All language subtitles for Icarus (2022) [1080p]

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Original subtitles

Regarde, père. Celui-ci est plus brillant.

En effet.

C'est un nautile à coque nacrée. Un spécimen rare.

Que nous as-tu pêché?

Bien. Il y en a une qui nous attend pour être libérée.

Rejoins-moi là-haut.

Ça, c'est pour toi.

Tu es prêt?

Et...

Qui est-ce?

Ah! Chaque oeuvre est un mystère.

Son idée devient matière entre mes mains.

Mon rôle est de la sculpter, de lui donner une forme et une âme.

Mais une fois terminée, l'oeuvre cesse de m'obéir.

Elle s'échappe et ne m'appartient plus.

Souvent, mes sculptures ont plus d'imagination que moi.

Demain sera un grand jour pour nous.

Tu vas venir avec moi au palais.

Apporter la sculpture à la reine.

Et comme tu es sur le point de sortir de ta coquille...

Comment tu as fait passer le fil dans les chambres?

Ah! J'ai fait appel à mes petites fourmis.

Ne cesse jamais de chercher.

Viens.

Illustre Dédale! J'ai peine à dissimuler l'effet que tu m'inspires.

La matière prend vie sous tes mains. Regardez, elle respire.

Ma reine.

Maître, le roi vous attend.

Je reviens dans un instant.

...La créature doit disparaître.

Mais n'offensons pas son dieu.

Ton cerveau de génie trouvera

une solution. Voici ma commande. Rapporte-moi un plan.

Le roi n'a pas vu la statue.

C'était une commande de la reine Pasiphaé.

Elle était ravie de te voir.

Es-tu aussi l'ami de Minos?

Il est le roi, je suis son inventeur.

J'ai conçu à sa demande le palais de Knossos que tu as visité.

Il doit être content.

N'est-ce pas?

Le roi Minos est en guerre.

Son fils a été tué aux jeux d'Athènes.

Ce fils était tout pour lui.

Minos n'a jamais pardonné aux Grecs.

Que va-t-il faire?

Venger son fils.

Le roi veut-il une autre sculpture?

Ce qu'il m'a demandé n'existe pas encore.

C'est à moi de l'inventer.

Ce fuseau est pour la princesse.

Apporte-le-lui au palais. Tu connais le chemin.

Aphrodite se joue de moi. J'ai dit un amant, pas un enfant. Que veux-tu?

Je m'appelle...

Icare, fils de Dédale. Oui, je sais.

J'ai besoin d'air.

De l'eau, des fleurs!

Régalez-moi.

Je devais trouver la princesse.

Et c'est toi?

- Ariane? - C'est bien moi.

Et merci de me divertir de cette désastreuse répétition.

Mon orchestre me désole!

Si seulement ils avaient le talent de ton père.

C'est pour moi?

Euh... oui.

C'est pour tisser ta robe, non?

Tu es délicieux! Mes servantes s'en occupent.

File, va les retrouver. Qu'on me laisse! On reprend!

Je t'attendais, oiseau.

Merci.

Qu'est-ce que tu tisses dans ta main?

Euh...

Qu'est-ce que je tisse dans ma main?

Pour vous, princesse.

Merci.

Au revoir, père.

Dédale!

Viens, entre.

Je t'attends. Viens.

Je suis là.

Viens.

C'est toi qui parles dans ma tête?

Tu m'entends donc aussi?

Qui es-tu? Pourquoi le roi te fait du mal?

Je peux t'aider... Non, reste! Reviens!

Je suis là.

Astérion.

Oh, mon Astérion.

Mon seul refuge. Je reprends goût à la vie.

Astérion.

Tiens, servante! Mon bain est presque froid.

Oh! J'aurais dû reconnaître à l'aveugle ce fumet particulier.

Tu embaumes l'étable.

Bonsoir, chère mère.

Tu en perds ta salive, Ariane.

Tu n'es pas à l'abri des aléas de la fortune.

Un peu d'eau chaude réchaufferait ta parole.

Ah! Mon bien-être t'importe, à présent?

Tu te rappelles que tu as une fille?

Mon corps, oui.

Quand je te portais, nos coeurs battaient en harmonie.

Des heures si douces.

Si vite écoulées.

Je comprends ta distance.

Je dois t'apparaître comme un souvenir.

L'eau froide. Il n'y a rien de plus vivifiant.

La reine aurait tort de s'en priver.

L'oiseau ne s'est pas encore envolé.

De quel oiseau parles-tu?

Je ne suis pas un oiseau, mais un garçon.

Pas encore libre.

Mais c'est toi qui vis entre quatre murs.

Tout ce dont j'ai besoin est là.

Je te promets de revenir chaque jour.

Astérion!

Non!

Astérion!

Astérion.

Tout ce dont j'ai besoin est là.

Astérion, non. Laisse-moi rester. On recompte les étoiles.

La seule qui compte, c'est la tienne.

La mienne?

Celle qui ne brille pas la nuit.

Et comment la reconnaîtrai-je?

Comment la reconnaîtrai-je?

Ainsi.

Tu rentres tard.

Je sais, je n'ai pas été là pour toi, ces derniers temps.

Demain, le chantier du roi touche à sa fin.

Nous retravaillerons ensemble. Tu auras droit à d'autres énigmes.

Va dormir. J'ai du travail pour toi demain matin.

Oh, est-ce que ceci t'appartient?

Je la garde pour l'instant.

Je refuse qu'il t'arrive malheur.

Il faut ranger cet entrepôt.

Range les sculptures. Je reviens dans quelques heures.

Reste où tu es.

Astérion?

Monstre!

Astérion!

Allez-y!

Non. Non! Astérion!

Retenez-le!

Astérion!

Icare.

Pitoyable créature.

Je t'ai tenue dans l'ombre,

dans les entrailles de mon palais, caché aux yeux du monde.

À présent, tu vas devenir célèbre. Ha ha ha!

Athènes paiera bientôt son lourd tribut. Sept filles, sept garçons.

Tous les ans, les Grecs me sacrifieront leur plus belle jeunesse.

Et ce sera toi qui m'offriras ma vengeance.

Le monstre de la Crète.

Mon Minotaure.

Non!

Astérion.

Que fais-tu, inconscient?

Astérion, il faut le sauver.

Il n'y a rien à sauver. Tout est à sa juste place.

Ce n'est pas lui qu'on emprisonne.

Astérion n'est que le symbole de leur folie.

Pourquoi mon père a fait ça?

Il suit la ligne tracée par son destin.

Mais toi, Icare, tu peux encore choisir.

Dans ton regard, je vois sa lumière.

Trouve-toi une autre étoile.

- Elle brillera pour vous deux. - Quelle étoile?

Ne te perds pas dans la nuit! Va-t'en!

Cours!

Il ne ressemble pas à ça.

Je sais. Les choses ne sont pas toujours ce qu'elles paraissent.

Je ne veux plus de tes énigmes.

- Oh! - Et je ne veux...

Je... Je ne veux plus travailler avec toi.

Tu es mon fils, Icare. Tu feras ce que je te dirai.

Qu'on les jette au monstre!

À mort!

Icare!

Viens.

- Attention! - Oui.

Icare!

Silence! Silence!

Aurais-je décimé Athènes pour que son prince se livre à moi?

Je te reconnais, Thésée. Sois le bienvenu.

Que dis-je? Tu es un peu chez toi, ici.

Après tout, mes terres sont gorgées du sang de tes compagnons.

Achève, Minos!

Tu connais ma noblesse autant que mon audace.

Ma victoire mettra fin à ton emprise sur ma cité.

Ho, du calme, mon garçon.

Ton sang royal offre un couronnement inespéré à ma vengeance.

Mais nous ne sommes pas des bêtes.

Tu seras reçu en invité, non pas en ennemi.

Eu égard à ton rang autant qu'à ta beauté.

Trêve de bavardage.

Où est ce Minotaure?

Quand j'aurai versé son sang,

tu me loueras pour t'avoir purgé de ta honte.

Oh, toi! Mais que tu es exquis!

Savais-tu que j'étais le fils de Zeus?

D'un seul mot, je peux faire trembler l'Univers!

Et tu crois m'éblouir?

Triste roi que tu es.

Pauvre Thésée, seule ta mort saura me rendre le sourire.

Mon père, le dieu des mers, répandra sur moi sa grandeur.

Son taureau a, si légende j'en crois, invité sa vigueur jusques au lit du roi.

Tu vas nous montrer sans retard si tu es digne de ton nom,

ou si, tout demi-dieu que tu es,

tu fais honte à Poséidon.

C'est inimaginable. As-tu perdu la raison?

Tu vas remplacer chaque amphore.

Non. Garde ton travail d'esclave.

Imposture! Le plus beau spécimen détourne les yeux?

Le prince d'Athènes m'ignore?

Butor! Et l'odieux persévère dans son outrage.

Qu'attend-il pour se délecter?

J'ai tout. Que n'a-t-il pas? Des yeux?

Aveugle... regarde-moi!

Bravo!

Prends garde à toi, beau prince.

Tu crois souffler des flammes, mais tu attises la braise.

L'oracle a parlé.

Dédale, j'ai besoin des plans de ton labyrinthe.

Je refuse.

Incroyable. Tu as cédé à la requête de ma mère,

et ce soir, tu refuses de m'aider?

Si Thésée veut combattre le Minotaure, il se perdra dans le labyrinthe.

Je ne peux rien pour lui.

Combattre le Minotaure? Mais Astérion n'est pas un...

Non, je dois l'en empêcher.

Dédale, entends mon agonie! Tu as inventé le labyrinthe.

- Donne-moi les plans! - Pas question.

Garde tes sculptures, toi et ton coeur de pierre!

Ariane!

Si je te livre les plans, me mèneras-tu à Thésée?

Icare, réfléchis bien à ce que tu fais.

Ce que tu tiens entre tes mains est mon oeuvre.

Allons, remets les plans où tu les as trouvés, et j'oublierai tout.

Oublier?

C'est tellement facile pour toi. Hein?

Parce que tu crées, oui, tu façonnes, tu construis.

Mais pour quoi? Que tisses-tu dans tes mains?

L'art ne peut s'encombrer de tels sentiments.

L'art?

Retourne-toi, père.

Regarde le carnage que tu laisses derrière toi.

Seize ans que je consacre ma vie à te transmettre tout ce que je sais,

et tu ne veux toujours rien comprendre!

Je comprends que je me suis trompé.

Je croyais en ta lumière, papa, et toi,

tu me laisses dans le noir.

Dire que j'avais peur d'être un mauvais fils.

Pardon? Personne ne trahira le secret de mon labyrinthe!

Ah! Le spectre de ma mère.

La vérité nous éclaire. Il est si tard.

La nuit est grave, va dormir.

Oui, grave, mais si pleine de promesses.

Où finira-t-elle? À quoi bon dormir quand tout nous appelle?

Le sommeil te trouvera avant moi.

Ariane, as-tu vu ton père? Où est-il?

Je dois absolument lui parler.

Voici la nuit des possibles. Mystères et prophéties, prenez vie!

Si tout va bien, Icare me livre les plans,

je cours chez Thésée, j'affine mes arguments.

À nous le labyrinthe, mon coeur lui pardonne et il s'éprend de moi.

La voile se déplie, le peuple grec s'incline devant le trône d'Athènes.

Je ne réponds plus au nom d'Ariane.

Comment m'appelez-vous? Reine?

Mon chaton.

Père... Quel goût me prêtes-tu? Vraiment!

Ma fille, tu n'es pas aveugle.

Ses boucles, sa silhouette,

tes yeux auraient tort de ne pas s'en délecter.

Balivernes! Ce Grec primitif et arrogant!

Pas du tout mon genre.

À la bonne heure!

Tu le verras donc sans regret disparaître dans le labyrinthe.

Pfff!

Douce nuit, mon petit.

Oh, ta danse... exquise...

à ton image.

Oh, père! Je souffrirais de te décevoir.

Non... Non, non, non, non, non.

Tu n'es pas mon genre, Thésée.

Hein? Qui va là?

Icare? C'est toi, dans le noir?

Oh! La clé du labyrinthe.

Tu tiens ta promesse.

- Qu'est ceci? - Ce qu'il me reste.

- Mon père a brûlé ses plans. - Tout est perdu!

Ariane, arrête! Où est Thésée?

Ne prononce pas son nom, petit malheureux!

Ariane, respire!

Que ne suis-je Athénienne

Que ne suis-je libre De m'arracher à cette mascarade

Sois belle et douce

Chante

Danse

Souris

Comment peut-on être aussi triste,

et aussi belle?

Aah! Dieu du Ciel!

C'est lui!

Qu'as-tu infiltré chez moi?

Une relique de ce monstre?

Tu l'appelles monstre?

Astérion est mon frère.

Ariane! Ton père Minos est un meurtrier.

Il t'a aveuglée. Mais c'est lui, le monstre.

Icare, je ne sais si je dois craindre ou louer tes paroles?

Je ne viens pas te convaincre. Il faut que je parle à Thésée. Lui comprendra.

Quel sort lui réserves-tu?

Sans les plans, il ne sortira jamais.

Je me voyais déjà partir avec lui, main dans la main.

Lâcher sa main, c'est le perdre.

Ariane! Le fuseau que mon père t'a donné, tu l'as toujours?

- N'oublie pas notre accord. - Promis. Viens.

- Hm? (- C'est la reine.)

Ma reine!

Je ne peux dissimuler la joie que me procure ta visite.

J'en perds même l'appétit.

Puisque ma vue t'inspire le dégoût, je serai brève.

Thésée fera tout pour sauver son peuple. Empêche-le d'entrer dans le labyrinthe.

Quel délicieux breuvage m'enivre

pour entendre des mots si doux à mes oreilles?

Serait-ce un ordre de la reine?

Je ne te savais pas si proche de l'ennemi.

Mais ta loyauté n'a rien de légendaire.

Minos, fais mourir Thésée à temps! Sauve la Crète de cet affront!

Tant d'efforts pour venir jusqu'ici

défendre l'honneur de Knossos.

Et te voilà, reptile,

me suppliant.

Athènes a pris ton fils, ne la laisse pas prendre le mien.

Pauvre folle! Crois-tu que la vie de ton infâme bâtard m'importe?

Que ton parjure mérite ma pitié?

Qu'ils crèvent tous! Personne n'en sortira vivant!

Assez! Peut-on haïr sans fin?

N'avons-nous pas assez souffert ta vengeance?

Minos, je t'en conjure. Punis ta reine, punis-moi!

N'ôte pas la vie à mon enfant!

Te punir toi?

N'aie crainte, ma reine,

c'est précisément ce dont il est question.

Voilà, nous y sommes.

- Fais diversion. - Non, attends.

@@ Je vais le chercher.

Tu es ma source d'inspiration ce soir.

Puissé-je ne pas me perdre!

- Tentatrice! - Ah oui?

Recevez-vous ainsi une princesse?

Je n'attends que ruse de la fille de Minos.

Pour qui me prenez-vous?

Seule la curiosité m'invite à voir le visage d'un vrai téméraire.

Oh - j'ai dit le visage.

Le vôtre ne saurait mentir.

Vous allez vite pour célébrer ma victoire sur le Minotaure.

Sans doute suis-je en mesure de l'escompter. Éprouvez-moi.

Je ne veux pas achever une autre créature.

La moitié d'un téméraire. Voilà la nature amputée des demi-dieux.

Vous insultez mon sang qui résiste à vos charmes.

Et pourtant... je sens que mon appétit se réveille.

Me prendriez-vous pour ultime collation?

Ha! Nullement. Je sais me satisfaire.

À votre aise. La muflerie athénienne persiste, alors je m'éclipse.

L'orgueil d'une femme durcit mon indifférence.

Adieu, prince. Ma danse vous porte ombrage. Je tire le rideau.

Ariane! Reste!

La fortune t'a guidée jusqu'à moi. Parlons sans artifices.

Si tes yeux jurent de ne plus se détourner.

Ah, le serment!

Poison des femmes dont l'antidote est... la volupté.

Thésée! Au coeur du labyrinthe, la ciguë n'est-elle pas...

préférable à l'agonie?

Mon audace me guidera.

Dans la nuit des méandres, tu chercheras en vain.

Seul le toucher pourra te sauver.

Prince d'Athènes, dispose de la main que je te tends,

et vois nos destins noués à jamais.

Icare.

Je vous assure, c'est ma couleur naturelle.

Oh, Dédale, oui.

Oui, mon fidèle témoin, cette nuit-là, dans la forêt.

J'étais à vos côtés.

Le bien-nommé trouvera sa place parmi les étoiles. N'est-ce pas?

Je ne le sais pas.

Et je crains que mes talents ne soient plus d'aucune utilité.

Pas même pour retrouver mon fils.

Icare, non!

Pasiphaé...

Qu'avons-nous fait?

J'ai quelque chose pour toi.

Prends cette corne. Toi seul peux atteindre le centre du labyrinthe.

Quand tu le trouveras,

j'ai espoir qu'elle s'allume.

Et si elle s'allume, tu verras la vérité.

Alors il sera sauvé.

Thésée, le labyrinthe t'attend.

Que la princesse mène la danse.

Dépêchez-vous!

Si nous survivons, peut-être nous suivras-tu?

Je crois que ma place est ailleurs.

- Je prépare le bateau pour votre fuite. - Nous te verrons sur le quai.

Icare... Que crois-tu faire?

Astérion.

Gardes!

Gardes!

Icare.

Toi !

Non.

- Je croyais t'avoir perdu. - Je crois m'être perdu moi-même.

Il était mon seul ami.

Tout est voué à se perdre, dans l'espoir de mieux se retrouver.

Pour sortir du labyrinthe, rien à suivre que ta propre vérité.

Ma vérité? Comment la reconnaîtrai-je?

Ne la tisses-tu pas depuis le début?

Si Astérion est encore de ce monde, tu le rejoindras.

Ne sommes-nous pas faits de la même matière? D'air, de terre?

Ne sommes-nous pas les fourmis, les abeilles, les mouettes...

Chaque oeuvre est un mystère.

Une idée qui prend vie dans mes mains.

Je la sculpte, lui donne une forme, une âme.

Mais une fois terminée, elle cesse de m'obéir,

elle s'échappe, pour suivre sa destinée.

Vois-tu, elle a souvent bien plus d'imagination que moi.

Le croiras-tu, mon frère,

Que grande est la Lumière,

Que loin d'être prison, Que loin d'être brûlure,

Ces quatre et tristes murs

N'étaient qu'une illusion.

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