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Elsa ma ch�rie, je sais que tu t'en sors bien.
Mais tu ne me dis pas tout.
Les bombes se rapprochent ?
Il faut trouver un lieu plus s�r pour toi et les enfants.
Oui, passe-le-moi.
Quoi ?
Moi aussi.
Uli ?
Uli !
J'ignorais ta promotion au rang de Commandant.
Oui...
Max devrait �viter de taquiner un Commandant.
Uli ?
Prends-tu bien soin de ta m�re ?
Tu es l'homme de la maison maintenant.
En position !
Uli, ne pleure pas.
Tout va bien.
Tout le monde a peur, Uli.
�coute-moi.
Fais l'aigle.
Comme moi je le fais.
Tr�s haut dans le ciel, au-del� des monts et des collines,
il nous voit tous,
et il nous prot�ge.
Moi aussi, je t'aime.
Armez !
En joue !
Feu !
Pr�parez-vous � sauter !
D�ployez-vous ! Ils arrivent !
Arr�tez !
Faites attention !
Regardez, il a flair� quelque chose.
L�ve-toi ! Mains en l'air !
Ne tirez pas !
Viens ici !
T'as quoi l� ?
C'est quoi ?
Et tu respires...
O� est ton unit� ?
Tu vas parler !
� genoux !
T'es seul ?
T'es tout seul ?
Grenade !
Content de vous voir, les gars !
Y a que moi.
Quoi ?
Je suis seul.
O� est ton unit� ?
J'en sais rien. Et la tienne ?
Je m'appelle Curtis.
Rossi.
Merci.
Y a pas de quoi.
Tu cherches quoi ?
J'ai promis un souvenir � mon pote.
Genre la bague ou le Luger d'un SS mort.
On est loin de la zone d'atterrissage ?
T'as une boussole ?
- Oui, j'ai. - Fais voir.
- Et la tienne ? - Perdue dans le saut.
J'ai atterri bien plus vite que je pensais.
�a a �t� plut�t brutal.
Cette cha�ne de montagnes
nous situe ici.
� 13 miles de la zone.
- Si loin ? - La faute aux �claireurs.
J'aurais jur� �tre largu� au-dessus de la mer.
Putain de saut !
J'esp�re que les gars nous attendent aux Arcs.
Et c'est encore � 2 miles de la zone.
Ici.
On devrait y aller. T'es pr�t ?
Le temps de prendre mon fusil.
Rossi !
- Quoi ? - �a bouge.
Faut aller voir.
J'y vais.
Non, j'y vais.
Couvre-moi.
D'accord.
� toi de jouer.
Pas un geste !
- D�mocratie ! - La Fayette !
Curtis ?
Sergent ?
- Vous �tes que deux ? - On a retrouv� personne.
Le Caporal Rossi.
Sergent Jones, Compagnie Bravo.
Tu chantes quoi ?
Un vieux cantique.
Pas tr�s exaltant.
T'as rien d'autre ?
Pas pour l'instant. Que t'est-il arriv� ?
Tous mes potes l'ont fait.
�a paraissait une bonne id�e.
Qu'en dirait ta m�re ?
Tes potes sautent du pont, tu les suis ?
C'est des avions qu'ils sautent.
En gros, c'est pareil.
�a doit signifier quelque chose ?
Un truc de guerrier.
Pour se jeter dans la bataille.
M�me si j'explique, vous pigerez pas.
Tr�s bien !
C'est quoi le plan ?
On peut pas rester assis � attendre.
Les patrouilles allemandes vont sortir.
Et le temps que notre unit� nous retrouve !
On est cens�s se retrouver aux Arcs.
On va y aller.
- On peut y �tre avant la nuit. - C'est loin d'ici ?
Disons...
19 kilom�tres.
�a fait combien en miles ?
Tu sais pas faire la conversion ? C'est enfantin.
Possible, mais j'ai pas appris.
�a fait...
environ 11 miles.
Je me suis engag� chez les paras pour en d�coudre.
Pas pour user mes bottes � trouver l'ennemi.
On va croiser un paquet d'allemands.
�a, tu peux y compter.
Faudra improviser.
Que disait le Colonel Graves ?
Une poign�e d'hommes peut
cr�er de gros d�g�ts s'ils sont au bon endroit.
On est entra�n�s � �a.
On va le faire.
On est l� pour �a, pas vrai ? Sauter d'un avion.
Atterrir derri�re les lignes ennemies.
Tout �a pour un extra... de 50 $ par mois.
Je suis de l'a�roport�e. Un parachutiste.
Je saute de n'importe quel avion en vol.
Je me suis port� volontaire en toute connaissance de cause.
Je sers une puissante force a�roport�e
r�put�e pour ses actions
au service de la paix.
J'ai promis
de soutenir son honneur et son prestige
par tous mes comportements et tous mes actes.
Je me le r�cite chaque jour.
Pourquoi �a ne me surprend pas ?
Tu te sens invincible ?
Quand j'�tais gosse...
avec les copains, on est all� au parc de Long Beach.
- Aux montagnes russes. - Le Cyclone Racer.
- T'as entendu parler ? - C�l�bre !
On dit que le premier �-pic est si raide qu'on se tue.
Exactement.
On a pris nos tickets,
s'est jet� sur le si�ge avant.
Quand il a quitt� la station pour remonter
cette pente escarp�e,
on a d�boucl� la ceinture de s�curit�,
grimp� sur la cabine et balanc� nos jambes.
Et d'un seul coup...
On monte � 100 � l'heure !
Les jambes vibrantes, j'ai pens� : "Je vais mourir."
"Tomber de cet engin et m'�craser" !
Tu pouvais pas faire un peu moins risqu� ?
Une coupe � l'iroquois ?
Attends la suite.
Apr�s ce premier plongeon,
on a gagn� les si�ges arri�re.
� la fin du circuit, on �tait arriv�s � l'arri�re.
Je sais pas trop pourquoi j'ai fait �a.
Peut-�tre le frisson de narguer la mort.
C'est l'histoire...
que tu as racont�e pour int�grer la 517e ?
Pas eu besoin.
Au premier coup d'�il, j'�tais parfait physiquement.
En avant !
T'es au courant pour ces b�b�s aryens nazis ?
Non.
T'�claires notre lanterne ?
Hitler veut bien une pure race nazie ?
Oui.
Il rep�re les gens aux qualit�s aryennes,
et prend leurs b�b�s.
Le IIIe Reich les enl�ve � la naissance.
Les nazis s'am�nent
et arrachent les b�b�s � leurs m�res ?
C'est �a.
Hitler groupe tous les jeunes Aryens pour faire des b�b�s nazis.
Une sorte d'usine de fabrique d'�talons.
Ils passent des tests.
On les met dans une pi�ce.
Ils ne s'�taient jamais vus avant.
Pas de jeu de s�duction,
- Pas de "Quel parfum" ! - Rien de �a.
La fiche remplie, le bal commence.
Je reconnais...
que j'ignorais �a.
Tu sais que...
ce genre de lieux porte un nom.
Sauf que ces lieux ne fabriquent pas des b�b�s.
Devenus grands, ils portent l'uniforme,
conqui�rent le monde, tuent nos hommes.
Ils finiront par payer.
Dans cette vie ou l'au-del�.
Tu crois vraiment ?
Je le sais.
Attends !
Je regarde sur la carte.
Regarde-toi.
T'en penses quoi ?
C'est bien moi ?
On dirait...
Mon beau...
Mon sublime soldat � moi.
Elles sont magnifiques.
C'est pour moi ?
Je sais pas. Devine.
Ch�ri, viens m'ouvrir la porti�re.
- Merci. - J'oublie la galanterie.
C'est bon.
On peut y aller.
Rossi !
- � quoi tu penses en sautant ? - Comment �a ?
Quand tu sautes de l'avion ?
Des gars comptent les secondes jusqu'au sol.
D'autres imaginent... comment ils vont mourir.
- Tu penses � quoi ? - � rien de particulier.
G�n�ralement...
� ma petite amie, Charlotte.
Je crois que �a m'apaise.
- Qu'est-ce que tu fous ? - J'ai un caillou dans la botte.
Vas-y !
C'est bon.
Je crois que tu l'as eu !
Putain de caillou !
Tu sais, Rossi...
Je vais te proposer pour une m�daille.
Attrape plut�t ton Luger.
Vous nous pr�pariez quoi, "vilains allemands" ?
On a quoi, l� ?
Rossi !
Devine quelle sale gueule j'ai sous les yeux.
Je vais t'arranger un peu, mon pote... Super !
On a fait quoi ? 5 ou 6 kms ?
� ton avis, Curtis ?
C'est � peu pr�s �a.
�a fait quoi en miles ?
Multiplie par 0.62.
Jamais �t� fort en maths.
Trop souvent vir� de l'�cole.
Pourquoi ?
Bagarres surtout.
Je t'ai vu te battre.
C'est vrai ? O� �a ?
Au camp Mc Call.
Tu d�tenais le record des mises au tapis.
- Exact ? - Encore maintenant.
C'est toi ?
�a alors !
Je te croyais plus grand.
C'est quoi, Sergent ?
Cadeau de mon p�re.
T'as pas fait le s�minaire ?
En effet.
Ma m�re est catholique, et mon p�re baptiste.
J'ai fr�quent� des tas d'�glises.
Pourquoi t'es pas aum�nier ?
Un de ces bons Saint Joseph ?
Je peux �tre saint parmi vous...
parmi les pa�ens.
Vous voulez vous convertir ?
Quand vous serez pr�ts, dites-le-moi.
Prenez votre barda.
On y va.
Ta m�re attend dans l'auto.
D�sol�. J'ai oubli� la notion du temps.
Elle peut attendre. Les si�ges sont tr�s confortables.
Papa...
Je crois conna�tre mon devoir.
Je le sens.
Mais...
C'est difficile.
Si tu te sens appel� � servir...
tu devrais r�pondre � cet appel,
tu serais plus qu'utile comme aum�nier.
Je sens que...
Ce n'est pas suffisant.
Que veux-tu dire ?
Je me suis engag� dans l'a�roport�e.
- Dans les paras. - Pas question.
- C'est fait. - Non !
Avez-vous vu le 2e bataillon ?
Ils sont pass�s il y a une heure.
Attendez.
Allons voir.
Il est l� !
Je l'ai ! Je l'ai !
Il a pris mon Luger.
Prends-moi en photo.
Allez, vite !
Je vais l'envoyer � ma m�re, elle sera fi�re.
Tu te crois � un safari ?
Tu fais quoi ?
Range cet appareil.
Allons-y.
Quoi ?
On nous observe.
En haut du remblai, sur le flanc droit.
T'es s�r ?
Oui... Certain.
Avancez !
Lentement.
- Tu parles fran�ais ? - Ma m�re est qu�b�coise.
- Vous parlez anglais ? - Un petit peu.
Conduisez-nous aux Arcs ? Des am�ricains y sont.
Des allemands ? Combien ?
Elle peut nous aider ou pas ?
Elle s'appelle Emilie. Elle nous aidera.
- D'abord, elle veut notre aide. - Notre aide pour quoi ?
Lib�rer un groupe de ses amis r�sistants.
Les allemands les retiennent pr�s d'ici.
Non, vous nous emmenez aux Arcs,
et apr�s on reviendra vous aider.
Elle dit que ce serait trop tard.
Alors laissons-la.
On trouvera les Arcs tout seuls.
Je vous en prie, j'ai besoin de vous.
Si c'�tait un guet-apens ?
Elle pourrait nous mener droit � un pi�ge nazi.
Je ne pense vraiment pas.
Tu lui as dit quoi ?
Qu'une poign�e d'hommes peut cr�er
de gros d�g�ts s'ils sont au bon endroit.
Naturellement.
Tu es Saint Jones,
le protecteur des �trangers dans les bois.
On y va.
Arr�tez !
Sergent !
Y a un parachute en bas.
Am�ricain ?
On dirait bien.
Faut s'en assurer.
� terre !
C'est un des n�tres !
- Ils nous a vus ? - Oui, il agite ses ailes !
Qu'est-ce que... ?
- � travers champs ! - Allez ! Allez ! Allez !
Oui, c'est fini.
Aide-moi � le recouvrir.
Je sais pas quoi dire.
Je l'ai vu dans la vitrine de M. Steven.
Merci.
G�che pas notre dernier jour � m'embrasser.
Envoie-moi une photo chaque semaine.
Pour que je voie ce que tu vois.
Comment je ferai sans toi ?
C'est facile.
Tu fermes les yeux...
Ferme les yeux.
Pense � mon �treinte.
Et tu respires...
Et si je ne reviens pas ?
J'irai te rejoindre.
C'est quoi le plan ?
On change rien.
R�fl�chis.
On sait absolument rien d'elle.
Tu sais rien d'elle.
- Explique-toi ! - Son p�re �tait m�decin.
Apr�s la 1re guerre, il a refus� les armes.
Elle a rejoint la r�sistance.
Son p�re �tait contre.
Il y a 3 semaines, la Gestapo l'a su,
a tortur� et ex�cut� son p�re et son fr�re.
Elle est bien plus impliqu�e que toi.
Quel est ton vrai nom ?
Je sais que tu me comprends.
Pourquoi tu veux savoir ?
Pour te faire confiance.
Fais-moi confiance.
Faut faire vite pour pas rater notre coup.
Rossi, je m'occupe de ces deux-l�.
Tu contournes par l'est, tu nettoies,
et tu me rejoins.
Curtis !
Toi et Emilie, restez ici. Couvrez-moi.
Je suis de l'a�roport�e...
Un parachutiste.
Je saute de n'importe quel avion en vol.
Je me suis port� volontaire en toute connaissance de cause.
Pardon.
J'ai promis de soutenir son honneur
et son prestige
par tous mes comportements... et tous mes actes.
Je sers une puissante force a�roport�e...
D�sol�. J'ai termin�.
H� ! Mains en l'air !
Tirez pas !
- Tu m'as bien couvert. - C'est elle.
Y a un autre prisonnier. Va voir dans l'autre b�timent.
Voici Philippe... Et Jacques.
Rossi !
Ouvre la porte !
C'est boucl� !
Laisse-moi entrer !
Ouvre !
Rossi !
Rossi ! Arr�te !
Calme-toi ! Arr�te �a !
�a va, �a va !
Il est mort.
Il est mort.
Il est mort.
Va te nettoyer.
�coute, tu as des dons particuliers et une vocation.
Dieu ne veut pas que tu meures au fond d'un trou !
Il ne le veut pour personne, papa.
Mais tu as une vocation.
Trouve un autre moyen de servir.
Moins dangereux.
Exactement. Tu n'y as pas r�fl�chi.
J'y ai r�fl�chi. Je n'ai m�me fait que �a.
C'est bon d'apporter du r�confort.
Je peux le faire, et le ferai.
Je le sais.
Mais je dois �tre l� o� je peux apporter le plus.
Oui.
Eh bien...
Je t'ai appris � faire tes propres choix.
�a fait la diff�rence.
Je rejoins ta m�re � la voiture.
C'est bien le mot ?
Arr�tez-vous !
Un v�hicule approche.
Halte ! Mains en l'air !
Soldats de la 517e, content de vous voir.
Mon Lieutenant. Sergent Jones.
Lieutenant Woodward. Mon chauffeur, Stewart.
Les Alli�s ont avanc� cette nuit ?
�a oui. On a �cras� du Boche. Vu des r�sistants ?
Oui, quelques-uns.
On a fait sauter un poste allemand. Lib�r� des partisans.
Le reste de votre bataillon est � environ 9 kilom�tres.
Bonne nouvelle.
Monsieur,
je crois qu'on a une fuite, on a d� heurter quelque chose.
Oui... C'est l'arriv�e d'essence. Je dois pouvoir arranger �a.
Vous avez soif ?
Lieutenant, que faites-vous par ici ?
Service de contr�le des ordonnances.
Et vous �tes seul avec Stewart ?
Pour l'instant, oui.
C'est la guerre, on manque de main-d'�uvre.
T'as entendu parler de cet officier qui a �t� d�capit� ?
Non, je m'en souviendrais.
Dans une petite ville d'Italie.
Je sais plus le nom. En travers de la route,
les boches ont tendu une corde de piano.
Un c�ble guillotine.
Peu importe.
Si tu la racontes, appelle �a guillotine.
L'officier est dans sa jeep, pare-brise baiss�.
Il doit rouler � 25 � l'heure maxi.
Et ce c�ble le chope direct au cou.
Non, la bouche.
C'�tait le cou. Sa t�te s'est tranch�e net.
J'ai r�cup�r� jusqu'� sa derni�re dent.
C'�tait la bouche.
�a devrait faire l'affaire.
C'est sympa.
C'est rien.
Tu es d'o� ?
Seattle, Washington.
- Humide et pluvieux. - Oui.
Il y a beaucoup de totems.
Je me sens parfois comme la derni�re roue de la charrette.
"Du carrosse".
Pardon ?
On dit pas la derni�re roue du carrosse ?
Oui, c'est juste. "Du carrosse".
Et vous, les gars ?
- D'o� �tes-vous ? - Albuquerque, Nouveau Mexique.
Torrance, Californie. J'y suis n�.
J'y suis jamais all�.
En r�alit�, j'ai jamais quitt� ma r�gion.
- Vous avez combattu ? - Y a pas trop de r�sistance.
J'ai essuy� quelques tirs, c'est plut�t calme.
Si on est pris, il suffira de br�ler nos listes d'inventaire.
Excusez-moi ?
- Je comprends pas. - Elle veut voir le fusil.
Joli !
T'as entendu �a ?
Elle trouve ton fusil joli.
Elle pense le ranger dans son sac.
Je sais que les ordres sont d'�conomiser les munitions,
mais elle veut tirer. Est-ce un probl�me ?
Je n'en vois aucun. Les allemands sont loin.
Le cran de s�ret�.
J'ai entendu mon nom. T'as dit quoi ?
- Elle dit quoi ? - Elle veut faire un concours.
- Elle se croit meilleure que toi. - J'aimerais voir.
Non. On n'est pas...
Elle veut parier.
Tr�s bien. Je vais vous ruiner. Je vais la ruiner !
T'as quoi, Rossi ?
Elle est d'accord.
Toi, tu veux quoi ?
J'ai parl� de son fric, mais...
un baiser me suffit.
Oui ?
March� conclu.
�a va �tre grandiose !
C'est Coney Island ?
�a fait 100 m�tres.
C'est pas �quitable, elle pourra jamais.
C'est tout l'int�r�t.
Je vais vous ridiculiser.
Rossi... Honneur aux dames.
Oui, bien entendu.
Elle veut sans doute que tu lui montres.
Tout ce que femme d�sire !
Trois tirs.
S'il vous pla�t ?
Joli tir.
Elle tire tr�s bien.
Debout, elle les aura jamais.
Elles les a eues debout, et tu passes pour un blaireau.
Voil� le r�sultat.
F�licitations. Impressionnant.
J'admire votre courage.
Atterrir en territoire ennemi sans renfort d'artillerie.
Ni connaissance du terrain.
J'ai un cousin dans la Navy.
�a n'a rien � voir. Le m�me lit chaque nuit.
Des plats chauds, des nouvelles du pays, des films.
Non que ce soit facile, mais bien moins fou que vous.
Des films ?
Je peux m�me pas me souvenir le dernier que j'ai vu.
- Curtis ? - Oui, chef !
La derni�re fois que tu as vu un film ?
�a fait un bail.
"Quand le jour viendra." avec Paul Lukas.
Lieutenant...
Puis-je vous demander...
O� �tiez-vous avant la Provence ?
En Italie.
Nous aussi.
O� exactement ?
Dans le Sud.
- � Civitavecchia ? - Non.
Sergent, on y va !
Rejoignez votre bataillon.
- Remontez tout droit... - O� avez-vous atterri ?
Je n'ai plus le temps, Sergent.
- En marche, c'est un ordre ! - Ma question est tr�s simple.
O� avez-vous atterri ?
Vous perdez l'esprit ?
Ils sont allemands. Prenez leurs armes.
Vous allez nous dire qui vous �tes.
Rien que je ne ha�sse plus que de sournois nazis menteurs !
Asseyez-vous.
Fouille-les encore.
Fouille ses poches.
Laisse rien passer.
Ils n'ont rien.
Qui est Fran�ois Poulenc ?
Je ne donne que mon nom et mon grade.
Qui est Fran�ois Poulenc ?
Schneider. Klaus. 2e classe.
Que faites-vous ici ? Votre mission ?
Sabotage ? Assassinat d'officiers ?
Espionnage ?
Parlez !
Je veux savoir votre relation � cet homme !
Je ne suis pas idiot.
Je connais vos m�thodes.
Vous ne maltraitez pas les prisonniers.
Vous parlez maintenant, ou je vous fais sauter le caisson.
Vous ne le ferez pas.
J'attends.
C'est du bluff.
Rien d'autre.
Comme j'avais dit...
Je connais les am�ricains.
Ces gentils fran�ais... n'aiment pas beaucoup les allemands.
Qui est Fran�ois Poulenc,
et pourquoi vous avez son nom ?
Tout de suite !
C'�tait l'un de nos meilleurs informateurs.
Vous alliez le rencontrer ?
� Le Tourney. Chez lui.
Et donc ?
Fallait le d�placer,
de crainte que les Alli�s ne l'arr�tent avec des informations.
Pas de souci.
La R�sistance s'en occupera.
Comment t'as su ?
Des GI's avec des jumelles allemandes ?
Et tous ces insignes ? On les porte pas au combat.
L'officier sur le si�ge arri�re.
Et le gars sans flingue !
On a eu chaud.
Ils cuisinent les boches ?
Je crois bien.
Et ils les bouffent.
Un Panzer et un half-track.
12 � 15 soldats d'infanterie.
On continue, ou on attend qu'ils passent ?
Non, on a une mission.
Une poign�e d'hommes peut cr�er un sacr� souk.
Faut d�truire ce tank.
�a va pas �tre facile.
Curtis, tu restes sur cette cr�te.
Tu mitrailles le tank par le haut.
- Une pluie de grenades. - Compris.
Moi, Rossi...
et Philippe,
on descend la rive,
on les laisse passer,
et on les prend sur le flanc gauche.
C'est clair ?
Reste le tank.
Une charge magn�tique.
C'est parfait.
Vous venez avec nous. D'accord ?
Jacques ?
� gauche !
Je m'occupe du tank !
Au sol ! Au sol !
Je vais pas te pistonner pour une m�daille.
Faut un toubib.
Un toubib ! Un toubib !
�a va aller.
- �a va aller ! - T'as �t� comme...
�a va aller...
Grenade !
Gates ! Gates !
L�che pas, mon pote ! Je vais te sortir de l� !
Non... Non ! Gates !
Je vais pas te pistonner pour une m�daille...
L�che pas, mon pote ! Je vais te sortir de l� !
Je vais te sortir !
Papa... Je crois conna�tre mon devoir.
Je le sens.
Si tu te sens appel� � servir,
tu devrais r�pondre � cet appel.
Je me suis engag� dans l'a�roport�e.
Dieu ne voudrait pas que tu meures au fond d'un trou.
Je suis de l'a�roport�e.
Un parachutiste.
Je saute de n'importe quel avion en vol.
Je me suis port� volontaire...
Je viendrai te rejoindre.
Oh, Charlotte !
Ferme les yeux.
Ferme les yeux.
Ferme les yeux.
Ferme les yeux.
Pense � mon �treinte.
Pense � mon �treinte.
Et respire...
Et tu respires...
J'ai pans� vos plaies comme j'ai pu.
Mais...
Je manquais de bandages.
Comment vous sentez-vous ?
Tr�s bon.
Je vous en prie.
Vous devez manger.
Reprendre des forces.
Mangez.
Nourriture.
Mangez.
G�n�ralement, c'est d�go�tant.
Mais quand on a rien mang� depuis longtemps,
c'est pas si mauvais.
Je m'appelle Erich Noemann.
Erich.
Et vous ?
Quel est votre nom ?
Votre nom ?
�tes-vous officier ?
Excusez-moi ?
Je ne comprends pas.
Vos... barrettes.
Officier ?
Officier... Oui.
C'est mon fr�re.
Il a appris l'anglais.
Un traducteur.
Traducteur.
Il voulait que j'apprenne l'anglais.
Votre fr�re ?
Oui.
Traducteur... d'anglais ?
Oui.
O� est-il ?
O� ?
Il est...
Il est tomb� en Italie.
En Italie ?
Il a de la chance.
J'ai �t� en Italie.
Il y est encore ?
Il est mort.
Quoi ?
Mort.
J'avais un ami...
en Italie avec moi.
Mon meilleur ami.
Pourquoi je vous parle ?
Pas s�r que vous compreniez.
J'avais promis...
� sa m�re...
de le prot�ger.
Avez-vous une famille ?
Oui.
Oui ?
Des enfants ?
J'ai un fils.
Vous avez une photo ?
Votre gar�on ?
Il porte votre uniforme.
Je hais cet uniforme.
Et je suis cens� vous ha�r.
Cens� vouloir vous tuer.
Votre fr�re ne vous manque pas ?
Vous n'avez pas envie de me tuer ?
Je suis...
fatigu�.
Je le suis aussi.
D�sol�.
Tr�s haut dans le ciel,
au-del� des monts et des collines,
il nous voit tous,
et il nous prot�ge.
Elsa...
Uli...
Vous avez raviv� le souvenir de mon fils.
Quelqu'un vient. R�veillez-vous !
R�veillez-vous !
R�veillez-vous.
D�mocratie.
La Fayette. Je vais entrer !
Il est bless�. Y a que nous deux.
Capitaine... Zone d�gag�e.
C'est fini.
Caporal ?
Vous l'avez tu� ?
Non.
Zoot ? Zoot !
On a un bless�. Va chercher le toubib.
� vos ordres !
Capitaine...
C'�tait mon prisonnier.
Je pense que �a me revient.
C'est juste.
C'est un beau Luger.
Bender !
Alertez le poste de secours.
Pr�venez de l'arriv�e d'un bless�.
- O� en est le rapport ? - Presque fini.
Excusez-moi ?
- Excusez-moi. - Oui ?
Pouvez-vous me dire si le sergent
- Caleb Jones est pass� ici ? - Jones ?
Affirmatif... Bless�.
Transf�r� � Draguignan.
Avez-vous Harland Curtis ?
Il est Caporal.
Caporal Curtis.
Mort au combat.
Je reviens.
Bonjour !
Vous allez bien ?
Les gars sont avec vous ?
Non.
Mais ils ont d�truit le tank.
J'ai pens� que vous voudriez �a.
C'est � Curtis ?
Merci, Emilie.
Ce n'est pas mon vrai nom.
Je sais.
Avez-vous un nom ?
Excusez-moi.
Veuillez attendre dehors. Je termine avec lui.
D�sol� pour votre famille.
D�sol�e pour vos amis.
Vous permettez ?
� la m�moire de Harland "Bud" Curtis
et des hommes valeureux de la 517e.
Sous-titres : Studios de Saint Maur Adaptation : Laure Hurlin
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