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- Il a reçu une lettre. - Des menaces?
- Extorsion. "Paye ou saute."
- T'as des belles mains. - Hum...
Hier soir... Bien, cette nuit, en fait, pour la première fois,
j'avais les mains qui tremblaient.
Guillaume? - Il a été expulsé.
- Il sera pas policier. - Comment va le prince?
- Bachira, t'as ton examen final demain,
tu rentres sur la rotation à partir de lundi.
A moment donné, sais-tu quoi?
Je vais laisser passer quelque chose.
C'est un de vous autres qui allez payer pour.
(bourdonnement)
- Es-tu bien? Ici, avec moi, je veux dire?
- Tellement...
que ça m'a rempli puis ça déborde partout autour de moi.
- Hum. C'est une belle réponse.
(soupir)
- Ca va aller, maman.
- Je sais.
C'est juste que...
elle a dû recevoir l'évaluation du psy de service, là.
Estic que je le hais, lui,
avec ses questions sans bonnes réponses.
C'est sûr qu'ils vont me parquer
avec une plante verte dans un bureau,
comme ton père,
puis ils vont m'arroser 2 fois par mois
jusqu'à ma retraite.
- Ils te gaspilleront pas.
Deux grosses opérations, 9 mois de thérapie.
Ils disaient que tu pouvais jamais retrouver ta dextérité.
- Je sais, mon grand. T'es gentil.
Fait que, on se voit ce soir?
- Oui, maman.
- Je t'aime.
(gazouillis d'oiseaux)
(jappement de chien au loin)
(sonnette)
(fermeture de porte de camion, démarrage de moteur)
♪ ♪ ♪
(sonnerie de téléphone)
- Rentrez!
- Capitaine. - Valiquette.
Tirez-vous une bûche.
Comment va la santé?
- Comme c'est écrit dans mon dossier, j'imagine.
Le physio est content,
le plasticien et l'ergo sont contents.
Le psy a l'air constipé, mais content.
Le dentiste est content,
le pneumologue n'est pas content,
mais je pense qu'il est né de même.
- OK, OK. Tout le monde, il est content, content.
- Oui. - Surtout moi.
Vous en avez fait du chemin en moins de 2 ans.
- Oui.
Mais c'est vraiment grâce à ma soeur.
Elle a vraiment sacrifié beaucoup pour m'aider.
- Bien, c'est vous qui avez fait tout le travail.
- Avez-vous un poste pour moi?
- Je sais pas.
- Vous devez bien avoir quelque chose pour moi en quelque part.
Je vais pas finir mon temps
à demi-salaire chez nous à planter des fleurs.
- Mon problème, Véronique,
c'est que vous avez le statut d'hérolne.
Vous êtes la seule dans l'organisation
à avoir reçu pas une, mais 2 croix de bravoure.
- Oui. La première, peut-être,
quoique je sais pas si je le referais.
Puis la deuxième, bien, je la mérite pas.
On me l'a juste donnée parce que...
- Parce que vous avez survécu.
Il y a pas de honte.
Vos évaluations me donnent pas beaucoup de marge de manoeuvre.
- Qu'est-ce qu'il connaît, le psy, de ma job?
Je suis encore capable d'apporter à l'organisation.
- Je faisais allusion à vos évaluations de performance
remplies jadis par Normand.
Là, si on est pour travailler ensemble,
va falloir me laisser finir
une phrase ou deux de temps en temps.
- Travailler ensemble?
- Bien, disons que depuis le décès de Normand,
puis durant votre année de convalescence,
la qualité du travail
de l'équipe des techniciens en explosifs
a diminué.
Des périmètres mal sécurisés, des citoyens mécontents.
Bon, deux de vos collègues
qui se prennent pour des joueurs de football,
une poursuite pour utilisation excessive de la force,
sans oublier la poursuite de la famille de Normand Munger
contre le service.
D'ailleurs, vous devez témoigner dans quelques jours.
- Oui, puis, euh... disons que ça me tente pas.
- Il y a aussi les problèmes de discipline,
de morale dans l'équipe,
plus les autres bombes, les explosions.
Bon, j'imagine que vos collègues vous en ont parlé.
- Non. J'ai gardé mes distances.
- Vraiment?
- Oui, j'ai préféré me tenir loin de tout le monde
puis de la job
pour me "focuser" sur mes traitements.
Puis ils ont respecté ça.
- Vous savez qui a pris la supervision par intérim
de votre équipe de PTE depuis l'incident de la polyvalente?
- C'est pas un incident,
c'est un meurtre puis une tentative de meurtre.
Puis oui, je le sais. C'est Samuel Marchal.
- Bon, est-ce que ça va causer problème?
- Hé...
Oubliez ça, moi c'est sûr que je prends pas des ordres de lui.
Transférez-moi à Québec dans l'équipe de la région Est.
- Vous allez prendre vos ordres
de qui je vais vous dire de les prendre.
(paroles indistinctes sur ondes radio)
- J'ai rien trouvé d'autre.
- Le pipe bomb?
- Dans le caisson. Bien, ce qui en reste.
- Est-ce que c'était une charge orientée?
- Pas à première vue.
Pattern de dispersion circulaire.
- Mais je comprends pas pourquoi lui,
pourquoi le pipe bomb?
Je pense que...
- Arrête de penser, Bachira,
c'est fatigant pour tous ceux qui te regardent faire.
- Fait qu'on l'a identifiée.
La victime, c'est un comptable.
Il s'est mangé un colis piégé en pleine face.
- D'après moi, si c'est Matriochka
qui est en arrière de ça,
la cible, c'était un des clients.
Fait que ça me prendrait la liste des clients,
puis tu donnes ça à Casgrain.
Hé, Véro! - Salut.
- Rentre dans mon bureau!
Euh, fais ça vite, OK?
On a besoin de ça pour hier. Thanks.
Viens-t'en!
Puis? Quel poste ils t'ont donné?
- Matriochka, c'est qui ça?
C'est votre horloger?
- Véro, tu sais comment ça marche, là,
t'es une victime, c'est une enquête.
Je suis désolé, mais c'est cloisonné.
- Oui, oui. Je veux juste savoir ou on en est.
- Tout est stallé.
Matriochka a fait d'autres victimes
qui refusaient de payer.
Fait que là, maintenant, tout le monde a peur
puis ils payent sans nous le dire.
- Matriochka, c'est quoi, ce nom-là?
- Les poupées russes qui rentrent l'une dans l'autre?
- Je sais c'est quoi. Pourquoi tu l'appelles de même?
- C'est pas moi qui ai décidé ça, là.
Après ton accident, on a eu un appel au 911.
Une voix modulée par ordinateur
qui disait qu'il était l'horloger,
puis qu'il voulait qu'on utilise le nom de Matriochka
pour l'identifier à l'avenir
quand lui, il aurait des messages à nous passer.
- OK. Mais comment t'es sûr que c'est lui?
- Il avait des détails que seul l'horloger peut savoir.
- Comment il choisit ses victimes?
- Confidentiel.
- Pourquoi il nous a visés, Normand puis moi?
- Ca, je le sais pas.
- Il a extorqué combien de personnes à date?
- Confidentiel.
Non, pour vrai, je sais pas, j'ai aucune idée.
On sait pas.
(brouhaha)
- Allô! - Hé.
T'as faim? Tu veux manger quelque chose?
- Non merci.
- Tu travaillais pas aujourd'hui?
- J'ai pris congé.
Tu penses qu'ils vont la tabletter?
- Ta mère?
De mon temps, oui. Mais là, je sais pas.
Tu sais, c'est la nouvelle police, plus humaine.
La police nounou.
(petit rire)
- Ils vont la remettre avec les bomb techs.
- Jamais dans 100 ans. Elle est trop poquée pour ça.
Ca serait presque cruel.
Puis elle travaillera jamais pour Sam Marchal.
Toi, là, tu t'organises pour être chez vous
quand elle va revenir, hum?
- OK.
- Elle va avoir besoin de toi
pour accepter sa fin de carrière.
- Je pense que tu serais mieux placé que moi pour l'aider.
- Moi? Bien non. Je suis un vieux has been.
Je suis passé date.
- Hum...
- Je suis périmé, moi.
Toi, t'es l'avenir.
T'es son avenir.
Va falloir que tu restes près d'elle
puis que tu la soutiennes.
- Je vais essayer, là, mais elle au chômage forcé,
elle va être difficile à vivre.
- Hum. C'est comme ça.
- Oui.
- Son temps est fait.
- OK, fait que, tout est confidentiel
parce que vous savez rien
puis vous vous pognez le cul à quatre mains!
- Euh, non, je m'excuse, là,
mais après ton accident, pour vrai,
on a mis le paquet, OK?
Un task force a même été créé pour ça,
piloté par Casgrain.
- L'inspecteur-chef?
Hé! Lui, je l'ai jamais aimé.
- On est une pas pire gang à pas l'aimer, là,
on donne des cartes de membres, d'ailleurs,
si t'en veux une, là, c'est... c'est gratuit.
- Change pas de sujet.
Pourquoi tu fais pas partie de l'équipe officielle d'enquête?
- Parce que je suis ton ex.
Ce serait mal vu, conflit d'intérêt
puis, officiellement,
bien, je suis tabletté aux crimes économiques.
- Eric...
- Hum?
- On a été mariés 14 ans, toi puis moi.
J'ai lavé ton linge sale,
je t'ai traîné jusque dans ton lit
quand t'étais saoul mort sur le plancher,
- Ouais...
- J'ai vu de proche la face que tu fais quand tu jouis,
puis j'étais pas mal là quand t'as eu ta bavure,
fait que dis-moi pas que tu sais rien
parce que t'es tabletté.
Je veux dire...
- OK.
J'avoue, j'ai trouvé un moyen
de m'associer à l'enquête par la bande,
parce que ce que Matriochka fait,
c'est de l'extorsion,
fait que crimes économiques...
Bien, écoute, il choisit vraiment bien ses cibles,
il a commencé en demandant un million,
là, on est rendu à 5 millions,
il tient parole quand tu paies, puis quand tu paies pas.
Des fois, il fait rien pendant des mois,
puis d'autres fois,
il va faire 2 victimes durant la même semaine.
C'est très aléatoire.
Puis jamais, il vise des victimes
du même domaine financier 2 fois d'affilée.
Je te dirais que pas mal tous ceux qui ont du fric, là,
en ce moment, ont la chienne.
- Et pourquoi les médias en parlent pas?
- Parce qu'on pense qu'il a rançonné
des propriétaires avec succès
puis les autres ont peur.
- Estic! Puis il collecte comment?
- Crypto, qui est blanchie sur des sites de gambling en ligne.
- Comment tu sais ça, toi?
- Parce que j'ai crissement pas de vie,
puis qu'à date, j'ai dû mettre à peu près
je dirais pas loin de 1000 heures
de mon temps personnel là-dessus... à date.
Tu sais, pour vrai, Véro, là,
pendant que tu te faisais charcuter les mains, là,
on a cogné à beaucoup de portes,
puis personnellement, j'ai cogné sur quelques faces de carême
qui prenaient un petit peu trop de temps à mon goût à répondre.
Parce que Normand, oui, c'était ton chum,
mais c'était un des nôtres, OK?
Je m'excuse, je parle de ça,
je sais même pas si t'es à l'aise ou prête.
- Non, non, j'ai juste mis ça dans une boîte
que j'avais mise dans une autre boîte.
- Oh, pas sûr que ce soit une super idée, là, mais...
Oui. Fait que, ta job?
- Félicitations, sergente Valiquette.
Passez vos tests de recertification cette semaine,
puis si c'est concluant,
je vous donne le commandement de l'Unité Ouest.
- Ah, wow! Wow, bravo!
Ah, je suis vraiment content pour toi!
- Merci.
- Avec qui?
Non, Véro, pas les bomb techs?
Ah, tabarnak!
- Garance Augustin me fait confiance.
Je vais essayer de pas la décevoir.
- Passer proche de mourir, c'était pas assez pour toi?
T'as vraiment envie que Guillaume
devienne orphelin de mère?
Pour vrai, après tout ce qu'il a fait pour toi,
après tout le temps puis l'énergie
que Julie pis McLeod ont mis
pour te permettre de te reconstruire,
puis de remonter la pente,
après tout ce que moi, j'ai fait?
- Je vais la faire avancer, moi, votre enquête.
(soupir)
(sonnerie de téléphone au loin)
- Papa a dit quoi de ta promotion
puis de ton retour aux bomb techs?
- Il est super content pour moi.
- Moi, j'y ai toujours cru.
- Je le sais, mon grand.
- Moi aussi.
- Toi, c'est un petit peu moins sûr, par exemple.
- Hé, oh!
J'ai pas laissé ma pratique à Québec
pour te guider dans ta réadaptation
parce que ça m'amusait, hein.
- Je sais, je sais, c'est correct.
T'es une sainte puis je t'en dois une.
- Tu m'en dois une douzaine.
- On dirait que tu parles comme Eric, là,
c'est comme si votre soutien venait avec une facture.
Veux-tu de la salade?
- S'il te plaît.
- Ca va changer quoi pour toi?
- Bien, disons que je cracherai pas sur le bump de salaire.
Puis, bien, euh, je pense que je vais mieux aimer
donner les ordres que les recevoir.
- Mais qu'est-ce qui va se passer quand tu vas te tromper?
- Tu fais allusion à quoi?
- Bien, je te connais.
Tant que c'est juste tes erreurs puis toi qui payez pour,
t'es correcte avec ça.
Mais si quelqu'un est blessé, là,
ou pire à cause d'un de tes ordres,
ça va te ronger par en dedans.
Puis un jour, tu vas en faire un, fuck-up!
- Tu dramatises.
- Je sais pas comment prendre ça, Louis.
- Hé. Je suis le premier surpris.
Je pensais pas que les boss
avaient les couilles pour faire ça.
- Penses-tu qu'elle a ce qu'il faut pour être sergente?
Pour "caller" les bonnes shots?
- Quoi?
T'aurais voulu être nommé à sa place?
Il aurait fallu que tu commences par appliquer, hein?
- Non, non, Pénélope aurait jamais voulu ça,
puis tu sais qu'il faut que je mène 2 jobs de front
juste pour finir mes fins de mois.
- Sérieux, là.
J'ai montré à Véro tout ce que je sais.
- A Norm aussi.
Je sais pas, elle est "jinxée" là.
Tu penses pas qu'elle pourrait nous porter malchance?
- Elle a passé bien proche de sa dernière seconde,
mais elle est encore là.
Moi je pense au contraire, qu'elle va vous porter chance.
Puis toi, challenge son leadership,
puis tu vas te ramasser avec ma botte au cul.
Hum? - Oui, serg.
Hé, Bachira!
Je sais pas si tu connais, euh, Louis McLeod?
Il était le sergent de l'unité de 2000 à 2015.
- Enchanté.
- C'est vous qu'on appelait, euh, "Lazy Louis"?
(rire)
- Un cave te surnomme comme ça une fois, rien qu'une,
puis ça te reste collé à la peau pour le restant de tes jours.
- Hé, wôh, je ne suis pas un cave.
- Je peux? - Oui.
- Hé...
Il y a pas une technologie, ni même un robot
qui peut rivaliser avec le nez d'un chien.
En passant, Sam Marchal, il prend ça comment, lui?
- La promotion de Véronique?
- Ouais. - Assez mal.
- Hum. Assez, oui.
- Ca s'appelle le karma.
(rire)
- Là, est-ce qu'on est fâchées ou...?
- Bien non, on n'est pas fâchées.
T'as le droit d'avoir des opinions,
même quand elles sont niaiseuses.
(soupir)
Mais, euh, j'ai l'impression que Guillaume est déçu de moi.
Bien, au moins il prend ça mieux que je pensais,
mais quand même, j'ai comme un feeling.
- Bien, il te connaît.
Puis il y a eu un temps ou il aurait fait n'importe quoi
pour faire ta job.
- Au moins ça aura eu ça de bon,
il a vraiment changé dans la dernière année,
il a arrêté de fixer sur le fait
de vouloir devenir policier comme ses parents.
- Il a vu de près
c'est quoi les factures qui viennent avec ta job.
- En tout cas, il est plus sensible
puis il est moins renfermé.
J'aurais aimé ça
que ça ait l'effet inverse sur toi...
Mais non!
(petit rire)
- Je vous avais dit d'entrée de jeu
que vous étiez pour assurer un intérim, Marchal.
- Survivre à une bombe, là,
c'est pas une preuve de compétence.
- Est-ce que vous êtes sûre qu'elle a
ce qu'il faut pour être cheffe d'unité?
- Hé, donnez-lui une chance.
Mais si elle est pas à la hauteur
de la job, je la remplacerai.
Puis vous, vous dites rien.
J'imagine que vous êtes du même avis que vos collègues?
- Non, j'ai travaillé avec elle pendant un mois,
puis je l'ai trouvée très compétente.
Ca me suffit.
Ca devrait être suffisant pour tout le monde.
- Mais là, la décision de la réinstaurer dans l'unité,
est-ce que c'est un genre de move politique?
- Qu'est-ce que t'en penses, Jake?
Bien sûr que c'est politique.
Tout est politique dans la police.
Salut, la gang.
Ca fait un bout. Hum?
Capitaine.
Caporal Marchal.
Au moindre signe que je fais pas la job,
c'est moi qui vais vous demander de me remplacer.
Vous pouvez parier votre pension là-dessus.
Puis toi, ta vraie question, Jake, c'est:
est-ce que je suis une marchandise trop endommagée
pour faire les bons calls sur une job, c'est ça?
La réponse simple c'est non, pantoute.
On va se prendre un petit 2 minutes tantôt, toi puis moi,
pour se dire nos vraies affaires.
Après ça, tu décideras si tu restes dans l'unité
ou si tu demandes un transfert.
Ca vous va?
- Ca me va.
Je vous laisse avec votre équipe.
- J'ai 2 questions pour toi.
As-tu appris ta leçon?
Puis vas-tu être capable de suivre mes ordres,
même si t'es pas d'accord?
Parce que sans ça,
t'es aussi bien de demander un transfert.
- Bien, pour les ordres, je peux rien te promettre.
Puis pour notre, euh...
affaire...
c'est de l'histoire ancienne.
J'ai appris ma leçon.
- Tu sais, je suis capable de dealer avec ton caractère.
Je peux vivre avec ce que tu m'as fait subir dans le temps.
Mais quand on va être downrange, là,
ma voix, c'est la loi.
- Puis si je pense que tu te trompes?
- T'as le droit de faire des suggestions.
Mais après ça, tu fais ce que je te dis de faire.
- Oui, je vais y penser. - Non, non.
C'est pas une question à choix multiples, mon homme.
C'est: "Oui, sergente, j'obéis, sergente".
- Hum...
- Je vais essayer de te donner un peu de corde,
mais essaye de pas te pendre avec.
OK?
Puis juste que ça soit clair,
bitche quand tu veux dans ma face,
mais jamais dans mon dos.
- Pas mon style.
- Parce que sans ça,
je vais t'enterrer face première dans le trou,
puis si jamais tu ressuscites, tu vas creuser du mauvais bord.
(soupir)
- Sergente?
- J'étais Véronique quand t'as commencé dans l'unité,
j'ai pas changé de prénom.
Sergente pis Echo 1,
tu t'en sers juste quand on est downrange.
OK? - D'ac.
"Tu" en privé, "vous" en public.
Le grade, c'est important.
Toi puis Marchal?
J'ai été sous ses ordres pendant 16 mois.
Jake m'avait prévenue, mais il s'est jamais essayé sur moi.
- Tant mieux.
En tout cas, entre lui puis moi, ça va passer ou ça va casser.
Merci pour ton soutien tantôt.
- Je pense ce que je dis.
Normand serait content de savoir que c'est toi qui le remplaces.
- J'ai pas pu assister à ses funérailles,
puis je veux pas aller aux vôtres.
Fait que? Il y a quoi de non résolu?
- A part les bombes de celui
que les grosses têtes aiment appeler Matriochka,
on a des feux d'artifices illégaux,
des motards qui auraient établi
des laboratoires clandestins autour.
Ca puis le robot.
- Quoi, le robot?
- Il est encore offline.
On attend les pièces.
- Oui, il y a des affaires qui changent pas, hein?
Puis, euh, les pièces, c'est pour quand?
- Euh... la semaine passée.
- On a pensé recouvrir Jake de papier d'aluminium
puis dire que c'est lui le nouveau robot.
- Je continue à penser que c'est une bonne idée.
- Ha-ha-ha. - OK.
"Shippez-moi" les briefings là-dessus et je checkerai ça.
Il va falloir que j'y aille. Tu me remplaces?
Tu deviens Echo 2, Jake, 3, Bachira, 4.
Je suis absente pour le reste de la journée,
puis demain je vais être en recertification à Ottawa,
mais je reste rejoignable si jamais on a un call.
(coups de klaxons)
(tic-toc d'une horloge)
(coups à la porte)
- T'es perdue. La kiné, c'est au deuxième.
(petit rire)
Quoi?
- C'est ta mère.
Ah! Non, non, mon Dieu. Il s'est rien passé, là.
- Fais-moi pas des peurs de même.
- T'es vraiment correct avec ça, toi,
son retour chez les démineurs?
- Bien, elle a décidé de virer à gauche, on vire à gauche.
C'a toujours été de même.
- Toi, là, t'as plus d'influence sur elle que tu penses.
Tu devrais t'en servir.
- Pour faire quoi? La rendre malheureuse?
Matante, elle sait ce qu'elle fait, là.
On la changera pas.
- Ouais, mais moi, là,
je viens de passer presqu'un an à reconstruire sa dextérité.
Puis je peux dire qu'elle en a encore pour un bon bout
avant d'être à 100%.
Puis je peux te jurer qu'en dedans, là,
elle est encore brisée bien raide.
- Psychologiquement?
- La moitié de ses blessures
ont été causées par des morceaux du corps de son chum.
Qu'est-ce que t'en penses?
Personne se remet de ça, là.
- Je sais.
(soupir)
- Essaie de la convaincre de reconsidérer son choix.
- Je vais essayer.
- Sinon, elle va mourir de la même façon que Normand.
Bon, faut que j'y aille, là,
elle est supposée passer pour des tests.
On s'en reparle.
- OK. Bye, matante!
- Cartouches 12 grammes pour la guêpe?
- Check. J'en compte 14.
- Lampes UV?
(déclics)
- Chargées. Fonctionnelles. - Kits de poignets?
- Les quatre sont là.
Ah, il manque une pince en céramique dans le kit n°3.
- Bien, je serai pas fâchée de venir ici moins souvent.
- Le chirurgien dit quoi?
- Il est content de la transmission de signaux
puis de ma réponse cellulaire.
- Hum. T'interprètes ça comment, toi?
- J'ai l'air d'une fille qui sait ce que ça veut dire?
- Ca veut dire que tant que tu prendras soin de tes mains, là,
elles vont tenir le coup.
Les tremblements? Les douleurs osseuses?
- Rien d'énervant.
- Capacité de concentration? - Ca se gère là, c'est pas...
- Bon, "ça se gère, rien d'énervant".
Toi, t'es pire que les joueurs de hockey que je traite.
- La différence c'est que je travaille pour vrai dans la vie.
Mais tu m'avais pas dit que tu traitais des joueurs de hockey?
- Han! Il y a plein de choses que je t'ai jamais dites.
- OK, bien, tu vas me dire quelque chose d'abord.
Pour eux autres, une main cassée,
c'est une blessure au haut du corps ou au bas du corps?
- Trois fois dans chaque main, s'il te plaît.
Il y a 27 os dans une main.
T'avais 131 fractures au total pour les 2 mains.
Quand je pense que tu voulais devenir agronome...
- J'ai voulu être bien des affaires
avant de savoir ce que je suis.
(Un homme parle au haut-parleur, indistinct.)
Julie? Ca va?
Qu'est-ce que tu veux me dire?
(reniflement)
- Que je t'ai déjà presque perdue une fois, là,
puis que je veux pas...
je veux pas...
Bien, voyons!
- Hé... Viens ici.
Je vais être correcte.
- Penses-tu que ça va être un problème, Sam puis Véronique?
- Je pense pas. En fait, j'espère pas.
Ils ont tous les deux des gros caractères.
Ils ont tous les deux été caporaux en même temps.
Ce sont tous les deux des bomb techs de talent.
Puis c'est 2 osti de bulldozers
si tu te mets sur leur chemin.
Sam a été transféré à l'autre unité
pour les raisons que tu connais.
En temps normal, après la mort de Norm,
c'est Véro qui aurait dû assurer l'intérim,
mais avec ses blessures, ils ont fait revenir Sam,
malgré son dossier de harcèlement sexuel.
Puis je suis pas mal sûr qu'elle va le faire retransférer
quand elle va le pouvoir.
En attendant, conseil de chum...
reste loin de leurs chicanes, OK?
Va chercher une autre pince en céramique à mon poste,
je vais faire une réquisition.
- Puis tu m'en as jamais parlé? Pourquoi?
- Ca aurait changé quoi? Je venais juste de divorcer.
Puis on était encore à l'âge des cavernes.
De toute façon, la police,
ça bouge à la vitesse
des plaques tectoniques, fait que...
J'ai pensé demander un transfert,
puis baisser les bras, mais après ça,
je me suis dit que c'était à Sam de payer, hein?
Fait que je l'ai dénoncé, mais...
Naturellement, je me suis retrouvée
sur la shit list des boss.
Puis ça m'a pris 3 ans, refaire mon nom.
- Puis là, il doit t'en vouloir?
- A mort.
- Eric, il a fait quoi?
- Ah mon Dieu, j'ai pas dit ça à Eric. Imagines-tu?
Il aurait arraché sa tête et pissé dans le trou.
Non, j'ai pas besoin d'un mâle alpha,
surtout pas de mon ex, pour me défendre.
- Puis là, vous allez travailler ensemble?
- Non. Il va travailler pour moi.
- Bon, bien, si jamais tu me le présentes, retiens-moi,
sinon c'est moi qui vais lui arracher la tête
puis pisser dans le trou.
(rires)
(ouverture et fermeture de porte)
- Guillaume? C'est toi?
- Ouais!
- Tu reviens tard?
- Rien là.
- Tu travailles trop.
- Je retiens de mes parents.
(petit rire)
Grosse journée demain? - Ouais.
Mais si mes mains décident de collaborer, ça devrait aller.
- Elles te font encore mal, hein?
- Ouais.
Mais t'es le seul à le savoir. On garde ça de même, OK?
Julie a pas besoin d'être au courant.
- De toute façon, tu vas être boss, maman.
C'est de ta tête dont tu vas te servir là, pas de tes mains.
- Ouais.
Mais, euh, c'est bizarre,
c'est comme si c'était pas les miennes.
Ca touche pas comme avant, ça feele pas comme avant.
- Tu veux que je prenne off demain
puis que j'aille à Ottawa avec toi?
- Non. Mais merci de l'offre.
- Comme tu veux. Bonne nuit.
- Dors bien! - Hum, hum.
- Je t'aime! - Moi aussi!
(soupir)
♪ ♪ ♪
- Mélange A-S-A?
- Azoture de plomb. PbN6. Explosif industriel primaire.
Poudre couleur crème. Détone à 350 degrés centigrades.
Vitesse de détonation entre 4100 à 5100 mètres/seconde.
- Puis si la poudre est de couleur brun clair?
- Elle a été exposée au soleil, puis elle est instable.
- Prochaine question.
Comment rendre inerte un contenant de 50 litres de TATP?
- C'est en poudre ou en liquide?
(sonnerie de téléphone)
- Baron, crimes économiques.
A quelle heure?
Vous êtes sûr qu'il a dit Matriochka?
- 25 secondes. Vous êtes devant la charge.
Six fils apparents. Aucun de rayé.
En descendant:
un noir, deux jaunes, un bleu, un rouge, un blanc.
Vous faites quoi? - Je teste la conductivité.
- Il y a du courant, 13 secondes.
- L'horloger, il est colombien?
- Affirmatif. Onze secondes.
- Je coupe le noir,
puis après ça, je coupe le blanc.
- Parcours et désamorçage théorique complété
avec 9 secondes de marge de manoeuvre.
En aucun moment la boule ou le niveau de l'eau
se sont approchés du seuil de tolérance.
Impressionnant.
Expliquez-moi votre rationnel.
Pourquoi vous avez coupé le noir et blanc,
puis pas un des autres?
- On parlait d'un engin explosif artisanal
construit par un révolutionnaire colombien.
Puis le drapeau colombien, bien,
c'est une grosse bande jaune horizontale,
avec deux bandes plus minces, rouge et bleue.
Il y a pas de noir puis il y a pas de blanc.
Habituellement, le réflexe des amateurs,
c'est de prendre le noir pour le courant
puis le blanc pour le ground.
- Vous connaissez tous les drapeaux du monde?
- Vous seriez surpris de tout ce que je connais.
(signal de réception de texto)
Oh, va falloir se reprendre.
- OK.
- On a fait ce que t'as demandé.
- Mais encore?
- Le chien sent des explosifs à travers la porte.
Mais on n'a pas de point de vue sur la salle de conférence,
les rideaux sont fermés.
Le building a été évacué.
Le commandant de site a élargi le périmètre.
Le chien et Bachira "sweepent" pour voir s'il y a un 2e engin.
- Bull!
- Hein?
- Arrête de l'appeler "chien", son nom c'est Bull.
Puis c'est un membre de l'équipe à part entière.
OK, prépare-toi, on va mettre nos habits de la veuve.
- Toi puis moi? - Ouais.
- Party.
(bips)
(bips plus rapides)
- Hold. - Quoi?
Câlisse. C'est une usine à pétards.
- Comme tu dis.
(bips)
- Puis?
- J'ai des mauvaises nouvelles.
Puis des plus mauvaises nouvelles.
- Quoi?
- Tout est piégé. Mur à mur.
Avec des toiles de tripwires.
- Il y en a assez pour faire
sauter l'étage au complet.
Puis la porte est piégée.
- OK, Jake, va voir le commandant de site,
on fait évacuer 500 mètres de plus dans toutes les directions.
- Tu veux fermer le Métropolitain à cette heure-là?
Entre ça puis les cônes orange,
le monde va être "parké" là jusqu'à demain.
- Pas notre problème.
Là va falloir entrer par ou il est sorti,
c'est-à-dire, le plafond.
Puis là c'est sûr que si ça saute,
nos combinaisons vont rien changer
fait qu'on va faire ça en habit tactique, OK?
Bachira, t'es avec moi.
Une fois rentrées là-dedans,
c'est sûr qu'on va en avoir pour toute la nuit,
fait que, Jake, j'aimerais ça que tu me prépares
les conteneurs de confinement des explosions
puis les escortes policières.
Tu vas t'occuper de faire les voyages.
- Puis moi?
- Fais la liaison avec le commandant de site
et tu me remplaces si c'est ma dernière seconde.
- OK, mais comment il a fait
pour rentrer tout ça dans la salle sans être vu?
- Ca, c'est la job des crimes majeurs de trouver ça.
Pas la nôtre.
Move!
- Pourquoi tu m'as choisie pour faire ça avec toi?
- Je voulais voir si t'avais les nerfs assez solides.
J'ai pas eu le temps de faire beaucoup de sorties avec toi.
OK, à partir de maintenant, on est live.
Echo 2?
- A l'écoute.
- On va commencer par accéder au plafond.
Je vais insérer une caméra optique,
puis après ça, je vais vous demander un silence radio,
s'il vous plaît.
- Confirmé, Echo 1. Silence radio.
- Est-ce que tu penses que le plafond va supporter ton poids?
- Quoi, qu'est-ce qu'il a, mon poids?
Si c'est construit aux normes,
et que je me positionne bien, ça devrait tenir.
- Je pèse moins que toi.
- Puis moi sur le totem, je suis en haut,
puis toi, t'es tellement loin en bas
que j'ai de la misère à te voir.
J'ai des preuves à vous faire, puis je le sais.
On est good? - Ouais.
(bips)
(bips)
(bips)
- Echo 2?
- A l'écoute.
- Je viens de compléter mon premier balayage.
Absence de fil piège ou de contact au point d'entrée.
Il y a pas de capteurs de mouvement,
ni de trembleur sonore,
ni de récepteur radio détectables.
Puis j'entends pas non plus de minuterie.
Je vais passer en caméra infrarouge.
- Je dis juste que vous avez encore beaucoup d'influence
sur vos anciens collègues, Louis.
On vous respecte tous.
Surtout Jake.
Vous pourriez lui parler?
Puis il va arrêter de me respecter, ma belle,
si je me mêle de sa vie professionnelle.
- Ils vous ont forcé à partir avant votre temps
parce que vous vous êtes blessé au dos en faisant votre travail.
Véronique est revenue amochée.
On a perdu Normand.
J'attendrai pas qu'il arrive quelque chose à Jake.
- Il arrivera rien à Jake.
Je l'ai bien entraîné.
- Je suis juste épuisée d'être toujours inquiète
à chaque fois qu'il reçoit un call.
Je veux vieillir avec lui.
(rire)
- Bien, c'est un vieux qui te dit que la vieillesse,
c'est peut-être moins le fun puis moins drôle que tu penses.
(petit rire)
- Vous vous ennuyez vraiment de ce travail-là?
- Oh! Comme ça se peut pas.
Mais dis-le pas à personne.
(rires)
- Hold.
Je suis dans la salle,
à environ un mètre de la table...
en mode IR.
Il y a plus que 30 charges variées.
Tu peux me descendre, lentement.
Lentement.
Slow, slow... Lentement.
OK.
Il y a à peu près 20 bombes incendiaires.
Une, deux, trois bombes marmite.
Il y a des pyrotechniques.
Puis toute une toile de monofilaments
tendus à l'horizontale
connectés à des initiateurs puis des batteries.
Echo 4?
- A l'écoute.
- Tu donneras un biscuit à Bull,
parce que si on était entrés par la grand porte...
- C'est déjà fait.
- Multiples fils déclencheurs
à environ 1 à 7 pieds du sol.
Wôh.
- Quoi?
- Minute. Je coupe l'infrarouge.
Oui, je pense qu'il a aussi miné le plancher.
Il y a des fils tendus à la verticale,
fixés au plafond.
Fausse alarme.
C'est possiblement juste pour nous ralentir.
OK, je passe au sniffer.
(bips)
J'ai du butane.
De l'ammonium.
Phosphore.
J'ai une lecture pour du TATP.
Je pense que ça fait le tour.
Je vais désamorcer un chemin jusqu'à la porte.
Après ça, je vais élargir.
Une de faite...
puis un estic de paquet à faire.
Echo 2, vois-tu ça?
- Ouais, ça, c'est une Claymore.
- Il y en a quatre, en fait.
Ca couvre 360 degrés, à la hauteur des jambes.
Je vais désamorcer ça avant de continuer.
- Sois très prudente.
(fermeture de porte)
- Véro? - Je suis dans le salon, Julie.
- Bien voyons, as-tu passé la nuit là?
- Non, mais j'ai travaillé toute la nuit.
C'a bien été.
Là, l'instructeur à Ottawa m'a texté
pour me dire que j'étais recertifiée.
Fuck you à tous ceux qui disaient
que j'étais juste bonne pour la cour à scrap.
- Bon, bien, je suis contente pour toi.
Maintenant, tu vas pouvoir te reposer un peu?
- Euh, demain.
Cet après-midi, j'ai une rencontre avec le grand boss.
Il veut qu'on fasse une mise au point.
- Qui ça, le grand boss?
- Le directeur général.
Toi, qu'est-ce que tu fais ici?
Il te manquait de confiture pour tes toasts?
Je commence à trouver que t'habites trop proche,
t'es tout le temps rendue ici, toi là.
- C'est parce que toi, tu viens jamais chez nous.
(coups à la porte)
Faudrait qu'on te parle.
- Qu'est-ce que tu veux dire?
- Allô, Véro.
- Allô!
Guillaume est pas là, il est à la job.
- Oui, oui ça, je... je sais.
- Mais qu'est-ce que tu veux?
Me semble qu'on s'était dit
que le deal c'est qu'on se voyait juste ailleurs qu'ici?
- Elle a été top notch du début à la fin,
elle était dans la zone, genre...
Complètement zen.
C'était la Véro d'avant, là.
Tu sais, celle de toutes vos histoires
de déminage impossible.
- Tant mieux pour vous autres.
- Bien, comment ça, "tant mieux pour vous autres"?
(soupir)
- Après la mort de Norm,
Pénélope m'a dit qu'elle me divorcerait
si je changeais pas de job.
Je lui ai demandé quelques mois, mais là,
avec le retour de Véro puis le fait que Sam reste,
bien, c'est le temps.
Je vais demander un transfert.
Mais... j'aimerais vraiment ça qu'on garde ça entre nous.
- T'es pas sérieux là?
- Oh oui, il est sérieux.
Il y a des choses pas mal plus importantes dans la vie
que cette job de fou là.
A commencer par son fils.
- En fait, je suis venu pour m'excuser.
- Pardon?
T'excuser? Toi?
Est-ce que c'est ma fête puis je le sais pas?
- Véro, come on, là...
Pour vrai, je suis super content pour ta promotion.
J'ai parlé avec Guillaume
puis il m'a remis les yeux devant les trous.
T'as travaillé tellement fort pour retrouver ta dextérité.
C'est... c'est pas pour faire des bracelets d'amitié, hein?
- Bien, merci pour tes excuses, c'est...
Tu le sais que j'ai besoin de faire cette job-là, Eric.
C'est... c'est ce que je suis, tu sais.
- Bien, tant que tu le fais pour les bonnes raisons, là.
- T'aurais dû t'arrêter à "je m'excuse".
- Non, mais Eric a raison, là.
Tu trouves pas que t'as assez payé?
Tes mains, Normand, ton bébé?
Il le savait pas?
Shit, j'étais sûre que tu lui avais dit.
- T'étais enceinte?
- J'étais!
- De Normand? A ton âge?
(signal de réception de texto)
- T'aides pas ta cause, toi.
Oh, shit!
- J'ai rien, là, moi.
Hé, délègue ça, parce que faut qu'on parle de ça.
- Non. Pas si tu sais ce qui est bon pour toi.
Si t'as faim, tu peux te faire à déjeuner,
il y a des oeufs passés date dans le frigo.
Barrez en sortant.
- Véro, c'est quoi l'urgence? Sérieux?
- C'est le coach. Louis.
Il a trouvé une bombe dans son char.
- Si je t'avais dit ça quand t'avais l'intérim,
tu m'aurais arraché la tête.
- Je vais te donner un conseil.
Tu veux toffer dans la job?
Choisis un autre modèle que Véro.
Elle, elle toffe pas un mois ici, garanti.
- Sam... - Elle est folle bien raide.
Faut qu'elle aille se faire soigner.
Elle est sur le bord de craquer, et au mauvais moment.
- Tu devrais pas parler de la sergente comme ça.
- T'as juste à pas m'écouter!
Sous-titrage: MELS
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