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Original subtitles

O COMBOIO DO MEDO

O caminho curto é perigoso. O caminho comprido levará três horas.

O caminho comprido.

On partira à midi.

Passe pas trop vite devant.

12 degrés à Newark.

14 à Morristown.

Et à Ashbury Park...

Saint Dominic : 2 712 $.

Saint Michaels : 983 $.

T'as combien pour Saint Bartholomew ?

- Cinquante huit. - 5 800 $ ?

Et Loyola, George ?

Allez, tous contre le mur !

Qu'est-ce que c'est ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Mes chers amis, nous sommes réunis dans cette église

pour que Dieu scelle et renforce votre amour

en la présence du pasteur et de cette communauté.

Le Christ vous bénit abondamment.

Mon Dieu !

Ramasse ce fric !

Qu'est-ce que vous faites ?

Vous savez de qui c'est la paroisse ?

Je t'emmerde, toi !

Que les problèmes quotidiens ne vous angoissent jamais

et que les désirs matériels ne dominent pas vos vies.

Puissiez-vous trouver satisfaction dans votre travail.

Bougez-vous, les gars.

La ferme !

Vous avez déclaré votre consentement devant l'Eglise.

Que Dieu renforce votre consentement

et vous comble de Ses grâces.

Ce que Dieu a uni, l'Homme ne doit pas diviser.

Laisse tomber la monnaie !

- George, du calme. - Magnifique.

Dieu tout-puissant vous bénisse. Le Père, le Fils et le Saint Esprit.

On s'est fait dépouiller !

Le fils de pute !

Ne nous fous pas en l'air.

T'en fais pas.

On a déjà un chauffeur dans cette caisse.

Continue comme ça.

Pousse pas trop, mec.

Tu peux pas lui dire de faire gaffe ?

Ferme-la ou tu vas en prendre une.

Qu'est-ce que tu veux dire ?

Ce que tu viens d'entendre.

Si tu tires sur un prêtre pour 67 000 $, ma vie vaut combien ?

Rien. T'es une merde.

- Enfoiré ! - Qu'est-ce que tu fais ?

Il est mort !

Faut se tirer avant que les flics rappliquent.

Mickey, par ici !

Comment va votre frère en ce moment, M. Ricci ?

- Ça va aller. - Bien. Dieu merci.

L'un de ces enfoirés s'est tiré de l'accident.

Il s'appelle Jackie Scanlon.

Un tocard du Queens de la bande à Donnelly.

Une vraie merde.

M. Ricci, tout le monde veut vous aider.

Il peut pas se tirer.

Il peut aller nulle part.

Il pourrait déjà être sur la Lune.

On recrutera les meilleurs

mais il faut que ce soit des gars de l'extérieur.

Ça va coûter.

Il a dévalisé mon église.

Tiré sur mon frère.

Je me fous d'où il est ou de ce que ça coûte.

Je veux sa peau.

- T'as un problème. - Ça, je le sais.

- T'es sur la liste noire. - Quoi ?

Le prêtre que t'as dévalisé est le frère de Carlo Ricci.

C'est vraiment chaud. Ricci lui-même te cherche.

Je porte jamais de flingue.

Tu veux lui dire ça en personne ?

- T'as du fric ? - 2 000 dollars.

- Et un passeport ? - Pourquoi ?

Pour 2 000 $, je t'aurai un passeport.

Tu veux dire pour quitter le pays ?

Pour où ?

Un bon endroit où te planquer.

Pourquoi ?

Là où personne viendra te chercher.

- Je m'en suis occupé. - Je vais où ?

Prends un train pour Baltimore.

Va à l'embarcadère 47. A la douane, demande Nat Glick.

Ne mentionne pas mon nom.

A partir de maintenant, je te connais plus

et je ne sais pas qui tu es.

Je te devais un service. C'est fait.

Tu vas me dire où je vais ?

Je te jure que j'en sais rien.

Il y a des œufs aujourd'hui ?

Oui, M. Serrano. Dans 4 minutes.

Attention, imbéciles ! Il est blessé.

Je vais à Managua.

Je peux avoir un truc à boire ?

Dans l'avion, avec mes bagages.

J'ai très soif.

Oublie, mon vieux.

Avec ta paye tu pourras bientôt te tirer dans un autre trou à rat.

Allez.

J'ai trois chambres. Une est prise.

J'en prends une.

- Pour combien de temps ? - Disons une semaine.

Ça coûte combien pour aller en Argentine d'ici ?

Le billet d'avion coûte 470 pesos.

Les passeports, peut-être mille de plus.

J'ai moins de 100.

Tout ce que j'ai pu économiser en un an.

Ma maison, peut-être pour 600,

si je pouvais la vendre.

Oui, je parle un peu.

- Vous voulez partir ? - Oui.

Je peux arranger ça.

Je veux me tirer de ce pays.

Sortir du pays ?

Très difficile.

Impossible ?

Ça coûte cher.

Je peux m'arranger pour vous faire sortir du pays.

Ça, plus 1 000 pesos.

Je n'ai que la montre.

Whisky.

J'en avais encore jamais vu ici.

C'est pour les clients de marque.

Mettez ça sur mon compte.

Merci.

Pendant le travail, il fait plus chaud.

Oui.

- J'aime être exposé au sud. - Oui.

J'y ai pensé aussi.

Il paraît que vous étiez dans la banque.

D'après les rumeurs.

J'avais aucune idée que j'étais le sujet de rumeurs.

Carlos est un ancien Officier du Reich.

N'est-ce pas, Carlos ?

Quelle est votre profession, monsieur...

Domínguez.

Le hockey sur glace.

Vous avez découvert cet endroit dans un dépliant ?

On m'a dit que le climat était bon pour moi.

Pas ce que vous attendiez ?

Exactement ce que j'attendais.

Juan Domínguez ?

Tu es l'ouvrier, Juan Domínguez ?

C'est ton ami ?

Tu comprends pas ?

Fais voir ta carte d'identité.

Celle que t'as là.

Juan Domínguez,

né en novembre 1939 à Las Calumnas

dans ce pays.

C'est toi ?

Tu m'as pas l'air d'être né à Las Calumnas.

Parce que tu parles même pas espagnol.

Et parce que t'es une pourriture de gringo.

C'est un faux.

C'est une violation des lois d'immigration.

T'en as plus ?

C'est tout.

Bon, tu paieras la prochaine fois.

Tu gagnes trois pesos...

on t'en prend un.

Pigé ?

J'ai besoin de ma carte.

Je peux rien gagner sans ma carte. J'en ai besoin.

Ça devrait produire deux fois plus que la zone que nous venons de quitter.

Quand pouvez-vous fermer celui-ci ?

On a déjà commandé nos camions. Ils devraient être là.

Très professionnel.

Envoyez-le à la capitale, on aura peut-être des résultats.

On a dit au gouvernement que c'était un accident.

Quoi ?

Ici, les terroristes qui font sauter les puits américains sont des héros.

On paye ce gouvernement pour nous protéger.

El presidente ne peut pas salir son image libérale

en envoyant des troupes contre les patriotes.

Merde !

C'est un télex du siège en réponse à mon rapport.

La première partie dit nous regrettons les victimes, etc,

les blessés, ainsi de suite. Apparemment, l'assurance ne couvre

rien parce que c'est un sabotage.

Voici la partie qui vous concerne.

"Les restrictions de production ces derniers mois

"dues aux actes de terrorisme et incertitudes politiques

"demandent votre attention immédiate pour l'approvisionnement

"avec préoccupation minimum R & D."

- C'est quoi, R & D ? - Recherche et Développement.

"Ces approvisionnements nécessitent d'agir sans tarder."

Signé, "Weber".

- C'est tout ? - Oui.

Quelles sont les obligations d'approvisionnement immédiates ?

Un tanker. 160 000 barils d'ici la fin du mois prochain.

Il nous faut ce puits pour livrer cette commande.

Ils devront la reporter.

Ils ne peuvent pas.

Le contrat est en cours.

S'il faut essuyer une telle perte, autant fermer boutique,

on économisera les frais.

J'ai vu pire.

Enlevons tous ces trucs et faisons-le sauter.

C'est trop sec pour exploser.

Quand a-t-on retourné ces caisses ?

Je ne sais pas.

C'est là depuis un an. Ça ne vaut plus rien.

Comment ça ?

Quand ça reste longtemps sans être retourné,

la nitro liquide suinte.

Au moindre choc, ces caisses vont exploser.

C'est risqué de faire 3 mètres avec.

L'incendie est à plus de 300 km.

Si les caisses étaient là-bas, elles seraient utilisables ?

On pourrait en charger un peu à la fois.

- Comment vous les transporterez ? - C'est pas votre problème.

On les acheminera.

Qu'est-ce que t'en dis ?

Le problème, c'est les vibrations.

Ce truc est comme un fouet à œufs.

Quoi qu'on fasse, il y aura toujours

de sévères vibrations latérales.

Je pensais que tu pouvais les charger sur palettes.

Six mètres plus bas, il n'y a pas de vibration

mais c'est les turbulences.

On ferait peut-être 800 m comme ça, mais pas 300 km.

On n'a jamais eu de vol sans turbulences.

Ça veut dire quoi ?

Pas avec un hélico, c'est impossible.

Je double le montant si tu trouves un moyen.

C'est pas une question d'argent.

Personne ne transportera ça.

Il vous faut un kamikaze.

Nous avons besoin de chauffeurs de camions expérimentés.

Des hommes prêts à faire un travail dangereux

qui doit être fait avant que nous puissions rouvrir

et vous employer de nouveau à plein temps.

Ceux qui seront retenus

recevront un salaire exceptionnel.

Seuls des chauffeurs expérimentés

prêts à risquer leur vie peuvent le faire.

Personne d'autre ne doit se présenter.

La compagnie paiera chaque chauffeur 8 000 pesos.

Quatre hommes avec assez de courage

peuvent sauver Poza Rica et votre village.

- Arrête-toi en bas de la butte. - Je dois me faire au camion.

Arrête-toi.

Espèce de taré !

Vous êtes un professionnel ?

Greyhound.

Serrano.

Domínguez.

Márquez.

Martínez.

On transporte trois caisses chacun.

Une suffit à arrêter l'incendie. Six feront sauter tout le champ.

Vous ne pensez pas qu'on reviendra tous.

Un camion en couverture.

On veut le double et un permis de séjour

ou on ne conduit pas.

Vous partez dans quatre heures.

Seulement une machette ?

Vous en voulez combien ?

Il faudra traverser la moitié de la jungle

pour sortir de ce bourbier.

Il devrait y en avoir deux.

Vis platinées. Filtres. Adhésif. Fil de fer. Pinces. Chiffons.

Où est le reste de ce câble ?

Là-bas, dans le coin.

Où est l'Allemand, bordel ?

Elle a quelque chose pour vous.

C'est quoi ?

Márquez !

Je te tuerai !

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Cet enfoiré de juif lui a tranché la gorge.

Pas la police.

Attendez ! On a perdu un chauffeur. Il nous en faut un autre.

Pour du pognon, je suis aussi bon que vous tous.

D'où vous êtes ?

Je t'ai à l'œil chaque seconde

depuis que t'es arrivé.

Si tu te grattes le nez dans ce camion,

tu me demandes avant

ou je te balance dans le fossé avec la nitro.

Ils ont eu 15 minutes.

Oui.

Un moment.

J'ai une lettre.

Vous voulez bien me la poster ?

Paris.

Ça peut prendre un mois.

Oui. Gardez-la pour moi.

Je m'en occuperai.

Dégage !

Tire-toi de là !

BONNE CHANCE SERRANO

Je te guide.

Tu conduis et je te guide. D'accord ?

Monte dans le camion.

- Allez ! - Non !

C'est le chemin de Poza Rica ?

Quel chemin pour Poza Rica ?

Tu veux rentrer chez toi ?

Non. Quel chemin mène à Poza Rica ?

Poza Rica est morte.

C'est le mauvais chemin.

Je crois que c'est mieux par là parce que c'est en altitude.

On prend ce chemin-là.

Tu comprends pas. Ce chemin est trop bas.

Il traverse les marais.

Y a trop de boue.

Tu ne sais pas lire une carte ? Il y a rien sur ce chemin.

T'es un vrai con ! Prends-le, ce chemin !

On suit la carte.

C'est le mauvais chemin.

C'est le mauvais chemin !

Où tu vas, nom de Dieu ?

On va traverser ce pont

et tu vas me guider

parce que j'y arriverai pas tout seul.

Ils sont foutus.

On va toucher le double.

20 000 chacun !

Ils passeront jamais ce pont.

C'est 20 000 chacun.

On va empocher 20 000.

Double part.

Allez !

Allez !

Stop !

Allez !

Stop !

Reste près !

Où t'es ?

Je te vois pas !

Ça va ?

Le treuil !

Sors le treuil !

Allez !

Allez !

Viens !

Oui, viens !

Allez !

T'es dingue.

C'est que huit arbres.

Impossible.

Commence à couper !

Viens, je t'attends.

Kaoba.

Du très bon bois.

On le contournera

si on peut couper huit arbres.

Si tu les coupes, comment tu les déplaceras ?

Avec le treuil.

Tu vas enlever les souches ?

Conduire à travers un marécage ?

On va le traverser.

Impossible.

Impossible ?

Je pense que je peux le dégager.

Trop petit.

Fais voir tes poches.

Parfait.

T'es de Paris ?

J'y vis. Oui.

Où ?

Le seizième. Tu connais Paris ?

J'y ai passé deux jours.

C'est très cher.

C'est ce qu'on dit.

Ta famille vit là-bas ?

Seulement ma femme.

Pas d'enfants ?

Pas d'enfants.

J'ai rencontré ma femme

quand je suis arrivé à Paris.

Le jour où elle m'a donné ça

est la dernière fois que je l'ai vue.

Il est neuf heures moins cinq à Paris.

Domínguez.

A terre.

Mets-toi par terre !

Il veut pas descendre. Je le tue ?

Non. Tire pas sur le camion.

Vous avez quoi dans le camion ?

Du ravitaillement.

Quel genre ?

Des saucisses.

Du pain de mie.

Du papier-toilette.

Des kleenex.

Rien d'autre ?

Il dit que c'est du ravitaillement.

Alors, vous avez ce qu'il nous faut.

Vous n'avez rien à craindre.

Amène l'autre. On les tuera sur la route.

Cette petite colombe ne veut pas sortir du nid.

Ecoute, amigo. Sors. Il nous faut juste ce camion.

On a besoin de nourriture, tu sais,

et de papier-toilette.

Je le descends ?

On les tuera ensemble sur la route.

Qui va conduire ?

Tu conduis bien.

Qu'est-ce que tu vas faire de tout ce fric ?

Parle-moi ! Qu'est-ce tu vas faire ?

Tirer un coup.

Avec la meilleure pute de Managua.

Avec deux putes.

Les deux meilleures à Managua.

Fais ça.

Fais-le pour moi.

- Avec toi, Pancho. - Tu le feras pour moi,

- d'accord ? - Je le ferai !

Comment ça, tu sais pas ?

Prends le train pour Baltimore. Va à l'embarcadère 47.

Où je vais ?

Où je vais ?

Comment ça, tu sais pas ?

- Il est bon. - Pas pour moi.

J'encaisse à la banque

avec mes papiers et mes empreintes ?

On avait dit cash.

Le siège envoie Gus Lefforts

à votre rencontre.

Il vous emmène à la banque. Vous l'aurez encaissé avant le souper.

Demandez à Lefforts ce qu'il y a comme boulot à la capitale.

Je lui ai dit que vous êtes un super conducteur.

Plus maintenant.

Si vous trouvez un bon plan,

envoyez-moi une carte. Je viendrai peut-être.

Vous abandonneriez tout ça ?

Dans six mois, qui sait ? J'aurai peut-être pas le choix.

Y a un endroit ici

qui pourrait être bien pour un gars dans votre situation.

Vous avez déjà pensé à aller à Managua ?

De la merde. Impossible que j'aille à Managua.

Dommage. C'est un bon endroit.

Non.

Managua, ça marche pas pour moi.

Quando chegar a Bonao, poderia enviar isso para mim?

Tenho alguns minutos?

Por você, eles seguram o avião.

Concede-me esta dança?

O COMBOIO DO MEDO

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