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Original subtitles

- Bon voyage, ma poulette. Je t'aime.

- Il est pas trop tard pour que tu dises

- que tu pars pas pour de vrai. - 2800 piasses, cash.

Je te le paye complètement pour que vous le laissiez tranquille.

(grognements de lutte)

Police!

T'as réengagé Amélie?

- Non, je l'ai pas réengagée. Je l'ai revue, par contre.

T'étais un petit maudit,

mais j'aurais jamais tué ton chien pour ça.

- J'aimerais vraiment ça que ma soeur vous entende.

C'est à moi qu'elle en veut encore le plus

pour la mort de Nougat.

David! Viens voir.

Regarde.

- J'héberge David pour quelques jours.

(en anglais)

- Il pourrait faire reconnaître ses droits.

- T'es qui? - Un ami de Bérénice.

- Toi, t'es qui? - Son fils biologique.

- Moi, je prends le risque de lui faire confiance.

T'es folle!

- Si Julie nous avait écoutés quand on lui demandait

d'être prudente dans ses rencontres,

elle serait sûrement encore avec nous autres, aujourd'hui.

- Un de mes ex-codétenus s'est déjà vanté de l'avoir tuée.

Elle s'appelait Julie.

Elle avait un papillon mauve en tattoo,

que j'ai même gardé.

- Je dormirais pas en paix de savoir que ma fille,

la seule qu'il me reste, est avec un gars comme toi.

(musique dramatique)

(choc sourd) (crissement de pneus)

- C'est vous qui avez avisé ses anciens employeurs de son état?

Pouvez-vous me décrire leur réaction?

- Je pense que c'est de ma faute.

Papa...

- Qu'est... Qu'est-ce que tu fais ici?

T'es pas censée être en Italie, toi?

- Je me... - Oui?

- Je me suis pas inscrite au voyage, papa.

Quoi?

- J'ai pris l'argent pour le donner à une fille,

pour pas qu'elle s'en prenne à David Fraser.

- Hein? Attends, je comprends pas, là.

Zoé avait trouvé quelqu'un

pour vous venger de votre agresseur.

- Mais j'ai dit à la fille que j'avais changé d'idée, là.

Je l'ai même payée pour qu'elle fasse rien...

pour qu'elle laisse Fraser tranquille.

Mais c'est arrivé quand même.

- Je fais quoi, là? J'appelle la police?

- Moi... Moi, je vais vous laisser.

De toute façon, j'ai rien à voir avec ça.

Je te rappelle?

Tu le laisses partir comme ça?

Il a raison.

C'était mon idée.

Il voulait rien savoir.

(respiration tremblante)

Zoé...

(indicatif musical)

- Il respire par lui-même, ses signes vitaux sont stables.

Mais il se réveille pas.

- Ah, bien ça peut prendre un certain temps.

- Est-ce que ça se pourrait que ça arrive jamais?

Ou que ça prenne des années?

J'ai lu des cas sur Internet, là, ça donne froid dans le dos.

- Chaque cas est unique. Mais pour votre fils,

les probabilités qu'il se réveille bientôt

sont élevées, Mme Desrosiers.

- C'est des bonnes nouvelles. Merci, docteur.

Je t'attends.

T'as entendu, David?

Les chances sont de ton bord.

Lâche pas.

Lâche pas.

Prends tout le temps qu'il te faut, mais lâche pas. OK?

- Je veux pas être un oiseau de malheur, mais...

J'ai l'impression... qu'il est en train de partir.

Qu'on le reverra pas.

- Mais voyons, pourquoi vous dites ça?

Il va mieux!

Je le sens.

On a été séparés pendant des années, mais je suis sa mère.

Moi aussi, je trouve ça long.

- Est-ce que je peux te poser

une question indiscrète, Bérénice?

Ça dépend.

- T'as porté deux enfants pour ton collègue Sylvain

et son conjoint?

Qui vous a dit ça?

- David, avant qu'il se fasse frapper.

Il était très impressionné.

Il m'a dit que c'était tout à ton image, le...

l'ouverture d'esprit, de coeur, le don de soi.

Est-ce qu'il y a une possibilité

que le premier enfant soit celui de David?

- Euh, c'est entre autres parce que j'avais ce projet-là

avec des amis que j'ai rompu avec David.

David est impressionné maintenant,

mais je pense pas qu'il aurait compris, dans le temps.

Oui.

J'ai eu un espoir,

un peu fou.

Je suis désolée.

- Faut vraiment que j'y aille. - Bonne fin de journée.

(musique dramatique douce)

(bips incessants)

(bips rapides)

(pop!)

- Faut célébrer: ton offre d'achat acceptée!

On ne rit plus!

- Une nouvelle vie qui commence, hein!

La preuve... Rémi va rentrer tard ce soir, à la maison.

Un beau petit souper avec sa nouvelle blonde.

- C'est encore de l'ordre de la fréquentation,

si tu veux mon avis.

On le sait pas si ça va durer longtemps.

- Le but, c'est quand même qu'il soit en couple avec elle.

Je suis pas conne.

- Personne dit que t'es conne, à part toi.

Ça s'arrange-tu un peu, avec lui?

- Ouais, mais c'est à propos de Zoé qu'on s'entend pas.

Pourquoi t'as attendu que Zoé se tourne vers Bérénice?

J'ai rien demandé à Zoé.

Puis si jamais elle se fait accuser de quoi que ce soit,

c'est ça que je vais dire: que c'est moi qui lui ai demandé

de trouver quelqu'un pour me venger.

- Rémi a toujours été un papa hyper protecteur avec Zoé.

J'aurais dû vous le dire qu'elle m'avait parlé

d'un plan de vengeance.

- Bien... tu pouvais pas penser qu'elle...

qu'elle irait jusqu'au bout! C'est impensable.

- Je me sens quand même en partie responsable.

Autant j'ai voulu qu'il disparaisse,

autant maintenant, je demande à l'univers de le sauver.

- Est-ce qu'on peut dire que tu t'assagis?

(soupir)

- Que j'accepte un peu plus la mort de Vania,

puis le handicap de Rémi, je dirais.

- La Dorémi? - Hum-hum.

Cute.

(musique pop douce)

Hum!

- Comme apéro... Ça se prend bien?

- Mets-en! C'est une autre de tes créations?

- Hum-hum. - Hum!

- On peut commander quelque chose à manger ici, ou....

aller au resto, si t'es partante pour conduire ma camionnette?

- On pourrait aller chez moi? Je cuisine bien.

Tu te souviens de mon père, en fauteuil roulant?

- Oui, je m'en souviens. Il va, il va bien?

- Super. Il est dans une RPA, maintenant.

Il a plein d'amis. Mais...

J'ai conservé la rampe extérieure... au cas...

- Où... il reviendrait vivre chez toi?

- Où... tu me rappellerais un jour.

(rires)

- (vibration de cellulaire) - Ah. C'est Zoé.

- Elle est retournée à l'école? - Pas encore, là.

Elle est super stressée, puis toutes ses amies sont en Italie.

Allô!

Zoé?

Maman...

- Qu'est-ce qui se passe?

Parle-moi, là. Je suis là.

(reniflement)

Ta participante est arrivée.

OK.

Oublie pas de m'envoyer le vidéo du spectacle

- de danse d'Henriette. - Bien non.

J'aurais voulu que tu sois là comme d'habitude,

- mais pour Paul-- - C'est insécurisant.

J'ai compris. Embrasse les enfants pour moi.

OK.

- À demain! - À demain.

(sonnerie de cellulaire)

- Est-ce que t'as appelé ton père pour lui dire?

Il répond pas, là.

- Inquiète-toi pas.

J'arrive, je m'en viens, OK?

- OK. - Bye.

Bye.

(bips)

- Vous avez un appel de Mari-Do. Voulez-vous répondre?

- Ta fille t'a appelé. Là, ton ex...

- C'est peut-être important. - Euh, oui.

Allô, Marie?

- Faut que tu viennes au poste de police.

L'enquêteur St-Louis veut nous voir avec Zoé.

- Là, là? - Oui!

Est-ce que Yamini peut t'emmener?

- Je vais, je vais demander à Charles.

Je suis désolé. Je pensais p--

- Tiens. - Merci. Je te tiens au courant.

(vibration de cellulaire)

- Ça me fait plaisir de te rencontrer, Sabine.

Merci. Moi aussi.

- T'as lu la lettre de Lucie Duperval?

- On dirait que je ne peux plus en vouloir à mon frère.

Elle a pas tué notre chien à cause de lui.

- Veux-tu qu'on parle de la possibilité de la rencontrer?

Euh, je sais pas trop.

Comment elle va?

Physiquement, je veux dire?

- Bien, elle va bien, je pense. Pourquoi?

- Elle t'a rien dit à propos de... de l'accident?

Non. Quel accident?

Euh...

Je me suis vengée d'elle...

quelques jours après la mort de Nougat.

- On peut pas se faire justice soi-même, Zoé. C'est criminel.

Mais grâce à ta déclaration, Ashley Belley,

alias Missjustice25, et son complice, Thomas Deguire,

ont été arrêtés hier soir, à Saint-Hilaire.

- C'est eux autres qui sont responsables du délit de fuite?

- Non. Pour ça, ils ont un bon alibi qui a été vérifié.

L'enquête se poursuit là-dessus.

Mais Thomas Deguire est entré chez David Fraser

avec une barre à clous, quelques semaines avant.

T'étais-tu au courant?

Non, je...

Je n'ai plus de contact avec Missjustice25 depuis que j'ai...

Depuis que je lui ai donné l'argent...

pour qu'elle fasse rien.

- Ce soir-là, David Fraser a pas été blessé,

mais il a eu une bonne frousse.

- OK. Mais là, il se passe quoi avec Zoé?

- Elle n'a rien à voir avec le chauffard,

mais elle demeure liée à la première agression

qui a eu lieu chez M. Fraser.

Fuck.

(vibration de cellulaire)

Oui, allô?

Oui, c'est moi, son agente de libération conditionnelle.

D'accord, j'arrive. Merci!

(musique douce)

- J'ai fragilisé le garde-corps de sa terrasse...

en enlevant des vis.

Puis quand elle s'est appuyée, elle est...

elle est tombée de la terrasse...

direct dans la cour.

C'était une chute de quelques mètres sur l'asphalte.

- On t'en a jamais parlé? - Jamais.

OK.

Maintenant, tu veux faire quoi?

- J'ai écrit une lettre à Mme Duperval, moi aussi.

Si elle a eu le courage de s'excuser

pour la mort de Nougat, je peux en faire autant.

- Sabine, c'est quand même grave ce que tu viens de me raconter.

Ça se pourrait que Mme Duperval réagisse fortement.

- Bien, si elle veut me dénoncer ou me poursuivre,

elle aura juste à le faire.

Tu serais prête à vivre ça?

- Il faut que cette histoire-là, elle ait une fin, un jour.

Comment tu te sens?

Comme si...

un camion de 10 tonnes m'était passé dessus.

Bien, c'est presque ça.

C'est une auto qui t'a heurté.

Est-ce que... tu te souviens de quelque chose?

Mais l'important, c'est que tu te rétablisses.

Inquiète-toi de rien. Je m'occupe de ton logement,

de faire le suivi avec ton employeur.

OK?

Merci.

Hé, ça va de soi, voyons!

Repose-toi.

(soupir)

- Mais tu peux quand même être fière que ta déclaration

ait permis d'arrêter un réseau de cinq personnes,

qui ont commis différentes agressions sur des hommes,

reconnus coupables ou non

d'avoir agressé des femmes et des enfants,

ce qui est positif pour toi.

- OK, fait que ça veut-tu dire que je...

que j'aurai rien?

- C'est encore trop tôt pour confirmer quoi que ce soit.

T'as quand même commandé un règlement de compte.

(musique dramatique)

- Il s'est rendormi? - Oui.

Il m'a pas reconnue.

Ah...

Les traumatismes crâniens, ça affecte souvent la mémoire.

Faut être patientes.

(soupir)

- Tu me remplaces un peu? - Oui.

Salut.

On se connaît?

C'est moi, David.

Bérénice.

On se connaît depuis le cégep.

On a même été mariés ensemble.

T'étais chez moi, le soir avant l'accident.

Je t'hébergeais parce que justement,

tu sentais que t'étais en danger.

Je...

Je suis désolé.

T'as aucun souvenir de moi?

Non.

(musique douce)

OK.

Fais-toi-z-en pas.

Ça prendra le temps que ça prendra.

Fais-toi-z-en pas, repose-toi.

Je vais revenir demain.

(musique dramatique)

(toc-toc!)

- Lysanne, j'ai pas le goût de me chicaner.

Moi non plus.

J'ai apporté un joint de la paix.

Entre.

Zoé s'est endormie, enfin.

Je vais y aller, moi.

- Peux-tu rester un peu?

Je vous laisse.

- Bye. - Salut.

- Ta blonde nous en veut pas trop?

Pour la soirée gâchée?

Si elle m'en veut pour ça,

ça voudra dire qu'on a rien à faire ensemble.

Bonne nuit.

- Peux-tu rester?

Dormir?

- J'ai comme besoin... qu'on se supporte là-dedans.

Inquiète-toi pas, il y a pas encore une autre femme

qui a dormi dans ce beau lit-là.

Puis... je vais me tenir tranquille.

- Ça ne te donne plus envie de boire, en fumant?

- Pas si je prends juste deux ou trois poffes.

(toux)

(reniflement)

Tu peux me le dire si tu l'aimes encore.

- Euh, honnêtement, je sais pas si c'est de l'amour.

Je me suis attachée à lui.

Même si ça faisait des années qu'on s'était pas vus,

quand on s'est retrouvés face à face...

j'ai ressenti quelque chose.

C'est sûr.

Viens.

- Si t'as accepté de l'héberger, c'est qu'il doit quand même

y avoir encore une certaine chimie entre vous deux.

C'est pour ça que je m'inquiète pour toi.

Je le sais bien.

- S'il avait pas fait ce qu'il avait fait,

tu serais peut-être encore avec lui, aujourd'hui.

S'il avait voulu.

On oublie pas qu'il m'a laissée pour Vania.

- (soupir) - Hum.

Toi aussi, tu l'aimes encore.

Vania.

Tu l'as jamais remplacée.

(musique dramatique)

(petit rire)

(Lysanne): Pourquoi tu me donnes ça? C'est pas ma fête.

(Vania): Non, mais... j'y serais pas arrivé sans toi.

J'avais rencontré une fille.

- OK. - Claudine.

Je viens d'apprendre qu'elle a baisé avec...

tu veux pas savoir qui.

- Non... - Hum-hum.

- Pas David? (rire)

Le tabarnak!

Qu'est-ce que vous lui trouvez tant?

(rires)

Je sais pas comment prendre ça!

Un coup du destin? Un signe? Une erreur!

Une erreur de quoi?

- Une erreur sur la personne, je le sais-tu!

Voir que j'ai envie de coucher avec une fille

- qui a déjà baisé avec lui! - Bien voyons!

C'est ça que je te dis quand tu penses trop, Lysanne!

On s'en fout qu'ils aient eu une aventure ensemble!

Euh...

(rires)

Hum-hum!

(musique intrigante)

(écoulement d'eau)

- Je pense qu'ils ont peut-être une nouvelle piste

dans le dossier.

- On a jamais été aussi près du but.

Mais sans preuve d'ADN,

j'ai l'impression que c'est peine perdue.

Tu viens pas dormir, Jean?

Je suis pas capable.

C'était trop beau pour être vrai, hein?

David qui donne enfin une information cruciale,

puis l'enquêteur Sharma qui prend sa retraite.

- Hé, il faut le faire! - Bien là!

Le dossier va être transféré à un autre enquêteur.

- Ouais. Gages-tu qu'on va tomber entre deux chaises?

- C'est déjà arrivé, ça. - Bien voyons.

Cette fois-ci, ça arrivera pas.

Amina, le nouvel enquêteur

va devoir relire tout le dossier.

Ça va lui prendre un temps de fou!

- OK, OK. Jean, faut que tu voies ton médecin.

Faut que tu prennes quelque chose pour t'aider

à calmer ton anxiété, à dormir!

Bien oui. Oui, oui. Oui, oui.

(soupir)

- Il est-tu toujours dans le coma?

Il me reconnaît pas.

- Bien voyons. Il a perdu la mémoire.

(petit rire) Pratique en crisse pour lui, ça!

(soupir)

Est-ce que ça te fait mal qu'il se souvienne pas de toi?

Allô!

C'est quoi l'affaire, là?

- Allez-vous revenir ensemble? - Non. Non.

- On a dormi côte à côte, comme des amis, des grands amis.

- Hum. - On reste tes parents, t'sais.

- Merci de pas me taper sur la tête.

- C'est pas nécessaire, je pense.

- Puis je suis prête à retourner à l'école.

T'es sûre?

- Bien, ça me paraît-tu dans la face que j'ai commandé

- un règlement de compte? - Hum... non.

(rire)

T'es belle comme un coeur, puis t'es courageuse.

- Je m'en veux tellement d'avoir fait ça.

Mais on t'a pas aidée!

En parlant de vengeance contre lui depuis que t'es petite.

On t'a pas aidée.

Je m'excuse.

Moi aussi.

(rires)

(baisers sonores)

- (petit rire) - Merci.

- Paul a trouvé une magnifique maison à Kingston.

L'école idéale, les petits bars puis les bistros comme on aime.

On va visiter en fin de semaine.

Puis la job?

- Je peux continuer ma pratique avec les services fédéraux

correctionnels n'importe où au pays.

- Bien moi, j'ai besoin de toi, ici!

Le centre a besoin de toi!

Mon poste va être affiché.

- Même si je coupe tous les contacts avec David,

que je ne lui donne plus jamais signe de vie?

- Paul a toujours voulu se rapprocher de ses parents,

pour qu'ils voient les enfants grandir.

Comme je n'ai plus les miens,

je peux le comprendre de vouloir en profiter.

- OK, fait que t'es en train de me dire

que ça n'a rien à voir avec moi,

puis ma relation amicale avec David.

- Ça a juste fait arriver le projet plus rapidement.

Un peu trop à mon goût, oui.

Il y a rien de réglé.

On partira pas avant la fin de l'année scolaire.

- Oui, faut juste que je me fasse à l'idée

de vous voir moins souvent.

- Merci de vous êtes déplacé, M. Prévost.

- Écoutez, le fait de savoir qu'il y a un nouvel enquêteur,

moi, ça m'empêche de dormir.

J'ai pas envie que le dossier de ma fille

se retrouve entre deux chaises.

Je comprends votre inquiétude,

mais je tiens à vous rassurer.

L'enquête suit son cours.

C'est à moi que David Fraser a fait sa déclaration.

J'ai pris connaissance du dossier depuis.

L'enquête a été bien menée,

bien documentée par mon collègue Sharma.

- Ah, bien tant mieux. Parce que ma femme,

elle suit un traitement pour le cancer, en ce moment.

Elle a des bonnes chances de s'en sortir, mais...

On aimerait ça savoir ce qui est arrivé à notre fille

avant de mourir, hein.

- J'aimerais vous montrer quelque chose

qu'on a trouvé dans les derniers jours.

Quelque chose qui aurait pu appartenir à votre fille Julie.

Merci, Bérénice!

Je suis tellement heureuse d'avoir pu contribuer

à la réconciliation de Sabine et Léon!

Ça fait ma journée!

- (petit rire) - Ça me fait plaisir.

- Ah... Hé, j'ai un poids de moins sur les épaules,

puis ça fait toute une différence.

Autant pour le moral que pour le dos.

- Oui, j'ai remarqué que vous avez une canne,

de temps en temps. C'est pour le mal de dos?

Ouais. J'ai...

J'ai fait une mauvaise chute du balcon de ma maison,

il y a plusieurs années.

C'est tout guéri, mais je m'en ressens encore

les jours de pluie, ou quand c'est plus humide.

Je suis désolée.

Ç'aurait pu être pire.

Puis je l'avais bien cherché, ça fait que...

Pourquoi vous dites ça?

On appelle ça le karma.

C'est arrivé une couple de jour

après que j'ai tué le chien des voisins.

Mais c'est loin derrière, maintenant.

Puis... avec la bonne nouvelle d'aujourd'hui, bien,

je vais marcher d'un pas, pas mal plus léger.

- Sabine vous a écrit une lettre.

C'est vrai?

J'hésite à vous la remettre.

Pourquoi?

- Elle vous annonce une information importante.

- Elle veut porter plainte contre moi?

- Non. C'est autre chose, par rapport à elle.

Bien, je veux le lire.

Si c'est comme ça que Sabine veut communiquer,

je suis d'accord.

Je veux aller au bout de cette histoire-là.

OK.

- Ça risque d'être troublant pour vous.

- Depuis le temps qu'on attend de savoir

ce qui est arrivé à Julie,

je suis prêt à voir n'importe quoi.

(musique dramatique)

C'est son tattoo!

Non, je le sais parce que quand Julie a disparu,

Mélanie, elle s'en est fait faire un pareil.

- Faut attendre le résultat des analyses.

Mais s'il s'agit bien du tatouage de votre fille Julie,

on a sans doute un suspect potentiel.

Je comprends pas.

Vous l'avez trouvé où, ce tatouage-là?

Quand ils ont sorti Julie de l'eau du fleuve,

il restait pas grand-chose.

- On l'a trouvé chez le suspect potentiel.

On pense qu'il aurait pu le garder en souvenir de son crime,

comme... comme une signature.

Je suis sincèrement désolé

pour vous et votre famille, M. Prévost.

La confirmation que vous venez de me faire, là,

c'est suffisant pour qu'on puisse le faire amener

au poste pour l'interroger.

(musique dramatique)

- Comment... une petite fille d'à peine 10 ans a pu faire ça?

- Vous vous êtes jamais doutée que l'accident,

ça pouvait être une vengeance de vos voisins?

- Mon conjoint avait soupçonné le père, mais...

comme le patio était pas en bon état d'avance,

on a pas poussé plus loin.

Quand... Quand j'ai recommencé à marcher...

à me promener autour,

les voisins étaient déjà déménagés, puis...

On en a plus jamais entendu parler.

Vous voulez faire quoi,

maintenant que vous savez réellement ce qui s'est passé?

Je sais pas.

Hé, je...

Je m'attendais tellement pas à ça!

La petite Sabine... Voyons, elle était tellement...

tranquille, effacée.

Non, non, Léon, à la limite, j'aurais compris, mais elle...

On dirait que ça se peut pas.

(rumeur urbaine)

- St-Louis.

OK, parfait. Je vous rejoins.

Il a-tu avisé son agent de probation, à l'avocat?

Hé, il peut-tu être plus au-dessus de ses affaires?

Anyway.

Laisse-moi le temps de rappeler au labo, puis j'arrive.

Pff... Merci.

(Mélanie): Pour répondre à ta question,

à savoir si je t'ai déjà aimé...

La réponse, c'est oui.

(David): Je suis pas sûr que c'est une bonne idée.

(Mélanie): On est deux adultes, David, pas deux enfants.

(toc-toc) (Amina): Ça va, ma chérie?

Oui, oui.

J'arrive.

(inspiration profonde)

(raclement de gorge)

Jean?

Salut, David.

Je suis venu prendre de tes nouvelles.

Je voulais te dire aussi merci.

Grâce à ce que t'as dit,

les policiers pensent avoir trouvé le gars qui a tué Julie.

Tant mieux.

- Qu'est-ce que vous me voulez?

J'ai rien à voir avec ce qui est arrivé à David Fraser, moi.

J'ai un alibi, j'étais avec ma soeur

toute la journée, ce jour-là.

Je le sais.

On a déjà vérifié.

Mais c'est pas de lui que j'aimerais te parler.

Il paraît que t'es un artiste?

Euh...

J'irais pas jusqu'à dire ça, mais... je suis créatif.

- C'est pour ça que t'es allé à l'atelier Au Goût du jour?

Te trouver un emploi dans un domaine créatif?

- Je suis désolé pour ce qui est arrivé.

Heureusement, tu t'en sors.

Tu te souviens-tu un petit peu de ce qui s'est passé?

(musique trépidante)

(vrombissement) (choc sourd)

Non.

Je veux pas m'en rappeler.

Ah.

Je peux-tu faire quelque chose pour toi?

Non, merci.

T'en as déjà fait beaucoup pour moi, Jean.

(en chuchotant): Hum. Oui.

Bien, je te laisse te reposer.

- Honnêtement, je cherchais David Fraser.

Pourquoi?

- Parce que, quand je suis sorti de prison,

j'ai su qu'il avait sauvé la vie d'un gars en bicycle,

puis je voulais le féliciter.

- Mais t'as pas dit à la fille des propriétaires

que tu te cherchais un emploi?

Je fais ça à tous les jours,

me chercher un emploi, depuis que j'ai été libéré, sergent.

C'est bien.

Puis l'as-tu envoyé au propriétaire, ton CV?

- (raclement de gorge) - Pas encore.

Pourquoi?

- C'est quand même un domaine que je connais pas.

- Ça aurait rien à voir avec la photo de Julie Hassan-Prévost

que t'aurais pu voir sur le mur?

- Non. C'est qui?

- Une jeune femme retrouvée dans le fleuve,

il y a quelques années.

En 2016.

Ça me dit rien.

- Tu veux rien boire? - Merci.

T'es certaine que je te dérange pas?

Oui. Oui, tu peux t'asseoir.

Qu'est-ce que je peux faire pour toi, Mélanie?

- T'as-tu été voir David à l'hôpital, toi?

Ouais. Il est sorti du coma,

mais il est pas sorti du bois, je te dirais.

- Puis... as-tu poussé plus loin la recherche sur lui...

depuis qu'on s'est vues?

- Pourquoi? Il y a-tu quelque chose que tu m'as pas dit?

Non.

Mais comme tu le connais depuis longtemps,

puis que t'en vois sûrement passer plein,

des meurtriers repentis, ici...

J'imagine qu'il y en a qui le sont vraiment...

puis d'autres, moins?

- Mon travail, c'est pas de les juger.

C'est de les écouter, de les accompagner...

ce qui leur arrive pas souvent.

- Si on en revenait à tes talents d'artiste.

- (soupir) - Ça va-tu être long encore?

Parce que ma soeur va commencer à se demander ce que je fais.

J'habite pas chez elle sans condition.

- C'est pour ça qu'on l'a déjà avisée.

Aimerais-tu ça un verre d'eau, un café?

Oui, de l'eau.

- J'apprécie vraiment ta collaboration.

- Cool. Tu le noteras dans mon dossier.

Puis...

par rapport à David, t'en penses quoi?

Il est-tu vraiment réhabilité, ou il faut encore s'en méfier?

- Est-ce que t'aurais des nouvelles raisons

pour t'en méfier?

- À part le fait que quelqu'un cherche à le tuer, non.

Mais mes parents ont quand même peur pour moi,

puis ça me joue dans la tête.

- Pourquoi tu me dis ça, Mélanie?

- Parce que je sais pas quoi faire.

Je suis enceinte.

Merci.

(bip de notification)

Ça va?

- Ouais. Mais je suis pas sûr que je suis obligé de rester.

Même si vous êtes d'agréable compagnie.

- J'aimerais juste revenir sur...

tes dons artistiques.

T'as déjà quelques oeuvres à ton actif, des tableaux,

des collages, de la peinture?

- Vos gars pourraient vous le dire mieux que moi.

Ils sont débarqués chez ma soeur pour virer sa maison à l'envers.

- Justement. Dans tes boîtes de déménagement

pas encore défaites qui étaient au sous-sol,

on a trouvé un cadre qui nous a impressionnés.

Avec un papillon mauve.

(musique de tension)

- Mais j'ai sûrement dessiné des dizaines de papillons,

de paysages, de chiens puis de chats dans ma vie.

C'est quoi le rapport?

- On a une photo du cadre en question.

Es-tu l'auteur de cette oeuvre-là, Philippe?

Vite de même, ça me dit rien.

Mais...

C'est pas ton nom d'artiste, ça?

Phil Lant?

À qui appartenait ce bout de peau?

Parce qu'il s'agit bien de peau humaine, on l'a fait analyser.

Oh...

J'en ai aucune idée.

- Écoute, là, si t'as quelque chose à nous avouer,

ça serait le temps.

Ça aiderait sûrement ton cas.

- Hum... je ferai pas votre job à votre place certain.

Je suis pas un expert, moi, je suis un artiste.

- Nos analyses ADN démontrent qu'il appartenait

à Julie Hassan-Prévost.

Philippe Lanthier, vous êtes en état d'arrestation pour meurtre.

(ouverture de porte)

(cliquetis métallique)

Vous avez le droit de garder le silence.

Vous avez le droit à un avocat,

puis si vous n'avez pas d'avocat,

un commis d'office vous sera assigné.

- C'est quand même une bonne nouvelle pour la mère de David.

Quoi?

Tu t'en faisais pour elle

parce qu'elle sait pas qu'elle est grand-mère.

Elle va pouvoir l'être, là.

- Mélanie, elle sait même pas si elle va poursuivre sa grossesse.

Comme toi dans le temps.

- Mais non, c'est pas la même situation.

David, il est libre. Il pourrait s'impliquer.

- OK, c'est ça qui te vire à l'envers?

(soupir)

- Ce qui me vire à l'envers, c'est qu'il l'a revue,

qu'il a couché avec elle. Ça me fait chier.

Oui, mais t'as revu William.

- Bien voyons, William, ça compte pas!

- OK, tu vois, quand t'es dans cet état-là,

je comprends mon chum d'avoir peur à la suite des choses.

Pour notre famille.

Notre entente!

Ça changera jamais rien à ça.

Si je peux pas te parler à toi du paradoxe

que je vis avec David, à qui je peux le faire?

- Oui, t'as raison. Excuse-moi.

- J'ai reçu le jugement de divorce.

Je n'ai officiellement plus de lien avec David.

(musique dramatique douce)

- Si on est divorcés, ça règle la question.

Je suis pas obligé de me rappeler d'elle.

- Oui, mais si tu fouilles dans ta mémoire,

que tu forces un peu. (toux)

Vous aviez repris contact, les derniers mois.

Bérénice est venue souvent ici te voir.

- (toux) - Anyway, je veux partir.

- Tu vas être transféré dans une chambre privée

dès qu'il y en a une de libre.

- (inspiration difficile) - Je veux déménager. Loin.

- Je vais voir ce que je peux faire

avec les services correctionnels, OK?

(respiration sifflante) Ça va?

David?

(toux)

(bips rapides)

- Attention, attention. Code bleu aux soins intensifs.

Je répète: code bleu aux soins intensifs.

- Je vous remercie d'avoir accepté de me rencontrer

en étant au courant de ce que j'ai fait.

C'était une vengeance d'enfant...

blessée, en colère.

Je suis vraiment désolée.

Honnêtement...

Ça m'a pris plusieurs jours avant de... de faire le tri

dans toutes les émotions que ça a fait remonter...

d'apprendre que c'était toi.

Mais en me plaçant

dans tes souliers de petite fille de 10 ans,

qui vient de perdre son chien de façon aussi tragique...

Je me serais sûrement vengée,

moi aussi, de la maudite voisine enragée.

- Oui, mais j'ai quand même pas pensé...

plus loin que le bout de mon nez, puis...

vous auriez pu mourir,

puis c'est vraiment pas ça que je voulais.

J'avais juste... mal, bien de la colère,

puis personne à qui en parler vraiment.

- On va le faire aujourd'hui, OK?

Je vous le confirme.

Philippe Lanthier est accusé du meurtre de Julie.

- Puis tout ça, c'est grâce à David Fraser?

- Il nous a mis sur la bonne piste, oui.

- C'est lui, Lanthier, qui a voulu tuer David?

Ça, on le sais pas encore.

Prenez la chaise, M. Prévost, je vous en prie.

Ouais.

(musique dramatique douce)

Salut, Yamini.

- Préfères-tu que j'attende Rémi dehors?

Non, non, non. C'est bon.

T'as pas à te sentir mal à l'aise d'être ici...

ni avec Rémi.

Depuis que t'es venue travailler chez nous,

il t'a jamais oubliée.

Je constate que... toi non plus.

- Je sais à quel point t'es importante pour lui, comme Zoé.

Je respecte ça profondément.

(pleurs)

Ça va?

Oui.

Oui, ça va. Ça va bien. (reniflement)

Ça va aller.

Je vais me refaire une vie.

Penser à moi, pour une fois.

Oui.

Ça va aller.

Bérénice?

Est-ce que je peux te parler, deux minutes?

Oui.

- As-tu eu des nouvelles de David, toi?

- Non, j'ai pris une pause dans les derniers jours.

- Oui. - Pourquoi?

- J'ai décidé de poursuivre ma grossesse,

mais sans lui dire.

Même si c'est devenu une bonne personne...

je me vois mal dire à mon enfant

que son père a déjà tué une femme,

puis rendu un autre homme tétraplégique.

Ça serait trop lourd à porter comme fardeau, non?

- C'est à toi de décider, Mélanie.

Comment tu te sens, ce matin?

J'ai encore mal à la tête.

Ta respiration?

Correct.

Ta mémoire?

(inspiration profonde)

Hé, excuse-moi de te bombarder de questions, là, mais...

à part tes parents, là, est-ce que tu te rappelles

de Bérénice Bachand?

Non.

Jean Prévost?

De sa femme Amina aussi.

De leur atelier de meubles.

Puis de Corinne, à la compagnie de toitures.

- Bon, fiou! Je commençais à me dire

que tu te rappelais juste de moi!

(petit rire) (toux)

- T'aurais pu le prendre comme un compliment.

Sors-moi d'ici, Anaïs.

Il y en a peut-être qui pensent que je le mérite pas...

mais je veux vivre.

Ce n'est plus possible, ça, à Montréal.

- Chérie... tu l'aimes vraiment, hein?

Ça, je ne le sais plus.

Mais...

je suis enceinte.

Sous-titrage: difuze

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