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Il y avait un arbre,
puis d'autres arbres.
Tous ensevelis par cet épais brouillard
qui semble avoir... arrêté l'horloge.
Quel calme apaisant.
Des voitures. Elles redémarrentl'horloge.
Je ne sais plus très bien pourquoi je
suis ici. Mais
je m'y sens bien.
Je pars.
J'arpente des chemins à l'allure
fantomatiques.
En me demandant la raison de ma venue,
et si j'avais emprunté cette route.
Je veux voir au-delà de ce brouillard.
Je m'approche pour distinguer qu'est ce
qui est caché.
C'est une maison. Est-elle habitée ?
Ou simplement matérielle ?
Un son vient attirer mon attention. Il
provient de cette grande tour électrique.
Ce panneau rouge veut arrêter ma
progression.
Je refuse.
Ce lieu me paraît hostile. Pourtant,
j'aime cette hostilité.
Je veux savoir, la couleur du brouillard.
Son odeur, sa froideur,
sa forme.
Me voilà dans un jardin.
De nouveau, un arbre à la
prestance spectrale.
Un kiosque. S'il pouvait parler, il me
dirait les choses qu'il a vues.
Cet endroit, où le silence et les
murmures des arbres règnent, semble tout
droit sorti d'un rêve.
Un rêve solitaire où aucune âme n'a
l'air d'y vivre.
Le rêveur doit être bien tourmenté.
C'est un lieu où les mots ne résonnent
pas. Un lieu qui n'a pas
d'ailleurs.
Ces branches, elles annoncent la fin de
l'automne. Le début de l'hiver.
Un hiver peut être éternel,
ou bien... éphémère ?
En tout cas, ces dernières feuilles
sonnent comme un décompte.
Le décompte du temps restant à cet
endroit. Sur lequel je marche, j'observe
et je vis.
Il est temps pour moi de rentrer. La nuit
tombe et m'inquiète.
Mais où dois-je aller ?
Ces trois lignes vont peut-être m'aider à
trouver mon chemin.
J'avance péniblement dans ce brouillard
qui s'épaissit et cette nuit qui
s'assombrit.
Le chemin devient flou ou... est-ce moi
qui semble disparaître ?
Il faut que je rentre...
Si le brouillard n'était pas là, nous
aurions peut être un ailleurs.
Je suis déjà passé ici, mais pourquoi ?
Encore cette couleur rouge qui ne cesse
de m'empêcher.
Il fait de plus en plus sombre. Je me
sens seul, j'ai froid.
L'arbre, encore lui.
Le brouillard, quand cessera-t-il ?
Quand est ce que je vais me réveiller ?
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