All language subtitles for Les.Comperes.1983.FRENCH.1080p.HDLight.x264.AC3

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Original subtitles

Martin Tristan, 16 ans et demi, disparu depuis le mercredi 24.

Cheveux bruns,

taille 1 m 75.

Il se drogue, n'est-ce pas?

Non... enfin je ne crois pas.

Vous ne le regardez jamais dans sa douche?

Pardon?

Pour voir s'il a des marques, des traces de piq�res.

Non, d�sol�. Je ne le regarde pas dans sa douche.

Il est homosexuel?

J'ai rien contre les homosexuels, c'est pour savoir o� le chercher.

Il �tait amoureux d'une fille, il sont peut-�tre partis ensemble.

Il l'a rencontr� il y a 2 mois dans un concert rock,

une esp�ce de loubarde, un genre d�plorable.

Elle s'appelle?

Michelle Raffart, elle est ni�oise.

- Vous avez contact� ses parents? - Oui.

J'ai appel� le p�re, il m'a raccroch� au nez.

Il tient un h�tel � Nice, le Riviera.

Un dr�le de num�ro, lui aussi.

Le Riviera, mes coll�gues de Nice vont y faire un tour.

La brigade des mineurs fera le reste.

Vous pensez le retrouver?

On les retrouve toujours.

C'est comme les voiture vol�es. Mais quand?

- Ils feront rien. - Dis pas �a.

Il s'en foutent! Faut s'en occuper.

- On va voir ses parents. - Laisse faire la police.

C'est comme les voitures vol�es.

On a retrouv� ta voiture, mais dans quel �tat!

Monsieur Raffart?

Paul Martin, c'est au sujet de mon fils.

C'est vous qui m'avez envoy� les flics?

Non... je leur ai dit qu'il �tait peut-�tre parti avec votre fille.

Je ne sais pas o� elle est. Elle fait ce qu'elle veut.

On va m'emmerder longtemps avec �a.

Nous sommes inquiets, vous pouvez comprendre.

Je le connais pas, votre fils. J'ai vu personne.

Maintenant, foutez-moi la paix!

- Je te l'avais dit. - Il ment.

- Ecoute. - Il ment!

Faut qu'il nous dise la v�rit�!

II veut pas nous parler, je vais pas le forcer.

- Vous �tes un salaud! - Quittez pas.

En cas de probl�me, vous �tes pas un cadeau.

C'est priv�, ici!

Vous savez peut-�tre rien

mais ne nous tra�tez pas comme �a!

J'aurais ador� vous casser la gueule!

II y a des fuites au second, faut tout refaire.

Moi aussi, j'ai mes probl�mes, je vous emmerde.

Viens!

Et un d�tective priv�?

La fille de Mme Berthaud en avait trouv� un bon.

Tu veux que je lui demande.

J'ai fait un truc idiot, maman.

Quoi?

J'ai t�l�phon� � Lucas.

Jean Lucas.

Tu sais "l'homme des cavernes."

- Oh, oui. - �a marche bien pour lui.

Il est journaliste. Il a l'air content.

Pourquoi tu lui as t�l�phon�?

Pour qu'il m'aide, je le vois � 5 h.

T'aider?

S'il m'avait acompagn� � Nice, mon fils serait ici.

Vous vous �tes pas vu depuis longtemps?

Je sais pas... 17 ans.

Tu pr�f�res laquelle?

Je veux pas faire de peine.

Qu'attendre d'un type qu'on a pas vu depuis 17 ans.

Et tout cela un enfant qu'il ne conna�t pas.

Je lui dirais qu'il est de lui.

Comment?

Je dirais que Tristan est son fils.

Il s'appelle Tristan et il a 17 ans.

J'ai pas voulu te le dire, je l'ai gard� et on l'a �lev�.

Mais pourquoi?

Je voulais un enfant de toi.

Pourquoi tu l'as pas dit?

T'�tais si jeune.

Tu t'imagines � l'�poque en p�re de famille.

Alors j'ai �pous� Paul et il a jamais rien su.

C'est dingue.

T'as une photo?

Oui, mais... elle est pas tr�s bonne.

Y a quelque chose, non?

- Le nez, peut-�tre. - Pas de chance.

En fait, quand il sourit, c'est toi.

Pas de photos o� il sourit?

C'est un beau gar�on, tr�s beau.

Pourquoi me le dire maintenant.

Il y a 15 jours, il a fait une fugue.

La police s'en fout et mon mari n'a pas les �paules.

Je veux retrouver mon fils.

Une fugue, c'est con, �a!

Je pense qu'il est parti avec une ni�oise.

Je suis all�e � Nice avec Paul mais...

T'attends quoi de moi?

Que tu reprennes l'enqu�te, tu le retrouveras.

T'es pas vrai, tu sais.

17 ans apr�s, tu me dis que j'ai un enfant.

3 mn plus tard, il a disparu et tu me demandes de le retrouver.

Je sais pas quoi te dire.

Il a refus�.

C'�tait pr�visible.

Je me souviens de lui, une brute �go�ste.

Tu pouvais rien attendre de lui.

C'est pas une brute, il est pas �go�ste.

Bon.

N'en parlons plus.

Tu veux boire quelque chose, je fais du caf�.

J'ai connu un autre gar�on � l'�poque, Fran�ois Pignon.

- Tu te souviens? - Tu recommences!

II �tait tr�s gentil, tr�s...

Attends. C'est lui, le suicidaire.

Je me demande ce qu'il est devenu.

J'en ai assez de cette vie qui m'apporte si peu.

Je la quitte sans regrets.

Pardon � ceux qui m'aiment.

Adieu. Fran�ois.

Allo?

De la part de qui?

Christine, �a fait si longtemps!

Non, je suis pas en train de d�jeuner.

Moi, �a va pas trop mal.

Non, tu me d�ranges pas. Que deviens-tu?

Quand tu veux? Cet apr�s-midi, si �a t'arrange.

5 heures, d'accord, j'y serai.

Moi aussi, je t'embrasse.

Je suis content que t'ai appell�.

A tout � l'heure.

Christine!

II a 17 ans, il s'appelle Tristan.

Un fils, moi!

Un enfant et tu m'as rien dit.

J'ai pas pu � l'�poque...

C'�tait pas simple entre nous.

On se quittait, on se suicidait.

Tu me quittais, je me suicidais.

J'ai pr�f�r� ne pas t'en parler.

Un fils... tu as une photo?

Oui... mais elle est pas tr�s bonne.

Y a quelque chose, non?

Les yeux peut-�tre. Il a tes yeux.

Il me semble qu'il a les yeux noirs.

Oui, mais c'est la m�me forme.

- Il a encore oubli� la cr�me. - Comment?

Je demande un caf� cr�me, il oublie la cr�me.

Mais c'est pas grave.

Non, c'est pas grave du tout.

Mais j'ai fait une d�pression, je suis gu�ri.

De temps en temps, je pleure sans raisons.

Le medecin dit que c'est normal, que �a va passer.

Ou est-il? Tu aurais d� l'amener.

- T'es s�r d'aller bien. - Oui, o� est-il?

D�sol�, toi aussi, tu as tes probl�mes.

Arr�te, j'ai pas de probl�mes.

O� est mon fils?

II est parti, il a fait une fugue.

Je voulais que tu m'aides mais j'ai peur...

Tu as pens� � moi. C'est formidable;

L'id�e d'�tre p�re me rend b�te, j'arrive pas � m'y faire.

Je suis si heureux.

Gar�on!

Je suis d�sol�.

Pardon... l'addition, s'il vous pla�t.

Bien s�r que je t'aiderai.

- T'es en �tat? - Je vais bien.

Formidablement bien!

Aller � Nice te posera probl�me.

Pas du tout, on a de la chance.

J'ai plus de femme, plus de boulot je vis chez ma m�re.

J'ai pas d'avenir, rien.

Tout est foutu, c'est formidable!

- T'as vu la guerre des casinos. - En effet.

- T'envoies quelqu'un? - Dubois.

C'est pas son truc.

Il n'a rien �crit sur eux, lui, il peut aller dans le midi.

Je me fous de ces voyoux.

Laisse-moi y aller.

Tu veux te prendre une balle?

Je suis pas mari�, j'ai pas de gosses.

Je les aurais.

Je te parie une caisse de champ'. Tu peux la commander.

Je te commande une couronne.

Je peux vous donner la 12,

ou la 6.

- Le patron est l�? - Il est occup�. C'est urgent?

Non, je le verrai plus tard.

La 6, elle est plus calme.

Oui!

Salut Verdier.

M�me dans les palaces, il y a de la vermine.

T'es gonfl� de refoutre les pieds ici.

Je veux �crire une suite � mon bouquin.

Une suite et une fin!

�a va, toi?

D�j� au boulot?

Je cherche une fille pour ce soir.

Je vais pas bouffer avec toi!

Je suis pas libre non plus, permanence.

Passe � la brigade, je t'offrirai un sandwich.

Isabelle,

dommage qu'elle soit pas libre!

Une m�tisse superbe... je la vois demain.

T'as la belle vie. Une femme dans chaque port.

Tu t'es bien d�brouill�!

Je l'ai piqu� au divisionnaire, rapporte-le ou j'aurai des ennuis.

Te fais pas tuer, on bosse bien assez.

Rossi va d'abord essayer de m'acheter.

Accepte, prend le pognon et tire-toi!

Salut! Merci d'�tre venu si vite.

Allo?

Non, elle est pas l�. C'est de la part de qui?

En fin d'apr�s midi. C'est � quel sujet?

Je suis un ami d'enfance. J'ai su pour votre fils.

Je pourrais peut-�tre vous aider.

Le patron veut te parler.

- J'ai rien � lui dire. - Lui, si.

Il a une proposition.

�a ne m'int�resse pas. Bonsoir.

Oui!

- Monsieur Raffart.

Une seconde!

Vous connaissez ce gar�on?

- Qui �tes-vous? - Son p�re.

Il est parti avec votre fille.

Son p�re?

Vous avez eu de leurs nouvelles?

J'ai vu son p�re il y a 15 jours.

Oui... Non, c'�tait pas son p�re,

c'�tait celui qui l'a �lev�.

Son vrai p�re, c'est moi.

- Alors? - J'ai d�j� tout dit � l'autre p�re.

J'ai dit que je voulais qu'on me foute la paix.

Vous allez m'emmerder longtemps.

Faut pas vous f�cher.

La police sait tout. M'emmerdez plus, c'est clair!

J'ai du boulot. Filez!

- De la part de qui? - Donnez-moi �a!

Le plombier, vous prenez?

- Foutez le camp. - Je vous le passe!

Excusez-moi, il est occup�. Y a une commission � lui faire?

Attendez, le voil� qui revient.

Au secours!

D�sol�, il est reparti. C'est pas de chance.

Un petit mot, �a lui fera plaisir.

- Il est venu. - Comment?

Votre fils, il est venu.

Il �tait avec deux autres types et ma fille.

Ils ont dormi ici... une nuit, et puis je les ai vir�s.

Pourquoi vous l'avez pas dit � sa m�re?

Parce que... ils avaient du mat�riel vol�.

Ils ont d� casser un magasin, des transistors, des magn�tos...

J'aurais d� pr�venir les flics...

mais je veux pas d'histoires...

- J'ai rien dit � personne. - O� sont-ils maintenant?

J'en sais rien...

Faites un petit effort.

- Ma femme... - Oui.

Elle les a peut-�tre vus.

Elle a une station service sur la route de Cannes.

La station Agip.

Qu'est ce que c'est?

Monsieur Raffart?

Pardon de vous d�ranger. Pouvez-vous m'aider.

Vous l'avez d�j� vu?

Qui �tes-vous?

Son p�re.

Il a fait une fugue, s�rement avec votre fille.

Il y a quelque chose qui va pas?

- Il a combien de p�res, ce gosse? - Comment?

Je comprends.

Le p�re que vous avez vu n'est pas le vrai.

Le vrai papa, celui qui a procr�� l'enfant, c'est moi.

Vous ne d�crochez pas?

II est compl�tement malade!

Qu'est-ce qui se passe?

Je lui pose une question il attrape le t�l�phone...

C'est un fou dangereux!

�a va?

Mon fils a fait une fugue, j'enqu�te.

Je vais me plaindre � la police!

Votre fils a fait une fugue?

II m'a p�t� la m�choire!

- Le mien aussi a fugu�. - Sans blague.

Ils sont peut-�tre ensemble. Il a quel �ge?

- 16 ans. - Le mien aussi.

- Pignon. - Lucas.

- Ravi. - Moi aussi.

- Si on parlait de nos enfants? - Volontiers.

Vous pouvez pas frapper?

- Tu veux vraiment? - Non...

Je sais. Vous �tes aussi le p�re de cet enfant.

Tout le monde est le p�re de cet enfant.

Mais rendez-moi ce t�l�phone...

C'est pas fait pour �a.

D'apr�s Raffart, ils ont piqu� des trucs?

Des transistors, des magn�tos...

Oh la la!

Oui, d'apr�s moi, nos enfants sont en train de mal tourner.

- Comment raconter �a � sa m�re? - Et moi donc.

Pauvre Christine!

Elle est d�j� si abattue.

Elle s'appelle Christine?

C'est marrant, la mienne aussi.

Pauvre Christine!

Je me suis pas assez occup� de lui.

Moi non plus, malheureusement.

Ils ont tant besoin de nous.

Surtout le mien, c'est un r�veur, un instable.

J'�tais comme lui � son �ge,

ombrageux, mal dans ma peau.

J'�crivais des po�mes.

Il a �t� plus loin que moi, il a eu le courage de partir.

C'est moi, mais en moins �touff�, en plus lib�r�.

Le mien est une petite brute.

Il se bagarre tout le temps, j'�tais pareil.

Je pouvais pas tenir en place.

Vous savez ce que j'ai pens� de sa fugue.

C'est bien mon fils, ce petit con.

Cette montre, mon p�re me l'a donn� � mes 18 ans.

Elle lui venait de son p�re.

Je vais la lui donner.

Je vais le prendre au journal.

Stagiaire.

Il va bosser, �a lui fera du bien.

Je serai l� pour l'aider.

Je vais m'en occuper.

Moi aussi, je vais m'en occuper.

On sera plus jamais seul, ni lui ni moi.

- Tiens. - Merci.

- Rien de neuf? - Pas grand chose.

Un certain Lucas a t�l�phon�.

Jean Lucas, il appelait de Nice.

Il voulait quoi?

II a parl� de Tristan, c'est qui?

Rien.

Un gar�on que j'ai connu il y a longtemps.

Je suis content de vous avoir rencontr�.

C'est bien, nos fils sont copains.

Ce sera plus facile pour les ramener.

- Belle voiture. - C'est ma folie.

Elle est neuve, je l'ai prise pour la roder.

Elle est superbe.

- Je l'aurais prise en gris. - Moi pas.

Plus d'essence.

- Comment? - On va manquer d'essence.

Plus d'essence?

C'est rien. Y a une station-service.

Non, c'est pas pour �a.

Je pleure parce que je sors de d�pression.

�a va passer, vous en faites pas.

Le plein de super, s'il vous pla�t!

Je v�rifierais bien demain...

C'est pas la peine.

Lucas a ni femme ni enfant.

Il nous balade.

Et l'autre type?

S�rement un coll�gue � lui, un autre fouille-merde.

On va avoir du mal avec elle.

- Vous croyez? - S�r.

Autre chose?

Vous �tes Mme Raffart?

Votre mari vous a pas t�l�phon�?

C'est lui qui nous envoie.

- Lucas, mon fils a fugu�. - Pignon, le mien aussi.

Ils sont pass�s chez votre mari avec votre fille.

Je vis plus avec lui.

Vous avez des nouvelles de votre fille?

Non.

- Je veux r�cup�rer mon fils. - Et moi, le mien.

Votre fille peut nous aider.

Je sais pas o� elle est. Ce sera 300 francs.

Et voil�!

- Elle dit peut-�tre la v�rit�. - Je crois pas.

Et pour la faire parler...

Pourriez pas pleurer un coup?

Comment?

Pleurez, �a peut l'attendrir.

- Pleurer ciomme �a? - Ben oui.

- Pas commode. - Vous pleurez pour l'essence.

C'est pas sur commande.

Pleurez pas, elle parlera pas.

Attendez!

Je vais essayer.

- D�p�chez-vous! - Vous �tes marrant.

Il faut que je pense � quelque chose de triste. Voyons.

J'emmerde tout le monde avec mes pleurs.

Et pour une fois qu'on me le demande...

L'enterrement de mon p�re, c'�tait d'une tristesse.

Chaque fois que j'y pense, j'y reste.

Pas cette fois.

Le con, il m'a foutu une baffe!

C'est foutu! On peut repartir.

D�sol�, mais je m'�tais pas marr� depuis longtemps.

J'en ai les larmes aux yeux.

Vous pouvez partir.

Venez Pignon!

Qu'est-ce qu'il a?

II est boulevers�.

Allons, mon vieux, calmez-vous.

- Il pleure? - Bien s�r, il pleure.

Son fils a disparu et vous refusez de l'aider.

Je veux �viter � ma fille des ennuis avec les flics.

On dira rien � la police, parole.

Vous connaissez le vid�o-flip?

Un bar pour jeunes avec des jeux.

Elle tra�ne l�-bas. Je vous donne l'adresse.

S'ils sortent avec elle, j'ai d� les voir. Ils sont comment?

Vous avez un t�l�phone?

C'est toi. J'ai essay� de te joindre mais tu �tais parti.

Non toi, �coute-moi.

Il y a un d�nomm� Pignon qui pr�tend �te le p�re de ton fils.

Je vais t'expliquer.

Non, r�ponds juste � une question!

Qui est le p�re de cet enfant?

Je sais pas, c'est pas le probl�me.

Ramenez-moi mon fils.

Je vous ai connus tous les trois au m�me moment.

Je vous en supplie, ramenez-le moi.

Tu sais pas qui est le p�re?

J'en ai rien � foutre de lui.

Je suis venu ici pour le boulot.

J'avais rien de mieux � faire.

Arr�te de jouer, merde!

Je vis bien en c�libataire, j'ai pas besoin d'enfants.

Pas de probl�me, je m'en occuperai.

Elle est gonfl�e. Elle sortait avec deux autres mecs.

- Faut voir quels mecs. - Merci.

Elle est gonfl�e.

Bonjour.

Vous connaissez?

Pourquoi?

- Il a fait une fugue. - Vous �tes flics?

- Non, c'est mon fils. - Non, c'est mon fils.

Sa m�re nous envoie.

Vous me devez 100 sacs.

Comment?

Ces cons ont p�t� ma vitrine.

- Ils �taient compl�tement allum�s. - Qui �a?

Une bande de voyous, des excit�s.

Je suis pas assur�, 100 sacs, c'est le minimum.

Vous �tes s�r, il �tait avec eux.

C'�tait le plus allum�.

Moi aussi, j'ai un gosse.

Il tra�ne pas le soir, il se d�fonce pas.

- Surveillez votre voyou. - Je l'�l�ve comme je veux.

Vous disputez pas.

Ce tas me donne pas de le�on.

Sans tes jeux � la con, ils sortiraient moins.

Tu vas prendre une racl�e pour lui.

- Ah, oui. - Je vous en prie.

Je suis champion de boxe, t'es mal tomb�.

Il ment, il doit �tre assur�.

O� peut-on le trouver?

Je sais pas, moi.

Ils dorment dans le quartier St Paul, tentez l�-bas.

S'il se drogue...

Une bonne baffe lui fera du bien.

Un vrai para!

Pour l'�ducation moderne?

Faut respecter sa personnalit�,

ne pas contrarier ses pulsions...

Pulsions, mon cul.

Le type, il cherchait quoi?

Son fils.

Il a ni femme ni enfant, il voulait quoi?

C'est plus prudent de la laisser ici

Claquez pas trop fort, �a les esquinte.

Vous croyez qu'il est l�?

II y a personne.

On remonte?

Attendez.

Qu'est-ce que c'est?

On cherche quelqu'un.

Merde!

Vous me traitez de para si je d�fonce la porte.

- Il y a d'autres m�thodes. - Allez-y.

Merde!

Faudrait lui envoyer des fleurs.

- Vous feriez comment? - Comme �a.

C'est lui qu'on cherche.

Une patinoire avec un snack, ils y vont souvent.

Rue du Canal, le Rockers.

Pour la porte.

Nom de Dieu!

Si je les retrouve, je les tue.

Il a pas l'air d'�tre l�.

La petite au bar...

je pense que c'est sa copine.

On va avoir des probl�mes.

- Pourquoi? - Vous avez vu les monstres.

Je m'en occupe.

Quoi?

J'�tais instituteur. Les jeunes, c'est mon truc.

Laissez-moi faire.

Pignon! II vont vous �clater la t�te.

J'en fais mon affaire. Surtout n'intervenez pas.

Salut, les jeunes!

�a gaze?

Super, les guitares.

Putain, la rythmique!

Le pied, dis donc!

Je peux te parler?

Ta maman nous envoie.

Allons, on ne chahute pas!

Tu bois quelque chose?

J'ai dit "on ne chahute pas."

Qu'est-ce que vous faites?

Mais enfin!

- C'est pas s�rieux, mon gar�on. - Mange.

Nous recherchons un jeune, Tristan.

- Tu vois qui c'est? - Qui �a?

Tristan.

Il est l�-haut.

L�-haut, je te dis!

D�barrassez-nous de ce petit con!

L'escalier dehors, allez!

- Il est l�-haut. - J'ai entendu.

Arr�tez, c'est d�go�tant.

Vous voyez, pas de bagarre.

Emmenez-le.

Il est parti avec toi.

Oui, mais c'est fini. Je suis avec St�phane.

Mais il s'accroche.

Il a bu de la bi�re.

Il s'est �croul�.

On l'a mont� ici, on savait pas quoi en faire.

Ramenez-le � Paris. St�phane veut lui casser la t�te.

- Tristan! - Vous fatiguez pas, il est bourr�.

Je le voyais pas comme �a.

Comment vous le trouvez?

Et vous?

II est pas terrible.

Pas terrible, non.

Il a une dr�le de t�te.

- Il vous ressemble un peu. - Pas du tout.

- Il se r�veille. - Non.

Mon pauvre petit bonhomme!

II doit en baver, oui...

Ma 1 �re cuite, c'�tait parce que j'�tais amoureux.

- Ah bon? - Une cuite de 3 semaines.

C'est dr�le qu'il fasse pareil.

On a les m�mes r�actions.

�a prouve rien.

Je constate juste qu'on a des points communs.

Vous picolez, il picole.

Si tous ceux qui picolent �taient votre fils, voil� la famille.

J'ai un peu de mal � vous supporter.

Bon.

Faut le sortir d'ici.

Comment on fait?

- Un probl�me? - Rien de grave.

Mon fils a pris une cuite.

Il p�se son petit pois.

Il est costaud, pas gros mais costaud.

On a un peu la m�me charpente.

Pas du tout.

Il a des os fins, lui. Vous, vous avez des gros os.

- Ah, oui? - Regardez ses poignets.

Dites donc!

- Il a tent� de se suicider. - Quel con.

Vous pouvez pas comprendre.

C'est un temp�rament, il est comme moi.

J'ai commenc� � me suicider � son �ge.

Vous n'�tes pas tr�s dou�.

Pauvre petit gar�on.

Laissez-le dormir. Et moi aussi.

- Je me l�ve t�t. - Allez-y.

Allez-vous coucher. Je m'occupe de lui.

Oblig� de dormir sur le canap�.

Connerie!

Chut...

Quand est-elle venue vous voir?

- Comment? - Sa m�re.

Quel jour l'avez-vous vu?

Mercredi.

Alors, c'est moi le p�re.

- Pourquoi? - Je l'ai vue mardi.

La veille.

Il s'est adress� d'abord � moi,

puis elle s'est rabattue sur vous.

La conclusion est �vidente.

Si vous recherchiez un enfant,

vous me prendriez pour faire l'enqu�te?

Comment?

Vous me prendriez pour faire l'enqu�te?

S�rement pas.

Alors, pourquoi me choisir?

C'est moi le p�re, la conclusion est �vidente.

Lucas...

Il se r�veille.

- On lui dit quoi? - Rien.

On le ram�ne d'abord � sa m�re.

- Bonjour! - Bonjour!

Du caf�?

Une bonne tasse de caf� te fera du bien.

Je suis un vieil ami de ta m�re.

Fran�ois Pignon, tu peux m'appeler Fran�ois.

Jean, je suis aussi un vieil ami de ta m�re.

Je voudrais du caf� pour 3 personnes.

Elle t'attend.

On l'a pr�venue. Elle est folle de joie.

On t'a ramen� ici hier soir, c'est un h�tel.

- Vous �tes de la police? - Non!

On est des amis de ta m�re.

Elle t'expliquera � Paris.

Vous �tiez � St Paul. Vous m'avez enlev�.

On t'a pas enlev�!

Tu dormais, on t'a pas r�veill�.

N'aie pas peur, Tristan!

On va juste te ramener.

Ouvrez �a!

Ne crie pas!

De quel droit vous me gardez?

Ouvrez cette porte!

De quel droit vous m�lez-vous de �a?

Je suis ton p�re.

Alors, l�...

Je ne suis pas tout � fait d'accord.

On d�cide de rien dire et vous lui dites �a.

Je ne suis pas d'accord.

Je lui dis parce qu'il veut se tirer.

Dites-lui que je suis son p�re. C'est plus �l�gant.

Je vais pas lui dire �a, c'est peut-�tre moi.

Trouvez une formule.

Dites-lui: "Nous sommes ton p�re."

C'est quoi, ces salades?

Oui.

- Faudrait lui expliquer. - Oui.

Bon.

Tu dois �tre assez grand pour comprendre.

J'ai connu ta m�re il y a 17 ans.

Je suis peut-�tre ton p�re.

Et le probl�me

c'est que moi aussi, je suis peut-�tre ton p�re.

Oui.

De la part? C'est son p�re.

Oh la la!

II est r�veill�, je vous le passe.

Il est reparti, je vous rappelle.

Il est bien, votre fils!

Mon fils, c'est vous qui le dites.

Je vais pas cavaler apr�s lui! J'ai du boulot.

J'y vais, moi.

- Tout seul? - Oui.

Il a d� retourner l�-bas.

Et vous boufferez vos godasses!

Je me laisserai pas faire et je r�cup�rerai mon fils.

Mon fils.

C'est �a, oui.

M. Lucas, t�l�phone!

- Je viens, une minute. - Pas besoin.

Je viens quand m�me.

Abruti!

Connard!

- O� vous allez? - Aux toilettes, j'ai le droit!

- Tu fais quoi? - Je vais � Nice.

J'ai l'air de quoi!

Tu envoies des abrutis le chercher et je passe pour un con.

Vas-y mais tu vas tout g�cher.

Si tu es l�, il va se bloquer.

Qu'est-ce que je lui ai fait?

Je l'ai �lev� du mieux que j'ai pu.

Je lui ai fait quoi?

II fout rien en classe, il rentre tard. Faut pas exag�rer.

Ils ont le beau r�le.

J'ai morfl� pendant 16 ans et ils d�barquent comme des fleurs.

J'aimerais �tre � leur place!

Deux types avec des rasoirs.

Regardez ce qu'ils m'ont fait!

- Faut appeler la police. - Venez.

- Comment ils �taient? - Horribles.

Ils m'ont fait �a et ont parl� de mon nez!

Votre nez?

"Garde ton nez propre."

J'ai rien compris, je connais personne ici.

Mon costume! La police!

Calmez-vous!

Je connais un flic, je lui en parlerai.

Tenez.

Mettez-donc �a!

Ce sera un peu large mais c'est pas grave.

- T'as pas vu Michelle? - Non.

�a va pas?

II m'est arriv� un truc incroyable?

Je me suis fait enlever par deux types.

Un gros costaud et un type bizarre.

J'ai cru que c'�tait des flics.

Le gros m'a dit qu'il �tait mon p�re.

C'est devenu dingue. L'autre a dit qu'il �tait aussi mon p�re.

J'ai r�ussi � me tirer.

Vous �tes pr�t?

- J'ai l'air d'un clown! - Mais non.

S'il me voit comme �a, il va me trouver ridicule.

Il verra pas la diff�rence!

Lls ont pas pris mon portefeuille!

Je leur ai rien fait, moi!

- Allo? - M. Lucas?

C'est Jeannot.

J'ai des infos pour vous.

Venez tout de suite au casino.

Je vous attends. Faites vite.

�a vaut la peine.

Tr�s bien.

Tr�s bien.

J'en ai pas pour longtemps.

Elle me fout le cafard, cette voiture!

Lucas!

II est parti depuis 2 heures.

Vous �tes pas sa m�re.

Soyez pas inqui�te. Je reviens.

- L'autre est toujours l�. - Je savais pas qu'ils �taient 2.

- Qui s'est gar� l�? - Un ami, il arrive.

C'est pourtant bien �crit!

D�gagez-moi �a, je suis press�, moi!

D�gagez ce tas de boue!

Merde, la BM!

Lucas?

Lucas?

Tu vas aller voir M. Rossi.

Lucas?

Lucas?

J'y suis pour rien, moi!

Je pouvais pas faire autrement.

Me touchez pas! Je vous donne un tuyau.

Rossi est prot�g� par Couderc.

- �a vaut combien? - Comment?

Je suis foutu, faut que je me tire. Vous me donnez combien?

Vous devez vous tromper, j'ai pas d'argent.

Salaud!

Vous m'avez bien eu, hein! Salaud!

Foutez le camp. Je vais me flinguer.

Foutez le camp, merde!

D�pressif?

Comment?

Moi aussi!

Fran�ois Pignon.

Il y a 48 heures, j'avais un revolver dans la bouche.

Racontez moi. Faut parler dans ces cas-l�.

- Tu te fous de ma gueule? - Non.

Je peux vous aider, mais faut m'en dire plus.

Un peu plus.

Quoi de plus?

Si, attendez!

J'ai quelque chose pour vous.

C'est un tr�s gros truc.

- �a peut tout faire sauter. - C'est bien.

Faudrait m'aider.

O� est-ce que je peux vous joindre?

Je vous cherchais. On a eu un ennui.

Il s'est pass� quoi encore?

Je sais pas. Je l'ai vue partir.

- Vous aviez oubli� le frein � main. - Quoi!

Je vois pas d'autre explication.

En route!

Lls marchent.

C'est de la bonne bagnole!

- �a s'est bien pass�? - Comme �a.

Moi, j'ai bavard� avec un d�pressif.

C'est fou, le nombre de d�pressions.

O� est Mich�le?

- T'es revenu. - Elle est o�?

- Je te demande o� elle est. - Retouche-moi et je te d�truis.

Qu'est-ce qui se passe?

- Vous attendez quoi? - Bougez pas.

Si c'est mon fils, il se d�brouillera.

Mais pas si c'est le mien!

II va se faire massacrer.

Laissez, vous allez en faire un p�d�!

C'est quoi ces conneries de macho!

Esp�ce de connard d'intellectuel de mes deux.

Pignon! �a va?

Bien, mon gar�on!

Tristan! �a va?

- Tristan? - Mon bras!

Arr�tez de vous agiter. C'est pas grave.

Je pars pas avec eux. Je les connais pas.

Pardon.

Tu pr�f�rerais voir tes parents?

- Ou les flics? - Hein?

OK, mais je rentre pas.

Vous �tes de la famille?

- Peut-�tre. - Comment �a?

Oui, on est de la famille. Allez, viens.

Permettez!

Qui �tes-vous exactement?

Voil�, docteur.

Il y a bien longtemps, la maman de ce jeune...

- Bon, �a va, je suis son oncle. - Moi aussi.

C'est vrai.

Oui.

Je rentrerai pas � Paris. Je veux pas voir mes parents.

On mange un morceau? J'ai faim.

On me l'a bien arrang�. Monte.

Je me tire, moi!

Merci pour tout.

Tu feras quoi avec ton bras cass�?

Lls veulent plus de toi. O� tu vas?

Mon p�re m'a assez fait chier, ne prenez pas le relais.

Il est amoureux et veut rester ici, on peut rien faire.

Faut qu'il revienne de lui-m�me.

Vous rentrez, je finis mon reportage et on lui fout la paix.

Avant ma d�pression j'�tais instituteur,

J'ai d�prim� � cause des enfants.

Quel rapport?

C'�tait des enfants de la banlieue, vivants et turbulents.

Ils m'appelaient "Petite crotte".

Je pensais ne plus jamais encaisser un enfant.

Avec l'arriv� de celui-l�, j'ai cru rena�tre.

Vous avez s�rement raison, mais je m'en fous.

Je vais le chercher, j'ai besoin de lui.

Tant pis s'il veut pas de moi.

Vous allez me suivre longtemps?

Tant que tu seras malheureux.

Je ne te parlerai pas, si tu veux.

Si je te g�ne, j'attendrai dehors.

Pourquoi vous faites �a?

C'est une blague, cette histoire de p�re.

Peut-�tre.

Je veux plus te voir ici. D�gage!

Je t'emmerde.

Dans 5 secondes, je te p�te l'autre bras.

Je vous en prie, pas de violence.

Un...

Deux...

Laissez-le, il est bless�!

T'as encore faim?

II m'a foutu un coup de boule.

Il m'a foutu un coup de boule!

Tu m'as foutu un coup de boule!

II m'en a foutu un autre, dis-donc!

Pas comme �a!

C'est tout une technique! Vous, vous faites �a!

Vous avez aucune force.

- �a part d'ici. - Dis-donc p�p�re!

Voil�.

Quoi! Qu'est-ce qu'il y a?

Qu'est-ce qu'il y a?

Toi, viens!

Viens ici!

�a me regarde pas mais il a pas compris.

Mets les choses au point!

Je veux plus te voir. C'est comme �a.

C'est fini, nous deux.

On rentre, mon petit.

- Foutez le camp. - Viens.

Foutez le camp!

Viens mon gar�on, on rentre.

Votre bagnole, c'�tait moi.

Comment?

- Elle �tait gar�e place St Paul. - Dis pas �a.

Elle �tait belle et on a cogn� dessus.

Ecoutez pas. Il veut vous provoquer.

Sur la t�te de mes 3 p�res.

J'ai tap� dessus place St Paul, hier, � coup de barre de fer.

Il a le bras cass�! Vous �tes malade!

On rentre ou je me f�che.

En route, mon petit.

Tu te reposes ici. On parlera demain

On pleure pas quand on est un homme.

Pleure, �a te fera du bien.

Laissons-le se reposer.

Ne le brusquez pas!

Allo.

C'est Jeannot.

Bonjour, mon vieux, nous allons mieux?

Rue des Entrep�ts...

Dans la cabine t�l�phonique...

Venez vite...

All�? All�?

- All�? - Qui c'est?

- Mon d�pressif. - Comment?

- Le type de ce matin. - Ah bon?

II a pas l'air bien.

Je peux pas le laisser ocmme �a.

Je sais trop ce que c'est.

Une fois, un �boueur m'a sauv�.

J'allais me foutre en l'air, je devais parler � quelqu'un.

- Il venait pour les �trennes. - Il a �t� g�t�.

- La rue des Entrep�ts, c'est o�? - Jouez pas au sauveur.

Faut que j'y aille.

Occupez-vous de lui, je reviens vite.

�a va?

�a va.

Si tu veux un verre...

Je peux pas rester l�. Faut que je sorte. J'�touffe!

Pas facile avec une seule main.

Fais ce que tu as envie de faire.

A tout � l'heure.

C'est de la documentation, je suis journaliste. Un beau m�tier.

On en reparlera plus tard.

C'est Rossi. J'ai �crit un bouquin sur lui.

�a lui a pas plu.

�a, c'est Couderc, le d�put�.

Si j'arrive � prouver quils bossent ensemble, je fais tout sauter.

Alors, ma m�re a connu 3 types en m�me temps.

En m�me temps, c'est beaucoup dire.

Ben si, on sait pas qui est mon p�re.

En tout cas ta m�re est quelqu'un de tr�s bien.

C'est vrai pour beaucoup de monde.

- Juge pas les gens. - Non.

Je juge pas. Elle a eu raison de s'�clater un peu.

Attendez-moi ici.

J'attends pas ici. Vous avez vu le quartier.

Quarante francs.

Merci.

�a, je peux le faire.

Finis vite, je dois voir un flic. Viens avec moi.

- Non, merci. - J'ai une petite id�e.

Tu pourrais faire un stage au journal.

Allo?

- C'est Pignon, il est mort. - Quoi?

Mon d�pressif, il s'est tu�. C'est �pouvantable.

- O� �tes-vous? - Rue des Entrep�ts.

La police arrive pas. Je sais pas quoi faire!

Vous avez dit votre nom?

Vous l'avez dit aux flics?

- Non. - Alors, tirez-vous de l�!

- Pourquoi? - Je les connais, tirez-vous!

Quel abruti!

- Il m'a donn� une enveloppe. - Quoi?

II me l'a donn�e en mourant.

- Vous l'avez ouverte? - Oui.

Quel con! Vous tenez � avoir les flics sur le dos.

D�chirez-moi �a et jetez-le.

Oh l� l� l�!

J'esp�re pour toi que c'est pas ton p�re.

Il tient la main � un suicid� et il appelle la police.

Et si elle croit pas au suicide?

- Qu'est-ce qui te fait rire? - Lui.

Moi, il me fait pas rire.

�a fait 2 jours que je me le tra�ne.

- Tu te d�p�ches? - Je veux pas sortir.

Je peux pas te laisser ici.

Ils pourraient s'en prendre � toi.

Viens voir un vrai journaliste au travail.

- Ah, te voil�. - Salut Verdier!

- Inspecteur Verdier, mon fils. - T'as un fils?

C'est lui qui t'a cass� le bras, je parie.

Ta gueule.

- Tu vas bien? - Impec. Je te rapporte �a, merci.

Diff�rence entre v�role et hirondelle?

Essaie donc d'attraper une hirondelle.

On boit un verre?

Alors, �a te pla�t?

Faire des blagues nulles avec un con, passionnant!

Tu connaissais Renacci? II s'est fait descendre.

Comme au cin�ma?

Les jeunes s'int�ressent � rien.

- Je savais pas que t'avais un fils. - Moi non plus.

- Quoi? - Non, rien.

- O� on va? - Rue des Entrep�ts.

Rue des Entrep�ts.

Vous voil�, j'�tais inquiet.

- Votre d�pressif? - Quelle histoire!

Comment �tait-il?

Vous inqui�tez pas, j'ai tout jet� � la poubelle.

- J'ai fait ce que vous m'avez dit. - Non, Physiquement...

Petit brun, chemise � carreaux?

Si, un petit homme brun avec une chemise � carreaux, exact!

Venez avec moi!

O� est cette putain de photo?

J'en sais rien, merde.

- Je suis fatigu�. - Tais-toi, c'est pas le moment.

Votre boulot, c'est faire les poubelles.

- Il m'�nerve ce petit connard. - Tristan!

Je lui ai rien demand�.

C'est vrai, il y est pour rien.

Allez-vous en, je veux plus vous voir.

Je renonce � ma paternit�.

J'en ai assez de ce rejet permanent.

Je vous le donne.

Mais r�vez pas, plus vous insisterez plus il vous rejettera.

- Vous allez faire quoi? - Mon boulot.

J'ai toute la rue, de quoi m'occuper. Bon vent!

- Je te ram�ne � l'h�tel. - Je peux rentrer seul.

Vous avez raison, il y a rien � faire.

C'�tait trop beau. Un enfant, on doit le m�riter.

Tristan je te comprends. Tu pars car ton p�re t'emmerde.

Et il y en a 2 autres qui te d�barquent dans les jambes.

Je te laisse tranquille. Bonne chance.

Au revoir, mon petit.

C'est pas �a?

Les deux ordures, ensemble sur la m�me photo. Super!

II n'y a pas que les photos.

Dans une lettre, Jeannot balance tout le monde...

Si vous m'augmentez pas, vous �tes des chiens.

Je t'envoie tout �a.

On les tient ces salauds.

Faut vous mettre � l'abri.

A l'abri?

Le temps de finir mon travail. Allez.

Les types qui ont d�coup� mon costume,

- c'�tait pas � cause de vous? - Si, peut-�tre.

Et vous m'avez rien dit!

Vous me cachez que des tueurs me suivent.

Je vous croyais pas menac�.

Et s'ils s'en prennent � notre fils, vous vous en moquez.

- Assassin! - Je vais vous mettre � l'abri.

- Les photos! - �a va pas.

Tout �a pour un reportage � la con!

Enfin, soyez pas stupide.

Je tiens le scoop de ma vie.

Donnez-moi ces photos!

Vous allez �pingler qui avec cette photo?

Un politicard et un truand aux mains pleines de sang.

Quelques jours � la campagne, on va pas en mourir.

J'esp�re pour nous.

Faites pas la t�te.

En rentrant, tu peux venir habiter chez moi si tu veux.

D'accord.

- Arr�tez-moi. - Comment.

Stop!

Que se passe-t-il?

C'est pas la peine que je m'impose plus longtemps.

O� il va cet abruti! Qu'est-ce qui vous arrive?

D�tendez- vous.

Tout le monde descend!

Mon fils!

Pignon, �a va?

Pignon, vous m'entendez?

On a extrait la balle, il est hors de danger.

Vous �tes son fils?

- Oui, je suis son fils. - Il veut vous voir.

Approche, mon petit.

Viens plus pr�s.

J'ai du mal � parler...

Viens pr�s de moi.

Tiens, prends cette montre.

Elle est � toi.

Mon p�re me l'a donn�e, je te la donne.

Garde-la en souvenir de moi.

J'aurais voulu te conna�tre mieux, mon petit.

Mais la vie en a d�cid� autrement.

Elle est cruelle, la vie.

Pleurez pas, je vous en prie.

- T'affole pas... - Je vous emmerde.

Je voudrais que tu ailles voir ma m�re.

Je lui ai parl� de toi.

Elle est � Paris.

�a lui ferait plaisir de te conna�tre.

Elle va �tre bien seule.

Je vous vois dans la glace.

Excusez-moi, Pignon.

Ne l'inqui�tez pas. Vous �tes hors de danger.

Je re�ois une balle et vous vous moquez.

Pourquoi ne pas d�brancher le goutte-�-goutte?

Je suis vraiment d�sol�, j'aimerais que vous me pardonniez.

Que voulez-vous que je fasse?

Oh, rien. Vous pouvez rien faire pour moi.

Vous habiterez avec Tristan

et je serai seul pendant ma convalescence.

Je serai seul, j'ai l'habitude.

Seul comme un chien.

Vous vous foutez de moi?

J'aimerais loger chez vous quelque temps.

�a devrait �tre possible.

Une autre fois, je m'�tais fait percer l'oreille.

Le cirque!

- Il a fait que m'emmerder. - C'est s�rement un brave type.

J'ai mis du temps � appr�cier mon p�re.

- Et puis c'est pas mon p�re. - C'est vrai.

Moi, quand j'�tais petit, j'�crivais des lettres � mon p�re.

Au lieu de le mettre sur son bureau, je les jetais dans sa corbeille.

J'esp�rais qu'il fouillerait dans la corbeille.

C'est b�te.

D'o� votre habitude de jeter les trucs importants.

Il a trouv� vos lettres?

Jamais.

C'est pas simple, tout �a.

All�?

All�?

All�?

All�?

All�, papa?

Tu vas bien?

Je rentre, maman est l�?

Elle est sortie.

T'es avec Pignon et Lucas?

T'as compris la situation?

Oui.

Je suis d�sol� pour eux. Faudra leur dire la v�rit�.

C'est moi qui leur parlerai. Ne leur dites rien.

Je m'en occupe. A ce soir, papa.

Tristan...

Oui.

J'ai compris beaucoup de choses.

Moi aussi.

Lucas arrive. Je vais chercher ma valise.

Je viens de parler � ma m�re.

Tu l'as appel�e, c'est bien.

Elle m'a dit la v�rit�, je sais qui est mon p�re.

C'est qui?

C'est s�r, c'est vous.

Ce serait peut-�tre mieux de ne rien dire � Lucas.

T'as raison, c'est mieux. Faut pas lui faire de peine.

Pignon!

Tristan! �a y est.

Rossi a �t� arr�t�, et moi augment�!

Vous lirez mon article.

Bravo, Je suis content pour vous. Bravo!

Faut que je vous embrasse.

Tr�s jolie cravate! Elle vous va tr�s bien.

- Vous �tes tr�s �l�gant. - �a va, vous?

Oui, vous �tes tr�s bien.

Merci, vous �tes pr�t?

Oui, j'en ai pour une minute, mon petit pote.

- Il a bu? - Il est content de partir, je crois.

Il a l'air en pleine forme.

Tiens regarde! Pascal Rossi, arr�t� � Nice.

- J'ai appel� ma m�re. - T'as bien fait.

Je sais qui est mon p�re.

Aucun doute, c'est vous.

Je l'ai pas dit � Pignon, il est tellement d�pressif.

Tu as tr�s bien fait.

Tu as bien fait.

En route.

- Qu'est-ce qu'il y a, �a va pas? - �a va tr�s bien.

Vous nous feriez pas une d�pression?

C'est rien, un moucheron dans l'oeil.

Je suis en pleine forme et vous aussi.

Une mine superbe! Vous �tes tr�s beau.

C'est gentil.

Je le pense vraiment, tr�s beau.

C'est quand la f�te des P�res?

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