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1 Dans le système pénal américain, le ministère public est représenté
par deux groupes distincts, mais d'égale importance.
La police, qui enquête sur les crimes,
et le procureur, qui poursuit les criminels.
Voici leur histoire.
Test audio.
C'est lui ?
Oui.
C'est une première. Un dealer qui arrive en avance.
Allons-y.
Morales ?
Tu as tout ce qu'il faut ?
Il n'a pas parlé de deux personnes.
Tu veux l'argent ? Je l'ai.
Flingue !
Cette ordure a essayé de nous arnaquer. Il a voulu prendre son arme.
- Lennie ! - C'est bon. Où est son arme ?
La voilà. C'est ce qu'il voulait.
Deux balles dans la poitrine.
On tire quand on n'a pas le choix. Pas vrai, Lennie ?
C'est ça.
J'expliquais aux gars que dans une telle situation,
on recherche avant tout une description uniforme des événements.
Les bœufs-carottes veulent que tout le monde dise la même chose.
- Pas vrai, Lennie ? - On ne veut pas les perturber.
Lennie et moi, on a 45 ans de métier à nous deux.
Morales a voulu prendre son arme et vous l'avez tué.
Légitime défense.
De ce que j'ai vu à l'écran, on ne distingue rien.
Ils verront la vidéo.
Bien. Sullivan dira ça. Qui avait les jumelles ?
- Moi. - Vous l'avez vu chercher son arme.
Là où vous étiez sous le pont, c'était assez sombre.
Je suis le lieutenant Van Buren. Qui a tiré ?
Inspecteur John Flynn, lieutenant. Un dealer en moins dans votre quartier.
Les affaires internes veulent votre arme au service balistique.
On prendra vos dépositions au poste.
L'officier en charge du rapport doit l'envoyer au plus vite.
- Kenny s'en occupe. - Je suis dessus.
- Vous l'aurez à 8 h. - Excusez-moi, lieutenant.
Alors,
le suspect a cherché à prendre son arme, oui ou non ?
J'ai vu un mouvement. Difficile à distinguer.
Lennie, rends-nous service.
Explique à ton partenaire comment on fait.
Aidez-moi avec la chronologie.
Vous allez vers le coffre, et quand vous avez le dos tourné,
Morales prend son arme ?
C'est mon avis.
En ouvrant le coffre, j'ai entendu Flynn crier : "Flingue !"
Il a tiré immédiatement ?
Oui. Deux tirs.
Morales a-t-il proféré des menaces ?
Il a réclamé l'argent ? Un truc dans le genre ?
Je n'ai rien entendu, mais j'étais à quelques mètres.
Savez-vous que l'inspecteur Flynn a réclamé votre présence
dans l'unité antidrogue ?
Je pensais qu'on nous avait assignés, mon partenaire et moi,
car notre commissariat était le suivant dans la rotation.
C'est possible. Mais Flynn vous a réclamé personnellement.
Flynn et moi avions travaillé ensemble au 116e, il y a quelques années.
Je suis un mec très sympa.
Comment Ruben Morales a-t-il fini par devenir la cible de votre enquête ?
Je ne sais pas.
Je devrais ?
C'est nous qui posons les questions ici.
C'était ma première nuit dans l'unité.
À mon arrivée, la cible était déjà déterminée.
Vous n'aviez donc eu aucun contact préalable avec M. Morales ?
C'est exact.
Saviez-vous qu'il travaillait pour Hector Garcia ?
Qui est Hector Garcia ?
Vous observiez avec les jumelles, c'est ça ?
Oui.
Avez-vous vu Ruben Morales essayer d'attraper son arme ?
Hé, Lennie.
- J'ai cru que tu avais oublié le chemin. - Une pression.
Oui. Et une autre eau gazeuse dans un verre sale.
Tu vois le gros avec la chemise rouge ?
Mike Rotelli, le gros Mike.
- C'était le sergent... - Je n'ai pas...
Je n'ai pas dit que j'avais vu Morales chercher son arme.
Je n'allais pas mentir aux types des affaires internes.
Personne ne t'a dit de mentir.
"Lennie, explique à ton partenaire comment on fait."
C'est Flynn. Il plaisantait.
Oui. Tu le connais mieux que moi.
Oui. J'ai travaillé trois ans avec lui dans le Queens.
Ils m'ont demandé si j'avais eu des contacts avec Morales.
Ils m'ont aussi demandé ça, Rey.
La commission Hellman exige ces auditions,
car les affaires internes ont manqué 34 ripoux dans un seul commissariat.
Ils doivent prouver qu'ils peuvent trouver leur cul avec leurs mains.
J'ai le dossier de Morales.
Il a été arrêté il y a une semaine avec un demi-kilo de cocaïne.
Je suis censé être surpris ?
Possession de drogue avec préméditation, deux antécédents.
Il risque de passer le reste de sa vie en prison.
Que faisait-il dans la rue hier soir ?
Le mot caution vient à l'esprit.
Non. J'ai vérifié auprès de l'expert.
- Détention provisoire. - Et alors ? Il est mort.
Les affaires internes nous ont crus, une victoire pour les gentils.
Génial.
Merci de m'avoir couvert.
Une autre tournée.
Tu te sens mieux ?
J'ai remarqué qu'il n'y avait pas de plaque.
Ruben Morales et son frère fumaient.
- Je demande permis et carte grise. - Et vous avez trouvé la came ?
Oui. Le frère au volant, Richie,
pendant qu'il dit avoir oublié son portefeuille,
je vois Ruben mettre un sac D'Agostino sous le siège.
Presque un demi-kilo. J'étais comme un fou.
- Tu les as mis dans le système. - Oui.
Quelques jours après, le procureur me dit que l'audience du grand jury de Ruben
est reportée et son frère sort.
Le procureur a dit pourquoi ?
Non. Vous cherchez Ruben pour autre chose ?
Il a été tué il y a deux jours.
- En prison ? - Dans la rue.
Donc, il était libre aussi.
On dirait bien. Vous avez l'adresse de son frère ?
APPARTEMENTS JANDA MERCREDI 7 AOÛT
Inspecteur Rey Curtis, police de New York.
Je reste dans mon appartement. Je ne vois rien.
Bien. Vous connaissez votre voisin, Richie Morales ?
Je ne vois rien et je ne sais rien. Je vous l'ai dit. Désolée, mais...
Que fais-tu ?
Ma mère ne connaît personne ici.
Portoricain ?
Non, Péruvien, du côté de ma mère. Comment tu t'appelles ?
Léo. Vous vous en servez ?
J'essaie d'éviter.
Comment vous arrêtez les criminels sans arme ?
Avec ça, juste là. Pourquoi ? Tu veux être policier ?
Peut-être, ou dessinateur.
Et Richie Morales, tu l'as vu aujourd'hui ?
Mais deux types sont venus le chercher hier.
Quel genre de types ?
Des Blancs, des flics, mais ils n'avaient pas votre classe.
Ils portaient des jeans et des bottes de cow-boy.
Tu sais où travaille Richie ?
Je crois qu'il est danseur ou chanteur.
Je l'ai vu dans son costume.
Attendez.
Il travaille là.
Le Club Bahia.
- Il avait une boîte entière. - Merci.
On n'ouvre qu'à 20 h.
- Vous aimez la salsa ? - Je préfère la cumbia.
J'aimerais voir ça.
Je viendrai avec ma femme. On vous fera une démonstration.
Vous êtes marié ?
C'est dommage.
Et je suis flic.
- C'est vraiment dommage. - Je cherche Richie Morales.
Je connais beaucoup de Richie Morales.
Oui. Ce Richie Morales avait un carton de boîte d'allumettes comme ça.
C'est soit un habitué, soit un employé.
Ou il vole des allumettes.
Si vous tenez à Richie,
sachez que son frère Ruben a été tué.
C'est le prochain.
Il a démissionné il y a trois jours.
Comment pourriez-vous lui passer un message ?
Il m'a donné une adresse pour son dernier chèque.
Les enfants, ne courez pas !
Non !
Ne me tuez pas ! Je ne sais rien !
- Je n'ai rien fait ! - Richie. Police, debout.
Oh, non !
Comment être sûr que vous êtes flic ?
Du calme. Je vais te montrer mon badge.
- Le voilà. - Où est Ruben ?
Pourquoi n'est-il pas passé hier soir ?
- Richie, ton frère est mort. - Merde.
Bon sang ! Il l'a eu ?
Il a eu Ruben ?
- Il va me tuer ! - Du calme, relax.
- Qui l'a eu ? - Hector Garcia.
Ruben bossait pour lui.
- De quoi tu parles ? - Une vengeance.
Pour l'accord entre Ruben et le procureur.
Quel accord ?
Le procureur a dit que si Ruben lui donnait Garcia,
il irait vivre sous un climat chaud.
Ruben n'a pas eu la vie facile, il n'avait pas le choix.
Ton frère avait replongé.
- On lui a tiré dessus lors d'un deal. - Non !
Il devait continuer à bosser pour que Garcia ne se doute de rien.
Ruben allait en sortir, je le jure.
Il a dit que si Garcia l'apprenait, il le tuerait.
D'accord.
Hector Garcia engage l'inspecteur John Flynn
pour buter Ruben Morales. C'est une sacrée histoire, Rey.
On était cinq.
Flynn est le seul à avoir vu Morales prendre son arme.
Sonny Liston s’est pris un coup de poing que personne n’a vu.
Si Morales travaillait pour le procureur,
pourquoi essayer de nous la faire à l'envers ?
S'ils étaient malins,
ils ne dealeraient pas de drogue.
Je comprends. Tu n'apprécies pas Flynn...
Ce n'est pas personnel.
Tu deviens un obsédé des théories du complot.
Comme mon cousin qui ne croit pas à l'alunissage.
C'est ça. Fais comme si de rien n'était.
Rey, je n'ai vu aucune preuve.
Aucune preuve ? On est allés en procès avec moins que ça !
- C'est un flic ! - Donc, tu changes les règles ?
Oui ! Tu devrais le savoir !
Fais comme si je ne t'avais rien dit.
Fais comme si de rien n'était.
Que vas-tu faire ? Tu vas le dire aux affaires internes ?
Si Flynn est un ripou, compte sur moi.
Ça te pose un problème ?
Tu vas t'attirer des ennuis.
C'est une menace ?
Ce sera tout. J'en ai assez entendu.
Lennie a raison.
Je n'ai pas peur des ennuis.
Je n'aimerais pas vous voir humilié.
Ce que vous dites pourrait venir d'une danseuse de salsa accro à la coke.
- Le reste n'est que fumée. - J'ai le dossier de Garcia.
Flynn l'a arrêté pour possession il y a cinq ans.
Bien, ils ne sont pas meilleurs amis.
Abandon des charges par manque de preuves.
Deux fois que Garcia doit plonger et ressort libre.
Deux fois que Flynn est impliqué.
Si vous avez des soupçons, parlez aux affaires internes.
Je veux d'abord vérifier si Morales avait un accord.
Ensuite, je parlerai à celui qui a traité l'affaire Garcia il y a cinq ans.
Je demanderai discrètement au bureau du procureur.
S'il n'y a rien, c'est moi qui suis dans le pétrin.
CABINET DE MILTON CORBOY MARDI 13 AOÛT
Oui. Je m'en souviens.
Hector Garcia, possession de trois kilos de cocaïne.
Pourquoi s'intéresser à une affaire vieille de cinq ans ?
Ça pourrait être lié à une enquête en cours.
Pourquoi les charges contre Garcia ont été abandonnées ?
Quelqu'un n'est pas d'accord ?
C'est ce que j'aime dans le privé.
Personne ne nous épie.
Je demande, car je ne sais pas.
Les charges ont été abandonnées, car les preuves ont disparu.
Pas de preuve, pas d'affaire.
- Comment ça ? - Volées.
Dans la salle des preuves du 116e commissariat.
Un jour, c'est là, le lendemain, plus là.
L'inspecteur John Flynn a été interrogé ?
Tous les agents en service.
Vingt-huit flics. Aveugles, sourds et muets.
La plupart de ces flics étaient plus sournois que les criminels.
Dégoûté, j'ai quitté le bureau du procureur.
Pour devenir avocat de blessures ?
Lennie !
Oui. Quoi de neuf, John ?
Tu te souviens du 116e ?
Oui, je me souviens.
Je me souviens surtout que tu étais bourré et que je te ramenais.
- Je suis sobre. - Tant mieux pour toi.
Lennie, ton jeune partenaire, là.
- Je dois le voir. - Je ne suis pas sa secrétaire.
On m'a dit qu'il sortait des dossiers pour poser des questions,
des affaires, liées à John Flynn.
Ne t'en fais pas.
S'il a des questions, il peut venir me voir, non ?
Je vais lui parler.
Je dois être là, Lennie.
J'espère qu'on pourra le raisonner.
Content de te voir.
John est un peu préoccupé.
Je me suis dit qu'une réunion aiderait
à clarifier la situation.
Ah oui ? Qu'est-ce qui le préoccupe ?
Le fait que tu fourres ton nez partout.
Surtout dans mes dossiers.
J'ai demandé le dossier d'Hector Garcia. Tu es dedans, c'est tout.
C'est pour une de tes affaires ?
Si c'est le cas, tu aurais dû m'en parler.
Je suis là.
Tu savais que Morales travaillait pour Garcia ?
Tu ne m'as pas répondu.
Garcia, libéré sans raison il y a cinq ans.
Je sais qu'il parle, ses lèvres bougent.
On recommence.
Pourquoi tu fouines comme ça ?
Tu n'es pas mon chef.
Je vais être clair. Tu arrêtes ça tout de suite.
Ou je dois te faire regretter ton choix de carrière ?
Pour qui tu te prends, John ? Il t'a expliqué la situation.
Vous vous liguez contre moi ?
Si quelqu'un veut voir mes anciens dossiers, je m'en fiche.
Si j'entends encore parler de vous,
à vous mêler de mes affaires, je ferai de vos vies un enfer.
Tu crois toujours qu'il plaisante ?
Je me rappelle l'affaire Garcia.
Avec Flynn, on était dans le même commissariat.
Les preuves disparues de la salle des preuves.
Ne fais pas le con avant que je te rappelle.
Sullivan. Lennie Briscoe, de l'autre soir.
Oui. Bien sûr.
- Tu fais quoi ? - Je m'entraîne pour mon examen.
Moi aussi.
Vingt-cinq ans avec un revolver, et je dois passer à un automatique.
Tu aimes le Glock ?
Oui, mais le Smith & Wesson est pas mal.
Ouais. Quelle histoire l'autre soir !
J'envoie toujours des remerciements à Flynn.
- Oui, tu étais là. - Oui, le dos tourné.
Ne m'en parle pas. J'ai accepté pour les billets.
Si ça tourne mal, j'aurai huit patrons sur le dos.
Quelqu'un a sous-estimé la taille des cojones de Morales.
Oui. Et il n'était même pas la cible.
Sans blague ? Qui ça ?
Un dealer du nom de Collins.
Au dernier moment, Flynn nous dit
que Collins ne vient pas.
Qui a fait venir Morales, alors ?
Flynn avait arrangé ça avec leur indic d'après Kenny Edwards, son partenaire.
C'est le même indic que Flynn utilisait l'an dernier ?
Je ne sais pas, on l'appelle le fourbe.
Le fourbe ? Pourquoi ?
Je les ai entendus parler d'un type qui organise des jeux de dés.
Oui.
- Pas de gagnant. - Bonjour, messieurs.
Pas de panique. Prenez votre fric et foutez le camp.
Sauf le fourbe.
- Reste là. - On se connaît ?
Oui. On a le même coiffeur.
- Vous vous trompez de mec. - Attends.
Ruben Morales a été abattu.
J'ai déjà parlé à Flynn.
Qui est Ruben Toemales ?
Ruben Morales !
L'inspecteur Flynn n'avait pas envie de venir parce qu'il est furieux.
Morales a essayé de l'arnaquer. Et c'est toi qui l'as envoyé.
Je ne déconne pas.
J'ai rien dit à Flynn sur Morales !
Quelqu'un l'a fait.
Je le branche avec Lynrick Collins. Pigé ? Collins.
Flynn appelle et annule tout si c'est Collins.
Pourquoi ?
Je ressemble à une voyante ? J'en sais rien.
Je fais mon boulot, et c'est amasser le cash.
Désolé pour ta partie.
DRAKE TOWER JEUDI 15 AOÛT
Il n'y a que des flics dans le service de sécurité.
Vous devez être au courant pour le rabais au bar.
- On n'est pas là pour causer. - Un problème ?
La fusillade de l'autre soir commence à puer, Kenny.
J'ignore de quoi vous parlez. Les affaires internes ont blanchi le flic.
Ça risque de devenir sale.
Je dois retourner travailler.
C'est ça, Edwards. Fous le camp. On fera ce qu'il faut.
Kenny, j'ai parlé à ton indic.
Toi et John avez échangé vos cibles.
Tu as piégé Morales ?
Je te le dis comme à un criminel, Kenny.
Si tu sais quelque chose, parle.
C'était John.
Avant d'arriver, il m'a dit qu'il avait une affaire à régler.
Et de le soutenir quoiqu'il arrive.
Ça ne t'a pas traversé l'esprit d'appeler quelqu'un ?
Non. J'ignorais qu'il allait buter Morales.
Et quand bien même, j'ai pris le fric.
Si je le balance, il me balance, c'est fini.
Vous bossiez tous les deux pour Garcia ?
J'ignorais d'où venait l'argent.
Quelques semaines après notre accord, John m'a donné 200 dollars.
Il m'a dit que j'aurais ça chaque semaine et a promis...
que ça n'entraverait pas notre boulot.
Qu'on ne le regretterait pas.
Et je garde tout dans une boîte à café au sous-sol.
Ça me rend malade de voir ça.
On vous donne une chance de tirer ça au clair.
- Si vous ne voulez pas... - Je veux bosser.
C'est impossible si vous me traînez ici tous les trois jours.
Amenez-moi le procureur.
Autant enfoncer les clous maintenant !
Épargnez-nous vos simagrées.
Si vous ne voulez pas de spectacle, qu'est-ce que je fais ici ?
Sortez la tête de votre entrejambe une minute,
et vous verrez qu'on vous donne une chance de jouer franc jeu.
- Je n'ai rien à vous dire. - On sait que vous êtes corrompu.
On sait que vous avez tué Ruben Morales et on sait pourquoi.
Vous devez tenir ça de l'inspecteur Reynaldo Curtis.
Si le dealer que j'ai buté s'était appelé O'Grady,
ça l'aurait moins gêné.
On a parlé à votre partenaire. Il a fait une déposition.
Tu me gonfles, ma mignonne.
Je suis en état d'arrestation ?
Non ?
Alors, je me casse.
- Arrêtez-le. - Allez.
Tu fais ça pour lancer ta carrière, ma belle ?
Piéger un flic.
T'as intérêt à te taper ton patron.
- Je veux mon avocat du syndicat. - Bien.
Qu'il vienne, il vous dira de la fermer et on ira devant le grand jury.
Je veux mon avocat.
Méfiez-vous d'eux, ils ne veulent pas que les flics fassent leur boulot.
John Flynn, je vous arrête pour le meurtre de Ruben Morales.
Vous avez le droit de garder le silence.
Tout ce que vous direz pourra et sera utilisé...
La ville avait bien besoin de ça. Encore plus de flics corrompus.
Ça va jusqu'où ?
Seuls deux inspecteurs sont impliqués, Flynn et Edwards.
Le juge Hellman m'a appelé.
Sa commission veut parler à Flynn.
Après un mois d'audience, ils n'ont toujours rien
à mettre en première page.
Ils auront Flynn quand on en aura fini avec lui.
Ça ne devrait pas tarder.
Il risque la peine de mort. Il négociera.
Je joue le jeu uniquement s'il nous donne Hector Garcia.
On n'a même pas assez pour un mandat d'arrêt.
- Et où est M. Garcia ? - Il sait qu'on le cherche.
- Il a peut-être quitté le pays. - Génial.
Tâchez de voir si l'inspecteur Flynn a sa nouvelle adresse.
Cet homme est un policier décoré qui a 22 ans de carrière.
Son arrestation est un affront aux 30 000 hommes et femmes...
... qui ne sont pas des assassins au service de dealers.
Laissez-moi vous expliquer.
À la lecture de l'acte d'accusation, vous serez accusé de meurtre aggravé.
Que vous finissiez sanglé à un brancard ou condamné à perpétuité
est entièrement de mon ressort.
Vous n'avez rien pour supporter vos propos diffamatoires.
Ne surestimez pas la tolérance du public envers les ripoux.
Il y a de quoi convaincre un jury.
Je suis prêt à renoncer à la peine de mort
en échange de son témoignage contre Hector Garcia.
Je ne plaide pas.
Si vous changez d'avis, je pourrais réduire l'accusation à meurtre simple.
Sur quoi vous basez-vous ?
Les on-dit du frère d'un dealer
et un indic rémunéré.
Son partenaire est prêt à témoigner.
Prêt à mentir.
Si ce que dit Edwards est vrai,
ça ferait de lui un complice.
Donc, son témoignage ne vaut rien sans corroboration.
La corroboration est dans une boîte à café dans le sous-sol d'Edwards.
Il a gardé chaque dollar que vous lui avez donné.
Vous semblez avoir un dossier solide...
contre Edwards, pas mon client.
Les empreintes de Flynn ne sont pas sur l'argent.
Ce sera dur de remonter jusqu'à lui.
Où en sont les perquisitions ?
Curtis et Briscoe devaient me biper s'ils avaient quelque chose.
Et le casier de Flynn ?
Bibine...
magazines pornos, boîte de capotes...
Chaque jour est une fête pour Flynn.
Ce catalogue a été envoyé à une boîte postale.
Ça se comprend.
Le code sur l'étiquette indique qu'il a déjà commandé chez eux.
Il voulait surprendre sa femme.
Vous en savez long sur leurs procédures de commande.
Je porte ça.
Sa femme est plutôt du genre robe de flanelle et pantoufles.
Le service des commandes pourrait nous dire le destinataire.
CHEZ MARILYN MANNING VENDREDI 23 AOÛT
Vous connaissez l'inspecteur John Flynn ?
Celui qui vous envoie de la lingerie ?
On est sortis ensemble quelques fois.
Votre concierge m'a dit que Flynn vous avait acheté cet appartement.
Tous les hommes avec qui vous sortez vous achètent des apparts ?
Johnny est marié. C'est délicat.
Désolée de vous l'annoncer, mais Johnny a été arrêté.
Quoiqu'il ait fait, je n'en sais rien.
Vraiment ?
Comment a-t-il pu se payer ça avec un salaire d'inspecteur ?
Pas mon problème. Vous pouvez partir ?
Je dois bientôt sortir et me coiffer.
On n'a pas fini.
Flynn a-t-il parlé d'un certain Hector Garcia ?
Aucune idée. Je ne fais pas attention aux noms.
Quelqu'un appelle votre mec et vous ne lui dites rien ?
Je ne suis pas censée tout mémoriser et ça ne fait pas de moi une criminelle.
Non, ça fait de vous un témoin essentiel.
Avez-vous déjà été en prison, Marilyn ?
Pas juste une nuit, le temps qu'on vous libère.
- Pour de vrai. - J'ai tout dit.
Parce que vous allez y aller,
à moins que je ne ressente très vite un esprit de coopération.
Je connais la sœur de Garcia.
Elle donnait une fête sur un bateau sur la rivière.
- C'est là que j'ai rencontré John. - Il était avec Garcia ?
Je les ai vus ensemble ici, dans cet appartement.
Johnny cache du fric dans un coffre sous le plancher de la chambre.
Vous croyez cette salope ?
Mlle Manning est une faussaire et une prostituée.
Je me fiche que ce soit Ma Barker. Elle peut confirmer son histoire.
Ses empreintes étaient sur un coffre-fort plein de billets.
La corroboration ne manque pas.
Ma proposition : meurtre simple s'il témoigne contre Garcia.
Ma proposition : allez vous faire foutre.
On s'en va.
Monsieur McCoy.
L'inspecteur Flynn voulait que je m'excuse pour son accès de colère.
Il s'inquiète pour la sécurité de sa famille.
Que proposez-vous ?
Le tueur à gages de John Gotti a plaidé coupable pour 19 meurtres.
Après quatre ans de prison, il a vécu libre sous une nouvelle identité.
Flynn a au moins droit à cela.
On se voit au tribunal.
On a localisé Hector Garcia.
Il est en vacances à Guadalajara.
Et les autorités mexicaines ?
Elles accepteront une demande d'extradition
si on a un mandat d'arrêt.
Pour ça, il nous faut le témoignage de Flynn.
Doit-on donner à Flynn ce qu'il veut ?
- À quel point veut-on Garcia ? - Pas tant que ça.
Faire un exemple de Flynn ne vaut pas la perte de Garcia.
Vous appelez ça faire un exemple.
J'appelle ça mettre un flic corrompu, un meurtrier, derrière les barreaux.
Je vais vous dire.
Si la confiance dans la police est brisée, c'est fini pour nous.
Pour beaucoup de gens, c'est déjà le cas.
- Et pour vous ? - Faire tomber Flynn
suffira à nettoyer la police ?
J'ai défendu des clients innocents.
Je respecte les qualités de certains flics.
- On devrait jeter l'éponge ? - On traque Garcia depuis des années !
McCoy.
Oui, je sais.
D'accord, à 14 h.
C'était le juge Hellman de la commission Hellman.
Il veut me voir.
Ravi de vous revoir.
J'ai plaidé plusieurs affaires devant vous à la chambre 46.
Vous m'excuserez de ne pas m'en souvenir.
Asseyez-vous.
Vous connaissez les objectifs de notre commission.
Je lis les journaux.
L'inspecteur Flynn que vous poursuivez
a accepté de comparaître devant notre commission.
Une impulsion altruiste ?
Son avocat nous a contactés. Nous avons passé un accord.
Vous n'avez pas l'autorité de négocier avec mes accusés.
J'ai été nommé par le gouverneur et le maire.
L'accord a été passé sous leur autorité.
Flynn a accepté de faire quoi ?
Deux à six ans à Lyon Mountain. Liberté conditionnelle à vie.
- Et il perd sa retraite. - C'est une blague ?
Deux ans dans une prison à sécurité minimale...
Sarcasme mis à part, monsieur McCoy, j'admets qu'il s'en tire à bon compte.
Mais il nous offre un service inestimable.
Sauf votre respect, je ne vois pas en quoi une tape sur les doigts
d'un flic corrompu, un meurtrier, sert à quelque chose de légitime.
S'il nous donne cinq flics pourris, et que chacun nous en donne cinq de plus,
nous règlerons le problème.
Pardon, mais mon bureau n'approuvera pas cet accord.
Je vous ai fait venir par politesse.
En toute franchise, je n'ai pas besoin de votre approbation.
Le maire et le gouverneur vous saluent avec leurs deux cents.
Avez-vous vu lu l'accord de Flynn ?
Il n'est pas obligé de témoigner contre Hector Garcia.
Il n'a même pas à donner un nom.
- C'est une farce. - C'est la vie.
La réputation d'Hellman est en jeu.
Il lui faut un témoin clé et c'est Flynn.
Ils comprennent qu'ils innocentent, pas un,
- mais deux meurtriers ? - Oui.
Ils virent 20 ripoux, c'est le ménage.
Ils en virent un pour avoir tiré sur un dealer, c'est nous les méchants.
C'est une citation.
AUDIENCES DE LA COMMISSION HELLMAN LUNDI 2 SEPTEMBRE
Certains que j'ai cités ont pris de l'argent.
D'autres ont reçu des paiements en cocaïne,
qu'ils revendaient ou prenaient eux-mêmes.
Parlez-nous des circonstances qui ont mené au meurtre de Ruben Morales.
Comme je l'ai dit, cet individu anonyme payait
l'inspecteur Edwards et moi.
Quand il a su que Morales avait témoigné,
il voulait l'éliminer.
Le tuer.
- Oui, monsieur. - Et il est venu vous voir.
Il est venu me voir.
Il m'a dit que si je ne m'en occupais pas, il révélerait mon activité illégale.
- Qu'avez-vous dit ? - Qu'il le fasse.
Je préfère perdre ma carrière ou aller en prison,
que de participer à un truc pareil.
Que s'est-il passé ?
Cet individu a menacé de s'en prendre à ma famille.
J'ai informé Edwards de la situation.
On a décidé...
dans l'intérêt de nos familles,
que nous n'avions pas d'autre choix que de le faire.
Tuer Ruben Morales ?
Oui, monsieur.
Il y avait trois autres inspecteurs lors de cette opération.
L'un d'eux savait ce qui allait se passer ?
Non.
Deux étaient à une rue de là, dans un van.
Je me suis assuré que l'autre officier avec Edwards et moi
était l'inspecteur Lennie Briscoe.
Pourquoi lui ?
Je savais que quoiqu'il arrive, il nous suivrait.
Pourquoi avez-vous cru ça ?
J'ai commencé à travailler pour l'individu anonyme il y a cinq ans
après l'avoir arrêté pour possession de drogue.
En attendant son procès,
on a passé un accord.
Que l'individu vous soudoie ?
Oui.
Puis j'ai demandé à l'inspecteur Briscoe de retirer les preuves
contre l'individu de la salle des preuves.
Et l'inspecteur Briscoe a fait ce que vous avez demandé ?
Oui.
L'inspecteur Briscoe a pris la drogue.
Je le sais,
parce qu'il m'en a donné la moitié.
Je n'ai pas volé de drogue dans la salle des preuves.
- Donc, l'inspecteur Flynn ment ? - C'est exact.
La preuve manquante était au 242e, et vous étiez de service.
Que faisiez-vous ce jour-là ?
Inspecteur, vous êtes cité à comparaître.
Répondez ou vous serez accusé d'outrage.
J'étais chez moi.
Vous avez quitté le travail à 17h18.
Vous avez donc fait une fausse entrée dans le registre ?
J'ai signé et je suis parti.
Y a-t-il une raison particulière
pour laquelle vous avez manqué à votre devoir ce jour-là ?
À l'époque...
Je suis un ancien alcoolique.
Votre défense est que vous étiez ivre...
en service.
Je dormais...
et j'étais saoul de la veille.
Quelqu'un peut corroborer vos dires ?
Non.
- Ross. - Briscoe aurait pu faire ça ?
Pas le Briscoe que je connais. Mais celui ivre d'il y a cinq ans...
Oui.
Avec une tuile comme ça, bonne chance pour vous en débarrasser.
Jack !
J'ai retrouvé 22 des 28 flics en service quand la drogue a disparu.
Quatre ne m'ont pas rappelée.
Les 18 autres ne peuvent dire si Briscoe était là ou pas.
Depuis quand défendons-nous l'inspecteur Briscoe ?
Je n'aime pas voir les bons flics perdre leur carrière,
tandis que les ripoux s'en tirent à bon compte.
Flynn est en liberté surveillée à vie.
Si on prouve son parjure devant la commission Hellman,
il ira en prison à vie.
Ce qui le motiverait à témoigner contre Garcia.
Oui. C'est un bon truc.
Sauf qu'aucun flic ne se présentera devant la commission.
J'ai remarqué un truc étrange. Un policier du 116e, Dave Spence,
a démissionné un mois après le vol de drogue.
Juste avant de témoigner dans une affaire de drogue.
Trouvez pourquoi.
Je l'ai peut-être croisé. Ce nom me dit quelque chose.
Admettons que ce Spence a volé les preuves.
- Pourquoi parlerait-il ? - Ça fait cinq ans.
Il y a prescription.
Ça vaut le coup d'essayer.
Je porterai un micro et j'enregistrerai Flynn.
- Pourquoi il vous parlerait ? - C'est mon affaire.
Présenterez-vous ce que j'obtiens à la commission ?
Je n'autorise pas ça.
De plus, Flynn est cloîtré chez lui avec des gardes 24 h sur 24.
Je ne suis pas de garde. Je suis suspendu jusqu'à nouvel ordre.
Je ne vais pas rester là à regarder Flynn me détruire.
Nous non plus, inspecteur.
Donnez-nous deux jours pour trouver Spence.
Spence a témoigné pour l'accusation dans une affaire de trafic.
On lui a demandé s'il avait déjà vu des policiers
falsifier des preuves.
- Il a invoqué le cinquième. - Ça ne veut rien dire.
Il est revenu d'une conférence avec l'immunité
et a quand même refusé de témoigner.
Le juge l'a jeté en prison pour outrage.
- Avez-vous parlé au procureur ? - Oui.
Spence et son avocat auraient fait allusion à un acte antérieur,
sans en dire plus.
Et l'adresse de Spence ?
Le cimetière Mount Olivet. Mais son avocat est en vie.
GAVIOLA, KASSUBA ET RIESS JEUDI 5 SEPTEMBRE
Ce que Dave Spence m'a dit est confidentiel.
Un bon flic est accusé d'un crime.
Votre client décédé a peut-être avoué.
Seul l'exécuteur testamentaire peut lever ce privilège.
Sans testament, sans héritier.
Ça ressemble à Park Avenue ? Je dois trimer de temps en temps.
Si je révèle les secrets des clients, le barreau va me tomber dessus.
Et je n'ai pas besoin de ça.
Et si j'avais juste besoin d'une confirmation officieuse,
pour nous dire si on fait fausse route.
Je vous revaudrai ça.
Comme procureur ? Ou la plus belle femme qui ait mis les pieds ici ?
Comme procureur.
Quelle est votre question ?
Spence a-t-il admis avoir volé des preuves contre Hector Garcia
dans la salle des preuves du 116e ?
Je vais me lever et t'ouvrir la porte.
Si j'y arrive sans me casser le bras,
mon client décédé aurait avoué le crime en question.
Lennie.
Salut.
Betty.
Ça fait longtemps.
Tu veux monter ?
- Allons en face. - Oui.
Tout le monde a regardé ces audiences.
J'ai entendu le témoignage de ce connard de Flynn.
Oui. Celui qui va sauver la police d'elle-même.
Lennie, après un de ces matins où on a passé du temps ensemble,
je me souviens avoir entendu parler de ce vol au commissariat,
dans la salle des preuves.
Je veux dire à la commission que tu n'étais pas là.
C'était impossible.
Ça ne marchera pas, Betty, mais merci quand même.
Je suis une grande fille. Lennie, je sais ce que je fais.
Non, vraiment, tout ira bien.
Le procureur a une piste. Un certain Spence.
Dave Spence est mort.
Lennie, ils vont te détruire.
Tu te souviens pourquoi tu as rompu ?
Parce que tu avais un mari et une famille et que c'était la vie que tu voulais.
Les garçons ont dû grandir.
Lennie... Ça n'a rien à voir avec nous.
Je suis une flic qui ne peut pas fermer les yeux sur ça.
Peu importe la raison, la réponse est non.
C'est génial.
On sait que Spence est coupable, que Flynn ment,
et on ne peut rien y faire.
Nommons un administrateur pour la succession de Spence.
Pour lever la confidentialité.
Ça restera des on-dit.
Avez-vous reçu un appel de Betty Abrams ?
- Non. - Elle est flic.
Elle dit avoir des informations sur l'inspecteur Briscoe.
Asseyez-vous;
Nom et profession.
Betty Abrams. Je suis policière à New York
dans le 116e commissariat.
Depuis quand êtes-vous dans la police ?
Quatorze ans.
Sortez-la d'ici tout de suite,
ou je vous botte le cul jusqu'à Hoboken.
Elle est venue me voir. Je lui ai expliqué.
C'est une grosse erreur
Si je n'appelais pas le comité, elle le ferait.
- Vous n'avez plus qu'elle. - Je m'en fiche !
- Il n'en sortira rien de bon. - Ça ne dépend plus de vous.
J'ai rencontré l'inspecteur Briscoe
en plein après-midi, à son appartement.
On a passé la nuit ensemble.
Quand je suis partie le lendemain, il dormait encore.
Vous êtes sûre de la date et de l'heure de cette rencontre ?
Oui.
Deux jours avant mon dixième anniversaire de mariage.
Merci, agent Abrams.
Juge Hellman, rappelons l'inspecteur John Flynn
pour d'autres questions à ce sujet.
Je n'ai pas fini avec ce témoin, monsieur De Maio.
Dites-moi, madame Abrams.
Ce jour-là,
quand vous aviez des relations sexuelles illicites avec l'inspecteur Briscoe,
où votre mari vous croyait-il ?
- Je lui ai dit que je travaillais. - Vous avez menti ?
Oui.
Avez-vous eu d'autres liaisons ?
Vous êtes sous serment.
Deux autres.
Et lors de ces relations sexuelles avec ces partenaires,
j'imagine que vous avez aussi menti à votre mari.
J'en suis sûre.
Notre mariage battait de l'aile.
Ça ne nous intéresse pas.
Une question simple.
Vu votre prédisposition au mensonge,
pourquoi devrions-nous vous croire ?
J'aimerais qu'on boucle ça avant 16 h.
Ça vous excite, monsieur le juge ?
Humilier des innocents.
Êtes-vous en colère parce que votre témoin
est une menteuse et une salope ?
Espèce de malade !
- Hé ! - Qu'est-ce que vous faites ?
Vous et Flynn, vous vous méritez. J'espère que vous brûlerez en enfer.
Maintenant, on le fait à ma façon.
Il était temps. J'allais commander des sandwiches.
Que fais-tu ici ?
Je voulais te parler, John.
Mais ta maison est bouclée comme Fort Knox.
Oui.
Il y a deux policiers dehors, ils n'aimeraient pas te voir.
Donne-moi cinq minutes.
On se connaît depuis un bail. Tu l'as dit toi-même.
Trente secondes.
Pourquoi avoir dit que j'avais volé la salle des preuves ?
Tu te souviens de l'académie, Lennie ?
Ils nous ont appris la loyauté.
T'as un pote qui picole, tu le couvres.
Tu le protèges.
J'ai sauvé ta carrière.
Et toi, tu ne fous rien pendant que ton branleur de partenaire me détruit.
- Tu l'as laissé faire. - Tu as fait ton choix. C'est toi.
Mais on n'accuse pas les autres de ripoux.
Tu veux quoi, Lennie ?
Qu'on remonte six, sept ans en arrière ? Tout recommencer ?
Impossible.
Dis-moi juste que tu sais que je n'ai pas volé cette drogue.
Je veux te l'entendre dire.
Oui.
À qui je dis ça ? Ta poitrine ou ta cuisse ?
Fouille-moi si tu crois que j'ai un micro.
Je sais que tu n'as pas pris cette drogue, Lennie.
Tu sais le pire, John ?
Tu étais un bon flic.
Oui.
Ça va aller, Lennie.
Hellman fait un "mea culpa" à la presse.
On a dû l'attacher à sa chaise
pour qu'il écoute la cassette.
Jack devrait être dédommagé pour les abus qu'il a subis.
Quoi ? J'ai adoré.
- Flynn est au courant ? - Non.
On l'arrêtera dès qu'on aura un mandat d'arrêt.
Ce serait plus facile si j'étais là.
Ta famille est là, John ?
Non, ils sont partis. On a fini de parler, Lennie.
Qu'est-ce qu'ils font là, eux ?
John Flynn, je vous arrête pour parjure.
Quoi ? Parjure ?
Huit week-ends de travaux d'intérêt général ?
Vous avez enfreint les termes de votre liberté conditionnelle.
Vous irez en prison pour longtemps, inspecteur.
Ils doivent t'emmener, John.
Ne dis rien avant d'avoir vu ton avocat.
Entrez !
Prenez vos affaires, Flynn.
Je pensais que tu serais loyal, Lennie.
Tu portes toujours ce micro ?
Tu ferais mieux de te taire, John.
Tu veux m'aider à pisser ?
Laissez la porte ouverte.
Je me suis trompé sur toi, Lennie.
Je pensais que tu comprendrais.
On en a déjà parlé, John.
Tu veux parler d'autre chose ?
Bien. Parle-moi, Lennie.
Tu veux parler des poneys ?
Hector Garcia est de retour.
Il doit savoir que Flynn est mort et qu'il est intouchable.
Le veinard.
Lennie, tu veux aller dîner ?
Je ne peux pas. Je dois voir un vieil ami.
Elle a un petit problème familial.
CETTE HISTOIRE EST PUREMENT FICTIVE.
Sous-titres : Jérôme Salic
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