All language subtitles for Le sens de la famille (2020) [WEB 01h31m40s]

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Original subtitles

Un parc d'attractions en famille, c'est sympa.

Les 5 qui tirent la tête, c'est nous, les Morel.

Putain, ils doublent !

Ça, c'est Chacha, notre petite dernière.

Un vocabulaire précoce mais un bébé qui suce son pouce.

On est là à cause d'elle.

Je vais me chercher un Coca.

- T'auras pas le temps. - Si.

On est à 5 min, là.

Si, j'ai le temps.

Valentine, 17 ans, notre aînée.

Elle sait tout mieux que tout le monde.

Pourquoi tu discutes ?

Léo !

Ta cigarette ! Donne-moi ça.

On fume pas à 14 ans.

Y a que du tabac dedans.

Léo, 14 ans, mon fils, ma défaite.

En échec scolaire depuis l'âge de 4 ans.

- Alain, tu lui parles ? - Oui.

- T'es avec nous ? - Oui.

Y a une heure, on était à 20 min du bonheur. Je suis là.

T'as l'air enchanté.

Sophie, ma femme, infirmière-chef, épouse dévouée, mère modèle.

Mais là...

elle fatigue.

Tu fais quoi ? - On attend Valentine.

On a fait une heure de queue !

C'est plus sympa en famille.

Non, c'est plus sympa de le faire maintenant.

Allez-y, s'il vous plaît.

- Vous venez ? - Non, on attend Valentine.

Fait chier, merde !

- Je veux faire pipi. - Deux heures de queue

pour toi. Tu te retiens et tu montes.

On laisse papa faire son tour de bateau.

Le mec seul comme un con dans son bateau, c'est moi,

Alain Morel, rédacteur en chef d'un canard qui bat de l'aile

et d'une famille qui bat de l'autre.

Et là, franchement...

j'aimerais que ça change.

On peut acheter ça ?

Euh... Non.

S'te plaît ! J'aime trop et en plus, c'est mon anniversaire.

- C'est demain. - Mais c'est trop beau.

Non. Tu reposes ça.

Une bière.

Désolé, on ne sert pas d'alcool.

Vous pouvez monter le son ?

Un accord a été trouvé entre le repreneur,

le milliardaire Bernard Ballard

et le rédacteur en chef, Alain Morel,

qui se dit soulagé pour le personnel...

Milk-shake du jour : carotte-curry.

Le milliardaire s'est engagé à aucun licenciement.

Sébastien avait 50 feutres.

Il ne lui en reste que 32.

Donc, combien Jean lui en a pris ?

Chacha ?

Mille.

Réfléchis. Pourquoi 1000 ?

Jean c'est un enculé.

Qui t'a appris ce mot ?

Tu l'as entendu où ?

- Devine. - Ta bouche, Valentine.

Hé, Léo !

Mais c'est le truc de la boutique !

Tu l'as volé.

-Léo s'est fait choper au lycée. Il fumait du shit.

D'où tu balances ?

C'est quoi cette histoire ?

C'était pas au lycée, c'était devant.

Alain ? Alain ?

Alain !

Merci, Alain.

Maman, je sais pas la réponse.

Mets ce que tu veux.

Qu'est-ce que tu fais ?

Maman ?

Maman !

Y a quelqu'un dans mon corps.

Chacha.

Attends, c'est moi.

C'est maman.

Rendors-toi, ma chérie. On a fait toutes les deux

un affreux cauchemar.

Rendors-toi, ma Chacha. Ça va passer.

Alain ?

Alain, c'est toi ?

Arrête. Je te jure t'es chiante, maman.

Valentine ?

-Qu'est-ce qu'y a ? Il est quelle heure ?

Putain !

Maman a dit mollo sur les gros mots.

-Écoute, ma Valentine. Il nous arrive un truc

un peu bizarre, mais il faut pas t'inquiéter.

Qu'est-ce que je fous dans ce lit ?

C'est pas le lit le problème, ma chérie.

Qu'est-ce que je fous dans ton corps ?

Je suis où, moi ?

Qui est dans mon corps ?

Qu'est-ce qui se passe ?

C'est qui, là ?

C'est Alain, chérie.

Papa ?

Putain ! C'est mon frère

qui est dans mon corps ! Léo !

Hé ! Tu peux pas répondre ?

- Valentine ? - Pourquoi tu te regardais ?

Tu me mates, pervers ! - N'importe quoi.

Calmez-vous les enfants.

-Oui, calme-toi, Valentine. J'ai rien fait, moi.

Putain !

Je vais te défoncer.

J'y crois pas. Non...

J'y crois pas.

J'y crois pas.

Non mais j'y crois même pas. Mais c'est immonde ! J'y crois pas.

N'importe quoi.

On marche sur la tête.

On marche sur la tête.

J'y crois pas.

- Alain ! - Quoi ?

Ta gueule.

C'est immonde !

C'est clair,

c'est foutu avec Julian. C'est mort !

Sophie, on va à l'hôpital.

Sophie, c'est moi.

- Oui. On y va ? - Non.

Si on va à l'hôpital,

les médecins... ils vont pas chercher à nous guérir.

Ils nous disséqueront.

T'exagères, Sophie.

Vous vous rendez pas compte.

On a transféré nos esprits dans un autre corps.

On est la plus grande découverte de l'humanité.

On voudra comprendre comment on a fait.

Si on va à l'hôpital, on finira comme cobayes sur une table en inox.

On fait quoi ?

On rentre à la maison.

Et mon anniversaire ?

Chacha, c'est pas le moment.

Surtout, ayons l'air normal.

Chacha !

Bonjour, monsieur.

-Bonjour, Mme Morel. Bonjour, M. Morel.

Bon anniversaire, jeune fille.

C'est aussi mon anniversaire.

- Bon ? Ben... - Bon anniversaire, M. Morel.

En tout cas,

tout est prêt pour celui de mademoiselle.

Oui mais en fait, on s'en va.

Il y a un problème ?

Mon mari est malade.

Mince !

Je suis désolé. Euh...

Je dois vous facturer ce qui a été commandé.

Ouais...

Le gâteau d'anniversaire

super princesse. Le magicien.

Les clowns, la séance de maquillage, la parade surprise...

Chacha, prends un bonbon.

La promenade...

On peut y aller ?

Bien sûr.

Alors voilà.

Excusez-moi.

464 euros, s'il vous plaît.

464 euros !

C'est hors de prix !

On s'en fout, Léo.

C'est du vol.

Merci beaucoup.

Voici.

Maman, je peux faire le code ?

Bien sûr, ma chérie.

Et voilà.

Merci monsieur.

Au re... Attendez, la photo souvenir est offerte.

Au revoir. M. Morel.

-Hé ! Chacha, tu te calmes. Il faut vous calmer, là. Vous...

SURPRISE ! JOYEUX ANNIVERSAIRE !

C'est super que vous êtes là !

BONJOUR, MONSIEUR MOREL.

Wesh, gros ?

Bonjour, Nicolas.

Salut, Alain.

Désolé, on est en retard.

T'as eu des cadeaux ?

- Mais vous partez ou... - Alain est malade.

Qu'est-ce que t'as ?

J'ai mal au zizi.

Il est gonflé. - Il déconne. Il dit n'importe quoi.

Il... Il a... Il a une gastro.

-C'est dommage ça pour Chacha, non ? On peut la prendre.

Elle fêtera son anniversaire ici.

Maman, s'te plaît !

Calme-la, maman.

Chacha ! Papa ! Alain ! Tu veux qu'on finisse sur une table en inox ?

Merci. C'est très gentil. Je préfère repartir avec mon papa.

Pourquoi ? C'est pas juste.

Merde. Putain. Enculé.

Gifle Ça va pas ? T'as vu comment

tu me parles ?

Je veux plus rien entendre. Allez, on y va.

Les enfants-rois.

-Non, non, non, Valentine. Non, non.

T'as pas ton permis.

-Mais si, Léo. Évidemment, j'ai mon permis.

Toi, tu ne l'as pas.

Tu ne bouges pas.

On attend qu'ils partent.

Qu'est-ce qu'on fait ?

On attend qu'ils partent.

On va se faire cramer.

OK. Vas-y.

Gare-toi là.

C'est bon, je gère. Regarde. Voilà.

Valentine...

Tu vas tous nous tuer.

Vous êtes chiants.

Vous me faites jamais confiance.

Comme à 8 ans pour ma compét' de GRS.

Vous disiez que j'étais nulle et j'ai fini première.

Valentine, on est pas en Angleterre.

Tu regardes bien. Là, tu freines. Tu te gares doucement.

-On a pas eu d'accident. C'est juste un rétro.

J'avais dit doucement, Valentine.

Y a mamie !

Merde, ta mère !

Et tes collègues du journal.

Qu'est-ce qu'ils font là, Alain ?

Putain !

Bonjour, Sophie.

Alain, c'est la merde au journal.

Le repreneur annonce 25% de licenciements.

Quoi ?

-Merci d'être revenu. On est au journal.

On doit prendre une décision, on t'attendait.

-Faut que tu tranches. C'est toi le rédac-chef.

Attends papa, je t'accompagne.

Je vais au journal. Débarrassez-vous de mamie.

Vous êtes revenus exprès pour son journal de fainéants ?

C'est l'anniversaire

de sa fille !

Communiste !

-Valentine, tu te débarrasses d'elle. Allez.

C'est hyper sympa d'être venue pour l'anniv de Chacha.

Mais on est crevés.

J'ai quelque chose à vous annoncer.

Chacha, écoute-moi bien, c'est très important.

T'es concentrée ? Non, t'es pas concentrée.

Concentre-toi, s'il te plaît.

Le journal de papa, il est très pauvre. Et un monsieur très riche

veut nous racheter. Si on lui dit non,

on va tous perdre notre boulot.

Mais aujourd'hui, tout le monde...

Lis, tu vas comprendre.

"Pé-ri-mètre... de... la..."

Alain, t'es un homme de compromis.

Mais là, c'est du foutage de gueule. On ne peut pas

accepter ça.

Oui.

Tu veux accepter une baisse de 5 % sur les salaires ?

Je gagne 1 700 euros par mois.

5 % sur un an, tu sais combien ça fait ?

1 000.

Oui, 1 000, exactement.

Et attends, le mec...

vire 25 % des gens mais en plus, il supprime tout :

plus de 13e mois, plus

de tickets-restau, plus de comité d'entreprise.

Plus de pot d'anniversaire.

Plus d'anniversaires ?

Non... euh...

C'est pas gentil.

C'est pas ça

le plus grave.

Si, c'est très grave.

Si tu veux. Mais on lui dit quoi ?

Enculé !

C'est pas mal, ça.

Plan de reprise !

ENCULÉ !

Licenciements !

ENCULÉ !

Gel des salaires !

ENCULÉ !

La grève !

OUI !

En plus, c'est mon anniversaire !

OUAIS !

Ils scandent : "Enculé !"

Enculé ! Enculé !

La grève !

Enculé !

La grève ! Enculé !

- C'est bon, Chacha. - Papa !

Stop ! J'ai eu ma dose pour ce soir.

Bonjour.

Mamie se marie.

Mamie !

C'est super que tu te maries !

Vive la mariée !

Vous avez un humour pénible.

Je t'aime. Je t'aime.

Joyeux anniversaire

Attends, Chacha !

Faut profiter de ces moments-là. C'est précieux.

Alain, arrêtez de faire la tête.

Euh...

Filez vos assiettes, on va aller se coucher.

Et le cadeau ?

Attendez !

Viens, Chacha.

Euh... Oui.

Allez, viens.

J'arrive, mamie.

Un peu de...

Non, je conduis. Merci.

Oui, vous rentrez à Alençon, ce soir.

Non, j'ai pris une chambre au Formule 1.

-Mamie au Formule 1 ? C'est pas son genre.

Non, votre grand-mère dort ici, avec sa famille.

Mais... Vous savez...

Plus on avance en âge, plus les principes prennent du sens.

On se réserve pour le mariage.

Voilà...

Ça vous plaît pas, Alain ?

C'est son anniversaire,

pas le vôtre.

Puisque c'est comme ça, je bois un whisky.

Papa,

qu'est-ce que tu fais ? Repose cette bouteille.

Maintenant, ça suffit.

Tu montes dans ta chambre !

Il s'est remis à boire ?

Fermez-la, Thérèse.

On a des trucs à régler.

Allez vous coucher.

Waouh !

Personne ne me parle comme ça.

Sophie, avec le père qu'ils ont, il fallait pas s'attendre à mieux.

Mais je ne me laisserai pas insulter.

Bon... Je...

Je... Je vous remercie...

J'ai passé une bonne soirée.

Je vous dis...

à demain.

À demain.

Bon anniversaire.

Sophie, on fait quoi ?

Allez dormir, on verra demain.

C'est arrivé en dormant, peut-être que ça va se défaire.

On dort dans quels lits ?

Arrête Chacha, c'est lourd.

Valentine, on va retrouver nos corps, demain ?

Je sais pas, Chacha.

Hé !

Tu veux voir mon zizi ? - Non ! T'arrêtes et tu fais dodo.

Alain Morel, notre rédac-chef a trouvé

la façon de qualifier cet individu :

un enculé !

Vous deviez affronter le journal du repreneur

lors d'un tournoi de rugby.

Vous maintenez votre participation ?

Évidemment. Soutenez-nous.

Venez après-demain au match.

On leur mettra la raclée !

OUAIS !

Le cerveau n'aurait-il pas lui aussi une face cachée ?

Autrement dit, Igor, des facultés

hors du commun que nous ignorons ou ne savons pas utiliser.

Merde !

Chacha ?

C'est maman.

T'es toujours dans le corps de papa ?

Sérieux Chacha, t'es chiante !

Valentine ?

Oui, Valentine.

Quoi ? Sérieux, je suis dans le corps de papa !

T'avais dit que ça passerait.

C'est pas passé.

Mais c'est pire.

Moi, je reste pas comme ça.

C'est qui, là ?

C'est papa, Chacha.

Merde ! Léo est dans mon corps !

-Calme-toi, Valentine. T'énerve pas.

Je suis vieille, barbue, mais je me calme.

T'as plus de zizi, papa ?

Attends. Valentine !

On va trouver une solution. Promis. Tout va bien.

Non, tout va pas bien.

J'ai chopé le corps le plus pourave de la famille.

Léo ?

Ben, ouais.

J'ai trop le seum.

Avec cette wifi, vos ondes à gogo et vos micro-ondes de merde,

il faut pas s'étonner.

Bouge, mamie s'te plaît.

Ça m'arrange pas, votre truc.

On devait voir la famille de Roger, aujourd'hui.

Ils attendront.

J'ai beaucoup réfléchi. La permutation de cette nuit

est une bonne nouvelle.

C'est ça, grave.

Ça signifie que notre état n'est pas permanent.

Donc à un moment, mathématiquement,

on va tous retrouver nos corps.

Mathématiquement ?

On est 6, ça fait 5 possibilités chacun.

Si on change de corps chaque nuit,

forcément, dans 5 jours,

on retrouvera nos corps.

- Mais toi, t'as pas switché. - Je sais.

L'arrivée de mamie a dû

tout chambouler.

Ça va être de ma faute.

Vous inquiétez pas.

Ce soir, on change tous de corps et après,

c'est que des maths.

Et en attendant, on fait quoi ?

Rien. On bouge pas d'ici.

Merde !

Ce soir, c'est l'anniv' de Baptiste. Y aura Julian.

Fait chier votre truc. Merde !

Calme-toi, Valentine.

-Non mais t'as vu ma gueule ? Comment je vais faire avec Julian ?

Il jette le portable.

Je peux y aller, à son anniversaire, si elle veut.

Maman !

Je dis ça pour aider.

La table se débarrasse toute seule ?

Euh...

Le problème Sophie, c'est que j'ai pas 5 jours.

Pourquoi on va pas à l'hôpital ? Ils peuvent nous aider.

Comment ?

Je sais pas, Sophie...

un scanner, des prises de sang, des examens

pour voir ce qui cloche.

Y a un truc qui cloche, non ?

Où tu vas ?

À l'hôpital. Je suis infirmière-chef.

-Bon. OK. T'as gagné. Je vais à l'hôpital

chercher du matériel pour une prise de sang.

T'es content ?

Ben oui. Merci.

Mais vous bougez pas d'ici.

La table se débarrasse toute seule ?

Les enfants, j'y vais. Je serai pas long.

Putain !

Valentine ?

J'ai besoin que tu viennes avec moi

au journal.

Je bouge pas d'ici.

-C'est très important. Des emplois sont en jeu.

-J'avais une soirée. Chacun ses problèmes.

Fais-le pour la famille.

C'est ça, oui.

Et pour un nouvel iPhone ?

OK.

Je sors pas comme ça. Laisse-moi 5 min.

Elle acquiesce.

Valentine, ça fait 3/4 d'heure que je t'attends.

T'as vu le taf ?

C'est quoi, ça ?

C'est toi en mieux.

- Sophie ? - Oui ?

Salut, Christophe.

Mais... Salut, Chacha. Ça va ?

Qu'est-ce que tu fais là ? Ta maman est pas là ?

-Elle est à la maison. Elle est malade.

Elle m'a demandé de prendre des trucs.

Qu'est-ce qu'elle a ? C'est pas grave ?

Non, elle va bien.

OK...

Mais elle est malade.

Oui...

J'ai envoyé 15 textos, elle a pas répondu.

Parce que son portable, il déconne.

Ça doit être ça. Sûrement...

Tu lui diras que j'ai compris. - Compris quoi ?

Elle comprendra.

Valentine, on a qu'un seul repreneur.

Un seul. On peut pas se permettre de le perdre. D'accord ?

Valentine, tu m'écoutes ?

Papa, j'ai compris. Je suis pas teubé.

Je suis en ES, 7 heures d'éco par semaine.

Repreneur, bilan, faillite, je connais.

Alors sérieux, déstresse !

Valentine...

T'as 7 de moyenne en éco. Alors tu me laisses stresser. D'accord ?

Tes pieds.

Waouh !

Bonjour, mademoiselle.

Didier ? - Je t'écoute.

Tu vas te marrer.

Je comprends plus.

Hier, tu lances la grève. Aujourd'hui,

tu calmes le jeu.

On a tous cru à ton discours.

Les mecs, c'était cool la grève, mais on a qu'un seul repreneur.

Un seul.

Si on fait grève,

l'autre va flipper grave. Téléphone

On sera comme des cons. Personne ne nous reprendra.

Sa dernière proposition ?

Il a rien changé.

Il se fout de nous.

-Chacha est au commissariat. Désolés, on doit y aller.

Pardon, Sophie, mais là,

on a besoin d'Alain.

C'est vrai.

C'est vrai.

C'est vrai.

Bon, ben, je reste aussi. - Mais ta fille est pas chez les flics ?

Si. Ça va, elle est grande.

Elle a 7 ans.

Oui... C'est vrai que bon...

J'y vais.

Je reviens vite.

Je gère. Je suis pas conne.

Vous voulez pas m'attendre ?

Salut, les filles !

- EUH... SALUT. - Elle est où Chacha ?

Euh... Rentrez.

Elle est où Chacha ?

Il faut que je vous dise un secret.

Bon ?

Je devrais appeler les services sociaux.

Elle fumait.

Elle avait des seringues.

C'est normal, sa mère est infirmière.

C'est pas vous ?

Si... Si, si... Bien vu.

Elle devrait être à l'école, pas dans la rue.

- Bien sûr. - C'est clair ?

Je reviens.

Il a raison, faut aller à l'école.

T'es con, Alain ?

-Non, je suis stressé. J'ai laissé Valentine au journal.

La porte, Chacha !

Ça va, mamie ?

Très bien, ma chérie.

Hé ! Vous voulez voir mon zizi ?

- Ouais... - Ben, ouais.

-Allez les gars, on remballe tout. On y va.

Dis, Alain,

le bidon, on le met où ?

Euh... Dans la pièce, derrière.

La réunion est finie ? Et la grève ?

Finie aussi.

- Et le repreneur ? - Il va se faire foutre.

Vous êtes fous !

Mais on va faire quoi ?

Ça va. Calme-toi, papa.

On en a retrouvé un autre.

Qui ça ?

Ben moi... Enfin, toi.

Moi ?

Non, toi-moi.

Anyway...

J'ai vu la proposition du mec.

Et qu'est-ce que je vois écrit à la toute fin, en bas de la page,

derrière des tas de chiffres ?

Je sais pas.

Le prix. Le mec proposait de tout racheter pour 1 euro.

Et alors ?

J'en ai mis deux.

7 heures d'éco

par semaine !

7 heures par semaine pour entendre

des conneries pareilles !

Je savais pas qu'y avait des dettes.

Tu crois que tu sais, mais tu sais pas.

C'est bon, je leur dis que je rachète plus le journal, ça va.

Et qu'ils sont tous au chômage.

On a perdu le seul acheteur qu'on avait.

Et si...

Et si quoi ?

Si tu le rachetais quand même ?

Faut se faire confiance.

Ton journal, c'est comme moi et ma compét' de GRS.

On croyait que j'arriverais dernière et finalement...

Putain ! Mais c'était y a 10 ans, cette putain de coupe GRS.

Et c'est arrivé qu'une fois.

Tu te dis pas que c'est ça, l'exception ?

Arrête, Alain !

Valentine a compris.

Oui... Ce serait bien qu'elle comprenne aussi qu'elle est conne.

Merci, Alain.

BONJOUR, MADAME !

BONJOUR, MONSIEUR !

Chacha !

Je vais lui parler, moi !

Non, merci. Sors plutôt les poubelles.

Chacha !

Merci, maman, d'avoir gardé les enfants.

Mamie-Léo tousse.

-Maman, c'est pas ça. C'est pour mes rhumatismes.

Tu te fous de moi ?

-D'habitude, oui. Mais là, c'est thérapeutique,

pas récréatif.

Dis donc, Léo,

tu fais pas n'importe quoi avec mon corps.

Sophie !

Euh... Christophe...

Ça va ?

Oui, très bien.

Ta fille m'a dit que t'étais malade.

Oui ? Mais ça va mieux. Merci.

Putain !

-Je voulais m'excuser. J'aurais pas dû insister. C'était lourd.

En plus, insister pour un dîner, c'est con.

J'ai compris.

Si tu veux que ça reste sexuel, ça restera sexuel.

-Maman ! Vite, faut que tu rentres. On a besoin de toi.

Au revoir, Christophe.

-Ciao, Chacha ! Ça va ? Bisous. Au revoir. Salut.

Qu'est-ce qu'y a ?

Il t'a dit un truc

en particulier ?

Alain, c'est pas ce que tu crois. Ce mec, c'est rien.

C'est personne. Il me drague, mais je te jure

qu'il s'est jamais rien passé.

Alain, attends !

S'il te plaît.

Salope !

-J'ai ramené le matériel. Tu veux pas faire ta prise de sang ?

Alain, tu veux pas qu'on en parle ?

J'ai reçu les t-shirts.

Je te laisse le tien là.

Faites pas cette tête.

Vous serez contents de les avoir quand on aura switché.

Papa mange pas avec nous ?

Non. Il est fatigué.

J'ai la solution pour le journal.

Y a le match avec le repreneur...

C'est pas le moment, Valentine.

J'ai déjà dit, pas de portable à table.

Faut le dire à mamie.

-Pardon, c'est Roger. Il arrête pas, il est inquiet.

Ça m'arrange pas, vos histoires.

Je l'ai dit, ça va pas durer.

Bon, ben moi, je vais me coucher.

On se le passe en le lançant vers l'arrière.

c'est de l'aplatir derrière la ligne.

C'est "marquer un essai".

La version la plus répandue du rugby se joue à 15

par équipe : 7 arrières et 8 avants.

Un joueur qui...

Il doit alors le lâcher.

Si le ballon sort, c'est une touche.

La pute !

Elle est où ?

Les jeunes protestent.

- C'est qui ? - Monsieur, c'est pas...

Ta gueule, Baptiste.

Le père de Valentine.

Viens là.

Ça va. Pour une fois que je m'amuse.

Pas avec ça.

Monsieur !

Ta gueule, Thomas. Viens.

Je fais rien de mal.

Et Roger ? Il est au courant ?

Il me fait chier, Roger, avec sa prostate. Il peut rien faire.

C'est qui, Roger ?

Son mec.

Valentine ?

Qu'est-ce que tu fous avec Thomas ?

Je vais tout t'expliquer, Julian.

- C'est pas gagné. - Rien à expliquer.

Valentine, c'est ma meuf,

maintenant. Point barre.

Mamie, tu m'attends dans la voiture.

Pars pas. Mais non. Reste.

-Je te rappelle et je t'explique. Promis.

J'ai compris pourquoi

on a pas switché cette nuit. C'est un virus.

Comme la grippe.

Exactement.

C'est pareil.

Un virus évolue en 4 temps : contamination,

progression...

stabilisation... et guérison.

Maintenant, regardez...

On a switché.

On a reswitché.

Aujourd'hui, on ne switche plus.

Donc demain, normalement, on déswitche.

Croyez-moi, demain, tout rentrera dans l'ordre.

Ça m'étonnerait.

Et pourquoi ça ?

T'oublies de dire quelque chose.

Quoi ?

Que tu nous trompes.

QUOI ?

Votre mère nous trompe

avec Christophe.

Le gentil Christophe de l'hôpital !

Qu'est-ce que tu fais, Alain ?

-Je vais à l'hôpital. Je commence dans une heure.

C'est ridicule.

Bonne journée.

Alain !

Alain, arrête-toi !

Moi, ça ne m'étonne pas.

Mamie, ta gueule.

Arrête cette voiture.

Mais t'es complètement fou ou quoi ?

Tu veux savoir ? J'ai couché une fois avec lui.

Juste une fois... C'était un pot de départ.

J'avais bu. Je suis désolée, j'ai dérapé.

Une fois en 25 ans, ça va.

On s'est rencontrés, j'avais 17 ans.

J'ai connu personne d'autre. T'en as eu d'autres.

Voilà, on est quittes. Merde.

Je t'ai jamais trompée.

-2 ans que tu me touches plus. J'allais pas me faire nonne.

Juste une fois ?

Oui, promis.

Maintenant, s'il te plaît, arrête cette voiture.

Merci.

Ha !

On est où, là ?

Tu vas être en retard.

Allez.

Arrête, Alain, c'est ridicule.

Alain ! Alain ! Je te jure, c'était juste une fois.

Bonjour, Charlotte.

Deux max ! Promis !

Alain !

Alain !

Attends, Alain !

C'est pour moi !

Sérieux, ça va.

C'est cool qu'ils divorcent.

Ça va leur faire du bien.

Tu vas où ?

Sauver la boîte de papa.

Salut, les gars.

C'est mon cousin.

Il a été 3/4 centre en Pro D2.

- Salut. - On dira

qu'il est pigiste.

En vrai, je suis banquier.

Vous trichez.

- Tu veux pas gagner contre Media Press ? - Le repreneur sera là ?

- Oui. - C'est ce que je veux.

Ça va ?

Il m'a fait plaisir ton message.

C'est bien, ici.

-Je vais parler à Alain. Je vais tout lui dire.

Waouh ! Génial. Cool. Super.

Je croyais que tu voulais pas.

Je... J'ai changé d'avis.

C'est bien, ça !

C'est très bien. Euh... Waouh !

Et tu vas lui dire quoi ?

Ben, je sais pas.

Qu'est-ce que je devrais lui dire ?

Ben, je... Je sais pas. C'est...

Tu peux lui dire que je suis très amoureux de toi,

que je prendrai soin de toi, que je m'occuperai de toi.

Je suis amoureuse de toi, moi ?

Je sais pas. C'est à toi de me le dire.

Ça fait un an, donc...

Un an !

Mais... On l'a fait combien de fois en un an ?

-Je sais pas, j'ai pas compté. Mais on s'en fout, non ?

Le plus important c'est que t'as pris ta décision.

Tu me dis qu'il a lâché sur les enfants, le travail, toi...

Tu vas te sentir... ouf !

-Oui, mais... En gros, combien de fois ?

- 37. - Trente...

23 fois à l'hôpital,

12 fois à l'hôtel et les 2 fois dans... la voiture.

Dans ma voiture ?

Oui.

Qu'est-ce qu'y a ?

J'aime bien quand t'es comme ça. Il rit.

Ce mec, c'est rien. C'est personne.

- Je te jure. - Bon ? Je trouve pas.

Je le trouve très bien.

Arrête, Alain !

Excusez-nous. Elle se fait pas au divorce de ses parents.

Tu croyais que je resterais toute ma vie

avec ton gros nul de père ?

Tu vas un peu loin...

Arrête, Christophe.

Tu vois que c'est pas moi.

-Allez viens, mon amour. Allons-nous-en.

Cette enfant ne sait plus ce qu'elle dit.

Mais...

T'inquiète pas,

Ça va lui pa...

Ça, euh...

Léo, regarde.

Tu fais quoi, Léo ?

Je sors.

Maman a dit

de pas sortir. - Oublie papa et maman,

Chacha.

Papa a plus de boulot et maman, aïe...

Elle va se casser avec son amant.

On peut compter que sur nous.

On va faire quoi ?

On va faire équipe, toi et moi.

C'est pas que thérapeutique, c'est aussi récréatif.

Vendu.

Tu me files 50 boules et tu vas voir la reine des neiges.

On va gagner !

ENCULÉ ! ENCULÉ ! ENCULÉ !

Qu'est-ce qu'y a ?

C'est que

des anciens du XV de France ! - Putain, les tricheurs !

Attends !

Jean-Phi !

Vous vous foutez de nous ?

Lui là, le 8,

- d'où il est journaliste ? - Séb ?

Il est stagiaire.

- Jean-Phi. - Il se fout de nous.

Je gère, Jean-Phi.

Vous voulez toujours racheter le journal ?

Mais vous êtes plus à vendre.

Si vous êtes toujours repreneur, sérieux, c'est cool.

-Je sais pas. J'aime pas me faire traiter d'enculé.

Non... S'il vous plaît, pardon, monsieur.

Je suis désolé. Je vous en supplie.

Vous êtes notre seul espoir.

Exercices d'échauffement des joueurs

Vous savez quoi ?

Si avec votre équipe, vous arrivez à marquer un essai,

un seul, je reprends la boîte.

Sinon, je vous laisse dans votre merde.

- Deal. - Deal.

Allez, les garçons. On se donne à fond et on marque un but.

Juste un but.

Pour leur montrer qui on est.

T'as vu l'équipe ?

On se fera démonter.

La vie m'a appris

qu'il faut se faire confiance.

À 8 ans,

j'ai fait une compét' de GRS.

Compét' de quoi ?

GRS, Gymnastique Rythmique et Sportive.

Le truc avec le cerceau ?

-Personne n'y croyait. J'étais toujours dernière.

Mais moi, ce jour-là... J'y ai cru.

Et je suis arrivée première.

Alors nous, aujourd'hui,

on va y croire...

et on va marquer.

OK ?

C'est pas grave, ça arrive.

On s'en fout de ce match.

Grâce à toi, on a toujours notre boulot.

Faut que je vous dise...

Allez, viens.

Non, non, je... Ça va.

Je prendrai un bain à la maison.

Les joueurs refont le match sous la douche.

Ça va aller.

Attends, Gilles.

Gilles...

Pardon, Alain.

Gilles ?

Gilles ?

Oui ?

Euh... Gilles, tu travailles bien dans une banque ?

C'est ça ? - Oui.

Euh...

Voilà... Si j'avais besoin de... de beaucoup d'argent,

tout de suite pour un... truc...

Quoi ? Pourquoi vous me regardez ?

Tu te rases les aisselles ?

Oui.

Les filles préfèrent.

Bon.

On est où, là ?

C'est chez moi.

Mais moi, faut que je rentre.

Viens, rentre.

Tiens.

Du blanc ? Ou du rouge ?

Non, ça va, merci.

Un petit verre

pour se réchauffer. - Non, non.

Madame...

Ça va ?

Oui.

- Je te sens tendue. - Non.

-Tu sais ce qui te ferait du bien ? Un massage.

Je crois pas, non.

- C'est bien, ça ? - Oui.

Tu sens, là ?

Oui.

Là, c'est le foie.

Détends-toi.

- Ça va être compliqué, là. - Chut.

Je te fais couler un bain ? - Non, non.

Laisse-toi aller.

Lâche-toi. Lâche. Voilà.

C'est bien. Super.

Attends.

Chacha ?

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Léo m'a acheté un poney pour votre divorce.

Y a pas de divorce. Et c'est un lama.

Non, c'est un poney.

À l'intérieur, c'est un poney.

C'est comme moi,

garçon à l'extérieur, fille à l'intérieur.

Comment vous l'avez payé ?

Avec l'argent de la drogue.

Léo !

Il kiffe les vieilles, c'est pas grave.

Ça arrive.

- C'est de l'exhibitionnisme. - Je l'ai pas forcé à mater.

Il a payé. - Quoi ?

Calme-toi, tu vois qu'elle va pas bien.

Vous inquiétez pas,

je suis au courant de tout et ça ne me pose aucun problème.

Pourquoi il est là ?

-C'est pas moi. Il est venu, il était inquiet.

Là, ça va mieux.

En bas, il y a une cave.

-Pas de souci. Je te backe pour 400 000 euros.

Tu fais quoi ?

- J'hypothèque la maison. - Quoi ?

Maman, c'est qu'une hypothèque, on perd pas la maison.

C'est ça, l'hypothèque.

Oui ?

Alain ?

Pardon. Ta belle-mère a un truc grave, Alzheimer...

Je sais pas.

Mamie, arrête ça

ou je te défonce. Le pédophile,

tu te réserves pour le mariage ?

-Vous n'y êtes pas du tout. Thérèse et moi, on s'aime.

Si elle était dans votre corps, ce serait pareil.

-Maman, fais quelque chose. Je me bats

pour le journal et elle pense

qu'à ken.

Et avec mon corps.

Tu crois que tu peux

sauver quoi que ce soit ?

Oui. Quand je m'y mets, je peux faire des trucs de dingue.

Elle va encore parler de sa coupe de GRS.

Je l'ai gagnée comment ?

Mais tu l'as pas gagnée.

Ton père te l'a achetée.

Quoi ?

Maman, arrête.

La vérité, c'est que t'as jamais rien gagné.

La coupe,

ton père te l'a achetée au Prisunic. T'avais encore

fini dernière.

Il voulait que tu prennes confiance. Il s'est pas loupé.

Maman !

Mon poney m'a craché dessus.

C'est...

C'est pas un poney, ça.

Tu me fais une petite place ?

Salut, salut !

Salut, papa !

On a pas switché. - Oui, c'est vrai.

T'as vu mon poney ?

Oui ! Il a l'air super.

Tu fais quoi, Alain ?

Je pars vivre avec Christophe.

Ils sont où les

La Perla que je t'avais offerts

pour nos 10 ans de mariage ?

Tu t'entends, là ?

Je vois pas ce que t'en ferais.

-Mais Alain, redescends. C'est pas toi qu'il aime.

C'est moi.

En fait, t'es jalouse.

Mais de qui ?

De moi ? Mais Alain, réveille-toi.

T'es le mari cocu.

Et moi, je suis ta femme. Je sais

que j'ai merdé. Je suis désolée.

Christophe, c'est personne.

-Parle pas comme ça de lui. C'est un mec super.

Il est drôle, sympa. Il est loin d'être con.

Il... Il a une façon de te regarder...

Tu te sens désirée. C'est agréable. - Mais Alain, redescends.

- C'est sûr, il est mieux que moi. - C'est pas le problème.

Le problème, c'est que tu t'aimes plus. T'es devenu triste, chiant, déprimant.

Tu crois plus en toi. Regarde.

Même toi, tu te quittes. Alain,

j'y arrive plus, là.

J'ai besoin de toi.

On allume un briquet.

Dr Petrowski ? C'est Sophie Morel, l'infirmière-chef du bloc.

Si, si, c'est moi.

Pas que la voix. J'aimerais vous en parler.

Tu vas où, papa ?

Nulle part.

Tant mieux, faut y aller.

Où ça ?

-Au tribunal. Je dois leur dire que j'annule tout,

que je rachète pas le journal, tout quoi.

Ça va ?

Oui.

Mamie m'a dit pour la coupe.

Je suis désolé.

Je voulais te donner confiance.

Tiens bon, ma puce.

S'il vous plaît.

Euh...

Je suis désolé, les gars.

Je sais que vous croyez en moi.

Je me suis rendu compte

d'un truc...

Je suis nulle.

Nulle en éco...

Nulle en rugby... Nulle en GRS...

Euh... Ceux qui disent que...

"quand on veut, on peut"...

ils y connaissent rien.

Et puis, euh...

"les derniers finissent jamais les premiers."

Et les grèves finissent toujours mal.

Dans la vraie vie,

la confiance s'achète pas au supermarché.

Alors...

Alain veut dire que...

il pourra pas

faire de miracle seul. Pour ce journal,

il a besoin de vous tous.

Ce journal, il y croyait plus.

Grâce à vous, il y croit.

Alain sait qu'il a été un mauvais

rédacteur en chef.

Comme il sait qu'il est devenu... triste, chiant,

déprimant.

À force de rien branler,

d'inventer des gastros pour rester aux chiottes

à jouer à Candy Crush,

ou regarder des pornos

alors que sa femme dort à côté...

Merci, Sophie.

Applaudissements pour Alain !

Sinon, ça va, avec Sophie ?

Entrez.

Bonjour, Dr Petrowski.

Je suis Sophie Morel, l'infirmière-chef. Je vous ai appelé.

Je crois que nous pouvons affirmer

que cette enfant est bien Mme Morel.

Le phénomène toucherait

toute sa famille.

Messieurs-dames...

Nous sommes face à la plus grande découverte...

de l'humanité.

Et on peut les guérir ?

- Les guérir ? - Oui.

Vous voulez

les guérir de la plus grande découverte ?

Vous êtes con ?

Je disais ça comme ça.

Voilà. Vous avez bien fait de venir me voir.

Vous inquiétez pas, on va vous guérir.

- Merci. - Merci.

Tu me rachètes pas une coupe, papa ?

-Non, ma puce. C'est toi qui viens de m'en offrir une.

- Comment on va faire ? - Comme prévu :

hypothéquer la maison, emprunter et... J'y croirai, pour une fois.

Allô ?

Oui, c'est moi. Enfin...

Quoi ?

J'arrive tout de suite.

Quoi ?

Mamie, enfin Léo, a eu une crise cardiaque. Il est à l'hôpital. Viens.

C'est bien de rester jeune dans sa tête.

Mais pour les sprints et vendre de la drogue,

il faut que les artères suivent.

Donc dorénavant, on joue au Scrabble

et on prend ses médicaments. On est d'accord ?

Pas facile.

Qu'est-ce qu'elle fout, votre mère ?

-Tout va bien se passer, Mme Morel. Ne gesticulez pas.

C'est complètement inoffensif. Mais ça...

Ça pique un peu.

Christophe !

Christophe !

Christophe !

C'est Sophie à l'intérieur de sa fille.

Christophe !

Digicode

Tu peux pas. J'appelle la sécurité.

- Sophie ? - Tu peux m'aider ?

Ils veulent me disséquer. - Attends.

Allez.

Vite !

Maman.

Quand même ! T'étais où ?

Chut. Il faut vite partir.

- Pourquoi ? - Les médecins sont au courant. On y va.

Salut.

Merci.

Bonjour, Alain.

Bonjour.

Bonjour.

Bonjour.

Il sait ?

- Ceci n'est pas un exercice. - Tout le monde sait.

Là-bas !

Allez-y, je les retiens.

- C'est lui, Christophe ? - Oui, maman.

Il est mieux qu'Alain.

Viens !

Grouille-toi, putain, Léo !

Tu traînes, là.

Grouille-toi. Allez !

Stop. Par là !

Je suis mort.

Il fallait y penser avant de me coller un infarctus.

Léo a pas fumé pendant 50 ans.

C'est pas moi qui fume dans le corps

de ma fille de 7 ans.

Tu te tapes des mecs dans ta petite-fille.

Pour une fois qu'elle aide sa mamie,

j'aurais tort de m'en priver.

Hé ! Ça va pas ?

C'est dingue ! Nous, quand on a un problème,

on cherche pas une solution, mais un coupable... Regardez.

Ça, c'est nous. Même pas foutus de faire un tour de manège ensemble.

Vous réalisez ?

Notre problème, c'est qu'on est pas une famille.

Une famille, ça fait bloc face à l'adversité.

Une famille...

On la choisit pas... mais il faut

s'en occuper. Il faut

l'aimer, s'investir chaque jour.

- Papa, c'était quoi, ton vœu ? - Pardon ?

Ton vœu,

c'était quoi ?

Mon vœu ?

Oui. T'as fait un vœu ?

Oui... C'était pas vraiment un vœu. C'était une pensée...

C'était quoi ?

- Rien. - Ton vœu, Alain.

Votre vœu, Alain.

QUOI ?

Changer de famille.

Oui...

Holà !

Quel père

fait un vœu comme ça ?

Un mauvais père.

-Une migration de conscience ! C'est du jamais vu.

Vous comprenez, il faut absolument les arrêter.

On s'en fout de la loi. S'il faut en découper un pour comprendre,

on découpera. De toute façon, on en a six.

On prend les billets, on fonce à la Rivière enchantée,

on monte dans un canoë et on défait le vœu.

On va pas attendre le 6 avril !

Je serai mort le 6 avril.

On y va, j'en peux plus de ce corps.

Allez, go !

Prenez-vous les mains. Prenez-vous les mains !

Alors voilà...

Je voulais vous dire que... vous êtes ma famille.

Pour rien au monde je ne veux que vous changiez.

Je vous aime. Parfois, je l'oublie.

Mais je vous aime. Vous êtes toute ma vie.

Je veux dire au rocher que j'ai retenu

la leçon et que je voudrais

que ça redevienne comme avant.

C'est tout ?

Vous vous attendiez à quoi ?

J'ai dit au rocher qu'on s'aimait. Il doit traiter la demande.

Faut laisser passer la nuit...

C'est ça.

- J'ai faim. - Moi aussi.

Allô ?

Je suis le lieutenant-colonel de gendarmerie.

Dites-m'en plus sur ces patients

échappés de votre établissement ?

-Ces patients... comme vous dites, colonel...

au nombre de six... sont de dangereux psychopathes

échappés de l'isolement.

Et ils sont contagieux.

Ils sont violents et déterminés.

Il faut me les retrouver et me les ramener.

On a trouvé ça.

Tu manges pas,

papa ?

J'ai pas faim.

T'inquiète, papa. Plein de fois, j'ai voulu changer de famille.

Et moi, pour avoir un frère moins con.

- Ha... ha... ha... - C'est vrai.

J'ai toujours voulu changer de gendre.

Je vous l'ai jamais caché, Alain.

Après le travail,

j'ai envie de tous vous tuer.

Et t'as voulu partir avec un monsieur.

Je voulais pas partir avec un monsieur, Chacha.

J'aime mon monsieur à moi.

Je voulais juste qu'il change.

Christophe.

Je lui parle. - Non, laisse.

Je le prends. Ce sera plus facile si je lui parle.

C'est vrai, moi aussi j'ai passé un très bon moment.

Désolé, mais c'est la femme de ma vie.

C'est sûr, ils sont là ?

1h30 de téléphone, on les a repérés.

Sortez de ce champignon, vous êtes cernés.

On sait que vous êtes là.

Ne tentez rien de stupide.

Nous ne vous ferons

aucun mal.

Vous fiez pas aux apparences, colonel,

elles sont trompeuses.

Sophie...

Faites-moi confiance. Si vous coopérez,

tout ira bien.

Enfin, Dr Petrowski, c'est quoi, ce bordel ?

- Sophie ? - Ben oui, c'est moi.

- C'est vous ? - Ben oui.

Qui d'autre ?

Elle ment.

De quoi il parle ?

Vous foutez quoi, là ?

Vous avez des enfants ?

La grande que je traitais de conne a sauvé mon journal.

Pour l'anniversaire de la petite, j'ai voulu me rattraper.

Mais c'était fermé.

J'ai joué les héros et on est rentrés.

Je suis pas

un bon père mais j'essaie de m'améliorer.

Que celui qui est un bon père me jette la 1re pierre.

Arrêtez votre cinéma.

Hier, vous me parliez depuis le corps de votre fille.

Enfin, votre fille me parlait...

Mais... C'était vous dedans.

On évacue la zone.

Elle ment.

Ils mentent. Tous !

Arrêtez-les.

Arrêtez-les ! - Embarquez-le.

Embarquez-le !

-Ne me touchez pas. Ne me touchez pas ! C'est eux...

Restez pas là.

Tentatives pour allumer un briquet.

Merci, Valentine.

Très sympa, ton speech.

On verra quand t'auras des gamins.

Là, vous êtes en train de vous dire...

"Les pauvres ont pas retrouvé leurs corps."

C'est vrai. Mais on a bien changé.

On est redevenu une famille.

On fait quoi, maman ?

- On rentre à la maison. - Et après ?

On continue de chercher une explication.

Maintenant qu'on a compris la leçon, ça serait bien

que ça s'arrête.

On est rentrés !

Putain !

- Voilà. - Thérèse,

comment ça s'est passé, au journal ?

Très bien. Vos copains communistes n'ont rien vu.

Papa !

Je peux inviter Anouk et Chana à venir dormir ?

Demande à ta mère.

Maman !

Je peux inviter Anouk et Chana ?

S'te plaît, maman.

C'est mon anniversaire.

C'est son anniversaire.

Laisse-la vivre.

C'est pas juste.

C'est toujours à mon anniversaire que je peux rien faire.

-Chérie, arrête avec ces tableaux. Tu vois bien

qu'y a pas de logique. On change pas

pendant un mois et d'un coup, on change 3 fois d'affilée.

Ou alors... Y a quelque chose qu'on a pas vu.

C'est pas juste.

-Putain, dégage ! Tu vois pas que tu me gênes ?

Sous-titrage : ECLAIR V&amp ;A

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