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Original subtitles

---

Musique intrigante

...

...

*- Faut aimer le petit-déjeuner. Pas n'importe lequel.

*- Faut aimer le petit-déjeuner. Pas n'importe lequel.

Il faut qu'il soit équilibré. C'est le repas le plus important.

Il faut manger comme un roi.

Si vous n'avez pas envie, pas la peine de se forcer.

On y reviendra.

Le petit-déjeuner...

Les bips du moniteur deviennent plus rapides.

Bips lents

Musique inquiétante

...

Gémissements

...

Bips réguliers

...

Bip en continu

...

Musique intrigante

...

...

*- Minassian... décédé ce matin même,

figure politique locale, il a été maire communiste

de la ville de Péranne entre 1989 et 2001,

Georges Minassian fut même député

entre 1997 et 2002 de ce même territoire,

connu pour son industrie métallurgique et minière.

Il avait 91 ans. Il aurait été assassiné dans l'EHPAD où il vivait

sur la commune de Péranne. Notre correspondant est sur place

pour recueillir des détails

sur cette information glaçante. Georges Minassian, 91 ans,

assassiné dans sa maison de retraite.

*- Je suis devant l'EHPAD à Péranne, commune qui borde

l'étang de Berre, à 35 kilomètres de Marseille.

Musique douce

...

...

- Papi ?

...

...

C'est moi.

T'es là ?

Salut, Minoutte.

Miaulement

Papi, t'es là ?

...

...

Il me dit toujours quand il s'en va.

C'est jamais arrivé qu'il disparaisse.

- Il prend peut-être un peu l'air.

- Non, c'est impossible. Il part jamais.

Il fait toujours la même chose. Sonnerie

Je le connais, c'est mon grand-père. Il m'a élevée.

...

...

S'il était parti, il m'aurait prévenue.

Je suis sûre qu'il lui est arrivé quelque chose.

La porte se referme. - Vous l'avez cherché où ?

- Partout. Les bars, là où il va pêcher.

- Partout. Les bars, là où il va pêcher.

Y a personne qui l'a vu.

- Il a quel âge ?

- 80 ans et quelques. Il était gendarme, avant.

- A Péranne ?

- Oui. Dans l'ancienne gendarmerie.

- Il est en bonne santé ?

- Y a son coeur, des fois, mais il a des pilules, ça va.

- Autonome ?

- Oui, enfin... Il a 80 ans, quoi.

- Il a de la famille ?

- Moi. Y a que moi.

- Bien, on va ouvrir l'oeil.

On peut rien faire avant 48 heures.

Sa disparition n'est pas inquiétante.

- C'est quoi, "inquiétante", pour vous ?

- Quelqu'un protégé par la loi,

de moins de 18 ans, une curatelle ou une tutelle.

- Y a son chat tout seul. Y a ses courses dehors.

C'est inquiétant en fait, ça.

- Vous pouvez le garder ?

- Quoi ? - Le chat.

- Quoi ? - Le chat.

- Non, ma petite est allergique, donc non.

Et mon grand-père ?

- Vous avez une photo ?

On frappe.

- La police scientifique

a terminé à l'EHPAD. - Très bien, j'arrive.

Musique intrigante

...

...

- Je connais cette tête.

- Christian va faire les nominations.

- Ben oui, logique.

Les élections arrivent. Il a besoin d'un coup de projecteur.

- Il me nommera jamais.

- Pourquoi ? Je le connais bien.

En plus, ils veulent mettre une femme.

T'inquiète pas.

Quand tu seras préfète de Paris, tu verras ça de haut.

- C'est pas fait. T'as vu ce qui s'est passé à Péranne ?

- Le maire ? Oui, j'ai vu.

Tu le connaissais ? - Un peu.

Sirènes

...

- Tu seras là, vendredi ?

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Mon pot de départ.

J'ai envoyé un mail. Tu l'as pas eu ?

Il y a une cagnotte. On a une stripteaseuse,

si ça te dit.

T'étais où, avant ?

- Saint-Malo. - Ah ouais.

Y doit pas y avoir beaucoup d'Arabes. C'est loin du bled.

Tu vas voir, ici, y en a beaucoup.

Y a des plages, y a que ça.

Pas un seul blanc.

C'est pas raciste, c'est juste... C'est pas Saint-Malo, ici.

- Jusqu'à vendredi, revenons à "vous" et "mon lieutenant".

- Bien, mon lieutenant.

Musique intrigante

...

...

- Bonjour, lieutenant Caron.

- Bonjour, je vous accompagne.

Vous avez des caméras ?

- Les disques durs n'enregistrent plus depuis un an.

- On a écrit, sans réponse. - Personne enregistre les visites ?

- On a écrit, sans réponse. - Personne enregistre les visites ?

- On manque de personnel,

on n'a plus de temps pour échanger

avec les familles.

On nous demande d'économiser, les budgets

baissent chaque année. Donc non, on n'a rien vu à l'accueil.

- Vous saviez que Minassian

a été maire de Péranne ?

- Bien sûr, il en était très fier. Nous aussi.

- Il faisait l'objet

d'une attention particulière ?

- Non, pas du tout. - Non.

- Vous n'avez eu aucune alerte pour sa sécurité ?

- Absolument aucune.

C'est incompréhensible.

- On va faire des prélèvements ADN sur le personnel

et les résidents.

- Vous savez qu'ils sont vieux ? - C'est la procédure.

Musique intrigante

...

...

Vous l'avez trouvé à quelle heure ? - 10 h pour la toilette.

- C'est prévu à 9h30.

- Parfois, ça prend plus de temps.

- Quoi ?

- Les draps des fois sont souillés.

Les collègues peuvent être absents.

- Il avait ça ? - Le scope ?

- Oui. - Oui, il était scopé.

- On peut voir ?

- Le tracé va rester 24 h. Après, il est effacé.

- Mettez l'enregistrement, s'il vous plaît.

Bips réguliers

Bips réguliers

...

85.

...

110. Minassian vient de comprendre quelque chose.

Bips rapides

Bips réguliers Ca a baissé.

C'est pas normal.

Ou alors, c'est pas lui.

...

Bip en continu

...

Et là, c'est fini, il est mort.

- Je peux partir ?

- Oui, allez-y.

Musique intrigante

...

...

Sonnette

- Salut, toi. - Ca va ?

- Salut, mon bébé.

Ca a été ? - Franchement, nickel.

Le bébé pleure. - Tu l'as pas changée.

On va changer tout ça.

...

Tu peux la garder demain ? - Non, je pars avec Ben et Topher.

On va en Espagne pour du business.

- Il faut que je rattrape ma journée.

- Mais je peux pas ! - Ca y est.

- Où sont mes haltères ? - Je les ai vendus.

- Comment ça ? Même pas tu me dis ?

- C'est pas une décharge, ici.

Allez... - Ton grand-père, des nouvelles ?

- Tu en as quelque chose à foutre ?

- Bien sûr. Mais ça va, je pense, il va revenir.

Dis, y a moyen que tu me dépannes de 30 euros ?

J'ai rien. - Sérieux ?

Pas du tout. - S'il te plaît.

Pour me racheter les haltères que tu as vendus.

Comment j'entretiens ce corps d'Apollon, sinon ?

- C'est ça, ouais.

Vas-y, stop. Arrête.

- T'es dure en affaires.

Allez, je me taille. C'est pour elle, pas pour toi.

Musique douce

...

...

- Une des attentes

de nos concitoyens est leur protection.

Mission régalienne par excellence.

Aucune liberté, aucune politique sociale n'est possible...

Non, aucune politique sociale généreuse n'est possible

si ce premier droit des citoyens

n'est pas assuré.

Vous me mettez ça au propre.

Et vous me faites parvenir un exemplaire de "L'Enracinement".

Musique intrigante

Musique intrigante

...

Tonalité

Sonnerie

- Tu peux surveiller ?

...

Allô, c'est qui ?

- Pardon, je crois m'être trompée.

- Vous voulez parler à Jean ?

*- Oui, si c'est possible.

- Non, je sais pas où il est. Personne sait.

*- Comment ça, personne sait ?

- Vous êtes qui ?

*Allô ?

Vous êtes qui ?

Vous lui voulez quoi, à Jean ?

Vous lui voulez quoi, à Jean ?

*- Demain, visite de chantier de l'extension de la ligne 8

avant le comité de pilotage sur les mobilités.

A 16 h, vous avez la réunion avec la délégation sénatoriale

de la commission de l'aménagement du territoire.

- Bien, vous annulez tout. Merci.

Musique intrigante

...

Regulate (Warren G)

...

...

...

...

...

...

Jean Benefro ?

- Oui ? - Bonjour, je suis Lidia Achour.

A la gendarmerie, on m'a dit de venir ici.

- Un café ?

- Un coca, s'il vous plaît. - Et un autre café.

On va le prendre dehors.

- Merci.

Je vais vous accompagner sur l'enquête

en tant qu'observatrice.

en tant qu'observatrice.

- C'est bien, ça.

C'est la brigade antiterroriste qui vous envoie ?

- On dit cellule, maintenant. Cellule antiterroriste.

- Il a pas dû mettre souvent les pieds dans une cellule, lui.

- J'ai essayé de faire le profil de la victime.

Ses antécédents, ses affiliations politiques.

- Le profil de la victime...

- C'est un crime politique. C'est pour ça que je suis là.

- Jean ?

- J'arrive. - A toi, on t'attend.

- Tenez, le voilà, le profil de la victime.

Je reviens.

- Laissez-le gagner.

- Faut gagner. Nous, on est là.

Musique douce

...

...

Il en manque un peu.

Bravo, bien !

...

- C'est ça, la mosquée ?

- Oui, c'est le maire qui a donné le local.

Ca faisait partie de l'ancienne fonderie.

- Lui non plus n'a pas dû souvent mettre les pieds dans une mosquée.

- C'est les Suédois qui veulent cette mosquée.

- C'est les Suédois qui veulent cette mosquée.

Dieu, ça marche mieux que le fouet. Pas vrai ?

- Je sais pas.

Faudra que j'essaie les deux.

Vos chaussures.

- Je sais.

- L'imam a été tué jeudi matin.

On l'a retrouvé un peu avant midi.

Il n'y a pas de témoins.

Il a été poignardé ici, dans son bureau.

Ensuite, on l'a traîné.

Et ici, il a été scalpé.

Musique intrigante

...

Obsolète (MC Solaar)

...

- Dans la salle derrière, y a le minitel.

Petit-déj' de 6 h 30 à 8 h.

Le matin, vous prenez quoi ? - Des Frosties.

- Votre chambre, c'est la 16.

Au premier, à droite. - Merci.

Sonnerie

...

...

(En arabe)

- Mais moi, je suis l'anti-terrorisme.

Je peux rien pour les PV.

- Maman...

- Ouais, moi aussi.

- Bisous.

Musique intrigante

...

...

- Vous saviez qu'il y avait déjà eu un scalp en 1995 ?

- Ah oui, l'imam de Telkomen.

- Pourquoi rien me dire ?

- On savait pas que vous saviez pas, vu que...

tout le monde sait.

- Lalande, vous saviez ?

- De quoi ?

Exclamations des jeunes

Musique intrigante

...

...

- Vous êtes bien M. Méraoui ?

Lieutenant Caron, gendarmerie nationale.

Je peux savoir ce que vous faisiez hier matin ?

Je peux savoir ce que vous faisiez hier matin ?

- C'est par rapport au maire ?

- Répondez à ma question, s'il vous plaît.

- J'étais à Marseille, hier. J'ai fait des courses pour la salle.

On vient d'ouvrir, on a des trucs à faire.

- Vous avez des preuves de ça ?

- Ticket de caisse, péage.

Vous me les rendrez après ?

J'en ai besoin pour ma comptabilité.

J'ai fait mon temps.

J'ai payé ma dette, non ?

- Pourquoi vous avez scalpé l'imam en 1995 ?

- Pourquoi vous avez scalpé l'imam en 1995 ?

- C'est dans votre dossier, ça.

- Non.

- Bon, j'ai du travail.

Je suis pas tenu de répondre à vos questions.

J'ai rien à me reprocher.

- Vous passerez à la gendarmerie. On prendra votre déposition.

- Je passe quand ? - On vous convoquera. On y va.

Musique intrigante

...

- Attends, je finis.

Y a un jeu, le Serpent. Sinon, je peux enregistrer

jusqu'à 50 contacts.

Ma femme, mes amis, ma secrétaire.

Ma femme, mes amis, ma secrétaire.

Ta fille a accouché ?

Te voilà avec un petit-fils. C'est beau.

- Une petite-fille.

Elle s'appelle Karen.

- A la bonne heure. Et notre imam, on en est où ?

- A mon avis, la mort de l'imam, c'est politique.

- A votre avis ?

Tu le sais que Telkomen hésite.

Ils veulent sortir 100 000 appareils chaque mois.

Y a nous et puis y a Aubagne.

L'usine, c'est mille emplois.

Et c'est nous ou les autres. C'est clair ?

- Mais oui. - Non.

- Ils veulent du terrain, oui.

30 hectares, je leur donne, dans le centre.

Une mosquée pour les ouvriers ? Oui.

Une réduction d'impôts ?

Oui. Ils veulent que quelqu'un leur lèche le cul ?

C'est moi.

C'est clair ?

- Oui.

- Un Arabe qui tue un Arabe, c'est une histoire d'Arabes.

- Un Arabe qui tue un Arabe, c'est une histoire d'Arabes.

Les journalistes, la télé, les Arabes, tout ça...

Moi, je veux du silence.

C'est possible ?

- Faut pas vous mettre dans des états pareils.

Après tout, vous êtes là juste pour observer.

- On peut pas abandonner la piste politique car ça arrange le maire.

Khaled Ben Chehida avait 58 ans. Marié, deux enfants.

En Algérie, il fait partie du Front islamique du salut.

En 1994, il arrive en France.

6 mois après, il est égorgé et scalpé dans sa mosquée.

Le crâne atrocement mutilé.

- Vous en savez, des choses.

- Vous en savez, des choses.

Et son beau-frère qui vend des jantes à Vitrolles,

vous le saviez ?

- Vous préférez fermer les yeux, mais on peut pas lâcher la piste.

- Qu'est-ce qu'on en sait ?

J'ai fait l'Algérie. Je peux vous dire une chose.

Pour égorger et scalper un homme, il faut de la force et aussi...

une colère qui devient un geste.

Car en face, y a un visage

avec les yeux qui se mouillent de peur.

C'est pas de la politique. J'y crois pas. Y a autre chose.

Y a des tas de raisons de vouloir tuer quelqu'un.

L'argent, la jalousie.

La sale gueule du type en face.

- Quand vous étiez en Algérie, c'était quoi ?

L'argent, la jalousie ou la sale gueule du type ?

- C'était rien.

C'était des crimes pour rien.

On sait ce qui a provoqué le décès ?

- La victime est morte d'une hémorragie.

- Le scalp a été découpé avec un couteau.

- Un couteau de boucher, je dirais.

- Ou de chasse ? Possible ? - Oui.

On n'a pas retrouvé le scalp ?

- Non.

- C'est dommage.

Avec le scalp, j'aurais pu être plus précis sur le couteau.

- Que vouliez-vous nous montrer ?

- C'est dans sa bouche, vous allez voir.

C'est pas vraiment un endroit pour une jeune femme.

Regardez.

C'était dans sa gorge.

- C'est quoi ? - Je sais pas.

Il est pas mort d'étouffement. Ca a été placé

après sa mort.

Il lit en arabe.

...

- Du sang, du sang. De la destruction, de la destruction.

Ni trêve, ni dialogue, ni réconciliation.

- La devise du GIA.

Vous aviez raison.

Musique intrigante

...

...

Y a peut-être du nouveau.

On va regarder du côté de son fils.

...

...

- Bonjour. - Bonjour.

- J'ai que 30 minutes.

Et j'ai pas les clés du portail.

...

Musique douce

...

C'est la première fois qu'il part comme ça.

- Vous le voyez souvent ?

- Les lundis, je passe le midi.

Je fais un peu de vaisselle, du linge.

Je lui débloque sa box internet aussi.

Des fois, il me garde la petite le mercredi.

Ils vont au zoo.

Mais les bébés de cet âge, ça voit pas à plus de 30 cm.

- Ah oui ?

- Vous avez pas de gamin ?

- Non.

Quelqu'un d'autre que vous est entré ?

- Qui ?

- Je sais pas, une femme de ménage ?

- Une femme de ménage ?

- Ou une infirmière. Une aide à domicile.

- Non.

Y a que moi qui l'aide.

Vous êtes quoi ? Vous êtes flic ?

- En quelque sorte.

Je suis préfète.

- C'est quoi, ça ?

- Mes tâches sont multiples. Entre autres,

je m'assure que la loi est respectée sur le territoire.

C'est votre enfant ?

- Oui.

Pourquoi vous êtes là ?

- J'ai bien connu votre grand-père.

C'est quelqu'un de bien.

- Il m'a jamais parlé de vous.

- On a travaillé ensemble il y a très longtemps. On s'est perdus.

- Faut que je trace. Mettez les clés derrière le volet.

- Faut que je trace. Mettez les clés derrière le volet.

- Merci.

- J'ai fait un rêve, cette nuit.

Il était dans l'eau, tout blanc.

Les ongles noirs.

Avec la bouche ouverte. La vase autour.

Et l'autre vieux à l'EHPAD, j'ai pas envie qu'il finisse pareil.

- On va le retrouver. Ne vous inquiétez pas.

- Entrez.

Je vous écoute.

- Le labo

a envoyé les résultats d'analyse pour l'EHPAD.

Y a 4 traces

d'ADN inconnu à comparer avec les résidents et le personnel.

Mais la 5e est problématique.

Mais la 5e est problématique.

- Comment ça ?

- C'est l'ADN d'un ancien de la maison.

Jean Benefro.

- Pourquoi on a l'ADN

de Benefro dans la base ? - C'est pas écrit.

Il a été prélevé en 1995.

- Donnez-moi ça.

Vous l'avez connu ? Vous avez travaillé avec lui ?

- Non, je l'ai pas connu en service.

Il vient de temps en temps dire bonjour aux collègues.

Il est un peu bizarre. - C'est-à-dire ?

- Il avait déclaré son arme volée, mais il la gardait sur lui.

- Qu'est-ce qui vous fait croire ça ?

- Des gendarmes le dépannent avec des munitions.

Il dit que c'est à cause des chiens errants.

- Très bien, vous m'imprimez ça. - Bien, lieutenant.

Musique intrigante

Musique intrigante

...

Miaulements

...

...

...

Fracas

Bris de verre

...

- Bouge pas.

Pose ton arme.

- Ecoutez... - Les mains en évidence.

- J'ai ma carte dans la poche gauche.

- J'ai ma carte dans la poche gauche.

- Alors ?

Vous m'expliquez pourquoi vous êtes ici ?

- Je suis à la recherche de Jean Benefro. C'est un ami.

- Vous n'avez rien à faire ici.

- C'est votre appréciation.

- Vous agissez en vertu de quel principe ?

Je peux saisir l'inspection.

- Je peux passer

des coups de fil. - A qui ?

Pour expliquer quoi ? Allez-y.

- Les premières heures sont cruciales.

Vous n'avez pas bien écouté sa petite-fille.

Vous avez sous-estimé ses propos.

Pas d'enquête de voisinage, pas de prélèvements.

Vous n'avez pas borné son téléphone.

Je voudrais pas vous apprendre votre métier.

- Jean Benefro est le suspect dans le meurtre

de Georges Minassian. - Comment ça ?

- On a retrouvé l'ADN de votre ami dans la chambre de Minassian.

- C'est pas possible.

- Il a été scalpé. Blessé à la carotide.

Le geste d'un homme rompu à l'exercice. Il est dangereux.

- J'y crois pas.

- C'est ce qui s'est passé. - Non. Je vous le prouverai.

Mais pour l'instant,

on avance, on passe à la suite.

Vous me laissez travailler et nous trouvons Jean Benefro.

- Non.

Je le retrouve seul et je l'interroge.

- Vous verrez qu'il n'a rien à voir avec la mort de Minassian.

Je connais Jean. - On verra ça.

Miaulement

Musique intrigante

...

...

Musique douce

...

...

Sous-titrage TITRAFILM

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