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Ce soir dans "Les traîtres, les révélations"...
-On va chasser le sanglier, maman.
-Certainement pas.
-On va chasser du traître.
-Je veux chasser le vampire, derrière.
-J'ai même pas vu le décor.
-J'ai été éliminé par mes potes ! -C'est ça !
-Il est con de loin, mais loin d'être con.
-Je suis chaud patate.
-Juju Fitcats et Hugo Manos vont mettre nos joueurs à l'épreuve.
-J'allais être un traître
loyal. -Adil !
Il essaye de nous endormir.
-Elodie Mielczareck, notre sémiologue,
décrypte le langage et le comportement de nos invités.
-Les sourcils, c'est une arme redoutable.
-Nous verrons des images exclusives
des prochains épisodes.
-J'ignorais que c'était si dur.
-Bonsoir et bienvenue
dans "Les traîtres, les révélations", l'émission
où ils se disent tout.
Pour commencer, je vous propose des images exclusives.
Du jamais vu.
Cette saison, on va tout vous montrer.
On sera sans filtre,
un peu comme vous, au final.
-Ce château ne m'appartient pas, pour une fois.
Je dis ça pour les inspecteurs
des impôts qui nous regardent.
Il appartient à Dominique Tapie.
Rires
-Vu l'état, on le comprend.
-Tu sais conduire la Jeep ? -Oui, oui, bien sûr.
C'est comme le vélo, non ? -Oh, la vache...
-Ca squatte.
-Des steps.
-Tout le monde a un masque ou que moi ?
-En fait, t'es seul dans la pièce.
-Oh, purée !
-Quelqu'un a pété ?
-Faudrait qu'il voie un médecin.
C'est pas normal.
-Si, c'est normal de péter. T'es en bonne santé.
Musique mutine
-Elle a pas arrêté.
-T'as enlevé le frein à main ?
-Non. -C'est juste un détail.
-Un peu parano, Adil.
-Je savais qu'ils étaient là, mais peut-être
sans masque. -Ils sont là, mais nus.
Moi, je le suis.
-Tu t'entraînes à faire caca ?
-Wouah, si tu fais caca comme ça...
-Ce serait très bon pour tes intestins.
Là, t'envoies la boule.
-Bon, j'ai l'impression qu'ici,
on a le clan des Marseillais.
C'est-à-dire que là, "c'est Marseille bébé", un peu.
"A jamais dans nos coeurs" ?
-"A jamais les premiers".
-Aïe aïe aïe.
-Attention. -Sophie, je propose
qu'on revienne sur des images exclusives
de votre 1re interview avec nous.
C'est très drôle.
-Plutôt traître ou loyale ?
-Traître, évidemment.
-Pourquoi je pose la question ?
-Evidemment. Oui, moi, on m'a...
-Je vous la pose quand même. Pourquoi voulez-vous être traître ?
-Je trouve que j'ai un atout de fou dans ma manche...
Mon repas du midi ! -Ah, oui.
Vous voulez utiliser le polichinelle
dans le tiroir
pour amadouer tout le monde. -Bien sûr !
Pas être gentil avec une femme enceinte ?
-C'est impossible.
-Impossible.
Je pense que...
ça peut être vite facile
de jouer avec les émotions des autres,
de simuler des montées d'hormones...
des larmes,
des...
des bouffées de chaleur pour s'échapper quand il faut.
-D'ailleurs, comment ça va ?
-Pour le coup...
Vous voyez, ça marche.
Il rit. C'est dingue, hein !
...
-Ah, merci ! -C'est incroyable.
Ils rient.
...
-Ah, génial !
-La prochaine question
qui me plaît pas... -Ah, yes !
-Je n'ai aucun scrupule. Je suis très à l'aise avec ça.
-Bonheur.
Evil mother.
-Eh oui !
-J'adore.
-C'est beaucoup trop drôle.
-C'est une fille ou un garçon ? Félicitations !
-Une fille. Héléna.
-Très joli. -Nana la nana.
-Une future traître ?
-Peut-être, dans 20 ans !
-L'émission continuera !
-Si Bernard avait été là,
qu'est-ce qu'il aurait dit de sa fille ?
-Il aurait été hyper fier.
Oh là là... Il l'était déjà alors...
-Je propose qu'on en profite
pour regarder tout de suite un portrait de Sophie.
La ressemblance avec votre papa est marquante.
-Ouais, apparemment.
-Sophie, c'est un mélange de nous deux.
Elle a le haut de mon visage et le bas du visage de son père.
Mais dans son tempérament, c'est lui.
Incroyable.
-Ce qui m'intéresse,
c'est votre réaction. -Je m'en fous.
-Je me fous d'être loyale.
-Ils sont méchants, bêtes et vieux.
-S'il est traître, il est bidon. Sinon, il est nul.
-Au moins...
-Elle a de la répartie.
Elle est entière comme lui.
-Ils nous prennent pour des cons.
C'est pas stratégique !
Non, mais attends, stop. C'est bon.
-Il a encore perdu une bonne occasion de se taire.
-Elle a une force de persuasion.
Elle entraîne dans son sillage.
-Il faut sortir
les moins soupçonnés.
-Elle peut être redoutable
comme mon mari.
-Je suis persuadée
que t'es pas traître mais que tu veux l'être demain.
Je n'ai aucun scrupule.
Rires
-Elle est tellement charismatique.
Sophie rit aux éclats.
Elle envahit l'espace.
Voix de Stéphane Bern -Bienvenue
dans ce château exceptionnel...
Rires
-Elle a absolument les mêmes expressions que Bernard.
Incroyable ! J'ai cru le voir.
-Le clone. Il va sortir de mon corps :
"Je suis encore là !"
...
-Bernard continue
à vivre à travers elle.
Ca, c'est sûr et certain.
-C'est émouvant. -C'est impressionnant.
On dirait vraiment que votre papa est en vous.
Ca vous trouble de voir ces images ?
-Oui, oui, dans les mimiques et les attitudes.
Quand elle était à la table des traîtres
et qu'elle écoutait,
j'avais envie de lui dire :
"Bernard, sors de ce corps !"
-Adil, tu étais et tu es fan de Bernard Tapie ?
-De lui, de l'histoire, de tout ce qu'il a pu créer.
J'ai eu la chance de le croiser 2 fois.
-Il l'adorait. -J'étais fier
de savoir qu'il me connaissait.
Amoureux du football, de l'Olympique de Marseille,
quand je l'ai rencontré... Waouh.
Charisme et beaucoup de respect. -Dominique,
vous pensez qu'il aurait préféré avoir quel rôle ? Loyal, traître ?
-Traître. -Traître, tout de suite.
Sûre, ça l'aurait gonflé d'être loyal.
-Comme vous, en fait. -Oui, exactement.
-Elodie, on peut dire quelque chose de cette relation,
le fait de retrouver son papa en Sophie ?
-Chacun arrive avec son histoire,
son passé et aussi le poids de ses ancêtres.
On voit comment, plus ou moins consciemment,
il y a un héritage
qui est soit complètement
intériorisé, valorisé,
ce qui est plutôt le cas ici,
on sent qu'il y a beaucoup d'émotion,
de fierté... Il y a une ressemblance
qui est pas forcément volontaire...
-Mais flagrante. -Oui, voilà.
Mais en tout cas, c'est très beau
de voir comment c'est assumé et valorisé.
-Vous êtes d'accord ?
-J'ai pas la notion de si c'est assumé ou pas.
C'est juste naturel, quoi.
Je l'ai tellement badé.
Je l'ai tellement, tellement badé.
-Les chiens font pas des chats.
-Sans le vouloir, je pense que je fais du mimétisme...
-C'est normal.
-Je l'ai tant admiré. -Tu le vois
à travers Sophie ? -Incroyable.
Ah, vraiment. -On en a jamais parlé.
-C'est comme partager la partie avec Bernard.
-Heureusement qu'elle était là, qu'elle a du Bernard en elle.
Elle prend les choses en mains comme son père.
-Dans votre duo de traîtres, c'est plutôt Sophie
la fonceuse
et Adil, qui... Comment dire ?
Qui suit les recommandations ?
-Tu le dis, tu suis.
-C'est un peu mon bouclier.
Derrière, moi, j'arrondissais les angles.
-C'était mon arme de l'ombre.
-Différents. -Complètement.
C'est ce qui a fait notre force, le Yin et le Yang.
-Complètement.
-C'est ce qu'on découvre au cours des épisodes.
Dans cette émission,
vous me touchez, Dominique. On voit tout votre amour.
Est-ce que vous seriez pas prête à tout
dans ce jeu, contre Sophie ?
-Non, non. Je dis la vérité.
Franchement, j'ai pas...
envie de lui porter ombrage.
-Pourquoi vous êtes
venue réellement dans ce jeu ?
-Sophie m'a proposé et que je trouvais ça amusant
de faire un duo mère-fille. -Vous n'y seriez pas
vraiment allée
sans sa demande ? -Seule ?
-Seul, vous n'auriez pas été. -Non, jamais.
-Et avec moi ?
-Non, même avec toi.
-En tout cas,
de ce que je vois,
vous formez un clan. Pourtant,
votre fille, c'est votre opposée
et on regarde ça en images tout de suite.
-Ca va être drôle, ça.
-Je viens jouer avec ma maman, Dominique.
-On va faire un bon tandem.
-On est fusionnelles. -Vous pourriez l'éliminer ?
Non...
Il rit.
-Je reste une mère.
-On est proches, mais pas sûre qu'il y ait de la place
pour la tendresse dans ce jeu.
-Dominique, vous pouvez trahir votre fille ?
-Non, je crois pas. Je crois pas.
-Et toi, Sophie ?
"Oui !"
-Elle, oui.
Ils rient.
Elle est capable de tout.
-Sophie, vous y seriez allée sans Dominique ?
-Non, non plus.
-Ah bon ? -Je pense pas.
Franchement, je pense pas.
J'avais jamais eu l'idée de faire un jeu.
-Donc, Sophie Tapie...
avait besoin de sa maman dans le jeu ?
C'est surprenant.
-J'ai partagé plein de choses avec mon père :
du théâtre, des séries...
On avait la même fibre artistique, on aimait
la même musique. Mais moins avec maman.
C'était l'occasion de le faire avec elle.
S'il avait encore été là, elle aurait pas pu le faire.
-Pourquoi ? Il aurait pas voulu ? -Non.
-Le faire avec lui, ça aurait été un kif.
-Oui, le faire avec lui, ça aurait été drôle,
mais on aurait été grillés.
Il aurait forcément voulu être traître aussi.
C'est sûr ! -Ca aurait fait un duo de traîtres.
-Il t'aurait grillée. -Direct.
-Sophie, voici des images inédites.
Comme l'humour, chez vous,
c'est de famille, on a des images
absolument incroyable. Dominique,
vous allez adorer.
-J'ai fait quoi ?
-Il faut se méfier de beaucoup de gens.
-De tout le monde ! Même de Dominique.
-Absolument.
-Sous ses airs de "de quelle époque
"est le château ?
"C'est hyper sympa, ici !"
-Je sais pas dans quelle aventure tu m'as entraînée.
-"Mon Dieu !
"Sophie, dans quelle aventure m'as-tu emmenée ?"
On va chasser
le sanglier, maman. -Certainement pas.
Moi, j'ai envie de chasser
les vampires, j'ai peur.
-Je ne suis pas un vampire, madame, je suis un rappeur.
-Ah bon ? -Oui, voilà.
-Nous serons toujours ensemble ?
-Non.
-Elle est trop mignonne, elle voulait qu'on soit en clan.
C'était rassurant d'avoir le vampire.
"Va le mordre."
-Tea time.
-"Tea time."
Maman, on rentre dans un espace où tu vas pouvoir mettre ton loup,
te mettre à poil et boire du thé.
-Elle m'a tuée.
Elle m'a déglinguée.
-Tu trouves ta maman
trop bourgeoise ? -Pas du tout.
Non, je vous assure.
C'était extraordinaire.
Quand on est rentrés dans le château,
on est quand même dans un jeu, il faut être dedans,
tout le monde lui expliquait et elle s'en foutait.
-Regarde, c'est beau.
Regarde. Sublime.
C'est beau.
T'as vu ?
C'est le château de la Belle au bois dormant.
-Elle faisait : "Ravissant !
"Regardez cet escalier. Incroyable."
-Une visite médiévale.
-"Comment on pourrait le rénover, ma foi ?"
-Ca donne
quand même une puissance, un avantage
et un atout indéniable à des joueurs
qui arrivent dans le jeu en duo.
-En ayant regardé les saisons précédentes, les gens se disent :
"Il y a tellement eu un traître dans chaque duo,
"ça va peut-être changer."
L'année précédente, Hugo était traître avec Laurent.
Il y a eu deux traîtres
dans un duo.
Là, ça permet peut-être aussi de passer sous les radars.
Adil, quand vous avez vu
Dominique dans le jeu,
vous vous êtes dit quoi ? -Je vais rebondir
sur vous, madame.
-Madame la quoi ? Rires
-La "simonologue".
-"Sémiologue". -Sémiologue.
-On n'est pas très loin.
-Elle fait des séminaires.
-J'ai compris la puissance des deux.
En tant que traître, j'ai utilisé Dominique
pour ne pas taper sur Sophie directement,
je l'accusais pour me protéger.
J'ai joué le loyal qui n'avait pas confiance en ce duo.
-OK.
-C'est assez fou.
Là où il y a une complémentarité de dingue,
c'est qu'il y a le côté extraverti de Sophie,
et Dominique est en retrait.
Du coup, le fait qu'on ait deux jeux
avec deux tonalités très différentes,
c'est très déstabilisant pour les autres.
-Comme lui et moi...
Je lui tapais dessus, mais pas quand il était là.
J'ai exprimé le fait qu'il était teuteu.
-Pas trop vexé ?
-Non, du tout. -C'était une stratégie.
-Il sait en jouer. -Bien sûr.
Adil est con de loin, mais loin d'être con.
-Très juste.
-Je disais aux autres : "Heureusement qu'il est loyal.
"Tu t'imagines le bordel s'il était traître ?"
-Adil, revenons sur des images exclusives
de votre première interview dans l'émission.
On regarde ça.
-Je pense pas ce que je dis.
Je pense que pour être un bon traître,
il faut être proche de tout le monde, mettre de l'ambiance,
rendre heureux les gens.
Malheureusement, désolé de te le dire,
mais il va falloir
que je manipule.
-Par la gentillesse,
par la joie,
par l'humour et l'amitié,
et derrière, manipulateur ?
-Aïe, aïe, aïe, exactement.
Manipulation totale.
-Vous vouliez vraiment être traître, mais du coup, quel type de traître ?
-Un manipulateur !
-Non, un traître...
J'avais capté
que j'allais être un traître loyal, j'allais être moi-même...
-Oh, Adil ! Il nous endort !
-On dirait moi il y a deux ans !
-T'avais une stratégie en tête
et tu endors tout le monde !
-J'avais compris que le meilleur moyen
d'être traître en sous-marin,
c'était d'être naturel.
-C'est vrai.
-Mais manipulateur, quand même.
-J'ai pas eu besoin de manipuler, parce qu'elle était là.
-Il m'envoyait moi.
-Il avait un pare-feu. La technique !
-Réfléchir à une stratégie avant d'être traître
en se demandant quel traître on serait,
ça veut dire qu'on a intellectualisé
la chose et qu'on est prêt, et qu'on a envie.
-Quand je rentre dans une pièce, j'ai de l'avance,
je capte quelle personne me voit bizarrement
ou différemment. C'est bizarre.
Par exemple, je vois un tout petit truc,
un doigt qui bouge ou quoi, je me dis : "Lui, il doute de moi."
Je vais pas aller vers lui,
je vais faire autre chose ou je vais parler
pour qu'il m'entende pour le manipuler.
-Mais c'est pas un manipulateur ! C'est une intelligence sociale.
Une capacité à lire à travers des regards,
des gestes, des intentions, c'est du génie.
-Ce qui est incroyable,
c'est que déjà, il le dit,
il a conscience de son hypersensibilité.
Les gens en ont pas forcément conscience.
Lui le sait, il va pouvoir en faire un atout.
-Moi, il y a deux ans, quand j'ai fait l'émission,
très hypersensible, je me suis servie de ça
comme d'un atout dans la partie.
-L'hypersensibilité est souvent liée
à une intelligence conséquente et élevée.
-Et vous souriez tout le temps. -Ouais.
-C'est l'arme fatale.
-C'est ce que je sais faire de mieux.
-Ce qui est fou,
c'est qu'on dit "manipulateur", mais c'est le côté séducteur.
Souvent, Adil dit : "Je suis un séducteur."
Ce qui est fou, c'est que tout le monde dit :
"La séduction, c'est le sourire."
Mais en fait, regardez, chez Adil, il n'y a pas que ça.
C'est les sourcils...
C'est une arme redoutable. Et ça, c'est pas volontaire.
Vous le voyez, il bouge beaucoup les sourcils.
C'est incroyable, car chez nous, êtres humains,
les sourcils, c'est la zone de communication.
C'est pas les yeux ni la bouche.
Les plus grands séducteurs
sont ceux qui arrivent à bouger
mécaniquement...
-Comme ça, comme les chiots.
-Il vient de le faire !
C'est le V.
Le V de...
-C'est ce qui rend les chiens si mignons.
-C'est fou.
-Il est trop fort.
-C'est pour ça qu'on a plus d'affinité
envers Adil.
-Exactement.
-Alors, je vous ai séduite ou pas ?
-On reconnaît bien Adil !
-On va passer à une autre étape de l'émission !
-Il séduit de 7 à 107 ans.
-En tout cas, le seul moment, Adil,
où on vous a vu un peu fébrile, moins confiant
et compétiteur, c'est quand vous avez cru
que vous alliez être le seul traître de l'aventure.
-Tu devais pas être bien. -Non.
Musique intrigante
...
-C'était chaud.
Je vais être traître.
...
-Chers traîtres,
je vais vous demander de retirer vos masques.
-Donc là, je lève le masque,
je regarde droit devant.
Personne.
...
Je comprends que je suis seul au monde.
Là, c'est la pire position
que tu peux me donner.
J'ai l'habitude de jouer en équipe. C'est plus que traumatisant.
Chaud patate !
-Cette photo est géniale ! -Là, je me dis :
"En fait, je vis..." Je suis un compétiteur.
"Mais là,
"je peux faire l'exploit."
Je pense à ce que je peux faire de dingue.
"Tu vas redoubler d'efforts, c'est ton destin."
-Dans le foot, c'est de la compétition en équipe.
Là, c'était tout seul, ça t'a pas déstabilisé ?
-Le football, c'est en équipe,
mais on a une part d'individualité,
on doit briller fortement pour sortir du lot.
-Bien sûr.
Tu fais une entrée remarquée.
J'avais envie de te passer sur le gril.
Regarde-moi.
Sur une échelle de 1
à "j'ai aucune âme", tu évalues ta traîtrise à combien ?
-De 1 à 10 ? 5. -OK.
C'est jouissif de berner ses amis ?
-Non.
-Tu es prêt à tout pour gagner ?
Tu es prêt à tout pour gagner ? -Non.
Non.
-Je répète la question.
Tu es prêt à tout pour gagner ? -On le verra plus tard !
-Non.
-C'est qui, ton coup de coeur, dans le jeu ?
-Adeline.
Au départ.
-Et la personne que t'as pas aimée direct ?
Celle avec qui tu as le moins d'affinité.
Sois honnête. -Je vais l'être.
Par la froideur, enfin, la distance,
Logfive, très distant.
-Peut-on tout obtenir en séduisant ?
-Non, pas tout. -Draguer, c'est manipuler ?
-Non, pas si tu dis ce que tu penses.
-OK. C'est tout pour moi. Merci pour ton honnêteté.
On est sur 90 %
de réponses sincères.
-Je trouve quand même qu'Adil a bien joué le jeu.
Il y a une belle complicité entre vous deux.
Sophie, vous avez appris par téléphone
au milieu du salon devant tout le monde
que vous alliez devenir traître.
*-Sophie.
Regardez vos camardes et souriez.
Voilà, parfait.
Ecoutez ce qui va suivre, Sophie.
Vous étiez loyale. Voulez-vous être traître ?
-Là, j'ai un visage impassible,
mais à l'intérieur,
j'ai le petit singe avec les cymbales,
je suis trop contente.
-Vous acceptez ma proposition ?
-Tout à fait.
-Bonne soirée, Sophie.
-Merci beaucoup.
Il m'a demandé s'il y avait des traîtres ici.
J'ai dit : "Oui, complètement."
-Dominique, quand le coup de fil se termine
et que Sophie revient,
vous avez le moindre doute
sur ce qui lui a été proposé ?
Vous décelez quelque chose ?
-Non, non.
-Rien ? -Non.
-C'est impressionnant. -C'est une comédienne.
-Des duos qui se frottent aux traîtres, il y en a eu.
A chaque fois, on arrive à déceler un petit quelque chose...
-Toi, c'était pas petit !
-Oui, c'est vrai, mais toi aussi, David Douillet aussi, bref.
Mais chez vous,
la particularité,
c'est que Sophie a réussi...
-A me berner.
-A vous berner.
-Vous n'avez rien senti du tout ?
-Non.
-Habituée à mentir
à vos parents, Sophie ?
-Non, mais vraiment, c'est un jeu de rôle.
Moi, je suis arrivée,
je voulais être traître.
On m'en donne la chance, je vais pas me griller.
-D'ailleurs, Sophie, la chose qui m'a marqué,
c'est que la première table ronde,
tu n'es pas désignée traître.
-J'ai la haine !
-Là, je vois dans ton regard
que tu es dégoûtée de ne pas être traître.
-Je suis dégoûtée.
-Tu te dis : "Mais merde, c'est moi, la traître."
-Je suis dégoûtée et je me dis : "Au moins,
"si à un moment dans le jeu, je suis traître,
"j'aurai joué la fille dégoûtée",
donc ça a été ma ligne directrice tout le long,
d'être dégoûtée de jamais avoir été traître.
"C'est sûrement parce que je suis enceinte."
-"Ils veulent pas de moi." -"Ils veulent pas
"pour des raisons de sécurité.
"Ils vont pas mettre une femme enceinte traître."
C'était des détails,
je disais : "Je suis cuite, heureusement..."
-C'était un alibi, en fait.
-"J'aurais pas pu aller au conseil.
"J'aurais été trop fatiguée."
-Quand vous raccrochez au téléphone avec Eric,
vous avez peut-être en tête l'idée que Dominique décèle
quelque chose ? -Pas du tout.
Je mets du temps à raccrocher.
Je sais qu'ils vont me poser la question
de ce qu'il m'a demandé.
Je suis en train d'inventer quelque chose
pour leur répondre naturellement.
Il a déjà raccroché, je reste 5 ou 10 secondes de plus
alors qu'il n'y a rien, juste en me disant :
"Qu'est-ce que je dis ?
"Je parle d'un traître autour de la cheminée."
-C'est une stratège née.
-Sophie, Adil, vous avez l'air d'être un duo complémentaire,
mais un troisième traître va faire son entrée
au sein de votre équipe.
On a des images exclusives de son arrivée.
J'ai hâte de voir comment il va s'en sortir et s'intégrer
parce que ça va pas être facile.
-La déception chez Sophie.
-Vraiment...
Sophie est en PLS.
Logfive est trop content.
-Même Adil, en vrai.
-Je fais "droite, gauche", "Adil, Sophie",
j'adore.
Toi, je t'avais cernée de ouf,
mais toi, pas du tout, par contre.
-Ca, déjà, ça vexe. C'est vexant, ça commence.
-C'est exactement ce que je craignais.
On est dans la merde.
-Je peux vous dire
que l'arrivée de Logfive, ça promet !
Ca va être intense !
En tout cas, ce soir,
ce qu'on a vu dans les premiers épisodes,
et on l'a vu sur les réseaux, nous avons deux joueurs
qui se sont détachés par leur caractère
et par leur folie, c'est Francis Huster
et Liane Foly.
Ravie de vous recevoir.
Qu'est-ce qui vous a poussé à participer, Francis ?
-J'ai détesté la troisième saison.
-Cadeau !
-Qu'est-ce que vous avez détesté ?
-Ce que je n'appréciais pas, et je voulais
absolument tout faire exploser,
c'est qu'au départ, cette émission, ce jeu consiste à dire
qu'en te conduisant comme un traître,
tu fais un bienfait.
-Vous voulez que les loyaux gagnent.
-Absolument.
-Le mensonge ne fait pas partie de votre vie.
-Totalement.
-Il veut annuler l'émission !
-Vous voulez nous saboter.
-Au contraire, je veux la sauver !
-Francis, vos proches
sont au courant ?
Comment ils ont réagi ?
-Ils sont complètement estomaqués.
-Surpris ? -Surpris, oui, oui.
Mais ils ne s'attendent pas à ce qui s'est passé.
-Non, ils ne sont pas prêts. -Personne ne l'est.
-On s'en remet pas.
-Nous non plus.
-Tellement incroyable.
-Pourquoi ça ?
-Il y avait les loyaux, les traîtres et Francis.
Je peux pas...
On n'a jamais pu épingler le statut de Francis,
si c'était un grand stratège, si c'était juste n'importe quoi,
si c'était de la grande comédie
ou si c'était de la sincérité tellement pure.
En fait, d'une minute à l'autre,
il te faisait changer d'avis.
-C'est un personnage travaillé de A à Z.
-Autant il aurait pu se lever et être naturel,
autant il y avait le tableau noir avec la craie,
tout ce qu'il allait faire...
Tu vois ?
-Francis, voici des images inédites. Je vous laisse regarder.
-Tu peux savoir qui est le traître dans son regard
parce qu'un traître,
quand il ment, il baisse pas le regard.
Il veut être convaincant.
Il dit : "Je t'assure, c'est pas moi, c'est faux."
La deuxième chose,
c'est les gants.
C'est incroyable comme les traîtres parlent avec leurs mains.
-Les traîtres italiens ?
-Oui, il y a toujours ce geste-là.
"Pourquoi tu dis ça ?"
Voilà.
Mon porte-bonheur pour me rappeler
de faire attention. -J'adore.
Je pourrais vous écouter des heures.
Alors, traître ou loyal, Francis ?
-J'aimerais être loyal
parce que tout le monde va penser que je suis traître.
Et moi, je trouve
que c'est plus fort que je le sois pas.
Mon intention, c'est de savoir
qui est le loyal qui nous a trahis,
qui a accepté d'être traître et qui, ce matin,
n'a pas eu le courage autour de la table de dire :
"On m'a proposé d'être traître, mais j'ai refusé."
J'ai remarqué une chose.
T'as vu la coiffure d'Alizé ?
Elle s'est fait des boucles.
Regarde-la.
Il s'est passé un truc.
Ecoute bien, ça, c'est Raquel.
Ca, c'est Alizé.
Les traîtres savent très bien
que Raquel est magnifique
pour les tuer.
Explique-moi pour quelle raison
ils vident Alizé au lieu de vider Raquel.
Tu peux pas être traître, on lit tout
sur ton visage.
-Mais pas du tout. -On voit quand tu mens.
-T'aimes les huîtres ? -Je déteste ça.
-Non, tu mens.
-Je déteste ça.
-T'as fait une grimace.
-J'aime pas ça.
-D'accord.
Pourquoi tu as éliminé Laurent ?
-Moi ?
-C'est NCIS.
-C'est 007 avec toi, Francis. -Absolument.
-Aïe, aïe, aïe !
-Dinguerie.
-Souvent,
il disait :
"Je sais qui est le traître."
-C'est vrai. -Tous les soirs !
-Tous les matins.
-"Je sais qui est traître, je vais vous le montrer,
"je vais vous le prouver, vous allez voir."
-Vous réalisez
que vous étiez le showman ?
-J'étais très heureux, vraiment.
-Vous arrivez au petit-déj',
c'est incroyable.
Vous dansiez la cucaracha, presque.
-Adil, vous en pensez quoi, de Francis ?
-Quand je l'écoute,
j'ai des problèmes de concentration. C'est long.
J'ai jamais compris où est-ce qu'il nous emmenait.
Il y avait pas de fin.
On sait pas qui il pointe. -Quand on pense
qu'il va s'arrêter, ça repart.
-Tu paries sur qui ?
Il me montrait du doigt.
"Tu votes pour qui ?"
"Bah personne." -Vous, Liane,
vous êtes dans la même dynamique
que Francis ?
Pourquoi vous participez ?
-Pas du tout, je suis à l'opposé
de ce qu'il pense
et de ce qu'il est en train de dire, ce qui fait qu'on s'adore.
-Ce jeu est fait pour vous.
-Exactement.
-Si vous étiez traître, quel type de traître seriez-vous ?
-Ah bah...
La parfaite saloperie. Traître, quoi.
J'en ai eu dans ma vie, j'ai des exemples.
J'aimerais bien être
une garce une fois dans ma vie,
parce que je l'ai jamais été.
Je l'ai jamais été. J'étais la bonne copine.
-De la friendzone
à la "garce-zone".
-Ouais, ça me plairait bien.
Le graal, c'est de jouer les deux rôles.
Commencer loyale et passer traître.
-Vous connaissez des joueurs. Vous allez les éliminer
sans aucun scrupule ?
-Non, avec une joie démesurée.
En fait, moi, ce qui m'intéressait,
c'était justement de pouvoir être dans la comédie,
ce que je fais aussi sur scène.
J'aime incarner des personnages,
j'adore ce qui fait peur,
les châteaux hantés, les... En plus, on a l'habitude,
on est dans un milieu où il n'y a que ça,
de la trahison. Tu dois être habitué depuis le temps,
après toutes tes années de carrière.
Comme dit Sophie,
c'est un jeu, ça reste un jeu.
-Vous n'êtes pas dans la même dynamique
mais vous avez une complicité à l'écran,
on va voir ça en images.
-Tu reprends du thé ? Tu vas pas arrêter de pisser.
-Mais non...
On dirait un vieux couple.
Elle dessine une bite.
Elle dessine une bite...
-C'est un nez et des yeux. -Ah, si, c'est les couilles.
-Mais si, je suis en train de te le dire !
Quand tu fais une affirmation
et que tu restes... -Dis-moi : "Je t'aime."
-Je t'aime, Francis.
-Tu vas manger quoi ?
-Une bite à l'arrabiata.
Tu es loyal ? -Je te le jure sur Molière.
Je te le dis,
ça s'arrête là.
-Je te le jure sur Edith Piaf.
-Regarde comme c'est drôle !
-Le rire est fatal.
-C'est machiavélique.
-Francis, vous avez quand même juré sur Molière,
ce qui a déclenché un rire
de Liane.
Jurer sur Molière, c'est au-dessus
que de jurer sur votre maman ? -Bah bien sûr.
-C'est Molière !
-Pour moi, Molière, c'est la France.
-Moi, il voulait que je jure sur Edith Piaf.
-Ah oui,
c'est vrai !
-Chacun ses codes.
-Chacun son domaine.
-Et tu l'as fait !
-En tout cas,
on a envie de se marrer avec vous, vous êtes un super duo.
Liane a fait un jeu au début
de l'émission, le jeu des faux semblants.
Je rappelle la règle, vous aviez quatre objets
qui avaient l'air similaire, mais un des quatre
était truqué. Il fallait démasquer
qui mentait pour faire gagner les loyaux.
Liane, vous êtes partie dans une comédie,
dans un jeu. Personne n'a compris ce que vous avez fait.
Il va falloir nous expliquer.
-L'un des coussins
sous l'un de vos nobles fessiers
est quasiment brûlant.
Il va falloir décider lequel de vous est l'acteur
le menteur, l'affabulateur.
Liane, vous vous sentez comment ?
-Ah...
Ca fait du bien.
Putain, le pied total.
Musique sensuelle
...
-Qui a le siège piégé ?
-Trop fort !
-Pourquoi elle fait ça ?
On n'a pas les lingots !
Murmures
-Pourquoi t'as fait ça ? -J'ai eu envie !
-Tu voulais perdre l'épreuve ?
-Je fais ce que je veux.
-"Je fais ce que je veux !"
-A un moment donné, je me suis dit :
"Il vaut mieux perdre les gens complètement."
-C'est un coup de folie ou de l'humour ?
Quand même, ça vous a mis...
Ca vous a causé préjudice.
-Oui, je sais. Alors...
A ce moment-là, j'ai fait le mauvais choix.
-Vous vouliez faire le show.
-Les téléspectateurs sont là, on a besoin de les amuser.
-Oui, mais dans ce jeu,
chaque erreur peut être fatale. A ce moment,
vous l'avez compris. -C'est là que j'ai pu
me rendre compte qu'on m'aimait beaucoup.
-Mais là, en tant que traître, tu me donnes à manger.
J'ai pas besoin de t'éliminer.
Pour moi, c'est parfait, j'ai pas envie d'éliminer.
-Elodie, vous en pensez quoi ?
-Pour moi, quand on regarde tous les épisodes,
parfois, il y a des séquences qui paraissent
plus anecdotiques, mais celle-ci, elle est vraiment un pilier,
et elle est incontournable.
Elle vient poser une question
qui est vraiment humaine mais aussi politique :
comment est-ce que moi,
en tant qu'individu, je m'autorise, dans un collectif,
à faire ce dont j'ai envie de faire ?
Ce qui est incroyable, par rapport au nom Liane Foly,
on retrouve cette ambivalence, cette dualité
entre le côté collectif,
"je suis à l'horizontale",
et en même temps, "je suis une individualité
"et je veux m'exprimer". Cette scène-là
était vraiment très pertinente.
-Elle sert pas le jeu pour Liane
mais pour le spectateur, elle montre...
-Exactement. -C'est important.
Il y a un moment que vous avez tous vécu ici,
au début de l'aventure,
on revient dessus, c'est le kidnapping.
On va le regarder, c'est une entrée dans le jeu très peu commune.
Vous nous direz comment vous l'avez vécu.
-Les gars,
regardez devant.
-C'est quoi ?
-C'est stressant.
-Moi, je sors pas de la voiture.
Musique pesante
...
-C'est quoi, ça !
-Oh là là, bloque la vitre !
-Ferme la fenêtre !
Ils crient.
-Ferme la porte !
...
-Là, je... J'avoue que je flippe.
C'est ouf, cette entrée dans le jeu. Aïe aïe aïe...
Comment vous avez vécu ce moment, Liane ?
-Quand on nous a mis les sacs sur la tête,
qui puaient,
une odeur... Là, j'ai commencé à me dire : "Ah ouais,
"ils nous mettent des trucs sur la tête,
"ils peuvent aller plus loin.
"peut-être que les trucs enfermés..."
Là, je commence à penser à ce qu'on peut nous faire.
On n'est pas loin, puisque après, on nous attache.
-Ca annonce la couleur du jeu. -Voilà, mais...
Là, on se dit que ça y est, c'est parti. Là, il y a un moment
où on va pas rigoler. On se dit que peut-être,
ça sera plus violent que l'an dernier.
Moi, 1000 questions
à ce moment-là. -Moi, je prenais ça
comme une idée formidable de faire un groupe.
On était tous traités pareil,
et la même chose nous venait en tête,
et ça, je trouve que c'était très bien fait.
On va vous montrer des images des épisodes
de la semaine prochaine.
Le jeu ne fait que commencer.
-Les 4 qui toucheront en premier
ces 4 pommes
seront en danger. C'est parmi eux
qu'il y aura un banni demain.
-Faire toucher les pommes
à des noms précis, c'est super archi méga compliqué.
-On les laisse faire,
on fera un vote parmi les 4 qui ont pris...
-Je comprends que Logfive va pas m'aider.
Je suis seul contre tout le monde.
Dans ma tête, il y a un compte à rebours
qui me dit : "Ding, ding !"
Il faut que je trouve des solutions.
Musique intrigante
...
Personne touche les pommes. Je savais
que ça serait dur,
mais c'est super chaud.
-Aïe aïe aïe... Bonsoir, Terence, bonsoir, Laurent.
Merci d'être avec nous.
Vous êtes les deux premiers à être sortis de l'aventure.
-J'ai même pas vu le décor, moi. -Moins de 24 heures.
-Il faut sortir ceux qui sont
le moins soupçonnés. Personne soupçonne Laurent.
-Oh, putain !
"Nous, les traîtres,
"nous te bannissons." J'ai tout fait
pour être un mauvais enquêteur,
et malgré moi, j'ai été un bon enquêteur,
en essayant de pas l'être. Je le savais,
je me fais toujours bannir en premier.
Ca change pas, je me suis fait bannir en premier.
J'ai mis plus de temps à défaire mon sac que dans le jeu.
-Aïe, c'est dur !
-Tu gardes le sourire.
-Oui, c'est le jeu.
-Ils sont morts de rire.
-Laurent, tu as les deux
traîtres en face de toi.
-Comme je le disais, je joue souvent au loup-garou.
J'ai la cible sur moi. Je sais pas pourquoi ils m'ont éliminé.
-Tu peux leur demander, ils sont là.
-Je me doute bien,
mais comme j'ai gagné "Koh-Lanta"
et "Danse avec les stars", j'ai une cible.
-Donc tu fais peur ?
-Comme j'ai été loin, il y a ce facteur-là.
J'ai essayé tant bien que mal de faire un peu l'idiot,
j'en ai même fait des caisses par rapport à toi, Sophie.
J'ai essayé d'être discret,
de faire l'idiot, mais ça n'a pas marché.
-Mais du coup,
les amis traîtres, là,
dites-nous la vérité.
Pourquoi Laurent ?
-Moi, je voyais pas Laurent. J'avais les deux en face de moi,
on allait rester "entre bonhommes".
-Tu le visais pas ? -Non,
je connais un peu Laurent. Terence, on a eu un bon feeling.
La stratégie, c'est d'avoir un bon clan.
-Sophie, pourquoi ? -Sa stratégie,
c'était qu'on soit en vacances, mais pas du tout.
-Elle me parle de Laurent,
"il est trop tranquille, discret, personne le soupçonne,
"il va aller au bout." Mais quand même, Laurent...
-Sophie, c'est toi qui as pris la décision.
-Déjà, t'es trop fort dans les jeux
que tu fais,
et deuxièmement, tu as
le même profil que lui. J'ai les deux
et je me dis qu'on peut pas garder les deux profils
parce qu'à un moment donné, vous allez être soupçonnés
et je veux pas que ce soit lui qui soit soupçonné.
Tu dois faire la place
pour que le ravissant idiot qui comprend rien,
ce soit lui.
-Avec ses sourcils.
-Comme ça. Et troisièmement,
t'es tellement hyper sympa
que personne va te faire sauter.
-Le premier jour, je voulais passer
pour le mec un peu idiot, discret,
et ensuite, à partir de là...
Mais je le savais.
Au moment où la main ne s'est pas mise sur mon épaule,
je savais tout de suite. Je savais.
-Le jeu allait pas durer longtemps.
-J'ai eu des bruits de couloir, tu l'as eu mauvaise
pendant quelque temps, ça a été dur
à digérer
parce que c'est frustrant.
-Jusqu'à il y a 5 minutes.
-Avant ce plateau.
-Il sort de la table,
il se les fait !
-Ca faisait 4 ans que je voulais le faire.
Moi qui suis joueur, compétiteur,
je pouvais pas dire... Je peux pas dire :
"Je m'en fous." -Bien sûr. Après,
vous n'êtes pas restés longtemps mais on a de très belles images
de Laurent en tant qu'inspecteur.
On en a eu
et vous allez les aimer.
-Allons-y.
-Mon objectif, c'est d'être le détective le plus éclaté.
J'ai même ramené mon artifice. Je vous présente,
cher Eric, l'inspecteur Claquo. -Claqué au sol ?
J'avais ramené une tenue !
J'ai énormément d'expérience en jeux de rôle.
Si j'étais un traître, mon but,
c'est d'être maladroit,
le plus idiot possible, pour pas me voir arriver.
-Bon, on l'aura compris,
la stratégie n'a pas été
payante.
-Je te dis, si tu avais été
traître,
j'aurais éliminé Adil en premier.
-La Sophie,
elle est sans pitié ! Incroyable !
-J'aurais préféré être éliminé comme Terence,
pouvoir me défendre.
-Regarde-le !
-Je propose qu'on passe
au règlement de compte de Terence, qui n'est pas d'accord
avec Laurent. -Lui, c'est plus dur.
Il a été éliminé par des personnes qui sont pas traîtres.
-Par mes propres potes !
-C'est vrai !
-Après l'élimination de Laurent, vous avez mis
au point une stratégie qui, je pense, a laissé
beaucoup de personnes perplexes, et qui vous a envoyé...
-C'est incroyable. -Ouais, qui vous a envoyé
à table ronde dans une position assez délicate.
On regarde ça tout de suite.
-Je peux potentiellement partir. Il faut que tu sois mon assurance.
Adeline, Rose, Bianca,
sont traîtres, sûr.
Je sais qu'Adeline,
toi et Rose sont à 100 % les traîtres.
Je le sais. Si je sors ce soir,
vous allez sortir une par une
très, très rapidement.
Je veux te proposer une solution. Mon but,
c'est être traître. J'aurais apprécié
que vous me nommiez traître.
-Je suis peut-être con,
mais s'il est loyal, il est nul. Je fais sauter Terence.
C'est pas stratégique !
Terence, t'es pas traître
aujourd'hui mais tu peux l'être demain
et je peux pas risquer ça.
-J'ai pas compris tes arguments,
Terence, donc désolée, je vote pour toi.
-Terence.
-Désolé.
-On trahit que les amis.
-Terence...
Vous n'avez pas convaincu vos camarades
de votre loyauté. -Vous avez des problèmes
de compréhension. Ecoutez-moi bien.
Ceux qui ont mis Terence devant eux, il faut les éliminer.
Il y a des chances que ce soient les traîtres.
-Etiez-vous traître ?
-Je suis loyal.
-C'était cramé qu'il était pas traître.
-Merci, Terence. Bon retour.
-Merci, c'est gentil. Bon courage.
-Pourquoi ce plan ?
-Ce jeu, pour moi, est drôle que si on est traître.
Si on est loyal, on attend d'être éliminé
pendant toute l'émission. On est là,
on se réveille le matin avec l'angoisse de savoir
si on retourne dans l'émission ou pas.
Le jeu vaut le coup d'être vécu seulement si on est traître.
Et en fait, ma stratégie en tant que loyal,
c'était d'être un traître
mais avec une cible de loyal dans le dos,
et je me suis mis tout le monde à dos.
-Un comportement comme ça, ça nous aidait.
Les loyaux s'éliminaient et moi, je me disais...
-Lui, il avait son côté gentil,
"je suis trop content, j'ai pas à faire de stratégie,
"il va se décapiter tout seul."
J'ai juste eu à colporter
trois mots et demi en disant :
"Rose, tu sais qu'il veut voter contre toi."
"Quoi ? C'est pas possible !" "Ca se trouve, j'ai pas compris."
J'ai fait ça à 3-4 personnes.
-Ca plonge dans une parano, c'est une stratégie.
-Des bribes...
-La paranoïa.
-Ce qui est dur,
c'est quand je te voyais faire tout ça,
les gens te visaient.
Je voyais dans ses yeux
qu'il était pas traître. -Tu le savais.
-Mais je le ressentais. -Ca m'a fait de la peine,
on voyait que tu te noyais
et que tu savais plus comment remonter.
-Vous l'avez compris, ce n'est que le début de l'aventure,
vous n'êtes pas prêts pour la semaine prochaine.
On a des images exclusives à vous montrer.
-C'est quoi, cette blague ?
C'est le scénario qu'il fallait éviter. C'est pas possible !
Je me sens mal. Je me sens très, très mal.
Je savais pas que cette cape était aussi lourde.
-Ouais, faites genre
vous êtes déçus.
Ca me rend ouf. Putain, je deviens ouf, en fait !
-Les gens se bouffent, les traîtres ont rien à faire.
-Purée ! Ca va être incroyable. Rendez-vous
la semaine prochaine Restez sur vos gardes,
la partie ne fait que commencer.
SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA
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