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Original subtitles

Jakob, tu es l� ?

Tu m'entends ?

Jakob.

Je suis l�.

Je suis bien l�.

Non...

Ne dis rien.

�coute-moi.

C'est dans l'ordre des choses.

Une autre femme viendra.

Tu verras.

Il y en aura une autre.

Tu la reconna�tras...

� l'amour qu'elle te portera.

Les mots que tu prononceras

devront servir

� me faire revenir aupr�s de toi.

Promets-le-moi.

Promets-le.

Jakob.

Je serai toujours ta m�re.

Votre lettre de recommandation.

Nous vous savons gr� de tout ce que vous avez fait.

Merci. Veuillez m'excuser, mais je dois me h�ter.

O� est-ce que tu vas ?

Tu vas mieux, alors je pars.

Tu n'as plus besoin de moi.

Bien s�r que si.

Tu as besoin de ta maman et de ton papa.

Je ne t'oublierai jamais.

Ne pars pas.

S'il te pla�t, ne me laisse pas.

Je connais � peine cette femme.

Elle s'appelle Verena.

Elle est seule.

Elle les a toutes en m�moire.

Chacune des s�parations.

Sa vie est faite d'adieux.

� chaque fois plus d�chirants.

Jusqu'� La Rocciosa

et au gar�on mutique.

Bonjour. Je suis Verena.

Il me semble qu'on m'attend.

Je suis l� pour le jeune gar�on.

Pardon, monsieur.

Aurais-je mal saisi l'heure de notre entrevue ?

Pas du tout.

J'esp�re que la place est encore vacante.

Elle l'est, mais pour une nurse anglophone.

Ma langue maternelle.

Voici les recommandations de mes anciens employeurs.

- R�sidiez-vous chez eux ? - Oui.

C�toyer la famille de l'enfant permet de mieux le comprendre.

Restez-vous en contact avec eux ?

D�s que l'enfant va mieux, la famille a tendance � oublier.

Aucun dipl�me,

mais vous auriez un don.

J'ai acquis mes comp�tences gr�ce � la pratique

et � une certaine sensibilit�.

Une sensibilit� ?

Vous n'avez pas d'enfant.

Non.

Votre fils...

pr�f�re parler anglais ?

Sa m�re.

Ma femme y tenait.

Elle est morte � la suite d'une maladie.

Mon fils est plong� dans le mutisme

depuis sept mois...

et 16 jours.

Alessio va vous conduire � votre chambre.

J'aimerais me pr�senter � votre fils.

Quel est son pr�nom ?

Sachez qu'il a eu d'autres nurses,

convaincues, elles aussi, de leurs comp�tences.

Mon fils se pr�nomme Jakob.

Bonjour, Jakob.

Je m'appelle Verena.

Je vais rester ici quelque temps.

Je ne suis pas comme les autres.

Je suis bien pire.

Regarde-moi, Jakob.

J'aimerais t'aider, tu comprends ?

�a ne sert � rien.

Aucun hochement de t�te,

aucun texte, aucun dessin.

Ni chansons ni rires.

Ni sourires...

ni pleurs.

Nous commencerons demain matin. 9 heures, �a te convient ?

Vos questions sont vaines.

Jakob n'a pas besoin de r�pondre.

Je pense qu'il le sait.

Assez.

Reviens t'asseoir.

Va, � pr�sent.

Bonne nuit, Jakob.

Il est tr�s ob�issant.

C'est bien le probl�me.

D�sob�ir implique de r�torquer quelque chose.

Par cons�quent, il ob�it.

Ne le prenez pas mal.

Il s'agit de mon fils, signorina. Pas de moi.

Jakob r�prouve votre pr�sence.

Il ne le montre pas encore, mais �a viendra.

Son silence est tellement puissant.

Vous le percevrez.

Vous lui parlez tr�s s�v�rement.

Plus courageuse que les autres.

Je m'interroge.

� quel sujet ?

Demain... Peut-�tre.

Tout d'abord, je vais te dire ce que je constate.

Je constate que,

si tu voulais parler,

tu le ferais.

Je constate qu'il doit �tre tr�s difficile

de ne rien exprimer du tout.

�a doit �tre si p�nible de maintenir un tel effort.

Je dois reconna�tre que tu es tr�s dou�.

Je sais ce que �a fait de se sentir � l'�cart du monde.

J'avais presque ton �ge, � la mort de ma m�re.

Puis j'ai perdu mon p�re, un peu plus tard.

C'est une belle journ�e.

J'ai une id�e.

Jakob ?

Jakob !

Je cherche Jakob.

Vous l'avez d�j� perdu ?

Si vous le voyez, ayez l'amabilit� de lui dire que je veux lui parler.

Jakob ?

Jakob ?

Jakob ?

- Pardon, je... - Verena.

La nurse, bien �videmment.

Approchez.

Que Lilia vous voie.

Vous �tes l� pour le gar�on.

Je vais tenter de l'aider.

Bienvenue.

Bienvenue � La Rocciosa, mon enfant.

C'est tr�s gentil.

Mais je devrais y aller.

Naturellement. Allez retrouver le petit.

Faites-le parler.

Veuillez m'excuser. Je cherchais Jakob.

- Savez-vous jouer ? - Non, je n'ai jamais appris.

- Est-ce votre femme ? - Oui.

Comment s'appelait-elle ?

Vous avez pass� la matin�e avec Jakob.

Avez-vous observ� quoi que ce soit ?

J'ai besoin de savoir ce qu'il a endur�.

Malvina.

Malvina Rivi.

Vous avez d� entendre parler d'elle.

Non.

C'�tait au Carnegie Hall.

Elle a jou� dans les grandes salles du monde entier.

Pour des rois, des reines,

des pr�sidents.

Elle �tait tr�s belle.

Elle est morte six mois apr�s cette photo.

Tout a commenc� apr�s notre retour.

Au d�but, ce n'�tait qu'un simple acc�s de fi�vre,

puis �a s'est aggrav�.

Elle se consumait un peu plus de jour en jour

et sa beaut� se fanait.

J'ai d� m'absenter

pour chercher de l'aide.

Jakob est rest� avec elle.

Il l'a soign�e avec Lilia.

Il ne quittait pas le chevet de sa m�re.

Il a h�rit� de son don.

Ils s'asseyaient et jouaient des heures ensemble.

Son mutisme est d�lib�r� ?

Serait-ce un t�moignage de votre extr�me sensibilit� ?

Il ne souffre d'aucune blessure,

d'aucune infirmit� ?

Quelque chose s'est bris� en lui.

Il est dans le rejet.

Le d�ni.

Comme si cette veill�e

pouvait changer les choses.

Il aimerait qu'on lui rende sa m�re ?

Quelle d�couverte !

Je te cherchais, Jakob.

Je suis l� pour travailler, pas pour jouer � cache-cache.

Lui avez-vous dit que je le cherchais ?

Non. J'ai oubli�.

Je n'ai pas encore fini, Jakob.

Nous avons � faire.

Votre demeure est magnifique.

Merci.

J'esp�re que vous vous y sentirez � votre aise.

Une fois, Jakob,

j'ai v�cu chez une famille � Lucques.

Le m�nage n'avait pas �t� fait depuis des lustres.

Il y avait des cafards de la taille de la montre de ton p�re.

Une autre fois, j'ai v�cu chez une famille � Plaisance.

Je partageais ma chambre avec la cuisini�re

qui ronflait...

Alors oui, j'en suis s�re.

Je serai pleinement � mon aise.

� vrai dire, ce n'est pas vraiment chez moi.

Ma belle-famille a v�cu ici pendant 1 200 ans.

Je ne suis que de passage.

Il en va de m�me pour celle d'Alessio.

Les femmes travaillaient dans la maison

et les hommes, � la carri�re.

- La carri�re ? - Tout ceci en d�coule.

La fortune familiale.

Jadis, les pierres �taient recherch�es.

Jadis ?

Elle l'a fait inonder quand la guerre a commenc�.

Les temps �taient durs.

Elle voulait pratiquer son art.

C'�tait devenu sans int�r�t.

C'est l� que Jakob va nager.

Il vous y emm�nera, si vous le souhaitez.

Oui.

�a me plairait beaucoup.

Le jeune ma�tre va bien.

En �tes-vous s�r ?

L'eau est profonde.

Tr�s profonde.

� quoi �a sert ?

C'est en souvenir de ceux qui travaillaient ici.

Ceux qui sont morts en extrayant la pierre.

La vie, la mort, l'amour.

La pierre repr�sentait tout.

Permettez.

�a fait si longtemps...

C'est moi qui m'en occupais

chaque soir de sa vie,

depuis l'�poque o� elle �tait petite fille.

Elle a commenc� � jouer en public

d�s l'�ge de 14 ans.

Elle m'emmenait partout.

Nul ne la connaissait mieux que moi.

Ses envies...

ses besoins.

Je l'aimais tant.

Jakob, c'�tait toi ?

Il suffisait de me dire que tu avais peur.

Jakob, qu'y a-t-il ?

Attends !

Jakob, calme-toi.

Calme-toi.

Calme-toi. �a suffit.

�a suffit.

Arr�te !

J'aurais d� le laisser.

- Il �tait coll� au mur. � croire... - Qu'il �coutait.

Oui, je l'ai d�j� vu.

Dans sa chambre,

ainsi que dans le jardin.

� la carri�re.

Il doit entendre sa m�re.

Ou c'est ce qu'il pense.

On dirait que �a le r�conforte.

Vous auriez d� me le dire.

Cela change tout.

C'est peut-�tre le signe d'un �tat bien plus grave.

Vous ne croyez pas aux voix ?

Non.

- Non, absolument pas. - Moi non plus.

Parfois, j'aimerais bien.

Avez-vous envisag� de l'emmener ailleurs ?

Bien entendu, mais �a n'a pas �t� possible.

Il a r�agi comme hier.

Il �tait une menace pour lui et pour les autres.

- Il faut l'hospitaliser. - Pas question.

Je doute de pouvoir continuer.

Pourquoi ?

On m'a cach� de quoi il retourne.

Je dois y r�fl�chir.

Vous �tes comme les autres.

Faites-moi part de votre d�cision.

Jakob.

Aide-moi � descendre.

Tu m'as fait peur, Jakob.

Mais tu m'as ouvert les yeux.

Je ne puis t'abandonner.

J'ai connu un gar�on qui croyait entendre sa s�ur d�funte

� travers la dent d'un vieux peigne.

Il restait assis pendant des heures,

� �couter et murmurer ses secrets.

Lui aussi �tait persuad� d'entendre une voix.

L'esprit est capable de choses extraordinaires.

C'est ton esprit qui te parle. Rien de plus.

Je ne dis pas que ce que tu entends n'est pas r�el.

Tout ce qu'on �prouve l'est, d'une certaine fa�on.

Mais...

ce n'est pas ce que tu crois.

Il est important que tu le comprennes.

Je souhaite t'entendre parler.

Mais je ne suis pas ton ennemie.

Je tiens � toi.

Qu'y a-t-il ?

Veux-tu t'en aller ?

Quel est cet endroit ?

Le tombeau familial.

Entrez. Allez donc voir.

Jakob ?

Toute la famille repose ici.

40 g�n�rations.

Tout le monde est enterr� l�, dans la pierre.

Jakob ?

Viens avec moi, s'il te pla�t.

Moins vous parlez, plus vous entendez.

Il n'y a rien � entendre.

D'apr�s moi, tu redoutes qu'en parlant

la voix se taise.

Viens.

Allons �couter ensemble.

Je te dirai ce que j'entends.

Comme c'est �trange...

tous ces sons.

�a pourrait �tre n'importe quoi.

Mais elle n'est pas l�.

Je veux que tu arr�tes.

Les morts ne parlent pas.

Je le sais, Jakob.

Je ne le sais que trop bien.

Malgr� nos souhaits les plus profonds,

les morts restent silencieux.

Bonne nuit, Jakob.

Ton p�re m'a dit qu'elle t'avait transmis son don.

Que dirait-elle en apprenant que tu n'en fais rien ?

Elle a s�rement d� �voquer l'avenir,

avant de mourir.

Toutes ces merveilleuses choses qui t'attendent.

Essaie de te rappeler ce qu'elle a dit

et pense � ce qu'elle dirait si elle te voyait aujourd'hui.

Ce chat a une histoire.

Dans ce genre de demeure, on avait pour coutume

d'emmurer un chat pour se prot�ger du mal.

- Un chat mort ? - Non.

Pas mort.

C'est horrible.

Naturellement.

Je ne devrais pas en plaisanter. Pardonnez-moi.

Jakob doit m'attendre.

Si tu te mets � jouer,

�a signifiera uniquement ce que tu veux.

Joue pour moi, Jakob.

Peut-�tre me suis-je tromp�e lorsque j'ai �voqu� ta m�re.

Peut-�tre que ton silence ne la scandaliserait pas

autant que moi.

Il para�t qu'un v�ritable artiste ne se soucie que de l'amour

de son auditoire.

Peut-�tre

que ton silence est un hommage ad�quat.

L'adoration est plus ardente � sa sortie de sc�ne.

Que me dis-tu, Jakob ? Ai-je tort ou raison ?

Je fais �a pour t'aider, Jakob.

Le gar�on �tait f�ch�, aujourd'hui.

Il est malade.

Il a besoin d'aide.

Son p�re en a le c�ur bris�.

Le gar�on...

Il n'y a que lui qui importe.

Il repr�sente l'avenir.

Regardez-vous.

Vous �tes si belle.

Tendez-moi vos mains.

Elles sont puissantes.

Comme les siennes.

Il ne parlera pas pour vous faire plaisir.

Le gar�on parlera le moment venu.

Il attend.

Mais son attente n'a que trop dur�.

C'est l'�vidence m�me.

Quand il parlera,

o� irez-vous ?

Dans une autre famille.

Une enfant solitaire.

Ce chat a une histoire... Emmur�...

Il attend.

Est-ce que Jakob est encore l� ?

Non.

Puis-je regarder ?

� votre guise.

C'est ma femme.

Le pire mod�le qui soit. Dissip�e, jamais contente.

Le pire et le meilleur � la fois.

Et celle-l� ?

Je n'y ai pas touch� depuis des mois.

C'�tait cens� �tre sa sculpture.

Ne pouvant la finir, vous l'avez abandonn�e.

Peut-�tre que �a aiderait Jakob de vous voir au travail.

�a pourrait �tre un signe d'espoir.

Oui.

Peut-�tre.

Il y a quelqu'un ?

Lilia ?

Je la garde en ordre pour elle.

C'est ici qu'elle nous a quitt�s.

Nous l'avons veill�e jour et nuit,

moi et le petit.

Il a vu des choses affreuses.

Il a entendu...

des choses affreuses.

Une fois morte, je l'ai lav�e

et recoiff�e.

La vue de cette chambre vous choque.

Votre robe est d�chir�e.

Oui.

Pourrais-je vous emprunter du fil ?

J'ai une id�e.

Non, je ne peux pas.

Attendez.

Je vous assure, je ne peux pas.

Celle-ci ?

Passez-la.

Voyons si elle vous va.

J'ai d�chir� ma jupe.

Enlevez �a.

Remettez-la.

D�barrassez-vous de l'autre.

Je vous en prie.

J'ai une requ�te.

Vous �tes libre de refuser.

De quoi s'agit-il ?

Cet apr�s-midi, j'ai vu une chose qui m'avait �chapp� jusqu'ici.

Une certaine ressemblance

avec mon �pouse.

Je pense que vous savez ce que je vous demande.

Pardon si je vous ai offens�e. Oublions cet incident.

Cela n'aura aucune r�percussion sur votre travail.

Regardez-vous.

Vous �tes si belle.

La jambe gauche au-dessus.

Votre main... Posez-la.

Votre t�te...

Oui, comme �a.

Un peu plus...

Ne bougez pas.

Faites-les entrer.

Faites-les entrer.

Jakob.

Je suis l�.

Je suis bien l�.

Jakob.

Je vais prendre soin de toi.

C'est promis.

Vous lui faites du mal.

Laissez-moi m'occuper de lui.

Laissez-moi m'occuper d'eux.

Pardon.

Merci pour les fleurs.

C'�tait sa couleur pr�f�r�e.

Est-ce elle ?

Ou bien moi ?

Vous souhaitiez me voir ?

Je pense qu'il est grand temps

de discuter de vos progr�s,

de la mani�re dont �volue le comportement de Jakob.

Il a besoin de moi.

Je peux l'aider.

Pourtant, il n'a toujours pas dit un mot.

Je devais le prot�ger, mais j'ai aggrav� la situation.

Elle tient � ce que je reste

pour veiller sur Jakob.

Et pour veiller sur vous.

La voix est r�elle.

Vous �tes folle.

Vous l'avez dit vous-m�me : "Un �tat grave".

J'aurais d� en tenir compte.

Vous avez fini par en �tre malade et vous entendez des voix !

Pourquoi ne s'adresse-t-elle pas � son mari ?

Ne me cong�diez pas.

Je vous en prie.

Je dois faire ce qui est pr�f�rable.

Pour Jakob avant tout.

Jakob !

Il a l'intention de me renvoyer.

Dites-moi ce que je dois faire.

Dites-le-moi.

Dites-le-moi.

Dites-le-moi.

Dites-le-moi.

Dites-le-moi.

Dites-le-moi.

Dites-le-moi.

Dites-le-moi ! Dites-le-moi !

Dites-le-moi...

Dites-le-moi !

Jakob.

Une autre femme viendra.

C'est dans l'ordre des choses.

Nous devons la secourir.

Jakob.

�coute-moi bien.

Ta m�re veille sur toi.

Mais elle souffre. Elle est fatigu�e.

Elle est prise au pi�ge.

Jakob...

Il faut la secourir.

Il le faut.

Tu sais ce que �a implique.

Jakob, arr�te-toi !

Arr�te-toi, Jakob !

Le moment est venu.

C'est le moment.

Tu dois la laisser partir.

Tu dois le faire maintenant.

Tu comprends ?

Il me renverra si tu ne parles pas.

Parle.

Parle.

Parle ! Parle !

Parle !

Jakob...

Ne dis rien.

Que faites-vous ?

- Je dois partir. - Non.

C'est elle. Sa maladie m'a contamin�e.

Vous �tes fi�vreuse.

Ne partez pas. Je veux que vous restiez.

Elle nous ensorcelle depuis trop longtemps.

Pas seulement Jakob, mais nous tous.

Je ne peux pas.

Non, Jakob a besoin de vous.

Je vous en prie.

J'ai tellement peur.

Lilia... O� est-elle ?

Qui ?

Lilia.

Que voulez-vous dire ?

O� est-elle ?

Elle est morte.

Le jour des fun�railles de Malvina,

elle a lest� ses poches de pierres et s'est avanc�e dans le lac.

Verena.

Verena !

Pas ici...

Pas cette chambre...

Pas cette chambre.

Tout va bien.

- La porte �tait verrouill�e. - Par s�curit�.

Piti�, Klaus. Pas cette chambre.

Alessio dit qu'il le faut. Vous d�lirez.

- Ne me laissez pas. - Je vais chercher un m�decin.

Il viendra le plus vite possible.

Ne me laissez pas.

Pas cette chambre...

Je dois parler � Jakob.

Je dois parler � Jakob.

Jakob...

Le gar�on parlera

le moment venu.

Aidez-moi.

Au secours.

Aidez-moi.

Seigneur, piti�.

Bonjour.

Est-ce que �a va mieux ?

Tout ira bien, c'est promis.

Je me suis fait du souci.

O� est Jakob ?

Ma mama me manque.

Je suis l�.

Je suis bien l�.

J'ai tent� de me rem�morer ma vie ant�rieure.

Je connais � peine cette femme.

Mais le pass� est un songe dont on se tire chaque matin.

Aucun de nous n'est tout � fait le m�me.

Approche, Jakob.

Viens t'asseoir.

Adaptation : Nathalie Turac

Sous-titrage BTI STUDIOS

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