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-Non, non, non, non, non, non, non ! Non, non et non ! C'est inacceptable !
-Mais on ne peut rien y faire, c'est une question légale.
-Je m'en moque !
Cet article était sous ma directive,
et vous l'avez mis entre les mains de ces vieux Portugais !
Je ne l'accepte pas !
-Je vous dis que c'est purement technique... -Ouais... C'est technique, c'est tout !
-Vous, la ferme !
C'était mon dossier, et il doit rester entre mes mains !
-(Elle va vraiment nous prendre la tête pour ça ?)
De toute façon, il est trop tard pour changer maintenant,
le trilogue a lieu demain. -Arrêtez un peu de me balader !
Je me plains justement de ça depuis des semaines !
-(C'est vrai, ça ?) -(Elle a envoyé quelques mails, ouais.)
-(Pourquoi tu m'as rien dit ?) -(Mais je vous en ai parlé,
(vous m'avez dit qu'elle se fatiguerait !)
-Mon assistant ne m'a pas communiqué vos plaintes.
-Je me moque complètement
de vos affaires internes.
Ce n'est pas mon problème. -D'accord,
mais je vous dis
qu'on ne peut plus rien changer, il est trop tard !
-J'en ai rien à faire !
-Vous comprenez que ça va tuer dans l'œuf tout le deal ?
-J'en ai rien à faire ! J'en ai rien à faire !
-Vous ne pouvez pas nous laisser tomber !
Il est trop tard ! -J'en ai rien à faire !
-Je parle ! -J'en ai rien à faire !
-Valentine ! -Ta gueule !
-J'en ai rien à faire ! -Ta gueule !
-Valentine, vous devriez arrêter de crier... -T'entends pas que je parle ?!
-Oui, ça a besoin d'un bon coup de ciseaux !
-Je te demande pardon ?
-Je vois que t'as enfin décidé de prendre soin de toi, Rose !
J'ai des tonnes d'idées ! -Non,
je n'ai rien décidé, je n'en ai pas besoin !
Pourquoi je m'adresserais à toi ? Et je t'ai rien demandé !
-Désolé, mais j'ai rien entendu !
Tes pointes fourchues me rendent complètement dingue !
Je suis aveugle ! Je vois plus rien !
Allez, dis-le ! Tu tentes un nouveau look !
-Non ! -Alors pourquoi t'as mis des talons ?
-Parce que... j'en porte parfois. -Ah ? C'est pour quelle occasion ?
-Ça va, Torsten ! Lâche-moi un peu !
Je te dis jamais rien sur ton look ou sur tes vêtements !
-Oui, je sais,
et c'est très contrariant, pour être honnête.
Samy soupire.
-Oh, salut ! Ça va ?
-Il revient vers nous, maintenant qu'il a cassé avec sa novia !
-Le Blue Deal est mort, Gesine Breschenschneider l'a tué.
-Pourquoi ?
-Ça va t'étonner, mais je crois qu'elle ne comprend pas ce que c'est.
-C'est classique, chez les conservateurs : ils ne comprennent pas.
Et ça arrive souvent !
-Pourtant, c'est elle qui est venue nous voir !
Elle était ravie de faire partie du projet, elle nous l'a dit !
T'es allemand, toi ! Qu'est-ce que t'en dis ?
C'est quoi ? Un plan diabolique pour nous baiser ?
-Je suis bavarois, on a une sensibilité différente,
plus proche de celle des Autrichiens.
-Torsten, OK, ça va...
-Je crois que Martin Kraft lui a dit de rejoindre l'équipe pour vous surveiller.
Et comme vous l'avez vexée, maintenant, elle tue le projet, puisqu'elle le peut.
Rien d'inhabituel.
-Martin Kraft l'a envoyée rejoindre le Blue Deal ?
Mais comment ? Il est même pas son supérieur !
-Mais il est chef de cabinet et les Allemands aiment beaucoup l'autorité,
donc...
-Attends, mais...
Il y a une personne encore plus puissante que le chef de cabinet !
-Oui, c'est vrai ! Plus puissante que Martin Kraft...
-Ouais !
Le président !
-Attends, c'est-à-dire...
Michel Specklin ? -Oui !
C'est comme à la fin d'"Aladdin",
quand Jafar devient un sorcier très puissant et fier de l'être,
et là, Aladdin lui dit : "Non !"
-"LE GÉNIE EST PLUS PUISSANT QUE VOUS !" -C'est ça !
Et Jafar demande à devenir génie et il finit coincé dans la lampe !
Merci beaucoup !
-Je t'en prie.
-Merci.
Allez, j'y vais ! -Fonce !
-Ouais. J'aime bien ton parfum, d'ailleurs !
-Merci ! -Merci.
En suédois.
-C'est un voilier qui ne consomme pas d'hydrocarbures.
...
-Et nous espérons que le Parlement européen
saura s'en inspirer pour les législations à venir.
...
-Les alternatives existent, en voilà la preuve.
-Ben en tout cas, il est magnifique, ton bateau !
Magnifique ! Il est superbe ! Mais...
Il est beaucoup trop petit pour moi ! Je ne rentrerai jamais dans la cabine !
...
-Messieurs. -Herr Präsident.
-Bonjour.
Voilà.
Il s'exclame de peur.
Oh, Samy... -(Quoi ?)
-Vous m'avez fait peur ! -(Excusez-moi.)
-Vous savez pas ce qu'ils m'ont fait ? -Quoi ?
-Ils m'ont mis président ! -Ah oui, oui !
C'est vrai, j'ai vu ça ! Félicitations, d'ailleurs !
Dites-moi... On rentre n'importe comment, ici !
-Ah oui ! Ça, pour rentrer, y a pas de problème !
C'est pour sortir que c'est impossible !
Regardez, ils ont mis de l'eau tout autour ! Un château fort, je vous dis !
-Ouais... Mais c'est un beau bureau, en tout cas, dis donc.
-Mais vous savez qu'à chaque fois
que les gens me font des cadeaux, eh ben ils me les prennent !
Oui ! Il y a une délégation
de Japonais très gentils, au demeurant, qui m'avaient offert un kimono
en soie. J'ai jamais pu le mettre !
Pareil pour les Kazakhs et le service à thé !
-D'accord. Michel, j'ai besoin de vous.
Vous vous souvenez de l'amendement sur le finning ?
L'amendement sur le finning...
Michel !
L'amendement sur le finning ! On n'a fait que ça !
Ça vous parle pas du tout ?
-Hein ? -Vous vous en souvenez pas du tout ?
-Qui ? -Le finning !
OK. Bon, y a une Allemande, une députée allemande...
On frappe à la porte. -M. Specklin ?
-(Venez, venez, venez, venez, venez !
(Mettez-vous là-dedans ! Mettez-vous là-dedans ! Chut !)
-(Je suis claustro !)
-M. Specklin ?
-Oui ?
-M. Specklin, le bateau.
-Oui...
Écoutez, je sais pas où il est, voilà ! -M. Specklin !
Il siffle.
-Je vous jure, je l'ai perdu ! Il est pas ici, on me l'a volé !
-Ah oui ? -Oui !
-Nous allons le chercher !
-De toute façon, moi, les bateaux, c'est pas trop mon truc !
-Ah oui ?
-Non, moi je suis plutôt...
La montagne...
Les balades en forêt, tout ça...
J'avoue, j'aime bien ! La pile de classeurs s'effondre.
-Ah, il était là-bas !
C'est une surprise !
Ça alors !
Ce sont les cadeaux officiels !
Ils appartiennent au Parlement !
-"Ils appartiennent au Parlement ! Gna gna gna !"
Günter quitte la pièce.
Je sais que vous les gardez pour vous, mes cadeaux !
-C'était moins une, hein !
-Il a failli vous surprendre, vous avez eu de la chance !
-Je sais, je sais.
Michel, il faut que vous veniez m'aider... -Mais on ne peut pas
s'évader d'ici ! Vous comprenez, ça ?
J'ai tout essayé ! Tout !
Regardez...
Regardez-moi ça !
Regardez !
-(Qu'est-ce que c'est que ça ?) -Eh oui !
J'ai tout calculé ! Il manque trois mètres !
À part si on fait entrer la Serbie et la Turquie dans l'Union,
on n'arrivera jamais jusqu'au sol !
Jamais ! -Oui, OK, OK...
-La dernière fois que j'ai proposé ça, tout le monde m'est tombé dessus.
Voilà. Ils m'ont même coupé Internet ! -Michel,
y a quoi sur la terrasse là-bas ? -Alors là, non, encore pire !
Ça mène directement au bureau du secrétaire général !
Il est très méchant, lui aussi ! Il est Allemand.
D'ailleurs, à cet étage, tout le monde est Allemand !
Voilà, alors... -Bon, allez ! Michel, venez !
-Mais ils vont nous rattraper ! Ils vont être très énervés !
-Michel, faites-moi confiance !
Allez !
-M. Specklin ?
M. Specklin...
Fait chier !
-Allez, Michel !
-Par là, Samy !
Allez ! Hop hop hop !
-Purée...
-Aile Est, tout de suite !
-Par ici ! On n'a pas le choix ! -Non, Michel !
Michel ! Michel ! -Sautez, Samy !
-La pêche électrique est en réalité
moins agressive pour les fonds marins
que la pêche au chalut.
C'est une des raisons pour lesquelles nous croyons que le Blue Deal
ne doit pas y mettre fin.
Pour l'instant, une étude montre que ça peut réduire de 30% la consommation...
-Oui ?
-Purée, c'est comme dans "Aladdin",
quand il se laisse tomber du balcon de Jasmine !
Il tombe sur le tapis volant et...
Il est super impressionné et...
-Est-ce que ça va, Mademoiselle ?
-Euh... Oui... Oui... Désolée. Où j'en étais ?
-Écoutez, je crois que vous avez raison de dire que nous avons trop longtemps
fait l'erreur de réfléchir à cela d'un point de vue systémique.
-J'ai dit ça ? -Oui.
Vous savez ce qu'il faut pour arrêter ça ? -Non, je n'en sais rien.
-Trois mots !
Nouvelles normes comptables.
-Je...
Je suis venue pour vous parler de la pêche électrique...
-Mais ce qui est formidable,
c'est que tout est lié ! -Hm hm.
-Absolument tout !
Parce que tout est lié aux normes comptables !
-D'accord.
-Je vais m'expliquer. Mais d'abord, il faut comprendre
ce qu'est la comptabilité, d'où vient la comptabilité.
Je vais commencer par le début.
-(Pitié, non !)
-Savez-vous qui était Luca Pacioli ?
-Non, mais vous allez bientôt me le dire. -Exactement.
Il est né en Italie
en 1445...
-Allez, Michel ! -Ça n'a pas changé, c'est incroyable !
-Ça fait quatre mois que vous êtes président, c'est tout !
Allez, on y va ! -J'avais l'impression que ça faisait sept
ou huit ans... -Allez, on y va ! Allez, allez !
-Regardez ! Les boîtes aux lettres ! -Oui.
-On ira voir s'il y a encore mon nom ! -On fera ça après !
D'abord, on va aller parler à la députée, d'accord ?
-Regardez !
Trop drôle ! -Ah oui, c'est drôle !
-On va faire une photo !
C'est pour Bertrand ! Juste un selfie ! -D'accord.
-Ça va le faire rigoler un peu, le pauvre ! -Attendez, je m'occupe de la photo...
-Il est au Luxembourg dans un parking, vous imaginez ?
-Souriez.
C'est bon, c'est prêt. Ça vous va ?
Oh putain, merde !
-Ho là ! Venez ! Venez par ici !
Venez !
Là !
-On est où, là, Michel ? -Vous inquiétez pas, va.
-On doit aller voir une députée allemande pour lui parler du Blue Deal,
c'est assez urgent !
-Hou là ! -Merde, merde, merde !
-(Chut ! Ils nous ont pas vus, je crois !) -(Non, je crois pas.
(Michel, on est grillés, là ! Il faut qu'on change d'apparence !)
-(Oui, bonne idée ! Déguisons-nous !)
-(OK...)
Non mais il faut sortir du statu quo néolibéral
et cette espèce d'oligarchie...
Bonjour. -Bonjour.
-Non mais tout ça, c'est à cause de la finance, voilà !
-Notamment.
-Vous le faites vachement bien, le militant de gauche !
Le vocabulaire et tout... -J'ai pratiqué avec mon ex.
-Moi, je dis qu'il y a en assez du capitalisme et du matraquage fiscal !
-(On se casse !)
On frappe à la porte.
-Oui.
-Je suis désolé, on l'a perdu. -Merde !
-J'appelle du renfort, si vous voulez. -Non !
Non, non, non ! La Commission ne doit pas le savoir !
Si quelqu'un apprend que cet idiot
est en train de se la jouer Louis de Funès façon "Grande Vadrouille",
on perdra toute crédibilité !
Essayons de réfléchir...
De réfléchir... comme un Français le ferait !
Si vous, vous étiez Français, où est-ce que vous iriez ?
-Je me cacherais dans mon lit avec ma maîtresse ?
Dans une fromagerie ?
-Günter ! -Oui.
Vibreur.
-Oui ?
Oui, oui...
La présidente de la Commission est là pour le président
du Parlement, oui...
Faites-la monter.
Évidemment !
Oui, il se réjouit !
Oui, oui, il se réjouit, vous ne pouvez pas imaginer !
-Bon, Michel, le plus important,
c'est de toujours lui faire comprendre que c'est vous, le patron !
-Pas de problème ! -OK !
OK, c'est là.
Attendez...
-Ça fait du bien de reformer l'orchestre, hein ?
-Ouais.
Allez, Michel ! Tous en scène ! -Oui !
-Oui ?
-Bonjour...
-(Vous m'aviez pas dit !) -De quoi ?
-(Bah elle est pas mal !) -(Qui ça ? Ah bon ?)
-Madame. -Monsieur le président.
-Appelez-moi Michel.
-C'est un honneur de vous recevoir dans mon bureau !
-Allez, on reste concentré, Michel... -Oh !
-Lui, c'est Hans-Ludolf...
Gertraud, Dagmar, Heinz...
Et lui, c'est le petit Knut !
-Ah, Knut !
Vous avez vu comme ils sont mignons, Michel ?
Allez, on enchaîne sur le Blue Deal, d'accord ?
-Ils sont mignons
comme tout !
Dites-moi... Elle est mariée ?
Parce que je ne vois pas de M. Gesine
sur les photos...
-Il y a vraiment un air de famille,
en plus ! -Oui !
-(Demandez-lui où est M. Gesine...)
Ah ! Merci !
-Merci beaucoup !
Je peux goûter la vôtre ? -Oui.
-Bon, Michel ! C'est la dernière, là ! D'accord ?
-Oui oh, ça va !
C'est important de se rappeler que ce bâtiment, là,
anecdote amusante,
est en fait le Conseil de l'Europe,
ce qui n'a rien à voir avec le Conseil européen !
-Je pense que Gesine est au courant, Michel.
-Mais dites-lui vous-même, ça va la faire rire !
-Michel est timide, donc,
au lieu de vous parler de ce bâtiment que vous connaissez,
ce qui...
Ce qui ferait vraiment plaisir à Michel, ce serait que vous acceptiez...
d'annuler votre requête
et de revenir dans le Blue Deal.
-Je suis désolée,
je ne mélange jamais politique et vie privée.
J'ai souffert tellement souvent !
Téléphone.
-Il faut que vous changiez d'approche.
-Allez !
*-Je sais que vous êtes avec lui.
-M. Kraft ? *-Oui.
-Attendez, mais vous êtes où ? Vous me voyez, là ?
*-Mais non, espèce d'idiot ! -Ah !
*-Il vous faut quoi, pour ramener le président ?
-Eh bien...
-C'est une bonne idée, de sortir du bureau ! Et ensemble !
-Je voudrais que Gesine Breschenschneider rejoigne le Blue Deal.
*-D'accord. Ramenez-le.
-Quoi ? Vraiment ? *-Tout de suite !
-Parce que... Martin raccroche.
-Il faut qu'on le fasse plus souvent !
Je serais... -Oui, d'accord !
-Je serais honorée et ravie !
C'est rare que je sorte !
Téléphone. Oh ! Je suis désolée. Tenez.
Juste une minute...
Oui ? Martin ? -Michel !
-Oui ? -On y va !
-Quoi ? -Oui.
-Non mais... -Il est l'heure, d'accord ?
-Mais j'ai pas dit au revoir !
-Eh ben vous la reverrez, d'accord ? On trouvera une solution. Allez !
-Je suis désolé !
-Oui.
-Ils ont déplacé l'attention des actionnaires sur d'autres affaires,
mais ces normes ont facilité la crise des subprimes !
Donc les IFRS ont aggravé la situation !
-D'accord, je... -Et moi, je pense... Non, je suis convaincu
que les normes comptables proposées dans mon projet de comptabilité
pour une évaluation du capital naturel
pourraient vraiment changer tout le paradigme comptable.
Je sais, oui !
Ça m'a fait un choc, à moi aussi ! Mais...
-Comment il arrive...
Non, non, non ! Non, c'est...
(Je deviens folle...)
-Euh... Attendez...
Quoi ? -Euh... C'est....
Désolée, je... J'arrête pas de voir mon ami !
Et c'est gênant ! Je sais pas si c'est dans ma tête
ou si c'est parce que je pense beaucoup à lui...
Je suis perdue. -Donc vous voyez
tout le temps votre ami, mais vous n'êtes pas sûre qu'il soit réel ?
-Non, il est bien réel ! -Ça ne serait pas ce qu'on décrit comme
la manifestation de l'amour ?
-Quoi ?! -Vous dites que
vous voyez votre ami. Est-ce qu'il vous arrive de rêver de lui ?
-Non, je suis pas amoureuse de lui ! C'est juste... Ne soyez pas ridicule !
C'est... -OK, d'accord.
Je crois que cette conversation n'est pas appropriée.
On ne devrait peut-être...
-On a passé trois heures à parler de comptabilité,
on peut passer trois minutes sur ma vie amoureuse, OK ?
-OK. -Enfin, pas ma vie amoureuse !
Ça va trop loin, de dire ça ! Je suis pas...
amoureuse de lui ! Vous voyez, c'est pas grand-chose !
Juste une histoire passagère ! Rien de plus
qu'une stupidité ! C'est pas sérieux, pas vrai ?
Qu'en pensez-vous ? -Je...
-Il vous faut un peu de contexte.
Donc, j'ai rencontré ce mec il y a environ deux ans, c'est ça.
Wow, deux ans ! Je l'ai rencontré il y a deux ans...
Et puis je me disais : "Je m'en fiche, de ce mec ! Il est bête !"
Et...
Je le ressens encore aujourd'hui, mais c'est devenu plus :
"Je m'en fiche, de ce mec ! Mais il est bête !"
Et aujourd'hui, c'est plus... Disons...
"Il est plus devenu une sorte d'ami. Et il est bête. Mais..."
-Merci pour tout, Samy.
Vous êtes comme mon Peter Pan.
-C'est marrant, je me suis toujours vu comme un Aladdin, moi !
Même si en ce moment, j'ai l'impression que je me transforme en Iago.
Vous savez, c'est le toucan, là...
-Vous reviendrez me voir ?
Hein ?
-Oui, oui !
-Vous savez, des fois, je me sens...
comme le Conseil de l'Europe.
Comme si tout le monde me confondait
avec quelqu'un d'autre que je connais même pas.
-Je pense qu'il pense que c'était ma décision.
Je me suis dit : "OK, je n'ai pas répondu à son SMS à ce moment-là",
mais c'est ridicule,
j'étais déjà en route pour la Californie !
Qu'est-ce qu'il croyait ? Que j'allais tout plaquer pour lui ?
Ce n'est vraiment pas juste, non ?
Du coup, je sais pas à quoi il joue, là. -Écoutez...
Je ne suis pas doué pour les relations humaines,
mais j'ai lu un bouquin de neurosciences,
et apparemment, la meilleure solution, c'est souvent d'initier le contact.
-Vous plaisantez ?
Pourquoi j'initierais
le contact ? -OK, au revoir !
-Ça veut dire que vous ne voulez pas défendre la pêche électrique, j'imagine ?
-Non, sûrement pas ! -Bon, d'accord.
Bonne chance avec vos normes financières !
-Normes comptables. -Normes comptables !
-Normes comptables pour les ressources naturelles !
-Oui, c'est ça !
-Oui, Valentine ?
Oui, c'est super, oui !
Moi aussi, je suis content, oui.
Ouais. Ouais, ouais.
C'est un peu long à...
Ouais, mais je vous raconterai ça plus tard.
En tout cas, moi aussi, je suis vraiment ravi, ouais.
Oh le bâtard !
Non, rien ! Je...
Ouais, c'est super, ouais !
Non, non, c'est parce que j'ai vu un... Je vous rappelle.
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