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Ripped by WQM
Musique rythmée
Ripped by WQM
Il siffle.
-Oh, Léo ! Ca va ?
-Je dois me planquer.
-Tu veux pas un smoothie ?
...
-Aidez-moi, elle arrive !
...
-Bienvenue.
-Il est où ?
-Respirez. C'est le matin,
inutile de s'énerver.
-Je veux juste me barrer ! Vous comprenez ?
-Non, perso, je vous assure, je comprends rien.
Le mieux,
c'est que tu poses ça et qu'on discute.
-Je vous embarque.
Mettez un slip et je vous embarque.
Un slip, bordel !
Allez.
Musique Jazz
...
Il tape ses cuisses.
...
Donc...
Vous êtes ?
-Je suis Panda.
-Votre état civil, pas votre animal totem.
-Quel est votre lien avec Léo Legendre ?
-Il habite pas loin de chez moi.
Il répare parfois mon vélo.
Je le paie en mojito.
C'est tout.
Il est cool, ce gamin.
-Il a tué une fille de 20 ans. C'est cool, ça ?
Il soupire.
Qui êtes-vous et comment savez-vous démonter une arme de poing ?
-Une arme ?
Ah !
Votre arme.
Votre arme de service.
Celle qu'il vous a piquée. Piquée.
Il lui a piqué son arme.
-Il y a longtemps.
Générique
...
Un flic super doué, hyper prometteur.
Il a quitté le service il y a quelques années.
Il a disparu des radars.
Victor...
Musique cocasse
...
-C'est vraiment vous, alors ?
Vous vous rappelez ? Stan, à l'accueil.
Vous étiez mon modèle.
Quand j'ai passé le concours, vous étiez parti. Ballot.
Et Lola,
comme ça. C'est mon 2e modèle.
Mais vous... Je connais tout.
Toutes vos enquêtes.
Vous étiez où ?
Vous pouvez pas le dire.
-Waouh.
-Infiltré dans un gang. Les tatouages.
Des motards ?
Des écolos radicaux ?
Des motards écolos radicaux ?
J'ai pris soin de vos affaires.
Propre.
-Vous avez fait quoi ?
-Dans un casier.
J'ai l'air "destroy", mais je suis soigné. Mon bureau est rangé.
Je tiens ça de mon père.
Rien n'a bougé.
Quand je passe devant, je vous parle.
Ca me donne confiance.
Musique rythmée
...
-Victor.
-Messina.
Pourquoi ma carte est dans ce commissariat ?
-T'as pas démissionné. J'ai pas fait les démarches.
-Comment c'est possible, ça ?
-Je t'ai déclaré en congés à durée indéterminée.
Techniquement, t'es flic.
-Techniquement ?
Techniquement, t'es une grosse merde !
Fait chier ! J'avais pas dit de gros mots depuis 2 ans.
2 ans ! Putain ! Fait chier ! Merde !
-Hé, oh, t'as disparu du jour au lendemain.
J'ai géré comme j'ai pu.
T'as changé.
C'est incroyable, t'as... Physiquement, t'es...
T'as tellement de...
de cheveux, maintenant. C'est...
-Suis-moi.
-Merci, Stan.
Bon, on y va.
Nom, prénom ?
-Léo.
-Tu t'inquiètes pour lui ?
Tu peux suivre son interrogatoire.
Techniquement, t'as le droit.
-Date de naissance ?
-Je dis ça comme ça,
mais hier, une fête a eu lieu sur un yacht,
organisée par Arthur Berthelot,
un gosse de riche.
C'est le fils de Frédéric Berthelot,
qui bosse dans l'immobilier de luxe.
*-Bonjour. Je suis Frédéric Berthelot,
président de Berthelot Deluxe.
Je n'ai qu'un rêve : réaliser les vôtres.
-Le petit Berthelot
a organisé sa petite soirée sur le yacht à papa.
A l'aube, on a retrouvé Léo, ici présent...
-On fait l'interrogatoire.
-Dans une cabine.
Et à côté, le cadavre d'une fille, Amandine Janson,
morte depuis des heures.
Il tenait l'arme du crime.
-Tu reconnais ça ?
-Un pic à glace.
On a pu interroger
Arthur Berthelot.
Il a déclaré ne connaître ni Léo ni la victime.
Il l'a pas dit comme ça.
-J'ai pas de liste. C'est pas un contrôle aéroport.
Rire
-Ouais.
-Pourquoi t'étais sur ce yacht ?
-Je me suis incrusté.
-On avait bu.
On est allés dans une cabine.
Mais on a rien pu faire.
A mon réveil, elle était comme ça.
J'ai rien fait.
-Ma version ?
Tu t'es incrusté à la soirée.
Tu l'as fait boire, l'as conduite dans une cabine.
Elle a changé d'avis, t'as vrillé,
tu l'as tuée, mais t'étais coincé.
-C'est pas vrai.
Je suis innocent.
-C'est fou.
-C'est fou, quoi ?
Tu penses à quelque chose ?
C'est fou à quel point ça m'avait pas manqué.
-Lieutenant Pandaloni !
Vous avez oublié votre nappe.
-C'est un paréo.
C'est pas une nappe.
-Un paréo...
-Salut, Panda !
-Ca va.
Bonjour, tout le monde.
-T'as pas des devoirs ?
-Si. Bon bah j'y vais.
-On s'engueule pas.
Musique relaxante
...
-C'est quoi, ça ?
-Rien du tout. Ca va, toi ?
-Ca va très, très bien.
Tu disparais, je me fais un sang d'encre
et tu reviens derrière le bar comme si de rien n'était !
-Arrête de me spatuler, Thérèse ! Oh !
Ca fait mal !
-La police est venue ?
Il se passe jamais rien ici, alors ça papote.
-Oui, ils sont venus et m'ont embarqué.
Mais j'y suis pour rien ! T'imagines bien.
Pardon,
mais t'es pas ma mère !
-Je le sais, merci.
-S'il vous plaît !
S'il vous plaît !
S'il vous plaît !
S'il vous plaît, sauvez-moi. Je suis innocent.
Musique douce
...
-Bonjour.
Merci.
...
-Que vous vous vautrez sur les scènes de crime ?
Vous foutez votre ADN partout, façon labrador mouillé.
-Votre suspect, il est innocent.
-Quoi ?
-Le matelas n'est imbibé de sang que d'un côté.
De l'autre, c'est comme si le sang avait été stoppé. Par un corps.
Immobile.
Pendant qu'Amandine Janson se vidait de son sang,
Léo était bien à côté d'elle, mais endormi.
Le sang a pénétré le matelas avant son réveil.
C'est de la physique.
De la chimie.
Peut-être les deux.
Léo tenait l'arme du crime,
car il l'a retirée du corps de la victime.
-Vous êtes complètement taré.
-Non. Il me faut 15 h de sommeil, et ça m'a empêché de dormir.
-Ah.
-Mais là, je pense que c'est réglé.
-Dégagez de ma scène de crime.
Hé, oh !
Allez.
-Ca va.
Il siffle.
...
Résonance de pas
...
Plongeon
Bravo. Bravo pour votre intuition.
On avait le coupable idéal.
La scientifique a même validé votre théorie.
-En temps normal, je l'aurais vu tout de suite.
-Non, stop. Non, non.
On se flagelle pas. On est doux avec nous.
J'arrête pas de le dire à ma grande en CM2.
Et c'est chaud, hein.
Seul le résultat compte.
Et le principal, c'est que je vous ai retrouvée.
On s'est retrouvés.
C'est ça.
Allez.
Rires
-C'était pas nécessaire.
-Ca vous va super bien.
Je fais ça avec des capsules de bière.
-J'ai vu.
Je vous ai fait venir pour parler de Roman.
Je suis inquiet.
C'est mon meilleur élève.
Mais en ce moment, il arrive en retard,
il s'endort en cours. Il a des soucis ?
Il dort bien ?
Il se réveille à quelle heure ?
-Oh ! Euh...
C'est-à-dire que moi, je me lève à 11h-11h30,
donc lui, j'avoue...
Bah forcément avant.
-Oui, forcément.
M. Pandaloni...
Votre situation familiale est particulière.
A l'adolescence, ça peut créer des soucis.
Il faut communiquer avec Roman.
Il a besoin d'un cadre ferme.
Vous comprenez ?
-Oui, oui.
Communication et fermeté avec Roman.
-C'est ça.
Très bien.
Merci, M. Panda.
Panda. M. Panda.
-Tu m'en veux d'être en retard ?
-T'es calé sur le soleil, c'est pas super fiable.
Il voulait quoi ?
-Rien. Des trucs de prof.
Rien de spécial.
Ca va, toi ?
-Bah ouais. Et toi ?
-Bah ouais, carrément. Carrément bien.
J'aime bien ça.
J'aime bien, parce que là, on communique.
On communique. C'est important, la communication.
Musique zen
...
Il soupire.
-Il a demandé à voir
le corps de Mlle Janson.
C'est votre enquête, donc c'est étrange.
-Quoi, vous ?
Vous cherchez les emmerdes ?
-Plutôt des indices, là.
-Pas "merci" ! Vous n'êtes plus flic !
-Ca m'embête un peu, mais techniquement, si.
Demandez à Messina.
-Non, vous interférez dans une enquête !
-Cette enquête interfère avec moi.
-Je prends des plantes.
-Bouffez des ronces, mais pas autour de mon cadavre !
Quoi ? On peut gueuler !
-Madame est là.
-Mme Janson...
-Je devrais pas être ici, mais je veux revoir ma fille
une dernière fois.
La mère sanglote.
Allez.
On va trouver qui a fait ça.
Je vous le promets.
Sanglot
-Depuis quand on promet de résoudre une affaire ?
-J'ai pas réfléchi.
-Vous pouvez pas débarquer avec vos petites tongs !
-Je porte pas de tongs !
J'ai les orteils fragiles.
C'est vous qui avez débarqué en premier !
Je demandais rien. J'étais tranquille sur ma plage.
-Fallait y rester. Ca aurait été mieux.
-Ouais.
Même pour Léo ?
Pardon, mais si j'étais pas intervenu,
vous auriez envoyé un innocent en prison.
-OK, c'est bon, j'ai merdé.
Je fais n'importe quoi. J'ai honte. Ca vous va ?
Ce boulot, c'est ma vie.
Moi, j'essaie.
Je suis pas un lâche planqué sous un parasol
qui joue les intermittents du crime.
-J'ai une idée, mais ça va pas vous plaire.
Je squatte votre enquête.
mais moi non plus.
-On peut être différents et complémentaires.
Ce sera juste cette fois, car je veux pas y retourner.
En revanche, pas un mot à Messina.
-Ca m'arrange.
-Plus vite ce sera réglé, plus vite on sera débarrassés l'un de l'autre.
-Une question.
Vous allez changer de tenue ?
-C'est vexant. La réponse est non.
-Vous avez un portable ?
-Non plus.
-Une voiture ?
-Quasi.
Musique entraînante
...
Sonnette
...
-J'attends depuis 30 min.
-Oui, mais empreinte carbone nickel.
C'est sympa, ici.
-C'est le club de sa mère, une ancienne championne.
Amandine pratiquait aussi.
D'après l'autopsie, elle était bourrée d'anxiolytiques.
-C'est chelou, pour une sportive.
-On a pas trouvé son portable. Ca aurait aidé.
On va devoir faire ça à l'ancienne.
-A l'ancienne ?
-Poser des questions,
Panda ! Oh !
-On était proches, avec Amandine.
C'était ma meilleure amie.
Elle avait tout pour devenir championne.
On attendait la venue d'un sélectionneur.
Il devait passer le lendemain de sa mort.
Elle s'entraînait dur, mais sa mère lui mettait la pression.
Elle la lâchait pas.
c'est que la compète, c'était pas son truc.
-Le genre de soirée où on l'a trouvée, c'était son truc ?
Faut me parler, Manon.
-Elle sortait en cachette, mais elle m'en parlait pas.
Je sais pas.
-Très mauvais pour les articulations.
-Arthur Berthelot, qui organisait la soirée, elle le connaissait ?
-Oui, il la kiffait. Il traînait pas mal dans le coin.
-Il y a eu faute, là !
*Musique pop
...
-On voudrait te parler d'Amandine.
-Euh, qui ?
-Amandine Janson, tu venais la voir au club.
Joue pas à ça, s'il te plaît. Alors ?
Putain !
Je la connaissais.
Mais j'ai rien fait, je voulais la pécho.
-Continue.
-C'était pas une meuf sage. Elle aimait venir aux soirées.
-Je sais juste que tu mentais aux flics.
-Putain ! Parce que vous êtes tous pareils.
Vous m'auriez soupçonné. C'est nous, les gentils.
Leur club, c'est grâce à nous qu'il survit.
-Et ?
-Arthur a probablement agressé Amandine ici même,
le jour de sa mort.
-Pff, d'où vous sortez ça ?
-Son portable.
C'est devenu très étanche, ces trucs, c'est fou.
J'ai trouvé des photos d'Amandine au bord de la piscine, le 27.
J'en ai profité pour visiter un peu.
Musique intrigante
Figurez-vous qu'au bout du couloir,
il y a une salle de bain.
J'ai remarqué que la porte était endommagée au niveau des verrous.
Comme si on avait tenté de l'enfoncer.
Et dans la salle de bain, il y a une fenêtre.
Et j'ai pris une douche car leur piscine est super chlorée.
-Je me suis penché par la fenêtre, et là,
du lierre a été arraché sur le mur extérieur.
-Pardon, euh... Comme si on s'était enfui de là ?
-Ben oui, c'est ça.
Et on fait quoi ?
-OK. On y retourne, on l'embarque.
-OK.
Ca va, vous ?
-Tu as fait quoi
-Parce qu'elle a réussi à s'enfuir.
Qu'est-ce que t'as essayé ?
Ton papa sponsorise sa maman, et elle ose te résister.
Bip de la machine
Vous êtes pas censé être là.
-Vous inquiétez pas, personne m'a vu.
Un ninja.
Ca donne quoi ?
C'est un peu radical, quand même.
-Je sens beaucoup d'agressivité.
Et il y a un puits, là.
-De ton puits. Arthur, la vérité,
c'est que t'es seul.
-J'ai un milliard de potes.
-Un milliard.
Mais dis-moi,
quand ça va pas, c'est quoi, des potes, à part des inconnus ?
Et des parents, on en a combien ?
On en a deux.
L'argent remplace pas un père et une mère.
Les tiens sont pas beaucoup là.
C'est froid, chez toi, je l'ai vu.
Il y a pas une photo de famille. Tes parents,
ils sont pas là pour toi depuis trop longtemps.
Arthur,
lâche prise. Lâche prise, Arthur.
Lâche prise,
mon grand.
Donne-moi tout.
Je prends, je prends. Oui, je prends.
Long soupir
-C'est trop dur.
C'est trop...
Mon père arrête pas de bosser.
Il pense qu'au fric.
Alors que c'est ma mère qui a la thune.
Elle est tout le temps aux quatre coins du monde.
Ca fait des semaines qu'elle m'a pas appelé.
-Et Amandine ?
Tu veux ?
Il s'est rien passé.
-Arrête, tu fais quoi ? Arthur, je veux pas !
-C'est bon, arrête !
-Mais t'es malade, je veux pas ! Arrête !
-J'ai essayé, elle est rentrée. Je l'ai plus revue jusqu'au soir.
Je pensais pas qu'elle viendrait sur le yacht.
-C'est bien, mon grand.
C'est bien, ça.
-Allez.
-Câlin.
Câlin.
Lola !
Voilà.
Musique enjouée
-Brigade criminelle.
-Enchanté.
Sifflement
Bonjour.
...
-Ca vous dérange pas
qu'on aille assez vite ?
-Vous savez qu'Arthur est en garde à vue ?
-Bien sûr. Mon fils n'est ni un violeur,
ni un assassin.
-Le 27, l'après-midi, vous étiez chez vous ?
Si vous avez vu quelque chose, il faut le dire.
-Non, je rentre tard tous les soirs,
je suis sur un très gros chantier.
-Il est incroyable, votre sol.
J'en ai connu, des moquettes, mais c'est fou.
C'est tout doux.
Ca vous arrive de bosser pieds nus ?
-J'ai pas le temps pour ça.
-Ca vous détendrait.
-Je suis pas tendu, c'est vous qui devriez l'être.
C'est une erreur de garder mon fils.
Mes avocats doivent déjà être dans vos locaux.
-Hm ?
Euh... pfft.
Musique douce
...
Vous faites du mal à votre corps.
-Mon corps dit que c'est bon.
Elle rit.
Tout le monde aime le kebab !
Hm ! Allez-y, vous en mourez d'envie.
-Non, je suis abstinent de kebabs depuis bien six ans,
je compte pas replonger.
-J'arrive pas à croire Arthur.
Il aurait à peine touché Amandine, et rien d'autre ?
Ca colle pas avec les traces d'agression à la villa.
-Elle serait venue à sa fête le soir même ?
Non. Le père, lui,
par contre, je l'ai trouvé troublé.
-Ah ouais ?
-Je me suis approché de lui et sa respiration s'est accélérée.
-C'est la base du yoga !
La respiration dit un tas de trucs sur les gens.
Ca dit quand on a peur, ça dit quand on ment.
Ca dit quand on est excité. Et le yoga, c'est aussi la posture.
Franchement, si je vous observe,
bah...
-Bah ?
-Je déduis que vous devez avoir mal ici.
Cri de douleur
Donc, que vous dormez au bureau.
Ou...
Musique intrigante
Ou dans... votre voiture.
d'appart, vous avez rompu.
-Bon, ça va, stop !
Fin du cours, merci.
...
Sifflement
Claquement de langue
-Une certaine Lola.
à tes petites amies d'appeler un peu moins tôt, OK ?
on a retrouvé le portable d'Amandine Janson.
Musique intrigante
...
-Alors ?
-Manon lui avait piqué son téléphone le soir de sa mort,
avant qu'elle parte à la fête,
pour qu'elle rate son rendez-vous avec le sélectionneur.
Elle voulait avoir une chance.
Elle a reçu un message d'Arthur Berthelot.
"J'aurais pas dû essayer de t'embrasser."
Elle répond : "Ca va pas me tuer."
-Ca appuie la version d'Arthur.
-Il demande à la voir, elle répond pas.
Et là, j'ai un échange avec un autre numéro.
-Ah ?
Bah, il y a des adresses, des horaires...
C'est des sommes d'argent, elle avait un dealer.
-Ouais, ça y ressemble.
Le dernier message... Ah, il se fait appeler le lion.
...
Le dernier message date du soir de sa mort.
C'est Amandine qui écrit : "Viens ce soir. Tu seras là ?"
Et il répond : "Oui."
Elle avait rendez-vous avec quelqu'un sur le bateau.
-Hm.
pour une cliente.
-Euh, OK, et maintenant ?
-On attend, mais j'y crois pas trop.
Musique douce
...
-Il se passe quoi ?
...
-Je m'inquiète, Thérèse.
Il a été se coucher juste après dîner
sans même m'adresser un seul mot !
Non, c'est pas son genre, non.
-Excuse-moi, mais il y a pas de genre.
Toi, on se dit pas que t'as fait cinq ans de taule.
-C'est parce que je prends soin de moi.
Et puis, si tu veux vraiment parler à Roman, tu toques.
Va lui parler.
-Roman ?
Roman ?
Roman !
-Stan a localisé le portable de Roman.
Il a borné dans un hôtel abandonné.
*Musique techno
...
-OK, je vais y aller.
Vous appelez pas les flics, hein ?
On se comprend.
*Musique techno
...
-Cul sec, meuf !
...
-OK, merci, mec.
...
*Musique techno au loin
...
-Ca va, tranquille ?
-Panda ?
-Ouais, Panda, ouais.
-Toi, tu fais quoi ici ?
-Dis-moi, parce que je te jure,
je rentre, je te fous la honte.
Avec des mots de daron, genre :
"C'est inadmissible, intolérable,
on fait rien de mal !
C'est pas possible !
-Stop, stop ! Qu'est-ce que tu fais ?
C'est moi, je les fais rentrer.
-Juste, on passe la nuit et on repart.
On fait rien de mal.
C'est la seule fois où je suis populaire,
s'il te plaît, ruine pas tout.
*Musique techno au loin
-C'est... C'est quoi, ça ?
Roman, tu bois de l'alcool ?
...
En plus, c'est le truc à la noix de coco !
Mais t'es fils de barman ! Respecte-moi, un peu !
...
-Barre-toi, on se retrouve à la maison.
-Non, mais non !
-J'ai repéré des jeunes qui fumaient.
Je suis allée leur demander où ils se fournissaient.
Ils ont tous essayé de s'enfuir, mais j'ai chopé le maillon faible.
-Je...
prévenir tes parents, oui.
-Hm, placage, menottes.
La totale.
Soupir anxieux
T'appelles ton dealer et tu lui donnes rendez-vous.
-Euh, ah bon ?
Je... Oui, OK !
Maintenant, là ?
Euh, OK, oui.
Musique cocasse
-Mais quand même, la drogue, c'est pas une solution, hein ?
-Oui, monsieur.
-Tu peux m'appeler Panda.
-Oui, Panda.
Bâillement
Musique intrigante
-Putain, le lion, c'est Léo ! Panda, vite !
Musique rythmée
...
-Et bonjour ! Je vais... Merci.
Sifflement
...
C'est pas une bonne idée, Léo.
-Vous m'avez pas aidée !
A la soirée, tu dealais, en fait !
-Mais pour le reste, j'ai dit la vérité.
Change pas de sujet. Amandine, tu la connaissais.
-C'était une cliente.
-Hm, pas que, Léo !
Vas-y, déballe tout,
parce que même moi, ça commence à monter.
-OK.
Elle était mal.
Elle voulait prendre plein de trucs, se griller la tête.
Berthelot lui tournait autour.
-C'est pour ça qu'elle t'a écrit, elle voulait te voir.
-Ca lui arrivait. Elle m'a vu, elle m'est tombée dans les bras.
qu'elle avait besoin de moi, qu'elle avait peur,
qu'elle pouvait pas faire ça à sa mère. Elle était en boucle.
Puis elle m'a embrassé, et j'ai craqué.
-Vous l'avez tout chiffonné, là.
Sonnette de vélo
Amandine est montée sur ce bateau pour Léo,
elle devait vouloir lui dire un truc.
-Vous faites quoi, là ?
-Ca m'aide à réfléchir.
-Ca va m'aider à vomir.
-Amandine était perturbée.
Sa pote Manon vous l'a dit.
Elle s'est enfuie plus tôt
de chez les Berthelot. Elle voulait
se confier à Léo, a pas réussi.
"faire ça à sa mère".
Mais, Lola !
Lola !
L'entreprise Berthelot finance le club de tennis.
Donc sans eux, ils s'en sortiraient pas.
-"Faire ça" à sa mère, c'est s'en prendre aux Berthelot
et lui faire perdre son sponsor.
-Sauf qu'on sait qu'Arthur l'a pas violée.
-Si c'était contre le père qu'elle avait quelque chose ?
Musique espiègle
...
-C'est pas bête.
...
Soupir fatigué
-Je viens de me farcir deux heures de vidéosurveillance. Nul !
Autant le cinéma, les séries, OK, je dis pas.
Mais les caméras de la ville, y a pas un suspense de ouf.
-Là tu mets du suspense, c'est pénible.
-Oui, et vous aviez raison, capitaine.
Le père Berthelot, la nuit du meurtre, à minuit,
on le voit partir de chez lui en voiture.
Il quitte la ville, on le voit réapparaître deux heures après
sur un parking rempli de bateaux.
Là, il lave sa voiture à deux heures du mat'.
Capture d'écran en atteste.
Je sais pas si vous avez tout vu...
Et ça a rien à voir, mais...
vous avez des nouvelles du lieutenant Pandaloni ?
Il me manque.
-Merci, Stan.
Allez ! Zou !
Bim, bam, boum, salut !
Ici, il a lavé sa voiture.
-Et ça, c'est de la terre qui a coulé.
Je sais d'où ça vient et où il est allé.
Allez.
Rire
Vous m'avez cru, là !
-Oh !
-Et ça, ça me fait plaisir. On commence à se faire confiance.
C'est une bonne équipe.
-On a vu cette terre en photo dans le bureau de Berthelot.
Et dans la ville aussi : les terres rouges.
-Il était sur son chantier.
-On va faire quoi, la nuit, dans un endroit pareil ?
-Planquer des cadavres.
-Vous savez qui c'est ?
-La collaboratrice de Berthelot.
Musique grandiose
-Je dirais que c'est la 1re victime.
Elle a été tuée avant Amandine Janson.
Un traumatisme à l'arrière du crâne.
Vous êtes prête à du plus glauque ?
Elle était enceinte, trois ou quatre mois.
-Imaginons.
Berthelot et sa collaboratrice sont amants.
Ca se fait trop de bisous,
elle tombe enceinte, pas ce qui était prévu.
Il la tue.
Elle est morte quelques heures avant Amandine, dans la journée.
Et si Berthelot avait tué sa collaboratrice
alors que son fils était à la villa avec Amandine ?
-Arthur tente d'embrasser Amandine au bord de la piscine.
-Je vais le garder !
-Elle entend une dispute.
Cris
-Elodie ?
-Elle s'enferme.
Claquement de porte
-Ouvre !
-Et pas Arthur.
Ce qui la pousse à s'enfuir par la fenêtre.
Amandine était devenue une témoin gênante.
On a retrouvé le corps de votre collaboratrice.
C'était un accident.
Elle voulait que je quitte ma femme.
C'est une dispute qui a mal tourné.
Et concernant l'autre meurtre,
Amandine Janson, c'était quoi ?
-Vous êtes allé cacher le corps, et vous êtes monté sur le yacht
pour assassiner celle qui avait tout vu ?
-J'étais dans un engrenage.
J'étais coincé.
Je suis désolé, Arthur.
-Oh, vous l'avez tuée, M. Berthelot ?
-Oui.
-Dites-moi, l'arme du crime,
euh, c'était quoi ?
Vous savez pas.
C'est pas vous qui avez assassiné Amandine.
C'est votre fils.
-Tais-toi, Arthur.
Tais-toi.
-T'as tout vu, ce jour-là, mais t'as rien dit.
-Papa ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
-T'as rien dit pour protéger ton père
comme une preuve d'amour,
mais... t'as rien dit.
Tu voulais revoir Amandine et elle est venue à toi
le soir même, sur le yacht.
-Tu l'as tuée dans les bras de Léo,
le coupable idéal.
-Attendez...
Tout ça, c'est de ma faute.
Je vous demande une chose : laissez mon fils tranquille.
Je prends toute la responsabilité.
Musique tragique
Je suis désolé, mon amour.
...
(-Allez...)
...
Musique aux airs hawaïens
...
-Ca va ?
...
-On peut savoir où tu étais passé ?
-Je te l'ai dit, Thérèse, j'étais à mon stage de yoga.
Tu sais ?
L'endroit où on fait du yoga. Beaucoup.
Yoga, yoga, yoga.
-J'espère que ça t'a bien détendu.
Pendant ce temps-là, j'ai tout géré toute seule.
Alors maintenant,
je me mets en congé pour la semaine.
Tu te débrouilles, OK ?
...
Sonnerie
...
-Oui, Panda...
Enfin, dans mon répertoire, t'es toujours à "Pandaloni".
-T'as le même numéro.
-Tu vois, moi, je change pas.
Je perds des cheveux, mais je m'accroche au reste.
-Si je t'appelle,
c'est pour voir si je peux me servir d'un portable.
*Sinon,
ça m'a fait plaisir de te revoir.
*Voilà.
-Moi aussi, tu sais.
Et merci pour l'affaire Janson.
-Je sais pas de quoi tu parles du tout.
-Moi non plus.
Euh...
Alors ?
Tu reviens ?
Musique douce
...
Musique grave
*-Arrête-toi !
Quelqu'un court.
...
Coup de feu
Ripped by WQM
Musique entraînante
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