Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Czech
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
*-Allô ?
*Qui est à l'appareil ?
*Allô ? Allô ?
*Si c'est une blague, c'est pas drôle, hein.
Allô ?
Ça commence à bien faire.
Petit cri
Tonalité
Le combiné tinte.
Brouhaha
-Je ne vous dirai qu'une chose.
L'assassin téléphone d'une cabine téléphonique avant de tuer,
alors nous arrêtons tous les gens
qui appellent d'une cabine téléphonique.
Gardez ça pour vous.
-J'en savais plus que les autres.
Les autres en savaient moins que moi.
J'étais seul à déambuler dans cette ville traumatisée.
C'est pourquoi ce soir-là du 15 juillet ou du 15 février,
je ne sais plus, après avoir longuement claqué
mes talons sur les trottoirs poisseux,
je pris la décision qui devait faire basculer ma carrière.
Ah, j'ai oublié de me présenter.
Je m'appelle Elbichon, Marc Elbichon.
-Pour les aveugles s'il vous plaît.
Pour les aveugles.
-Hein ? -Pardon, le café de Franck.
-Le café de Franck Potin, c'est par ici ?
-Plus fort, je suis aveugle.
-Le café de Franck, c'est bien par ici ?
-C'est là. -Merci.
-Monsieur…
-Merci, mon brave. -Merci, Monsieur.
Dieu vous le rendra, Monsieur.
Dieu…
Pour les aveugles, s'il vous plaît.
Pour les aveugles s'il vous plaît.
Pour les aveugles s'il vous plaît.
Quelqu'un entre.
-Un scotch Édimbourg 48.
-Y a pas.
-Un whisky Dublin 1953 100% malt.
-Y a pas.
-Alors un Viandox.
-Y en a, mais il est froid.
Conversations entremêlées
-Cette fois, je suis sur un bon coup.
Je sais ce que tu penses de moi.
Que je suis un détective nul, c'est ça ?
Plus pour longtemps, crois-moi.
J'ai 9 chances sur 12 d'attraper le tueur du téléphone
avant les flics.
La gloire assurée.
Seulement, j'ai besoin de ton aide.
Et en plus, si tu m'aides,
j'ai quelque chose qui peut t'intéresser.
Des renseignements sur le myope.
-Où il est ?
-Tu vois cette photo ?
Le mec de dos, c'est lui.
Sur l'autre moitié de la photo est inscrit le nom du café
qu'il fréquente.
-Quel café ?
-Aide-moi d'abord dans mon affaire
et je t'aiderai dans la tienne.
Alors ?
-OK.
Faut bien que je fasse croire qu'il y a du monde.
Dis-moi.
À 200 le coup, tu trouves pas ça un peu maigre ?
-Salut, Francky.
-Hé, l'aveugle.
Dire qu'il y a des connards qui se font avoir.
-Où on va ?
-Amis de la nuit, chauves-souris,
c'était le hors-d'œuvre.
Vous avez encore faim ? Ça tombe bien.
Je vous ai mijoté un plat épicé.
Voici Garagan et son groupe sanguinaire.
Ça va swinger dans les chaumières !
Et c'est offert par Radio La méduse.
-Ça marche, sa radio ?
-Paraît qu'il a doublé ses auditeurs depuis 2 mois.
-Ça doit bien lui en faire 8.
-Ah, un coup de fil. Un coup de fil.
Ah, le standard va vraiment exploser.
Allô ?
(Voix aiguë) Bonjour, Jean-Loup.
J'aime ce que tu fais.
(Voix naturelle) Ça te plaît ?
*Choisis un chiffre entre 0 et 50.
*-Hum, 28.
*-28, bravo ! Cheyenne !
“Vous avez gagné un voyage aux Antilles.
Tu aimes les Antilles ?
(Voix aiguë) C'est un pays très beau !
Les gens sont gentils.
(Voix naturelle) Dis-moi ce que tu veux écouter.
(Voix aiguë) Euh…
Tu aurais par hasard le dernier Michael Yared ?
(Voix naturelle) Pas de problème !
Les techniciens le mettent sur notre platine.
Tu t'appelles comment ?
(Voix aiguë) Nicole.
Et je te trouve très beau.
(Voix naturelle) Wow, Cheyenne !
Nicole, surtout,
ne raccroche pas, on va prendre tes coordonnées,
et avant de nous quitter, je te fais un bisou.
Est-ce possible ? Est-ce possible ?
Alors, Franck, sacré machin, mon vieux.
Marcel, Marcel… Ah, ah !
-À quand la chaîne de télé ? -Bientôt.
J'ai des problèmes de programmation.
-On peut causer ? -J'ai qu'un seul micro.
-On peut te causer à toi ?
-Je regarde combien de temps dure le disque.
Je vais vous montrer le matos.
-Blacky.
-Regarde, tiens, tu vois ça ? C'est un presse-purée.
Avec ça, j'ai fait ma première antenne.
Génial, tiens. Regarde, regarde.
Tu devineras jamais ce que c'est. -Hein ?
-Moi non plus, c'était dans une poubelle.
-Habille-toi, on a besoin de toi. -Déconnez pas.
Je peux pas partir comme ça. Attendez, attendez. Attendez.
J'ai pas montré ma cafetière programmée.
Regarde. -Blacky.
-T'appuies sur le bouton. -C'est quoi, ça ?
-Un magnéto pour passer les bandes.
-Et ça ? -Ça, c'est des chants grégoriens.
C'est la galère, il y a 2 heures de bande, c'est nul.
Alors, euh…
Vous êtes durs avec moi, les mecs.
-Alors, ça t'intéresse ? -OK, je fonce.
Alors, les gars, c'est reparti comme avant ?
Bah, rappelez-vous…
le serment.
Avec ce serment, on est unis pour la vie.
C'est ma grand-mère qui me l'a dit.
-POUF, POUF, PATAPOUF !
ON SE TAPE DANS LES MAINS.
POUF, POUF, PATAPOUF !
ON SERA TOUJOURS COPAINS.
-On échange notre sang ?
-POUF, POUF, PATAPOUF !
ON SE TAPE SUR LES MAINS.
POUF, POUF, PATAPOUF !
ON SERA TOUJOURS COPAINS.
-On échange notre sang ?
Les portières claquent.
-T'as de la famille ? -Hein ?
-T'as de la famille ?
-Bah non. -T'as de la visite.
-Nom de Dieu, c'est lui !
-Les gars, je vais mettre des sous dans le parcmètre.
-Bouge pas. Bouge pas, je te dis.
-Je savais bien qu'elle était sur mes traces.
Je sais que t'es un fin limier.
Mais tu m'as sous-estimé.
Tu t'es jeté dans la gueule du loup, petite ordure.
Vos gueules ! -ON N'À RIEN DIT.
-T'as parlé ? -J'ai rien dit.
(-C'est bien chez toi ici ?) (-Oui, pourquoi ?)
(-Tu n'es plus Marcel Bichon ?)
(-Non. Marc Elbichon.)
(-Je préfère Marcel.)
(Excuse-moi.)
(Accent anglais) (Marc.)
-Pas là, chef, c'est mouillé. Je voulais vous faire la surprise.
Je me suis dit :
Comme j'ai du temps ce soir, et que ma copine est au cinéma
avec son cousin ou son frère…
-Vous êtes fâché ?
-Tu fous quoi là ?
-Je suis venu faire du ménage.
-Pas de ménage ici.
La poussière m'aide à travailler.
Tu m'enlèves ton attirail, vite fait.
-Hé, chef. Y a 2 types, là.
Ils ont pas l'air nets.
-Fais-les rentrer.
-Attention, c'est mouillé.
-Tu vis en ménage ?
-Je vous présente Momo.
Mon adjoint. Un petit jeune en formation.
Bien, asseyez-vous.
-C'est quoi, ces photos ?
-Celles des suspects.
-Eh bien, on est pas sortis de l'auberge.
-J'ai réussi à voir les renseignements
que possède la police.
Renseignements très minces, mais très utiles.
L'assassin téléphone à ses victimes, des femmes.
Ça, vous le savez.
Mais ce que vous ne savez pas,
c'est qu'il leur téléphone entre 23h00 et 23h15.
Du soir.
La police
a gardé secrètes ces informations
pour que l'assassin garde sa tactique.
Normal.
Je ne vous aurais pas fait venir si je n'avais eu que ces éléments.
De mon côté, j'ai réfléchi.
Je suis parvenu à une déduction implacable.
Momo, le dossier.
-Premier tiroir.
-Oh pardon.
-Faut pas lui en vouloir, il a déjà fait des progrès.
-Il manque une feuille.
-Laisse tomber.
Ça vous dit rien ? -On dirait un escargot.
-C'est le plan de la ville en secteurs.
Le premier crime a eu lieu dans le premier secteur.
Le deuxième, dans le deuxième secteur.
Le troisième dans le troisième secteur.
Le quatrième…
-Dans le quatrième !
-Dans le sixième secteur.
-Et pourquoi ?
Parce que l'assassin suit sa logique
implacable.
La courbe de l'holonumérique de Bernstein.
Mathématicien très connu.
Je vais vous épargner des calculs longs, rébarbatifs.
En effet, tout est écrit là.
Momo.
-J'ai fait le ménage.
-Bien. Je reprends à zéro.
Tout a commencé le 19 février.
Mois qui comporte 29 jours.
Prenons le nombre de jours qui sépare
le premier crime du deuxième, c'est-à-dire 13.
Que nous soustrayons du chiffre 29,
nous tombons sur le chiffre 16, que nous soustrayons alors
du chiffre 19 ici.
16-19=3.
Troisième crime, troisième secteur. Tout se tient.
Par la suite, les choses se compliquent un peu.
Cosinus Y
qui est égal à 20 degrés.
20 degrés que nous rajoutons à 40, donc 60.
Moins 50 !
Ici, qui correspond à l'âge de la dernière victime.
Ce qui nous donne 10...
Le prochain crime aura lieu dans le dixième.
Logique, non ?
-Oui.
Mais il y avait plus simple.
Je prends 17 moins…
7, ce qui nous donne 10.
Le compte est bon.
-Dis donc.
T'es sûr qu'il opère demain ? -Bien sûr, regarde.
-Non, ça va, je te crois.
-De toute façon,
c'est écrit dans les journaux.
-Si t'as tout compris, on sert à quoi ?
-Tout seul, je ne pouvais pas le capturer.
-Et moi, patron ?
-Je disais : tout seul, je ne pouvais pas le capturer.
En effet,
il y a 43 cabines dans le dixième secteur.
Regardez.
J'ai coché leur emplacement.
Eh bien l'assassin téléphonera de cette cabine.
-Pourquoi celle-là ?
-On aura cassé toutes les autres avant.
-Allô, maman.
Je t'appelle
dès que je sais
si c'est un garçon ou une fille.
Ça fait drôle d'être papa.
-Il marche encore pas.
-Attendez, attendez.
Vous pouvez y aller.
l'explosif détonne.
Il tousse.
Un homme tousse.
Il tousse.
-J'ai dû manger trop de fayots.
-Ici, on peut pas nous voir.
-Attention !
Sirènes de police
Mon chewing-gum.
Position de Blacky, ici, position un, Marc.
J'écoute. *-Oui, j'écoute.
-De ton côté, rien à signaler ?
-Non, non, rien à signaler.
-OK.
*Allô, position 3, Momo. Ici position un, Marc.
*J'écoute. Momo !
*Arrête de jouer avec tes cigarettes.
-Allô, patron, j'écoute. *-Donne-moi l'heure exacte.
-Oui, ne quittez pas.
Il chante à tue-tête.
On donne des coups.
-Vous avez pas honte de chanter à 10h52 ?
-Il est 10h52.
- Y a quelqu'un.
-Allô, c'est lui.
-Non, pas maintenant.
Le chat grogne.
Y a des vandales, je te jure.
(-Hé, il y a un type qui s'approche du camion.)
-Allô ?
Allô ?
Allô ? Ici la police.
Haut les mains. Votre adresse. On arrive tout de suite.
-Pas con, j'ai donné une fausse adresse.
Il gémit.
-Qu'est-ce que t'as ? -Un point au cœur.
-Le cœur, c'est de l'autre côté.
Il est passé par là.
Un cheval hennit.
Psst ! Y a une araignée.
C'est bien indiqué ici.
-Rends-toi, t'es cerné !
Rends-toi !
-Torture.
-Tu te fous de nous, c'est ça ?
Plus pour longtemps. Franck.
Fais-lui voir de quoi on est capables.
-Tu vois ce que je peux te faire ?
-T'as vu ce qu'il peut te faire ?
-OK. Je vous dis tout.
-Bon.
Qu'est-ce que tu faisais dans la cabine ?
-Je voulais téléphoner.
-Alors comme ça, tu téléphones d'une cabine téléphonique.
Curieux, non ?
-Plutôt normal, non ? -Nous posons les questions.
Tu téléphonais à qui ? -Je ne sais plus.
-Tu téléphonais à qui ?
-Je sais plus, je vous dis.
À ma grand-mère.
-À ta grand-mère ? Tu crois ?
-Mais chef…
Demandez-lui si sa grand-mère fait du vélo.
Ils rient.
-Ta grand-mère fait du vélo ?
-À l'époque, oui.
-Pourquoi "l'époque”" ?
-Elle a fait une chute.
-Parce que tu l'as poussée.
-Pour la tuer. -Ça se recoupe.
Y a beaucoup de gens qui te gênent.
-Vous avez des propos bizarres.
-Et téléphoner à ta grand-mère à 11h du soir,
c'est pas bizarre ?
-En fait, je pouvais pas téléphoner à ma grand-mère.
Elle a pas le téléphone.
-Mais tu sais à qui tu parles ?
-Oui. À Marc Elbichon. Alias Marcel Bichon.
Détective privé dans le dixième secteur.
Je vous ai reconnu tout de suite.
Vous étiez sur le trafic des couches-culottes usagées.
Belle prise, félicitations.
Je me présente.
Hugo Campani.
Reporter-photographe.
-Vous étiez sur le trafic
des couches-culottes.
Une sale affaire.
J'étais dans la merde jusqu'au coup.
-Ouais…
Tout ça nous dit pas ce que tu faisais dans cette cabine !
-Justement, les gars.
J'ai l'impression qu'on traque le même gibier.
-Accouche.
-Je veux parler de cette affaire qui traumatise tout le monde.
Celle du tueur au téléphone.
Je me trompe pas ? -Continue, tu m'intéresses.
-Je suis parvenu à découvrir de quel secteur exactement
l'assassin téléphonerait ce soir.
-Et comment t'as fait ?
-Si je vous dis qu'il s'agit d'une loi numérique,
ça vous dira rien.
-Tu parles de Bernstein ? -Ah oui, c'est ça.
-Vas-y, continue.
-J'ai analysé l'emplacement des cabines dans le dixième.
Il y en avait une qui était l'idéal pour traquer notre homme.
-Près des hangars désaffectés. -C'est ce que je me suis dit.
-Vas-y, continue, t'arrête pas.
-Et puis, j'ai pensé à une chose.
Je me suis dit que pour être sûr
que l'assassin téléphonerait de cette cabine,
il me fallait mettre hors d'usage toutes les autres du secteur.
-Et là, tu t'es pas trop fatigué.
-Si vous croyez que de se lever à 5h du matin,
c'est de tout repos…
-Attends, explique-toi, là.
-Je sais, les gars, vous allez me traiter de vandale.
Hier matin, je me suis levé de bonne heure.
J'ai déposé dans toutes les machines,
une petite pièce de platonium B+.
Ça les détraque instantanément.
Me regardez pas comme ça, les gars.
Non, je sais, c'est dégueulasse.
Mais le platonium B+ est autodégradable.
Donc d'ici demain au plus tard,
toutes les cabines seront en état de marche.
Expliquez-leur, vous êtes scientifique.
-Il a raison.
-Tout ça, c'est bien beau,
mais tu nous as pas dit pourquoi tu téléphonais.
-Je m'étais assuré que les 42 premières cabines
ne fonctionneraient pas.
Mais j'ignorais si la dernière marchait.
Il y a une chose que vous oubliez.
Vous me suspectez d'être l'assassin.
OK, d'accord, très bien.
Seulement, supposez une seconde que je ne le sois pas.
Après notre départ, il a pu téléphoner.
La cabine était libre.
Qui vous dit qu'en ce moment, quelque part dans la ville,
une femme n'est pas sur le point de rejoindre les autres victimes ?
Si ça se trouve, il est déjà chez elle.
Il la terrorise, saisit le combiné,
le fait tournoyer comme à son habitude
et l'assomme nette.
La suite, vous la connaissez.
Il écrase le cadran sur le visage de la pauvre victime.
Et il sort.
D'ici à ce qu'il fasse un bras d'honneur
à la ville entière après son ignoble forfait.
-Le fait que tu connaisses
si bien l'assassin est une preuve que tu es l'assassin.
Je ne suis pas détective pour rien.
Je m'appelle Elbichon. Marc Elbichon !
Et j'ai du flair. Une femme crie.
-Au secours ! Au secours !
Appelez la police !
Sirènes de police
-Allons-y !
-J'ai entendu des cris.
J'ai allumé, puis je suis montée.
Je l'ai trouvée, morte, le cadran sur la figure.
C'était horrible, Monsieur. -Calmez-vous, allez.
-Oh, vous allez voir, de quoi vous faire frémir !
-Bon, ça va, ça va !
-Passe.
Brouhaha
-Il se passe quoi ? -Je sais pas.
-Faire ça en face de chez moi.
Décidément, il me nargue.
-Non, Monsieur.
-Je voudrais… -Non, non, non.
Allez, circulez.
-Ah, je vais rater le cinéclub.
-Pousse-toi, le morpion.
-Maman, il m'a foutu un coup de poing.
-Oh, chéri.
Prends le petit sur tes épaules, il voit rien.
-Oui, elle est morte
d'un coup de cadran du téléphone sur la face.
C'est le coup du tueur.
-Mais il faut pas aller trop vite, parce que…
l'hypothèse du suicide n'est pas à écarter.
-Une photo, Monsieur le Commissaire.
-Pensez-vous qu'il s'agit d'une secte ?
-Il était minuit.
Même que ma pendule a sonné les 4 coups.
-Je savais qu'il allait tuer aujourd'hui.
Si seulement on avait prédit le secteur.
-Évidemment, si vous connaissez pas Bernstein.
-C'est qui celui-là ? Embarquez-le, embarquez-moi ça.
Vite !
Sirènes de police
Un homme gémit. -Venez !
Par ici, c'est encore mieux !
-Je me présente,
Hugo Campani, reporter-photographe.
(Voix noyée) Je me présente,
Hugo Campani, reporter-photographe.
-Wouh! Just Box.
Eh bien, Jean-Loup, toujours avec vous.
Mais qu'est-ce que tu fais ?
Ah non. Pas 2 fois.
Putain, les mecs, vous me faites baisser mon indice d'écoute.
Je vais avoir l'air de quoi, moi ? En plus, j'ai froid.
-On n'a pas idée de sortir en pyjama.
-Franck fut difficile à convaincre, il m'en voulait.
Je dû lui donner l'avant-dernier morceau
de la photo du myope pour qu'il nous suive.
-Docteur Clipps vous recevra dans un instant.
Le chien miaule.
-Au revoir, Monsieur. Au revoir, minou.
-Au revoir, Mademoiselle.
-Vous êtes sûrs qu'on s'est pas trompés d'adresse ?
-En fait, il est où, Momo ?
-C'est vrai. Où il est, Momo ?
-Où il est, Momo ? -Ne lui en demandons pas trop.
Il est certainement bien où il est.
-Ça suffit ! Assez !
Ça suffit, j'ai dit !
Stop !
Bon, j'écoute.
On me la fait pas à moi.
Je connais la musique.
Alors, pour la dernière fois…
Pour la dernière fois, qui est ce Monsieur Bernstein ?
-Je me suis trouvé là par hasard. J'y suis pour rien là-dedans.
-Alors on va te confondre devant les témoins.
-Ha !
Me confondre ? Ce serait la seule fois.
-Non!
Pas de zèle.
-T'as entendu ?
-Joue pas au plus fin. -Joue pas au plus gros.
-C'est fini, oui ?
Bon, faites entrer le premier témoin.
-Veuillez entrer, je vous prie.
-Entrez, Messieurs.
Asseyez-vous, Messieurs.
Blacky se racle la gorge.
Vous en voulez ?
Le ver de terre, ça fait digérer.
-Nous savons
que vous vous intéressez aux animaux,
mais ce qui nous intéresse, nous autres, journalistes,
c'est l'ouvrage que vous avez écrit
et pour lequel vous avez reçu le prix Crimina.
Et tout d'abord, félicitations.
-Vous l'avez lu ?
-Euh, non.
-C'est pas grave.
Vous savez.…
Psychanalyser les animaux, c'est mon métier, mais…
analyser les comportements criminels,
j'appellerais ça, si vous me le permettez…
Mon dada.
Clipps éclate de rire.
-Amin Dada.
-Ça va.
-Vous allez me demander s'il y a un rapport entre les criminels
et les animaux.
Vous allez sûrement me demander quel rapport il y a
entre les criminels et les animaux.
Si vous m'aviez demandé quel rapport il y a
entre les criminels et les animaux,
je vous aurais répondu ceci :
les animaux sont criminels et les criminels sont des animaux.
Les animaux n'ont aucune contrainte morale,
ils peuvent tuer impunément, tandis que l'homme,
et je puis affirmer sans tomber dans l'erreur
d'un anthropomorphisme idiot, ne peut commettre l'acte de tuer
sans frein au niveau de l'inconscient.
Il y a 2 solutions.
La guerre, admise consciemment,
et le crime, considéré socialement.
Toi pas comprendre.
Animal tuer. Pas punition.
Homme tuer, prison, pas beau.
Couper tête.
-Ah oui. -Ah, oui, oui.
-Prenez des notes.
-Y a différents cas de figure,
différents processus criminels, par exemple…
Le téléphone émet un signal.
Allô ? Excusez-moi.
Allô ? *Bêlement
Qui ?
Oui.
Oui.
Oui, bien écoutez, mon vieux, c'est pas grave.
Demain, 10h ?
Très bien, d'accord.
Ce rhinocéros a un sacré problème d'identité.
Enfin.
Je disais qu'il y a différents processus…
-Désolé, mais…
Pour prendre l'exemple du tueur du téléphone…
Clipps soupire.
-Nul n'est prophète en son pays, Messieurs.
La police refuse encore de me prendre en considération.
Ignares.
Sans me vanter, les polices des autres pays
ont souvent fait appel à moi.
Tenez, par exemple, l'étripeur de Boston.
Voici la photo de l'assassin.
Le portrait-robot que j'en ai fait un mois avant son arrestation.
-Oui, il y a la moustache.
-Je l'ai rajoutée après.
-Autrement dit, on ne tue pas au hasard
et on retrouve chez l'animal le même processus que chez l'homme.
À l'époque de l'étripeur de Boston,
j'avais un taureau qui étripait mes vaches.
Il en avait éventré 2 de manière horrible.
Avec ses cornes. "De ses cornes !"
Me direz-vous.
L'étripeur de Boston était cocu.
Et ne l'a jamais supporté.
L'étouffeur d'Édimbourg…
Celui qui éliminait tous les PDG de la ville.
En les étranglant jusqu'à l'étouffement.
Le python, qu'on l'appelait.
Le maudit python.
Dans la vie, il rampait devant son patron.
Et je ne vous parle pas du tueur à la carotte
qui avait comme chacun le sait, un bec-de-lièvre.
-Mais pour en revenir à l'assassin du téléphone,
Docteur.
-Nous nous trouvons là devant un cas plus complexe.
Quel rapport
y a-t-il entre le téléphone et le monde animal ?
Et je me suis dit ceci…
Le singe piaille.
Je suis occupé.
Attendez.
Donc quel rapport y a-t-il
entre le téléphone et le monde animal ?
Le serpent à sonnette ? Trop facile.
Une idée m'est venue.
Lentement.
Escargot.
Pas si bête.
La coquille représente le cadran.
Clipps dessine.
Le corps, le combiné.
Bien.
Très bien, mais… l'escargot laisse des traces.
L'assassin, non.
Il me restait le petit tapir tigré,
plus communément appelé le PTT.
Je faisais fausse route.
J'en étais là, quand avant-hier, je reçois un coup de fil
d'un collègue finlandais.
Et là…
Il m'a mis sur une piste beaucoup plus intéressante.
Le castor de Poméranie.
Un singe pousse un cri.
-Bon, alors, faites entrer le dernier témoin.
-Entrez, s'il vous plaît, Monsieur.
Asseyez-vous.
-Chef, chef ! -Quoi ?
-Pour l'héroïne, on tient
un gros bonnet. -Où ça ?
-Le voilà.
Les policiers rient.
-Dehors !
-Allez, ça va, ça va, ça va.
-Cher Monsieur…
Devant vous, il y a 5 hommes.
Et parmi eux, il y a un suspect.
Lequel ?
-Je ne vois vraiment pas…
-Vraiment ?
-Vraiment, je ne vois pas.
-Bon, alors, vous pouvez partir.
-Sauf.…
Peut-être…
Celui du milieu avec les menottes.
Quoique, le jour du crime, il n'en portait pas.
-Bon, allez.
Bon, détachez-le.
Détachez-le !
Toi, je ne veux plus te voir. Fous le camp.
Fous le camp !
Enfin, de toute façon,
j'arriverai bien à savoir qui est ce monsieur Bernstein.
-Les dépositions de la concierge, chef.
-Minouche !
Merde, elle est pas là.
Minouche !
Tu dors ?
-Le castor de Poméranie extermine progressivement
ses femelles.
Ce qui expliquerait que la race soit en voie de disparition.
S'il y a un indice à trouver, c'est là-dedans.
-Si tu cherches une aiguille dans une botte de foin,
trouve d'abord la botte de foin.
C'est un dicton japonais.
Ou polynésien.
-Polynésien.
Il imite une langue étrangère.
Ça veut dire : si tu cherches une dent de fourmis
dans un sac de sable, trouve d'abord le sac de sable.
Il siffle.
-Y a longtemps que t'es journaliste ?
-Depuis l'âge de 6 ans.
Mon père m'avait acheté un appareil photo.
Je me souviens bien.
C'était le jour de Noël.
J'avais pas tout de suite réalisé
le pouvoir que j'avais entre les mains.
Sans attendre, je commençais à faire mes premières armes.
La première phase était excitante.
J'immortalisais tout autour de moi. Elle hurle.
La deuxième phase fut beaucoup plus cruelle.
Le développement.
-C'est Noël.
Mais pense aux enfants.
-Le père Noël n'existait pas.
C'était mon premier scoop.
Depuis, je n'ai eu qu'un seul principe :
chercher la vérité.
Un Viandox.
-À boire.
-Salut, les gars. Ça va ?
-On avait dit 8h00, pas 8h30.
-C'est qui, celle-là ?
-Euh, Zaza.
Cinquième victime. Une pute.
Si elle t'intéresse, c'est trop tard.
Il rit.
-Hé.
N'empêche que je le connais cet endroit.
-Ouais ? -Ouais.
J'ai gagné un concours de disc-jockey dans cette boîte.
-Quand t'étais petit, tu buvais du lait au choco
ou à la vanille ?
-OK, OK. Je la ferme.
-Attends. Non, Blacky, attends.
Qu'est-ce que t'as dit ? Tu connais cet endroit ?
-Ouais.
-C'est une boîte de nuit, ça, tu sais où elle se trouve ?
Tu sais où elle se trouve, cette boîte de nuit ?
-Ouais.
-Bien voilà, très bien. On fonce.
-Mais hé, qu'est-ce qui se passe ?
-Souviens-toi.
Les castors travaillent la nuit.
-Souviens-toi.
Les… les…
-Les quoi ?
-Putain, c'est pas possible. Y a que moi qui travaille ici.
C'est pas tout, mais moi, j'ai une petite faim.
-Comme d'habitude.
-Oh, merde !
Les enfants rient.
-Qui a fait le coup ?
-Maître, c'est Franck.
C'est bien fait.
Conversations entremêlées
-Vous voulez un sparadrap ?
l'homme s'éloigne.
-Ça te rappelle rien ?
Ça te rappelle vraiment rien ?
-Euh, un camembert, peut-être ?
Il a l'air bien fait.
-Toi aussi, t'es fait.
(-Non, non. Vous n'avez rien vu.)
(Surtout, parlez pas.)
(Ma femme, là-haut.)
(Chut, il faut pas parler. Ma femme.)
-Je la plains.
Souviens-toi.
Souviens-toi.
Attends, je le couvre, il sent vraiment fort.
Souviens-toi. Ecole Pépin le Bref.
CE2. Monsieur Pichon.
Troisième rang à gauche.
Tu me reconnais pas ?
C'est normal.
T'as pas tes lunettes.
C'est gênant pour un myope.
Mets tes lunettes.
Poche de droite. Mets tes lunettes,
le myope !
-C'est pas mes lunettes. Je les répare, je suis opticien.
Et si je bois, c'est pour tenir le coup.
Mais pas beaucoup. Le minimum strict.
Mais pas ma femme. Elle comprendrait pas.
Ne lui dites rien.
-Oh, merde. Oh, merde.
Oh merde !
-Toutes les lunettes des victimes.
J'appelle les flics ? -C'est pas lui.
-T'es sûr ?
-Ah oui.
Franck pleure.
-T'as de la chance que c'est pas toi.
(-Chut, vous allez réveiller ma petite caille.)
(Voix d'homme) -Lucien, tu viens te coucher ?
-Tout de suite, ma petite caille, tout de suite.
-Bon, moi, je vais aux toilettes.
-Ouais, mais fais gaffe.
S'il vous plaît. Un Viandox.
Un Viandox.
-Comme ça, y a jamais de filles qui viennent ici ?
Je dis ça, mais c'est pas un mal.
Un mâle. Un mâle.
Un mâle…
-Vas-y.
-Tu te fais chier, ils vendent des cigarettes ici.
-C'est un marrant, dis donc. -Quais, ça, c'est un marrant.
-Normal, je suis un negro spiritual.
Super.
-Et ça, c'est quoi ?
-Ça, c'est du polyester, ça, c'est de la soie,
ça, du feutre, et ça, du tergal, OK ?
-Et ça, c'est quoi ?
-Du pas touche, sinon tu prends mon poing sur la gueule.
Tiens.
Et ça, tu connais ?
-Je suis tombé sur un flic.
-Je t'ai posé une question. Tu connais ?
-Jamais vue. -Elle est déjà venue ici ?
-Ici ? Tu plaisantes.
-Alors, bourreau de cœurs, on est sur une piste ?
Alors ? -Rien et toi ?
-Non, rien. Et Blacky ?
Non, non.
-ON EST ENSEMBLE.
-Ça va. -Pardon.
-ON EST ENSEMBLE.
-Donnez-nous la photo et suivez-nous.
La marraine veut vous voir.
-Qui ça ?
-Les voilà, marraine.
-Asseyez-vous.
J'ai tout dit à la police.
Alors qui que vous soyez, je vous prierais de ne plus
faire revivre le passé de ma sœur.
-Ecoutez, euh… marraine.
-Je ne veux pas savoir.
Elle représentait le désespoir
de papa et maman.
Et puis ils m'ont toujours préféré à elle.
Ils voulaient pas avoir de fille, enfin,
2 enfants.
C'est pour ça qu'elle a mal tourné.
C'est tout.
Alors…
Pas de scandale.
Je me doute que vous devez avoir le négatif de cette photo,
mais…
J'ai le bras long.
Je vous préviens.
Si vous voulez remuer la merde,
y a d'autres crimes,
vous croyez pas ?
Alors, partez.
Partez. Laissez Berthe où elle est.
Et paix à ses cendres.
-Pardon, marraine,
vous avez dit
Berthe.
Mais c'est Zaza.
-Zaza, c'était son pseudonyme.
Vu ce qu'elle faisait, elle en avait bien besoin.
Maintenant, partez.
Partez.
-Bon, mes poupées, faut que j'y aille.
J'aime pas les mecs collants. Tu la mets en veilleuse, OK ?
Vous devinerez jamais la meilleure, les gars.
Je suis tombé sur 2 pédés.
-Ça va pas déranger ta gonzesse ?
-T'en fais pas.
Un chien hurle.
-T'es sûr que ça la dérangera pas ?
-Minouche !
Momo sanglote.
On avait des tas de projets ensemble.
Tu peux pas imaginer.
T'as pas un mouchoir ? Le mien est trempé.
Tu vois ce que je veux dire ? Tu vois ce que je veux dire ?
-Oui, oui. -Non, tu vois pas !
-Momo ne fume pas.
On sait que Minouche ne fume que des Gitanes maïs.
Alors qui a fumé cette blonde ?
-Moi.
-D'accord.
-Il faut être philosophe dans la vie.
Comme disait mon arrière-grand-mère :
"Chaque larme que tu verses est une goutte de moins
"dans l'océan de tes jours.”
-C'est joli. -Ouais.
(Accent créole) "La mort n'est rien,
c'est le remords qui tue.”
Ça, c'est un dicton guadeloupéen.
-Ah non, mélanésien. C'est…
Il imite une langue étrangère.
Ça veut dire… -Arrêtez vos conneries.
Bon, Momo. Regarde-moi.
Momo.
Est-ce que tu l'as vue avant de rencontrer Franck ?
Tu l'as vue ? Vous vous êtes fâchés ?
-Vous avez fait l'amour ?
-Oui.
On a fait l'amour.
Comme à son habitude.
C'a duré des heures.
C'était bon.
D'abord…
Elle me retire une chaussette.
Celle de gauche.
Et puis après, elle fermait les volets.
Et puis après…
-T'as une photo d'elle, là ?
-Non, pas celle-là. C'est la seule que j'aie.
-Momo, donne-la-moi.
Momo sanglote.
-Elle est mignonne.
-Elle est bien, elle est bien.
-J'en trouverai pas 2 comme ça.
-Ça, c'est sûr.
-Hugo…
Tu pourrais me la faire agrandir ?
-L'agrandir, non, c'est pas possible,
je suis désolé.
Ils étouffent leur rire.
-Eh bien, vous allez pas vous y mettre aussi.
Je sais, c'est horrible.
Cet assassin est un monstre.
-Y a pas que lui.
Ils rient.
-Allô, qui est à l'appareil ?
Allô.
*-Ecoute-moi bien, le rigolo. Tu tiens à revoir ta dulcinée ?
*Tu vas faire exactement ce que je vais te dire.
-Allô, qui est à l'appareil ?
*-Eh bien, mon pote, tu lis pas les journaux.
*Regarde le cadran à côté de toi, c'est pas une signature, ça ?
*Je veux tout.
*Tout le dossier, les photos, les théories, tout, je te dis.
*Tu oublies rien. Tout, tout.
-Qu'est-ce qui nous prouve qu'elle est encore vivante ?
*-Dans une heure,
“au cimetière de la banlieue nord,
*tu déposeras le tout sur la tombe du déserteur inconnu.
*Allée centrale.
-Ah, c'est là qu'on l'a enterré, je me souviens.
Ah, mais elle est dans le coin, j'en suis sûr.
-Moi, les cimetières, j'aime pas.
-J'ai ce qu'il te faut.
-Qu'est-ce que c'est ? -Ça, c'est un grigri.
Pour te protéger des mauvais esprits.
Des esprits malfaisants.
-Pour moi ? -Oui.
-Tu rigoles. Donne.
-Bon, je vais jeter un œil par là.
Gémissements sexuels
On siffle.
-Allô, Momo ?
Allô, Momo ? Tu m'entends ?
*À toi de jouer.
Un chat miaule.
-Je crois que dans la douleur, vous vous êtes trompé de défunt.
À droite, tu me le fous sur la deuxième à droite.
Au revoir, Monsieur.
-C'est l'heure.
Il siffle.
Lolo, Momo.
-C'était donc vous.
Je comprends pourquoi la police piétinait.
Franck, prends son arme !
Sirène
-On les coffre, patron ? -Non.
Non, non, je sais tout ce que je voulais savoir.
Y a que moi qui sois sur cette affaire.
Y a que moi.
Personne d'autre, vous m'entendez ? Personne d'autre.
-C'est vous qui avez tout combiné.
-Bah oui, à chacun ses ficelles.
Dans une heure, au cimetière de la banlieue nord.
Tonalité
Ça vous épate, hein ?
Nous allons éplucher tout ça. Perdons pas de temps.
Bernstein.
-Elle a laissé ça pour vous.
Sirènes de police
-Merde et merde !
-C'est vraiment le jour.
-Momo, adieu. J'ai connu un homme, un vrai.
Le brigadier Lemercier.
Grâce à lui, je suis une femme maintenant.
À jamais, Minouche.
-Allez-y, les mecs !
Qu'est-ce que vous attendez ? Balancez la terre !
-Allô.
-Elbichon ?
(Accent anglais) -Elbichon, Marc.
-Désolé de vous déranger.
J'ai un élément nouveau.
Vous vous rappelez le castor de Poméranie ?
Je viens de me rappeler qu'il est hydrophobe.
*J'en déduirais que l'assassin est porté sur l'alcool…
Allô ?
(En allemand)
-La nuit avait été difficile,
mais j'ai appris que mon estomac
pouvait apprécier un autre liquide que le Viandox.
J'avais honte de moi-même.
Où était le grand Marc Elbichon ?
L'affaire semblait nous glisser entre les doigts.
Et le moral des troupes était à Zéro.
Quelle déchéance.
*-Car l'affaire de l'assassin du téléphone
*connaît un nouveau rebondissement.
*L'AFP vient de recevoir un appel émanant du maniaque.
*"Je tuerai pour la dernière fois, ce soir."
-Bon, je crois qu'ils se sont foutus de ma gueule.
-Chef. -Ta gueule !
On a assez
perdu de temps comme ça.
Je ne veux plus entendre parler de ce Bernstein.
Plus jamais le nom de Bernstein à mes oreilles, compris ?
Ce soir, à partir de 22h, il faut investir
toutes les cabines téléphoniques.
Je ne veux plus qu'il y en ait une qui soit
hors surveillance, compris ?
Allez, au boulot.
Au boulot !
-Chef, dans l'affaire des 5 kilos d'héroïne,
on vient de trouver le cerveau.
-C'est pas le moment.
C'est pas le moment, crois-moi.
La porte se referme.
Et ça, c'est Pichard, deuxième bureau, chef.
-Deuxième bureau.
-Bouchu, brigade des mœurs. -Bouchu.
-Et lui ? -Duplantier, quatrième brigade.
-Ah ! Très fort.
Très, très fort.
Ah, et ça ?
-C'est un chien.
-Cabine défectueuse, patron.
-Ah.
-Et enfin, l'inspecteur Brigaud,
déguisé en simple agent de la circulation.
-Très fort.
-Voilà, c'est fini, patron.
-Il faudra dire à Jack
qu'il peut changer de déguisement.
-L'habit de père Noël ne suffit pas ?
-Quel jour sommes-nous ?
-Le 15 septembre.
-Voilà.
Bon, on récapitule pour tes copines.
Alors Clara, j'ai mis 8 photos.
Ornella, 12. Natasha, 7.
Nina, 10. Erica, 10 aussi.
Et les tiennes. Je les ai mises de côté.
Elles sont pas mal. On les regarde ?
-Laisse tomber, on verra ça demain.
Viens.
On cogne à la fenêtre.
-Marc.
Prénom de la première victime.
Andréa.
Prénom de la deuxième victime.
-Nicole Baillon.
-Nicole.
Troisième victime ?
-Nina.
-Nina.
-Annie.
-Annie.
-Zaza.
-Zaza. Elodie.
Lucienne.
Lilianne.
-Ça veut rien dire.
-Annazell.
Je sais pas où tu veux en venir.
-Non, ça veut rien dire.
Mais seulement, rappelle-toi, Marc.
La marraine, dans la boîte,
qu'est-ce qu'elle avait dit à propos de Zaza ?
-Berthe.
Elle, enfin il a dit qu'elle s'appelait Berthe.
-Ça veut rien dire.
-Annabell.
Vous avez pas l'impression qu'il manque quelque chose ?
-Tu sais, moi… les mots croisés…
-La prochaine victime sera la dernière victime
et s'appellera…
Annabella.
Ça veut dire que l'assassin,
aussi fou soit-il à travers ses crimes apparemment incohérents,
ne cherche qu'à tuer une seule et même personne.
Annabella.
-Non, ça me paraît un peu simple.
-Seul hic…
Qui est Annabella ?
-Des Annabella, des Annabella… Y en a plein, des Annabella.
Y en a..…
Y en a des dizaines, partout.
Y en a dans tous les coins, y en a…
-Y en a qu'une.
Et je sais…
Qui elle est.
Et où elle est.
Mais chut…
-Sa dernière victime peut bien s'appeler Annabella,
mais pourquoi moi ?
-Question de temps, on n'a pas le choix.
-Pourquoi ne pas appeler la police ?
Excusez-moi.
-Oh pardon.
-Vous savez,
la police est aussi efficace devant cette affaire
qu'une cuillère à soupe devant un bon bifteck.
-Et vous êtes le couteau ?
-Oui, le couteau, oui, c'est ça.
-Ça tombe mal, je ne mange que de la viande hachée.
Messieurs…
Trêve de plaisanteries, je n'ai besoin de personne.
Si l'assassin vient dans ma loge, je vous enverrai un télégramme.
Bonsoir.
-Qu'est-ce que t'es allé raconter avec tes conneries de bifteck ?
Poupoupidou
*-Allô ? Qui est à l'appareil ?
*Allô ? Allô ?
*Allô ?
*Si c'est une blague, c'est vraiment pas drôle.
-Le myope !
-Par là !
-Hé !
Momo, Blacky, par là !
-Qu'est-ce qu'il se passe ? Oh là !
-Monsieur. -Où vous allez, là ?
On accepte ni les Arabes ni les Noirs.
-Je suis pas Noir. -Je suis pas Arabe.
-CHUT.
-Vous avez un… -Chut.
-Vous avez.… -Chut.
-Chut.
*-T'as pensé à mon petit cadeau ?
*Tu peux même me payer avec la carte bleue.
* J'attendais
*cet instant depuis si longtemps.
La foule râle.
*Quel corps sensuel ! Quel désir me prend !
*Quel corps superbe.
On démarre une moto.
-Mais le tue pas ! -Je vise les pneus.
Sirène de police
-Vous avez votre permis de chasse ?
Vous avez, vous avez raison de… de tuer les pigeons,
parce que… y en a trop, alors faut…
Bon, eh bien, on va y aller.
Si vous voulez un condor, vous me le dites.
-Avec un peu chance,
on aura le vert avant lui, les gars.
Déclics d'appareil photo
Propos en langue étrangère
-Et ça, tu sais ce que c'est ?
C'est la même chose, mais en invisible.
-Connard.
Il gémit.
Marc pousse un cri triomphant.
-You don't have to do that. -Attendez.
Cris ridicules
-Trouillard !
-Hey, brother, oh yeah…
Raciste !
Ils gémissent.
-Bande de lâches ! Tu vas ouvrir, oui ?
-Tu veux quoi ?
-Viens te battre ! -Enfoiré !
-On se casse, on se casse.
-C'est lui, ça ? C'est lui, c'est ses lunettes !
-Dis donc.
Il doit être myope comme une taupe.
-T'as dit quoi ?
-T'as vu les lunettes, là ? Il est complètement myope.
-Comme une taupe, il a dit.
Et de quoi se nourrissent les taupes ?
-Mettez vos lunettes, docteur.
Vous nous verrez mieux.
-Qu'est-ce que c'est que cette plaisanterie ?
-Calmez-vous, docteur.
Nous sommes simplement venus vous demander un service.
-Quelle idée !
À cette heure ?
Bien, Messieurs, allez-y.
Mais faites vite.
-Quelles sont les principales caractéristiques des taupes ?
-Des taupes ?
Elles sont myopes et insectivores.
Bien, Messieurs.
-Un petit lombric, docteur ? -Volontiers.
-Myopes et insectivores, n'est-ce pas ?
-Foutez-moi le camp !
Elle m'a jamais aimé. Jamais.
Elle a toujours été cruelle avec moi.
Toujours.
Elle préférait toujours les autres à moi.
Elle disait que j'étais laid.
Horrible avec mes lunettes !
Un jour, je lui ai téléphoné.
C'était ma dernière chance.
C'était le dernier jour avant les vacances.
Je lui ai demandé sa main.
Je lui ai composé une mélodie à la guitare.
Clipps sanglote.
Je l'ai invitée à aller à la foire.
Je mangeais de la barbe à papa.
Alors, elle a rompu le silence et m'a lancé un tas d'injures.
Mais celle qui m'a marqué à vie fut la dernière.
Avant de raccrocher, elle m'a lancé avec haine…
-Sale taupe !
Sale taupe !
*Sale taupe !
*Sale taupe ! Sale taupe !
-Sale taupe !
Sale taupe !
-Alors tu vois, je l'ai retrouvé.
-T'as rien compris.
S'il m'a dénoncé, c'est qu'il souffrait horriblement.
Maintenant, ça ne sert plus à rien.
-Il s'enfuit !
Clipps piaille.
*-Rendez-vous, vous êtes cernés !
-Je vous l'avais bien dit que j'étais seul sur cette affaire.
Si j'ai un conseil à vous donner,
quand vous suivez un assassin, soyez discret.
Et ne laissez aucune trace.
-Commissaire, des explications.
Brouhaha
-Pardon ?
-Ah, mais si.
-Mais comment avez-vous fait ?
-L'assassin a-t-il la carte American Express ?
-Pourrait-on m'indiquer les waters ?
-Grâce à cette sombre affaire, le commissaire fit parler de lui.
Il devint une gloire nationale et épousa la femme de ses rêves.
Quelques semaines plus tard, Clipps fit la une
"en se suicidant personnellement lui-même !"
Ses gardiens de prison ayant commis
l'erreur de laisser un téléphone dans sa cellule.
Quant à nous, à qui la gloire avait mystérieusement tourné le dos,
nous étions revenus à nos occupations quotidiennes.
Après l'amertume d'une telle déception,
la vie reprenait ses droits.
Jusqu'au soir d'un certain 30 juillet ou 30 février,
je ne me souviens plus.
Je ne peux même plus faire croire qu'il y a du monde.
Viandox ?
-Ecoute, on a quelque chose pour toi.
-C'est notre chance, j'en suis sûr.
-On a vraiment besoin de toi.
-Allez, tu peux pas dire non.
-Ecoute, si tu nous aides, je peux te rendre un service.
Tu te souviens du rouquin ?
Celui qu'on appelait le Tahitien.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.