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Original subtitles

(Karine): Précédemment, aux

Traîtres. Après un départ

chaotique...

- Je dois mettre ton nom. Si

j'ai pas la confirmation ce

soir, puis demain, je continue à

être sur ça.

- Faut que demain, t'enlèves une

grosse bûche.

- ...une des traîtres a joué

quitte ou double.

- Moi, je veux tuer Ariane.

- Les autres vont voter contre

toi quand ils vont voir qu'elle

est partie.

- C'est Ariane.

- Non!

- Clairement, ils essaient de te

framer.

- Annick ne figure plus au top

de ma liste dans mes soupçons de

traîtres.

- AÀ

- A la mission, mes invités ont

fait sauter la banque.

Vous repartez avec 10 000 $

ajoutés au magot.

(acclamations)

Mais, par la suite, ce sont les

conflits qui ont explosé.

- Pourquoi t'es agressif quand

je parle comme ça?

- Je suis pas agressif!

- CÇ

- Ca tombait, je trouve, dans la

méchanceté, t'sais.

Je suis fidèle.

- T'es pas fidèle, t'es traître!

- Parce que ton jeu me perturbe

plus qu'il m'aide à progresser,

Joshua.

- Je suis vraiment fidèle.

- Lui, je le savais, qu'il était

fidèle!

- Bien oui, moi aussi.

- On vient de sortir un fidèle.

- Zéro vote. Puis hier, j'en

avais huit.

- Le chaos est la meilleure des

couvertures pour les traîtres

qui se font plus que jamais

invisibles.

Bienvenue aux Traîtres.

(indicatif musical)

(musique inquiétante)

- Oh! On est les premiers!

- Pour vrai?

- Oui! Soulagement. J'étais

tellement content de pouvoir

encore passer une journée dans

le manoir.

- Hier, la réaction de tout le

monde: "On s'attendait vraiment

que tu rentres pas." Je suis

comme: "Oh..."

(rires)

- Je pense, parce que t'es une

fille allumée, c'est un plus

pour nous autres. Mais, pour un

traître, c'est fatigant.

- Tu dois autant donner une

performance pour toi que tu dois

analyser les autres pour le bien

du groupe.

- T'étais à côté de Manu, puis

là, Manu a dit: "T'as toujours

un coup d'avance. J'ai pas pensé

à ça." Tu te rappelles?

- Oui! Il y a très peu de

probabilités qu'un traître ait

mis Annick.

Donc regardez qui a mis

Marc-André. Point. AÀ

Marc-André. Point. A partir de

là...

- T'es toujours un coup d'avance

sur moi.

- ...si je meurs, vous aurez mon

carnet!

- Pour moi, c'était la base, là.

- Mais c'est ça! C'était la

base!

- Fait que ça m'a surprise parce

que lui aussi, c'était une

personne extrêmement

intelligente, mais j'ai pas

compris le coup d'avance. Le

coup d'avance sur quoi?

- C'est ça. C'est la seule

partie que j'étais comme:

"Manu..."

- Mais j'étais dans la même

place. Je me disais: "Mais

pourquoi, Manuel, t'as pas pensé

à ça?"

- Mais toi, il faut qu'on en

parle. La première fois que je

t'ai vue, je me suis dit: "Cette

fille-là, c'est une police."

- Moi aussi, j'ai pensé ça.

- Sérieusement, n'importe qui

qui me connaît pas, je rentre

dans un cocktail, ils vont me

dire: "Hé, t'as l'air d'une

police." C'est vrai. C'est

vraiment ce que je dégage,

je pense, là.

- Oui.

- Hum!

- Oh!

- Discret.

(rires)

(cris de joie)

- Vytee! Allô!

- Manu!

- Ce matin, je me réveille en

vie.

C'était déjà une victoire

immense pour moi, qui vit sur du

temps emprunté depuis deux,

trois jours.

- Hé, je suis encore là, moi!

As-tu vu? J'ai pas fermé ma

gueule, puis je suis encore là!

- T'as fait un bon show hier,

puis les traîtres pouvaient pas

faire autrement que te garder, à

matin.

- En effet.

- On m'a dit, par rapport à la

chicane. Moi, j'étais pas là.

- Bien, c'était pas une chicane.

C'était: on débattait.

- Pour moi, c'était une chicane.

- J'ai des forts soupçons envers

Marie-Pier.

- Pas des soupçons. Tu m'as dit:

"Pour moi, t'es traître."

- On peut jouer sur les mots si

tu veux, Marie-Pier.

- C'est ça que tu fais, oui,

mais continue.

- Je pense que t'es traître.

On peut le dire comme on veut.

- On a dépassé les bornes hier.

On s'en reparlera si tu veux

aujourd'hui, mais comme,

personnellement, je t'aime pas.

Puis ça va pas entacher ça.

Je veux juste que tu le saches.

Je ne peux pas faire le poids

avec Audrey en termes de

persuasion. C'est une personne

qui a un énorme pouvoir

d'influence.

Moi, je vais prendre ça plus

relax. Je vais la laisser se

planter par elle-même. On fera

qu'est-ce qu'on a à faire

aujourd'hui, mais j'ai le goût

qu'on passe une belle journée.

- Nous, hier, on a concentré

notre choix par rapport au fait

qu'on se disait: "Hé, Marie-Pier

puis Audrey vont s'entretuer

aujourd'hui." Mais là, ça

s'aligne pas de même pantoute.

Je me suis dit: "Je vais essayer

de mettre une stratégie en

place."

- Si elle est pas traître,

pourquoi...

(en choeur): Ouh!

(en choeur): Oh!

Ouais!

(rire)

(en choeur): Hé!

- J'arrive au déjeuner, comme:

je suis content d'être là. Mais

je trouve ça plate qu'on ait

éliminé Josh, un autre fidèle,

je suis comme mitigé. C'est qui

qui est pas là?

- Mike, Marilyn, Marie-Jeanne.

- Je suis certaine que, dans les

traîtres qui ont été choisis, il

y doit y en avoir un, exemple,

qui a un tempérament un peu plus

émotif, un qui est un peu plus

low profile. Faudrait essayer de

se concentrer pour trouver la

personne qui est peut-être plus

low profile. Je me fous que ça

soit n'importe qui, mais faut

trouver quelqu'un.

- Moi, je suis vraiment d'accord

avec ça. Par contre, je trouve

que ça, il y a plusieurs

personnes qui correspondent à ce

que tu décris.

- Bien oui, même moi, j'en suis

une, quand je regarde ça.

- Donc si on essaie de trouver

une de ces personnes-là, on

risque de manquer ce soir.

- La grande Karyne qui parle à

tout le monde de comment qu'elle

envisage les stratégies, puis

elle se dit: "OK, je vais

prendre moi comme exemple."

Puis là, je me suis dit: "Elle

est tellement intelligente."

(toc-toc!)

(en choeur): Oh!

(musique de suspense)

- C'est Mike!

- Mike!

- T'avais tort!

- Mike n'a aucune confiance

envers moi.

C'est sûr que j'aurais préféré

qu'il ne rentre pas au

déjeuner ce matin.

- Mike, j'étais sûre que tu

revenais pas à matin!

- J'étais sûre que tu revenais

pas.

- Je voulais laisser penser à

tous que je pensais que Mike ne

rentrerait pas.

- Karyne mentionnait tantôt que

ça serait le fun qu'on commence

à vérifier dans les types de

personnalités différentes.

On a affaire à deux personnes

tranquilles...

- ...qui ont à peu près, je

pense, quasiment la même game.

J'avais exactement les mêmes

suspicions pour les deux, pour

les mêmes raisons. Elles se

promènent, se commettent pas

trop.

(toc-toc!)

(en choeur): Oh!

- Oh my God!

(musique de suspense)

- Marilyn!

- T'es la dernière.

- Je suis la dernière?

- C'est qui?

- Marie-Jeanne.

- Marilyn avait l'air vraiment

sincère quand elle est rentrée.

Elle avait l'air sur le gros

stress, à vraiment shaker, à se

demander si elle rentrait ce

matin.

(chuchoté): Es-tu correcte?

- J'étais tellement stressée!

Je pense que c'était pas pire,

parce qu'il y en a plusieurs qui

m'ont dit: "Hé, une réaction

comme ça, ça se fake pas."

Elle était vraiment là, la

réaction, mais un petit peu

exagérée.

(dong!)

- Ah!

(rire)

(musique dramatique)

- Moi, je pense que ça serait

peut-être une bonne option qu'on

essaie quelque chose d'autre,

là.

- On fait Marie-Jeanne?

- Bien ça, c'est sûr, ça sort de

out of nowhere. Personne la voit

venir, demain.

- Fait que là, on fait un coup

tranquille que le monde

comprend pas.

- Puis demain, on laisse ça se

battre!

- J'étais d'accord. C'était un

des premiers noms que j'avais

sortis, mais moi, c'était pas

pour les mêmes raisons.

Moi, Mike, il m'a dit, hier...

- On a mis le nom

de tes enfants.

- CÇ

- Ca change-tu vraiment quelque

chose?

- Fais juste faire attention à

qui tu parles. M-J. Elle est en

recherche d'informations,

d'aplomb.

- T'sais, c'était comme

décision vite et facile.

- Marie-Jeanne, par ordre des

traîtres, vous avez été

assassinée. Signé: les traîtres.

Je pense que j'ai été choisie

parce que je suis vraiment une

cible facile. Dans le sens que

je le cachais pas, je le disais,

je suis fidèle à 100 %.

Peut-être que les traîtres ont

eu peur, justement, que je sois

une fidèle qui se faufile un peu

ici et là, à chaque jour, que je

sois vraiment en mode écoute.

Je crois que c'est pour ça

qu'ils ont décidé de

m'assassiner, hier soir.

- Quand il restait que vous

deux, j'étais persuadé que tu

passais pas la porte, parce que

moi, dans mes notes d'hier,

Marie-Jeanne, l'éclaireur des

traîtres. C'est elle qui va

chercher de l'information dans

les groupes. Elle est tout le

temps là à écouter, regarder.

- Elle était discrète.

- Elle a toujours été discrète,

c'est vrai. Elle avait comme le

profil.

- AÀ

- A chaque fois que je parlais à

quelque part, elle apparaissait

avec la tête sur le côté, un

petit peu comme ça...

- Oui, oui! C'est vrai qu'elle

était souvent de même.

- ...puis elle écoutait. J'étais

comme: "OK."

- Il y avait Laetiia qui était

à ma droite.

Puis un moment donné, le monde

sont passés à autre chose, ils

ont discuté, puis elle était

juste comme ça, puis elle

faisait un peu comme l'actrice

qui sait pas quoi penser.

Fait que je trouve ça louche,

honnêtement.

- J'espérais de tout coeur que

M-J rentre. Puis en même temps,

j'ai quand même des doutes sur

Marilyn. J'ai eu l'air encore de

overreact.

J'ai l'air d'une traître qui

aurait assassiné son amie, mais

que c'est pas mon amie. Mais

comme, en ce moment...

Genre là, je perds ma seule

personne de confiance dans un

jeu ouù

jeu ou, déjà, la confiance ne

règne pas. Puis encore une fois,

je pense pas que c'est pour me

déstabiliser moi, mais mettons

que c'est ça, ça marche!

(expiration profonde)

(musique dramatique)

- Je pensais bien que tu serais

pas là à matin, Mike! J'ai eu

peur.

- Mais écoute bien, là.

Fallait que j'aille parler à

Karyne, parce que je la voyais

s'avancer, puis je voulais lui

donner les conseils que moi,

j'avais.

Si t'es traître ou t'sais,

whatever, je veux pas amener

d'indices. Résultat: bien, il y

a rien qui te rend...

- J'ai le goût de te faire un

gros câlin.

- Bien oui. On se garde une

gêne.

- C'est pas ça que je te dis.

Tu peux dire: "Moi aussi!"

- Moi aussi.

(rire)

- Est-ce que tu me fais assez

confiance pour me dire c'est

qui, tes doutes?

- Moi, là, je te dis, je te fais

confiance, Yolaine. Je suis

convaincue que t'es une fidèle.

- Je suis une fidèle.

- Je le sais. Est-ce que tu me

promets que tu vas pas les

répéter à personne?

- Je te promets.

- Parce que ça se revire tout le

temps contre moi.

- Je te promets. Je vais

observer.

- Marie-Pier, Fred. Fred, là,

c'est évident, gros comme le

bras. Tu regarderas comment il

est nerveux, aujourd'hui. Il

sent la soupe chaude.

- AÀ

- A la table ronde, tu vas avoir

des...

- Là, faut que je pense,

aujourd'hui, à comment c'est

intelligent d'amener ça sans me

faire assassiner après, cette

nuit. Parce que moi, c'est ça,

le problème depuis le début.

C'est, chaque nuit que je

réussis à passer, c'est un

miracle. Je prends trop de

place.

- Faut que je change de

stratégie pour arriver à

pinpointer quelqu'un.

- Oui.

- Puis là, de se dire: "OK,

parfait. Qui a l'air en

contrôle de sa game? Qui ne se

commet pas pendant..."

- Oui. Bien toi, tu m'as jamais

parlé de... Dans ta tête, je

sais pas qu'est-ce qui se passe.

- Fait que là j'ai Audrey, j'ai

Annick, j'ai Manu.

- Mais mettons que tu sors du

sentier battu, là. Parce que ça,

c'est les trois noms qui sont

revenus le plus souvent. S'il

y avait un quatrième traître,

ça serait entre Kevin, Max,

Marilyn, j'imagine?

- Oui. Marilyn, moi, je la

trouve des fois un petit peu

suspecte.

- Oui, moi aussi.

- Mon objectif, c'est pas qu'on

soit trois traîtres à la fin,

c'est qu'on soit le moins de

traîtres possible. Je fais plus

confiance à Annick qu'à Marilyn.

Marilyn, pour moi, c'est une

question de temps avant qu'elle

nous passe en dessous d'un bus.

Moi ou Annick, c'est sûr que ça

va arriver pendant le jeu.

- Hier, tu m'as dit: "Je fais

pas confiance à Karyne quand

elle parle." Mais là, j'ai dit:

"OK. Je vais full t'écouter."

Là, ce matin, qu'est-ce qu'elle

a fait comme speech?

- Faut cibler les personnes qui

sont low profile.

- J'avais l'impression qu'elle

parlait de Marilyn. On dirait

que je me sens comme à la

guerre. Puis je pense que ça

ferait du bien à tout le monde

qu'une traître sorte, puis ça

sera pas moi. Eh que je veux pas

que ce soit moi! Crime que je

serais insultée!

- Merci à notre partenaire,

Nissan.

- AÀ

- A qui tu souhaites donner

accès à ma pièce?

- J'avais choisi Marie-Jeanne.

- J'allais donner accès...

...à Marie-Pier.

- "Marie-Pier, en guise de

dernière volonté, je t'ai

choisie pour entrer secrètement

dans le bureau de Karine.

Tu pourras y consulter les

journaux de tous les invités

bannis et assassinés jusqu'à

maintenant.

Adieu. Signé: Joshua."

Je pense que le journal de

Joshua va pas m'apporter de

faits nouveaux. Je pense que ça

va vraiment parler d'Audrey,

mais j'ai bien hâte de lire

celui de Marie-Jeanne.

L'ambiance du bureau est à la

hauteur de Karine. Peu

chaleureux, mais très, très

beau.

(musique de suspense)

Je me suis rapidement dirigée

vers le journal de Marie-Jeanne.

Marie-Jeanne était très, très

discrète. Elle écoutait

énormément. Bien, j'ai hâte

d'avoir accès au fond de sa

pensée. "Marilyn, autour de la

table ronde...

- "...elle avait un différent

visage avant et après le

bandeau. Je trouve qu'elle

fait un peu la mère parfaite.

Certaine qu'elle est capable de

tuer."

- "Karyne, aucune raison,

simplement un vibe."

Marie-Pier...

- Je crois qu'Audrey et

Marie-Pier sont dans la même

équipe et veulent nous faire

accroire que non.

- "Certaine qu'elles cachent

quelque chose." Marilyn, red

flag. Je commence à tourner les

pages. Le nom de Marilyn sort

énormément. "Marilyn, je vais

lui demander comment elle

réagirait si elle se faisait

recruter pour devenir traître."

- Et en deux secondes, elle a

bafouillé, est devenue rouge et

a presque ignoré. A défendu

Annick aussi, même si elle a

voté pour elle à la première

table ronde.

- "Selon moi, Karyne a nommé

trois types de personnes pour

les trois traîtres."

- Traître numéro un: lui qui

prend de la place. Le traître

numéro deux: le cerveau, celui

qui s'exprime bien. Et traître

numéro trois, le calme, le

discret, celui que tout le monde

aime."

- Je vais aller avec mon ami

Joshua.

- Comme tu sais, je n'ai jamais

arrêté de penser que c'est

Audrey. C'est une traître parmi

nous. Frédérick est le traître

numéro deux. C'est évident.

- Il a-tu juste écrit ça?

Bien voyons donc. EÉ

Bien voyons donc. Evidemment,

le journal de Joshua, il y avait

rien d'écrit dedans.

(rire)

Drôle de personnage, celui-là.

Le sablier s'est écoulé à

vitesse grand V. J'avais pas le

temps de lire autre chose. En

résumé, Marilyn, je vais aller

te voir. L'information la plus

précieuse que je suis allée

chercher, c'est sans équivoque

Marilyn. Personne en parle. On

fais quasiment comme si elle

était pas là. Mais, à la lumière

de ce que je lis, c'est un nom

qui revient beaucoup, donc je

pense que son vrai visage est en

train de se faire voir par

plusieurs personnes.

- Je vais te le dire

franchement, puis j'en ai parlé

à d'autres personnes.

- Hum-hum.

- Moi, je pense que Manu est

traître. Il est pas

honnête. Il a pas été honnête

sur sa job, dès le départ. Il

voulait dire qu'il était

anthropologue et non qu'il

était synergologue.

- Ouais.

- Déjà là, drapeau rouge. Puis

en plus, j'ai vraiment

l'impression qu'il joue un peu

au niaiseux, là. Cet homme-là

est d'une intelligence et d'une

brillance très, très

importantes.

- Moi aussi.

- Et pourtant, il va dire à

Harrissa: "Hé, tu penses deux

coups d'avance par rapport à

moi." Manuel fait semblant de

pas suivre la game, de pas

calculer d'avance.

Alors que Manuel est une homme

extrêmement brillant et

extrêmement intelligent.

Sinon, il serait pas

synergologue.

- Là, t'es full bon, toi, dans

le non-verbal, OK? Marilyn, ce

matin, on dirait que ça m'a

sonné une cloche avec qu'est-ce

qu'elle disait, Karyne.

- Tu veux dire que Marilyn est

dans tes suspects?

- Oui. Mais juste depuis ce

matin. Puis là, je suis comme...

- OK. Bien moi, ça fait un

moment qu'elle est comme... Elle

est dans le milieu, mais ça

pourrait en faire une bonne.

Sauf qu'en même temps,

observation corporelle, quand je

l'ai vue rentrer ce matin, elle

shakait comme si ça se pouvait

pas. Je pensais qu'elle aurait

pu faire une crise cardiaque.

- Mais tout le monde shake.

- D'après moi, les traîtres

shakent pas.

- Tu penses-tu? Oh... Karyne,

je la trouve quand même...

- Oui, plus... qui parle moins

souvent, mais même affaire.

- Mais Karyne, est... est

jamais, est solide.

- Elle est structurée.

- Elle est jamais stressée.

Jamais, jamais, jamais.

- Karyne, je lui fais confiance.

Elle m'a ramené trois fois à

l'ordre, fait que t'sais, elle a

dit: "Moi, je veux te garder."

Fait que t'sais, un traître

ferait pas ça.

- Non. Le seul nom qui sort

jamais, que tout le monde a

vraiment confiance en elle,

c'est Karyne, puis là, faut que

je me trouve une façon que le

monde commence à se poser des

questions sur elle.

Parce qu'elle non plus, je lui

fais pas confiance.

(musique douce rythmée)

- Moi, je vous dis là, Fred,

j'ai tout mis ma liste dans mon

journal, point par point, depuis

le jour un. J'ai passé beaucoup

de temps avec lui. J'ai eu des

discussions de jeu avec lui.

- Ah oui?

- On a travaillé ensemble, et je

me suis rendu compte, là, j'ai

beaucoup, beaucoup

d'informations. Je suis

convaincue, prête à mettre ma

main au feu. Fred, c'est un

traître.

- Fred, c'est un des gars en qui

j'ai eu confiance le plus

rapidement.

- Ah oui?

- Mais ce que tu m'amènes là

fait du sens.

- T'sais, hier, mon plan,

c'était de regarder les forces

tranquilles, là. Je peux pas te

dire que j'avais des soupçons

encore. J'avais rien, là. Je

faisais rien que les regarder

davantage.

- Je t'ai jamais entendue parler

de soupçons que t'as, ou...

- De soupçons que j'ai?

- Ouais, on dirait que...

- Je peux me...

- Je me pose full de questions à

savoir tu t'enlignes ouù

savoir tu t'enlignes ou, toi.

- Oui. Le nom que j'ai écrit,

hier, c'était Marie-Jeanne.

T'sais, moi, dans mon cahier.

Puis là, à matin, Marie-Jeanne

est partie. Fait que là, on

dirait que je suis un peu toute

mêlée.

- J'ai eu accès aux journaux,

tantôt. CÇ

tantôt. Ca m'inquiète un peu, ce

que tu dis, parce que

Marie-Jeanne, c'était toi,

pour elle...

- OK.

- ...qui étais une traître.

- J'étais contente que le nom

Marilyn ressorte un petit peu,

sans que ça soit moi qui

l'amène.

- On dirait que tu me soupçonnes

beaucoup, en ce moment.

- Non, c'est, j'essaie juste de

comprendre.

- C'est peut-être aussi parce

qu'on s'est pas parlé.

- OK.

- Parce que j'ai donné beaucoup

d'informations à beaucoup de

monde.

- Bien moi, je trouve au

contraire que tu donnes pas

d'informations à personne.

Tu parles beaucoup, mais t'es...

- Bien voyons donc!

- Je me suis dit: "Pourquoi, là,

elle voulait me pointer

maintenant?"

- Je suis certaine que Marilyn,

c'est une traître.

Je vais te le dire, là. Je suis

certaine.

- Ah ouais? T'as des soupçons

sur elle?

- Oui. Je me suis fait trahir

par une traître, jour un. Enough

is enough. Fait que j'ai dit à

quelques personnes que j'avais

des soupçons sur Marilyn. Oups!

(tic-tac)

(berceuse)

(hennissement)

(caquètement)

(musique inquiétante)

(exclamations de surprise)

- Un cirque.

- On arrive dans l'espèce de

petit cabaret. J'ai l'impression

qu'on arrive un peu au cirque.

- Il y a des objets partout. On

dirait un freak show. Qu'est-ce

qui se passe?

(rire malicieux de fillette)

- Invités, bienvenue au cabaret

des curiosités.

(exclamations de surprise)

Aujourd'hui, j'aurai besoin de

cinq volontaires, et faites-moi

confiance: un de ces cinq

volontaires aura la chance de

repartir avec un privilège

encore jamais offert dans ce

jeu.

(en choeur): Oh...

(rire)

- On était intrigués en

tabarouette.

- Perso, j'ai levé la main

vraiment vite. Qu'est-ce qui

pour vous serait juste, comme

choix? T'sais, est-ce qu'il y a

des gens qui ont moins fait de

trucs?

- Bien, moi, je performe pas

tant physiquement, ça fait que

j'aurais aimé...

- OK, bien on peut... OK. OK.

- OK pour Yolaine.

- Je dirais Kaven, aussi. Il a

pas pu aussi avoir d'occasion de

grand-chose.

- Oui. C'est vrai.

- OK, bon, bien, Kav, let's go.

- Merci.

- Pensez aux gens qui s'étaient

portés volontaires pour le

premier 10 000 $, aussi.

- Oh!

- J'apprécierais d'être capable

d'y aller pour voir c'est quoi,

la fameuse, le fameux prix

alentour de ça.

- J'ai levé la main vraiment

vite.

- Moi, j'étais dans les cinq,

mais si c'est une affaire de

souci du détail, là, j'aime bien

mieux être ici qu'en haut.

- Bien là, moi aussi, si c'est

un souci du détail, je vais pas

être bonne. Fait que moi,

Audrey, ça me fait plaisir de te

laisser ma place.

- Dès que mon nom est sorti,

j'ai fait: "Parfait, j'accepte."

Et je suis allée me mettre au

devant.

(rire)

- Qui sont nos cinq volontaires?

- Audrey y va? OK. Audrey, elle

a fait comme: "Je vais jouer

pour moi-même. Je veux y aller.

Je veux un bouclier."

- Qu'est-ce qu'il y a, Annick?

T'es pas contente que j'y aille?

- EÉ

- Evidemment, là. Audrey et

Annick, encore.

- Bien, arrête.

- Mais pourquoi tu dis ça?

- Bien oui!

- Arrêtez, vous avez l'air de

deux filles de la maternelle.

- Dude! Tu viens de tasser le

groupe pour que toi, t'aies un

privilège. The queen. "Moi, je

le veux." CÇ

le veux." Ca, c'est fucking

traître.

- Très bien. Les cinq

volontaires, chacun leur tour,

viendront sur scène et tenteront

de décrire un objet étrange qui

apparaîtra dans cette boîte.

Décrivez-le en détail et avec

précision. Les joueurs dans la

salle devront deviner si le

joueur sur scène a dit la

vérité ou s'il a tout inventé.

Parce que... parfois,

la boîte sera vide.

Magie!

(rires)

Si les joueurs dans la salle

devinent correctement, 2000 $

seront ajoutés au magot. Si le

joueur sur scène trompe son

public, il repartira avec le

privilège mystère, et rien ne

sera ajouté au magot.

- Voici ma chance d'être

égolï

égolste. Désolée, mais il faut

que je pense à moi aussi. Je

veux pas partir.

- Alors, je vous demande

d'accueillir Audrey.

(applaudissements)

(acclamations)

- Audrey!

- J'espère que je pourrai mettre

la main sur un bouclier, quelque

part.

- C'est parti.

- C'est un masque moitié blanc,

moitié noir. Il y a des

inscriptions dorées sur la

partie blanche. Du côté noir, il

y a des inscriptions rouges. Il

y a une larme qui coule de

l'oeil. Le masque est en bois.

Il a une forme de visage. Euh...

- Deux, un, terminé.

- C'est impossible qu'elle ait

inventé ça.

- J'y crois.

- Moi, j'y crois. J'y crois.

- CÇ

- Ca a été trop spontané.

- En tout cas, sinon, wow.

- Ouais.

- CÇ

- Ca a pris genre littéralement

cinq secondes, puis on était

tous d'accord.

- Chère assistance, est-ce

qu'Audrey a dit la vérité ou

a-t-elle menti?

(en choeur): La vérité.

- Allons voir.

(exclamations de surprise)

- J'avais besoin de mon

bouclier.

- Oh my God!

- Mais vous savez pas encore ce

que c'est, le privilège.

- J'espère que ce sera un

bouclier.

- Dans ma tête, il était clair

que ce n'était pas un bouclier.

Et lorsqu'elle a spécifiquement

dit la phrase: "Je ferais

n'importe quoi pour un

bouclier.", je me suis dit:

"Bon, elle essaie de nous

endormir, de nous emmener dans

je sais pas quelle manigance."

- On doit déceler le vrai du

faux.

Seule chose que j'ai pu vraiment

déceler, c'est qu'Audrey se

débrouille très bien pour mentir

aisément devant tout le monde.

Audrey, c'était sûr qu'elle

allait bien jouer.

- Mais il y a aussi qu'il y a

des gens qui jouent plus en

équipe.

- Sans plus attendre,

accueillons Yolaine.

(acclamations)

(cris d'encouragement)

- Dans la boîte...

- Hum-hum!

(rires)

Yolaine.

- J'étais trop pressée de

commencer. J'étais fébrile au

bout.

- C'est parti.

- Dans la boîte, il y a comme un

miniature, une tente, avec la

toiture rouge et blanche. AÀ

l'intérieur, il y a une espèce

de poisson, un poisson qui

grossit quand il est fâché, ou

je sais pas quoi. Il est tout

plein de pics. Il y a comme des

bonbons collés autour de ça.

- Elle se donnait, tu voyais,

elle se tournait de tous les

bords, de regarder de tous les

côtés.

- C'est terminé.

- Je pense que c'est vrai.

- Elle allait gauche, droite,

là, aussi.

- AÀ

- A moins qu'elle soit vraiment

bonne.

- Le poisson avec les pics-pics

puis les boules de gomme.

Yolaine aurait pas pu inventer

ça.

- Chère assistance, votre

verdict.

- C'est vrai.

- Vrai.

- Vérité.

(cris de joie)

- Yes, good job, Yoyo! On a

gagné de l'argent!

- Et maintenant, vous

l'attendiez tous... Kaven.

(acclamations)

- Je ne voulais pas être un

acteur. Finalement, c'est moi

qui me suis ramassé sur la

scène.

- C'est parti.

- Ouf. Euh... Une petite

grenouille, mini, mini, mini,

bleue, tachetée orangé, je

dirais, mais je vois un petit

peu mal malgré mes lunettes.

Euh... elle est dans un genre

d'étang, un marécage, je dirais,

vert.

- Oh, Kaven, c'était drôle. Oh,

pour moi, c'était certain que,

dès le moment ouù

dès le moment ou il a dit:

"Ouf!", il y avait rien dans la

boîte, puis qu'on avait

quelqu'un de beaucoup trop terre

à terre pour nous inventer

quelque chose sur le fly. Il

était pas prêt comme Audrey.

- Sinon...

- C'est terminé.

- Avez-vous un bon feeling,

vous?

- Mais peut-être qu'il va y en

avoir des plus simples, mais

c'était trop simple, à comparer

des autres.

- Un moment donné, il est plus

intelligent que ça, ti-poulet.

- Moi, je pense qu'il a joué

fort pour nous montrer que

c'était...

- Moi, je pense que c'est faux.

Je pense qu'il y a pas ça.

- OK, bien... Ceux qui pensent

que c'est faux, mettons, levez

la main.

- Oui, on peut faire un

premier...

- Faux.

- C'est faux. Mensonges.

- Allons voir.

(cris de joie)

- Mon pire cauchemar est arrivé.

Il fallait que j'invente quelque

chose, donc il y avait pas

d'objet. CÇ

d'objet. Ca a sorti tout croche,

mais je pense que ça a

fonctionné.

2000 $.

- Maintenant, à la demande

générale: Harrissa!

(acclamations)

(en choeur): Yeah!

- Je me sens comme une

superstar. Je dois être la

meilleure actrice.

- Et c'est parti.

- OK. Alors c'est une statuette

blanche et bleue. C'est comme

les genres de statuettes,

comment... hollandaises, qui

sont genre avec... Est-ce que

vous savez, les statuettes

hollandaises qu'on peut acheter

dans les souvenirs?

- Quand elle essayait de nous

parler de l'origine de la

poupée, ça a comme dérapé.

Là, je me demandais. Elle joue

pour elle? Elle joue pour

l'équipe? Je savais pas trop.

- Ensuite, elle a des yeux, mais

qui sont pas tracés. Elle a un

visage avec un petit nez.

- Et c'est terminé.

- Oh my God!

- Quand elle parle en général,

c'est aussi clair, net et

précis.

- Oui, à la table ronde, on

comprend tout, puis là, on n'a

rien compris.

- Là, c'est trop de: "Ta, ta,

ta, ta, ta."

- Ah, c'est vrai, hein?

- Oh, les gars. Elle fonce quand

elle parle.

- Elle est structurée,

d'habitude.

- Alors, votre réponse?

- Mensonge!

- Oh...

- Mensonge.

Est-ce un mensonge?

(musique de suspense)

Votre réponse?

- Mensonge.

- Oh...

Est-ce un mensonge?

- Oh non...

(cris de joie)

- Et c'était faux!

- Vous êtes maintenant à 6000 $,

il vous reste une dernière

chance pour ajouter 2000 $

supplémentaires.

- Yeah, yeah.

- Maintenant, le clou de la

soirée.

(exclamation de surprise)

Mike!

(acclamations)

(musique rythmée)

- Go, Mike! Go, Mike!

- C'est parti.

- Le nom, le nom m'échappe.

C'est sur un téléphone, un

téléphone avec un animal qu'on

peut, pas un animal, mais un

poisson qu'on peut manger, qu'on

fait cuire dans l'eau

bouillante.

- Eh boy.

(rires)

- Quoi? Il y a pas autre chose?

(rire)

Mike! Oh, je t'adore, man!

- Le crustacé, il est sur un

téléphone. Je peux juste vous

dire qu'il est rose, il est

orange...

- C'est terminé.

- CÇ

- Ca se peut pas que ça soit un

mensonge! CÇ

mensonge! Ca ne se peut pas!

- Tu serais pas capable de

décrire un homard, là?

- C'est ça!

(rires)

- Non, mais attends, il a dit

crustacé-poisson.

Un poisson crustacé. Mike, come

on!

- Il y a rien là-dedans. CÇ

- Il y a rien là-dedans. Ca, on

le sait.

- Non, il y a rien là-dedans.

- Moi, je pense... qu'il y a

quelque chose là-dedans. Qui

pense qu'il y a quelque chose?

- Je ne catche plus la patente.

- Je me rallie à ça.

- Alors, est-ce que Mike disait

la vérité ou est-ce que c'est un

mensonge?

- Vérité.

- Je veux pas voir.

(cris de joie)

- My God!

- Un homard! Un homard! Comment

tu peux oublier la forme d'un

homard? T'sais!

- Cher public, vous avez réussi

à amasser 8000 $.

(acclamations)

Et Audrey repartira avec son

privilège.

Voilà, c'était le cabaret des

curiosités.

(acclamations)

On se retrouve au manoir.

- 8000!

(cris de joie)

- Au final, on a eu 8000 $, et

2000 $ dans les poches de

personne, parce qu'Audrey est

partie avec le privilège.

(musique intrigante)

- Je suis extrêmement contente

avec ma décision d'avoir pris le

privilège.

C'était une évidence que

j'allais dans ce sens-là.

"Félicitations, chère invitée.

Vous devez maintenant faire un

choix. Vous pouvez prendre un

bouclier qui vous protégera du

meurtre des traîtres cette nuit,

ou vous pouvez choisir la dague

qui doublera votre vote à la

table ronde de ce soir.

Choisissez judicieusement.

Karine." C'est évident pour moi.

J'ai besoin du bouclier.

Bravo pour le 8000, la gang.

Vous rajoutez de l'argent à la

cagnotte pour moi, puis moi, je

suis bien contente de repartir

avec mon privilège.

(♪♪)

(musique rythmée)

Mettons, là, ceux qui

travaillent contre moi depuis le

début, eux, ils jubilent en ce

moment. Ils sont comme:

"Regardez comment elle est bonne

menteuse!" Je le sais qu'il y a

du monde qui vont sauter

là-dessus sur la table ronde.

- Audrey, aujourd'hui, elle m'a

fait fucking peur.

- Elle m'a fait peur!

- J'ai vu qu'elle était

extrêmement bonne comme

menteuse. Fait que moi,

maintenant, ce qu'elle va me

dire, je ne sais plus.

- Elle s'est tiré dans le pied.

- Elle est bonne pour

convaincre.

- Hier, elle est partie se

coucher en disant, la dernière

chose qu'elle m'a dite avant de

partir, elle a dit: "Je me

réveille pas demain."

- Elle dit ça à tous les jours.

- C'était pas un bouclier, puis

c'est pour ça que je suis

vraiment déçue.

- Ah...

- C'était une, une dague. CÇ

- C'était une, une dague. Ca me

donne l'avantage d'avoir un vote

de plus à la table ronde ce

soir.

- Wô...

(rire)

- Oh my God!

- OK.

- Moi, quand j'ai eu accès au

privilège, et que j'ai choisi

d'y aller avec le bouclier, j'ai

pris la décision de ne pas le

dévoiler au groupe, pour pouvoir

l'utiliser de la façon dont je

le souhaitais par la suite, le

bouclier. Donc il allait me

protéger la nuit et, en même

temps, si finalement il y avait

pas de meurtre, ça m'aurait

permis d'aller chercher plus

d'informations pour accuser une

personne selon ce que j'aurais

souhaité faire avec ça.

(musique rythmée)

- Moi, tantôt, je suis embarquée

avec M-P. Je me suis vraiment

fait targeter.

- Hein?

- Ouais.

- Pour?

- M-P, elle est allée dans le

bureau de Karine parce que

Joshua l'avait nommée.

(en choeur): Ah ouais?

- Marie-Jeanne avait mis mon

nom dans le journal.

- OK.

- T'sais, ça a vraiment été

inconfortable pour moi, puis je

pense que j'ai été quand même

béton dans mes...

- Oui.

- ...mes explications.

- Bien moi, je vais te défendre,

Marilyn. T'sais, ta réaction à

matin en rentrant, ton shake,

il est naturel. Je veux dire, tu

peux pas faker ça à ce point.

- Non, non. Hé, j'ai vu tes

frissons.

- Moi, le gros target ce soir

pour moi, puis j'aimerais

vraiment des réponses à

plusieurs de mes questions,

c'est Fred.

- OK.

- Puis je crois que Fred est de

connivence avec M-P.

- Présentement, le groupe semble

vraiment se diriger vers Fred,

puis je suis vraiment pris parce

que moi, personnellement, j'ai

rien sur lui.

- Ce midi, en dînant, je me suis

fait un tableau.

- OK.

- J'ai mis le nom des cinq

personnes qui étaient parties...

- ...en première colonne.

- Oui.

- Deuxième colonne, à qui ça

profite, et ça mettait le target

sur qui.

- OK.

- Et le nom qui est ressorti le

plus souvent, dans quatre cas

sur cinq, c'est Manuel.

T'sais, Francis est parti.

Manuel a dévoilé son métier

parce que Francis était là.

- Parce que Francis le

connaissait.

- Et ça, Manuel l'a dit

ouvertement.

- Oui. Je suis d'accord.

- CÇ

- Ca profitait à lui, et ça

mettait le target sur Audrey.

- Oui.

- Après ça, Marc-André est

parti. Qui a propagandé toute la

journée pour sortir Marc-André?

C'est Manuel. A sorti

Marc-André. CÇ

Marc-André. Ca a mis le target

sur qui? Sur Annick. Ariane, en

partant, ça met le target sur

Annick.

- Oui, oui, oui, oui, oui.

- Le départ de Joshua...

- Oui.

- ...profitait pas tant, quand

même, à Manuel, mais il

gravitait autour.

- Bien, Manuel suivait la vague

de tout le monde.

- Mais mettait le target sur

Audrey.

- Effectivement.

- Il y a juste Marie-Jeanne que

je vois pas à qui ça porte

avantage, puis sur qui ça met le

target.

- Manuel, il a un gros potentiel

de traître. CÇ

de traître. Ca serait le temps

qu'on en sorte un de là.

- Oui, oui.

(musique dramatique)

(musique mystérieuse)

Comment vous avez aimé la

mission?

- C'était quoi, le privilège?

- Euh... C'était une dague, puis

ça donne un double vote pour la

table ronde de ce soir.

(sifflement)

(en choeur): Oh!

- Wow, du jamais vu!

Ayoye. Bon, j'avais un petit

doute que ça concernait la table

ronde.

Me faire dire que c'est un

double vote, c'était un énorme

coup de théâtre. Je m'attendais

pas à ça, par contre.

(musique mystérieuse)

- Je peux pas faire confiance à

Audrey. Je trouve qu'elle a un

pouvoir de persuasion à des

années-lumière du mien.

Je pense que ce qu'elle a fait

hier, quand j'ai mis son nom sur

l'ardoise, puis qu'elle est

venue me voir: "C'est toi, la

traître. T'es la prochaine.", ou

whatever, je ne sais plus de

quelle façon elle a dit ça, ça

met un règne de terreur sur les

personnes qui, éventuellement,

auraient l'intention de la

mettre. CÇ

mettre. Ca fait vraiment peur,

et hier, j'avais vraiment peur,

parce que je le savais que c'est

ça qu'elle allait faire sur moi.

- Fred a essayé de

décrédibiliser des personnes de

confiance à mes yeux. Fred,

c'est ça. Il sème un peu la

pagaille, et puis, moi, je me

méfie de tout le monde qui

essaie trop d'accuser Audrey,

parce qu'Audrey, je la sens

fidèle, puis Audrey, c'est

tellement un punching bag

facile.

- Puis ils peuvent y aller

pour...

- Fred.

- Fred? OK.

Mon premier soupçon, puis ça,

tout le monde le sait, je me

suis jamais caché, c'est Fred.

Depuis l'annonce des traîtres,

il est en dégringolade mentale.

Moi, je pense que, peut-être

aujourd'hui, je vais me

mouiller. Je vais mettre mes

soupçons sur la table pour tout

le monde, avec les explications.

(musique dramatique)

- Mon numéro un, c'est Marilyn.

- Ah oui?

- Oui. Quand elle a eu l'air

surprise avec mon histoire du

journal.

- Oui.

- Elle a été décontenancée, elle

devenait pas mal plus sur la

défensive. Même avec Karyne, sa

façon d'interagir avec elle.

Son regard était différent.

Tout était différent.

- Moi, je vais avoir de la

misère avec ça, parce que j'ai

zéro référence. T'sais, on s'est

parlé une fois, OK.

- Bonjour, madame.

- Bonjour.

- CÇ

- Ca va?

- Allô! Hein, t'as pris un verre

d'eau ouù

d'eau ou, toi?

- Il y a trop de groupes,

là-bas. CÇ

là-bas. Ca me faisait mal

à la tête. En fait,

j'ai mal à la tête parce que

j'ai pas assez bu d'eau.

- C'est loin.

- Je viens-tu de vous couper une

conversation?

- Non, non, pantoute. Ah, bien

il y a de l'eau juste ici, hein.

- Oh! Magie, magie!

- Laisse-moi te servir.

- Le cabaret des curiosités.

- Aujourd'hui, tout le monde

commence à faire des enquêtes

chacun de leur bord, puis j'ai

eu des vents de J-P qui est venu

me dire: "Prépare-toi, ce soir,

apparemment qu'on va t'attaquer

pas mal."

Qui a mentionné plus le nom, en

premier lieu?

- Bien, en partant...

- Puis c'est juste pour savoir

qui risque de m'attaquer ce

soir.

- Je suis content que Manu est

là. Les deux, bonne chance, à

- Oui, je sais, Manu...

- Ah oui, moi aussi?

- Bonne chance, les boys.

- Apparemment que je suis dans

l'eau chaude accoté.

- Je dois dire que j'ai été

estomaqué de ça, donc ça m'a

rentré dedans. Je pensais que

les soupçons sur moi, c'était

fini.

Moi, je viens de recevoir une

tonne de brique dans la face.

- Sur?

- Une tonne de brique?

- Je viens d'entendre que mon

nom circule depuis je sais pas

combien de temps aujourd'hui.

CÇ

Ca m'a comme frappé, parce que

je m'en attendais pas, puis je

pensais que mes affaires étaient

réglées. Je comprends pas.

T'sais, préparez-vous. Bien

préparez-vous à quoi, man? Moi,

je vais... Si les gens ont des

questions, je vais, j'ai rien à

préparer.

- Moi, je suis capable de faire

mon analyse moi-même.

- CÇ

- Ca, j'aime ça, entendre ça,

merci beaucoup.

- J'ai une question. J'ai une

question à poser.

- Oui, vas-y.

- Mais je veux te la poser

devant tout le monde.

Probablement que tu vas me

donner une réponse très logique

à travers de ça.

- Parfait, j'ai super hâte.

- J'ai deux questions pour deux

différents joueurs, à la table

ronde. Une question pour Manuel,

puis une question pour Fred.

Puis je vais leur laisser sortir

leur réponse drette devant tout

le monde.

(musique sombre)

♪ I am running

The end is coming ♪

- Le choix est évident pour moi.

Frédérick, c'est sûr que c'est

un traître, là.

♪ Can't stop ♪

- Je sais que tout le monde s'en

va principalement vers Fred.

Je veux pas que Fred parte.

- Je crois que Manuel est un

traître.

S'il n'est pas un traître, il

est un fidèle assez inefficace,

merci. J'ai besoin de le

vérifier.

- Je vais quand même me

défendre, je vais quand même

maintenir ma place, parce que la

mienne, c'est la mienne.

J'ai l'impression que la table

ronde risque d'être très chaude,

ce soir.

♪ I'll find you ♪♪

- Invités, bienvenue à cette

troisième table ronde.

Jusqu'à maintenant, vous avez

amassé 43 000 $.

J'ai cru voir aujourd'hui que

vous commencez à vous connaître

assez pour déceler chez les

autres des changements de

comportement, des attitudes

inhabituelles.

C'est bien. Mais je constate

aussi que certains d'entre vous

arrivez à cette table convaincus

de détenir la vérité, aveuglés

par des visions tunnel qui

donnent lieu à des duels.

Méfiez-vous de vos trop grandes

certitudes. C'est beau de

s'enflammer... mais on peut

finir par se brûler.

Choisissez judicieusement.

- Je peux-tu y aller? Je veux

commencer, j'avais, j'avais une

question pour toi, Fred.

T'as participé à une

conversation que j'avais. Il y

avait Karyne qui était alentour

de nous autres. Je ne me

rappelle plus quelle qui est

l'autre, puis ce qui a attiré

mon attention, c'est quand t'as

mentionné les trois traîtres.

Moi, perso, c'est comme si

quelqu'un me disait là... Il y

en a juste trois.

- Par habitude de ce qu'on en

connaît. Je pourrais dire la

même chose à l'inverse avec toi

qui dit qu'il y a un baril dans

le conclave.

- Parce que tout le monde le

connaît.

- Bien, exactement. Parce qu'on

est sûr qu'il y avait trois

traîtres, tout simplement.

- OK.

- Ce que j'ai remarqué aussi,

c'est que c'est une dégringolade

psychologique puis physique,

aussi. T'as mal au dos, tu

shakes. T'es pas bien, t'es

stressé. Psychologiquement, t'es

à terre.

- Ce matin, j'ai presque quitté

la game. J'ai eu des moments

difficiles dans les deux

dernières nuits. J'ai eu des

moments ouù

moments ou je me suis demandé

sérieusement pourquoi j'étais

encore là, puis bon.

- Mais ton blues, il dure depuis

quand, genre?

- Depuis deux jours.

- Parce que moi,

personnellement, j'ai remarqué

que ton blues, il dure depuis

que les traîtres ont été nommés.

- OK.

- Avant, t'étais super dans

l'énergie, t'étais super

confiant. Tu regardais le monde.

Le lendemain de l'annonce des

traîtres, je t'ai dit: "T'as pas

l'air à filer." Tu m'as dit:

"Ah, c'est parce que je pense

que je m'ennuie de ma fille."

Puis tu vois, ça, c'est valable,

je pense. Après ça, ce matin,

t'es comme: "Ah, c'est, je pense

que je m'ennuie de ma blonde."

Il y a tout le temps une raison,

comme, différente à tout.

- Je sais pas trop qu'est-ce que

je pourrais défendre là-dessus

autre que je partage trop

souvent ce que je ressens ou

comment je me sens.

- C'est parfait de partager tes

sentiments. C'est correct.

- Apparemment que non, parce que

ça me tire dans le pied en ce

moment.

- T'es mon plus gros soupçon

depuis le début.

- Super. CÇ

- Super. Ca va me faire un

énorme plaisir de me lever de la

table puis de vous mettre en

plein visage que je suis un

fidèle, sans aucun scrupule.

- Je vais être le premier super

étonné. Puis au pire, si c'est

ça, mes pistes sont vraiment

brouillées.

- Deuxième cas: Manuel. Moi,

j'ai un souci avec toi. Je vais

y aller en premier. T'sais,

j'essaie de parler avec toi.

J'essaie d'avoir des infos sur

une certaine analyse, même en

dehors de ton travail, etc.

J'essaie de capter comment tu

penses, ouù

penses, ou est-ce que tu vas.

T'es souvent dans le flou.

- Non, Manuel, il s'exprime

beaucoup sur ses soupçons.

- OK...

- Ce matin, il m'en a parlé.

- Mais ça peut aider, dans ce

cas-là, aide-moi.

- Toutes les informations non

verbales que j'ai vues, que je

trouve qui valent la peine

d'être nommées, parce que je

vois une tonne de choses.

Exemple: le fameux verre qui

était levé pas assez haut du

cheers. J'ai vu tout le monde

lever un toast aux fidèles,

proposé par Karyne. Tout le

monde a levé son verre haut.

Fred l'a levé moins haut.

Bon. Pour moi, c'est un indice.

Il y a rien non plus qui dit

qu'à ce moment-là, lui, il

pouvait pas penser à d'autre

chose, par exemple, puis, ou

être moins dedans. Fait que ça

veut pas dire: "Il a pas levé

son verre assez haut, c'est

un traître."

- Là, pour moi, tu tournes en

rond. T'as un gars qui a levé

un verre... Donc tu peux pas

l'utiliser sur la table parce

que c'est pas assez important,

on est d'accord.

- Non, mais c'est une piste pour

moi, une piste à...

- C'est une piste, il y a pas de

souci. Là, on est à un stade du

jeu ouù

jeu ou, ce lever de verre, il

était sur le premier cocktail,

mon gars.

- Oui.

- On est à un autre niveau! Je

sais pas, là. Il y a personne,

là, que ça choque? Je te demande

tes suspicions aujourd'hui, par

exemple. Là, on est sur la table

ronde.

- Oui.

- Si tu dois aider les fidèles,

t'as des suspicions?

- Qui est-elle?

- Fred.

- Oui, c'est vrai. Il a nommé

Fred, aujourd'hui.

- Mais est-ce que d'autres

personnes avaient nommé Fred

aujourd'hui aussi?

- Oui.

- C'est pas un bon argument

parce qu'un traître va suivre la

masse. Parce que je vais le dire

rapidement, parce que t'es

synergologue, et Francis est

mort avant toi, mais tu l'as

formé. Mais quand on parlait de

comment ça aurait pu avantager

peut-être Manuel que Francis

soit mort, Fred était comme:

"Non, non, non, non. Moi,

Manuel, 100 %, nanana." On est

fidèles. On a tous un doute à

chaque fois. Comment c'était

aussi sûr pour toi, Fred?

- J'ai déjà dit: "Manuel,

100 %"?

- 100 %.

- Depuis le départ, quand je dis

que je fais confiance, je dis 90

%, donc déjà, le 100 %, c'est

impossible que je l'aie dit,

parce que la seule personne que

j'ai dit que je lui faisais

confiance à 100 %, c'est J-P.

- Est-ce que, parce que là, je

pense, tout le monde a entendu

mon analyse. J'ai écrit le nom

des cinq personnes qui sont

parties. Ces cinq personnes-là,

à qui ça peut profiter qu'elles

ne soient plus là? Le départ de

Francis profite à Manuel.

- En quoi ça me profitait, ça?

- Parce qu'il te connaissait

personnellement.

- Oui.

- Et à cause de lui, t'as

perdu...

- Il a brûlé ta couverture.

- Je comprends.

- Manuel, il a brûlé ta

couverture, puis...

- Oui, je comprends. Est-ce que

je pouvais répondre?

- Vas-y, continue.

- Il a brûlé ma couverture. Un

coup que tout le monde sait

qu'il a brûlé ma couverture,

qu'est-ce que ça me donne de

l'éliminer? Si vous voulez

croire que ça m'arrange, je sais

pas.

- T'as le droit de t'expliquer

comme j'ai le droit de...

- C'est correct, je te chicane

pas. Je m'explique.

- Non, je... Le départ de Josh,

ça profitait à Fred et ça

retournait la cible sur Audrey.

Et je pense que tu t'es comme

faufilé pour protéger Fred,

parce que j'ai des doutes sur

vous deux.

- Ma seule défense que j'aurais

à dire... allez-y comme vous le

sentez, puis ça va me faire un

énorme plaisir de vous le mettre

en pleine face, simplement.

- Invités, c'est l'heure du

vote.

(musique dramatique)

(musique de tension)

- Je suis un peu étonné. Je

m'attendais pas à recevoir une

bombe comme ça aujourd'hui.

J'ai l'impression, en fait,

qu'ils m'ont même pas laissé le

temps de parler.

- Le feu a été sur moi. J'en

perdais un peu mes moyens. J'ai

trouvé ça vraiment dur.

(♪♪)

- Ce soir, on va commencer avec

Maxime.

- Manuel. Yo puis moi, on est

sur ton cas, mais je veux pas

prendre de décision avant qu'on

ait eu une bonne discussion.

La personne pour qui j'ai voté,

il y a trop d'incohérences.

Malheureusement, c'est toi,

Fred.

- Harrissa.

- CÇ

- Ca va être simple. Je t'ai mis

toi, Frédérick.

- Michael.

- Moi, c'est sûr à 100 % qu'il

faut que j'aille vérifier, parce

que t'es mon plus gros doute.

Puis si finalement, t'es

fidèle...

- Quand je vais dire que je

suis fidèle.

- Parfait. Si finalement, t'es

fidèle, moi, je me dis que j'ai

peut-être été utilisé pour une

autre chasse à la sorcière, fait

que je vais vérifier mes choses.

Fred.

- Yolaine.

- Manu, j'avais des doutes sur

toi et une autre personne. La

table de ce soir m'a poussée

vers cette autre personne. Fred,

Je suis désolée.

- Pas de stress.

- Quatre votes pour Frédérick.

Annick.

(soupir)

- Fred.

- Vytee.

- Manu, je sais pas si on doit

avoir plus de discussions, so ça

va être Fred.

- Jean-Philippe.

- Parce que seulement un traître

pourrait vraiment affirmer

que je suis 100 % fidèle.

Je m'excuse, Fred.

- Marie-Pier.

- Fred.

- Mike.

- Malheureusement, Fred, j'ai

mis ton nom.

- Marilyn.

- Je savais que ça allait

arriver un jour, qu'on allait

être confrontés entre le

personnel puis le jeu. Tu le

sais que je t'adore.

Je vote pour toi, Fred.

- Laetitia.

- Je suis désolée. Fred.

- Kaven.

- Je vais aller voir ton show

aussi, Fred.

- Je vous charge le double.

(rires)

- Karyne.

- En ce qui me concerne, Fred,

je pense que ça vaut vraiment la

peine d'aller si, effectivement,

ce qu'on pense, que tu es un

traître.

- Charles.

- J'ai pas eu le choix d'y aller

ce soir pour Fred.

- Audrey.

- Ce soir, j'avais le privilège

de pouvoir écrire deux fois le

nom de la personne que je

soupçonnais être traître, et je

trouve que c'est un travail

d'équipe de trouver les

traîtres, et j'ai pas envie de

venir voler le vote à quelqu'un.

Je suis là pour démasquer les

traîtres. J'avais des soupçons

sur toi, donc ce soir, c'est

pour ça que j'ai écris le nom de

Fred.

C'est passé comme dans du

beurre, c'était parfait.

(rire)

- Manuel.

- T'es traître ou fidèle, je te

souhaite d'aller rejoindre ta

famille. Tristement, quand même.

Pour toi, Fred.

- Et Frédérick.

- Pour ma part, aujourd'hui,

j'avais pas vraiment de soupçon

qui en valait la peine. J'ai

fait un vote pas mal gratuit.

Michael.

(rire)

- Bonne guerre.

- Frédérick, vous avez reçu le

plus grand nombre de votes. Vous

êtes donc maintenant banni de

mon manoir. Joignez-vous à moi

pour révéler votre identité.

- Il me fait un énorme plaisir

de vous dire que vous vous êtes

tous gourés. Je suis fidèle.

(en choeur): Oh...

♪ This is the end ♪

- Non...

♪ The end ♪

(exclamations de déception)

♪ The end

All day long ♪

- Deux fois.

♪ This is the end ♪

- Alï

- Ale, alï

- Ale, ale, alï

♪ This is the end ♪ - Ale, ale, ale.

- Deux fois, puis cette fois-ci,

il y a pas personne qui a fait

campagne. C'est une décision

collective.

- Exact.

- Je réitère. Moi, il me reste

pas grand temps de vie. Venez me

jaser demain. CÇ

jaser demain. Ca presse, là.

- Eh bien, un troisième fidèle

banni. Décidément, fidèles, vous

continuez de manger dans la main

des traîtres. J'imagine que vous

en aurez bientôt assez.

- Damn.

- Bonsoir et à demain,

peut-être.

- Damn, damn, damn, damn, damn.

Non...

- Je pense qu'il faut pas trop

se marteler, là. Parce qu'on

était tous sur la même longueur

d'onde par rapport à ce soir.

Puis encore une fois, le flop,

c'est que la personne a pas été

en mesure de se défendre

adéquatement, là.

- Je réalise que c'est un jeu

vraiment plus prenant que ce que

je pensais.

Puis je réalise que bannir,

c'est pas facile, parce que tu

regardes dans les yeux, puis de

dire: "C'est toi que j'élimine."

(musique dramatique)

- Cette table ronde était assez

pour complètement démolir ma

confiance.

(imitation de crash)

♪ This is

the end ♪♪

- Vraiment découragé du

résultat, sincèrement.

J'ai même enlevé mes lunettes,

parce que, clairement, je vois

pas clair.

- Hé, on a manqué le bateau pas

à peu près.

- On avait de quoi de probant,

genre... tout, chacun une petite

pièce du puzzle, puis

finalement, bien, on l'a

assemblé tout croche, notre

puzzle, faut croire.

C'est échec par-dessus échec,

par-dessus échec. Puis on

commence à perdre la guerre des

chiffres.

Je crois fort probablement qu'il

y a encore quatre traîtres dans

le lot.

C'est près de 25 %.

C'est particulièrement

stressant.

- Moi, là, ça me fait capoter

qu'il y a des gens, puis c'est

toujours les mêmes, qui me

reprochent que j'ai pas de

piste. Mais il y a personne qui

en a! Avez-vous vu ce qui s'est

passé ce soir?

- On a tous des pistes.

- C'est pas un argument!

- AÀ

- A ce stade-ci du jeu, on a

tous des pistes.

- C'est quoi, vos pistes?

C'est quoi, tes pistes, Maxime?

- Moi, c'est toi.

- Depuis combien de temps?

- Bien, depuis le début.

Honnêtement, le début...

- T'en as jamais parlé.

- AÀ

- A toi? Bien non, parce que je

pensais que t'étais un traître.

Pourquoi je serais venu te voir

alors que je pensais que

t'étais un traître?

- T'sais, moi, là, que les

traîtres rient de moi, c'est pas

grave. Peu importe c'est qui,

les traîtres, eux, ils jouent.

Mais les fidèles me posent des

questions. Je réponds depuis le

début.

- Hum-hum.

(indistinct)

- On va-tu se trouver un coin

pour jaser, les trois?

- Tu l'as tellement regardé.

- J'ai trouvé ça vraiment dur.

C'est difficile, parce que je

donne tout, puis ça satisfait

pas.

CÇ

Ca fait deux fois que les gens

se mettent sur mon cas. Je leur

donne des réponses de façon

authentique, intègre, puis en

réalité, c'est comme si les

réponses de ma propre personne

ne leur suffisaient pas. Moi,

j'ai pas peur de mourir, à soir.

Je suis un show gratuit pour

demain. Un show qui va brûler

toute une journée de

discussions, et je vais passer

au bannissement. C'est une

farce!

(musique mystérieuse)

- Ah!

Que c'est ça?

- "Chers traîtres. Nul besoin de

vous rendre au conclave."

- "Ce soir, vous assassinerez à

la vue de tous." Argh!

- "Vous devrez d'abord vous

concerter tous les trois et

choisir une victime, puis l'une

de vous devra convaincre cette

victime de vous serrer la main

en vous disant: Je te fais

confiance."

- "Tout ça avant le coup de

minuit."

- "Bonne chance. Karine."

- Bien, mettons que c'est un

objectif difficile à atteindre!

- Eh là là. Une phrase assez

difficile à dire.

Puis ceux que je sais qu'ils me

font confiance... j'ai pas tant

envie de les tuer.

(musique dramatique)

- "Ce soir, vous assassinerez à

la vue de tous." Argh!

- "L'une de vous devra

convaincre cette victime de vous

serrer la main en vous disant:

"Je te fais confiance."

(musique inquiétante)

- Oui, c'est ça!

- De se concerter, les trois

traîtres, pas facile.

On a des gangs assez

différentes.

- Moi, j'étais comme: "Laetitia,

oui, on se met d'accord."

- Karyne arrive, puis elle dit:

"Non, c'est Audrey."

- Moi, je suis pas du tout

d'accord, parce que je veux la

garder, Audrey. Elle est proche

de moi. Je l'aime beaucoup.

Elle me croit fidèle.

C'est quoi, ta raison?

- Elle nous a coûté 2000

piastres pour la protéger

aujourd'hui, puis je te garantis

que, demain, elle va encore se

sentir en danger.

Elle va coûter de l'argent à

l'équipe. Elle jouera pas en

équipe tous les jours.

- Hum.

- Rendu là...

- On a comme acquiescé: "OK."

- Parfait. OK.

- Si on réussissait pas, il y

aurait pas de meurtre, ce soir.

Donc je me suis mis à chercher

Audrey.

- Moi, je retourne dans le

manoir, puis j'arrive vers le

bar. Puis là, il y a une

conversation.

- Pour moi, la question de la

personne qui cache son identité,

elle me fait capoter. Puis,

aujourd'hui, avant, pendant la

mission, il y a quelqu'un qui

s'est complètement exposed

tout seul, puis c'est Karyne,

qui a dit qu'elle a appris le

pas militaire à Nicolet,

a.k.a, l'école de police du

Québec.

- Je le savais.

- Puis là, j'entends: "Karyne,

c'est-tu une police?" Et là, il

commence à parler. "Elle a fait

Nicolet. Elle a fait telle

chose."

- Puis elle s'est échappée

drette là.

- OK. Charles, Charles, Charles.

- Fait que moi, je sais...

- Charles, Charles...

- Et là, Karyne arrive derrière.

Le sujet change tout de suite.

- Faut vraiment faire une table

ronde sur tous nos doutes.

- Oui, oui.

- Et après ça, moi, j'ai juste

fait comme: "OK. Je vais aller

ailleurs, parce que ça paraît

pas, mais j'aime pas ça, le

malaise."

- Là, il faut pas oublier aussi

qu'on est une majorité de

fidèles.

- Hum-hum.

- Quand je l'ai trouvée, j'ai

essayé de trouver un moment pour

la sortir du groupe ouù

la sortir du groupe ou elle

était pour pouvoir lui parler.

Hé, je peux-tu te parler, une

seconde? Je veux te parler toute

seule.

(musique dramatique)

J'ai découvert une info tantôt,

puis je pense que ça va nous

mener à un traître.

Sauf que je peux pas en parler

ce soir. J'aimerais ça t'en

parler demain, puis tu me diras

ce que t'en penses. Mais

j'aimerais ça que, ce soir,

on se serre la main, puis que tu

me dises que tu me fais

confiance, puis je t'en parle

juste demain, puis que t'en

parles pas à tout le monde.

Tu me fais-tu confiance?

- Mais je veux pas faire ça,

c'est comme, ça me stresse, là.

Moi, je suis vraiment parano au

max.

- OK, mais si tu...

- Mais oui, tu me diras.

- Si tu me serres pas la main,

je te dis pas. C'est sûr.

- Hein? Pourquoi tu viens me

voir puis tu me dis ça? Je

trouve...

Aujourd'hui, je t'ai donné une

chance de te sauver. C'est

plate, ça aura pas servi à

grand-chose. Ton nom a pas été

sur le board, puis je te fais

confiance. Mais je veux que tu

me serres la main, parce que tu

fais beaucoup confiance à tout

le monde. T'sais, t'enrôles un

peu tout le monde. Je veux être

sûre que tu me backstabbes pas.

Quand je serre la main de

quelqu'un, ça veut dire

beaucoup. Fait que pour moi, ce

soir, c'est important que tu me

shakes la main.

- Je peux pas te serrer la main

là-dessus. CÇ

là-dessus. Ca serait de, te

serrer la main puis de pas me

sentir bien de le faire, en ce

moment.

- Non, tu comprends pas. Je te

demande de me serrer la main

dans le contexte ouù

dans le contexte ou toi, tu me

promets que t'en parleras pas,

puis qu'on va le gérer ensemble.

- Je sais, mais moi, en ce

moment, je me sens pas à l'aise

de faire ça.

- Bon, bien j'en parlerai pas

demain. CÇ

demain. Ca va rester mort.

J'aurais aimé ça lui dire: "Come

on, Audrey, serre-moi la main

que je te sorte d'ici au plus

sacrant." Je n'avais pas cette

option-là sur ma liste. CÇ

option-là sur ma liste. Ca

devait être fait de façon

discrète.

C'est correct, c'est pas grave.

(musique dramatique)

AÀ

A partir du moment ouù

A partir du moment ou je jasais

avec Audrey, puis je voyais

qu'elle embarquait pas

là-dedans, j'avais abandonné

pour Audrey. Moi, je voulais

juste éliminer quelqu'un.

- Je n'ai pas compris qu'est-ce

qui vient de se passer. J'ai

dit: "Moi, je ne peux pas te

serrer la main, parce qu'on

s'est jamais parlé de game

ensemble." Elle dit: "Je vais te

le dire juste demain."

- Mais non!

- Oui, oui, elle m'a dit ça.

"Pas ce soir."

Karyne était pressée, semblait

nerveuse. C'est complètement à

l'opposé de comment Karyne se

comporte habituellement.

Puis elle a dit: "J'ai une

information cruciale qui va

venir pointer un traître, mais

elle dit, j'ai besoin que tu me

serres la main, que tu vas me

faire confiance, et que tu vas

pas me backstabber."

- Tu l'as-tu fait?

- Non!

- Tout d'un coup qu'elle t'a

tuée? Là, moi, je me disais: "Oh

mon Dieu que j'ai bien fait de

pas accepter de faire cette

mission-là!"

(musique intrigante)

- AÀ

- A partir de ce moment-là,

je me dis: "Vite. Je sais pas

combien de temps il reste

à notre moment tous ensemble."

Au final, je veux juste qu'il y

ait au moins une personne qui

quitte.

- Non, non, non!

- Non, c'est correct. Je vais

aller faire quelque chose,

c'est correct.

- C'est quoi, là?

- T'as pas vu?

- Bien oui, j'ai vu!

- Bon!

- C'est ça j'ai dit: "C'est

quoi, ça?"

- C'est ça. Qu'est-ce que tu

fais là?

Karyne... depuis ce matin,

ça me gosse vraiment beaucoup.

- Faudrait que je te parle.

- On y va-tu, live?

- Bien, checke, je vais vous

laisser là. Il y a le bar, là.

- Tantôt, j'ai eu une

information...

- OK.

- ...qui concrétiserait vraiment

la personne, un des traîtres.

Puis là, je voudrais t'en

parler, mais je vais attendre à

demain. Mais je veux être sûre

que t'en parles pas à personne.

Tu comprends?

Mais je veux que tu me

confirmes par une poignée de

main que tu me fais confiance.

Parce que moi, t'es le seul à

qui je fais confiance.

T'sais que je sais que t'es pas

un traître, là. Fait que je veux

pas m'aventurer avec les autres

quand je suis pas sûre.

J'ai juste besoin de savoir que

tu me fais confiance jusqu'à

demain matin.

- Oui. Je te dis oui. Je te dis

oui.

Je t'ai dit oui.

- J'ai besoin de ta main. Moi,

une poignée de main, pour moi,

c'est super important.

- Bon, on apprend à se

connaître. Mais on va le vivre.

On avait jusqu'à minuit pour le

faire. Il était rendu tard,

quand même.

- Maxime, je flippais un 25

cennes. Il y avait une chance

qu'il le fasse, une chance qu'il

le faisait pas.

- On est mieux d'être là demain

matin.

- OK, j'espère. Tu me fais

confiance?

- Yes, mission accomplie. Il y a

quelqu'un qui part à soir.

- C'est mieux d'être fucking

bon, ton scoop, là.

- Oui.

- C'est mieux d'être bon.

- On va en démasquer un, ça,

c'est clair.

- Quand Karyne est venue me

serrer la main, je me suis dit:

"CÇ

"Ca y est, c'est une traître qui

veut tuer un autre traître.

Elle veut me faire une alliance.

Sa parole est d'or. Elle me l'a

confirmé. Elle me serre la

main pour la bonne cause."

Et là, deux secondes après, je

réalise... est-ce que je viens

de serrer la main du diable?

Est-ce que je viens de sceller

mon sort?

♪ Someone's a traitor ♪

Karyne est une traître.

- Je vois juste sa face.

"Karyne est une traître."

Puis il part.

(rire)

(chuchoté): Oh mon Dieu...

Oh. J'étais sûre que personne

allait s'en rendre compte, puis

je me disais: "Comment je vais

faire?" Parce qu'elle,

aujourd'hui, là, elle était à la

guerre de trahir des traîtres,

là. Je suis partie, puis quand

je suis revenue, on dirait que

le mot s'était... spread.

Karyne, c'est une traître.

♪ Someone's a traitor ♪

- Karyne est une traître. Elle

m'a fait lui serrer la main. Je

suis sûr que je meurs ce soir.

- Oh...

♪ Someone's a traitor ♪

- Tu lui as serré la main?

- Bien oui, là. J'allais pas

respecter ma promesse.

- Non, c'est pas vrai!

Je venais de te le dire qu'elle

avait fait ça avec moi.

- Oui, je le sais. Mais moi,

je voulais la mettre en

confiance.

- Maxime, pourquoi t'es allé

serrer sa main? Je t'avais dit

que Karyne venait juste de faire

la même chose avec moi.

Je comprends pas qu'est-ce que

t'as fait.

- CÇ

- Ca y est. C'était ma dernière

journée au manoir. J'en aurai

profité. Mais c'est terminé.

♪ Someone's a traitor ♪♪

♪ Trust is a cruel friend ♪

- Une fidèle tuée en toute

discrétion, mais un autre

fidèle, lui, banni à

l'unanimité.

♪ Trust is a cruel friend ♪

Ils vont tous deux bientôt

découvrir qui sont les traîtres.

C'est l'heure de la révélation.

(musique dramatique)

♪ Don't you forget

Trust is a cruel friend ♪

Bonjour, Frédérick!

- Bonsoir, Karine.

- Frédérick, un bannissement à

l'unanimité.

- C'est une petite claque, on va

se le dire! Je le prends bien,

mais c'est un claque pareil

qu'ils aient tous voté. Surtout

J-P qui m'a fait mal.

- Tu t'attendais pas à ça.

- Il m'avait mentionné,

aujourd'hui.

- Prépare-toi à te défendre.

C'est tout ce que je vais te

dire.

- OK.

- OK?

- Mais je pensais pas qu'il

allait me voter... comme ça.

- Est-ce que t'as l'impression,

ce soir, que tu t'es défendu?

- Je savais contre quoi me

défendre.

- Mais je pense que je me serais

attendue aussi à ce que tu sois

plus combatif.

- J'ai... j'ai pas senti que...

- AÀ

- A montrer de l'émotion, à

crier que t'es un fidèle.

- Ah ça, là-dessus, non. Je suis

pas... Je suis pas un gars qui

crie. Je leur ai ri en plein

visage en leur disant: "CÇ

visage en leur disant: "Ca va me

faire un énorme plaisir de me

lever puis de vous dire que je

suis fidèle." Souvent, quand

leur idée est faite, avec mes

illusions, je peux facilement

changer les opinions, parce que

je contrôle ce que je fais. Mais

là, j'avais aucune illusion que

je pouvais produire, donc...

C'est plus difficile qu'on

pense. On n'a pas de points

de repère. On est déstabilisés

de tout, le doute en tout le

monde.

- Hum.

- On crée des liens d'amitié

avec ces gens-là, puis en même

temps, on crée des liens qu'on

sait qu'on peut pas faire

confiance, puis... C'est assez

difficile à gérer, ça,

mentalement, je te dirais.

- Est-ce que ta joué comme tu

pensais jouer quand t'es arrivé

ici?

- Du tout.

- Non?

- Non. Je pensais être beaucoup

plus... d'aplomb. Moi, dans mon

domaine, j'ai toujours un pas

d'avance sur mes spectateurs. Je

sais ouù

sais ou ils s'enlignent. Je sais

souvent dans quelle direction

ils réfléchissent, puis c'est

sur ça que je les surprends.

C'est sur ça que je vais les

chercher dans le détour. Dans ce

jeu-là, il y a rien. Il y a eu

aucun moment ouù

aucun moment ou j'ai pu faire

ça, que j'ai pu avoir une case

d'avance, à me sentir en

contrôle. J'aime souvent dire

que j'ai deux personnalités.

J'ai mon Fred de spectacle,

puis j'ai Frédérick, qui est le

Frédérick un peu loufoque de

tous les jours. Je pensais

présenter mon Fred de spectacle,

puis que je sois capable d'avoir

l'aplomb du gars de scène.

- Hum-hum.

- Puis ça a vraiment pas été ça.

- Est-ce que le fait de voir

tout le monde voter contre toi,

peut-être de la part de certains

joueurs de qui tu t'attendais

pas à ça, est-ce que ça fait en

sorte que ton enquête s'est

poursuivie quand tu les as vus

voter?

- J'avais toujours des doutes,

depuis le jour un, avec

l'histoire d'Annick.

- Si j'ai pas la confirmation ce

soir, puis que tu restes,

demain, je continue à être sur

ça.

- C'est Ariane.

- Non.

- Oui.

- Si Annick fait pas partie des

traîtres, être un traître,

j'aurais laissé le feu se

propager avec Ariane et elle.

Mais c'est là la seule théorie

palpable.

- Donc Frédérick, dans quelques

instants, je vais te révéler si

t'as raison. Je vais te révéler

qui sont les traîtres. Mais,

juste avant, je veux savoir à

qui t'as choisi d'offrir ta

lettre, le nom de qui t'inscris

sur cette invitation.

- AÀ

- A mon mullet préféré.

- Hum.

- J-P. Je sais que tu vas te

sentir mal ce soir, puis ça va

me faire plaisir de lui donner

accès à mon journal, justement.

- Super.

- Souhaitant que ça lui serve à

quelque chose, avec mes petites

théories.

- Frédérick, on va accueillir

celle qui a été tuée pendant la

nuit...

- Génial.

- Marie-Jeanne.

- Je pense que j'ai été choisie

parce que je suis vraiment une

cible facile. Dans le sens que

je le cachais pas, je le disais:

je suis fidèle à 100 %.

- Bonsoir, Marie-Jeanne.

- Allô, Karine. Tu me fais moins

peur, là.

(rire)

- Bien oui, c'est fini, là. Bien

oui.

- C'est du passé.

- Qu'est-ce que ça te fait de

voir Frédérick à côté de toi?

- Bien, je suis quand même

surprise.

- Je l'étais aussi.

- Euh... Hier, t'as eu un vote,

si je me trompe pas. Fait que,

non, je suis très surprise.

- T'avais pas vu venir le

bannissement de Fred, est-ce que

t'avais vu venir ton assassinat?

- Oh mon Dieu, la question qui

tue. J'ai tellement pensé à des

stratégies, des théories et tout

ça. Puis pour être honnête, je

croyais que ma game sociale

était plus forte que ça.

Peut-être que, finalement, je

suis dans le champ. Donc moi,

j'ai vraiment un pressentiment

que, dans les traîtres, il y a

une personne qui est plus calme,

mettons un Maxime, une Marilyn.

Parce que moi, je trouve que

j'avais plus de relations avec

ces deux personnes-là, et c'est

moi qui ai été bannie. Donc...

- Marilyn était mon deuxième

point d'interrogation de la

soirée.

- Ah, moi, mon premier.

- Est-ce que tu regrettes de pas

avoir partagé un peu plus ce que

tu pensais?

- C'est sûr que oui, mais en

même temps, j'étais tellement

pas sûre de moi. Par contre, mon

journal est garni. Alors, je

suis très excitée.

- Qu'est-ce qui t'excite, en

fait? Parce que je te confirme

qu'aujourd'hui, il y a eu

beaucoup d'intérêt autour de ton

journal.

- Pour vrai?

- De la part de Marie-Pier,

entre autres.

- Oh non, Marie-Pier, elle me

terrorise. Je sais pas quoi

penser d'elle. Tu vois, ça, je

l'ai écris dans mon journal.

Marilyn, à 100 %. Moi, je suis

sûre qu'elle est traître,

Marilyn. Depuis le jour un.

T'sais, je l'ai nommée au

cocktail.

- Je la trouvais trop parfaite.

- Je l'ai nommée au cocktail,

puis je sais pas, ses faces au

déjeuner, je sais pas. Je trouve

qu'elle a des traits que, les

réactions qu'elle avait que je

suis comme: "T'es quand même

traître." Mais en tout cas.

Bref, à voir. J'ai aussi fait

des trios de traîtres, que

j'étais comme, potentiels. Moi,

j'ai une stratégie que, dans un

trio de traître, il y a le

cerveau, il y a la calme ou le

calme, et il y a la personne

sociale. Fait que je suis

comme... T'sais...

- Donc, mettons, c'est qui, ton

trio de traîtres, par exemple?

Si tu parles de la personne que

t'as nommée.

- Marilyn, dans le social... Hé,

si c'est Audrey, elle m'a

bluffée bien raide.

CÇ

Ca se pourrait J-P, sérieux.

- Oh, j'ai pas envie de penser à

ça.

- Je sais, je sais, je sais,

mais ça se pourrait.

- Oh...

- Et dans le cerveau, euh...

Je crois que c'est Harrissa.

- Hum.

- Oh!

- Oui.

- Marie-Jeanne, qui t'invites,

dans ta lettre, à venir lire ton

journal et celui des autres

joueurs bannis ou tués?

- J'ai choisi Manuel. Parce que

Manuel s'est sauvé les fesses,

puis il aura pas le choix de

partager toutes les informations

qu'il va avoir, parce que les

autres personnes, après ça,

elles vont le, elles vont le

soupçonner.

- CÇ

- Ca a déjà commencé à se

propager, les informations de

ton journal.

- Ah, bon, bien tu vois!

- Bien, ta stratégie est pas si

pire que ça, finalement,

Marie-Jeanne?

- Bien, elle est pas si pire.

- Peut-être meilleure une fois

sortie, finalement.

- Bien, c'est ça. Il aurait

peut-être fallu que je parle un

petit peu plus avant.

- Plus facile de réfléchir

lorsqu'on se détache

émotionnellement.

- Oui.

- Ah, c'est ça qui se passe.

Donc est-ce que vous êtes prêts

à savoir qui sont les traîtres?

EÊ

Etes-vous prêts à la révélation?

- C'est un moment qu'on attend

beaucoup, je pense.

- Tellement, là.

- EÊ

- Etes-vous prêts à la

révélation?

- C'est un moment qu'on attend

beaucoup, je pense.

- Tellement, là.

- OK, mais attends, toi, c'est

quoi tes guess?

- Mike.

- Ouf.

- Annick. Audrey ou Marilyn.

Prête?

- Ah, très prête.

(musique de suspense)

- Ah...

- Ah bien tabarouette!

- On avait raison pour elle!

- Arrête! Marilyn est là, hein!

- Bien oui!

- Arrête!

- Oh! Je le savais!

Bordel!

- C'est sûr que tu me niaises.

Les trois filles!

- Ah...

- Arrête. Elle, je le savais.

Elle, là... Marilyn, je le

savais depuis le jour un. Je

l'ai nommée au cocktail!

- Marilyn, Annick puis Karyne.

- ...que j'avais en tête,

c'était peut-être Marie-Jeanne.

- Moi aussi.

- J'ai pensé à elle, moi,

aujourd'hui.

- Elle est pas soupçonnée. Son

nom sort jamais.

- Mais elle apporte pas

beaucoup.

- Un girl power. Wow.

(rire)

- Mais elle parle pas. OK. Fait

que là, on fait un coup

tranquille que le monde

comprend pas.

- Elle, elle a fait un méchant

coup de théâtre.

- Bien oui!

- Dieu ait son âme.

- Ayoye.

- Et nous, ton argent.

- Je suis...

- En plus, j'ai embarqué dans le

char avec ces deux-là.

- ...complètement sur le cul.

Ah!

- Mais je le savais.

Je le savais.

- J'avais tellement raison!

Oh!

- Je suis tellement excitée par

mon journal. Marilyn est

encerclée partout en bleu.

Hé, demain, elle est morte.

- Marie-Jeanne, j'aimerais dire,

tout à l'heure, tu regardais le

vidéo, puis t'as dit: "Ah,

Karyne, la policière!"

- Oui.

- Pourquoi t'as dit "Karyne la

policière"?

- On est sûrs.

- Elle me donnait tellement une

vibe de policière.

- Marie-Jeanne, ton instinct

était bon. Karyne est une

ex-détective.

- Boum.

- Mais c'est pas le seul secret

qui la concerne.

- Oh.

- Hein?

- Hum-hum.

- De Karyne.

- Karyne est en couple avec un

autre joueur.

- Arrête!

- Tu me niaises!

- Hein!

- Attends, attends, faut

deviner.

- Pas avec...

- Avec qui?

- Avec Manu?

- Non.

- Qui est encore dans le jeu?

- Oui.

- C'est qui, l'autre dans le

range d'âge?

- Non, l'amour n'a pas d'âge,

Frédérick.

- Tout à fait.

- Non, je le redis. L'amour n'a

pas d'âge.

- AÀ

- A ce point-là?

- Non, n'a pas d'âge.

- Mike?

- Oui!

- Arrête!

- Hein! Tu me niaises?

- Karyne puis Mike sortent

ensemble?

- Bien oui! Bien oui.

- Il est bon, ce show-là.

- C'est sûr que c'est une joke.

- Ah, j'halï

- Ah, j'hals ça!

- Merci à vous deux. Vous êtes

officiellement, à partir de

maintenant, des éternels trahis.

(chant mélancolique)

- J'ai adoré le temps que j'ai

passé ici. Seul regret que je

crois que je pourrais avoir,

c'est de pas avoir été assez

agressif, je crois.

Malheureusement, mon temps est

fini.

- Honnêtement, le plus difficile

dans ce jeu-là, je trouve que

c'est de mettre tes émotions de

côté.

C'est difficile de créer des

relations puis de te dire comme:

"Ah, cette personne-là, je

l'aime, mais ah, peut-être que,

dans le fond, elle me joue dans

le dos, mais ah, mais je l'aime,

puis je ris." C'est super

compliqué, donc je pense que les

émotions, ça... ça m'a tuée.

(rire)

♪ Just leave me here to burn ♪♪

- On a un traître à 100 %.

- Je peux-tu finir de parler,

là?

(soupir)

- C'est beaucoup d'énergie pour

quelque chose qui, pour moi,

n'est pas suspect.

- Je n'en revenais pas.

Sous-titrage: difuze

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