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7 heures et des poussi�res.
Salut, c'est Jeff Gonzer. On se r�veille !
Vous �tes dans le cirage mais pr�t � vous r�veiller, hein ?
Une belle journ�e en perspective.
21 �C en ville, un peu plus frais � la plage
et si vous vous en foutez levez-vous quand m�me ! Ex�cution !
Mettez le doigt dans votre troisi�me �il et r�veillez-vous !
R�veillez le chien.
- Allez les filles, on se l�ve ! - R�veille-toi !
H�, bouge-toi les fesses.
- Jeanie, n'y reste pas une heure. - J'y suis pas encore.
Oh mince...
Il faut r�veiller Annie.
Annie ?
Annie, r�veille-toi.
- Annie est r�veill�e ? - Pas encore.
Je ne l'ai pas entendue rentrer, je comatais grave.
- Elle a vomi dans une voiture. - Elle a bu quoi ?
Bi�re, vin et s�datif puissant.
La pauvre.
Une ado accro. Quel g�chis !
Ne fais pas �a.
- Dans "The Three Stooges" ils le recrachent. - Elle va y rester.
Je te dis ce qu'ils font toujours, pas ce qu'elle doit faire, OK ?
- Si elle recommence ils la jetteront dehors. - Laisse tomber.
- C'est-�-dire ? - Qu'est-ce qu'on s'en tape ?
- Arr�te ! - Elle s'en fout de se r�veiller ou pas.
Salut.
Qu'est-ce que vous regardez ?
- Mon Dieu ! - Tu ne vas pas manger �a !
- J'ai hyper faim. - D�go�tant. Demain tu r�leras.
Tu n'as qu'� carr�ment le frotter sur tes cuisses !
Tu es trop nulle.
- Tu me fais rigoler. - Enl�ve tes mains de l� !
- Vous �tes encore imbib�es. - �a va la t�te ?
- J'ai des nouveaux locataires et envie de vomir. - Tu n'as pas l'air malade.
Je le suis mais j'ai faim aussi.
- On va � la plage ? - J'ai rendez-vous chez le coiffeur.
- Tu as dit que tu ne s�cherais plus. - J'ai sport.
- Tu vas te faire quelle coupe ? - Maman veut que je me fasse un bob.
Elle n'a pas capt� que je porte ses fringues et que les mecs me veulent moi et pas elle.
Demande-leur de te couper la t�te.
D�bile, va. Moi je n'ai pas vomi dans la voiture de ce type.
- Qui s'en soucie ? - Lui. Et toi non ?
Je ne le connais pas. C'�tait un tacot qui fumait comme une loco.
- Il �tait mignon ? - Qui ?
L'abruti � la voiture.
Le seul abruti que je connais c'est Randy Teratunian.
- Tu le trouves sexy. - �a va pas ?
- Tu as dit que tu voulais sortir avec lui. - Non, baiser avec lui.
Pardon ?
Tu as dit � ton p�re que tu dormais chez moi ?
Faut que je l'appelle.
Et on est encore en retard !
C'est pas possible enfin !
- Toujours en retard. - Et mes cl�s ?
- Encore ! - Vous avez vu mes cl�s ?
Mes cl�s !
O� tu les as laiss�es ?
Je peux passer Abbey Road ?
- Pour me d�tendre j'�coute Abbey Road. - On va au lyc�e, compris ?
- � 1 8 ans j'arr�te le lyc�e. - Tu en as 16.
Quelle salope celle-l�.
- O� tu vas ? - Au lyc�e.
Repose les cl�s.
- Pourquoi ? - Tu ne peux pas prendre la camionnette.
- On en parle plus tard. - Mais pourquoi ?
- On en parle quand tu rentres du lyc�e. - C'est pas juste.
- Reviens ici. - On peut en parler maintenant ?
Je ne veux pas me disputer avec toi.
Je ne veux pas me demander si tu as fait une grosse connerie.
Le lyc�e a appel�.
- Je ne veux pas en parler maintenant. - D�veloppement de l'enfant.
Tu as s�ch� ce cours.
Maman, si tu savais � quel point ce cours est d�bile.
- Donne-moi les cl�s s'il te pla�t. - Je ne veux pas passer une mauvaise journ�e.
C'est ma camionnette. Papa me l'a donn�e.
C'est Sam.
Ma fille, Jeanie.
Bonjour.
Salut.
On y va � pied !
Cet appart me tue. C'est trop petit, on ne trouve jamais rien.
Je veux vivre dans un loft � New York et �tre peintre. J'ai besoin d'espace.
On pourrait toutes aller � New York et ouvrir une boutique.
Papa !
Papa ! Je t'en prie !
Faut que ce mec se fasse soigner.
- Qu'est-ce qu'on fait ? - On appelle les flics ?
Vous tenez l'enfant par les pieds !
Vous n'�tes pas des sauvages tout de m�me ! De la douceur.
Toujours de la douceur !
Nous donnons de l'amour � nos enfants et ils grandissent dans l'amour.
C'est un poupon Mme Steiner.
Pardon.
- Tu veux tirer ? - Je suis une maman.
Tr�s bien !
Sale type.
- On ne dit pas bonjour ? - Bonjour Scott.
- Je t'ai manqu� ? - Comment va Susan ?
- Susan Halpern ? - Tu connais d'autres Susan ?
Ses parents nous ont invit�s � passer le week-end � la mer.
- Ils sont tout le temps rest�s avec nous. - Ils ne vous ont pas quitt�s des yeux ?
C'est un peu �a, ouais.
H� Jeanie. J'aime bien votre nouvelle coupe.
Ce n'est pas nouveau M. Simmonds.
- Vous venez dans mon bureau ? - D'accord, j'arrive.
H� ! Je n'ai m�me pas droit � un bisou ?
Garde les bact�ries de Susan pour toi.
- Ils se sont battus. - Motif ethnique ?
- Non, pour une fille. - Dieu merci.
- Vous savez o� est Annie ? - Non.
- Aucune id�e ? - Non.
- Son p�re la cherche. - Je sais. Je veux dire... ah bon ?
Je veux lui parler, savoir ce qui lui passe par la t�te.
- Je veux arranger les choses. Son p�re est... - Fou.
Exc�d�. Il veut la faire interner.
- O� ? - Dans une clinique priv�e de Sun Valley.
Dans une clinique psychiatrique ?
- Ils s'occupent de fugueuses. - Elle ne fugue plus.
- Elle n'est pas rentr�e depuis une semaine. - Elle �tait chez moi.
Oui, mais c'est son p�re et il est inquiet.
Vous savez pourquoi sa s�ur s'est enfuie en v�rit� M. Simmonds ?
Il lui a pass� les menottes pour �tre tomb�e enceinte comme si c'�tait une fille perdue.
Elle voulait seulement se faire avorter. Je vous jure M. Simmonds.
Je sais, il peut perdre son sang froid.
Ouais.
Franchement. Comment Annie est suppos�e devenir une ado �quilibr�e ?
- Si elle reste avec son p�re, elle est foutue. - C'est s�r.
Pour lui prouver qu'elle est dans le droit chemin elle devrait devenir polici�re.
- Il faut lui trouver un endroit o� aller. - O� ?
Je n'en sais rien.
Des fois, � une heure du mat
tu te disputes avec ta m�re et tu n'as nulle part o� aller.
Un endroit avec des coussins au sol, une musique de fond et des gens � qui parler.
Un endroit rien qu'� nous.
H� Brad ! O� tu �tais pass� ?
- Je travaille. - Tu arr�tes le lyc�e ?
On me paie pour ranger des extincteurs.
- Tu n'as pas vu Annie ? - Elle est dans ce bus.
- Ce bus-l� ? - Ouais.
H� le bus ! Arr�te-toi ! Putain de bus, arr�te !
- Tu es s�r de l'avoir vue ? - Elle voulait que je tra�ne avec elle.
- O� elle allait ? - � Holly-lourds.
Elle est en libert� surveill�e, Hollywood Boulevard lui est interdit.
Si tu mens, tu es un nase de premi�re.
Pardon.
CENTRE DE V�LOS
Importante collision sur l'autoroute Golden. State au nord de l'autoroute Glendale
et l'autoroute de San Diego direction nord, au nord d'Avalon.
C'est vous Dragon ?
Vous avez vu Annie ?
Annie Mallick ? Vous la connaissiez.
Jeanie, comment tu peux parler � ce type ?
Il t'hypnotisera comme un cobra
et tu te retrouveras sur le boulevard habill�e comme les Pointer Sisters.
Annie ne viendrait pas l�, elle n'est pas si folle.
Je n'en suis pas s�re.
- H� ! C'est Mary ! - Qui c'est ?
- Elle est dans mon cours de d�coration florale. - Quelle "weirdo".
- Mary la "weirdo" ! - Les "Merry Weirdo" !
H� ! Annie ! C'est Annie.
- Annie ! - Jeanie !
Jeanie, c'est Jeanie !
- Monte tout de suite ! - Je prom�ne mon chien.
- Sur Hollywood Boulevard ? - Je l'ai trouv�. C'est le chien de Loser.
Monte je te dis.
- H� beaut�, d�gage ! - C'est � moi que tu causes ?
- Non, tu n'es pas une beaut�. - Parle pas � ma femme comme �a.
- Allez, d�gage mon pote. - Je ne suis pas ton pote.
Tu es mon truc du cul alors trou-duc !
Allez ! Monte !
Jeanie !
Tu es en libert� surveill�e, Hollywood t'est interdit !
- Loser me ramenait � la maison. - Loser travaille dans un club priv�.
- Je voulais voir maman avant l'arriv�e de papa. - Il veut te faire interner !
- M'interner ? - Chez les fous.
- Il ne peut pas faire �a. - Tu crois ?
Je suis morte de trouille.
- Tu vois la voiture de ton p�re ? - Non.
- Celle de ta m�re ? - Elle n'en a pas.
Oh mince.
On allait appeler Mme Mallick. Je veux dire... ma m�re allait vous appeler.
Maman veut savoir si.
Annie peut rester quelques jours � la maison, si �a ne vous d�range pas.
� condition que son p�re ne vienne pas la chercher avec une camisole de force.
Si vous pouviez ne pas lui dire o� elle est ce serait chouette.
Je ne parle pas � cet homme.
Je ne peux pas avoir de la compassion pour elle si elle continue de supporter mon p�re.
C'est ce qu'on appelle "go�t BBQ" ? Voyons voir.
D�gueulasse !
Tu sais, ce n'est pas mon vrai p�re.
- Depuis quand ? - C'est vrai.
- Tu te fous de moi ? - Tu sais, les babas qui prenaient de l'acide ?
J'avais 11 ans. Quand j'ai arr�t� l'acide j'ai eu une r�v�lation.
Ce type, le flic, ce n'est pas mon p�re.
- J'ai vu mon vrai p�re. - � quoi il ressemblait ?
Il �tait vraiment cool.
Un m�lange de Cary Grant et Thor, c'�tait un motard.
- J'imagine mal Cary Grant sur une moto. - Mais il l'�tait.
- Il �tait si beau. - Tu es tar�e.
Oh, sex-symbol en vue.
Allez, calme-toi. Ignore-le.
- C'est tout ce que tu manges ? - Soyez gentilles entre vous les filles.
- Qu'est-ce qu'elle a maintenant ? - Elle a toujours quelque chose.
- S'il te pla�t. - 41 cents s'il te pla�t.
- C'est elle qui paie. - Tout �a ?
- �a va comme �a ? - C'est parfait, merci.
Merci Greg.
- Greg. - Oh oui ! Greg !
H� ! Mets les courses dans le sac.
Tant que ce n'est pas dans la vall�e. Je veux vivre sur les collines
avec une super sono, faudrait pas que les voisins se plaignent.
Qu'est-ce que je dis � maman ?
- Dis-lui que la pension alimentaire... - Elle ne l'a plus depuis qu'elle est mari�e.
Elle en touche une pour toi, c'est ton argent.
- Et moi ? Mes parents sont mari�s. - Ils divorceront peut-�tre.
Annie, ne parle pas comme �a !
Dis-lui que tu veux une cellule familiale, que �a te manque.
Mais Franklin n'est pas une cellule familiale.
- Ne t'embarque pas l�-dedans � cause de moi. - Quoi ?
- Prendre un appart seule. - Ma m�re en serait heureuse aussi.
- Elle se croit si jeune. - Je ne sais pas ce que mes vieux diraient.
- Ils ne m'encouragent jamais � rien faire. - Tu diras que tu es chez moi au d�but.
Des fois ils me traitent comme un b�b�.
All� ! Je peux parler � Greg ? C'est urgent.
J'appelle de l'h�pital. Non, mais c'est assez s�rieux.
Non, pas trop mais assez.
J'ai une sale t�te !
Tu ne te souviendras s�rement pas de moi, j'�tais dans ton magasin aujourd'hui.
Deirdre Thompkins. J'ai achet� du yogourt.
J'aimerais deux fen�tres de chaque c�t�.
C'�tait de la dentelle mexicaine.
- O� je pourrais peindre. - Je suis surprise que tu t'en souviennes.
Jeanie, tu crois qu'on pourrait faire �a ?
J'en parlerai � papa, ma maman me tuerait si je lui disais �a.
En fait j'ai ou plut�t j'avais deux billets pour le concert d'Angel ce soir.
Je les ai perdus, ils sont peut-�tre tomb�s pr�s de ta caisse.
Tu ne les as pas ?
Oh zut.
J'ai regard� dans mon sac. Attends, je vais v�rifier.
Oh mon Dieu, je suis confuse.
Je me sens si idiote, ils sont dans mon sac.
J'ai d�j� dit � mon copain, on n'est pas intimes, qu'on ne pouvait pas y aller.
Il a d�j� fait d'autres plans et... quoi ?
Eh bien Greg... je ne sais pas.
Tu ne me connais pas, tu ne sais pas si tu m'aimeras bien.
J'y vais en voiture avec mes copines mais je te retrouve � l'entr�e.
Dans la salle Shrine.
� 20 heures ?
Fabuleux.
Qu'est-ce que tu vas dire � Bobby ? Tu as la jambe cass�e ?
All�, Mme Koch ? Bonjour, c'est Deirdre. Je voudrais parler � Bobby.
Comment �a il est parti !
H� !
H�, tu as des billets � vendre ? Tu veux planer un peu ?
- J'ai tout ce que tu veux mon ange ! - Rien pour moi laideron !
- Gouines ! - Gouines !
- H� poulette ! - H� mon ange !
Gouines !
INTERDICTION DE FUMER DE L'HERBE
O� vous �tiez pass�es ? �a a d�j� commenc�. Venez.
Bonsoir.
On loupe Heavy Waters. Skip dit qu'ils sont du tonnerre.
- Tu as eu ton billet, c'est bien. - Ouais, merci.
Tu n'as pas � me remercier, mon p�re les as gratuits.
Salut Scott. �a boume ?
- Qui c'est Skip ? - Un surfeur !
- Et alors ? - On se fait une vague !
Hou l� ! C'est g�nial mon pote.
- Qu'est-ce qu'elle a ? - Va nous garder les places.
- C'est fait. Ils sont du tonnerre. - Du tonnerre !
Je n'aime pas ton attitude.
Tu ne peux pas �tre gentil ?
Je n'y vais pas seul.
- Pourquoi pas ? - Parce que tu es avec moi.
- Je veux dire que... - Quoi ?
Tu �tais ma poup�e � une �poque.
Ouais...
H� Jeanie, c'est l'homme de ta vie l�-bas.
- H�, Bobby est l�. - O� ?
OK Dee, � toi de jouer.
- Salut Deirdre. Je suis en retard ? - Tu es qui toi ?
- Qui c'est ce type ? - Bobby, faut qu'on parle.
Viens.
Je veux te parler d'un truc.
Tu ne te sens pas bien ? Tu veux t'asseoir ?
- Est-ce que je t'ai d�j� racont� des bobards ? - Tout le temps.
- Cette fois c'est vrai. - Ah ouais ?
- Annie ne va pas bien. - Elle en a pas l'air.
Ce blond, l�, la bloque.
Bon, j'y vais.
�coute, on essaie de la distraire.
On l'a branch�e � ce type mais il lui fout les jetons.
Il lui fait penser � son p�re...
- Il ne ressemble pas � son p�re ! - Bien s�r que oui.
Il a tout du flic, il la fait flipper.
- C'est des conneries. - Elle a toujours eu un faible pour toi, tu sais.
- Depuis quand ? - Depuis...
Depuis ses 12 ans. Tu ne t'en souviens pas ?
Elle trouvait que tu avais un truc des Beach Boys.
- Tu ne racontes que des bobards. - Tu accompagnes Annie ce soir.
- Et Deirdre ? - Oh...
- Elle lui fait une fleur. - Ah ouais ?
Elle veut bien s'asseoir avec Greg.
Pour Annie, c'est �a ?
- Tu veux une pilule ? - H�, qu'est-ce que �a veut dire ?
- O� tu t'assoies toi ? - � c�t� d'Annie,
je suis avec elle ce soir.
Allez tous vous faire foutre.
- C'est quoi son probl�me ? - Je ne sais pas.
J'arrive !
- Tu as eu tes billets sans probl�me ? - Merci, oui. Mes potes te remercient aussi.
- Comment va maman ? - Bien.
J'esp�rais...
- Papa, je peux te demander un truc ? - Vas-y.
- Il est � la basse. - Tr�s bien.
On va � Seattle demain. Trois soirs dans un terrain de football.
Papa...
D�sol�, vas-y, dis-moi.
- Apr�s le concert peut-�tre ? - Entrons l�.
Oh mince.
L�.
- Tu n'es pas heureuse ? - Ce n'est pas �a papa. C'est que
on veut un endroit � nous pour se soutenir.
Attendons mon retour � No�l ? On passera plein de temps ensemble.
Et puis je veux te pr�senter Sandra.
- Tu la connais ? - Non.
Elle cuisine super bien,
elle parle japonais, tu vas l'adorer.
Une minute, s'il te pla�t.
Tu te reposes un peu ?
Maman et toi vous devriez vivre dans la vall�e, au milieu d'arbres.
- Je paierai la location. - Maman se pla�t o� on est. C'est moi.
C'est trop nase de vivre dans cet appart avec toutes ces plantes mortes.
Il ne me faudra pas grand-chose, juste ma pension alimentaire.
Je ne peux pas y toucher, les avocats me crucifieraient.
- Tu as besoin de fric pour tes fringues ? - Non, �a va.
�coute,
reste avec ta m�re, OK ?
Un p�re absent �a suffit.
- Je ne t'en veux pas. - Moi si.
� No�l on retournera au ranch, d'accord ?
Allez.
Un de ces jours je le rach�terai � Zak et aux autres.
Le ranch sera � toi et moi.
On virera ces tar�s.
Rien que toi et moi et plein de potes � nous. On ach�tera des chevaux.
Plein de chevaux. Ce serait super, non ?
Ouais.
- Je peux dormir avec toi Annie ? - Je dors chez Jeanie.
Je peux rester avec toi alors ?
- Qu'est-ce que tu veux dire ? - On couche ensemble ?
Brad, je peux rencontrer un type classe, tu sais ?
Tu es vraiment une merdeuse des fois.
Parce que je ne veux pas coucher avec toi ? On a grandi ensemble !
- Je peux dormir chez toi ? - Moi ?
- J'ai dit � mon p�re que je ne rentrais pas. - Tu veux... bon sang Brad.
Ce serait pas mal.
Jeanie ?
- Duke ! - H�, calme-toi.
- Klaxonne. - Arr�te, tu veux ?
- H� Annie ! Et ma soir�e ? - Duke !
Comment �a va ?
- Oh mince. - Merde !
- C'est fini avec Scott alors ? - Je suppose.
Vous sortez ensemble depuis trois ans, �a fait trop longtemps.
Au d�but j'�tais tellement amoureuse que je pleurais d�s que je le voyais.
Il hallucinait. Il disait "salut", j'�clatais en sanglots,
c'�tait bizarre.
Je lui ai achet� ce collier et ce bracelet � Laguna.
Je n'ai jamais eu le courage de lui donner
et quand on est finalement sortis ensemble
je ne les ai jamais donn�s parce que �a me rappelait cette p�riode.
Je ne voulais pas que �a s'arr�te.
Il a dr�lement chang� depuis qu'il a le camion.
Il a chang� depuis qu'il a un s�che-cheveux.
- Je parie que ma soir�e ne te dit rien. - Si, pourquoi pas ?
Jeanie, c'est pas les mecs qui manquent.
- Qui par exemple ? - Il y en a plein.
- Avec de ces ego ! - Non.
Avec des ego d�mesur�s.
Tu connais les mecs.
Qu'est-ce que tu veux dire par l� ?
Tu as couch� avec pas mal de mecs.
Avec deux mecs � 14 ans pour savoir ce que c'�tait.
- Je ne suis pas aussi idiote que Deirdre. - OK.
- Je ne suis pas une Marie-couche-toi-l�. - Ouais.
- J'ai couch� avec un type. - Quoi ?
On n'a rien fait, j'ai juste couch� dans son lit.
Il m'a serr�e si fort que mon nez �tait �cras� dans son cou.
- J'ai failli suffoquer. - C'est l'�trangleur de Boston ?
- Tu ne le connais pas, il est plus vieux. - Un type que je ne connais pas ?
- On �tait amies � une �poque. - Arr�te.
- Salut s�urette. - Qu'est-ce que tu fous l� ?
M�re !
Maman, qu'est-ce que ces gamines font ici ?
- Pleurnicheuse, va. - Je vais t'�trangler.
Sissie, range �a.
Allez les filles, dans la cuisine !
Filez !
- Salut Jeanie. - Bonjour Mme Axman.
Quel est le probl�me ?
- Je ne veux pas de gosses � ma soir�e. - Et tes copains ne sont pas des gosses ?
Maman, pas la peine d'essayer de comprendre.
Allez, viens, tu sais que je plaisante.
Jeanie, �teins-moi cette musique.
On va fixer les r�gles avant que tes copains arrivent.
- Pas de sermon. - J'ai dit "sermon" ?
- Devant Jeanie ? - Jeanie, il y a un f�t de bi�re dans la cuisine.
- Non, merci. - Asseyons-nous alors.
Je me pr�pare � passer une bonne soir�e,
- si tu vas tout g�cher... - D�tends-toi un peu bon sang !
Papa et moi on a achet� un f�t de bi�re. Je n'en reviens toujours pas.
Quand ta soir�e commence on va se coucher et la maison est � toi.
Et si les gens n'aiment pas la bi�re ? Ils boivent autre chose.
Quels gens ? Tes copains du lyc�e ?
Ils boivent du whisky et de la tequila, ce genre de truc.
- Tu bois du whisky Madge ? - Non mais je pourrais en boire le matin.
- Tu bois du whisky Jeanie ? - Non, je n'aime pas �a.
Ils am�nent du whisky ce soir ?
Peut-�tre. Je ne leur dis pas quoi amener. Je ne suis pas leur m�re.
�a va �tre une sacr�e soir�e.
On devrait tous quitter la ville, vous n'auriez plus de m�re sur le dos.
- Tu rends les choses impossibles. - Tout le monde pourrait se saouler au whisky
et se sentir libres, sexuellement libres m�me.
- Vous m'avez appel�e ? - Non !
- Va � la cuisine Sissie. - Je veux �couter.
Va.
- C'est fou. Ils parlent toujours de sexe. - Pas moi, toi.
Tes copains en parlent tout le temps, ils ont des relations au coll�ge !
Tu ne crois pas qu'on peut avoir des �motions intenses ou vraies ?
Jeanie est amoureuse depuis qu'elle a 12 ans et je parie que �a te d�passe.
Je ne viens pas d'une autre plan�te.
Quand papa et moi on sortait ensemble, on est pass� � l'acte plusieurs fois.
- Je ne veux pas te mentir. - Je ne veux pas en parler.
Mais j'ai toujours regrett� de ne pas avoir attendu.
Tu ne comprends pas. Je ne fais que �a, attendre.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? - Je suis vierge.
- N'aie aucune honte ! - J'ai horreur de �a.
- Dieu merci ! Sissie, apporte-moi une bi�re. - Arr�te maman.
Qu'est-ce qu'on va faire d'elle ?
- Il n'y aura pas de soir�e. - Je te jure que si.
Madge dit que non.
Si tu ne viens pas saluer tes copains je les renvoie chez eux.
Et si je les renvoie, tu devras les appeler un par un pour t'excuser.
Et tant que... tu me rends dingue Madge !
Tant que tu ne te seras pas excus�e tu es interdite de sortie !
Je t'en donne ma parole.
Angel est vraiment mignon.
Un groupe de mongols avec des �pingles de s�ret� en piercing.
- Au revoir. Il n'y a pas de soir�e. - O� est Madge ?
Elle est interdite de sortie.
Et pourquoi ?
Elle est vierge.
Salut.
- Comment �tait le concert ? - Bien.
J'ai vu papa.
Comment il va ?
Bien.
Qu'est-ce qui ne va pas maman ?
J'ai lu cette foutue page cinq fois.
Pourquoi tu ne dors pas encore ?
Parce que j'ai un examen demain, je dois �tudier.
Pour ton p�re, si je d�croche un dipl�me je serai assez intelligente pour lui foutre la paix.
- Tu as fait tes devoirs ? - J'en ai pas le week-end.
Je veux t'envoyer � la fac.
Tu liras plein de livres, tu seras cal�e,
- tu sauras parler aux tar�es de mon esp�ce. - Comment va ton ami ?
Sam ?
- Type bien. - Il est avec sa femme.
- Oh. - Son ex-femme.
- Il est divorc�. - C'est cool.
Il m'a invit� � d�jeuner demain.
- Il t'a invit� � d�ner hier soir ? - Qu'est-ce que tu veux dire ?
Rien, laisse tomber.
J'ai 40 ans et je lis Platon dans mon lit, c'est ridicule.
On n'a pas d�n� ensemble hier soir
ni ce soir parce que son ex l'a appel�.
- Alors il s'est excus�. - Pourquoi ?
J'aurais d� d'abord d�ner avec lui pour voir si ses intentions �taient honn�tes
mais j'ai fonc� t�te baiss�e
comme toutes les anciennes �tudiantes divorc�es de l'UCLA.
Mais j'�tais en harmonie avec moi-m�me, je le voulais. OK ?
OK.
Oh merde. Je suis d�sol�e.
- J'arrive plus � me concentrer. - Tu devrais te faire refaire ton ordonnance.
Je sais. J'en ai l'intention.
L�.
J'aurais �t� pote avec Platon.
Ses disciples et lui n'aimaient pas les chaussures.
"Jusqu'� pr�sent j'ai �voqu� le quatri�me et dernier type de folie,
qui est attribu�e � celui qui, lorsqu'il voit la beaut� de la terre, est transport�..."
Magasin de chaussures Shoe Stop sur Hacienda Boulevard � La Pointe.
- All� ! Shoe Stop. - J'aime ronger les chaussures.
- D'habitude je le fais chez moi. - Vous faites quoi ?
Je ne travaille pas aujourd'hui, je veux ronger les pompes de votre magasin.
- Si vous venez, je vous tue. - Je ne veux pas les porter.
On s'en rendra compte ? Si un autre client veut cette chaussure,
- il verra qu'elle a �t� rong�e ? - Ce sont des chaussures de bonne qualit� ?
- Oui. On a que du premier choix. - Vos prix sont imbattables.
On est un self-service. Des chaussures � 20 dollars co�tent 16.90 ici.
- Correct. - Je suis au coin de la rue.
- Je peux venir ? - C'est bon, venez.
J'ai des chaussures dans l'arri�re boutique, mangez les meilleures tant qu'� faire.
Jay ? Tu pars ?
Je vais passer une semaine � New York.
- Je t'appelle depuis des semaines. - Je ne pouvais pas te rappeler.
Pourquoi ? Tu m'as fait mourir.
Maman croit que je sors avec Terry. Elle l'aime bien, il sourit tout le temps.
- Pourquoi elle ne m'aime pas ? - Tu sais bien.
- La diff�rence d'�ge. - Comme d'habitude.
- J'ai 16 ans. - Et alors ?
Ma grand-m�re �tait d�j� m�re � 16 ans.
- Sheilah a eu un enfant � 16 ans. - Grand-m�re �tait mari�e.
- Elle ne voulait pas �pouser ce type-l�. - C'est bon, t'�nerve pas.
J'ai une question � te poser. Est-ce que tu m'aimes vraiment ?
- C'est �a la question ? - J'y viens.
- Mais r�pond d'abord � celle-l�. - Je suis amoureux de toi.
- Tu sais ce que �a veut dire ? - Qu'on vomit beaucoup.
Non, vraiment. Toutes les chansons � la radio me font penser � toi,
�a m'a rendu malade.
Pose ta question.
Je sais qu'on n'a rien fait cette nuit-l�
parce que tu me respectes tant. Je t'en suis reconnaissante d'ailleurs.
Tu as raison, il ne faut rien pr�cipiter quand on a des sentiments si forts mais...
Continue.
- Est-ce que �a aurait �t� si mal de le faire ? - Quoi ?
Faire l'amour. Est-ce que ce serait si mal ?
Eh bien non.
� quelle heure d�colle ton avion ?
Il y a des vols pour New York toute la journ�e.
All� ?
Jeanie ?
Salut. Je n'ai pas �t� une bonne amie.
Je t'ai fait des cachotteries, je ne t'ai pas dit le plus grand secret de ma vie.
Je suis d�sol�e...
Je suis amoureuse.
D'un type qui s'appelle Jay, tu ne le connais pas.
Il est plus vieux que nous.
Ouais. Et tu sais quoi ?
Je suis dans son lit l�.
Madge ?
Tu as pleur� ?
Je pleurerai peut-�tre.
Il veut que je vive chez lui.
Il veut bien qu'on y vive toutes les quatre quand il voyage.
Annie aussi.
Annie est cool.
Il veut te rencontrer mais...
On se parle plus tard, OK ?
D'accord, ouais.
- C'�tait Madge. - J'ai entendu.
Je trouve �a tr�s triste, tu sais.
Ouais, le jour o� ta meilleure amie perd sa virginit�.
Non, ce n'est pas �a.
C'est le genre de fille � se marier avec un type avec qui elle a couch� une fois.
Arr�te. La fille qui se marie � 16 ans c'est un thon.
On ne la reverra plus jamais.
J'attendrai d'avoir 26 ans pour me marier.
J'aurai peut-�tre un enfant et je d�ciderai si j'ai besoin du mec.
Qu'est-ce que tu vas faire jusque-l� ?
Ce que je fais maintenant, m'amuser.
Ce truc me rend malade.
- Jay veut bien qu'on br�le son bois ? - Bien s�r.
- Attends. - Merde.
- On refait du feu ? - On essaie.
- Il fait chaud. - �a ne t'a pas plu hier soir ?
Si, on aurait cru un feu de camp.
- Toutes ces vieilles chansons. - Il te faudra une chemin�e chez toi.
Et voil�.
Mince, regarde ce que tu as fait � mon parquet.
- C'est le parquet de Jay. - J'ai int�r�t � vite passer l'aspirateur.
Aidez-moi.
Du pop-corn...
- Des biscuits ! - C'est quoi ce...
- Des crackers ? - Je suis au r�gime.
- Et �a ? - Liqueur de malt.
- C'est un d�ner, pas un match de foot. - Allez-y vous.
- Tu as 16 ans toi. - Et le fromage � tartiner ?
- Je n'avais pas assez d'argent. - Et pas de sauce ? Avec 13 dollars ?
- Tu es incroyable. - Bonne � rien, ouais.
- Pas de sauce ? - Allez vous faire foutre, OK ?
Je suis la seule � faire toutes les courses.
Ma m�re ne sait m�me pas o� je suis, elle avait l'air inqui�te au t�l�phone.
- �a va aller. - Et qu'est-ce qu'on fout ici ?
C'est un endroit rien que pour nous.
Attends, j'ai une id�e.
Je devrais rentrer chez moi un petit peu.
Dee, oublie ta m�re. Devenir adulte c'est parfois flippant.
Prends les choses du bon c�t�.
- Ouais. Et si on faisait une soir�e ? - Sans Jay ?
Hors de question.
D�sol�e, je reviens tout de suite.
H� ! �a, c'est une f�te.
Jeanie ?
Et si on remplissait ces verres ?
Merde. Annie !
Terry ?
Carter ? Tiens.
- Greg ? - Merci.
Greg ?
- Il faut un truc de la cuisine ? - Oui, toi.
- Un discours s'impose. - Carter a une telle voix d'orateur.
Merde !
- J'y vais. - Non, c'est bon, j'y vais.
Tu viens attif� comme �a � notre soir�e ?
On n'aurait pas d� l'inviter, je voulais un vrai homme.
- J'en suis un. - Tu es un cr�tin,
tu me fous les nerfs des fois.
�volue un peu, grandis, fais quelque chose.
Tu es assez grand pour d�ner avec nous. S�che-toi et prends du caf�.
C'est bon.
Je suis d�sol�e.
H� ! Tu me rejettes ?
- H�, c'est fab ! - Ouais, vraiment fab.
Assieds-toi l�.
Joli !
Allez-y, commencez.
Je reviens.
- Laurie est ici ? - Non Debbie. C'est une soir�e priv�e.
- Laurie m'a dit de venir. - Tu me fatigues l�.
- Comment Laurie est courant de la soir�e ? - Pardon !
- Je peux l'attendre dedans ? - Non.
- Bon sang ! - Bonsoir.
Je regarde � l'autre table et c'�tait elle :
Joni Mitchell !
Je n'en croyais pas mes yeux. Elle �tait superbe.
J'ai mis main sur celle de Corky en lui montrant Joni Mitchell
et il fait "Ah oui" comme si c'�tait sa m�re.
Joni Mitchell... j'�tais survolt�e.
J'arrivais pas � y croire ! Joni Mitchell !
H�, les gars...
- Vous avez �cout� l'album de Weather Report ? - On s'est souri. Je te jure !
C'�tait trop cool. Joni Mitchell qui me souriait.
- OK Annie, OK. - Sur la vie de ma m�re !
Calme-toi, OK ?
J'y vais.
Au moins ce n'est pas une connasse coinc�e.
Scarlett ! C'est Rhett. Laisse-moi entrer.
- Tr�s dr�le. - Beau comme je suis, sois plus gentille.
- En bas de la colline c'est beau aussi. Va voir. - Jason !
Salut princesse !
- Toujours au lyc�e d'Hollywood ? - Non, je suis en fac de psycho.
Viens boire du champagne.
- C'est une soir�e priv�e. - Vous connaissez Buddy, non ?
- Buddy, tu veux du champagne ? - Entre Buddy.
- Banzai ! - Non, n'entre pas.
- Allez Jeanie. Le d�ner est fini. - On n'est pas chez nous.
On demande � Madge.
- H�, reste l�. - Je suis avez Buddy.
Oh mince.
Il y a du monde devant la maison.
- Viens dehors, je te montre un truc. - Je l'ai d�j� vu.
Quand on sort avec un type on peut utiliser le diaphragme,
on sait plus ou moins quand �a arrivera,
mais quand on est c�libataire, rien ne vaut la pilule.
Tu ne sais jamais ce que tu ne sais pas.
- Ils doivent partir. - Vous devez partir, d�sol�e.
Ne le sois pas.
- C'est une soir�e priv�e. - Je pars.
H�, tu es pr�t � partir ch�ri ?
Ouais, il est pr�t.
Qu'est-ce qui se passe ?
Raccroche !
Connard !
Raccroche ! Je dois appeler la police !
Vous �tes bless� ?
Des objets ont �t� vol�s, surtout de la hi-fi.
Personne ne veut dire qui les a vol�s ni ou ils sont pass�s.
Oui, les responsables sont ici.
On a voulu les garder jusqu'� ce qu'on vous en informe.
Non monsieur.
�a s'est pass� chez vous.
On va attendre leurs parents, leur assigner un avocat et les rel�cher.
Pardon ?
Mad ?
Mad Axeman ?
Vous pouvez m'�peler �a ?
Madge.
Axman.
Merci.
Il veut que je dise � une certaine Madge Axman qu'il rentre demain matin.
Bonjour Frank.
- Coup de bourre ? - Non.
Qu'est-ce qu'on a ?
Ivresse, usage de drogues, destruction de biens, vol...
Le propri�taire ne porte pas plainte. J'attends l'avocat et je les lib�re.
C'est ta fille ?
Ciao Annie.
Reste l�.
Ivresse, usage de drogues, destruction de biens ?
- Quoi d'autre ? - Ce sont des flics maman.
- Je n'aime pas tes amis Jeanie. - Je sais.
- Il reste des gens biens dans ce bas monde ? - Tu n'as jamais aim� mes amis.
Il n'y a pas de gar�ons ou de filles biens ?
- Ouais. - Quoi ?
J'ai dit "ouais".
Tu te souviens du mot "oui" ?
Bon sang, ils vont interner Annie et tu t'en fous.
- Je ne m'en fous pas. Annie est une gentille fille. - Tu ne la connais m�me pas.
- Tu es en col�re, je sais. - Elle pourrait mourir dans cette clinique,
- se suicider. - Elle a parl� de se suicider ?
Elle est claustrophobe.
- Est-ce qu'elle a prononc� le mot "suicide" ? - Non, mais je sais ce qu'elle ressent.
- J'appelle la clinique. - �a ne servira � rien.
- On demandera l'avis des m�decins. - Ce sont eux qui la disent d�rang�e.
- C'est leur avis qui est d�rang�. - Ils sont m�decins, on leur demande.
- Laisse tomber. - Quoi ?
Arr�te de me faire r�p�ter les choses, �a m'�nerve vraiment.
"Laisse tomber" est tr�s malpoli.
Tu veux me faire pleurer mais je ne veux plus pleurer.
Annie est peut-�tre d�rang�e. Tu y as pens� ?
Vous l'�tes peut-�tre tous. Vous buvez, vous vous droguez, vous couchez avec n'importe qui,
on vous prend pour des gosses mais vous n'en �tes pas.
Vous agissez comme des quadrag�naires endurcis.
Depuis que papa est parti tu d�testes tout.
- Sauf un type que tu viens de rencontrer et... - Et quoi ?
Tu te jettes dans les bras du premier venu maman.
Si un type ne veut pas te voir tu pleures au t�l�phone.
- Ne parle pas de mes amis comme �a. - Tu parles bien des miens comme �a !
- Tu n'aimes pas Sam ? - Je ne le connais pas ! Toi oui peut-�tre ?
Tu le connaissais avant de coucher avec lui ?
Tu es m�chante, cruelle, vicieuse et sans c�ur.
J'ai envie de te frapper. Si seulement je pouvais te frapper.
Qu'est-ce qui ne te pla�t pas chez Sam ?
- Il porte des chaussures blanches. - Des chaussures blanches ? Excuse-toi !
Reste ici, je n'ai pas fini.
Porter un diaphragme ne fait pas de toi une femme !
Sam est un type bien. Ne crois pas le contraire.
C'est un homme honn�te, il a des sentiments pour moi, il m'aime.
Je vais aller vivre chez lui. Une semaine, quelques jours.
Tu veux ton appart ? Je te donne celui-ci. Je ne le ram�nerai plus ici.
Pour que des fillettes se moquent de lui !
Il y a trop de musique, de filles, de gar�ons � moiti� nus ici.
Vous �tes si belles. � cause de vous je hais mes hanches.
Je hais mes hanches.
- Je croyais que c'�tait Jay. - Non, c'est moi.
Oh Jeanie.
- O� est Deirdre ? - Sa m�re ne l'a pas laiss�e venir.
"Ne t'attire pas des ennuis" elle a dit.
Qu'elle aille se faire foutre.
- Elle ne vient pas avec nous voir Annie ? - Personne n'y va.
- J'ai parl� � sa m�re. - � Gladys ?
Ouais. Aucune visite sauf la famille.
Son p�re ne veut pas qu'elle nous voie de toute fa�on,
un vrai tyran.
J'ai envie de hurler.
Ce n'est pas sa faute.
Gladys est gentille, abstraction faite de ses d�pressions.
Qu'est-ce qu'on va faire ?
Ah... c'est affreux, hein ?
C'est pas jojo.
On va travailler et rembourser la hi-fi.
Je vais faire un test de niveau, je n'ai pas cours. Je peux travailler � plein temps.
- On va me donner un certificat... - Tu veux bien nous laisser ?
Je peux �tre accept�e dans certaines facs.
On remboursera tout.
Et avec quel argent ?
Tu as la moindre id�e de ce que �a va co�ter pour que ce soit habitable ?
Oui.
Ah oui ?
Combien ?
Tu nous prends pour des gosses, hein ?
Mais vous �tes des gosses qui vivent aux crochets de leurs parents.
Je croyais que tu m'aimais, que la diff�rence d'�ge ne comptait pas.
Mais je t'aime, je ferais n'importe quoi pour toi.
Je dois �tre tar�.
Bon sang ! Je dois �tre tar� !
- Je m'en vais. - G�nial.
Arr�te ! �a va nous co�ter plus cher.
- Qu'est-ce que tu comptes faire ? - Jay !
- Jouer � la serveuse chez Denny's ? - Peut-�tre.
Il faudra 80 ans pour payer un objet.
�coute-moi bien Jay Thompson,
la prochaine fois qu'un de ces "gosses" passe cette porte
j'aurai de l'argent en main !
- Quelle porte ? - Cette porte !
Je suis vraiment remont� contre tes foutus copains ados et toi.
- J'ai pas fini. - Moi si.
- Viens ici. - Pour que tu me battes ?
- Exactement. - Cours toujours.
S'il te pla�t ?
- Quoi ? - Qu'est-ce que tu veux dire par "Quoi" ?
S'il te pla�t, quoi ?
S'il te pla�t, viens ici pour que je te batte.
H� !
- Je croyais que tu remplissais des extincteurs. - C'est bient�t No�l.
- Tu fais une pause-d�jeuner ? - Non.
- Je pensais qu'on d�jeunerait ensemble. - D'accord.
- Ils te laissent faire une pause ? - Tu rigoles ?
De toute fa�on c'est de l'exploitation.
Tu as du blanc sur les cheveux. Viens l�.
Je me suis dit que tu �tais peut-�tre triste pour Annie, que tu voulais en parler.
Certains trucs sont vraiment d�primants et je me suis dit
qu'il valait mieux partager ces moments.
Merci.
Tu ne sens pas quelque chose ?
- C'est mes bottes. - Dans quoi tu as march� ?
Je n'ai plus de chaussettes, mes pieds puent.
C'est horrible. Ach�te-toi des chaussettes, ces bottes empestent.
Tu n'avais pas besoin de faire �a.
Le probl�me � LA c'est que chacun vit dans sa bulle et refuse de souffrir
comme si les �motions nous tueraient. Je sais, j'ai fait du yoga.
Je vais m'empoisonner. Je ne sais pas ce que je mange.
Ouais, laisse-le.
Les gens veulent supprimer toute souffrance,
des fois je ressens la souffrance des autres.
Il y avait un coq borgne.
Un chien lui avait fait un trou dans la t�te
quand mon p�re voulait vivre proche de la nature, dans un ranch dans la montagne
avec des mecs qui planaient, en qu�te de spiritualit�
en fleur de lotus pour purifier leur �me.
Des conneries. C'�tait tous des rockeurs blind�s
qui m�ditaient dans les collines.
Je leur ai dit que ce coq souffrait.
Ils m'ont dit "Il y a trop de maya".
Comme pour dire. "La souffrance est une illusion."
Comme si ce n'�tait pas r�el.
Une illusion, c'est �a ?
Ils me faisaient rigoler.
C'�tait comme une �glise sauf qu'ils �taient assis sous des arbres.
J'ai fait un truc affreux, mon p�re �tait furieux.
J'ai renvers�, accidentellement bien s�r,
un bol de th� br�lant sur la jambe de ce type.
Il �tait l� � hurler comme une b�te.
Il a dit qu'il n'�tait pas f�ch� contre moi mais que c'�tait vicieux de ma part.
Je t'assure qu'il a arr�t� de dire que la souffrance �tait une illusion.
- � quoi tu penses ? - � Annie.
- Et alors ? - Rien, je pense � Annie.
- Il est trop tard pour te ramener au travail, non ? - T'angoisse pas.
D�sol�e.
- Tu as mis de la poudre d'ange dans ces joints ? - Non.
- Tu ne me racontes pas des bobards ? - Est-ce que je te mentirais ?
Ouais.
C'est que je supporte pas
la poudre d'ange.
- C'est pas ton t�l�phone qui sonne ? - Ce n'est pas grave.
Ouais.
All� ?
Annie ! Comment �a va ?
Ils te laissent t�l�phoner ? Brad est ici.
Quoi ? Attends, o� tu es ?
Tu es o� ?
Annie ?
Vite, c'�tait Annie, elle est d�fonc�e.
Mince.
- Ma puce, on y va. - On fait une petite f�te.
Elle est interdite de f�tes, OK ?
- Ram�ne-moi � la maison. - OK.
- Pardon. - Qu'est-ce qu'il a dit ?
- "Pardon" ? - Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il a fait ?
Jimmy, c'est qui ce merdeux ?
Attention, fusillade.
- Ta nuque saigne. - Ma nuque !
J'�tais si �nerv�e que je suis sortie
pendant l'heure des visites.
J'ai pr�tendu �tre la s�ur de cette fille.
� l'h�pital, ils m'ont donn� tous ces m�dicaments sur ordonnance.
Quel trip. Tu t'en souviens ? Jack Nicholson.
Quel trip.
- On peut s'asseoir ? - Non, marche pour �vacuer ces cachets
sinon tu vas tomber dans le coma.
J'�tais heureuse de vous voir !
- Tu as �t� magnifique ! - Menteuse.
Tu es mon h�ros.
Je t'ai vu et j'ai dit. "Mon h�ros, ram�ne-moi � la maison !"
- C'est pas vrai. - Je l'ai pens�.
- Ah ouais ? - Tu aurais d� appeler.
Mais je t'ai appel�e pendant des heures.
J'ai cru que vous seriez heureux de me voir.
- Tu as une pilule ? - Il n'en a pas.
Fais pas chier. Je me suis d�barrass�e de ma m�re, ne la remplace pas.
Tes parents sont nuls et tu trouves qu'ils te pourrissent la vie.
Je veux bien
mais si tu veux te d�foncer et faire chier ton monde, va te faire foutre.
Toi, va te faire foutre.
- Je vais dans l'Oregon. - L'Oregon ?
- Rejoindre Bert. - Encore un ravag� de la t�te.
Il mesure des arbres.
Je vis seule, ma m�re a d�m�nag�. Je ne sais pas ce qu'elle fout, c'est son probl�me.
Je te prends chez moi quelques semaines mais pas si tu te d�fonces. Pig� ?
- Je vais dans l'Oregon. - Tu n'arrives m�me pas � marcher !
Annie !
�coute-moi ! Tu me tapes sur les nerfs. Arr�te !
�coute-moi bordel !
Si tu restes avec moi, on applique mes r�gles !
On va finir ce foutu lyc�e, on va travailler et rembourser Jay.
Si �a ne te pla�t pas, tant pis !
C'est la vie. Prends sur toi, merde,
je ne peux pas toujours venir � ta rescousse.
Tu sais,
plus personne n'a le sens de l'humour.
- C'est mon p�re. - C'est une patrouille Annie.
Annie ! Reste l�, va pas loin, OK ?
- Tes papiers. - Pourquoi ?
Vous avez d�pass� l'heure du couvre-feu, c'est un chemin priv� et je l'ai d�cid�.
Toi aussi.
- Rentrez chez vous. Je ne veux plus vous voir ici. - Vous �tes fich�s.
Annie ! Montre-toi !
C'�tait mon p�re ?
Ils sont partis Annie. Tu es o� ?
- Ici. - O� ?
Ici.
- Putain, o� elle est pass�e ? - H� connards, par ici !
Allez, vite.
Merde !
- Je vais me faire ce type ! - Rattrape-le !
Je ne fais que �a.
Elle trouve que je la mets sous pression si je l'appelle
comme si c'�tait idiot de l'aimer.
Selon elle je dirais �a parce que suis d�fonc�.
Si c'est pas nul. Je me d�fonce ? Parce que je l'aime ?
Elle a impos� des r�gles. Je ne peux pas aller la voir si je suis d�fonc�.
Je suis fou d'elle.
- Ce n'est pas �tre d�fonc�, non ? - Non.
�a fait trois jours que je suis dans ma voiture.
- Tu rigoles ? - Je m'arr�te pour manger.
- Tu es vraiment � l'envers. - Vous les filles vous jouez avec l'amour.
- Tu es s�r qu'on va � Hollywood Nord ? - Ben je vais � Santa Monica mais.
- J'ai pens� que tu viendrais avec moi. - Merci mais je dois aller � Hollywood Nord.
Je ne suis pas comme les autres types, je respecte les filles.
- Laisse-moi descendre s'il te pla�t. - OK.
Merci beaucoup.
Tu veux une pilule ?
Jeanie, sois l�.
Annie !
Tu es d��ue ?
Je sais que tu voulais vivre seule.
C'est bon maman, on a fait un essai.
Sam me veut dans sa vie, je t'assure.
- Il voulait que je reste. - Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Je ne pouvais pas porter mon peignoir. Il n'est pas assez beau pour son appart.
Annie s'est enfuie de la clinique, on ne sait pas o� elle est.
Elle reviendra.
Je sais pas.
Tu montes ?
Vous allez � Hollywood Nord ?
- Est-ce qu'on va � Hollywood Nord ? - Ouais, allons � Hollywood Nord.
- Vous �tes s�r d'aller dans cette direction ? - Oui.
Salut.
Je m'appelle Daryl, voil� ma femme, Bert.
- Ah oui ? - Tu trouves que c'est un pr�nom �trange.
�a l'est, oui.
Tiens.
- Attention � ta conduite. - Prends �a aussi.
H�, tiens le volant.
Vous �tes bizarre.
Tu entends �a ? Sois pas si coinc�e, tu nous plais.
- D�tends-toi enfin. - Je dois aller chez Jeanie.
- Qui c'est ? - Allez, d�tends-toi.
La b�te � cinq doigts.
- Lance la perfusion. - Non.
- C'est le pantalon de Jeanie. - Ce n'est pas grave.
Sa tension a chut�e.
Elle perd pied.
Acc�l�re la perfusion.
Doucement, �a va aller.
Ralentis.
C'est bien.
On l'a perdue.
Il faut r�veiller Annie.
Tu me fous les nerfs des fois Annie.
Comment je vais faire sans vous ?
- �a fait quoi d'�tre mari�e ? - C'est terrifiant !
Au revoir tout le monde.
Et voil� !
- Je te vois plus tard, OK ? - O� tu vas ?
Je dois aller chez Stan. R�union de famille. Sinon je serais venue avec toi.
- OK. - Au revoir Mary.
Au revoir.
Tu veux que je vienne avec toi ?
- Si tu veux. - Si tu veux toi.
- Je ne vais pas te dire de ne pas venir. - Sois franche bon sang.
Tu vas aller � la fac. Tu seras seule. Soyons honn�tes l'une avec l'autre maintenant.
Tout devient si compliqu�. Pr�tendons qu'on n'est pas m�re et fille.
Je pr�f�re y aller seule en fait.
J'aime t'appeler "maman", OK ?
OK.
On n'aborde pas souvent le sujet
mais je t'aime vraiment.
Moi aussi je t'aime ch�rie.
� notre �poque d�fonce, Annie et moi on parlait toute la nuit.
On parlait de la mort, de ce que �a serait.
Je disais que je ne voulais pas �tre enterr�e, avoir le visage couvert de terre.
M�me morte j'aurais peut-�tre cette envie irr�sistible de respirer.
Annie disait qu'elle voulait �tre enterr�e directement dans la terre sous un poirier,
pas dans un cercueil, elle voulait que les racines la transpercent.
Chaque ann�e on viendrait prendre une poire
et on dirait "Cette ann�e. Annie est bien bonne."
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