commencer le traitement ?
Le plus tôt possible.
Mais on n'est pas à quelques jours, ni même à une semaine près.
Une semaine ?
- La police fait de son mieux ? - Allô ?
Allô !
Qui est à l'appareil ?
Nous détenons votre fille.
Mon Dieu.
Que voulez-vous ?
Attendez les instructions.
Si vous appelez la police, nous la tuerons.
Pourquoi il rappelle pas ? Ça fait des heures déjà…
Il rappellera.
- Qu'en savez-vous ? - Il veut de l'argent.
Son seul moyen de l'obtenir, c'est en vous recontactant.
Je crois qu'il faut appeler l'inspecteur Stabler.
Non. Vous l'avez entendu. Pas de flics.
Je ne prends pas de risques avec la vie de ma fille.
C'est dangereux de gérer ça tous seuls.
- Les policiers sont formés… - S'ils sont si malins,
- pourquoi ici c'est pas sur écoute ? - Ils pensaient avoir affaire
- à un pédophile, pas à un kidnappeur. - Tout ce qu'il veut, c'est de l'argent.
D'accord ? Si on lui en file, on récupère Carly.
Vous ne savez pas ce qu'il va faire.
- Laissez la police s'en occuper. - C'est ma fille, et c'est moi qui décide.
Non, mettez-le sur haut-parleur.
En entendant la voix de Carly, je peux savoir dans quel état elle est.
Allô ! Allô ! Vous êtes là ?
J'ai dit pas de police.
- On ne les a pas appelés, je vous jure. - Alors qui est cette femme ?
Il peut nous voir.
On peut nous voir depuis des centaines d'appartements.
- Plus que ça, avec des jumelles. - Laissez ouvert.
Vous croyiez que j'allais vous laisser cacher des flics ?
Maintenant, dites-moi qui est cette femme.
- C'est un médecin. - Je suis là parce que Carly est malade.
Elle a une leucémie.
- Vous me croyez débile ? - C'est la vérité.
Prouvez-le-moi.
Parlez-moi comme un vrai médecin.
Carly est atteinte d'une leucémie lymphoïde aigüe,
caractérisée par une hausse marquée de ses globules blancs
qui ressemblent à des lymphoblastes immatures.
Elle doit être immédiatement hospitalisée pour une chimiothérapie d'induction.
Personne d'autre ne rentre.
On vous surveille.
M. Hunter, sortez et allez chercher 300 000 dollars.
Revenez avant 20 h ou Carly va mourir.
On fera tout ce que vous voudrez. Ne lui faites pas de mal.
Peut-on parler à Carly, s'il vous plaît ?
Maman ? Je veux rentrer à la maison.
Ma chérie. Comment tu te sens ?
Non !
On pourra reparler avec elle.
- On n'a pas une telle somme. - On encaissera les comptes pour la fac,
- et les comptes-épargne. J'y vais. - Jake !
Pamela, où sont les toilettes ?
Dans le couloir, première porte sur votre gauche.
Elliot, ici Melinda. On a un problème.
- Posez-le. - Doucement.
C'est bon, je le tiens.
C'est une livraison pour Mme Grossman.
Troisième étage, appartement C. Utilisez l'entrée de service.
CE CÔTÉ VERS LE HAUT
Quelles sont les zones exposées ?
Tout ce qu'on voit par les fenêtres de la cuisine.
Le couloir et la chambre de Carly, c'est bon.
Le reste de la maison, on peut le voir de l'extérieur.
- Installez-vous là-bas. - Venez avec moi.
Prenez votre veste.
Pourquoi vous faites ça ?
On cherche des micros cachés.
Gardez ça près du corps, entrez dans chaque pièce, puis revenez.
- Il tuera ma fille, s'il vous voit. - Il me verra pas.
On est juste deux gars venus livrer un frigo.
- Deux sont arrivés et deux s'en vont. - On peut y aller, nous.
Je vous appelle si j'ai du nouveau.
Comment ça, du nouveau ?
Nous vérifions les immeubles qu'il pourrait utiliser pour nous observer.
- Mais non ! Il le saura. - Il n'en saura rien.
Faites-moi confiance. Il ne soupçonnera pas une baby-sitter,
- le technicien du gaz, un livreur… - Pas de micros.
Où qu'il soit, il n'a que l'image, pas le son.
Tant qu'ils restent dans la cuisine,
il ne saura jamais qu'ils sont là et Carly sera en sécurité.
- D'accord. - Bon,
maintenant il faut rester près du téléphone avant qu'il rappelle.
- Où est votre boite de raccordement ? - Dans le couloir de droite.
Qu'en est-il du journal d'appels ?
Chaque appel a été fait avec un téléphone prépayé différent.
- Il les utilise une fois, puis les jette. - Et la piste de l'altérateur de voix ?
Ça s'achète dans n'importe quelle boutique d'électronique.
Jake est rentré.
Ne lui dites rien. Faites-le juste venir ici.
- J'ai l'argent. - Allons parler dans la cuisine.
Pourquoi vous faites ça ? Il a dit, pas de flics. Il peut tuer notre fille.
M. Hunter, je suis là pour vous aider
- à retrouver votre fille. - Je vais lui donner l'argent.
Et il me rendra ma fille.
- Et vous n'allez pas m'en empêcher. - Je ne veux rien empêcher.
Je veux juste m'assurer que pendant la transaction
vous serez en sécurité, c'est tout.
D'accord.
Les mouchards sont installés sur les lignes téléphoniques.
Et maintenant ?
On attend qu'il rappelle.
Il fait nuit. Carly doit avoir trop peur.
Elle n'a jamais passé une nuit dehors.
M. Hunter, vous n'êtes pas une victime choisie au hasard. En enlevant Carly,
c'est vous qu'il visait.
Il connaît votre nom, votre numéro de téléphone et votre adresse.
Il sait que vous avez de l'argent.
On n'est pas riches, je suis juste un directeur d'agence.
Quelqu'un vous en veut ou a déjà menacé votre famille ?
Non.
Vous êtes sûr ?
Si je savais qui a pris ma fille, je vous le dirais.
Allô ?
- Où est votre fax ? - Dans mon bureau.
C'est de lui ? Qu'est-ce qu'il dit ?
"Allez dans le garage. Mettez l'argent dans le coffre."
Il sait qu'on a une voiture ? Il a dû nous voir entrer et sortir.
Peut-être que quelqu'un l'a vu. Y-a-t'il un gardien dans le parking ?
- Des caméras ? - Non.
"Conduisez jusqu'à 98th et West End."
"Il y a un téléphone portable dans un sac, sous une poubelle."
"Prenez-le et rappelez le dernier numéro."
"On vous dira vers où vous diriger."
Lisez ceci.
"C'est la médecin, toute seule, qui apportera l'argent."
- Non, c'est hors de question. - Je sais prendre soin de moi.
Sans vouloir vous vexer,
en fac de médecine on ne vous apprend pas à gérer ce genre de situation.
Mais à l'armée de l'Air, oui. C'est eux qui ont payé mes études.
J'ai été déployée deux fois à Ramstein pendant la guerre en Irak.
Je sais comment me comporter avec des hommes armés.
Prenez ça. Allez, prenez-le.
Ça va aller.
RAPPEL EN COURS
Coucou, la toubib !
- Alors, c'est par où ? - Allez vers le fleuve.
Prenez la West Side Highway, direction sud.
- J'arrive à la jetée. Maintenant ? - Sortez l'argent du coffre…
et attendez.
Maintenant, avancez.
- Je veux voir Carly d'abord. - Faites ce que je dis et vous la verrez.
Là, c'est bien.
Toi, relève-toi.
Laissez l'argent et retournez dans la voiture.
Vous êtes sourde ? Retournez dans la voiture !
Pas sans la petite.
Écoutez, vous avez l'argent.
Tout est là. Laissez-moi juste la ramener chez elle,
- et tout le monde sera gagnant. - Arrêtez. Compris ?
Non, non. Stop !
Ça va aller, ma puce. Viens !
Viens avec moi, on ira voir ton papa et ta maman.
- Non. Arrêtez. - Hé !
C'est une propriété privée ! C'est interdit !
- Dans la voiture ! Assise ! - Non, attendez !
Laissez-la partir ! Laissez-la, enfoiré !
Restez couchée !
- Le vigile a fait tout foirer. - Il faisait juste son boulot.
Le kidnappeur sait qu'on est là. Il risque de tuer Carly pour arrêter les frais
et s'en tirer juste comme ça.
Il ne va pas laisser tomber tout cet argent.
Capitaine !
- Vous avez du nouveau ? - Possible.
- C'est quoi ces cailloux ? - Du chlorure de sodium.
- Du gros sel, comme lorsqu'il neige. - Je l'ai trouvé là où était la voiture
et sur les traces de pneus. Il devait y en avoir plein les bandes de roulement.
Impossible que ça vienne uniquement de la rue.
Il aurait pu venir d'une usine qui fabrique le sel ?
Possible. Chaque usine utilise des composés légèrement différents.
Je vérifierai les sites de la région.
Tenez-nous informés.
Il faudra mettre au courant les parents de Carly.
Je vous ai fait confiance. Vous deviez ramener ma fille.
- Vous avez ruiné notre seul espoir. - Jake, arrête !
Comment allait Carly ?
- Au niveau de la santé. - Ça avait l'air d'aller.
A-t-elle dit quelque chose ?
- On n'a pas eu le temps. - Donc, c'est retour à la case départ.
Pas tout à fait.
On n'a pas affaire à un professionnel.
Comment vous le savez ?
Un pro n'a pas peur d'un simple vigile.
Il s'assure d'avoir l'argent, puis s'en va tranquillement.
Et du coup, vous pensez à quoi ?
Vous me cachez quelque chose ?
Avez-vous une liaison ?
- Des dettes de jeu ? - Non, pas du tout.
J'ignore pourquoi on s'en prendrait à moi.
Qu'en est-il de votre femme ?
On s'est mariés très jeunes. On n'a pas de secrets.
On fait quoi alors ? On va juste attendre ?
- On va aller le chercher. - Mais comment ?
Il nous a laissé deux pistes.
Les traces de sel et la demande de rançon.
UNITÉ D'ASSISTANCE TECHNIQUE D'URGENCE SAMEDI 7 JANVIER
Il a caché le lieu d'où le fax a été envoyé.
On réussira peut-être à le localiser malgré tout.
- Regardez. - Qu'est-ce que c'est ?
Un code de traçage microscopique.
Les fabricants ont commencé à en mettre
dans les imprimantes et photocopieuses haut de gamme
- à la demande du gouvernement. - Ils indiquent quoi ?
Le numéro de série de l'appareil utilisé pour imprimer les documents,
ainsi que la date et l'heure.
L'imprimante peut être retrouvée dans la base de données du Secret Service.
Les services secrets présidentiels ?
Ils disent que ce sont des mesures anti-contrefaçon.
Le code nous parvient même à travers un fax ?
Oui, quelque que soit l'encre originale, le code est toujours là.
Même s'il est microscopique.
J'ai trouvé. La note a été imprimée et faxée depuis une boutique
- dans 86th et Broadway. - Voici la boutique.
Je vous prends ça.
L'école de Carly, l'appartement des Hunter.
Ici a été volée la voiture utilisée pour l'enlèvement. Et voici où…
il fallait déposer l'argent.
Tout dans le West Side, près du fleuve, dans un périmètre de 1,5 km.
C'est sa zone de confort. Carly doit être cachée
- dans ce même périmètre. - Et je crois savoir où.
Une entreprise qui fabriquait du gros sel a fait faillite,
mais son entrepôt est dans 58th St.
En bord de fleuve.
Ça doit être par ici.
Pas de traces de la voiture.
Il l'a peut-être cachée par là.
- La porte est ouverte. - Elliot !
C'est un cadenas récent.
Carly.
Je ne sens pas son pouls. Carly !
- Carly ! - Du sirop pour la toux. Il l'a droguée !
Carly, ma puce, réveille-toi ! On l'emmène à l'hôpital.
Elle est stabilisée pour le moment.
Elle a fait une overdose et elle était en hypothermie.
On la laisse dormir cette nuit et dès demain elle entame sa chimio.
Oh mon Dieu.
- Ma chérie ! - Ma puce !
Tu m'as manqué si fort !
Je reste avec elle.
Vous avez entendu le médecin. Elle dormira jusqu'à demain.
Rentrez chez vous et essayez de dormir un peu.
J'ai su que vous avez retrouvé Carly. Bravo.
Oui.
- Le type est toujours dans la nature. - Vous allez le choper.
Vous rentrez chez vous ?
Je dois d'abord vider un peu mon casier.
- À demain matin. - Bonne soirée.
HÔPITAL MERCY GENERAL LUNDI 9 JANVIER
Salut, Carly.
N'aie pas peur, ma puce. C'est Elliot.
C'est lui qui t'a retrouvée.
- Merci. - De rien. Comment tu te sens ?
Je peux m'asseoir pour te poser deux, trois questions ?
Oui.
Est-ce que tu as pu voir le visage de l'homme qui t'a kidnappée ?
Non, il avait toujours un masque.
Est-ce qu'il t'a parlé ?
Je ne me souviens pas.
J'avais vraiment sommeil. Mes yeux se fermaient.
Tu te souviens de quoi sur lui ?
Il était gentil. Il ne me criait pas dessus.
Et il me faisait des chocolats pétillants.
C'est quoi un chocolat pétillant ?
Quand Carla était petite, elle n'aimait pas le lait.
Alors on le mélangeait avec du sirop de chocolat et de l'eau gazeuse.
Mon grand frère appelait ça chocolat pétillant.
Merci.
Vous avez un autre fils ?
Daniel. Il a 23 ans.
Mais on ne l'a pas vu depuis cinq ans.
Vous n'en avez jamais parlé.
C'est Daniel qui a enlevé Carly.
- Pourquoi ? - Il est cocaïnomane.
On a essayé le psy, le camp d'entraînement la clinique. En vain.
Quand Carly avait trois ans, elle a trouvé sa planque dans sa chambre.
Je suis arrivée pile avant qu'elle mette la drogue dans sa bouche.
Il a failli tuer sa sœur, et il s'en fichait tellement il était défoncé.
J'ai compris qu'avec lui à la maison, Carly serait toujours en danger.
- Vous l'avez mis dehors ? - On devait faire un choix.
Daniel était majeur. On pouvait rien pour lui. On l'a sorti de notre vie.
-Depuis quand vous ne lui avez pas parlé ? - Depuis qu'il est parti.
Vous devez me trouver froide.
J'aime mon fils.
Et je déteste le toxico qu'il est devenu.
Mais je ne peux pas l'aider. Je ne peux rien pour lui.
Où est votre mari ?
Il a dû aller travailler. Il devrait bientôt rentrer.
J'irai à la banque.
- Comment va Carly ? - Elle va bien.
Vous vous connaissez en relations entre la famille et le toxico ?
J'ai fait une mission dans une clinique de méthadone.
J'aurai besoin de vous, je vous expliquerai sur la route.
MANHATTAN LIBERTY BANK LUNDI 9 JANVIER
Inspecteur Stabler.
Il y a un problème ? Comment va Carly ?
Elle va bien. M. Hunter, on est venus vous parler de votre fils, Daniel.
Pourquoi ?
On pense qu'il pourrait être impliqué dans l'enlèvement de Carly.
- Vous vous trompez. - On sait pour son addiction.
Venez dans mon bureau.
Daniel est un bon garçon. La drogue l'a fait mal tourner.
- Il ne ferait jamais de mal à sa sœur. - La cocaïne peut changer une personne.
Vous n'avez jamais vraiment coupé les liens avec lui, pas vrai ?
Il m'appelle au bureau. Pamela n'est pas au courant.
Je ne pouvais pas l'abandonner. Il reste mon fils.
Quand avez-vous parlé avec lui pour la dernière fois ?
Il y a deux semaines. Il avait un souci et il avait peur.
- Et il vous a demandé de l'argent. - Je le dépannais de temps en temps.
Mais là il demandait trop d'argent. Pamela s'en serait rendue compte.
Et je lui ai dit que je ne pourrais pas l'aider.
Tout ça… c'est de ma faute.
Venez ici ! Pas d'alarme ! Vous allez où ?
Venez là. Tout le monde par terre, vite !
- Faites pas de mal à mon bébé. - Par terre, vite ! Allez !
Vous avez votre assistant numérique ?
- Oui. - Contactez Cragen.
Tout le monde se met par terre et baisse la tête !
Mettez-vous par terre !
J'ai dit par terre !
Par terre !
Daniel.
Personne ne se relève.
Daniel, qu'est-ce que tu fais ?
J'ai dit par terre, papa !
Tu vas vraiment tirer sur moi ?
Peut-être.
Ou peut-être sur elle.
- Non, je vous en prie. - D'accord.
D'accord.
Voilà.
Va chercher l'argent dans la chambre forte.
Comme vous voulez. Mais ne tirez pas.
Mets le fric dans ces sacs.
Pas les liasses avec le colorant !
- Fais taire ce mioche ! - Non, je vous en supplie !
Bon.
Restez par terre. Surtout vous. Je veux voir vos mains.
- Bon, bon. - Non, tirez pas sur lui !
- Qui êtes-vous ? - L'inspecteur Stabler et le Dr Warner.
Donnez-moi un flingue.
Inspecteur, vous allez faire glisser votre arme par la porte.
Vite !
Allez-y, ou je bute tout le monde !
Je vous jure que je le ferai.
Maintenant, approchez !
Ne tire pas. Je vais sortir !
- Daniel, je m'appelle Elliot. - La ferme.
Fermez-la et approchez.
- Il est en plein trip. - Vite !
Grouille, là-bas !
Retournez-vous.
- Pourquoi tu fais ça ? - Tu le sais très bien.
Je t'ai dit qu'il me fallait le fric ou qu'ils allaient me tuer.
Qui veut te tuer, Daniel ?
Je dois plein de fric à des types. Soit je leur paie, soit je meurs.
Mais c'est pas toi qui vas m'aider, parce que tu t'en fiches, toi !
- C'est faux. - Tu m'as laissé dans la rue.
- Je n'avais pas où aller. - On t'a envoyé à la clinique.
- Tu t'es enfui. - Y en a que pour Carly.
Vite, le fric !
Ta mère et moi, on t'aime très fort, Daniel.
Pourquoi ne pas m'aider ? Pourquoi ?
J'avais besoin de cet argent pour avoir la vie sauve.
Tu as payé pour Carly, mais pas pour ton fils.
- Voici l'argent. - Laissez-le là.
Tu m'as obligé à faire ça.
Tu ne m'as pas laissé le choix. Viens. Retourne-toi.
Il va sortir.
- Je peux l'éliminer. - Ne tirez pas !
- Ne tirez pas ! - Ne tirez pas !
On rentre.
Fais chier.
Restez éveillé, Jake. Restez éveillé.
Il y a eu des tirs, peut-être des morts. On peut pas négocier avec ce type.
C'est moi le chef, on fait comme je dis. Daniel Hunter est un gamin qui a peur.
Oui, en plein trip de coke, avec une mitrailleuse et une dizaine d'otages.
Exact. Il est dépassé. Il cherche une voie de sortie.
C'est ce que je vais lui proposer.
- Nous on va devoir entrer. - Il n'y a pas de fenêtres.
Les murs sont trop épais. Vous irez à l'aveugle.
Choc et stupeur. On a les plans du bâtiment.
Ce mur-là n'est pas renforcé.
On le démolit avec un blindé, on balance des grenades assourdissantes,
et on le descend. Il aura rien compris.
Et s'il n'est pas dans le hall principal ? S'il est dans la chambre forte ?
En donnant l'assaut, vous mettez en danger la vie de tous ces gens,
les civils et mes agents.
- La ligne est ouverte, capitaine. - Allez-y, appelez.
Personne ne bouge !
C'est un négociateur, Daniel. Tu peux lui dire ce que tu veux obtenir.
Je ne sais pas ce que je veux.
On va trouver, ensemble. Prends l'appel.
Je ne sais pas. Prenez-le, vous.
Prenez l'appel !
Ici Elliot Stabler.
Ici Don. Tout le monde va bien ?
Jake Hunter est blessé. Il a besoin d'une ambulance.
Combien de civils sont à l'intérieur ?
Est-ce qu'il va libérer les otages ?
Non, non. Tout le monde reste ici.
- C'est eux, ma porte de sortie. - Pas besoin d'eux. Tu m'as, moi.
Je suis policier, comme tous ceux qui sont dehors.
Ils ne mettront pas ma vie en danger. Avec moi tu ne crains rien.
Non, vous voulez m'embrouiller. J'ai bien compris.
Écoute-moi, Daniel. Ton père a besoin d'un médecin.
- Elle est médecin, elle. - Il faut l'emmener à l'hôpital.
Bon, tout le monde debout !
- Les otages vont sortir. Ne tirez pas. - Des civils vont sortir.
Équipe Un, à droite ! Équipe Deux, à gauche !
- Allez, go ! - Ne tirez pas !
Non, vous… retournez là où vous étiez !
Restez là.
Tout le monde sort d'ici. Allez-y !
Équipe Un, prête.
Équipe Deux, prête.
Par ici, madame. Suivez-moi.
Gardez-les ensemble.
Derrière la voiture, allez-y.
Ça va aller. Allez-y.
Il a perdu trop de sang. Je ne peux pas le bouger.
Mon père va mourir ?
Papa, je ne voulais pas faire ça. Je…
- Sortez. Je vais maintenir la pression. - Bougez pas, je vous ai dit !
Reculez !
C'est mon patient, Elliot. Je ne partirai pas sans lui.
C'est bon, on les a récupérés.
Maintenant voyons comment on peut aider Daniel.
Personne ne peut m'aider.
- J'irai en prison. - Daniel, on va trouver une solution.
Quelle solution ?
- J'ai tiré sur mon père. - C'était un accident.
Ils me laisseront sortir tranquillement, bien sûr.
Daniel, tu as libéré tous les otages. Ça compte, ça.
Qu'est-ce qu'il lui arrive ?
- Ses poumons sont en train de lâcher. - Faites quelque chose.
Trouvez-moi des ciseaux, un tuyau… un stylo, une paille, ce genre de truc.
Accrochez-vous, Jake. Accrochez-vous.
- Ne le laissez pas mourir ! - Allez, allez.
- Ça va le faire ? - Oui.
- Dépêchez-vous ! - Daniel, laisse-moi faire mon travail.
- Plus petit. - Tenez.
Voilà.
- Il va s'en sortir. - Pour le moment.
- Mais on doit l'emmener à l'hôpital. - C'est le moment d'arrêter, Daniel.
Je suis vraiment désolé, papa.
Ça va aller.
Les choses vont s'arranger.
Oui.
Arrête, Daniel.
Dis à maman que je l'aime.
Zéro-Un, prêt.
Zéro-deux, j'attends les instructions.
- Daniel ! - Le suspect est touché.
- Non. - Allez-y, allez-y !
Elle vient de lui sauver la vie.
- Mains sur la tête ! - Tourne-toi.
Va-t-il s'en sortir ?
Oui.
Merci.
Maman !
Je ne sais pas quoi lui dire.
- Ça va ? - Oui.
Je dois aller chercher ma fille à l'école.
CETTE HISTOIRE EST FICTIVE. PERSONNE, NI AUCUN ÉVÉNEMENT RÉELS N'Y SONT DÉPEINTS.
Sous-titres : Adam Molho
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