Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Le messie du mal
Selon eux,
les cauchemars sont des r�ves pervertis.
Je leur ai dit que ce n'�taient pas des cauchemars.
Mais ils ne me croient pas.
Ils hochent la t�te et annotent mon dossier.
Ils m'observent.
Ils attendent que je me mutile,
que je mange des insectes,
ou que je soul�ve ma robe comme une vieille folle
et que j'urine par terre.
Mais le temps presse.
Il faut que vous m'�coutiez.
Tout pr�s d'ici, il y a une petite ville sur la c�te.
Anciennement New Bethlehem,
elle a �t� rebaptis�e Point Dune
lorsque la lune s'est teint�e de sang.
Point Dune est une ville comme tant d'autres.
Mais ce qui s'y est pass�, ce qu'ils m'ont fait,
ce qu'ils sont en train de faire...
Ils arrivent.
Ils sont aux portes de nos villes.
Ils observent, tapis dans la nuit.
Et ils attendent.
Ils vous attendent.
Ils vous prendront un � un
et personne ne vous entendra crier.
Personne ne vous entendra crier !
J'y suis all�e pour chercher mon p�re.
Il passait ses hivers � peindre � Point Dune.
A la mort de ma m�re, il s'y est install�.
Ses lettres sont devenues
notre seul lien, jusqu'� ces derniers temps.
Elles sont devenues bizarres, puis il a cess�.
"Mon temps est compt�, je ne peux plus t'�crire. Ne t'inqui�te pas.
"Et surtout, ne viens pas me chercher.
"J'ai peur de voir les gens.
"Je dois �tre seul pour l'attendre."
Le plein ?
Des chiens errants.
- On ne dirait pas des chiens. - Si, c'est �a.
J'ai chass� dans ces bois.
Il n'y a que des cailles et des lapins.
Les lapins ne font pas ce bruit.
Point Dune est bien par l� ?
- Vous allez � Point Dune ? - Pour voir quelqu'un.
Je ne comprends pas. Il n'y a rien � voir l�-bas.
C'est une ville pourrie. C'est compl�tement mort.
Vous avez oubli�...
Salut.
Le plein ?
Pour deux dollars, pas plus.
Bien, monsieur.
Ma carte.
La machine est cass�e. Vous avez du liquide ?
- Non, mais... - Ca ira, laissez tomber.
Tirez-vous !
Vous voulez vos points cadeaux ?
P�re ?
"30 juin.
"Je n'ai pas dormi depuis trois nuits.
"Je ne sais pas combien de temps je vais tenir.
"Des visions
"m'assaillent des recoins insondables de mon esprit.
"2 juillet.
"Je suis en proie � des images grotesques.
"La nuit, j'erre seul dans les rues.
"J'aper�ois d'horribles animaux qui n'existent pas.
"Je suis seul sur la plage sombre. Des visages me hantent.
"Des femmes p�les aux yeux fatigu�s
"et des ombres qui scrutent les eaux noires."
Il n'est pas revenu cette nuit-l�.
J'ai long� la plage le matin,
comme il avait d� le faire,
fuyant dans la lumi�re du jour les cauchemars qui le hantaient.
Plus tard, je suis all�e en ville. Il faisait d�j� chaud.
Je suis entr�e dans une galerie,
pensant qu'on y conna�trait mon p�re.
La propri�taire �tait aveugle.
Ses doigts parcouraient mon visage telle une araign�e livide.
Joseph Lang ? Si je le connais ?
Nous recevons des magazines et savons m�me lire.
En fait, je suis � sa recherche.
Je pensais que vous le conna�triez.
Il y a de nombreux artistes � Point Dune.
Principalement des femmes.
Mais pas d'ici.
Des gens cherchaient votre p�re ce matin.
Cela veut dire qu'il a des admirateurs.
Qui �taient-ils ?
Je l'ignore.
Des �trangers. Ils logent au Seven Seas.
Je n'�tais pas plus gros qu'un ver.
Maman a accouch� toute seule.
Elle m'a sorti d'entre ses jambes, d�goulinant de sang.
Elle voulait me donner aux poulets.
Papa lui a dit que �a pourrait �tre utile, un gar�on.
C'est comme �a que je suis n�.
Excusez-moi, on m'a dit que vous cherchiez Joseph Lang.
- C'est mon p�re... - Entrez et fermez la porte.
- Je veux juste savoir... - Fermez la porte.
Continue, Charlie.
C'est dur de se rappeler tout �a.
Je me rappelle la lune rouge dont papa m'avait parl�.
Juste une fois. Et �a avait mis maman en rogne.
Il �tait tout jeune.
Il appelait �a "la lune de sang".
C'est le soir o� il a perdu la foi.
Il a compris que les hommes
�taient capables
Wie Tiere. - Ich habe schrecklichen Hunger.
J'ai tr�s faim.
Tais-toi.
Continue, Charlie. A propos de la lune.
Il y a cent ans,
la lune est devenue rouge.
Il a commenc� � se passer des choses.
C'�tait comme si le rouge de la lune
�tait mont� � la t�te des gens.
Les gens saignaient sans raison.
Les enfants mangeaient de la viande crue.
La ville �tait devenue une plaie purulente.
Jusqu'au soir...
o� ils sont sortis...
Qui est sorti ?
Je dois partir.
Prends la bouteille.
Merci pour votre accueil.
Je cherche mon p�re.
- Vous le connaissez ? - De r�putation.
On m'a dit � la galerie...
Nous sommes pass�s � la galerie
car j'avais aper�u une oeuvre de votre p�re.
- J'ignorais qu'il vivait ici. - Ils n'ont aucun de ses tableaux.
Si.
Ils en avaient un ce matin. J'ai voulu l'acheter, la dame a refus�.
C'�tait un portrait de vous.
Tom est collectionneur.
De vieux ivrognes ?
- Un bon vieux gogol. - C'est quoi, un gogol ?
Toni, tu es une enfant et ta b�tise me surprend toujours.
Va te faire mettre.
N'ayez pas peur.
Je suis vieux et laid mais inoffensif.
C'est � propos de votre p�re.
Ils ne doivent pas m'entendre. Je les ai bien eus.
C'est vrai, je bois. Et je dors parfois dans la rue.
Mais je suis pas fou, foi de Charlie.
- Que savez-vous sur mon p�re ? - Vous devez le tuer.
Vous �tes fou.
Ne l'enterrez pas. Ne le mettez pas sous terre.
Il faut le br�ler. Il faut le r�duire en cendres.
J'ai pass� l'apr�s-midi � interroger les gens.
Toujours la m�me r�action.
Des regards vides
ou des hochements de t�te n�gatifs.
"6 juillet. La galeriste a appel� ce matin.
"J'ai �cout� mais je n'ai pas r�pondu.
"Ma voix l'aurait terrifi�e.
"Parfois, je produis des sons qui ne sont plus humains.
"Mon esprit m'�chappe.
"J'essaie de me souvenir du pass�, de ma fille.
"Mais je n'y arrive pas. Je ne pense qu'� la mort.
"Toujours la mort."
Que faites-vous ici ?
Je n'ai pas os� vous r�veiller.
Vous �tes belle quand vous dormez.
Je vais faire une sieste.
Tu viens ?
Plus tard.
Vous ne pouvez pas rester ici.
Juste pour la nuit. Je vous d�dommagerai.
Nous avons eu quelques ennuis au motel.
Vous vous rappelez l'homme qui racontait son histoire ?
- Bien s�r. Il �tait fou. - Peut-�tre.
Mais quand on l'a trouv�, il �tait surtout mort.
La police nous a interrog�s.
Ils ont �t� peu compr�hensifs avec moi et mes deux...
compagnes de voyage.
Et tous les motels nous ont ferm� leurs portes.
Nous ne connaissons que vous.
Que lui est-il arriv� ?
On a trouv� son corps dans une ruelle.
Il a d� tomber ivre mort.
La police pense que des chiens l'ont ensuite attaqu�.
Il a �t� � moiti� d�vor�.
Je les ai accueillis.
Je n'ai jamais su pourquoi.
J'avais l'impression
d'�tre perdue en terre inconnue.
Je partageais ma maison avec des inconnus.
Je vous ressers ?
Merci.
Ce vent est �trange.
On dirait le sirocco.
Il souffle sur la M�diterran�e depuis l'Afrique.
Je suis n� au Portugal, dans un ch�teau.
Pas dans une villa en Espagne ?
Ma m�re �tait une aristocrate portugaise.
Mon p�re, un riche Am�ricain.
Je poss�de un ch�teau qui surplombe la mer.
- Une de nos l�gendes raconte... - Qu'est-ce qu'on fout ici ?
Je n'en sais rien.
Comme je le disais,
chaque peuple a ses l�gendes. Les Romains, les Grecs.
M�me les habitants de Point Dune.
Cette histoire de lune de sang m'int�resse.
Que faisait votre p�re ici ?
Il ne connaissait personne.
- Il �tait peintre. - Il peint depuis longtemps ?
Laura appr�cie l'art.
Elle �tait mannequin.
Elle faisait des photos exotiques, avec des serpents.
Tom est tr�s spirituel quand il veut se taper quelqu'un.
Quand vous coucherez ensemble ce soir, laisse-le te...
Laura, j'en ai assez de m'excuser pour toi.
C'est d�gueulasse.
Il ne faut pas manger la garniture.
Il pr�tendait collectionner les vieilles l�gendes.
Il pensait que mon p�re connaissait celle de Point Dune.
Je lui ai dit qu'il �tait absent. Il a voulu l'attendre.
Vous �tes perdu ?
Je me suis promen�.
Vous avez vu les feux sur la plage ?
Non.
Bonsoir.
Pourriez-vous m'aider ?
Comment ?
Ma fermeture Eclair est coinc�e.
Celle de mon veston.
Vos compagnes de voyage vous aideront.
Elles en ont apr�s moi.
Elles sont jalouses des femmes comme vous.
Etrange.
Vraiment ?
Si vous pouviez...
Ce n'�tait pas tr�s dur.
Vous y seriez arriv� tout seul.
Bonsoir.
On ne cong�die pas un homme apr�s l'avoir d�shabill�.
Vous �tes fatigu�e, n'est-ce pas ?
Moi aussi.
Bonsoir.
Tu sors ?
Je me barre.
R �/
- Pour combien de temps ? - Pour toujours.
C'est long.
- Pourquoi ? - J'en ai marre.
J'en ai marre de lui, de cet endroit.
On ne s'est pas perdus. On n'est pas l� par hasard.
Mais pourquoi Point Dune ?
Pour la plage ?
Il veut peut-�tre faire du surf.
Il est bien avec nous.
Qu'il reste ici. Je vais � San Francisco.
Je vais voir Mickey.
Mickey ?
Un batteur.
Et moi ?
Tu n'es qu'une enfant.
Tu t'en sortiras.
Il me donne des cheveux blancs.
Laisse-moi de la dope.
Je te d�pose ?
Apr�s tout...
Merci.
- Tu reviens de l'attente ? - La quoi ?
L'attente, sur la plage.
Tu aimes Wagner ?
Bien s�r.
Tu peux...
me d�poser en ville.
Ils ont d� travailler tard.
Coup de lune.
Tout le monde �tait de sortie ce soir. M�me les petites b�tes.
- J'en ai ramass� plein. - Plein de quoi ?
De rats.
Qu'y a-t-il ?
Rien.
- Qu'est-ce que tu en fais ? - Ce que j'en fais ?
Je les mange.
J'en ai un autre, si tu veux.
Non, merci.
Je vais descendre ici.
T'en veux pas ?
Belle nuit pour se promener !
Mon Dieu...
"17 juillet.
"J'appr�hende la nuit.
"Il y a de plus en plus de feux sur la plage.
"Chaque nuit, ils sont plus nombreux � quitter la ville.
"C'est terrifiant.
"Un vieux fou m'a racont� une histoire
"qui a eu lieu � Point Dune il y a un si�cle.
"Un homme en noir est venu
"et des choses horribles sont arriv�es aux habitants.
"Je pensais devenir fou.
"Mais le pire, c'est que les horreurs que je vois
"ne sont pas imaginaires."
Qu'est-ce que tu fais ?
C'est naze. On capte rien ici.
Laura n'a rien dit d'autre ?
Offrez des chaussures � une femme, elle s'enfuira avec.
WUBI Radio 94, la voix de l'Idaho...
L'Idaho ?
Pourquoi on capte pas les radios locales ?
Aucune station. On capte rien.
Allons-nous-en, Tom.
C'est pas � cause d'elle.
Mais j'ai peur.
De quoi ?
Je sais pas.
J'essayais de dormir.
Mais mon sommeil �tait agit� de r�ves semi-conscients.
Mon p�re disait qu'on est sur le point de se r�veiller
quand on r�ve qu'on dort.
P�re ?
J'avais l'impression de perdre la t�te.
"Perdre la t�te...
"Ce ne sont plus des cauchemars.
"C'est une maladie qui subsiste apr�s le lever du soleil.
"On a pris le contr�le de mon corps.
"Une chose d�moniaque me transforme en..."
Arletty ?
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Je ne sais pas.
La lumi�re du studio s'est allum�e.
J'ai cru...
qu'il y avait quelqu'un.
Ce n'est rien.
Il y avait un tableau.
C'est un mauvais r�ve.
Viens.
Je ne sais plus quoi faire.
Personne ne le conna�t.
Je ne sais pas o� il a pu aller.
Tu devrais partir d'ici.
Bonne id�e. Partez tous les deux, que je puisse dormir !
- Mlle Lang ? - Oui, c'est moi.
J'ai une mauvaise nouvelle.
Quoi ?
O� ?
La police pensait que mon p�re �tait malade.
Ils l'avaient arr�t�
deux fois d�j�.
Il errait dans la ville, � l'aube.
Il ne savait pas o� il �tait
ni ce qu'il faisait dans les rues sombres.
Puis des gens l'ont aper�u sur la plage,
construisant une �norme sculpture.
Elle a d� s'effondrer sur lui.
Quand tout sera r�gl�,
emmenez cette demoiselle loin d'ici.
C'est pas une ville touristique. On aime pas les �trangers.
"20 juillet.
"Si toutes les villes du monde �taient d�truites,
"elles seraient reconstruites sur le mod�le de Point Dune.
"Normales, calmes,
"anesth�si�es par les horreurs pass�es.
"Je sais maintenant
"ce qui se cache sous cette chape aust�re."
Comment elle va ?
Je me souviens du soir o� mon p�re est mort.
Il rentrait du boulot, saoul,
et il a commenc�...
... � saigner sans raison.
Les enfants mangeaient de la viande crue.
La ville �tait devenue...
k
une plaie purulente.
o
Jusqu'au soir...
On partira jamais d'ici ?
... o� ils sont sortis...
Quelqu'un est venu pendant ton absence.
Qui ?
Je sais pas. J'ai entendu du bruit � l'autre bout de la maison.
Comme quelqu'un qui pleurait.
Je suis all�e voir mais j'ai vu personne.
Je m'ennuie.
Va voir un film.
Quoi ?
Au cin�ma.
Super ! Je vais prendre la voiture.
Comme �a, vous serez seuls, tous les deux.
J'�tais assise dans le fauteuil de mon p�re.
Les fresques sur les murs repr�sentaient Point Dune.
Leur banalit� distordue
semblait cacher un message.
Comme je l'avais appris,
la ville cachait une peur sombre.
"21 juillet.
"Ma temp�rature a chut� � 29 degr�s.
"Ce matin, j'ai encore saign�.
"C'est comme si la chose qui me contr�le
"n'avait plus besoin de sang."
Arletty, qu'y a-t-il ?
Dis-moi.
Je n'ai rien senti.
Pourquoi je n'ai rien senti, Tom ?
Je ne sais pas.
"C'est comme si la chose qui me contr�le
"n'avait plus besoin de sang."
Mon p�re avait des mains magnifiques.
Fines,
avec de longs doigts f�minins.
Il en avait un peu honte.
Il disait qu'il finirait fusill� apr�s la r�volution.
Des mains p�les sans �ge.
C'est comme �a que j'ai su.
Pourquoi m'ont-ils menti ?
Ce n'�taient pas ses mains.
Elles �taient calleuses et grosses.
Ce n'�tait pas mon p�re.
Tu en es s�re ?
Mon Dieu...
Toni !
A
Tu pourras pas nous avoir tous les trois.
Faux.
Attendez.
Aidez-nous.
On habite juste � cot� d'ici.
On regardait la t�l� quand on les a entendus.
Ils ont d�fonc� la baie vitr�e
en poussant ces cris affreux.
On a voulu sauver les enfants mais ils les encerclaient d�j�.
Comme des requins.
On s'est enfuis chez des voisins qui ont des armes.
Ils ont continu� � nous attaquer quand m�me.
Ne partez pas. Vous devez nous aider.
Je ne peux pas.
Qu'y a-t-il ?
Votre oeil.
Trop tard.
Ca a commenc�.
Je suis navr�.
"28 juillet.
"Je me suis coup� ce matin.
"Mon doigt
"�tait presque sectionn�,
"mais je ne sentais rien.
"Je l'ai arrach� de la phalange sans douleur.
"Je me d�sagr�ge rapidement."
Veuillez vous disperser.
Dispersez-vous, c'est un ordre.
Tom ?
P�re ?
J'ai essay� de t'avertir.
J'ai tra�n� tous les corps jusqu'� la plage, mais tu n'es pas partie.
Il est trop tard. Tu dois fuir.
Pr�viens le monde ext�rieur.
Dis-leur
que ce qui s'est pass� il y a un si�cle recommence.
- Quoi ? - Ecoute.
Ecoute, je t'en prie.
Il est venu il y a cent ans.
C'est un chasseur qui l'a vu en premier.
Il raconta qu'il �tait pasteur
et qu'il avait travers� les montagnes avec Donner.
Durant l'hiver,
il avait vu des hommes commettre des atrocit�s.
Il avoua avoir go�t� � la chair humaine.
Il devait sa survie � sa foi. Sa foi en un nouveau ma�tre.
Le chasseur ne comprit pas...
quand l'homme lui dit qu'il pr�chait une nouvelle religion.
Quand on retrouva le chasseur,
on aurait dit qu'un animal l'avait attaqu�
et � moiti� d�vor�.
En mourant,
il parla de l'homme en noir.
On le crut en proie au d�lire.
Il commen�a � mordre comme un chien enrag�.
Il fut abattu.
L'homme en noir admira le chaos,
puis s'enfon�a dans l'oc�an.
Il dit qu'il reviendrait cent ans plus tard
dans un monde fatigu� et d�sabus�.
Un monde qui v�n�re les anciens dieux
et qui suit des voies obscures. Notre monde.
Tu dois fuir. La ville est infect�e.
Il faut la d�truire avant la lune de sang
et le retour de l'homme en noir qui les m�nera aux villes.
Partons ensemble.
Ils m'ont pris
et m'ont fait �a.
A l'aide !
Papa,
rentrons � la maison.
Trop tard.
J'ai d�j� go�t� � la chair humaine.
Vous devez le tuer.
Si vous aimez votre p�re,
tuez-le.
Ne l'enterrez pas.
Ne le mettez pas sous terre.
Il faut le br�ler.
Le r�duire en cendres.
Reste o� tu es !
Arletty ?
�B
Pourquoi n'es-tu pas parti ?
Je suis revenu te chercher.
C'est trop tard, Tom.
Je les ai vus en ville.
Ils se d�placent en meutes, comme des loups.
Toute la ville...
J'ai r�v�.
On �tait dans la for�t.
Il neigeait.
Les arbres �taient humides.
Tu regardais en l'air.
Je te demandais � quoi tu pensais.
Tu disais que tu pensais aux gens qui sont venus au monde
et qui sont morts
alors que les arbres leur survivaient.
On arrivait dans un village o� on passait la nuit.
Dans une villa.
Le lendemain, il faisait tr�s froid.
On restait au lit pour se r�chauffer.
Sortons !
Nous pensions nous en �tre sortis.
Puis nous avons vu le premier.
Ils se rassemblaient sur la plage.
Ils fixaient l'oc�an et attendaient.
On �tait coinc�s.
Ils nous encerclaient,
nous regardaient,
nous fixaient.
Comme des b�tes traqu�es,
accul�es, bless�es,
mais se d�battant encore.
Nous esp�rions rejoindre un bateau mouillant � l'horizon
et nous laisser d�river le long de la c�te.
Son bras lui faisait mal.
Je l'avais bless�.
Et je ne pouvais pas l'aider.
Les bateaux �taient loin.
La derni�re chose que je vis fut le soleil couchant.
Ils ne m'ont pas laiss�e me noyer.
Ils m'ont tir�e hors de l'eau.
Ils avaient pr�vu ma derni�re �vasion.
Ce soir-l�, toute la ville �tait sur la plage.
Ils avaient �rig� des b�chers. Non pour se r�chauffer,
mais pour �tre vus depuis les oc�ans sombres.
Ils m'avaient v�tue d'une vieille robe.
J'�tais leur offrande.
Comme selon la proph�tie, la lune est devenue rouge sang
et l'homme en noir est revenu.
Il m'a laiss�e partir avec mon histoire.
Il savait que personne ne m'�couterait.
Il avait raison.
D�s mon retour, on m'a enferm�e ici.
Il parla de l'homme en noir.
On le crut en proie au d�lire.
Il commen�a � mordre comme un chien enrag�.
Il fut abattu.
La nuit o� la lune est devenue rouge sang...
La journ�e, ils me laissent dehors avec les autres.
Assis au soleil, nous attendons.
Nous dormons.
Et nous r�vons.
Nous mourons lentement
dans la prison de notre esprit.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.