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Original subtitles

WWW.MY-SUBS.CO

1 Dans le système judiciaire,

les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.

À New York,

les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes

font partie d'une unité d'élite

connue comme l'Unité Spéciale. Voici leurs histoires.

Ouvrez la porte !

CENTRE PÉNITENTIAIRE ELMIRA

Ils t'ont laissé sortir ?

Vingt et un an, cinq mois et trois jours.

- Mais qui compte ? - Merci d'être venu. Dorsey.

Efface ce sourire de ton visage, connard.

Après tout ce temps, tu me hais encore.

C'est très malsain de garder cette colère.

Tu as peut-être pu duper le comité de probation mais pas moi.

- Détends-toi un peu. - Pas question.

Quand tu récidiveras, je t'attendrai,

Tu peux me suivre mais tu vas t'ennuyer.

J'ai été réhabilité.

Tu as toujours été un violeur !

Si tu le dis.

- À plus, Dorsey. - Compte dessus !

Je peux m'asseoir ?

LIGNES DE BUS INTER-ÉTATS

Il s'est passé quoi ?

J'ai passé le week-end avec ma tante à Pittsburgh.

J'ai pris le bus pour rentrer, j'allais au métro.

Et il m'a agrippée.

Et il m'a violée.

Respire, ma chérie. Ça va.

- Envoyons-la à Mercy. - Je l'emmène.

- Prends sa déposition à l'hôpital. - Je te vois à la maison.

Inspecteur !

William Dorsey, retraité, de la Brigade Six-Sept.

Elliot Stabler, Unité Spéciale.

- Vous avez vu quoi ? - J'ai entendu l'appel.

Je suis venu direct. Je peux aider.

Merci mais on a tout sous contrôle.

- Merci. - Stabler !

Donnez-moi la journée, je vous trouve le coupable.

LIGNE DE POLICE

POLICE DE NEW YORK

LE VIOLEUR DE L'EST CAPTURÉ

NEW YORK, UNITÉ SPÉCIALE

Été 1984.

Ray Schenkel et son cousin, une brute prénommée Carl,

ont violé 8 filles.

- J'ai mis 10 ans mais je l'ai eu. - Tu avais gardé ça ?

DISPARUE EN VAN

Il récidiverait, j'en étais sûr.

Je voulais pas oublier.

Vous comprenez.

Et là il est dehors.

Relâché d'Elvira ce matin.

- Il a pris le bus. - 8 viols. Pourquoi juste 20 ans ?

Condamné que pour un viol.

Il a affirmé que les autres, c'était son cousin Carl.

Et Carl accusait Ray.

Ray a donné les ordres, choisi les victimes. Carl les a suivis.

Je suis sortie à Port Authority et il marchait dans la 42e.

Il est arrivé par derrière, m'a poussée dans l'allée.

- Tu as vu son visage ? - Non.

Il a tiré mon t-shirt pour me recouvrir le visage.

J'ai pas... Je pouvais pas bouger les bras.

Je pouvais pas respirer.

Carl était l'homme de main.

Il a attrapé la fille par derrière, lui a mis une taie d’oreiller sur la tête.

Il l'a jetée dans son vieux van

et Ray l’aurait laissé en profiter.

Carl conduisait pendant que Ray violait la fille à l'arrière.

Leur plus longue captivité a été de 16 heures.

En une minute, il était sur moi,

il m'a baissé le pantalon et il était parti.

- Il a dit quelque chose ? - Il les faisait s’agenouiller, prier,

armer son arme, appuyer sur la gâchette.

L'arme était vide.

Puis il les reviolait.

Ray est votre coupable.

Il a peut-être pas laissé d'ADN mais c'est lui a violé cette fille,

et il recommencera

jusqu'à ce que vous le remettiez en prison.

Ou jusqu'à sa mort.

Le vieux fait une fixette sur Ray.

Je sais pas. Beaucoup de différences entre avant et là.

Et Ray avait un complice, Il ne frappait que la nuit,

et il utilisait son van.

Les mêmes agressions. Un t-shirt à la place d'une taie d'oreiller.

Et Ray était au Port Authority lors de l'agression de Kelly Browning.

On doit lui parler.

J'envoie Elliot au commissariat central pour les vieux dossiers.

Olivia et toi allez chercher Ray.

La prison l’a libéré pour une maison de transition sur Rivington.

MAISON DE TRANSITION, 124 RUE RIVINGTON LUNDI 12 SEPTEMBRE

Ray Schenkel !

- La police ? - Police.

C'est pas moi. Je suis revenu en ville ce matin.

On l'a su.

Vous avez été où depuis le bus ?

- Times Square. - Pour une prostituée ? Un Peep show ?

Je voulais voir la Deuce.

C'est fou comment ils l'ont lavée.

Oui. Et après ?

Je suis allé direct sur la 6e avenue pour aller au Bryant Park.

J'ai fait un petit détour pour voir le Flatiron Building.

Vous avez parlé à quelqu'un ?

Pour dire quoi ?

"Je sors de prison. Enchanté" ?

Dans un commerce,

pour un café ou que sais-je ?

Je suis allé à Gray's Papaya sur la 8e. J'ai pris un hot-dog à 75 cents.

Le meilleur deal encore.

Et ils sont super occupés. Ils se souviendront pas de vous.

Car j'ai besoin d'un alibi ?

Un viol ? Et je suis suspect ?

Qui a parlé de viol ?

Je suis un délinquant sexuel. On réunit les suspects habituels, non ?

Je n'excuse pas ce que j'ai fait.

Le temps de me confronter à mes démons pour devenir un homme meilleur.

Ou du temps pour que vos fantasmes malades s’enveniment.

- Le même qu'il y a 20 ans ? - Il s'agit pas de moi.

Non, il s'agit de l'inspecteur Dorsey.

Il vous a parlé. Il croit pas que j'ai changé et vous non plus.

Quel idiot violerait une femme à sa sortie de prison ?

Vous, Ray.

- Pas de guérison pour les violeurs. - Si.

Vous avez passé 21 ans enfermé dans une cellule

où on vous disait quand manger, dormir,

et pisser.

La liberté, c'est précieux. Je prendrai pas le risque de la reperdre.

- Ray Schenkel fait bien l'innocent. - On peut pas être sûr de son innocence.

Cette espèce change pas. Un violeur reste un violeur.

D'après les statistiques, un violeur sur deux récidive.

Ray a peut-être changé. Avant de le lyncher,

- je veux des preuves solides. - OK.

J'ai abîmé mes fringues en cherchant ces dossiers.

Regardez ça.

De longs cheveux châtains foncés.

Sourire discret.

Ça vous rappelle forcément Kelly Browning.

Raisonnons pas ainsi.

On doit enquêter sur tout suspect. Avec Munch : Port Authority.

Laissez-moi suivre Ray.

Dorsey vous fait tous travailler sur Ray Schenkel.

Il a peut-être tort, vous savez ?

Mais s'il a raison, la Probation devra renforcer sa surveillance.

Craig Lennon à la Probation. Un type très dur. Je veux lui parler.

OK. Mais dessaisis-toi de l'affaire.

Surveiller Ray Schenkel, c'est la Probation, pas nous.

Et change-toi.

LIBÉRATION CONDITIONNELLE 54 EAST 30e LUNDI 12 SEPTEMBRE

Je viens voir l'agent de probation, Lennon.

Asseyez-vous et patientez.

C'est à vous ?

- Allez-y. - Merci.

- Waouh ! Vous avez vu ça ? - Oui.

Votre agent ?

Votre agent ?

Lennon.

Le mien aussi.

- C'est mon premier rapport. - Cool.

Un conseil avec lui ?

Être réglo, te fous pas de lui.

Et ça ira.

Vous étiez où ?

Elmira.

Et vous ?

Attica.

- Elliot ? - En retard.

Je m'excuse, OK ?

Désolé.

Exact, McEvoy. Ramène ta pomme.

Bonne chance.

McEvoy ? D'où ça sort ?

Je lis dans les pensées ?

Et votre : "Je vous connais pas" ?

Ray Schenkel. On le surveille.

Et ?

Il pense que je suis en probation.

- Sûr qu'il vous connaît pas ? - Il m'a pas vu à la brigade...

Quoi de prévu ?

Une surveillance intense. Un couvre-feu tôt, des inspections aléatoires.

- Pas de contact avec des enfants. Pas de voiture. - C'est tout ?

Il doit trouver un travail, se faire soigner.

Quel traitement ?

Huit pervers dans une salle se livrant à un psy.

En haut.

J'ai été condamné pour 6 viols.

Soyez précis, Pete.

J'ai obligé une femme à avoir des rapports.

- Dans un bar. J'étais ivre. - Aucune excuse.

- Ivre ou sobre. - Je sais.

- C'est ma responsabilité. - OK. Leo ?

J'ai abusé sexuellement de 3 femmes.

Mes patientes. J'étais leur dentiste.

Nos nouveaux membres.

Ray Schenkel. J'ai enlevé et violé une adolescente.

- Et vous ? - Elliot McEvoy.

Appelle-moi Mack.

Atteinte sexuelle sur mineurs. Ma belle-fille.

- Tu fous quoi ? - J'ai vu une ouverture. J'ai agi.

Sans rien clarifier.

Craig Lennon à la probation le sait.

- Il m'a mis dans le groupe. - Tu bosses pas pour lui.

Je serai parmi des délinquants sexuels

- à parler de leurs pulsions. - Thérapie de groupe.

Tu violes l'intimité de tous ces hommes.

Pas de confidentialité.

Les rapports sont envoyés à la probation.

- Ils le savent. - Arrête.

C'est pas mon propos.

Je vais lui parler.

Ray avait un partenaire. Il lui en faut un. Moi.

J'ai promis que je l'arrêterai avant qu'il refrappe.

Comment tu vas l'arrêter ?

Aujourd'hui, tu es passé par l'entrée réservée à la police.

Infiltré, tu passeras par le détecteur de métal comme les criminels.

Pas d'armes, pas de protection.

Fils de pute !

Hé Mack.

Tu me retrouves au Ritz ?

Oui, je créchais chez ma sœur

jusqu'à ce que le voisin réalise que la taule, c'était pas pour un hold-up.

- Ta soeur t'a viré ? - Le punk d'à côté a dit

"Je vais brûler ta maison s'il dégage pas."

Alors tu vas faire quoi ?

- La bible dit : "Aime ton prochain." - Les gens du Cincinnati aussi.

La communauté a payé un gars comme nous 20 000 pour déménager.

On se défonce ?

Je peux pas.

Rester sobre : une des conditions de la probation.

Cool.

En plus, on doit pas sortir en dehors du groupe.

Ah oui ? Alors pourquoi ils nous réunissent ?

- Moins cher de nous surveiller, je pense. - Oui.

- Bonne nuit. - OK.

Schenkel n'a pas l'air d'avoir envie de se rapprocher d'Elliot.

Peut-être pas le coupable.

Ou il veut pas d'un partenaire. Il l'a laissé tomber la dernière fois.

- Plus sûr d'être un loup solitaire. - Je crois pas.

Les violeurs s'assemblent, ils se nourrissent mutuellement.

- Ray a besoin d'un public. - Alors, pourquoi le faire seul ?

Si Ray est le violeur. Son premier viol

était une libération sexuelle.

Après 20 ans de prison, c'est une grosse pulsion.

Il descend du bus, saute sur la première qu'il croise.

Tôt ou tard, Ray répétera son vieux schéma.

Trop ancré dans sa sexualité pour qu'il change.

- Quand Ray prendra un partenaire ? - Quand il en trouvera un lui convenant.

Elliot est disponible mais ça suffit pas.

Il doit se montrer attirant pour Ray.

Ray va chercher un partenaire docile.

Un qui prend des risques. Impulsif, mais ne menaçant pas son autorité.

Donnons à Elliot l'occasion de montrer à Ray qu'il est son gars.

Je suis vos règles. Je fais tout ce que vous me demandez.

Pourquoi vous laissez cet inspecteur me harceler ?

Vous avez une plainte ? Par écrit.

Détendez-vous avec ça.

- N'importe quoi ! Punk ! - Laisse tomber. C'est qu'une radio.

Elles n'ont pas de droits.

OK et ceux en probation non plus ?

- Tu cherches les problèmes ? - C'est toi.

Retourne dans ta chambre, McEvoy.

- Tout de suite. - Recule.

Fais ce qu'il dit. Il n'en vaut pas le coup.

Retourne en prison. Allez !

- Allez ! Allez ! - Non !

- Violence policière. - Ferme-la !

Lâche-moi !

- J'ai des témoins. - Personne n'a rien vu.

Oui, oui. Pas peur de toi.

- Vas-y. - Ferme-la !

Huang veut te parler.

Je veux être retiré, Je vais demander à être retiré.

Si je veux te voir, je demanderai à te voir.

Je dois te briefer.

Je demanderai un briefing si besoin.

Elliot, ça va ?

Tu veux me dire quoi ?

C'est ce soir la thérapie de groupe.

Je connais le comportement des violeurs. Merci.

En interrogatoire mais pas entre eux.

C'est des prédateurs. Ils savent lire les gens.

Tu peux pas les duper. Ou le thérapeute.

Ce thérapeute ? Je vais te parler de lui.

Ces types l'ont embobiné. C'est un idiot.

Je vais parler à l'idiot, il fait un test de diagnostic

avant la session de ce soir. Tu sais comment réussir ?

Quel genre ?

Évaluation d’intérêt sexuel.

- Principe de Peter. - Pareil mais sans le brassard pénien.

Il vous montrera des photos de femmes,

d'hommes, de jeunes enfants, d'ados.

Suggestives mais pas explicites.

C'est tout ? OK, je prendrai les ados. C'est une blague ce test.

Ces gars vont mentir.

Le test ignore les réponses numériques.

Il enregistre combien de temps tu regardes chaque image.

Ils demanderont quoi d'autre ?

Jamais vu Tanya comme un objet sexuel mais comme la fille de ma copine.

Mais il y a eu ce jour. Rene n'arrêtait pas de demander

quand Tanya devait commencer à porter un soutien-gorge et...

J'ai regardé et tout d'un coup...

- J'ai eu une réaction. - Une érection ?

Oui mais je ne contrôlais pas. C'est juste arrivé.

Comme un gamin.

- Mais tu as agi sur l'excitation. - Pas avant ses 13 ans. Tu sais...

Elle... elle se connectait.

Et...

Je lui envoyais des mails et...

elle flirtait avec moi.

Plein de questions sur les garçons et le sexe.

On aurait dit qu'elle en avait envie avec moi.

Une excuse. C'est une gosse. T'as couché avec elle.

C'est mal.

Comme si je le savais pas. Je suis allé en prison.

Tu as été en prison car tu as été pris.

Depuis ton arrestation,

tu as pensé à ta belle-fille ?

Je me souviens juste l'embrasser et la toucher...

J'arrive pas à me débarrasser de ces souvenirs.

J'ai peur...

de recommencer.

Et tu te sens comment ?

Je me déteste.

Tu fais quoi de cette haine ?

Je deviens fou et je veux faire du mal.

Si tu n'arrives pas à te maîtriser,

tu perdras tout.

Une longue session.

La prochaine fois, on apprendra comment contrôler nos pulsions.

En parlant de pulsions, je tuerais pour un burger et des frites.

- Tu as faim ? - Tu dois vraiment te réveiller.

Souviens-toi, on doit pas traîner ensemble.

Cool, cool.

- Pas besoin de chauffeur ? - Une voiture ?

Un prêt du garage où je travaille.

Oui. Je devais récupérer des trucs

chez ma sœur.

Bon sang !

Comment t'as eu un boulot avec ta dégaine ?

Ma sœur a demandé à son mari.

Il voulait pas mais...

Je répare une transmission mieux que lui.

Lennon me laissera pas.

Ce chieur me laisse pas utiliser d'ordi.

Au moins je peux conduire.

Mais après quelques chèques de paie,

je me chercherai une caisse.

Tu en as repéré une ?

Une quatre portes pourrie.

Fourgonnette. Camaro.

- Combien ? - Huit cent, 900.

Je pourrai te la prêter.

Un oncle est mort, il m'a laissé de l'argent.

Tu te fies pour le remboursement ?

Pas comme si tu allais m'arnaquer. Je sais où tu vis.

Prends le van. On pourrait passer s'amuser.

T'es pas pédé ?

Non.

On pourrait l'utiliser pour draguer.

Partant ?

Oh oui.

- Et le van ? - Ray m'a donné de quoi l'acheter.

Ça suffit pour enfreindre la probation et le renvoyer en prison.

- Pour 18 mois ? - Quoi ? Tu vas lui donner ?

Je vais lui donner les clés. Je...

lui donne une opportunité.

Laisse-le aller loin pour qu'il soit accusé de tentative de viol.

On serait responsable du traumatisme de la fille.

On pourrait prendre une agent infiltrée comme appât.

Ray les aime jeunes.

On doit trouver une flic qui fait ado.

D'accord.

Mais je veux une protection. Mets tous les accessoires sur ce van.

- Il a l'air bien. - Une merde.

Personne va le regarder.

Plaques froides. Si Ray trouve quelqu'un,

il ira dans un garage à Hunt's Point.

Licence et enregistrement sous ton nouveau pseudo.

Regarde ça.

- Chien de garde. - Transpondeur GPS.

Indique l’emplacement du fourgon aux ordis portables de la brigade.

Trois caméras à fibre optique. Là, là et là. Plus les micros.

- En temps réel. - Non.

- Mais tous sur bande numérique. - C'est pas tout.

Et j'ai Ryan qui prend une police d’assurance.

Allume la clim, le préréglage audio 5, signal de virage à gauche. Le piège.

- Démarre. - Je peux pas sans protection.

Ray va trouver ça.

Je te dépose ?

Allez, vas-y.

- Où donc ? - À l'ouest.

UNITÉ SPÉCIALE DE LA POLICE DE NY SYSTEME GPS

Ils bougent.

- Vers l’est sur Houston. - Reçu.

Je les dépasse et dépose l'appât.

On pourrait aller au Rockaways, au Jones Beach.

Plus près, peut-être à Coney Island.

- Le Boardwalk. - Regarde celle-là.

Sexy.

Renard dans le poulailler.

Il l'a repérée.

- Maintiens le contact visuel. - Reçu.

Accélère.

- Pourquoi ? - Vas-y.

Arrête-toi là.

Ils s'arrêtent à Houston et Orchard.

Continue, je vous lâche pas.

- On fait quoi ? Poireauter ? - La ferme !

Il va la voir.

Allons-y !

- Où ça ? - La thérapie.

Je veux pas être en retard. Allez.

Je vire Elliot.

- Capitaine, faites-lui confiance. - Oui mais il avait tort.

Ray a très bien pu violer cette fille à la gare routière.

Il pourrait recommencer.

On lui a mis sous le nez un superbe appât et il est parti.

- Il a peut-être capté qu'elle était flic. - Ou c'est plus un violeur.

S'il a changé, le tenter,

c'est comme mettre du scotch devant

- un type sobre depuis 2 semaines. - Elliot ne l’encourage pas.

La guérison est pareille pour les alcooliques que pour les violeurs.

Certains ont la volonté de changer, d'autres non.

Ce qui explique ce qu'on fait.

Si Ray est réhabilité, je serai la 1e à m'excuser.

Si c'est toujours un violeur...

on devra l'arrêter.

Laisse Elliot continuer.

Je voulais voir mon ex.

On est sortis. Elle souriait, m'a touché le bras.

Et je voulais l'embrasser quand elle m'a repoussé.

Elle m'a dit qu'elle ressentait plus la même chose.

tu te sentais comment ?

- Je voulais la frapper. - Qu'as-tu fait ?

Je suis parti.

Tu as contrôlé tes pulsions. Bon travail.

Un commentaire ? Mack ?

Non, pas envie de parler.

Ce qu'a dit Pete me donne de l'espoir.

Venir ici m'empêchera pas d'avoir des désirs,

mais ça m'aide à les contrôler.

Dès que vous avez des fantasmes inappropriés,

pensez que c'est diffusé par votre esprit

et que tout le monde autour peut entendre. McEvoy, mon bureau.

- Je dois filer. - Reste.

Ou vous enfreindrez les règles.

Tu peux pas juste venir comme ça.

- Tu dois participer. - Oui, je vais plus parler. Compris.

- Je crois pas. Assieds-toi. - Je dois y aller.

Assieds-toi.

Qu'y a-t-il ?

L'esprit très occupé.

- Tu es sous pression. - Et je gère.

Tu peux te reposer sur quelqu'un ? De la famille ?

Non.

Tu peux pas lutter tout seul. D'où la thérapie.

Pour parler de tes problèmes, faire les bons choix.

J'ai été élevé comme ça.

Mon agent de probation m'envoie. Donc je suis là.

Quand tu commandes pas, tu es plus furieux que la normale.

Mack…

La rage et la convoitise sont des bêtes affamées en nous.

Plus on les nourrit, plus elles grandissent.

Arrêtez de te battre contre des choses que tu peux pas changer.

Hé, Mack !

Tu fous quoi encore ici ?

Ce chiant de psy m'a retenu.

Je voulais m'assurer que ça allait.

- Il a une dent contre toi. - Je peux le gérer.

C'est presque le couvre-feu. J'ai une excuse

mais toi, tu te feras botter le cul.

Je conduis pas comme ça.

Donne-moi les clés.

Les clés !

D'accord.

- Un petit remontant, mon pote. - J'ai prévu de me détendre.

Et ce morceau ?

D’un mec dans un bar en bas de la rue.

Je prenais un verre en t'attendant.

Ah oui ? Tombé de la fourgo.

Temps qu'on s'amuse un peu.

Regarde derrière.

Il y a un truc.

Elliot est passé devant la maison et s'est pas arrêté.

- Quelle est sa position ? - Vers l'est sur Delancy.

- Qu'y a-t-il ? - Pas sûr.

Il se dirige vers le fleuve.

- Et sur le pont Wiliamsburg. - Vas-y.

Il s'est arrêté.

Dans un coin paumé. Pas une petite balade tranquille.

Et cet endroit ?

Je t'ai parlé de mon oncle décédé.

C'est son usine. Ils fabriquaient des pièces.

Viens m'aider.

J'arrive.

C'est mon jeu.

- Tu fais ce qu'on te dit. - Oui.

Qu’as-tu fait, crocheter la serrure ?

Mec, tu es un génie.

Pose-la là.

Et maintenant ?

Vas-y d'abord.

Tu l'as trouvée.

Je veux regarder.

Prochaine à droite.

À 2 km environ.

Quoi ? Elle te plaît pas ?

Non, elle est bien.

Qu'est-ce qui bloque ?

Je...

Je peux pas faire ça devant un mec. C'est tout.

L'angoisse de la performance. Ça arrive aux meilleurs d'entre nous.

Je te laisse de l'intimité, c'est ta première fois.

Merci.

Écoute-moi. Écoute. Je suis flic, je suis flic.

Je sais que tu as peur mais tu dois m'écouter.

Reste calme. Reste calme et écoute-moi.

Je vais t'enlever le scotch et tu devras crier

comme si je te faisais mal.

Allez. Viens là. Viens. Regarde-moi.

La porte là-bas.

Quand je te dis de courir, cours aussi vite que tu peux. Compris ?

OK. OK, prête ?

Ça, c'est bien mon pote.

Cours.

Allez.

Reviens ici.

Allez ! Allez !

- Grosse erreur. - Je suis flic !

Je suis flic.

C'est fini, Ray.

Tu crois que c'est fini car elle est partie ?

C'est pas fini.

Nous deux, on vient de commencer. Va vers le van.

J'ai des renforts tout autour.

Ah ? Comment ils nous ont trouvés ?

Une arme contre 50 flics, pas de bol.

Je prends le risque.

Vous les flics, êtes si prévisibles.

Même si tes potes sont là...

ici, c'est juste toi et moi.

- On a perdu le signal. - Il peut se cacher.

Il nous faut un hélico à infrarouge.

SVU portable à camion ESU,5.

- Allez-y. - Besoin d'un hélico sur place.

Reçu. Arrivée sur le support aérien, à sept minutes.

- Fin, à vous. - Au secours !

Que quelqu'un m'aide, pitié !

Où ils sont ?

Je ne sais pas.

Debout les marmottes.

Allez, finissons-en.

J’ai toujours été doué pour cerner les gens.

Je me suis demandé comment j’avais pu me tromper autant à ton sujet.

Mais peut-être pas.

Tu as dit beaucoup de conneries,

mais le reste, c'est pas des actes.

Je vois qui tu es.

Toi et moi...

On est frères au fond.

On pense que les délinquants sexuels sont différents.

Des extra-terrestres.

Des monstres rôdant derrière les buissons.

Mais on est comme les autres.

Pourquoi il y a des photos de filles partout sur les pubs ?

À moitié nues, bouche ouverte, jambes écartées avec leur cul pour vendre.

Si ça nous excitait pas, ils le feraient pas.

On fait juste ce que les autres mecs rêvent de faire.

Mais tes rêves sont beaucoup plus sombres.

Tu essaies de cacher le mal en toi mais je sais qu'il est là.

Je peux le sentir.

Tu m'as attiré, tendu un piège

Tu es devenu mon ami et là tu me fais tomber.

J'imagine que tu es trop fier.

Mais tu t'es sali les mains.

C'est toi qui m'as filé le van.

Tu m'as encouragé.

- Tu voulais que je viole à nouveau. - Ne m'accuse pas.

Tu as enlevé cette fille.

Ça te fait te sentir mieux, non ?

On sait que c'est un mensonge.

Tu voulais que je le fasse.

Tu es aussi coupable que moi.

De la compagnie.

- Par là. - Reste dans la voiture. Enferme-toi.

Je savais que tu avais une arme planquée là-dedans ! J'ai fouillé tout le van.

Tu attendais ça depuis le début ?

Tu avais tout planifié.

Tu veux pas m'arrêter.

Tu me veux mort.

Tu attends quoi ?

Elliot !

Je sors !

Je vais bien.

Besoin d'un docteur.

CETTE HISTOIRE EST FICTIVE. PERSONNE, NI AUCUN ÉVÉNEMENT RÉELS N'Y SONT DÉPEINTS.

Sous-titres : Florence Razimbaud

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