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Vous avez été arreté a la douane de New York au moment ou vous tentiez de passer

une voiture contenant quarante kilos d'héroïne. Reconnaissez-vous les faits?

Oui. J'ai demandé a etre soumis au détecteur de mensonges

parce que je dis la vérité.

Et vous affirmez que vous n'etes pas

un trafiquant de drogue? - Oui, je l'affirme.

He checks. - Alright. Whom you're working for?

Alors, pour qui travaillez-vous? - Pour le contre-espionnage de mon pays.

Je suis venu aux Etats-Unis en mission. Je ne suis pas un trafiquant de drogue.

What kind of mission? - Quel genre de mission?

C'est le patron de mon service qui m'a demandé d'acheminer la drogue aux USA.

C'est lui qui doit porter la responsabilité de l'affaire.

Je suis innocent!

Oui. Entrez!

Déja rentré de vacances, monsieur?

Asseyez-vous.

Qu'est-ce que c'est que ce foutoir, mon petit Bernard?

Je suis le premier surpris, monsieur. - Vraiment?

Oui. Je l'ai appris par la presse, je tombe des nues.

Quelqu'un a essayé de m'accrocher une casserole aux fesses, c'est vilain.

Tres vilain, monsieur. - Ce trafiquant prétend

qu'il est en mission pour le service. - Et il ne travaille pas pour moi...

Alors, pour qui travaille-t-il? - Je ne sais pas, monsieur.

Cette histoire va peut-etre me coûter ma place. Vous allez me...

succéder a la tete du service, Bernard. - Quel que soit l'homme qui vous succede,

il cherchera, j'en suis sûr, a poursuivre votre action

dans le meme esprit et la meme foi.

Merci, mon petit Bernard.

Vous, ce trafiquant, vous ne l'avez jamais vu?

Jamais, monsieur.

C'est un montage!

Un montage? C'est possible.

C'est rudement bien fichu alors, mais c'est possible.

Eh bien voila... on s'est tout dit, vous pouvez aller travailler,

Bernard.

Bernard?

Oui, monsieur?

Vous avez reçu ma caisse de vin?

Oui, je voulais vous remercier,

il ne fallait pas... - Je me suis dit:

Qu'est-ce que je pourrais bien offrir, pour la Saint-Bernard?

J'avais d'abord pensé a un tonnelet de rhum

et puis je me suis souvenu que notre ami Milan

était amateur de bon vin. - Mais une caisse de Mouton-Rotschild!

Et du 70! - Je le commande sur pied.

Mettez-le dans une bonne cave et buvez-le a ma santé, dans dix ans!

J'espere que nous le boirons ensemble, monsieur.

Pourquoi pas?

Oui, monsieur.

Foiré, le coup de la voiture.

Je ne l'ai pas trouvé tres en forme, ce cher Bernard.

Non, pas tres. - Il devrait prendre des vacances.

Entrez mon petit Perrache. - Il vient d'arriver chez lui, monsieur.

Pardon monsieur. Comment se sont passées ces vacances, monsieur?

De bonnes vacances, Perrache. Tres bonnes,

tres calmes. Nous nous sommes bien reposés.

Maman est rentrée en pleine forme.

Dix jours de cure et elle rajeunit de dix ans.

Nous n'avons pas eu tres beau temps mais le climat est extremement stimulant.

Quand on revient a Paris, on a vraiment la sensation

d'étouffer. Finalement, cette cure, c'est surtout

un bol d'air. La pollution n'existe pas encore dans le Puy-de-Dôme.

C'est bien agréable. Et les bains de boue, c'est merveilleux.

De la boue chaude qui vous détend les nerfs d'une façon magnifique

et puis apres on vous passe au jet, un jet d'eau glacée...

Il a piégé votre appartement en plus! Une voiture bourrée de drogue,

des micros dans les statues. Il ne recule devant rien, Milan.

Le coup de la voiture, c'est sûrement lui, mais je ne peux pas le prouver.

J'ai découvert les micros tout a fait par hasard.

C'est du travail bien fait.

Ah ça! il se donne du mal! - Je n'aime pas les arrivistes!

lls ne vont jamais tres loin. - Faudrait lui rappeler...

que sa mission n'est pas de chercher...

par tous les moyens a vous piquer la direction de votre service.

Pourquoi les micros? - Milan m'a fait un sale coup

et il s'attend a un retour de bâton. Il est assez réjouissant de l'imaginer

tremblant de trouille devant sa table d'écoute...

Il devrait mettre son survetement, il va prendre froid.

Milan mérite une leçon.

Je ne veux pas d'un adjoint qui confond contre-espionnage et grenouillage.

Un pâté de canard comme je n'en avais jamais mangé.

Maman en a repris trois fois. Vraiment, elle n'a pas été raisonnable.

Je lui ai dit "Maman, vous allez vous rendre malade...".

Mais je ne vous ai pas fait venir, mon petit Perrache,

pour vous raconter mes vacances.

Un homme doit arriver demain matin a Orly a neuf heures et demie.

Cet homme devrait nous permettre d'élucider assez rapidement

cette sale histoire américaine. Je vous charge de l'accueillir.

Bien, monsieur.

J'aimerais que le service reste en dehors de cette affaire.

Bien sûr, monsieur. - Cet homme aura besoin de protection.

Pour sa sécurité, emmenez Poucet et Chaperon avec vous.

J'ai confiance en eux. - Oui, monsieur.

Neuf heures et demie a l'aéroport. Ne me le ratez pas, Perrache,

c'est important. Et le secret le plus absolu!

J'ai compris, monsieur. - Vous aimez la cuisine italienne?

Comment?

Demain matin a Orly, a neuf heures et demie...

Cet homme devrait nous permettre d'élucider assez rapidement

cette sale affaire américaine. - Nom de Dieu!

Le type qu'on doit accueillir... Qui est-ce?

Je ne sais pas. - Pardon?

Je ne sais pas. Allez a Orly demain a neuf heures et demie et choisissez.

Je ne comprends pas. - Oui, choisissez. Prenez n'importe qui.

Un homme dans la foule. Le plus anonyme possible.

Celui que vous allez accueillir n'a aucune importance.

C'est un prétexte.

Ce qui compte, c'est que Milan morde a l'hameçon. Je peux vous dire précisément

ce que vous allez chercher demain matin a l'aéroport, mon petit Perrache:

un piege a con!

Le type qu'on doit protéger, qui c'est?

Hein? Qui est-ce? - Vous n'avez pas a le savoir.

Surveillez le discretement. Il ne faut pas qu'il se doute de quelque chose.

Arrivée en provenance de Sydney.

Vol Air France no 704, porte 17.

Il vient d'Australie, votre type?

Arrival from Sidney, Air France flight 704, gate 17.

N'importe qui...

...un homme dans la foule...

...le plus anonyme possible...

Choisissez.

C'est un prétexte...

Choisissez.

Il vient d'Australie? - Non.

Il est neuf heures et demie.

Arrivée en provenance de Munich...

Il vient de Munich.

Arrival from Munich, Lufthansa flight 320, gate 12.

Il est musicien?

C'est lui? - Non.

Il a peut-etre raté l'avion.

Il va arriver.

C'est un negre?

C'est lui.

Le grand blond avec une chaussure noire...

Michel!

Excusez-moi, monsieur, une erreur.

François Perrin, 32 ans, célibataire...

Violoniste. Domicilié 24, rue de l'Alouette, 7 e. Arrivant de Munich.

Il n'est fiché nulle part? - Non, monsieur.

Ni aux Renseignements Généraux, ni a l'lntérieur, ni a la P.J.

Il a téléphoné de l'aéroport. - A qui?

a son dentiste. - Et l'étui a violon?

Je veux savoir qui c'est demain matin au plus tard et ce qu'il compte faire.

C'est court, 24 heures. - Nous sommes sur la corde raide.

Il faut le désamorcer tout de suite. - On le descend?

J'aimerais bien savoir ce qu'il a dans le ventre. Mettez-vous au travail.

Le grand jeu. Et discretement. Je ne tiens pas a griller mon équipe.

Poucet et Chaperon ne vous connaissent pas.

Bien, monsieur. - Botrel!

Pourquoi une chaussure noire?

Pourquoi un violoniste? - Vous m'aviez dit n'importe qui.

Oui, mais pourquoi un violoniste?

Parce qu'il avait une chaussure noire.

Allô! Allô... Allô...

Comment? Qui est a l'appareil? - C'est le Doktor Müller de Munich.

Vous etes un assassin, un boucher! Vous l'avez exécuté de façon abominable,

monstrueuse, ce pauvre Prokofiev!

Allez, Maurice, fais pas le con! Je suis trempé, je sors de mon bain.

Tu ne m'as pas reconnu, connard! On se voit toujours a quatre heures?

Écoute, Maurice, j'ai perdu un plombage a l'aéroport, j'ai tres mal a la dent.

Taratata, je serai la a 4 heures... - Je te jure, j'ai appelé le dentiste.

Le docteur Michaux ne peut me prendre que demain matin. J'ai le nerf a vif.

Allez, a tout a l'heure, a 4 heures... - Mais...

a plein temps, l'écoute. Ne me ratez pas le moment ou Toulouse le contactera.

Bien, monsieur. - Faudrait le faire sortir de chez lui.

Comment s'appelle ce dentiste? - Michaux.

C'est monsieur Perrin. - Restez ouvert. Pardon?

II dit qu'il souffre le martyre. - Restez ouvert. Bon, écoutez...

Je vais le prendre entre deux. Dites-lui de passer dans une heure.

Restez ouvert.

Dans une heure? Parfait.

Allô?

Allô? lci le cabinet du Dr Michaux. Le docteur peut vous prendre

dans une heure si ça vous arrange. - Ah bon! Eh bien, c'est tres bien!

C'est tres aimable. Merci, mademoiselle. J'ai un petit peu moins mal.

Mais enfin, je passerai dans une heure.

Il a changé de chaussures.

Il a changé de chaussures. Renault 15 rouge orangé,

immatriculée 2868 X 075.

Allô? II ne va pas chez le dentiste.

Il ne va pas chez le dentiste!

Allô, monsieur,

il ne va pas chez le dentiste! - Pourquoi?

Je ne sais pas monsieur. - Pourquoi il ne va pas chez le dentiste?

Pourquoi? - Il se dirige vers le bois.

Excusez-moi, monsieur, quoi? - Il se dirige vers le bois.

Il se dirige vers le bois...

Il va sur le lac.

Il est en train de louer une barque. - Qu'est-ce qu'il fout sur le lac?

C'est vrai, qu'est-ce qu'il fout la? - Il nous a repérés, pas de probleme.

On l'attend chez le dentiste. Qu'est-ce qu'il fout sur le lac?

II rame.

Ah oui, c'est ça, il rame. - Il rame? - Il rame!

N'accoste pas, tourne autour de l'île. - J'ai chaud.

Il est sur l'île, au restaurant.

Il jette du pain aux canards? Merde.

Allô, coco, tu me reçois? Allô coco, tu me reçois?

5, 4, 3, 2, 1, 0.

Je te reçois cinq sur cinq. Dépechez-vous, il a fini de déjeuner.

Ils l'ont fait sortir de chez lui et sont en train de piéger l'appartement.

Ils doivent avoir fini, maintenant. Milan a foncé comme un taureau.

Il a entraîné toutes ses troupes. - Notre petite farce nous aura au moins

permis de débusquer l'équipe secrete de Milan. C'est tres positif, non?

II y a trop de correspondants que je ne connais pas dans mon propre service.

Bien. Vous pouvez aller déjeuner. - Il y avait un noir a Orly...

Un grand noir avec un loden vert. J'ai préféré un grand blond

avec une chaussure noire a un grand noir avec un loden vert.

Dites-moi, mon petit vieux, pour faire de la littérature, attendez la retraite.

Bon appétit.

Vous ne finissez pas les poireaux, Louis?

Non merci, maman.

C'était hier la fete de Bernard Milan.

Vous y avez pensé, j'espere? - Oui, maman, j'y ai pensé.

Né a Epinal dans les Vosges, le 28 mars 1940...

fils unique, venu sur le tard... La mere, Marie Bugeaud,

45 ans, institutrice.

Le pere, Gérard Perrin, 55 ans, instituteur et violoniste amateur.

Un ménage pédagogique, vite a la retraite...

Enfance sans histoire, son pere guide ses premiers pas vers la musique.

Catholique, pratiquant. - Homosexuel?

Non. Entre au conservatoire de Strasbourg a 13 ans.

En sort a 15 ans pour faire un an de sanatorium.

Dépucelé par l'infirmiere-major. - Comment le savez-vous?

Une lettre.

Rassure-toi, poussin, je ne suis pas enceinte.

Guéri, entre au conservatoire de Paris. Premier prix...

Vingt-huit mois de service militaire, ne participe a aucune guerre coloniale.

Finit son temps dans la musique des équipages de la flotte.

Premier violon dans un orchestre a cordes depuis cinq ans.

Fait de fréquentes tournées a l'étranger, y compris les Etats-Unis.

Voila! II a travaillé aux États-Unis. J'en étais sûr.

Pourtant aucun de nos gens ne le connaît. - Mais évidemment.

C'est un super agent en solo. C'est tout? - On a piqué cette photo chez lui,

dans un tiroir, sous une pile de chemises. Il y a un message inscrit au verso.

Finis-moi de décoder ça le plus vite possible.

Les décrypteurs sont dessus depuis une heure. - Bien.

Apparemment une vie sans histoires. - La couverture est parfaite.

Alors, on le descend? - Non.

Je veux savoir ce qu'il a dans le ventre. Ce sont ses yeux qui le trahissent.

Mais qu'est-ce qu'il fait?

Non. Je t'ai déja dit cent fois qu'il faut bien placer ton violon.

Tiens, cale-le bien comme ça, maintenant il faut marcher bien long.

Tire, pousse, regarde-moi, tire, pousse...

Aïe! Aïe!

Qu'est-ce que c'est que ce gugusse?

Trop fort. - Oui, le micro-water est trop fort.

Bien, baisse-le. - Non! Je vais baisser tous les autres!

Qu'est-ce qu'il fait la, ce con? - C'est bizarre.

Oui, c'est bizarre.

Il tire la chasse d'eau? Comment ça, il tire la chasse d'eau?

Non, je comprends bien, il y a sûrement une raison.

C'est cassé!

Vous etes bien nerveux, mon petit Bernard! - Je ne vous avais pas entendu venir.

Eh bien, moi la différence c'est que je vous vois toujours venir!

J'ai encore un petit cadeau pour vous!

C'est un concerto pour violon et orchestre joué par un jeune homme tres doué.

Écoutez-le le soir pour vous détendre.

Le violoniste est réellement tres doué.

Qu'est-ce que c'est?

Qu'est-ce que c'est? - Paulette.

Bonjour, mon amour. - Bonjour, Paulette.

Paulette, Paulette, Paulette, écoute, il faut que je te parle, Paulette.

J'ai beaucoup réfléchi a Munich. Cette situation ne peut plus durer.

Il faut prendre une décision, Paulette.

Ce n'est plus possible, la clandestinité, le mensonge.

Tu enregistres, oui? - Moi j'ai revé de toi, cette nuit.

Paulette, je t'en prie. Je t'assure que je suis dans une fausse situation

vis-a-vis de Maurice. - Maurice est un pauvre type.

Il n'a que ce qu'il mérite. J'ai revé que tu m'arrachais mes vetements.

Tu avais de grandes mains brûlantes et tu m'arrachais mes vetements.

Paulette, s'il te plaît, laisse cette chemise.

La, tu l'as craquée maintenant, tu es contente! Mais tu me fais mal.

Serre-moi de toutes tes forces. - Mais arrete, tu vas me faire tomber.

Oh, François... - Paulette! Paulette! Paulette! Paulette!

Paulette! - François! François! François!

François! François! François! - Paulette! Paulette! Paulette!

François! - Paulette! Ah, Paulette!

François... - Paulette! Paulette!

François... - Paulette.

Fais le cheval. - Non.

Si, fais le cheval. - Non.

Merde, merde, merde, merde, merde.

Arrete ça, merde!

Alors, c'était bien Munich? - Je suis vraiment un pauvre type.

Non!

Si. Je devais aller chez le dentiste a midi et je me suis dégonflé.

Pourquoi? - La trouille.

Je suis allé déjeuner sur le lac.

On m'attend chez le dentiste et je vais sur le lac. Je suis un pauvre type.

Eh bien, tu iras demain! Tu as mal?

Je ne sais plus...

la trouille...

- A propos, tu sais qui vient a 4 heures?

Non. - Maurice.

Maurice? Pourquoi faire? - Nous allons faire du vélo au Bois.

C'est drôle. Je fais le cheval avec toi a 2 heures et je cours a 4 heures.

Il veut me remettre en forme. S'il savait...

C'est a qui les petites noreilles? - C'est a moi.

C'est a qui les petits noenoeils? - C'est a moi.

C'est a qui la petite boubouche? - C'est a moi.

C'est a qui les cigarettes? - C'est a moi.

Ils sont en écoute permanente de l'appartement.

Une camionnette de fleuriste qui tourne sans arret autour de l'immeuble.

Milan ne va s'apercevoir de rien parce qu'il le construit lui-meme, le piege.

Nous avons seulement placé du fromage dans la cave et Milan fabrique le piege autour.

Et ce petit fromage, qu'est-ce qu'il va devenir?

Je vous demande pardon? - Et si Milan se débarasse du grand blond?

II fera une grosse betise.

Ça ne vous gene pas trop d'envoyer ce gugusse a l'abattoir?

Et vous?

Le grand blond avec la chaussure noire, c'est vous qui l'avez choisi.

Ça vous gene maintenant? - Non, monsieur.

Allez, hop! Grouille-toi, feignant!

Allez, hop! Allez vite, au boulot! - Fais pas le con, Maurice...

Allez, hop! hop!

Tiens, t'as de l'oeuf, la. - Fais pas le con, Maurice.

J'ai acheté des cigares. Tu en veux un? - Tu es gentil, oui.

Tu le fumeras tout a l'heure en pensant a moi.

Allez, hop! Au boulot!

II part a vélo avec le type. Oui, oui, a bicyclette, quoi.

Je veux une photo!

En principe il va au bois mais maintenant il est foutu d'aller chez le dentiste.

Pom! Pop! Pop! - Fais pas le con, Maurice!

Maurice, fais pas le con.

Pop! Pop! Pop! - Fais pas le con, Maurice!

Je ne peux pas suivre un vélo dans Paris, moi.

Vas-y!

Attention, ils tournent. - Je vois bien.

Il est crevé? - Ou il a mal revissé...

sa valve. - Tu crois?

Ou il a des boyaux poreux.

Merde!

Alors les petits vélos, on est crevé?

Non, non, on joue. - C'est comme les fils a boyaux...

Moi je vous parle d'avant la guerre, moi. Avant la guerre, pardon messieurs,

les fils a boyaux, c'était autre chose. - Tiens, fume, papa, c'est du bon.

Ah ben... Merci bien les petits vélos. Merci...

Eh bien, on n'est pas arrivé! - Il est completement pourri son vélo.

Ils courent maintenant. Oui, ils ont posé leurs vélos et ils courent.

Il s'est arreté! Le grand blond, il s'est arreté et il parle a l'autre type.

Microcanon.

Allez, tu ne vas pas t'arreter comme ça tous les cinq cents metres, feignasse!

Allez, on vient a peine de commencer! - Maurice, il faut que je te parle.

Rien du tout! Ne t'arrete pas! Allez! - C'est au sujet de Paulette.

Repasse-moi l'enregistrement de la femme intégralement.

Paulette! Bonjour, Paulette. Il faut que je te parle, Paulette.

J'ai beaucoup réfléchi a Munich. Cette situation ne peut plus durer.

Une bonne douche la-dessus et tu te sentiras en pleine forme!

Qu'est-ce que t'as la? - Ecoute, Maurice...

Salut. Allez a ce soir, Mozart! - Mais quel con, quel con.

Maurice est un pauvre type. Il n'a que ce qu'il mérite.

J'ai revé que tu m'arrachais mes vetements.

Tu avais des grandes mains brûlantes et tu m'arrachais mes vetements.

Tu me fais mal. - Serre-moi de toutes tes forces.

Ho! Arretez!

Paulette! Paulette! Paulette! - Paulette! Paulette! Paulette!

Paulette!

Y a le type au vélo derriere nous. - Fais le cheval.

Non. - Si, fais le cheval.

Non...

Paulette couche avec un fleuriste. - Hein?

Paulette couche avec un fleuriste. Je les ai surpris a l'instant

dans une camionnette de livraison. Ils étaient vautrés sur des plantes vertes

et ils disaient des horreurs. - Entre et assieds-toi.

Qu'est-ce qui te prend? - Rien. J'ai de la creme a raser

dans ma pâte dentifrice. - Je m'arrete a côté d'une camionnette

et j'entends la voix de Paulette. Je suis tombé de vélo. C'est la

premiere fois que je tombe de vélo. - Paulette et un fleurist? C'est absurde.

Non. Arrete, c'est agaçant! - Je te dis que j'ai de la creme a raser

dans ma pâte denti! - J'ai d'abord cru que je revais

et puis elle a parlé de moi. Elle a dit: "Maurice est un pauvre type."

Puis elle s'est mise a dire des horreurs. François, ma femme est une hystérique!

Vas te rincer la bouche.

Le type avait un peu ta voix. - Quel type?

Le fleuriste.

Mais c'est aberrant. Paulette avec un fleuriste dans une camionnette...

C'est dingue! - Mais je te dis que je les ai entendus!

Elle lui a demandé de faire le cheval! - Mais... comment?

Elle lui a demandé de faire le cheval, il l'a fait et je suis tombé de vélo.

Qu'est-ce que tu fais?

Je l'appelle. - Mais puisque je te dis qu'elle est

dans une camionnette avec un cheval... - Allô! Paulette.

Bonjour, c'est François, je suis avec ton mari.

Non, ça va, je te le passe.

Allô! Qui est a l'appareil? C'est Paulette?

Bon, non, oui, oui...

oui, oh non, non, non, oui, bien, j'arrive tout de suite.

Oui, on a bien couru.

Elle est a la maison depuis une heure avec ma mere.

Eh bien, tu vois, tu as revé!

Mais... - C'est bizarre, François.

Ils ont trouvé le micro des fleurs. - Nom de Dieu!

On n'arrivera a rien, comme ça. - On tourne en rond, merde.

On tourne en rond, merde. On tourne en rond, merde...

Il nous balade depuis le début, il joue avec nos nerfs.

Il est tres fort! - Il faut l'emmener a la propriété

et le liquider... - Non. On va essayer autre chose et...

Allô, oui? Des instruments de musique?

Des instruments de musique. De l'ancien! Faites le tour des antiquaires et

louez-moi des flûtes a bec, des cythares, des violes d'amour, des violes de gambe,

je m'en fous. Envoyez-moi tout ça au 85 de la rue des Vignes.

Ils ont bien fait de s'amuser un peu.

Monsieur Perrin?

J'ai vu chez le disquaire une petite annonce pour des leçons de violon.

Je peux rentrer?

Ce n'est pas pour moi, les leçons, c'est pour mon fils.

J'ai un petit garçon de six ans et il adore la musique.

Six ans, c'est le bon âge, je crois.

Je préférerais des leçons a domicile.

Il est si petit.

Mon pere aussi collectionnait les instruments anciens.

Il est mort l'année derniere.

Il m'a tout laissé. - Ah bon?

Je n'y connais pas grand-chose mais je crois qu'il y a des pieces intéressantes.

Si ça vous amuse, je vous les montrerai quand vous viendrez a la maison.

Le petit est en vacances en ce moment. Il ne rentrera que la semaine prochaine.

Je ne tiens pas a garder cette collection.

Il y a trop de souvenirs.

Ah bon?

Vous pouvez tout de meme venir jeter un coup d'oeil. Mais il faudra vous dépecher.

Quand? - Voyons...

Demain soir ce n'est pas possible. Mercredi non plus...

Qu'est-ce que vous faites ce soir? - Ce soir?

J'ai invité quelques amis chez moi. Vous pourriez faire un saut et venir?

Voici mon adresse, 85 rue des Vignes.

A ce soir.

Mais non, ce soir, impossible. J'ai un concert a Gaveau a neuf heures!

Vous pouvez passer apres minuit, je me couche tres tard. Au revoir.

Elle sort de l'immeuble. Non, non, on ne la connaît pas.

Grande, belle, blonde, peau de panthere. Distinguée, quoi.

Stop.

Le voila. - Le voila, monsieur.

Venez.

Bonsoir. - Bonsoir.

Ça c'est bien passé, le concert?

Mes amis viennent de partir.

Oui, ce sont d'horribles couche-tôt.

C'est peut-etre moi qui arrive trop tard? - Pas du tout, je vous attendais.

Qu'est-ce qui vous ferait plaisir? Champagne, whisky, cognac?

Je veux bien un peu de champagne. Mais c'est magnifique ici!

Oui, il y a de belles pieces. - Un piano-girafe!

Le reste est dans la cave. - Dans la cave?

On ira jeter un coup d'oeil tout a l'heure si vous voulez. Asseyez-vous.

Pas la. Venez plutôt sur le canapé, vous serez mieux.

C'est merveilleux de pouvoir se détendre. J'suis ravie que les autres soient partis.

C'est si agréable, un peu d'intimité de temps en temps.

Oui, c'est vrai... C'est vrai...

Les autres sont partis. C'est vrai... - Vous avez l'air contracté.

Je vous intimide? - Non, non, pas du tout.

- A quoi?

a tout ça...

Mais ça n'a rien d'exceptionnel. - Si, si. Pour moi c'est exceptionnel.

La plus jolie femme qui soit jamais venue chez moi sonne a ma porte

et je me retrouve le soir meme dans son appartement a boire du champagne.

Il est assez frais?

Oui, oui, parfait, oui. - Vous n'avez pas faim?

Non, pas pour l'instant.

Ça vous ennuie si je retire mes bijoux? J'ai eu une journée crevante,

je voudrais me mettre a mon aise. - Mais je vous en prie.

a tout de suite. Si vous avez soif, servez-vous.

Qu'est-ce que c'est...

Qu'est-ce que c'est...

Il est tres fort!

Eh bien...

J'avais perdu ma cigarette...

C'est mieux comme ça...

Enlevez votre veste, vous serez mieux.

Pourquoi ne vous déshabillez-vous pas?

Comment?

Déshabille-toi.

Je boirais bien un petit peu de champagne.

Vous me tirez les cheveux. - Non, ils sont coincés.

Qu'est-ce qui se passe? - La fermeture éclair est bloquée.

La vous me faites mal. - Excusez-moi, je suis désolé,

c'est la premiere fois qu'elle se bloque.

Saloperie! Saloperie!

Saloperie!

Alors? - Il n'y a rien a faire... C'est idiot...

Je ne peux pas rester comme ça toute nuit! - Non. Il faudrait une paire de ciseaux

pour couper la meche qui est coincée. - Dans la salle de bains.

J'y vais. - Aïe!

Oh! pardon! - Il faut que je vienne avec vous.

Il vaut mieux, oui. Attendez, ne vous relevez pas, restez a genoux.

La. Maintenant avancez doucement vers la salle de bains, je vous suis.

Je m'excuse. Voila.

C'est un charmant petit appartement, ici. Apres vous. Allez.

Mais qu'est-ce que c'est que ce gugusse?

Ça y est!

Vous vous etes fait mal?

Je vais garder votre meche de cheveux.

Allez, va.

Je m'excuse... 'C'est idiot...

Vous n'avez pas faim du tout? - Je grignoterais bien maintenant.

Du poulet froid, du roastbeef, du jambon? - Un petit peu de poulet, tiens.

La vache!

On va jouer a la dînette sur le lit.

Je saigne du nez. Je crois que c'est arreté. J'ai reçu un coup de cornemuse.

De cornemuse? - De cornemuse.

Mais ça va mieux. Ça va mieux.

Mange. - Excusez-moi, je n'ai plus tres faim.

Je vais éteindre, tu vas te déshabiller et tu vas te mettre au lit.

Tu as eu assez d'ennuis pour ce soir.

C'est le plateau! Je crois que je l'ai renversé.

Combien de sucres? - Deux.

Il en met un temps pour se déshabiller.

Vous etes séparés, avec votre mari? - Oui.

Et le petit garçon est a la campagne? - Oui.

Chez ses grands-parents? - Oui.

Qu'est-ce que ça peut lui foutre a ce con? - Je ne veux pas de commentaires.

Ça y est, je suis couché.

Un peu de café?

Un peu de café? - Non, non, non.

J'ai les pieds glacés. - Ce n'est pas grave.

C'est une journée bizarre. - Pourquoi?

Ça a commencé le matin. Les copains m'ont cloué les chaussures devant la porte

de ma chambre, dans un hôtel de Munich. - Ah bon!

lls me font toujours des blagues. J'avais sorti mes chaussures pour

qu'on les cire et ils me les ont clouées.

J'ai été obligé de rentrer avec une chaussure marron et une chaussure noire.

Et puis il y avait de la creme dentifrice dans ma pâte a raser

et la pâte a raser dans ma creme dentifrice.

Et ça n'étonne personne.

Et puis apres, je suis allé courir au Bois avec un copain et il a eu des visions.

C'est un type tres normal d'habitude.

Sportif, carré, pas du tout le genre a délirer.

Et tout a coup il entend des voix.

Et puis au concert, ce soir, j'ai claqué une corde,

et puis maintenant je me retrouve au lit avec toi,

et puis tu m'embrasses,

et puis j'ai les pieds glacés.

Ça y est, ils baisent.

Ils font l'amour au 85 de la rue des Vignes.

Vous voyez qu'il a tout de meme des compensations, votre petit protégé.

Tu es bien? - Oui.

Moi aussi.

Je vais te dire une chose que je n'ai jamais dite a personne.

Oui?

J'ai un secret. - Ah bon?

Je ne suis pas seulement violoniste. J'ai une autre activité.

Je compose. - Comment?

Je suis aussi compositeur mais personne ne le sait.

J'ai écrit un opéra. Ça a pris trois ans. Et je continue a le travailler.

Je le sortirai quand il sera au point.

Quoi? - J'ai envie de te le dédier!

Mais qu'est-ce que tu fais? - Je vais te le jouer.

Quoi? - Le grand air seulement.

Tu ne vas pas jouer du violon maintenant! - Tu es la premiere personne a l'entendre.

Je te préviens, c'est tres moderne. - Mais enfin, François!

Qu'est-ce que c'est? - Qu'est-ce qu'il y a?

Baissez le son.

Assez!

Tu n'aimes pas? - Tres beau mais ce n'est pas le moment.

C'est tres beau mais comment veux-tu apprécier un opéra a 3 heures du matin?

Tu es fâché? - Pas du tout.

Eh bien, alors, viens.

Mais si, tu es fâché. - Absolument pas.

Allez viens.

Et allez donc, c'est reparti!

On arrivera a rien, cette nuit.

Emmenez-le a la propriété. - Oui, monsieur.

Oh la la! Vous m'avez fait perdre une nuit, espece de gourde!

II fallait lui mettre le marché en main! Toulouse le paye et je vais le payer plus!

Vous ne pouvez pas travailler avec votre tete de temps en temps?

Quand? II a passé son temps a coincer mes cheveux dans sa braguette, a s'envoyer

des coups de cornemuse, a jouer son opéra et accessoirement a me faire l'amour...

tres bien, d'ailleurs. - On tourne en rond, merde.

On tourne en rond. - Monsieur...

Quoi? - Je ne crois pas que c'est un pro.

Oui, ben je me fous de vos impressions! Habillez-vous et filez au magasin.

Oh! ma Christine!

lalali, lalala...

Oh! ma Christine.

Christine? - Non, c'est Paulette.

Ah! Bonjour, Paulette. - Qui est Christine?

Écoute, Paulette, il ne faut pas venir chez moi cet apres-midi.

J'ai rencontré une fille merveilleuse hier soir et je crois que je l'aime.

Tu te fous de moi, ou quoi? - Non, je ne plaisante pas.

Le probleme, c'est Poucet et Chaperon. Si on arrive a se débarasser les deux,

il n'y a plus de probleme! C'est simple. - C'est simple... a dire...

Je veux ce violoniste dans une heure ici. - Perrache vient d'arriver chez Toulouse.

Je ne vais pas mettre de manteau ce matin. - Il fait tres doux, monsieur.

Je resterai peu de temps au bureau. J'ai rendez-vous au Ministere a 11 heures.

Ah bon! - Le violoniste a terminé son travail.

Il va nous faire son rapport a 11 heures.

J'en connais qui vont avoir de mauvaises surprises, Perrache!

Trouvez-moi ce violoniste tout de suite et liquidez-le!

Vous avez une heure devant vous!

Allô? - François? François?

Je t'appelle parce que je suis triste.

Je n'arrete pas de pleurer, c'est idiot.

Il faut que tu aies pitié, François. Je t'aime.

Si, si, je t'aime.

Je suis perdue quand je ne suis pas dans tes bras.

Je ne te demanderai plus de faire le cheval, je te le jure, François.

Mais ne me laisse pas, mon chéri.

Vous etes sans doute arrivé a ce que vous cherchiez. Milan est devenu fou

et le violoniste est condamné! - Regardez devant vous en conduisant.

Dites a Poucet et Chaperon de cesser leur surveillance et de rentrer chez eux.

Ils ont bien travaillé. - Cesser leur surveillance! Mais...

Perdez cette habitude de discuter mes ordres et regardez devant vous!

Dites a Poucet et Chaperon de rentrer chez eux! Exécution!

Chaperon? C'est Perrache.

Le patron vous demande de resserrer votre surveillance. Oui.

Ils vont sûrement tenter quelque chose ce matin. Soyez tres vigilants.

Ils sont en train de passer par la cour!

Putain, on n'a plus l'âge! - Chut! Pas bouger!

Ou est ma cravate? Je crois qu'elle est dans le living-room.

Allô?

Allô, François. C'est Christine.

Il faut absolument que je te parle. Je suis au café au coin de la rue.

Oui. Viens tout de suite, c'est tres urgent.

Allô, Christine? Christine?

Mais réponds-moi Christine.

Allô, Christine...

Qu'est-ce que vous foutez la, vous?

Rentrez chez vous. Monsieur Milan ne veut plus vous voir rôder par ici.

C'est compris?

II est parti. - Euh oui...

Chut! Pas bouger!

Pas bouger!

Enfin, entre nous, on ne va pas se tirer dessus quand meme?

C'est vrai, on fait le meme métier, on ne va pas s'entretuer?

Une femme blonde, tres belle. Elle était la, il y a 3 minutes. Elle a téléphoné.

Oui, elle est repartie. - Comment, elle est repartie?

Ben, elle est repartie, quoi.

Maurice! Excuse-moi mais je ne peux pas te voir maintenant. J'ai rendez-vous.

Il y a trois cadavres chez toi.

Hein? - Il y a trois cadavres chez toi.

J'étais venu pour te tuer. Il y a trois cadavres chez toi.

Mais qu'est-ce qui t'arrive encore? - Viens voir!

Mais...

Mais Maurice, pourquoi voulais-tu me tuer? - Vous vous etes bien foutus de ma gueule,

tous les deux! J'ai surpris Paulette au téléphone, faux jeton!

Faux jeton! Salaud! Allez, entre.

Eh bien, alors?

Je ne comprends pas... - Allez viens t'asseoir, va.

Il y avait 3 cadavres dans cette piece. - Mais oui, mais oui!

Je ne suis pas fou, François. - Mais non, mais non!

J'ai entendu Paulette au téléphone! - Mais oui. Et tu l'as entendue faire

l'amour dans une fourgonnette, hier et aujourd'hui, tu as vu 3 cadavres chez moi.

Ce n'est pas bon signe? - Je ne suis pas médecin, moi, tu sais.

Va boire un verre d'eau. - Un verre d'eau?

Oui, ça va te faire du bien, un grand verre d'eau.

Je n'ai pas soif. - Mais tu en fais une tete!

Je vais te chercher un verre d'eau. - Mais je n'ai pas soif du tout.

Tiens.

Je ne suis pas bien, François.

Je ne suis pas bien du tout, tu sais.

Il y a trois victimes, monsieur:

deux hommes de Milan et Chaperon. - Je vous demande pardon?

II y a eu un petit reglement de compte mais je vous rassure tout de suite,

le grand blond est sain et sauf. - Je croyais vous avoir dit d'éloigner...

Poucet et Chaperon. - Ah bon? J'ai compris de travers!

Je leur ai demandé de resserrer leur surveillance au contraire.

Vous avez effectivement compris de travers.

Je suis désolé, monsieur.

Je ne voulais pas vous froisser,

j'avais seulement a coeur de protéger un innocent.

Vous avez de toute façon raté votre coup. C'est l'heure du face a face.

C'est a Milan d'entrer en scene, maintenant. D'un côté Milan avec

toute sa trouille et de l'autre, le grand blond avec la chaussure noire.

Ça devrait se terminer par un reglement de compte, comme dans les bons westerns.

J'ai envie de faire pipi. - Eh bien, vas-y!

Viens avec moi. - Mais dis! Ho! ho!

Je t'en prie, viens avec moi. - Fous- moi la paix.

Christine!

Christine!

On vous a dit de ne pas revenir ici.

Montez!

Christine! Christine!

Christine! - Monsieur, vos lunettes.

Lucien! - Bon Dieu!

François?

François!

Levez-vous.

Approchez.

Tournez-vous. - Comme ça?

Tres bien.

Je suis le colonel Milan, l'adjoint de votre chef de service.

Oh! pardon, monsieur!

Pardon.

Merci.

Perrache!

Perrache.

Le grand blond avec la chaussure noire,

qui est-ce?

C'est un piege a con, monsieur.

Qu'est-ce qui t'arrive? - Rien, rien. Tout va tres bien.

Maurice. Mais Maurice... - Monte. Tu vas voir, tout est en ordre,

tout baigne dans l'huile.

Tu vois, tout va bien.

Tu n'as pas l'air dans ton assiette. - J'ai la mutuelle des musiciens,

la sécurité sociale... Si je trouve une bonne clinique,

je suis remboursé a cent pour cent.

Bonjour, madame. Au revoir, madame.

Christine! Ou étais-tu? Je t'ai cherchée partout.

Je vais te raconter une histoire incroyable.

L'affaire. Mort mystérieuse du colonel Milan.

Toulouse affirme: "Milan était un homme remarquable."

Maurice!

Mon chéri. - Allez, au revoir, Paulette.

Maurice!

Mais reste la, ne bouge pas. Viens dire au revoir a François.

Au revoir François.

Les médecins ont commencé a diminuer les tranquillisants. Il va déja mieux.

Il fait plus du tout de cauchemars.

a demain. Je serai chez toi a deux heures. - a demain.

Tout va recommencer comme avant, mon chéri.

Tu ferais mieux de rentrer. Il va prendre froid.

Viens!

Bon voyage et sois sage a Munich. - Au revoir.

C'est bien pour Munich? - Non. Pour Rio, au Brésil.

Ah! c'est pour Rio! C'est pas le meme guichet.

Non, laissez. Je vais l'enregistrer moi-meme.

Hé! monsieur!

Christine? Tu es bien? - Je serais mieux dans tes bras.

Tu m'aimes? - Oui, je t'aime.

Quand il reviendra de Rio... - Oui, monsieur.

et il reviendra fatalement, vous prendrez contact avec lui.

Apres tout, il ne se débrouille pas si mal, ce garçon.

Soustitres: VICOMEDIA 05/2004

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