All language subtitles for Marie.Antoinette.S02E04.WEB.DUBBED.H264-RBB.srt - fra(2)

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Original subtitles

Bon retour à Versailles.

Mon mari vous a pardonné, mais moi jamais.

Le cardinal va aider la reine pour le collier.

Il veut d'abord régler les détails. Avec la reine.

- Vous la croyez toujours fourbe ? - Certainement.

- Je n'ai rien dit à Louis. - De la grossesse ou du père ?

Si Louis doute de sa paternité, je peux oublier Saint-Cloud.

Encore ?

Plus vous aurez d'enfants,

plus vous aurez de chances d'avoir un héritier sain.

Sa colonne vertébrale s'affaisse.

Faites sonner les cloches. Dites à la France que j'ai un fils.

Vous seul comprenez mon désir...

Vous seul, Rohan,

connaissez mon coeur...

Ma reine.

Je suis le serviteur de tous vos désirs.

Je vous obtiendrai le collier.

Quelqu'un arrive, Majesté.

Ne dessertissez pas le collier !

J'ai un acheteur.

Cher Axel,

Le Dr Brunier dit que le bébé se porte à merveille.

Et moi aussi. La naissance fut facile

et l'enfant est facile à vivre.

Louis en est très heureux.

Mais je n'en peux plus de ne pas te voir.

Viens quand tu pourras.

Mon Dieu. Elle ne peut vraiment pas s'en empêcher.

Je la trouve très jolie.

Le roi !

- Votre Majesté. - Votre Majesté.

Cette robe est affreuse.

- Elle est en chemise ! - C'est tellement indécent.

Retirez-le.

Retirez-le.

Personne ne doit le voir.

Louis...

Nous rentrons à Versailles. Maintenant.

Aux cadeaux qu'elle nous fait.

Inutile de comploter contre Louis, elle le fait chuter elle-même.

Vous êtes modeste.

Vous utilisez votre fortune pour l'y aider.

J'ai peut-être financé un tirage à propos de Saint-Cloud.

Vous avez fait plus que cela.

Bien. Le devoir m'appelle.

Je pensais qu'on dînerait ensemble.

Votre épouse peut vous tenir compagnie.

Une protestation à Saint-Cloud ?

Des têtes de cochon et du crottin en feu.

J'y mettrais volontiers la tête d'Orléans.

Voilà qui est tentant, Sire.

Etait-ce une erreur de réhabiliter mon cousin ?

Vous n'aviez pas le choix. Mais nous devons

renforcer la surveillance du Palais-Royal.

Je ferai de mon mieux avec le comité,

mais la reine devrait se montrer plus prudente.

Ne donnons pas plus de munitions à quiconque.

Et la délégation du Parlement est ici

- pour discuter du prêt. - Faites-les attendre.

Ce sera tout.

Votre nouveau portrait a été retiré à titre permanent

- de la vue du public. - C'est ridicule.

Oui. Cela ne mérite pas une telle agitation.

Bienvenue, Majesté. Le bureau de la maison du roi

doit préserver les normes royales.

Le choix de votre dernier portrait officiel

était... peu judicieux.

Que des sujets ordinaires voient leur reine

dans un habit de cette nature

est...

Messieurs.

Paris se tourne vers moi pour dicter la mode.

Messieurs, messieurs, je vous prie.

Un portrait royal doit transmettre l'autorité.

Un nouveau portrait sera commandé à un autre artiste.

Le bureau fera part de ses idées

- sur la façon de vous présenter. - Moi aussi.

Et je les présenterai au bureau en temps voulu.

Quel culot !

Nous devons les écouter malgré tes réticences.

Je ne me laisserai pas dicter ma conduite

par ces vieux aigris rongés par la goutte.

- Le respect de l'étiquette... - J'entends justement la changer.

- Madame... - Non, épargne-moi les "Madame".

Veux-tu m'écouter ?

Je me suis fait réprimander par le bureau de ta maison.

- Je suis la reine de Fran... - Oui !

Tu es la reine de France.

Ce portrait indécent, Saint-Cloud, le Mariage de Figaro...

Tu souilles la réputation de la couronne.

Demande à quiconque au Palais-Royal.

Orléans traîne ton nom dans la boue.

Ce qu'il dit t'importe ?

As-tu la moindre idée du danger de nous faire haïr ?

Merci pour ton soutien.

Messieurs, calmez-vous. Calmez-vous !

Avec tout mon respect, le rapport de Necker annonçait

un surplus annuel de 12 millions.

Devons-nous comprendre que pour cette année,

Sa Majesté a dépensé

l'excédent de 12 millions ainsi que les 24 millions

empruntés au Comptoir d'Escompte ?

Et elle a besoin d'un autre prêt du Parlement ?

Le roi n'a pas à justifier ses dépenses, Malesherbes.

Mes excuses.

Nous demandons simplement des clarifications.

Nous tentons une nouvelle approche pour stimuler la croissance.

Précisément.

Le trésor se porte bien.

Mon contrôleur des finances a tout sous contrôle.

Maintenant,

veuillez approuver mon prêt.

Très cher cardinal,

Veuillez me pardonner de vous avoir quitté

de manière si abrupte dans le jardin.

Nous devons rester discrets.

Mon acquisition de Saint-Cloud

a suscité de virulentes critiques.

Aussi personne ne doit savoir

que j'ai la volonté d'acheter le collier.

Je vous réécrirai bientôt pour de plus amples instructions.

Cette folle a réussi.

Tu parles de moi ou de notre fausse reine ?

Nicole.

Et si elle vous dénonce ?

Elle pense que la vraie reine l'a engagée pour piéger le cardinal.

Le coup du Bélize était fort. Mais ça, c'est du génie.

- On n'a pas encore le collier. - Un détail.

C'est dans la poche.

Ma chère, tu t'apprêtes à réussir le crime du siècle.

Vous viendrez nous voir. A la ferme.

Oui, à la ferme.

Va donc nous chercher à boire.

Quelque chose de fort. C'est pour moi.

A la campagne.

- Villette est un risque. - Il est loyal.

Pour l'instant.

Tu es allée trop loin avec lui.

Il te croit réellement sa meilleure amie.

Et si je l'étais ?

Tôt ou tard, il verra clair en toi.

Et il te balancera. Fais-lui ce que tu m'as fait.

C'est plus gentil.

Pourquoi ne suis-je jamais venue ?

Parce que c'est obscène.

"La vicieuse Reine décampe" ?

Arrête.

"Les mésaventures de Marie-Antoinette"

joué par Nicole Doliva.

Toinette !

C'est moi la Reine de France

Regardez comme je danse

C'est moi la Reine de France

Regardez comme je danse

Je baise le jour

Je baise la nuit

Mais jamais mon mari

Bouge pas, ma jolie !

Je veux faire ton portrait !

Comme ça ?

Je vais me plaindre.

Et dire à tous de ne pas aller dans ce lieu sordide.

Louis avait raison.

Il est préoccupé.

A cause de moi.

Est-ce qu'il se confie à toi ?

Nous parlons parfois dans la nurserie.

T'a-t-il jamais dit

qu'il avait honte de moi ?

Jamais.

Pas une seule fois.

Je peux lui dire que tu ne cherches pas à nuire.

L'aider à voir ton point de vue.

Peut-être...

Mais je dois faire de grands changements.

Ce que les autres pensent n'a aucune importance.

Je commence à croire que si.

Mon cher Rohan,

Lorsque le contrat me sera parvenu signé,

nous pourrons procéder à l'achat.

- Bien sûr. - N'oubliez pas

que si quiconque évoquait cette affaire en public,

je nierais toute implication.

Ecoute les vagues... Elles chantent dans l'oreille.

Tu es prêt ?

- Tu entends la mer ? - Oui.

Ohé, gouvernante.

Nous écoutons la mer. Et nous suivons

- l'épopée de La Pérouse. - Amusant.

Il se rend au Chili,

puis aux Iles Sandwich, en Alaska, en Amérique, avec des escales

en cours de route et...

- Puis cap sur l'Asie. - Merveilleux.

Mais il est temps de mettre le cap sur le bain.

- Vous partez aussi à l'aventure ? - Oui.

Je vais visiter le chantier de Cherbourg.

Pas vraiment une épopée,

mais je n'aurai pas mieux.

Ce voyage me permettra de prendre la température du pays.

Quel plaisir de s'échapper de Versailles.

Venez.

Nous partons cet après-midi.

- Excusez-moi, c'était idiot. - Non...

Cela me ferait plaisir.

- Vraiment ? - Oui.

J'ai invité Yolande à venir à Cherbourg.

Tu auras du temps pour toi.

Pour les changements que tu voulais faire.

J'essayerai de ne pas me sentir seule.

- Va faire tes bagages. - Oui.

- J'ignore ce qui m'a pris... - C'est très bien.

- Je n'aurais pas dû crier. - Tu avais raison.

Le peuple recherche la stabilité en son monarque.

J'ai affaibli ta position par mon attitude frivole.

Et idiote.

Pas idiote.

Alors...

quand tu seras rentré,

j'aurai retrouvé mon image de reine bien-aimée.

Qu'est-ce donc ? Que fais-tu ?

Marguerite s'installe ici.

Que vont penser les gens ?

J'imagine qu'ils s'en fichent.

Pas moi.

As-tu demandé l'autorisation à mon frère ?

Oh, non.

Je vais lui demander. Louis ?

Oui ?

Marguerite peut venir ?

Bien sûr, quelle charmante idée. Content ?

Et nous ?

Il n'y a pas de nous.

Il n'y a jamais eu de nous.

Signez ici. Je vais signer pour l'acquéreur.

Ne me demandez pas, je ne peux rien dire.

Disons simplement...

que c'est un bijou digne d'une reine.

Je le savais. Qui d'autre pourrait se l'offrir ?

Vous ne devez rien dire.

Elle ne reconnaîtra pas l'achat publiquement.

- Je comprends. - Bien.

Un tel achat pourrait la mettre dans...

une position inconfortable.

On se rapproche de la côte. Regardez les goélands.

"Larus Argentatus".

Leur nom scientifique.

On dit qu'ils emprisonnent les âmes des marins.

Leur cri est celui d'un homme mort.

C'est joyeux.

Je n'ai jamais vu la mer.

J'ai lu à son sujet.

Je l'ai imaginée.

Mon frère aîné et moi étions des enfants chétifs.

Nous ne sortions pas.

Aujourd'hui, je vais bien et je suis roi.

Et je ne sors toujours pas.

Aujourd'hui, si.

En effet.

Tu ne m'attraperas pas !

Tu es prise au piège, ignoble corruptrice !

Effrontée.

C'est à cause de toi.

Attrape-moi.

Vous devez savoir que votre femme a renoncé à avoir des enfants.

Et s'il arrive quelque chose au roi ou à sa progéniture ?

Joséphine a le devoir d'engendrer.

Marguerite a une mauvaise influence.

Elle doit partir.

Naviguant sur le vaste océan de la vie,

trouvant la camaraderie dans une amitié

qui est plus précieuse... précieuse

et rare...

Précieuse et rare...

que tous les diamants du monde.

- C'est beau. - Arrête.

Je le pense. Tu es douée avec les mots.

Il y en a d'autres, à la source.

Remets-la-lui ce soir quand il t'aura donné le collier.

Cela nous fera gagner du temps.

Que fais-tu ?

Je me débarrasse des brouillons.

Brûle tout. Détruis les preuves.

Tu es magnifique.

Puis-je ?

Tu m'as tellement manqué.

Ces derniers mois m'ont semblé des années.

Je suis allée au Palais-Royal.

Je voulais voir par moi-même.

Ces gens ne savent rien de toi.

Ils savent que je suis une femme adultère.

Je dois faire des changements.

Et en suis-je...

un ?

Mon père me harcèle pour que je me marie.

Je vais lui écrire de me trouver une épouse.

Axel, ne pense pas du mal de moi.

Non.

Majesté, un cadeau

des villageois. Une spécialité locale.

Du pâté fermier.

C'est...

C'est la chose la plus délicieuse

que j'aie jamais mangée.

Ils semblent m'apprécier.

Comment ne pas vous apprécier ?

On dirait que je suis plus populaire que mon épouse.

S'attaquer au roi est une trahison. Il faut un bouc émissaire.

Généralement, la maîtresse royale.

Mais vous n'avez pas de maîtresse, alors...

c'est Antoinette qui prend.

Le nouveau portrait officiel sera majestueux.

Inspiré des classiques. Couleurs royales, peu de bijoux.

Assise, bien entendu.

Nous en détesterons chaque détail.

- Mais le bureau l'adorera. - Excellente vision, Majesté.

Qu'allons-nous faire avec vos cheveux ?

Cessez de faire semblant, Leonard.

Nous savons ce que c'est.

Tout le monde a cela. Ce sont les perruques qui tirent...

Coupez tout.

Voilà.

Demain, la cour découvrira une nouvelle reine.

C'est parfait.

Je comprends que les formalités ont été accomplies.

Mon garde attitré viendra récupérer le collier.

Ne le confiez à personne d'autre.

Faites cela pour moi, Rohan,

et vous aurez mes faveurs à jamais.

Deus meus.

Et le premier versement de 400 000 ?

L'acheteur l'enverra en retour.

Vous pouvez le livrer à votre maîtresse.

Mes gardes s'en occupent.

C'est ce garde ou rien. L'acheteur insiste.

Ce collier est le plus cher au monde.

Et elle est la reine de France.

Ce qu'elle veut, elle l'obtient. Et elle veut

qu'il récupère le collier.

Sinon tout le monde saura qu'elle a fait un achat.

Mettez-vous en route.

Veuillez transmettre à votre maîtresse

nos salutations personnelles.

Revenez immédiatement avec l'argent.

- J'attendrai. - Oui, Votre Eminence.

Sa Majesté m'a remis ceci pour vous.

Désolé, petit.

Ce salaud nous a trahis !

Que s'est-il passé ?

La Motte dit que tu as eu peur et t'es enfui.

Va te faire foutre, salaud.

Ne le crois pas. Il m'a assommé.

- Que se passe-t-il ? - Il m'a attaqué.

C'est vrai ?

- Non. - Il ment.

Sors d'ici.

Jeanne, s'il te plaît. Toi et moi...

Sors !

Ne la touche pas !

J'allais attendre qu'on soit à Londres.

Mais il vaut mieux te tuer maintenant.

Non, non !

Enfuis-toi.

Fils unique. Je n'ai jamais aimé partager.

Tu es déjà mort.

Tu m'entends ?

Tu es un homme mort, Villette !

Parfait. Non ?

Quel est leur problème ?

Ils n'ont pas l'habitude de vous voir dans une tenue

aussi conservatrice.

Quoi que je fasse, je serai toujours en tort.

Et ceci ?

Brûle-les.

Ce papier.

D'où vient-il ?

Du boudoir de la reine, chéri. J'ai pensé qu'il me serait utile.

Allons.

C'est le moment.

Dépêche-toi. On doit se rendre au port.

Seuls les coupables fuient.

Et Jeanne de Valois n'est pas coupable.

Personne ne sait que le collier a disparu.

Pas encore. Mais quand la reine n'aura pas remis l'argent,

tu seras la première suspecte.

Aucune preuve ne me lie au collier.

Mais quand la tromperie sera révélée...

Elle ne le sera pas.

Quand Rohan la découvrira, il sera tellement embarrassé

qu'il paiera de sa poche pour couvrir son erreur.

Boehmer aura son million et demi et nous seuls saurons la vérité.

Et Rohan.

Mais il ne le dira à personne.

Nous n'aurons pas à nous cacher.

Et nous aurons une vie heureuse à Londres.

Non. Ma place est à Versailles.

Tu restes ?

C'est du suicide.

Vivre, me nourrir et moisir avec toi à Londres.

Ca, c'est du suicide.

Tu dois rapidement revendre les diamants.

Mon contact à Paris. Dis-lui que je t'envoie.

Pardon Toinette, je ne voulais pas te déranger.

Qu'est-ce que c'est ?

Du crochet.

Pour les enfants des Pauvres Femmes Perdues.

Tu n'es pas contente de mes efforts ?

Bien sûr que je le suis.

Je te demande pardon. Je te laisse à tes oeuvres.

- Qu'y a-t-il ? - Rien. C'est juste...

mes cheveux.

C'est...

C'est humiliant.

- Et affreux. - Pas du tout.

Regarde-moi.

Tu n'es jamais affreuse.

Viens.

Regarde-toi.

C'est...

sophistiqué.

Ecoute.

Parfois, ils t'aiment.

Et parfois, ils te détestent. Et cela

n'a rien à voir avec toi.

La solution,

c'est de se faire plaisir et d'oublier le reste.

N'oublie pas.

Tu es la mère de la France.

Merci.

Que pensez-vous des portraits de groupe ?

Neuf cônes sont en place.

- Plus que 81. - Epatant.

J'aurais aimé m'approcher de la mer.

C'est le meilleur point de vue, Majesté.

Oui.

Oui, bien sûr.

De l'excellent travail. N'est-ce pas, duchesse ?

- Vous êtes pâle. - Allons vous réchauffer.

Ce sera un bel héritage.

Une fois le port construit,

la Grande-Bretagne n'osera jamais envahir.

Qu'ont rapporté toutes ces guerres ?

Tobago.

Et un océan de dettes.

J'en ai vu assez.

Vous avez raison. Il faut augmenter les impôts.

Le clergé et la noblesse doivent payer.

Rentrons à Versailles.

Nous avons du travail.

Vous êtes bien silencieuse.

- Vous vous sentez encore mal ? - Non, je vais bien.

Que se passe-t-il ?

J'ai demandé au cocher un dernier arrêt.

Je veux revoir la mer une dernière fois.

- Que faites-vous ? - J'ai chaud !

- Venez ! - Louis !

Bien, je pense que...

Alors, que pensez-vous de la mer ?

Sacrément froide.

Tournez-vous.

Vous savez, il existe une solution.

Pour l'impopularité d'Antoinette.

Quoi ?

Laquelle ?

Faire de moi votre maîtresse.

Nous nous protègerions l'un l'autre.

Vous gagneriez en respect et j'étendrais mon influence.

Les crimes d'Antoinette deviendront les miens.

Vous ne devrez même pas me toucher.

Je pourrais venir occasionnellement dans votre chambre

et faire une partie de piquet.

Je déteste le fait que ma femme soit punie pour mes échecs.

Mais...

si j'arrive à être un bon roi,

nous serons aimés tous les deux.

Vous aurez toujours ma protection.

Mais je ne peux prendre une maîtresse.

Ce n'est pas moi.

Je sais.

Et je vous admire pour cela.

Allons, venez.

Rentrons chez nous.

Il faudrait vous envoyer à la guerre.

Pas besoin de canons, nous avons "Croquet Lamballe".

Vous êtes splendide !

Laissez-moi jouer.

Finalement...

Attendez.

Pour vous.

Comment ?

C'est adorable.

Qu'ai-je fait pour le mériter ?

Je sais qu'il est...

Il est simple.

Mais...

j'avais envie de montrer à ma nouvelle amie

à quel point je l'apprécie.

Ca représente bien plus que vous ne le croyez.

- Vous devriez... - Quoi ?

Vous devriez quitter votre appartement à Paris.

Et emménager à Versailles.

Je peux vous trouver un appartement proche du mien.

J'adorerais cela.

J'ai juste...

une petite affaire à régler avant cela.

Cessez de vous agiter.

Vous perturbez l'énergie.

Le garde de la reine n'est jamais revenu.

C'est insensé.

Je l'ai cherché partout. Il est introuvable.

Le joaillier de la cour est revenu réclamer son paiement.

Je ne suis pas là.

Je dois le voir. Laissez-moi entrer !

Lâchez-moi ! Je sais que vous êtes là,

Rohan ! Cela fait trois jours !

Si votre cliente ne remet pas l'argent

d'ici demain, je devrai aller lui réclamer moi-même !

Merci d'avoir libéré du temps dans vos agendas chargés.

Je suis sûre que vous conviendrez avec moi que l'image royale

doit urgemment être rectifiée.

Sa Majesté a-t-elle lu nos recommandations ?

Oh non, c'était bien trop long.

C'est ridicule.

Messieurs. Messieurs.

J'apprécie vos inquiétudes.

Mais je vous rappelle poliment

que je n'ai nul besoin de votre aval.

Je le souhaite. Je le respecte.

Peut-être.

Mais je ne me soumets qu'à mon mari.

Et à Dieu. C'est pourquoi

j'ai décidé de garder Vigée Le Brun

comme portraitiste officielle.

Laissez-moi vous présenter

"La Mère de la France".

Une reine

au service de son pays

et de son avenir.

Je vous présenterai bien sûr l'oeuvre finale

avant sa révélation au public.

Et bien sûr, à Sa Majesté.

- Bon retour. - Merci.

Qu'est-ce ?

Un dossier de trahison.

Provence a démasqué un espion en votre absence.

Où avez-vous trouvé ce traître ?

Dans le lit de ma femme.

Elle ne doit pas savoir que ça vient de nous.

Je vais examiner les preuves

et délivrerai une lettre de cachet si nécessaire.

Merci, mon frère.

Louis.

Vous êtes transformée, Madame.

En la reine que la France mérite, je l'espère.

Comme il a l'air fort.

Le bureau était ravi.

La reine dans son devoir le plus royal...

La Mère de la France.

Exactement.

Je suis fière d'être elle.

Et moi, je suis fier de toi.

J'espère pouvoir être moi-même avec toi.

Louis, il y a quelque chose que je dois te dire.

Je sais que tu en aimes un autre.

Nous ignorons ce que l'avenir nous réserve.

Nous devons saisir notre bonheur

là où il se trouve.

- Louis, je... - Ca va aller.

Sincèrement.

Où vas-tu trouver ton bonheur ?

Un cadeau.

Des villageois en Normandie.

- Des oranges ? - Une denrée précieuse.

Ils doivent beaucoup t'estimer.

Comme c'est gentil. Et ça ?

Du pâté fermier.

Merci.

Ne me remercie pas avant d'avoir goûté.

C'est sans aucun doute la pire chose que j'aie mangée.

Veuillez m'excuser.

- Enfin un visage amical. - Sommes-nous toujours amis ?

Je ne vous vois presque plus.

- Mon Dieu, sauvez-moi. - Allons, cher cardinal.

Partagez votre fardeau.

Je...

J'ai une terrible confession à vous faire.

J'ai été volé

par l'un des gardes de la reine.

Qu'a-t-il pris ?

Un collier de diamants.

- "Le" collier de diamants. - Le collier de...

Mais comment a-t-il... ?

La reine m'a chargé

de secrètement obtenir l'objet du joaillier. Je l'ai fait.

Mais je l'ai remis à son garde...

et il a disparu.

Vous avez confié le collier le plus cher du monde

- à un garde ? - Il disait être son garde attitré.

Je vois.

Alors maintenant la reine attend en vain

son collier et le joaillier attend son paiement.

Et vous êtes au centre tel un sombre idiot.

J'imagine leur fureur à tous les deux.

Je venais de regagner les faveurs de la reine.

- Quand elle découvrira... - Elle ne peut pas.

Elle vous prendra pour un idiot.

Je le sais.

Si vous voulez sauver la face, il n'y a qu'une solution.

Payer le joaillier.

Exactement.

Mais je ne peux pas.

Je suis démuni.

J'ai beaucoup dépensé.

Vous êtes parmi les plus riches de France.

Je l'étais.

Mais tout est parti.

- Comment ? - Des demeures...

des bijoux,

Cagliostro, les Pauvres Femmes Perdues.

Mais j'ai un plan.

Je vais engager un espion

pour traquer le voleur

et le collier.

Et quand le brigand me sera livré,

je le ferai pendre.

Les félicitations sont de rigueur, semble-t-il.

Qui est l'heureuse élue ?

Nous verrons. Mon père va m'envoyer des portraits.

Ne vous faites pas voir.

Marguerite ?

Marguerite ?

Vous ne pouvez pas faire ça. Louis, vous ne pouvez pas.

Des sources fiables m'en ont donné la preuve.

Marguerite est proche du Palais-Royal et de Beaumarchais.

Elle était probablement l'espion d'Orléans.

Qui vous a dit ces mensonges ?

- Je ne peux... - J'ai le droit de savoir.

- Etait-ce Provence ? - Non !

Non.

Je ne vous donnerai pas leurs noms, Madame.

C'est à cause des libelles.

Vous avez attendu tout ce temps pour vous venger.

C'est fait.

Elle a été renvoyée auprès de son mari à Lille.

Elle était mon unique bonheur.

Je dois connaître mes ennemis.

Alors sachez que vous en avez une nouvelle.

J'ai tenté toute la semaine

de convaincre le peuple que j'étais respectable.

Et me voilà ici.

Notre amour est respectable.

Même Louis a donné sa bénédiction.

C'est peut-être notre nouvelle vie.

Heureux pour toujours.

Il doit être jaloux.

Je n'ai jamais eu de souci avec vos...

activités parallèles.

Mais ma complice m'a manqué.

Il ne s'en sortira pas indemne.

- Comment ? - Ce serait terrible

que le comportement imprévisible du roi s'ébruite.

Peut-être devient-il mélancolique.

Paranoïaque.

En le bousculant un peu...

Si on le croit incapable de régner...

Il devra me céder la couronne.

Et une fois sur le trône, vous me ramènerez Marguerite.

Vous avez ma parole.

Le garde de la reine vous les a remises ?

Son garde attitré.

Elles sont fausses.

Quelqu'un s'est fait passer pour la reine

pour vous tromper et obtenir le collier.

C'est ridicule, elles viennent de la reine.

Vous avez été trompé.

Tels deux vaisseaux naviguant sur le vaste océan

de la vie, trouvant la camaraderie

dans une amitié plus précieuse et plus rare

que tous les diamants du monde.

Ne doutez jamais de moi, cardinal,

car je vous ai confié ma réputation.

Mon mari et moi avons de nombreux ennemis.

Peut-être les ai-je encouragés par mon imprudence.

Mais je suis une femme faible,

incapable de résister aux frivolités et à mes envies.

Je dois donc opérer en secret,

cédant à mes envies derrière les portes closes

et cachant mes péchés du monde.

Bonne nuit,

cher cardinal.

Je dois voir la reine.

Immédiatement.

C'est à propos d'un collier en diamants.

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