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Allez...
Allez, allez, allez...
Brian !
Bonjour, mademoiselle Reif.
Ta mère est en retard ?
Oui.
Eh bien... t'as pas à attendre ici tout seul.
La prochaine fois, viens me voir dans ton ancienne salle de classe.
On pourra commencer à faire tes devoirs,
repasser les leçons d'histoire...
D'accord. Qu'est-ce que c'est ?
Ça, c'est une surprise pour les amies que je vais rejoindre.
Tu veux voir ?
Oui.
Ça a l'air bon.
Range ton téléphone.
T'aimes bien lire, non ?
Oui.
Oui ? Eh bien...
Je viens de terminer l'écriture de mon premier livre pour enfants.
J'aimerais que tu sois le premier à le lire.
« Boule de neige était un petit chiot brillant et enjoué.
Il avait une magnifique fourrure...
...gentil, brillant et enjoué également. »
Brian, tu vois cette concierge ?
Oui ?
Je voudrais que tu ailles lui dire
de ne pas laver les planchers tant que tu n'es pas parti.
Tu pourrais glisser et te faire très mal.
Il faut que tu sois un grand garçon, d'accord ?
Il faut que tu saches exiger le respect des gens et défendre tes intérêts.
Allez !
Vas-y, je t'attends ici.
- Bonjour. - Bonjour !
Que fait-il ?
Cette femme lavait le sol juste devant ses pieds.
Il a failli glisser et se blesser.
Oh, mon Dieu...
Je sais...
C'est un si gentil gamin.
Il est toujours le premier à vouloir aider ses amis de classe,
et avec ce genre d'enfants, je tente d'enseigner l'assertivité.
Je veux qu'ils soient en mesure de se défendre,
surtout lorsqu'il est question de leur sécurité.
Oui, je vois, merci. Salut, mon coeur.
Désolée pour mon retard.
Je suis fatigué.
Je sais, mon ange. Attrape tes choses, on rentre à la maison.
Merci d'être restée avec lui.
Aucun souci.
Vous serez une mère merveilleuse.
Merci.
Je vous souhaite une excellente soirée.
À vous aussi.
Hé, Brian.
Ne joue pas trop aux jeux vidéo, c'est compris ?
D'accord, au revoir.
Ceci est un appel prépayé de :
Jeff.
Un détenu du centre correctionnel du comté.
Tous les appels sont susceptibles d'être enregistrés et surveillés.
Pour refuser cet appel, composez le 9 maintenant. Pour l'accepter, composez--
Allô ?
Allô ?
Salut !
Salut ?
Désolée, puis-je vous aider ?
Non, c'est beau, merci !
Êtes-vous perdue ?
Non, je vais rejoindre une amie.
Je vois. Qui est votre amie ?
Kim.
Oh, désolée ! Je vais aussi voir Kim.
Pourquoi ?
C'est moi qui ai organisé cette réunion.
Oui !
D'accord.
Je suis désolée.
Elle m'avait dit qu'elle inviterait quelqu'un.
Je m'appelle Emily.
Salut. Moi, c'est Leslie.
Enchantée.
Moi aussi.
Je peux t'aider ?
Bien sûr, merci.
- Je peux apporter ça. - Non, je le prends.
- Tu peux prendre ça. - D'accord.
Et ça aussi.
- Merci. - C'est bon.
Comment tu connais Kim ?
On travaille ensemble au magasin.
Ah, super. Elle avait mentionné qu'elle cherchait quelqu'un pour l'aider.
Oui.
T'es ici depuis combien de temps ?
Deux semaines, mais je connais bien le coin
parce que j'arrêtais souvent ici en allant à Jackson Hole.
T'es mariée ?
Non !
Quoi ?
Pour qu'un homme veuille m'épouser, il faudrait qu'il soit fou,
et j'ai pas envie de sortir avec un homme fou.
Alors, non.
T'aimes mieux les types costauds ou les grands filiformes ?
Je sais pas... filiformes ?
Eh bien, je peux déjà penser à sept gars qui tueraient pour un verre avec toi.
Ce sont tous des amis de mon mari, ils sont merveilleux.
Montre-moi des photos d'abord, parce que j'aime pas trop les rencards à l'aveugle.
Oui, bien sûr, pardon.
Rappelle-le-moi après notre réunion.
D'accord.
C'est en haut.
Leslie.
Désolée.
Toi, de quelle façon as-tu rencontré Kim ?
J'ai enseigné à ses enfants.
T'es enseignante ?
Oui.
Tu dois être très brillante, alors.
Ouais.
Toc, toc !
Ah oui !
Les voilà !
Salut.
Les belles filles !
Laisse-moi te débarrasser.
C'est bon, je l'ai.
Ça fait 25 minutes qu'on grignote en vous attendant.
Désolée, il y avait un parent à la traine à l'école.
Elle est hilarante, celle-là.
Elle a apporté une tarte ?
Eh oui !
Tu te surpasses toujours.
C'est ma façon de vous remercier d'être venues pour cette première rencontre.
Putain, ça a l'air succulent !
Leslie, on est dans une église.
Désolée, mais ça a l'air vraiment bon !
Attendez, c'est sérieux... ?
On ne peut plus rire de rien ou quoi ?
Tout le monde est si susceptible de nos jours.
À table !
Elle attend juste qu'on la mange !
Ça devrait devenir notre tradition : une tarte par réunion !
- Comment tu vas ? - Le mieux possible.
Alice, merci d'avoir parlé au père Marcus, c'est parfait.
Ce n'est rien.
Les filles, voici Leslie. Elle nous donne un coup de main à la boutique.
- Heureuse de te rencontrer. - Enchantée.
- Leslie, tu m'attraperais un petit gâteau ? - Bien sûr.
- De l'aide pour t'assoir ? - Je veux bien.
Tu portes un poids en plus.
C'est vrai, merci.
Regardez-moi ça.
Magnifique.
Oh, mon Dieu. Elle a fait une tarte en plus d'avoir travaillé toute la journée.
- Oh, mon Dieu. - Merci, Alice.
C'est tellement bon !
Le beurre, ça change tout.
C'est vrai.
Je ne peux pas croire que quelque chose de si délicieux puisse être si mauvais pour la santé.
Je suis si heureuse qu'on se soit enfin réunies pour l'occasion.
Oui.
Aujourd'hui, j'aimerais simplement qu'on apprenne à se connaître.
On a pas de tâches à accomplir.
Nous sommes ici pour nous soutenir dans cette guerre multiculturelle.
Exactement.
On m'a lavé le cerveau,
on a voulu me faire sentir honteuse de mes origines,
me faire sentir coupable de la prospérité
que nos maris, nos pères et nos frères ont apportée
au monde occidental, et dont tout le monde a bénéficié.
On nous a tous lavé le cerveau.
Je suis enseignante à l'école primaire, et...
Je...
J'aimerais vraiment être mère.
Et...
Tomber enceinte n'a pas été aussi facile qu'on l'avait espéré, alors...
Peut-être que Dieu me réserve une tâche plus grande.
Tout à fait.
Ce club...
- Oui. - Oui.
Oui...
Le nom me plait. Ça représente le legs transmis au fil des générations.
Oui.
Devrions-nous nous présenter chacune notre tour
et discuter de nos espoirs en lien avec la formation de ce club ?
SOEURS POUR L'UNITÉ ARYENNE 1er MAI
Je suis Marjorie.
En fait, je suis pas sûre que je devrais être ici. Désolée, je veux pas t'irriter, mais...
Je ne serai pas irritée, Marjorie.
Je veux t'entendre.
Ça n'a pas à être quoi que ce soit d'autre que ce que tu souhaites.
Y avait-il une raison particulière pour laquelle tu es venue aujourd'hui ?
En fait, je cherchais juste des conseils par rapport à une situation au travail.
Tu veux nous l'expliquer et on pourra en discuter ?
Oui, donc... je travaille en ville.
Tout d'abord, je veux préciser que je ne la déteste pas. Ni personne d'ailleurs.
Pour aller en ville, mon trajet de bus me prend une heure à l'aller et au retour,
et je travaille comme une forcenée depuis deux ans pour obtenir le poste de gérante.
Et ce n'est pas sa faute, mais...
il y a cette fille colombienne qui a commencé un peu après moi.
Elle a eu la promotion et pas moi.
Seigneur, c'est injuste.
C'est ce que j'ai pensé.
Est-ce que cette femme colombienne t'a défendue en rappelant qu'elle avait commencé après toi ?
Non.
Non, alors...
Pour être sûre, aucune de vous ne va partager ça en ligne, n'est-ce pas ?
Marjorie, notre Constitution a été créée pour te protéger.
Oui.
Tu ressens des choses et c'est valide.
C'est vrai.
J'ai décidé de ne pas me laisser marcher sur les pieds.
C'est bien.
J'ai demandé à mon gérant pourquoi elle avait eu la promotion à ma place.
Il m'a répondu qu'elle avait un meilleur profil de leader.
Je sais pas trop ce qui s'est passé, mais je me suis emportée.
- Elle a eu le poste à cause de sa peau foncée. - Tout à fait.
Et personne n'a voulu me défendre, même pas mes collègues.
J'étais en train de devenir folle.
Tu l'es pas.
Pas du tout.
C'est toujours la même chose : diversité, inclusion...
C'est comme un putain de message codé qui se retrouve sur tous les documents.
C'est sur tous les papiers gouvernementaux, les fiches d'emploi,
tous les documents officiels, vous voyez ?
Bref, je ne sais pas quoi faire et...
c'est pour ça que je suis ici.
Hé. Merci d'avoir partagé ça avec nous et de t'être affirmée.
J'aimerais aussi ajouter que...
les Mexicains et les Noirs se permettent de dire des choses comme :
- « Les Blancs sont horribles... » - Tout le temps !
Oui, ou encore, ma préférée : « Les Blancs sont les pires. »
Et personne ne dit rien.
Mais si nous, on ose les critiquer un tantinet,
oh, alors là, on crie au racisme !
Marjorie, sache que t'es en bonne compagnie ici.
On ressent toutes la même chose. Tu peux t'exprimer sans crainte ici.
Vous voyez, c'est que...
Les Asiatiques débarquent, ils envahissent nos compagnies,
ils nous rendent malades, mais je ne dis rien.
Ensuite, des enfants de ghettos qui savent à peine écrire leur nom
se retrouvent à fréquenter des collèges huppés auxquels je n'ai même pas eu accès,
et encore une fois, ça passe, je ne dis rien.
Mais là, toutes les filles de couleur ont un laissez-passer
parce qu'elles ont convaincu les gens qu'ils devaient les prendre en pitié,
et après, c'est moi qui suis raciste ?
Il n'y a plus rien pour moi dans ce pays.
Je suis une bonne personne. Je travaille dur.
Mais je refuse de continuer à vieillir dans la pauvreté
en entendant les gens dire que j'ai eu tout cuit dans le bec.
Ce n'est pas vrai. J'ai de la difficulté à joindre les deux bouts.
Oh, là, là...
C'est merveilleux de voir des jeunes intégrer le mouvement. Et tu n'es pas mariée ?
À ce propos !
Ne t'en fais pas pour ça, on y travaille. Leslie est dans le même bateau.
Je connais tout plein d'hommes célibataires merveilleux qui se pâmeraient pour toi.
Je n'ai pas tant d'options, j'en ai deux en tête, mais ils sont plus âgés.
RENCONTRES AMOUREUSES
Je ne fréquente que des hommes plus âgés.
Écoutez, on devrait toutes revenir à la prochaine réunion avec une liste de 10 candidats.
Oui, super.
Alice ?
Bonjour, je m'appelle Alice, j'habite sur la rue Owen, et...
je suis épuisée.
Je passe la plupart de mon temps seule, avec mes pensées.
Ce n'est pas une façon de vivre.
J'espère que nous pourrons faire grossir les rangs et nous épanouir toujours plus.
Le simple fait d'être ici avec vous et d'entendre les idées inspirantes d'Emily
m'aide à me retrouver.
Moi aussi, ma chérie.
C'est tellement difficile d'être mère et de se sentir seule.
C'est pourquoi nous devons recruter.
Oui, il faut trouver plus de gens.
On a pas à traverser ça seule.
Il s'agit de parler à ses amies,
de construire une communauté, d'aider les gens avec leurs courses,
de se partager la charge de conduire les enfants à l'école.
Tout à fait.
Il est possible d'introduire ces concepts un peu partout.
RECRUTEMENT
Même dans un cours de yoga !
Bien sûr !
Oui, c'est parfait.
Ce sont eux qui ont lancé le mouvement « La vie des Noirs compte ».
Ce sont eux qui créent cette division, qui diffusent ces idées
et qui laissent les jeunes s'en emparer.
La vie d'Emily compte, la mienne aussi.
Toutes les vies comptent.
Oui.
Nous avons de meilleurs médecins, notre espérance de vie est meilleure,
nous prenons mieux soin les uns des autres.
Ce sont des faits.
Reconnaître des faits fait-il de moi une mauvaise personne ?
- Non, bien sûr que non. - Pas du tout.
Viens ici.
Dans mes bras.
Merci.
- Salut. - Je suis Jessica.
Je ne savais pas à quoi m'attendre ici, mais Emily a tout fait pour me convaincre de venir.
Mon papa était président d'une section du KKK à Valentine, Nebraska,
et j'en suis membre depuis toujours.
Je suis plus active sur Stormfront maintenant, comme tout se passe en ligne de nos jours.
Je n'ai pas l'habitude de le dire aux gens parce que je sais ce qu'on pense de nous...
Les médias aiment nous faire paraître comme de gros monstres effrayants.
Suis-je vraiment si effrayante ?
Je suis une mère de quatre enfants, enceinte du cinquième.
Ce club m'attire beaucoup
parce que je dis toujours que ça commence avec ce que les mères apprennent à leurs bébés.
Que Dieu te bénisse. Merci, Seigneur.
Et je ne suis pas ici pour créer le chaos. Je ne vais pas dire : « Pendez-les tous ! »
C'est ce que les gens pensent parfois. Mais non !
Je suis ici pour parler de gros bon sens.
- Le multiculturalisme ne fonctionne pas. - C'est vrai.
Ça n'a jamais fonctionné et ce ne sera jamais le cas.
Ils ne nous aiment pas et...
c'est réciproque.
Exactement.
Alors...
J'ai deux enfants.
- Tu es mère ? - Oui.
- Je te passe le crayon. - Merci.
J'en voulais plus, mais bon, c'est dispendieux.
J'ai tenté d'obtenir des prêts, mais les banques sont dirigées par des Juifs
et ils adorent me les refuser. C'est leur petit bonheur.
Je ne devrais pas rire.
C'est la vérité, pourtant. Je ne sais pas quand ça s'est produit,
mais on a fondé ce pays en 1776, n'est-ce pas ?
Oui.
Et aujourd'hui, on le voit nous être dérobé juste devant nos yeux.
Dylan fait rouler notre magasin et notre revenu est médiocre, tu en es témoin.
Il faut se rappeler que les immigrants illégaux nous volent.
Oui, c'est le cas.
Et... mon Dieu, tout ce pleurnichage et ce manque de respect
dont font preuve les enfants de couleur au magasin.
Ils débarquent en trombe et sont si bruyants.
Ça sert à quoi d'être si bruyants ?
Ils le font pour nous déstabiliser et nous empêcher de réfléchir.
Un État ethnique est idéal.
C'est ainsi que l'on garantit l'unité sociale et la régulation financière.
J'ai un diplôme en journalisme.
J'aimerais l'utiliser à bon escient au sein du club.
La première étape est bien évidemment de reprendre le contrôle des médias
qui est entre les mains des Juifs.
Emily et moi pensions démarrer un bulletin d'information ou un magazine
qui contiendrait certaines de nos idées, et si on pouvait le diffuser,
ça nous permettrait de rejoindre plus de gens.
Bonne idée.
On ne s'est pas présentées, je m'appelle Kim.
- Bonjour, Kim. - Enchantée.
Leslie ?
Oh, moi ? Pardon.
Je m'appelle Leslie, et...
Désolée, je suis censée dire quoi ?
Tout ce que tu veux ! Pourquoi es-tu ici ?
Il n'y a pas de mauvaises réponses, Leslie, crois-moi.
D'accord.
Je suis surtout ici parce que Kim m'a invitée.
J'ai été très chanceuse avec les amitiés que j'ai soudées.
C'est probablement le karma pour ma famille de merde.
Quand j'étais en prison, je me suis rapprochée d'un groupe de gens
qui m'a aidée à avoir les idées claires.
Je m'ennuie beaucoup de ce train de vie.
On me disait quoi faire, où aller... C'est quelque chose qui fonctionne bien pour moi.
Une amie à moi savait que j'aurais besoin d'un repère ici, donc elle m'a présentée à Kim.
Et c'est ce qu'elle représente pour moi : la stabilité.
Et j'aime ses enfants comme s'ils étaient les miens.
Je tuerais pour ces bébés.
J'aimerais avoir une famille comme la sienne un jour.
Ils m'ont pris sous leur aile...
sans poser de questions.
Je suis juste ici pour apporter mon aide, de quelque façon que ce soit.
Merci de nous avoir partagé ça, Leslie, et d'être ici.
J'aimerais aussi ajouter ceci.
- Très important. - Oui.
FÉMININE PAS FÉMINISTE
Ces personnes disent vouloir se battre pour les droits des femmes.
Mais en fait, elles essaient seulement de nous rendre masculines.
Pensez-y.
Avec qui un homme préférerait-il être ?
Marjorie ? Leslie ?
Ou alors une sorte de baleine brune boursouflée
issue de je ne sais quel pays, porteuse de je ne sais quelles maladies dégoûtantes ?
La force de nos hommes et les ressources qu'ils contrôlent
méritent bien tout ceci.
Éphésiens 5.
Oui.
C'est l'unique équilibre entre les sexes
à avoir fait ses preuves en termes de constitution d'une famille forte.
Et nous avons besoin de familles fortes.
Ça remonte jusqu'aux années 1960 avec le déclin des familles traditionnelles.
Ça nous a beaucoup perturbés.
Oui.
Quelle ressource incroyable tu es ! La beauté et l'intelligence.
J'aimerais prendre un moment pour reconnaître tout le travail que tu as fait
pour organiser cette réunion et nous regrouper toutes ici.
Et tu as fait une tarte !
Tu fais une grande différence, tu le sais ? Pour moi, en tout cas.
- Merci, Kim. - Oui.
- Et ta tarte est délicieuse. - Merci.
Je vais prendre des notes et toutes vous les envoyer par courriel ensuite.
Non, euh... On ne devrait sans doute pas garder de traces de tout cela ?
Pardon, quoi ? Qu'avons-nous fait de mal ?
Nomme une chose que nous ayons dite ou faite qui soit illégale. Dis-moi !
- Tu as raison, je-- - Non, dis-moi !
- Désolée, je...
- Non, je suis désolée, c'est juste que--
- Emily. Nous pourrions parler du bulletin d'information ?
Oui.
J'ignore pour vous, mais moi, je cherche désespérément du matériel éducatif pour la maison.
Vous devriez entendre ce qu'on enseigne à mes enfants.
Je n'ose même pas imaginer ! Je peux t'aider avec ça.
Ça a toujours été mon rêve d'écrire un livre pour enfants.
Vraiment ?
Tu sais, tu devrais... créer ta propre école.
Il faut voir grand !
- Oui ! - Y aller à fond.
Oui ! C'est une idée géniale, Leslie.
Merci.
Ouais.
En fait, j'ai déjà commencé mon livre.
Ah oui ?
Oui, j'ai profité de temps libre à l'école pour l'esquisser.
Oh, mon Dieu !
Ce n'est qu'une ébauche, mais...
Quel chiot mignon !
Un petit chiot !
Comment as-tu appris à dessiner comme ça ?
Mon frère. Il est très talentueux.
Vous êtes tous les deux si créatifs.
Le magazine.
Oui.
Devrions-nous, peut-être... faire une liste de tous les immigrants illégaux aux alentours
afin que tout le monde sache où ils habitent ?
Euh... attends un instant. C'est une idée,
et tout est aligné dans la bonne direction avec le magazine,
mais nous devons être prudentes avec la première édition.
On cherche à rejoindre la masse.
On ne peut pas y aller trop brusquement.
Un extérieur doux,
afin que des idées vigoureuses puissent être digérées plus aisément.
Nous sommes les armes secrètes les plus redoutables, car nul ne se méfie de nous,
puisque nous agissons sans bruit.
Je ne sais pas si ça a un rapport avec tout ça,
mais je pense qu'il est important de gronder les parents de couleur devant leurs enfants
pour qu'ils deviennent la cause première de l'embarras de l'enfant.
Ensuite, ils voudront naturellement moins leur ressembler
et s'assimileront plus rapidement.
Oh, pardon !
Oh, Alice !
- J'en ai partout sur moi. - Je suis désolée.
Emily.
Je suis tellement désolée. C'est ma faute.
- Je m'en occupe. - Oh, mon Dieu.
J'ai des lingettes dans mon sac.
Mon Père, merci--
Je vous prie de quitter.
Pardon--
S'il vous plaît.
Je ne veux pas m'attirer des ennuis.
Je ne comprends pas.
S'il vous plaît.
Partez immédiatement et je ne vous dénoncerai pas. Immédiatement.
Je pense que c'est bon.
Oui.
Je suis soulagée de ne pas avoir ruiné le sofa.
Mesdames !
Que pensez-vous d'aller boire du vin chez moi ?
Oui !
Désolée, mais je ne peux pas. Une prochaine fois.
Lars et moi avons une soirée en amoureux.
On se reprend bientôt.
Cool pour moi.
J'ai l'impression d'entendre un singe parler.
Oh oui, tu as raison.
Je peux t'aider avec ça.
J'aurais aimé, mais le devoir m'appelle.
Il faut qu'on nettoie ?
Non, pas du tout. N'y touche pas.
- Tu es certaine ? - Oui.
Ils ont des employés pour ça. Leslie, ma chérie, tu te joins à nous ?
- Oui. - Super.
Avec plaisir.
On devrait inciter les gars à se voir bientôt.
Il faudra m'en trouver un d'abord.
J'ai toujours pensé que James et toi iriez bien ensemble.
Celui qui travaille à la station d'essence ?
Oui, celui aux cheveux roux.
Des mains atroces !
Marjorie !
Il me plairait ?
Si tu aimes les petits doigts trapus, oui, tu l'adorerais.
Parfois, ça me plait.
D'accord, alors James ce sera !
Leslie, ne l'écoute pas, il est très bien.
Il mérite une fille bien.
Je comprends, oui.
Je veux voir des photos d'abord.
Oui, autrement, c'est désagréable d'arriver et de constater qu'ils ont une drôle de tête.
Ou alors ils révèlent une horrible dentition à leur premier sourire.
Quelle horreur ! Je sais ce que tu veux dire, j'ai déjà quitté un rencard pour ça.
T'en veux ?
Oui, merci.
J'ai toujours des provisions.
Ça va te réchauffer.
Je le sens dans mes entrailles.
Quelle belle lune !
C'est la première fois que j'entre dans une église depuis mes sept ans.
Je suis étonnée de pas avoir été brûlée vive et expédiée en enfer.
Seigneur ! Je comprends tout à fait.
Je comprends.
Peut-être que Dieu nous a pardonné ?
Je ne sais pas...
Il le devrait.
Oh, merci. Les filles, je vous envoie les notes par courriel.
Un plaisir de faire ta connaissance.
Bon retour à la maison !
Passez une belle soirée, les filles.
Jess !
Tu es vilaine !
Merci pour l'invitation, c'était plutôt cool en fait.
Eh bien, c'était ça ou je me tuais.
Kim, tu vas au magasin ?
Oui, j'y passe.
On va avoir besoin de plus de vin.
Toujours plus de vin !
Tu nous y amènerais ?
Oui.
Un petit détour, ça vous dérange ?
- Pas du tout ! - Parfait.
Oh non ! J'allais prendre ce siège !
Ah, non. Oui... Non, je vais bien.
Oui, mais Kimmy me conduit à l'épicerie pour que je ramasse quelques trucs.
Tu peux m'y retrouver ?
Super.
Certaines filles vont venir boire du vin à la maison. Ça te va ?
Eh bien, je ne sais pas...
Oui, oui.
D'accord, je t'aime aussi, mon chéri.
À bientôt.
Craig a bien hâte de rencontrer mes nouvelles amies.
- Il est charmant. - Oui.
Merci de prendre place dans cette camionnette de maman.
Veuillez excuser le chantier. Je ne pensais pas vous y recevoir.
Et désolée pour l'odeur. On pourrait dire que c'est notre salle de casiers familiale.
D'où l'odeur de pieds.
Je connais bien cette odeur.
L'entrepôt du magasin sent la même chose.
Elle dit que c'est les enfants, mais c'est Dylan en fait.
T'es drôle, toi !
Merci.
Tu enseignes depuis combien de temps ?
Ça fait environ cinq ans.
- C'est long ! - Oui.
À quel niveau ?
À la maternelle. Tout jeunes !
- Trop mignon ! - Je sais.
- Ils sont si petits. - Oui, tout petits ! Vraiment adorables.
J'adore ça.
C'est super.
Pardon, quelle année ?
La maternelle. Ils ont cinq ou six ans, selon leur date de naissance.
J'ai accumulé beaucoup de vêtements vintage
que je pensais vendre sur un site en ligne.
Et je me disais que peut-être...
on pourrait utiliser l'argent des ventes pour l'école ou le magazine.
- Très bonne idée. - Pour la cause.
- Tu ferais ça ? - Oui !
Je pourrais contribuer aussi. J'ai plusieurs items à donner.
Ce serait génial.
Il me reste encore à les prendre en photo pour pouvoir les publier.
Je ne sais pas, peut-être que... tu pourrais être notre mannequin ?
Tu es tellement jolie !
Quoi ? Non !
- Oui ! - C'est ridicule !
Tu as les meilleurs gènes parmi tous les gens que je connais.
Elle fait semblant d'être modeste !
Kim, non ! Ce n'est pas vrai !
Tu es comme une Barbie en taille réelle.
Je devrais vous traîner partout avec moi.
Mais en toute honnêteté, on a toutes de très bons gènes.
Oui.
Marjorie, désolée de les regarder ainsi, mais tes seins sont splendides.
- C'est vrai. - Et je ne suis pas une lesbo.
Pas gros, mais ils font le travail.
Alors, tu voudras être notre mannequin ?
Oui.
J'aimerais tellement avoir ma propre école.
Tu serais parfaite pour ça.
Tu es la mieux placée pour ça.
Si les Nègres peuvent avoir leurs propres collèges,
que les Juifs peuvent avoir leurs propres centres communautaires
et que les musulmans peuvent avoir leurs propres règles,
pourquoi ne pourrait-on pas avoir notre propre école primaire ?
Je suis partante !
Leslie, quelle sorte de vin tu préfères ?
Ça m'importe peu.
D'accord.
Rouge, blanc, rosé...
Oh, du rosé !
Je vous rejoins.
D'accord.
Est-ce que tu as fait le...
Je l'ai appelé, il vient mardi à 15 h.
D'accord.
La caisse fait encore des siennes ?
Il faut que tu arrêtes avec ça.
Ah, voilà.
Je peux te faire passer.
Merci, Kim.
Bonjour.
Je peux m'en occuper.
C'est fermé !
On est fermé !
Vraiment ? Ce sera rapide, on veut juste une bouteille de vin.
Je me fous que ce soit rapide ou pas, on est fermé.
Vous la faites passer, elle.
Je travaille ici.
Pardon, vous comprenez notre langue ou on doit parler lentement pour vous ?
Quoi ?
Écoutez, j'ai eu une grosse journée au travail moi aussi, je comprends.
Est-ce que je peux juste attraper une bouteille de vin ? La plus chère, même.
C'est mon magasin et je peux refuser de servir quelqu'un si je le veux.
Je comprends, mais légalement,
il vous faut une meilleure raison que d'être une vieille conne en rogne.
Lily, arrête.
- Pardon ? - Quoi ? !
Tu es sérieuse, là ?
Partons.
Tu entres dans un magasin en disant des conneries comme ça ?
Allez, on y va.
Tu tolères toujours tout. Tiens-toi debout cette fois.
C'est sa soeur.
Allons-y.
Non.
Achète ton vin.
Tu as dit que tu achèterais la bouteille la plus chère.
C'est bien ce qu'elle t'a dit, Kim ?
Oui.
C'est ce que j'ai entendu.
Tu n'as pas à faire ça, allons-y.
C'est bon, je m'en occupe.
C'est 300 $.
Quelle aubaine !
C'est ridicule, Anne, partons d'ici.
Attends. Attends un peu.
C'est bon.
Tout est beau.
Merci.
Pardon, pardon...
Les seules personnes qui disposent de tant d'argent comptant
sont les prostituées et les voleurs.
Et les serveurs.
Attends un peu.
Tu es quoi, au juste ?
On dirait un mélange entre une Chinetoque et une immigrante illégale mexicaine.
Ce que tu penses que je suis semble influencer la façon dont tu me traites.
Alors voilà ce que je suis pour toi.
Laissez-nous partir.
Dites « merci », sales gouines.
- On est soeurs. - Quelle idiote.
Comment tu m'as appelée ?
Ne la touche pas, merde !
Ne me touche pas !
Lâche-moi !
Lâche son sac, saleté d'animal !
Foutez le camp !
Foutez le camp !
Sortez !
Putain ? !
Allez vous faire foutre !
Emily, tu sais ce qu'ils font aux violeurs comme ton frère en prison ?
Il aura le trou de cul élargi pour toujours !
Allez vous faire foutre !
- Putain de merde ! - C'est sérieux, là ?
C'est une putain de traînée. Et une foutue menteuse.
Qu'est-ce qui se passe ici ?
Tellement irrespectueuses.
Tout va bien ?
Putain !
Qu'est-ce qui se passe ?
Ton frère ne s'approcherait même pas de cette fille.
La violer ? Jamais.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Elle m'a menacée.
- Qui ? - La connasse qui a foutu Jeff en prison.
Elle était ici il y a un instant. Je ne savais pas ce qu'elle voulait.
Elle est entrée avec quelqu'un. Je ne l'ai pas reconnue tout de suite.
C'est bon, je m'en occupe.
On a eu une grosse semaine, prenons une bouteille et rentrons à la maison.
Quoi ?
Craig, tu devrais les voir.
Ils se tiennent hors du Clark's et ils font tellement de bruit.
Attendez un instant.
- Ils boivent et... - Tu les connais ?
Pas moi, mais elle, oui. Elle était à l'école avec Anne.
Je ne connais pas l'autre.
Attendez un peu.
Tout va bien.
Cette salope doit fermer sa gueule de lécheuse de chatte.
Tu sais où elle habite ?
- Oui. - Oui ? On y va.
On y va. Allez !
On fera que chier dans leur baignoire ou on volera leur passeport, un truc du genre !
- Elle ne saura pas que c'était nous. - Hé, on se calme un peu.
Elle ne peut pas lui parler comme ça !
- Rentrons à la maison. - Du respect !
- On ne devrait pas. - On devrait !
Comment ça, on ne devrait pas ? Tu as bien vu qu'elles ont une leçon à apprendre.
Je peux y aller seule !
Si tout le monde est d'accord, je vais le faire moi-même,
mais elle peut pas te parler comme ça ! - Tu sais quoi ? Je suis partante.
Je suis désolée, je suis partante.
Je suis partante ! Emily, allez.
- Donnons une leçon à cette pute. - Je le fais si tu le fais.
- OK, oui ! - Oui !
Je viens, je viens !
- Qu'est-ce que... - C'est comme au secondaire !
- On se prend du matériel ! - On est de retour !
Quoi ?
Quoi ?
J'ai rien dit.
Pourquoi tu fais cette tête-là, alors ?
Tu sais dans quoi tu t'engages, ma chérie ?
C'est qu'une blague.
Non, c'est un putain de délit, mon amour.
Regarde-moi.
Le docteur nous a annoncé une nouvelle difficile cette semaine.
Peut-être qu'on a pas les esprits clairs.
Ç'a rien à voir... ç'a rien à voir avec ça !
T'es un foutu idiot.
Tu veux être une petite femmelette ?
C'est correct.
Tu veux que ta femme te regarde et voie une petite chienne ?
Je peux endurer ça, mais je suis pas sûre que toi tu peux.
- OK, OK. - T'as besoin de faire un homme de toi,
et de montrer aux gens qu'ils doivent te respecter.
Personne parle à ta femme de cette façon, parce que c'est une insulte à toi-même.
Tu comprends ? - Oui.
Hé, regarde-moi.
Tu veux que je te regarde comme une foutue tapette ?
- Non. - Non, tu veux pas.
OK ?
Oui.
Vous allez avoir les bébés les plus beaux et les plus grands.
Oh, Kim.
C'est vrai !
- Vous êtes prêts ? - On le fait !
- Je suis prête. - Laissez vos téléphones.
- Hé ! - Quoi ?
- Laissez vos téléphones ici. - Pourquoi ?
Ils pourront pas vous localiser comme ça.
- C'est brillant. - C'est vraiment brillant, en fait.
Souris un peu !
Allez, c'est parti.
Merde !
Je t'aime.
- Je... - Gente dame !
- Oh, je vous remercie ! - Votre carrosse vous attend.
J'arrive !
Oh, oui !
- Mesdames ? - Oui ?
- J'y crois pas qu'on va faire ça ! - Non, Kim !
- Quoi ? - Ça sort pas d'ici, OK ?
- Oui, évidemment ! - C'est sûr, Em !
J'y crois pas !
- Oh, mon Dieu ! - Attends...
...mettons de la musique !
Oh, mon Dieu ! J'adore cette putain de chanson !
Oui ! - Elle est tellement bonne !
Hé ! Chut ! Fermez... Kim, ferme la musique, s'il te plaît ?
Bordel de merde !
Ferme-la, s'il te plaît !
Merde !
- Désolé. - Craig...
Rabat-joie.
C'est pas un gros problème... en fait, oui, ce l'est,
mais Alice a gâché mon pull préféré, et...
- Ça va partir au lavage. - Ouais...
C'est juste qu'elle est vraiment maladroite,
on veut vraiment qu'elle soit responsable de la prise de notes ?
Oui, elle est maladroite, mais elle est organisée.
Hé, hé ! Ralentis. C'est juste là ! - Désolée.
- Ralentis. - Droite, gauche ?
À droite ! Tourne à droite.
Oui, ralentis, c'est un virage serré.
Mon Dieu, c'est vrai que c'est serré.
Putain...
Kim, on peut parler d'Alice plus tard, OK ?
- OK. - Attendez, attendez.
Cette pute vit sur la colline ?
- Ouais, elle vit là. - Quoi ?
Je vis dans un duplex de merde et elle vit sur la colline !
- Oui. - Ouais.
Tout ça lui appartient.
Je parie qu'elle peut voir le lac d'ici.
- Elle peut. - Comment tu sais ça ?
Je la surveille. Je me renseigne sur elle.
Tu dois lâcher prise, chérie.
J'emmerde cette fille !
C'est la seule entrée ?
À partir de la rue, oui.
C'est risqué, alors, tu crois pas ? Si ça tourne mal, on est pris.
OK ! Eh bien, quelqu'un a juste besoin de monter la garde, c'est tout.
- C'est là ! - Attends.
- Putain ! - C'est là ?
Ouais.
La remise est plus grosse que mon maudit appartement !
Elle a des animaux ?
Je crois pas, non.
Non ! Je sais pas.
Elle habite seule ?
- Ouais, je sais pas ! Oui, elle est seule. - C'est important de le savoir.
OK, oui ! Elle a hérité de l'endroit quand sa mère est morte, alors oui, elle habite seule, Craig.
- Un vrai procureur, lui. - Une séance d'interrogation, oui.
Merde... OK, tant pis.
Cinq minutes, pas une seconde de plus.
Attends !
J'attends dehors et je veux rien savoir de ce que vous foutez,
quand je viens vous chercher, on part, d'accord ?
- Ouais. - D'accord ?
Oui ! Voilà mon homme ultra sexy !
Il va monter la garde pour nous.
- Désolée, mais j'ai une question. - Mets-toi là et arrête le moteur.
Si elle est même pas là, pourquoi juste cinq minutes ?
T'es sûre que c'est une bonne idée ?
Craig, c'est correct. Elle va bien.
- Craig, t'as besoin de te laisser aller ! - Oui, Craig, je vais bien.
Cinq minutes, pas une seconde de plus.
J'amène la lumière.
- Seigneur... - Hé !
- On essaie juste d'avoir du plaisir. - Hé !
On aurait besoin de ta force physique.
- Kim... - Quoi ?
- ...passe par l'arrière. - D'accord.
Merde !
- Elle a un kayak ! - Ta gueule !
- Pourquoi ? Elle est même pas là ! - Fermez vos putains de gueules.
- Mais c'est vrai ! - Attendez, attendez.
Quoi ? Quoi ?
Je déteste ça, j'ai un mauvais pressentiment.
La maison et la route sont trop éloignées, on aura pas le temps de sortir tout le monde.
Emily.
- Elle a un chien ? - J'en sais rien !
- Attendez. Fermez-la ! - C'est un chiot !
- Quoi, t'as peur d'un chien, Craig ? - Chut, chut...
- Hé, chut, chien-chien. - Il est trop mignon !
Je prends une roche, pour qu'on puisse la lancer par la fenêtre ?
- Non ! - Allô !
- On devrait chercher une clé cachée. - Une clé cachée ? C'est quoi, ça ?
- Il est sérieux ? - C'est quoi ton problème ?
- Leslie ! - Je l'ai trouvée !
- Elles étaient carrément là ? - Carrément là !
Surprenant qu'elle se soit pas déjà fait voler !
- Fermez vos gueules ! - Quoi ?
- Il est excité de nous voir ! - Le chien.
Allô ! Viens ici.
Oh ! C'est une grosse maison.
Oh, mon Dieu !
- Petit chiot ! - Oh, mon...
Oh, wow.
Regardez ce plancher ! Il est magnifique.
Hé, hé !
Quatre minutes.
J'attends dehors.
- Seigneur, OK... - Kim, je plaisante pas !
Je sais ! Mec, t'as perdu ton sens de l'humour.
- Petit bébé... - Oh, mon Dieu !
Elle a une laveuse et une sécheuse. - Génial !
Frontales !
Tu crois que c'est celles que tu peux contrôler sur ton téléphone ?
Ce que je donnerais pour plus jamais mettre les pieds dans une buanderie !
- C'est une toile merdique, ça. - Mon petit amour.
C'est vrai que c'est merdique. Merdique !
- Voyons voir ce qu'il y a là-dedans. - Oui !
- Garde-moi une bière, tu veux bien ? - Peut-être...
- Regarde ce petit garçon ! C'est le meilleur. - Il est mignon.
Tellement mignon ! Où est ta maman ?
On a besoin de plus de lumière pour mieux chercher dans la maison !
- Pourquoi elle t'a laissé tout seul ? - C'est...
- Merde ! - Putain, Marjorie !
Laissez-moi entrer !
Allez, entre.
- Désolée, je fais trop de bruit ? - T'as fait peur au chien !
Craig, Craig, Craig !
Putain ! Tu te fous de ma gueule ?
Comment on ouvre...
Merde !
Tu te fous de moi ! J'ai toujours voulu un piano, mais...
on avait pas les moyens.
Oh, merde !
Je suis désolée. Désolée, ça a juste... tombé.
- Désolée. - T'as fait quoi ?
- J'ai échappé... - Nettoie-le, OK ?
Oui, oui, je le nettoie.
- Kim ? - Quoi ?
- Kim ! - Oui ?
- Aide-moi à trouver son passeport. - Je vais regarder à l'étage.
Tu peux te cacher là-dedans ? Oui !
- J'ai toujours voulu jouer du piano, mais... - Il fait froid !
- Kim ? - Oui ?
- T'es à l'étage ? - Oui.
- T'as trouvé ? - Pas encore !
Il fait noir et on gèle ici !
C'est vraiment... t'as regardé sous le lit ?
Oui, mais j'ai rien vu.
T'as regardé... Aïe !
- Tu vois ? - Pourquoi c'est aussi...
Les belles grandes blondes comme nous doivent s'inquiéter de la hauteur des plafonds !
- T'as regardé là-dedans ? - Non, pas là.
- Mon Dieu... - J'ai trouvé son tiroir de sous-vêtements.
Beurk. Je parie que ça sent mauvais.
- Voyons voir... - C'est comme...
- Quoi ? - Je l'ai trouvé !
- Tu l'as trouvé ? - Je l'ai !
- Attendez ! - Oh, mon Dieu, tu l'as trouvé !
- Tu l'as trouvé ? - On fait quoi avec, maintenant ?
- On l'a trouvé ! - Oui !
Parce qu'on sait que cette salope est pas américaine !
On a trouvé le passeport !
- Il se passe quoi ? - Je faisais juste jouer du piano !
- Oh, mon Dieu ! Qui a du feu ? - Non, non.
- Attends ! - On le brûle ?
- Laisse-moi le faire. - Hé !
- Je dois le faire. - Em !
- Attendez, j'ai vu des allumettes ! - C'était pas cinq minutes, Craig !
- C'était pas cinq minutes ! - Oui, ce l'était.
Ça l'était pas. On devrait pas le brûler ici, s'il y a des alarmes.
- Putain, on... - Leslie !
- Désolée ! Je voulais pas brûler la maison. - Allons-y ! On brûlera...
- Oh, mon Dieu ! - Brûlons-le dans le foyer chez toi.
- Oui ! - On devrait prendre les bijoux...
Quoi ?
- Cachez-vous. - Quoi ?
- Cachez-vous maintenant ! - Oh, mon Dieu !
Par ici, par ici ! - Merde !
- Putain ! - Merde !
- Dépêche-toi ! - Putain.
Merde !
Je te l'avais dit !
C'est mieux ?
Merde !
Putain !
Willie ?
Willie ?
Elle s'en va.
Suis-la ! Chope-la !
Foutue merde !
- Allez ! - Merde, merde !
Oh, mon Dieu.
Ça va ! C'est correct ! Ça va aller !
- Ça va ! - Tire la chaise !
Assieds-la !
Je l'ai ! Attends !
- Donne-moi tes mains ! - Ferme-la ! Ça va aller !
Ça va, je suis désolé.
- Donne-moi tes mains ! - C'est juste une blague.
C'est juste une blague. Je suis désolé, on s'en va.
- Quoi ? - On s'en va. Qu'est-ce tu que fais ?
Tu vois pas ? Je l'attache !
- Emily, on s'en va ! - Oh, mon Dieu.
On y va ! On fout le camp !
Kim, tu fous quoi ?
Ta gueule ! Ferme-la ou je te tue ! Tu comprends ?
Tout ça à cause de ton attitude plus tôt ! Tu comprends ?
- C'est plus drôle du tout ! - Ferme ta putain de gueule.
- On fait quoi ? - J'aime mon putain de travail.
Et Terry a besoin de moi ! Je veux pas aller en prison !
C'est correct ! Arrête, Craig !
Arrête de te plaindre et gémir comme une connasse, j'en peux plus !
- Emily ! - J'en peux plus !
- On fait quoi ? - Qu'est-ce que tu fous ?
De quoi tu parles ? J'ai aucune idée de ce que je fais ! J'essaie d'aider !
Kim ?
On y va !
Il va où ?
Il a peur !
Putain de merde !
Hé, hé, t'inquiète pas ! Bouge pas !
- Arrête de bouger ! - Qu'est-ce que vous faites ?
Ça va aller, je vais tout t'expliquer !
Je peux tout t'expliquer.
On va rentrer et je vais tout t'expliquer.
- S'il te plaît... Rentre avec moi. - Arrêtez !
Rentre avec moi et je vais tout expliquer !
S'il te plaît ! Viens avec moi. Je suis désolé.
Je suis tellement désolé. Je suis désolé.
Calme-toi, OK ?
- S'il te plaît ! S'il te plaît ! - Arrêtez !
S'il te plaît, je veux pas te blesser ! S'il te plaît, ne me fais pas te faire ça !
OK ? Viens avec moi. Je m'excuse !
Merde, je m'excuse ! Rentrons.
Rentrons, d'accord ?
D'accord. - Ferme ta gueule !
Vous foutez quoi ?
Arrête. Arrête.
Arrête. Arrête ça.
Tu m'as poussée, espèce de salope ?
Bordel, il se passe quoi ?
Hé, hé, mon amour.
Touche-moi pas !
Touche-moi pas !
Craig, tu vas où ? Craig, putain !
Craig !
Craig !
On a pas besoin de lui, OK ? On a pas besoin de lui !
T'as pas besoin de lui !
Tu mérites mieux ! C'est une grosse mauviette, tu m'entends ?
- On a pas besoin de lui ! - Ta gueule, ta gueule !
Dehors, tout le monde dehors pour parler !
Bougez pas ! Bougez pas !
Dehors, tout de suite ! Vous toutes !
On vous surveille, vous comprenez ?
Ce flingue est pointé sur vous en tout temps !
- Kim ! - Oui ?
- Garde-le pointé sur elles ! - Oui.
Je les surveille, je m'en occupe.
- C'est ça. - Elles s'approchent.
- Il faut leur foutre la peur de leur vie. - Elles ont vu nos visages.
- Ça va marcher, de juste leur faire peur ? - Oui ! Faut juste leur faire peur.
Je sais pas, je sais pas. Elle est solide.
On leur fout la pire peur de leur vie !
Je... je peux pas.
Kim. Kim.
- J'ai besoin de mes bébés, je... - Je comprends.
- Lâche-la ! - Je comprends, et tu peux le faire.
J'ai besoin de toi, je peux pas faire ça toute seule.
Arrêtez de me regarder !
Calme-toi et réfléchis. D'accord ? T'es calme.
C'est la seule façon ! Emily, il faut juste s'endurcir
et leur faire vraiment peur et être convaincante !
Il y aurait pas autre chose à faire ?
- Elles étaient pas censées être là ! - Écoutez !
Tout le monde doit relaxer. Cette merde, c'est pas si compliqué.
Kim. Kim.
T'as des bonnes relations avec chaque policier qui vient au magasin.
Je l'ai vu ! S'ils nous demandent des explications, on va tout nier !
- D'accord ? - Ouais.
On va se débarrasser de toutes les preuves, de nos empreintes, de tout ce qu'on a touché,
de nos poubelles, et c'est tout ! D'accord ?
C'est leur parole contre la nôtre, et ils n'ont aucune preuve.
Et croyez-moi, quand j'en aurai fini avec ces salopes,
je vous jure qu'elles vont foutre le camp, d'accord ?
OK ? Je vais régler ça.
Kim ? Je vais régler ça.
D'accord ?
Et cette partie-là va me faire plaisir.
- Oh, mon Dieu. - On a besoin de...
- On a besoin de... - Chut !
On leur fait peur.
On nettoie.
- Et on s'en va. - On devrait partir.
Tout de suite. - Oui.
Alors, pars.
Va-t'en !
Merde.
On va le faire ?
Pourquoi t'arrives aux réunions habillée comme une vraie pute ?
C'est irrespectueux !
- Amène-toi. - Oh, mon Dieu.
Merde ! - Viens m'aider, Marjorie, s'il te plaît !
Je voulais juste du putain de vin !
- Elles se touchent ! - OK, j'ai compris !
Kim ! Je m'en occupe !
- Nom de Dieu ! - Lâchez-vous !
- Lâchez-vous ! - Tu veux bien la lâcher ?
Bordel de merde !
Arrêtez de bouger !
Tout ça c'est à cause de ton attitude !
- Calmez-vous ! - Emily ! Emily !
Hé, petite salope ! J'ai besoin de son téléphone ! Il faut faire jouer de la musique.
Oh ! Je parie qu'il est dans son sac à main. T'as ton pourboire de putain là-dedans ?
OK, putain. Oh, merde.
Attends, pour ouvrir son téléphone, enlève son...
Oui. Je suis désolée, ouais...
- Quel genre de musique t'aimes, ma chérie ?
Emily ! Emily ! S'il te plaît, laisse partir ma sœur !
Oh, ta gueule !
Oh ! Tu veux qu'on laisse partir ta sœur ?
C'est ce que tu veux ? Tu veux qu'on la laisse partir ?
On devrait peut-être la laisser partir.
En fait, t'as l'air tellement frêle.
On devrait la nourrir.
- Oui ! T'en penses quoi ? - Je sais pas.
La nourrir un peu, lui donner des protéines.
Ouais, t'en penses quoi Marjorie ? Tu veux la nourrir ?
Ta gueule !
Arrête de te débattre ! Lâche ta sœur !
Calme-toi, je vais pas te faire mal ! J'essaie juste de te donner à manger.
Arrête de bouger !
Attrape ses mains !
Attrape ses putains de mains !
Ouvre la bouche ! Allez !
Voilà, t'aimes ça, les bananes ?
Tu veux venir avec nous et manger des bananes ?
- Mange-la. - Elle trouve ça un peu sec, je crois.
Un peu de liquide pour faire passer ça !
Et voilà !
- T'as soif ? - Elle est pas ouverte !
Ouvre-la !
- Et voilà ! - Elle est assoiffée.
Tes cheveux sont si secs, ma belle !
T'as volé ce whisky dans mon magasin ?
Je vais les hydrater pour toi.
- C'est un hydratant. - Vous savez quoi ?
Elle a des seins comme dans les magazines ! J'en ai jamais vu des comme ça !
Oh ! Ils sont secs.
Peut-être qu'elle veut se faire hydrater aussi.
- Non ! - Et voilà.
- Et voilà. - Arrête de bouger !
Arrête !
Marjorie ! Qu'est-ce que tu fais ?
Je prends une vidéo avec son téléphone.
Quoi ? Qu'est-ce que t'as pas compris dans le fait de laisser aucune trace ?
- C'est juste une vidéo. - Bordel de merde.
Hé ! Regarde-moi ! Regarde-moi.
Regarde-moi !
On était ici ?
- On était ici ? - On était ici ?
- On était... - On était ici ?
- Menteuse ! - Tu vas nous dénoncer ?
- T'es une putain de menteuse ! - On était ici ?
Elle s'étouffe ?
Elle s'étouffe !
- Elle s'étouffe ! - Tape-lui le dos !
- Enlève-le ! Enlève-le ! - Aidez-nous !
Merde !
Merde !
C'est quoi son problème ?
- C'est quoi son problème ? - C'est quoi son problème ?
Enlève-le ! Elle s'étouffe !
Oh, mon Dieu !
Oh, mon Dieu, elle a quoi ?
Arachides ! Elle est allergique aux arachides !
Oh, merde ! Oh, merde !
Allez chercher son EpiPen ! Dans ma chambre, s'il vous plaît !
Désolée, je t'entends pas !
S'il vous plaît ! Allez le chercher !
Désolée, qu'est-ce que tu dis ?
- Lily ! Non ! - Dans ta chambre ?
Oh, mon Dieu, oh, mon Dieu, putain !
Dépêche-toi !
- Merde ! - Non, non ! Dépêche-toi, s'il te plaît !
- Regarde-moi ! - Oh, mon Dieu.
Lily, Lily ! Regarde-moi, Lily.
Ouvre... non, non.
Reste avec moi, Lily. Reste avec moi.
Je t'aime, mon cœur, non...
- Épinéphrine, pour les réactions allergiques. - Dépêche-toi, donne-lui !
C'est trop tard, on dirait.
Non, non, non !
- Merde ! Merde de cul ! - Non, mon cœur !
Oh, mon Dieu !
Lily, réveille-toi ! Oh, non !
Pourquoi vous avez... Mon Dieu !
- C'est de votre propre faute. - Elle s'est débattue, elle a résisté !
Ça aurait été plus facile si elle s'était soumise et nous avait montré du respect !
- Pourquoi vous avez fait ça ? - C'est sa faute !
Réveille-toi, Lily. Je t'aime.
Non, non, non !
Réveille-toi. Non, non !
Non !
- Qu'est-ce que tu fais, Kim ? - Faut s'assurer que...
- Prends ça. Prends ça. - OK.
- Qu'est-ce que tu fais ? - Faut tout nettoyer.
On peut pas... il faut nettoyer chaque surface. Ramener tous nos déchets.
- Et pour elle ? - Je peux pas risquer de perdre mes enfants !
Tu comprends, ça ? Je peux pas ! Rien se passe comme j'avais prévu !
- Oh, tu crois ? - Calmez-vous !
- Toi ! Toi ! - Moi ?
- C'est ta faute ! - J'ai rien fait !
- Sale ordure ! - C'est ta faute, on a fait ça pour toi !
- Non ! C'est toi ! C'est ta faute ! - C'est pour toi qu'on a fait ça !
Vos gueules ! Vos gueules ! C'est la faute de personne !
On savait pas qu'elle était allergique aux putains d'arachides !
Marjorie.
Marjorie !
Viens ici !
Kim, allez.
Viens ici.
On a toutes besoin de gants.
Quoi ?
Mettez des gants.
Seigneur.
On doit imiter un viol.
Quoi ?
Personne va soupçonner des femmes si elles sont violées.
Pourquoi tu me regardes ? Je vais pas le faire !
Kim, je te demande pas de le faire.
Je peux pas.
Je... peux pas. On devrait partir.
Non ! On a besoin de nettoyer notre bordel.
C'est la faute de personne ! Tu dois le faire !
Je le fais.
- Je vais nettoyer. - J'ai besoin d'une foutue carotte.
Je vais continuer de... nettoyer. Seigneur.
On aurait pas dû porter de chaussures, c'est certain.
- Non ! - Oui.
- Non ! Non ! - La ferme !
Ferme ta gueule !
- Ta gueule ! - Non !
- C'est comme ça que tu vas apprendre ! - Nettoie !
C'est ce que tu mérites.
Oh, mon Dieu. Oh, mon Dieu.
Oh, mon Dieu.
Oh, mon Dieu.
Putain.
Salope.
Je suis vraiment désolée de t'avoir crié après.
D'accord.
- J'ai vraiment paniqué. - Je sais.
T'as rien fait de mal.
Je crois pas que je puisse le faire, et...
je sais que t'es vraiment solide, alors...
Ouais. Je vais le faire.
- Merci. - Je vais faire ça pour toi.
Et tu vas être mon modèle pour mes vêtements.
Quoi ?
Mes vêtements. Pour la boutique en ligne. Tu vas être mon modèle.
Mon Dieu.
Ouais.
Mon Dieu.
- Je vais vomir. - Kim, sors et ramène quelque chose pour le corps.
D'accord.
Oh, Seigneur.
Merde.
- J'ai trouvé ça, je sais pas. - Ça marche.
D'accord. OK.
- Marjorie. - Quoi ?
Viens m'aider. Viens m'aider.
Merde !
Toutes nos ordures vont là-dedans, d'accord ?
Oh, mon Dieu.
Oh, mon Dieu. Oh, mon Dieu.
Respire.
Respire. Il faut que tu respires.
OK.
- Tu peux apporter ces cannes ? - OK.
Tu peux apporter ces cannes ?
Bien. C'est bien.
Où est-ce... qu'on les amène ?
On les emmène au lac. Et il faut que les sacs puissent couler.
Oh, putain.
Tu peux les apporter ?
- OK. - Respire.
Respire. Respire.
- D'accord. - OK, je les emmène à la voiture.
À la voiture.
Merde.
Merde !
Il faut y aller. Tout de suite.
Putain, elles sont lourdes !
Oh, merde ! Je l'ai ! Je l'ai.
Glisse pas, le plancher est plein de bave.
Oh, putain ! Putain !
- Merde ! - Bordel !
Putain, putain !
OK, OK...
Nettoyer... je dois nettoyer...
OK, OK...
OK, OK...
OK, OK...
Emily, dépêche-toi ! Qu'est-ce que tu fous ?
Merde !
Allez ! Sors !
D'accord.
Reste, reste.
OK, OK.
Putain.
Elle est trop lourde ! Marjorie, aide-moi !
Ressaisis-toi !
Putain !
Marjorie, prends un shooter ou quelque chose !
Respire. Respire !
Respire !
- Respire ! - D'accord, oui.
OK, OK !
- Écoute-moi : monte dans la voiture. - OK.
- Monte dans la voiture. - OK, oui.
- Tout est correct ? - Oui.
Monte dans la putain de voiture.
Monte dans la putain de voiture !
- T'as tout ramassé ? - J'ai tout ramassé.
On se débarrasse d'elles et on revient ici tout nettoyer.
- D'accord. - Minutieusement, d'accord ?
D'accord. Oui.
Chaque centimètre. Toutes les empreintes. Tout va être impeccable.
- Tout ! Tout va être impeccable. - Ça va aller.
Personne. Personne va savoir qu'on y était, personne.
D'accord ?
Oh, merde.
- Oui. - Ça va ?
Ça va.
Est-ce que...
- Est-ce que ton bateau... - On va où ?
- Où est ton bateau ? - Je... près du quai.
- Lequel ? - Celui à côté de la maison abandonnée.
À côté... OK, on va les amener là.
On devrait les enterrer dans les bois.
- Avec... avec quoi, Leslie ? - Une putain de pelle !
- Où tu veux trouver une putain de pelle ? - Je te parie qu'elle en avait une !
- Tu fermes ta gueule ! Ta gueule ! - Va chier !
- C'est toi qui as dit... Me fais pas chier ! - Ta gueule !
- C'est ta faute ! - Me traite pas comme ça !
Va chier ! J'ai fait ça pour toi ! J'ai des bonnes idées !
Je pourrais foutre le camp maintenant et vous seriez dans la merde !
Non, non, non. S'il te plaît. Calme-toi, je suis désolée.
Je suis désolée.
Je suis désolée.
Fais-moi ça encore une fois, Emily. Tu vas voir.
Kim, on est bientôt là ?
- On est bientôt arrivés ? - Oui, oui.
Marjorie, si tu regardes dans la boîte à gants, il devrait y avoir la lampe de mes enfants.
- OK. - Tu l'as ?
- Oui. - Bien.
- Je vais... je vais sortir et... - Attends que la voiture passe.
...et je vais ouvrir la barrière.
Kim.
Allez.
Avancez.
OK.
Marjorie, j'ai besoin de la lampe.
- Écoutez. - Quoi ?
- Tu vas avoir besoin de ça. - Merci.
Tu vas reculer la voiture et m'amener le sac à la rive, d'accord ?
OK.
Merde.
Merde.
Putain !
Bordel de merde !
Putain !
Merde, merde !
OK, OK.
Putain.
Putain.
OK, OK...
- Pousse. - Je pousse, je pousse.
Je l'ai !
J'arrive ! J'arrive !
J'arrive !
Soyez silencieuses !
La maison est abandonnée, personne va nous entendre.
Un, deux, trois !
Merde, OK.
Va de ce côté, Kim.
D'accord.
Tire. On tire.
Pousse !
Continuez !
Faut se sortir de la boue.
Allez, allez !
Marjorie, viens ici et aide-nous !
Aide-nous !
Lève-toi !
- Seigneur ! - Aide-nous !
J'essaie d'aider !
Tu vois ? T'avais besoin d'une amie !
- OK, OK. Une d'entre vous monte avec moi. - J'y vais.
OK, pousse-nous. T'es prête ?
- Un. - Idiotes !
- Va chier, Marjorie ! - Toi aussi !
Allez-y !
C'est trop creux, je peux plus nous pousser.
Emily ! Un, deux, allez !
Un, deux, trois !
Un, deux, trois !
Merde !
- Un, deux, trois ! - Trois !
Un, deux, trois !
- Ici ? - Plus loin.
- Ici ? - Plus loin.
Putain de merde !
Ici ?
Ici, oui. Ici.
- Aide-moi. - Je t'aide !
Putain.
On a réussi.
On a réussi.
Leslie, on a réussi.
Allez, on part.
On tourne, on tourne. Un, deux, trois. Allez !
TOUT DOUCEMENT
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