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Des femmes gémissent.
...
-Pourquoi es-tu partie si tôt ?
Béatrice ! Ah, ma belle enfant !
Pourquoi tu es partie ?!
...
-Ma petite fille !
Ne me laisse pas.
Non ! Ma petite fille chérie... dans ce cercueil...
Non...
Béatrice ! Non !
-Seigneur Jésus-Christ,
ta mère était présente au pied de ta croix et c'était...
-Nous aussi, on doit y aller.
Sinon, on dira qu'elle est morte à cause de nous.
-Ils auraient raison, ça peut être que lui !
-Bande d'idiots ! Votre frère, vous devez le protéger !
Bruit de verre.
-Ils nous jettent des pierres.
A cause de lui !
-Tu devrais avoir honte d'accuser ton frère.
-Moi, je suis sûr qu'il l'a tuée.
-TOUTE LA JOIE QUE BEATRICE NOUS A DONNEE, DECOUVRE-LA.
NOTRE AMOUR
NE VEUT QU'UNE CHOSE : LA VIE QUE BEATRICE AURA EUE
SI COURTE, QU'ELLE CONTINUE
EN TOI, EN DIEU, PRES DE TA MERE.
-Nicolino.
Nicolino ! -J'y vais.
-...AU SAINT-ESPRIT.
COMME IL ETAIT AU COMMENCEMENT, MAINTENANT ET POUR DES SIECLES
ET DES SIECLES. AMEN.
PRESERVEZ-NOUS DU FEU DE L'ENFER. -Béatrice !
Béatrice ! Béatrice !
-Va-t'en d'ici !
-Casse-toi !
-Laisse-moi tranquille !
-Il l'a tuée ! Lui !
-Ramenez-le à la maison ! -Béatrice !
Béatrice !
-Allez, calme-toi.
-Béatrice ! -Viens !
-Qui vous a permis de venir ici ?
Allez, va-t'en !
-Ici, on fait nos adieux à une sainte.
T'es d'accord ? -Oui.
-Tu vas pas nous foutre
le bordel. C'est compris ? -Merci, Pascal.
-Salvo,
il faudra aller le voir bientôt.
...
-Molocco,
tu sais ce que je veux savoir, non ?
Dis-moi d'où vient cette statuette.
Depuis quand elle pleure des larmes de sang ?
Dis-moi exactement depuis quand tu l'avais avec toi.
Je veux que tu parles !
Gardien.
Gardien !
Gardien !!!
...
-JOYEUX ANNIVERSAIRE...
JOYEUX ANNIVERSAIRE...
JOYEUX ANNIVERSAIRE...
JOYEUX ANNIVERSAIRE, PAPA.
...
-Qu'est-ce qu'elle est raide !
C'est pas possible...
-Voilà.
...
-Vous avez vu ?
C'était une mouche, non ?
-Merci.
-Explique-moi. J'aimerais bien comprendre.
-Je n'avais plus de force. Ensuite, j'ai senti une chaleur
dans la poitrine, dans les genoux,
et tout s'est illuminé autour de moi tout à coup.
Et je crois que je me suis évanoui. -C'était pas de l'autosuggestion ?
-Non.
C'était un miracle. -Tu en es sûr ?
Et comment tu le sais ?
-Je l'ai senti, c'est tout. C'était fort.
Il rit.
-Bon. On va faire d'autres analyses.
Ca peut être une réaction chimique...
Une nouvelle matière plastique.
-Qui produit du sang humain ? Car c'est du sang humain.
Pas vrai ? -Oui.
-C'est un miracle. Les analyses
ne révéleront rien
sinon que la madone est de nature divine.
-Je croyais les miracles inutiles quand on avait la foi ?
-C'est peut-être pour ça
qu'elle est venue à nous. -Tu n'as pas la foi ?
-La foi ne t'est pas donnée une fois pour toutes.
C'est pas une étiquette
qu'on te colle sur l'âme.
On doit l'affronter chaque jour et moi, j'avais besoin d'un signe.
C'est pour ça que j'ai prié. Mais toi, t'as rien senti ?
-Non.
Je suis vraiment désolé mais j'ai rien senti du tout.
-Pour l'instant, mais ça viendra.
C'est pas par hasard qu'elle est venue à toi,
que tu m'as amené la voir. Elle est déjà dans ton coeur.
-Et le prêtre, il a dit quoi ?
Pff ! Evidemment, c'est un prêtre.
Attends. Je te rappelle.
-Où il est, là ? -Bonjour, Paolo.
-Tu me réponds ? Il est passé où, notre 1er ministre ?
-Il arrive bientôt. -Me prends pas pour un con.
Il croit pouvoir tout gérer tout seul.
C'est normal que moi, le ministre de l'Intérieur, soit informé
de la mort de Molocco par un appel officieux ?
Votta ne prend plus mes appels. -Je ne peux pas t'aider.
-T'es pas inquiète ? On perd un point par jour.
Bon. Si tu le retrouves, dis-lui que je pense
qu'il tire un peu trop sur la corde.
S'il continue comme ça, on va aller dans le mur.
-Eh ben, on ira dans le mur.
-Bonjour.
-Bonjour. -Bonjour.
-Viens.
-Tu crois que je peux... -Bientôt, Mme Pina.
Je les aime pas, ces vieilles.
-Je suis vraiment désolée.
-Merci d'être venue.
Tu dirais qu'elle est morte depuis quand ?
-T'étais où quand c'est arrivé ? -Au boulot.
-Ca doit faire 12 heures.
Je suis contente que tu m'aies appelée.
Bon. Elle paraît sereine.
Elle a enfin cessé de souffrir après toutes ces années.
-Je veux te montrer quelque chose.
-C'est quoi ?
-C'est une mouche.
Il s'est passé un truc incroyable. Cette mouche, ma mère la tenait
dans sa main, contractée comme ça.
Ma mère ne pouvait plus bouger depuis 3 ans, tu le sais.
Ses mains ne se fermaient plus, elles étaient rigides.
-C'est peut-être une contraction au moment où elle est morte ?
Je vois plein de trucs bizarres en autopsie.
Pourquoi tu l'as mise là-dedans ?
-Tu pourrais l'autopsier ?
-L'autopsier ? -Oui.
-Pourquoi ? Ca avancerait à quoi ?
-Elle n'a pas pu mourir comme ça.
Il s'est forcément passé quelque chose.
-Sandra, t'as été super dévouée. Faut pas que tu te sentes coupable
parce que t'étais pas là quand c'est arrivé.
Clara sait comme tu l'aimais. -Je dois savoir comment ma mère
est morte. -Elle a pu avoir une pleurésie,
un infarctus. Les causes, dans son état...
-Oui, mais j'ai vraiment besoin de savoir.
Allez, fais-le.
-Venez, c'est par ici.
C'est là. Voilà.
Faites attention de ne pas abîmer le parquet. OK ?
-Attends, maman !
-Mais qu'est-ce que tu fais ?!
T'es devenu fou ?
-Je dois l'enterrer.
-Mais il est vivant ! Ca va pas, non ?
-Si je l'enterre et que je dis une prière, il ira au paradis.
-Mais d'où tu tiens toutes ces âneries ?
-Je voulais le mettre avec la corneille
dans le zoo des morts. -De quoi tu parles ?
-Je peux rien dire, j'ai juré
sur la tête de Luciana.
-T'as juré quoi, Carlo, et à qui ? -A Alma.
-Alma.
On reste calme.
Toi, tu t'assieds ici.
C'est quoi,
cette histoire de corneille ? -T'as tout raconté ? Crétin !
-Lâche-moi !
-Arrêtez !
-Tu m'énerves ! -Ca suffit, maintenant !
Olga ! -Pourquoi tu l'as dit ?
-Je fais ce que je veux. -Olga !
Olga, les enfants ? C'est quoi, cette histoire de corneille ?
-Eh bien, nous avons trouvé une corneille.
-Répète plus fort !
-Nous avons ramassé une corneille morte
et l'avons mise en terre.
-Où ça ?
...
Et tu as demandé à mes enfants d'enterrer cette bestiole.
Sur la terrasse.
-Oui, madame.
-Mais pourquoi ?
-Pour qu'ils puissent comprendre.
Prendre soin de créatures mortes est un devoir des vivants.
-Tu fais disparaître ce truc et on en reparle demain.
Je ne laisserai pas passer ça.
Venez avec moi, les enfants.
On frappe.
-Ca sert à rien que t'assistes à ça, Sandra.
Je t'appellerai quand j'aurai fini. -Non, je préfère rester.
-Alors, dehors.
On sonne.
-Salut.
Il faut que je te parle.
-Entre.
Je t'en prie. Vas-y.
-Je vais porter plainte contre toi.
Je dirai que tu t'emmerdes pas, que tu m'as violée,
que t'es un pédophile.
-Fais-le.
C'est ton droit. J'ai mal agi, je te demande pardon.
-Non, attends...
Si tu me donnes 2 ou 300 euros, je dis rien à personne.
-Non, tu dois porter plainte.
-Attends. Je te propose un truc.
Je te fais une pipe et tu me files 20 euros. OK ?
Fort. Bien fort.
C'est ça que t'aimes.
Tu répètes tout le temps ça.
-Va-t'en !
-Toi, t'es pas un prêtre,
t'es un toxico.
En fait, t'es comme moi, t'es une erreur de la nature.
-Attends. Achète-toi une pizza, t'es vraiment trop maigre.
-Tu vois, quand on cherche, on trouve.
-Vas-y.
-Tu vois...
Oh !
-Asia. -Hé ?
-Dieu existe. -Oui.
-J'ai vu la lumière. -Y en a pas un petit peu pour moi ?
-Il y en aura pour tout le monde.
-Mais oui, bien sûr.
Salut.
-Non. Sur le bouton de sélection des programmes,
il y a "express 40 degrés",
mais dans le mode d'emploi,
il n'y a pas ce programme. J'en peux plus, ça me rend folle.
Tant que le mode d'emploi en allemand n'est pas rectifié,
il n'est pas question que je continue.
En attendant, je vais traduire le traceur GPS pour chien.
Très bien. J'attends votre appel. A bientôt.
...
-Mais ça, c'est...
C'est de l'argent de la mission ? -C'est exact.
-Pourquoi c'est toi qui l'as ? -La mission n'a jamais existé.
C'est des gros bobards. Votre fils gruge vos amies.
-Ce n'est pas vrai. -Si, c'est vrai, malheureusement.
Regardez.
Votre fils n'a jamais créé aucune organisation
à but caritatif. Votre fils est une canaille.
C'est un mystificateur.
Il ne pense qu'à abuser de la générosité des gens.
-Clelia, qu'est-ce que tu as contre lui ?
-Mais j'ai rien du tout contre lui.
C'est à vous que j'en veux,
vous qui l'avez forcé à devenir prêtre.
C'était un garçon fragile.
Vous l'avez forcé à partir,
mais moi, il m'aimait,
et vous l'avez fait enfermer au séminaire.
Un bébé pleure.
...
-Vous partez, général ? -Je vais en Calabre.
Je suis vraiment désolé pour votre mère. Mes condoléances.
-Merci.
Général. -Oui ?
-Vous avez eu du nouveau sur la provenance de la statuette ?
-Molocco est mort en prison. -Quoi ?
-Il s'est arraché la langue en se la mordant.
Personne ne s'en est aperçu.
Envoyez le sang à Phoenix.
-Excusez-moi.
-Tu as vu les sondages ? On a perdu combien de points ?
-6. Certains disent même 7.
-Merci, ça ira.
-Mais ne t'inquiète pas parce que la télé et les journaux
vont annoncer moins 4.
Par contre les estimations de Dromos ne sont pas bonnes.
Tu dois parler à Di Giovanni.
On ne peut pas se permettre
de le perdre.
*-La nouvelle nous parvient à l'instant.
*Un accident de téléphérique a eu lieu à Imonge.
*La cabine qui était bondée de touristes
*se serait décrochée. Elle aurait...
-Il faut que j'aille la-bas.
-D'accord.
*-On ignore encore pourquoi le câble s'est rompu
*et il est trop tôt pour faire le bilan des victimes.
-On part après l'interview. -D'accord.
-M. le 1er ministre, d'éminents économistes soutiennent
que si nous sortons de l'Union européenne
tout en protégeant le PIB, il se pourrait
que cela crée un nouvel engouement pour les produits "made in Italy".
Quel est votre avis ?
-Nous descendons des reptiles. -Pardon ?
-Le 1er mammifère ressemblait à un petit rat qui,
pour survivre, dérobait les oeufs des dinosaures.
*C'est de ce 1er mammifère que descendent tous les autres,
*y compris l'homme.
Et les dauphins aussi descendent de ce petit rat.
Leurs ancêtres étaient des mammifères terrestres mais,
comme s'ils avaient tourné
le dos à l'évolution, ils sont retournés à la mer
et ils ont perdu leurs attributs terrestres.
Leurs nageoires ont fini par repousser.
Les dauphins sont des créatures merveilleuses.
-D'accord, M. le 1er ministre, mais personnellement,
je vois mal le rapport.
-Le parcours de notre pays ne ressemble pas à celui du dauphin
mais plutôt à celui de la sardine que le dauphin dévore.
Si le oui l'emporte, évidemment nous serons libérés de l'Europe
mais nous plongerons dans une mer obscure
et au fond des abysses, égarés, nous serons mangés tout crus.
Il y aura une hausse record des taux d'intérêt,
une augmentation de la dette des entreprises
et une crise de liquidité.
Sommes-nous prêts à affronter ces abysses ?
Avons-nous vraiment assez d'air dans les poumons pour survivre ?
...
Un bébé pleure.
Il sonne.
...
-Tout va bien, Mercedes ?
Kevin pleure depuis 2 heures.
C'est une journée spéciale,
je voudrais me concentrer sur ma prière.
-Kevin est malade, je suis inquiète.
Le docteur dit
qu'il n'a rien mais il mange pas.
Vous pouvez faire
une petite prière pour lui ? -D'accord.
...
Marie, mère de Dieu,
je présente ce petit enfant devant toi.
Prends soin de son âme, guéris son corps.
Seigneur, délivre-le de toute souffrance.
Que ta volonté soit faite à travers lui.
-Oh ! Merci, mon père.
Il va peut-être manger, maintenant.
Le bébé tousse.
Le bébé pleure.
-Le petit m'a vomi dessus. -Pardon, père Marcello !
Pardon. Pardon.
Allez dans la salle de bains. C'est là.
...
Moteur d'hélicoptère.
*-M. le 1er ministre, on est arrivés. On va descendre.
...
-Je vous en prie. -Merci.
...
-MAINTENANT ET A L'HEURE DE NOTRE MORT.
-Amen. -AMEN.
-JE VOUS SALUE MARIE, PLEINE DE GRACE.
LE SEIGNEUR EST AVEC VOUS.
VOUS ETES BENIE ENTRE TOUTES LES FEMMES ET JESUS, LE FRUIT
DE VOS ENTRAILLES EST BENI. SAINTE MARIE, MERE DE DIEU,
PRIEZ POUR NOUS, PAUVRES PECHEURS,
MAINTENANT ET A L'HEURE DE NOTRE MORT. AMEN.
JE VOUS SALUE MARIE...
-Qu'y a-t-il, mon fils ?
-Heu... Il s'est pas allumé, le... le cierge, là.
-Ne vous en faites pas,
vous serez entendu. -Belle église, mon père.
-Merci. Vous êtes bien aimable.
-Mon père, vous avez déjà entendu parler de... d'une statuette
de la Vierge qui pleurerait des larmes de sang ?
-Comme celle qui est à Civitavecchia ?
Ben, il y a celle
de Civitavecchia.
-Ah ! Mais peut-être qu'il y en a ailleurs,
des statuettes, des édicules, des ex-voto ?
-Ca, ça ne manque pas.
Il y a au moins autant de madones que de pécheurs, chez nous.
Mais pourquoi vous me demandez ça ? -Bah... Au revoir, mon père.
-Et puis il y a celle-là.
-Elle est belle, hein ? Très belle.
Et à part celle-ci ?
-Ah si, il y a la madone des Botesan.
En haut de la route de la montagne. -Pourquoi on l'appelle comme ça ?
-J'en sais rien du tout. -Heu... Vous voulez bien y aller ?
-Non, parce que c'est trop loin et en plus, la route arrête pas
de grimper.
-Je comprends. Merci. Vous avez été très gentil.
-Y a rien, tu comprends ? Y a rien, Sandra.
-De quoi elle est morte, alors ?
-Bah, de vieillesse. Son coeur s'est arrêté et voilà.
Elle est où, cette bagnole ? -L'examen histologique
des organes, tu l'as fait ? -Oui, mais il faut bien 3 jours
pour avoir les résultats, tu le sais.
Dis-moi, franchement. Tu me caches un truc ?
-Pourquoi ? T'as trouvé quelque chose ?
-Je te dis que je n'ai trouvé aucune anomalie.
-Mais c'est bizarre, non ? -Mais non !
Ta mère était malade.
C'était irréversible et son état empirait chaque jour.
Elle ne pouvait que mourir ! -Oui, mais ma mère était...
-Putain, tu peux pas t'intéresser aux autres ?
T'es obligée de vivre que pour ta mère ?
Tu pourrais essayer de vivre sa mort comme une libération, non ?
Elle ne souffre plus, tu vas enfin pouvoir revivre.
Vis, Sandra, je t'en prie. Tu voulais faire un voyage, non ?
-Celui avec toi ?
-Oui. -Au Népal.
-Tu peux partir, t'es libre !
-Va te faire foutre.
Partir au Népal alors que ma mère vient de mourir ?
T'as aucune compassion !
-J'ai vécu 2 ans chez toi pour m'occuper d'elle.
-Et tu t'es tirée avec la 1re conasse venue.
-C'est bon. -Allez, dis-le, t'en meurs d'envie.
-T'as réussi à épuiser tout l'amour que j'avais pour toi.
Et j'en avais beaucoup. Signal sonore.
Voilà, je peux plus prendre la voiture.
Fait chier. Maintenant, tu me lâches.
-Je vous salue Marie, pleine de grâce.
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
et Jésus, le fruit de vos entrailles,
est béni. Sainte Marie, mère de Dieu...
Rires.
-Elle est bonne !
-Ca vous a plu ? -Oui.
-Un petit digestif ? -D'accord.
Messieurs, je vous offre un digestif ?
-Super ! -Mais venez donc !
-Je reviens tout de suite. -Merci. Je peux ?
-Mais oui ! -Bien sûr.
-Vous n'êtes pas d'ici ?
-Non. Ca se voit ?
-Alors, quel bon vent vous amène ? -Les vacances. J'aime me balader.
-La région,
elle vous plaît ? -Oui. La nature apaise l'esprit.
On m'a dit que pas loin d'ici, le long de la route,
il y a une statuette de madone. La... Comment on l'appelle, déjà ?
La madone des Botesan.
-Non, je vois pas. -Tu rigoles ? Et le miracle ?
-Celle-là, j'y suis passé l'autre soir, elle a été volée.
-Il leur faut même la Vierge, maintenant !
Rires. -A votre santé.
Déclic d'interrupteur.
-OUI !!!
-Fabrizio ! -Joyeux anniversaire !
-Où étais-tu, mon chéri ?
-Merci !
-En italien.
...
-Bonsoir, Fabrizio. -Je ne m'y attendais pas du tout.
-Désolée, j'ignorais, pour le téléphérique.
J'aurais dû les rappeler pour annuler ?
Chaque jour, un nouveau truc se passe !
-Parle moins fort !
Arrête de me faire des surprises, j'aime pas ça.
-Fais-moi plaisir, va te coucher. Je m'occupe de tout.
Je mets tout le monde dehors, je dis que la fête est finie.
Mais je te préviens,
je suis en train de mourir, ici. Je suis en train de mourir.
Ce soir, il faut que je m'amuse. J'en ai besoin.
Je sors. -Attends. Où tu vas ?
Que vas-tu leur dire ? Tu peux pas faire ça, voyons !
Pardon. Tu peux pas imaginer ce que j'ai vu. Tous ces corps,
c'était horrible.
La cabine du téléphérique et... Les familles qui me regardaient.
-D'accord. Je comprends. -Non, tu comprends pas.
-Si, mais tu peux pas
te laisser envahir par tous ces trucs.
T'as une tête de zombie.
Prends garde de ne pas devenir fou. -Tu ne sais rien...
-C'est ton anniversaire, offre-toi un negroni.
-Mon père, aidez-moi.
Je suis un pauvre pécheur.
Avant, j'étais un homme de foi, comme vous, un homme honnête.
Mais maintenant, je suis perdu.
Satan...
Satan vit dans ma chair, il se joue de moi.
Il m'embrouille
et ne me laisse jamais en paix.
Dieu m'a abandonné.
Il m'a donné la lumière et puis
il l'a enlevée.
Dieu peut-il infliger à ses créatures cette souffrance
infinie ? Si c'est une épreuve, je ne suis pas assez fort
pour l'endurer.
Si vous saviez les horreurs que j'ai commises...
Il sanglote.
La parole de Dieu ne suffit pas à me remplir.
Cette parole,
je ne la comprends pas. J'ai besoin de votre aide.
Je continue à me demander
pourquoi,
pourquoi, pourquoi il m'inflige
tout ça.
Je voudrais avoir la foi pour tout accepter sans comprendre.
Je vous demande une seule chose
et je vous implore de me dire la vérité.
On est en enfer ?
-Tu veux de la mozzarella ? Elle vient de Battipaglia,
elle est excellente. -Non merci.
-Désolée pour la musique, hein.
-Aucun problème. J'aime bien la musique.
-Ah, j'aurais pas cru. T'aimes bien la musique, mais pas la mozzarella.
Elle rit.
-Il est tard.
Bonne nuit, madame.
-Bonne nuit.
...
Tu veux pas ton cadeau ?
Ah ! Ah...
-Pas là, on va réveiller les petits.
-J'ai envie ici.
Elle gémit bruyamment.
...
-ET VIVE LA PRUNE ! ET VIVE LA PRUNE !
ET VIVE LA PRUNE !
-Aaah ! Rires.
... -Hé, tu fais quoi, là ?
-C'est là, le virage de la mort.
Je te dis pas combien d'accidents il y a eu.
...
Sonnerie.
...
france.tv access
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