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Original subtitles

...

François, concentre-toi un peu.

Tes mains. Regarde tes mains.

...

Non, non, plus de souplesse dans le bras. Regarde.

...

Bon, mais y a encore des progrès à faire.

Dis-moi un peu, ça te plaît, le piano ?

Ouais, tu préférais pas jouer au ballon avec tes petits camarades, là ?

Si on y avait sa choix.

Les enfants, goûtez les frais !

Allez, vas-y.

...

Il a pris mon chocolat !

C'est pas vrai ! C'est lui qui me l'a donné !

Tu l'as pas donné ! Tu me l'as pris !

Vous avez pas les nouvelles de votre mari ?

Si. Ce qui est important, c'est qu'ils soient en bonne santé.

Et de ce côté-là, ça a l'air d'aller.

Vous savez quand il va rentrer ?

On dit que le maréchal fait tout pour organiser le retour des prisonniers.

Y a plus qu'à espérer.

Mais attends, là...

Bon courage.

À la semaine prochaine. Au revoir.

Attends, allez !

...

Arrêtez, là !

...

Arrête !

...

Au revoir.

...

...

...

...

Qu'est-ce qu'ils voulaient ?

Je sais pas.

Ils ont regardé la maison quelques minutes, puis après, ils sont partis.

...

Qu'est-ce que ça signifie, à votre avis ?

C'est gentil de bouquer.

...

C'est pour maman. Elle aurait 50 ans, aujourd'hui.

...

Tu devrais t'y installer, quand même.

...

La marche victorieuse des armées du 3e Reich

contre le bolchevisme continue.

Après l'anéantissement des troupes soviétiques,

retour de Smolin, l'issue prochaine...

...

Qu'est-ce que c'est que ça ?

De la confiture de rhubarbe.

Je l'ai faite avec du mou de raisin.

...

Y a plus de sucre. Faut bien qu'on se débrouille avec ce qu'on trouve.

...

Tout a raison.

C'est encore une chose que les Allemands n'auront pas.

...

Voilà.

...

Laisse-moi faire.

...

...

M. Larosière.

...

Mademoiselle.

Votre maison a été réquisitionnée pour loger un officier allemand.

Je suis son ordonnance et je viens choisir sa chambre.

Ça doit être une erreur. Y a pas de place ici.

La maison est grande.

Oui, mais...

...nous sommes nombreux.

J'ai lu dans le rapport

que votre fils est mort à Verdun en 1918

et votre belle-fille en 1932.

Vous êtes donc seul à habiter ici avec votre petite-fille.

Voici l'ordre de réquisition, monsieur.

Veuillez me mener aux chambres, je vous prie.

...

Jeanne,

va lui montrer les chambres.

...

Allez.

...

Ici, c'est la mienne.

...

Et celle-ci ?

...

C'est impossible, c'est la chambre de mes parents.

Elle est donc disponible ?

...

Celle-ci sera très bien.

Pardon.

...

Il a choisi leur chambre.

...

Il faudra préparer des draps

et une serviette de toilette pour le capitaine von Imbrenach.

Moi-même, je dormirai dans la petite dépendance

à l'extérieur de la maison.

...

Cela est très bien.

Le capitaine aime beaucoup les fleurs.

...

...

...

Ah.

Merci, mon petit.

Tu as froid ?

Je n'arrive pas à me réchauffer.

On dit que l'hiver va être dur.

Je me demande quand est-ce qu'il va arriver.

Cette année, il a l'air en avance.

Non, je parle de l'allemand.

Ah !

On sera fixés bien assez tôt.

Tiens.

Joue-moi quelque chose.

Ça me fera plaisir, puis ça te réchauffera.

Hein ?

...

...

...

...

...

...

...

Mademoiselle.

Monsieur.

Je me présente.

Werner von Imbrenach.

Capitaine von Imbrenach.

Je suis désolé.

Ma présence ici, naturellement nécessaire.

J'aurais évité si cela était possible.

Je pourrais maintenant monter à ma chambre,

mais je ne connais pas le chemin.

Je ne peux pas.

Je vous souhaite une bonne nuit.

Je vous remercie, mademoiselle.

Cette chambre est parfaite.

Je vous remercie, mademoiselle.

...

Dieu merci, il a l'air convenable.

...

Tu m'achèteras de la pâte dentifrice ?

J'en ai presque eu plein.

Ne jetez pas le tube, s'il vous plaît.

Il faut ramener tous les emballages.

Ah, on peut acheter des oeufs.

Il faut ramener les copines vides, hein ?

Bonjour.

Je veux passer une très bonne nuit.

J'aimerais que la vôtre eût été aussi bonne.

Le maire de votre ville m'avait dit que je demeurerais dans un château.

J'imaginais une grande bâtisse.

Mais je ne suis pas déçu du tout. Votre maison est magnifique.

On sent qu'elle a une âme.

Pour les repas, vous n'aurez pas à vous occuper.

Je les prendrai à la commande en tour.

Ce soir.

Bonjour, Jeanne.

Vous avez un locataire ?

Si on peut appeler ça comme ça, il va rester combien de temps ?

Jeanne !

Jeanne !

Jeanne !

Jeanne !

Jeanne !

Jeanne !

Jeanne !

Jeanne !

Jeanne !

Jeanne !

Jeanne !

Jeanne !

Jeanne !

Jeanne !

Jeanne !

Jeanne !

Comment ça va, toi ? Tu travailles bien ?

Oui, regarde.

Pierre ! Viens m'aider !

Un bon point, un effigie du maréchal.

Moi aussi, ça me choque. Mais qu'est-ce que tu veux que je fasse ?

A l'école, tu te fais pour chanter les louanges de Pétain.

Les abécédaires, les dictées.

L'autre jour, ils lui ont même écrit une lettre.

Tu pourrais lui expliquer, quand même.

Expliquer quoi ?

Il a que 6 ans.

Qu'il en profite et grandira bien assez tôt.

Jeanne !

Au revoir, papa ! À ce soir !

C'est sa nouvelle mamie.

T'as vu, je cours vite, hein ?

T'es un vrai champion !

Bravo, Solange. Tu as très bien travaillé.

On va pouvoir passer à autre chose.

D'ailleurs, j'ai une surprise pour toi.

Regarde, j'ai trouvé le morceau que tu m'as demandé.

Chic, alors !

C'est un petit cadeau.

C'est un petit cadeau.

C'est un petit cadeau.

C'est un petit cadeau.

C'est un petit cadeau.

C'est un petit cadeau.

C'est un petit cadeau.

C'est un petit cadeau.

C'est un petit cadeau.

C'est un petit cadeau.

À jeudi.

C'est ce qu'il t'amène ?

Je viens de chercher un peu de lait.

Qu'est-ce que t'en as ?

Pour mes cousins, j'en ai toujours.

Enfin.

...

Bonjour.

Bonjour.

Qu'est-ce qui t'amène ?

Je viens te chercher un peu de lait.

Qu'est-ce que t'en as ?

Pour mes cousins, j'en ai toujours.

...

Enfin...

Surtout pour ma cousine.

Comment ça va chez toi ?

Ça va.

Parait que vous hébergez un Allemand.

On l'héberge pas, il s'est installé dans une des chambres.

Il est comment ?

Y a rien à en dire.

C'est un chelou, quoi.

Déjà bien beau qu'il vous ait pas foutu dehors.

Merci.

Hé.

Tu serais venue t'installer ici, moi ça m'aurait pas déplu.

Allez, faut que j'y aille.

Mon grand-père qui m'attend.

À bientôt.

Hé. Demain on va se balader sur la plage avec des copains.

Tu voudrais pas venir avec nous ?

Non, demain je peux pas.

Pour une autre fois.

Salut.

Salut.

C'est ce que tu couches.

Je reprends une robe de maman.

Qu'est-ce que vous en dites ?

Elle va pas ?

Un peu long.

J'en ai pas encore fait.

Bonsoir.

J'espère que vous avez passé une bonne journée.

Il me paraît...

que le temps va changer.

Avec le grand marais.

Je rentre en général faire tisseur.

Mais je crains que je vous dérange.

Si vous le préférez, je passerai par la porte de sa fils.

Alors vous fermez la porte à clé.

Je vous souhaite une bonne nuit.

Remarque, ça s'amplifierait les choses, hein ?

Quoi donc ?

Si vous fermez la porte à clé, ça nous éviterait de le voir.

Nous n'avons jamais fermé cette porte, il n'y a aucune raison pour que nous le fassions.

Ah bon ?

Tant que tu voudras, mon petit.

Vous avez mal ?

Tu sais, on ne guérit jamais les blessures de guerre.

Qu'est-ce que tu veux ?

La douleur, c'est une ennemie comme une autre.

Oui, on y va avec, je sais.

Bon, allez, au revoir, mon petit.

Dors bien, hein ?

Bon, allez, au revoir.

Au revoir.

Vite, il y a beaucoup de place.

Encore plus.

Encore plus.

Encore un peu.

C'est bon comme ça.

Ça a l'air délicieux.

Regardez-moi ce qu'il bouge.

Ils sont là, ils se coiffent.

Je les mettrai tous dehors, moi.

Et en attendant, n'essayez pas de passer devant.

Ce n'est pas moi qui passe devant, c'est eux qui me retirent le pain de la bouche.

En tout cas, monsieur, ils s'enfuient dès que certains fonçaient.

Ah, je vois que madame est sensible à la colité seulement.

Et surtout, c'est poli, allez donc manger avec eux, qu'est-ce que vous attendez ?

Oh, mais ça suffit, monsieur. Mon mari, il est mort.

Mais il a bien de la chance, votre mari.

Vous l'aviez attaché, votre bicyclette ?

Ben oui, là, à la grille, avec le cadenas.

Cherchez pas, on vous l'a barboté.

C'est pas possible.

Mon fils en a perdu deux, comme ça.

Maintenant, il va à pied.

Allons-y, dépêchons, s'il vous plaît, dépêchons.

Ça te fait du bien ?

Pas vraiment.

C'est surtout les ampoules qui font mal.

De toute façon, il faudra bien que je m'y habitue.

Bonne nuit, Franz. À demain.

Bonne nuit.

Bonsoir.

Le temps est très froid, aujourd'hui.

Il paraît que c'est la même chose en Allemagne.

J'ai toujours aimé la France.

J'étais un enfant à l'autre guerre,

et j'ai cherché ce pays.

Pourtant, j'ai perdu mon père, moi aussi.

Quelle est la famille française ou allemande

qui n'a pas eu un mort par la Grande Guerre ?

J'ai beaucoup de respect pour les gens qui aiment le patrier.

Ça fait longtemps que t'as pas...

que t'as pas joué.

Que voulez-vous que je joue ?

Bach, Mozart, Beethoven ?

Mais qu'est-ce que tu racontes, là ?

Y a pas que des compositeurs allemands.

Tant qu'il sera là, je ne jouerai pas.

C'est bon, c'est bon.

C'est bon.

C'est bon, c'est bon.

Qu'est-ce qui se passe, Solange ? Tu n'aimes pas ce morceau ?

Si.

Je sais pas. Je te trouve ailleurs. Tu fais n'importe quoi.

Je vais devoir arrêter les cours.

Arrêter les cours ? Mais pourquoi ?

Mon père n'a plus de travail.

C'est à cause des nouvelles lois.

Contre les Juifs.

Écoutez, ce n'est pas possible.

Laissez-moi la faire travailler, monsieur.

C'est pas une question d'argent.

C'est pas une question d'argent.

Laissez-moi la faire travailler, monsieur.

C'est pas une question d'argent.

A la semaine prochaine.

Les schweines !

Qu'est-ce qu'ils lui ont mis ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Il s'est fait tabasser au fond d'une impasse par deux jeunes gens.

Ils ont pu foutre le camp, mais ils l'ont seulement amoché.

Eh ben, il a pas volé. Sale boche.

Tu vas où ?

Je rentre chez moi.

Remonte, je te ramène.

Je veux bien. J'ai tellement mal aux pieds.

Je veux bien. Je veux bien.

Ça va ?

Dis donc, elle est sacrément mignonne, ta cousine.

C'est chacun de chez soi.

Ça veut dire quoi, ça ?

Ça veut dire qu'elle est malade.

Elle est malade ?

Non, elle est malade.

Elle est malade, mais elle est pas malade.

Elle est malade ?

Non, elle est pas malade.

Non, elle est pas malade.

Alors, c'est quoi, ça ?

C'est chacun chez soi, ça.

Ça veut dire quoi, ça ?

Ça veut dire bas les pattes.

Jeanne, c'est chasse gardée.

Maréchal Pétain par là, Maréchal Pétain par-ci.

On le met à toutes les sauces celui-là.

Je me demande bien pourquoi je chute encore ce jour-là.

...

...

Bonsoir.

Pardonnez-moi, mais ma chambre est très froide.

Si vous me permettez, je pourrais me chauffer quelques minutes à votre feu.

...

C'est bon.

À cet instant précis, je pourrais me croire chez moi.

La chaleur de ce feu sans doute.

...

Balzac, Baudelaire, Corneille, Descartes, Molière et tous les autres.

Les écrivains français sont tellement nombreux qu'on ne sait qui choisir en premier.

Quelle grandeur, quel grand peuple.

Mais pour la musique, alors c'est nous.

...

Beethoven, Wagner, Handel, Mozart, Bach.

Bach.

Rien n'est plus beau que cela, n'est-ce pas ?

...

Je ne crois pas vous l'avoir dit, mais je suis musicien moi aussi.

Compositeur.

Certains sont dans l'armée par la vocation.

Chez nous, c'est un peu une tradition familiale.

On n'a pas vraiment le choix.

Je vous souhaite une bonne nuit.

...

Ces longs monologues deviennent pénibles.

Moi je n'y fais pas attention.

Tu sais que je ne supporte pas d'offenser un homme.

Vu qu'il est un ennemi.

C'est nous qui sommes offensés.

Et puis nous non plus, nous n'avons pas le choix.

Ouvre !

Bazar !

Allez !

Je ne peux plus !

Elle est mal !

Ce n'est pas grave.

Ce n'est pas grave.

Aïe !

Aïe !

Suite aux attentats du 20 et le 21 octobre,

qui ont causé la mort de deux officiers allemands,

99 otages ont été fuyés.

Le maréchal Pétain a laissé ses excuses

et ses condoléances aux autorités d'occupation.

99 Français

pour deux Allemands.

Plupart d'une addition.

Vous en connaissez, vous, des résistants ?

Oh !

Ceux qui le sont, ils ne s'en donnent pas.

J'ai entendu dire qu'en ville on donnait des cours de culture potagère.

Ça ne vous intéresserait pas ?

Moi ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Vous nous ferez un petit potager dans le jardin.

Poussez des carottes, des pommes de terre, des haricots verts.

Puis moi je vous ferai des petites soupes.

Des petites purées, des petits gratins.

Tu vois, j'ai hésité entre le jardinage et la résistance.

Je crois que j'ai fait mon choix.

Un peu plus que d'habitude aujourd'hui.

Pierre !

Attention, tiens-toi tranquille !

Aïe, aïe, aïe !

Pierre !

Aïe !

Attends !

C'est une gaudichon celui-là !

Attends-moi !

Tu vois, je t'avais dit de faire attention.

Ça pique.

Ben oui, c'est normal, c'est l'eau de mer qui fait ça.

En fait, qu'est-ce qu'il t'a dit le monsieur allemand la dernière fois que t'es tombé ?

Que c'était pas grave.

C'est tout ?

Non, il m'a dit aussi qu'il s'appelait Werner.

Werner.

Allez viens.

Fais froid !

Tu vas boire un bonverre de lait chaud en rentrant, ça va te réchauffer.

Mais je ne pourrai pas, oh !

Tu veux boire un THAT ?

Oui.

C'est pour moi ?

Tu veux pas boire de lait chaud ?

Ouais, mais c'est une durée.

Mais je pourrais pas rentrer tout de suite ?

Si, regarde, on est presque arrivés.

Mais non, je te dis, maman, elle a sorti le géranium.

Le géranium, et alors la belle affaire ?

Mais maman, quand elle sort le géranium, c'est qu'elle parle avec des gens et c'est pas pour les petits.

Tu préviens les autres ?

D'accord.

Bonne journée.

A bientôt.

Alors, la fâche a été bonne ?

Oui, pour une fois.

Tiens.

Il y en a beaucoup.

Il me reste un peu de beurre, t'en veux ?

Hein ?

Euh, non merci, je vais les faire comme ça.

Au revoir.

Tu restes pas cinq minutes ?

Non, faut que j'y aille.

C'est pique.

Ah oui, il est tombé dans l'eau de mer, il faudrait lui nettoyer le genou.

Allez viens, mon bonhomme, on va te soigner.

T'as mal ?

Je vais me boucher, moi.

Déjà ?

Ben, il est tard.

Vous voulez pas faire une petite partie d'échec ?

Non.

Bonsoir.

...

Bonsoir.

Le fond souffle très fort ce soir, et la mer est très agitée.

Il fait bon ici.

Quelle chance, vous savez, d'habiter près de la mer.

Moi, ce que j'aime dans la mer, c'est son silence.

Je ne parle pas de prendre les ressacs.

Enfin, je parle de ce qui est caché, de ce qu'on définit.

La mer est silencieuse, mais il faut savoir l'écouter.

Je suis très heureux d'avoir trouvé ici un vieil homme digne

et une demoiselle silencieuse.

Je vous souhaite une bonne nuit.

Pourquoi me regardez-vous comme ça ?

Tu mettras la busse de côté avant de monter, afin qu'elle ne brûle pas pour rien.

Quelle rage !

Deux filières, ça a défini permanent.

J'ai la tête comme ça.

Excusez-moi, monsieur. Le gouda, c'est du noir ou du blanc ?

Du blanc, mais il n'y en aura pas pour tout le monde.

Allez ! Au suivant.

Allez, au suivant.

Tout d'abord.

...

On va ?

Au revoir.

Jeanne ! Attendez !

Tenez, c'est pour vous.

Mais il fallait pas.

Joyeux Noël.

Merci beaucoup.

Vous les mangerez avec votre grand-père ?

Ça vous va bien, cette nouvelle coiffure ?

Vous savez que mon mari va rentrer ?

C'est formidable !

Je suis tellement heureuse !

Moi aussi, je suis très heureuse pour vous.

Joyeux Noël.

A vous aussi.

Solange ?

Pas la peine d'assister.

Ils sont partis ?

Partis. Pour les fêtes ?

Ils sont partis cette nuit avec des valises et des paquets plein la voiture.

Ils vous ont pas prévenus ?

Non.

Ils ont emporté le piano aussi.

Ah non, le piano, ils l'ont laissé.

Je crois que le vélo aussi, d'ailleurs. Attendez voir.

Tenez, prenez-le. Autant qu'il serve à quelqu'un.

Non.

C'est pas vous, ce sera quelqu'un d'autre.

Puis vous le rendrez quand ils reviendront.

Puisque c'est vos amis.

Moi, je sais pas ce que les Allemands leur veulent aux Juifs,

mais faut reconnaître, c'est des gens à part.

Ils se mélangent pas, ils restent entre eux,

comme s'ils avaient quelque chose à se reprocher, finalement.

Enfin, moi, ce que j'en dis...

C'est bon, on y va.

J'ai un vœu que j'ai toujours aimé, moi.

Ça tombe bien. J'en ai gardé quelques caisses dans la case.

C'est un vin, je sais pas...

Il y a longtemps que j'en manquais.

Ah, la voilà, la voilà !

Bonjour.

Je suis tout trempé.

Je vais prendre un petit verre d'alcool pour te réchauffer.

Non, merci, j'ai monté me changer.

Regarde ce que Pascal nous a apporté pour Noël.

Tiens.

Les Allemands voulaient tout me prendre, mais j'ai mis celui-là de côté.

Je me suis dit que ça vous ferait plaisir.

Je pense bien que ça nous fait plaisir.

Ah oui, c'est gentil.

J'ai monté me sécher.

Merci, au revoir.

Il te resterait pas du pâté, tu sais, celui avec des cèpes, là ?

Tu vois ce que je veux dire ?

Hé, ne parle pas.

Je sais pas.

On en a fait rien à la prochaine occasion.

On apporterait une boîte.

Enfin, une boîte, une boîte.

Tiens, si t'avais un petit saucisson pour la même occasion, hein ?

D'accord.

Tu veux pas un verre d'alcool pour la route ?

Non, merci.

Elle va être contente.

Ça fait des semaines qu'elle a pas mangé de poulet.

Elle cache bien sa joie.

C'est jeune, tu sais.

C'est pas le genre à montrer ses sentiments.

Alors, joyeux Noël.

Merci.

Joyeux Noël.

Et puis merci, merci encore.

Elle va être contente.

Elle va être contente, allez.

Merci.

Qu'est-ce qu'il y a ? Elle le voit pas ?

Non.

J'ai cru un instant que c'était ta mère qui était là devant moi.

Tu veux m'aider ?

Je me demande où ils sont.

Qui ça ?

Solange, la père de Noël.

Non, non, non.

Non, non, non.

Non, non, non.

Non, non, non.

Non, non, non.

Non, non, non.

Non, non, non.

Non, non, non.

Non, non, non.

Non, non, non.

Non, non, non.

Non, non, non.

Attendez-moi, je reviendrai tout à l'heure.

Tu ne vas pas passer la soirée toute seule.

C'est un écho.

Je ne dis pas que tu vas t'amuser.

Mais enfin, je vais te faire du bien de venir.

Tu rencontreras des gens que tu connais.

Des gens de ton âge.

Des copains, des amis.

Pascal.

Il n'y a pas raison de puisser pour ne pas y aller.

Au soir, je vais rentrer me changer

afin de retourner à la commande en tour.

Une grande soirée est organisée.

Bonne affaire, non ?

Laissez, laissez, je vais finir.

Alors, tu ne viens pas à la messe de minuit ?

Je vous ai déjà dit non.

Pourquoi ?

Allez-y, il vous attend.

Bon, joyeux Noël.

Joyeux Noël.

Quelle belle nuit.

Déjà trois mois que je suis là.

Le jour où je suis arrivé,

vous jouiez le prélude de Bach.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

C'est le plus beau, le plus pur.

C'est celui que je préfère.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

J'ai eu la chance de vous voir.

Je vous souhaite un bon Noël.

Je vous souhaite un bon Noël.

Je vous souhaite un bon Noël.

Je vous souhaite un bon Noël.

Je vous souhaite un bon Noël.

Je vous souhaite un bon Noël.

Je vous souhaite un bon Noël.

Je vous souhaite un bon Noël.

Je vous souhaite un bon Noël.

Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org

…

…

…

Bonjour !

La pêche a été bonne ?

Oui, oui !

On dirait que le printemps arrive !

Pas trop tôt !

Qu'est-ce que tu veux ?

Je voulais te demander quelque chose.

En fait, je voulais t'habiter ce soir.

Il y a un bal au village.

C'est gentil, mais je n'ai pas très envie.

De toute façon, je ne sais pas danser.

Ça, je peux t'apprendre !

Qu'est-ce que t'en dis ?

Arrête ! Qu'est-ce qui te prend, tout d'un coup ?

Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as quelqu'un ?

Tu as quelqu'un, c'est ça ?

Arrête !

Arrête !

Arrête !

D'accord, j'ai compris !

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Rien !

Enfin, Jeanne !

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Rien, je vous dis !

Jeanne !

À table !

Jeanne !

Jeanne !

Jeanne !

À table !

Je voulais vous dire quelque chose.

Je...

Je vous souhaite une bonne nuit.

Allez, tiens Polo !

Je vous souhaite une bonne nuit.

Arrêtez !

Arrêtez !

Arrêtez !

Encore un peu !

Allez !

Encore un peu !

Je vous souhaite une bonne nuit.

Arrêtez !

Allez, applique-toi Pierrot, fais bien tes lettres.

Je te dérange ?

Non, je fais travailler Pierrot, rentre !

Assieds-toi !

Bonjour !

T'as vu ?

Ah, c'est bien !

Sauf celui-là qui est tout tendu.

Puis du bouillon de légumes, t'en veux ?

Ouais, je veux bien.

C'est un tricot qui se commence par le col.

Ça permet d'allonger les manches et le buste.

C'est pas bête, hein ?

Parait que c'est un modèle allemand.

Comme quoi, y'a pas que du mauvais chez ces gens-là.

Tu vas m'en dire des nouvelles ? J'ai mis un bout de lard.

C'est délicieux.

C'est fou, comme un bout de viande, ça change le goût des choses.

Tu sais ton ami, le jeune homme avec une casquette ?

Il s'est fait arrêter par les Allemands.

Qu'est-ce que tu dis ?

Le jeune homme qui est venu chez toi l'autre jour,

il s'est fait arrêter cet après-midi.

Où ça ?

Dans une petite maison, rue des Longréages.

C'est fini.

Rolle bien ton cartabia.

Au revoir.

Au revoir.

Encore un petit effort.

Ça sert à rien de vous acharner sur ce malheureux poil.

Je m'acharne pas, je veux qu'il chauffe.

Un poil, c'est fait pour chauffer.

Il a qu'à faire son boulot, puis c'est tout.

Bonjour.

Les Allemands vont venir me rejoindre ici quelques jours.

Ce sont de vieux amis, je me réjouis de les revoir.

Je pensais aller installer dans la dépendance.

Ils n'auront pas très chaud, mais au moins vous n'aurez à vous occuper de rien.

Je vous souhaite une bonne journée.

Bon, je vais faire un tour.

Merci.

Excusez-moi, mais je suis fatiguée.

Le Français est vaincu, mon ami, et nous sommes les victimes.

Nous nous ressemblons donc avec prière et honneur.

Mais en particulier l'honneur.

Est-ce que cela ne serait pas pour les victimes que d'autres peuples n'aient pas la même humilité ?

Ah, c'est du bêtisier.

Vous êtes devenus fous.

Pas du tout, mon amour.

Nous ne composons pas et nous n'écrivons pas de poèmes.

Nous sommes des hommes d'officiers allemands, avec honneur et conscience de la justice.

Loyaux au peuple et aux chefs.

Oui.

Bonsoir.

Bonsoir.

Bonsoir.

Je dois vous adresser des paroles graves.

Bonjour.

Bonjour.

Tout ce que je dis depuis mon arrivée,

tout ce que le mur de cette maison entend-tu,

il faut oublier.

Il n'y a plus d'ouverture,

plus d'espoir.

Que dois-je faire ?

Que dois-je faire ?

Je pense que vous avez raison.

La seule réponse

est d'être fidèle à son devoir

et à ses encachements.

T'as oublié ta gamelle.

Bonne journée.

Oui.

Plus vite, papa, plus vite !

Allez, plus vite !

Bonjour, Dad.

Bonjour, Louis.

Papa, plus vite !

Bonjour.

Attends.

Tu en as parlé à quelqu'un ?

Papa !

Qui voudrais-tu que j'en parle ?

Plus vite, papa !

Pierre, tu vas me prendre froid.

Rentre à la maison.

Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

C'est à propos de Pierre.

Dis-moi.

Est-ce que tu seras d'accord pour t'en occuper

si quelque chose vous arrivait à Louis et à moi ?

Pourquoi tu dis ça ? Qu'est-ce qui pourrait vous arriver ?

Pierrot, rentre à la maison. Allez, vas-y.

Il va vous préparer quelque chose, c'est ça ?

J'ai besoin d'une réponse.

Moi aussi.

Je peux rien te dire.

Est-ce que je peux compter sur toi ?

Oui.

Merci.

Bonne nuit.

Tu peux me laisser ?

Bien sûr.

Merci.

Tu n'as plus de vêtements ?

J'ai reçu un mail.

De qui ?

Tu n'entends rien ?

Non, je n'ai rien entendu.

C'est froid.

Oui, oui.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Cet orage...

Comment il s'appelle ?

Chardonnay.

C'est celui que j'ai reçu.

Mon doigt est bien réhabilité.

Tu as quelque chose chez nous.

Oui, on en a.

Je crois.

On peut nous en acheter aussi.

460.

Je dois acheter deux.

Pour l'expédition.

Celles-ci ?

Non.

On peut en construire trois.

Et ici ?

Ce n'est pas terminé.

C'est suffisant.

Oui ?

Oui, oui.

C'est sûr.

On doit en avoir au moins trois.

On en a.

C'est comme ça.

C'est suffisant.

C'est ici ?

C'est ici.

C'est ici ?

C'est ici.

Il faut attendre.

On va monter.

Il est temps de rentrer.

On est déjà là.

On est déjà là.

On est déjà là.

On est déjà là.

On monte. Il est déjà là.

Comme vous voulez.

Madonnaz.

Regardez.

À vos ordres.

Laissez le moteur s'allumer. Il arrive.

Oh, ouais.

– C'est ça, c'est ça ! – Vite, vite !

– Ils sont déjà sur le métro ! – Qu'est-ce qu'ils font ?

– Sur le métro, je dis ! – Putain, les gars !

– J'ai besoin d'un autre! – On va tout ranger!

– On se met à monter! – Et on va courir!

C'était eux qui nous avaient interrogés,

à l'échelle des belles.

– Ah, c'est qui ? – Le SS, ils nous avaient interrogés.

On n'en avait rien à dire.

Allez!

C'est l'ordre.

Merde.

On t'arrête pas, Ferion. Roule, roule.

Lâche-la!

Maman! Papa!

Papa! Maman!

Maman!

Attendez-moi!

Viens rentrer à la maison!

Viens rentrer à la maison!

Rentre à la maison!

Viens rentrer à la maison!

Allez, rentre à la maison!

Viens rentrer à la maison!

Va t'en!

Va t'en!

Va t'en!

Va t'en!

Va t'en!

Va t'en!

Va t'en, dégage!

Va t'en!

Va t'en!

Maman !

On y va.

Alors ?

Ils ont dormi.

Et où vas-tu ?

Vous le savez bien.

Fais pas ça. Ils ont eu de la chance.

S'ils te reprennent, ils te relâcheront pas.

Il faut que j'y aille.

Qu'est-ce que tu crois ? Ils vont les faire relâcher ?

C'est la seule chance qu'il leur reste.

Madame, dégagez.

Il n'y a pas d'argent.

Non.

Non, non. Restez un peu.

Madame, dégagez.

Entrez, monsieur.

Je m'en vais.

Je vais te demander de partir sur le front russe.

La propagande ne parle que des victoires de notre armée.

Mais là-bas, il fait moins 40.

Nos soldats ne peuvent plus.

Ils sont en colère.

Ils sont en colère.

Ils sont en colère.

Nos soldats ne peuvent plus.

Je m'y en route ce soir.

Je vous souhaite une bonne nuit.

A tueur.

A tueur.

A tueur.

A tueur.

Viens là. Je t'habille.

Mets ton chocolat dans ta poche.

Et puis, tu bois tout ton lait.

J'en ai assez d'avoir un petit garçon, plus de maigrission.

D'accord ?

Allez, à plus tard.

Tu rentres quand ?

Après mes cours.

Bon, allez, en route.

Après l'école, tu viendras à midi.

Allez tirer les carottes.

Sous-titrage ST' 501

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