Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Honneur � l'Incomparable,
l'Honorable, l'Immacul�e,
la Parfaitement �veill�e.
Qui est-ce que tu pries, maman ?
Tu connais la personne qui est l� ?
Je prie des �tres sacr�s.
Je veux la m�me s�pulture individuelle.
Ils vont s�rement exaucer ton v�u.
Un million le caveau.
Maman !
On y va ?
Sa vraie descendance est l�.
Oups !
Oui, une seconde.
Viens, maman.
Tu peux aussi aller dans un caveau collectif comme �a.
� c�t� de ton p�re et ta m�re.
C'est chaleureux et bon march�.
Ne l'�coute pas, maman.
Je t'en ach�terai un.
Un million, �a se trouve, aujourd'hui.
�loigne-toi de moi.
Ton haleine sent la cigarette.
Commence par me rendre l'argent que je t'ai pr�t�.
Combien de centaines de milliers tu me dois d�j�, Soei ?
Aucune id�e.
Je me rappelle que les trucs sympas.
Quelle m�moire s�lective !
H� ! Comment oses-tu enjamber !
Et toi ?
Depuis combien d'ann�es tu viens ici ?
Les croupions du poulet et du canard font face au visage de mes parents.
Comment, alors ?
M.
M.
M.
Viens aider.
J'ai d�j� aid� � installer la natte, maman.
Viens.
Comment oses-tu !
La c�r�monie n'a pas commenc�.
On est ici pour Qingming,
et tu ne fais que jouer � tes jeux.
Allez, amah.
Je suis l�, au moins.
Pas comme la famille d'oncle Kiang.
Tu vois, je t'avais dit. Tout le monde est l�.
Il fait chaud ?
Il ne fait pas chaud.
Vous n'�tes pas pr�tes ?
J'allumerai un b�ton d'encens pour vous.
Ah, maman.
- La voil�. - Rainbow, dis bonjour.
Bonjour, grand-m�re.
Une fois par an,
on leur rend hommage.
Ta femme et ta fille ne sont jamais venues.
Attends.
Va les r�pandre l�-haut.
Cache ta joie.
YAFANG ZHENG - QINXING ZHOU 17 OCTOBRE 1972
PROVINCE DE GUANGDONG PR�FECTURE DE CHAOZHOU
Regarde-moi ce travail.
Tu ne peux pas le faire bien ?
Hein ?
C'est pareil, de toute fa�on.
Les arri�re-grands-parents sont mont�s au ciel.
Tu es vraiment un qi-chou.
Un bon � rien.
Descends, maman. Tu vas tomber.
Le vent va les �parpiller en soufflant.
Tu es t�tue, tu sais.
Descends.
Elle cherche les ennuis.
Maman !
Descends, maman.
Maman !
Que la famille de la patiente remplisse le formulaire.
Bien s�r.
� plus tard.
Va remplir le formulaire.
Dites.
Je dois aller chercher Rainbow.
Qui peut rester ? Je vous laisse de l'argent.
Ma moto est chez toi, frangin.
Je dois d'abord aller la chercher
avant de revenir pour rester avec maman.
�a va pas ?
C'est loin, chez Kiang. Ne t'emb�te pas.
Je vais m'occuper d'elle.
C'est vrai ?
Tiens.
M.
Tu passes devant une station de m�tro ?
Oui.
Tu peux me d�poser ?
Ah ?
- D'accord. - Tiens.
Allons-y.
Je te laisse t'en occuper, alors.
Cet endroit est plein de talismans.
Attention, un fant�me !
Il y a un fant�me, les gars. Prends �a !
H�, il est pass� o� ?
Il n'y a que quatre personnes.
On va entendre ta voix, maman.
Viens t'asseoir, maman.
Tu as �t� debout toute la semaine.
T'as vu mon texto ?
Tu veux un nouvel ordinateur pour jouer
et tu as besoin de mon num�ro de carte.
Pourquoi tu ne prends pas ta carte ?
Ils vont bloquer ma carte.
Suspends-la, alors.
Et s'ils te coupent Internet, je ne paierai pas.
Quand tu as arr�t� tes �tudes pour �tre commentateur de jeu,
qu'est-ce que tu m'as dit ?
Que tu gagnerais des tonnes d'argent.
Que tu aurais ton appartement.
Et que tu me donnerais des sous.
Je veux prendre ma retraite � 60 ans.
Je sais.
N'enfonce pas un homme � terre.
Pur�e.
Quand Amah est tomb�e pendant le Qingming,
elle a dit qu'elle avait mal au ventre
et du sang dans ses selles.
Ils ont donc fait des examens intestinaux.
Ils ont eu les r�sultats ce matin.
Amah a un cancer.
En phase terminale.
- Il lui reste un an, d'apr�s le m�decin. - Mort !
Je leur avais dit de prier.
Merde.
Bref, va lui rendre visite.
Mais ne lui dis pas pour le cancer.
Je ne veux pas qu'elle stresse.
Tu vas me payer pour y aller ?
Mon temps, c'est de l'argent.
Seigneur.
MUI : LA T�L� FAIT ENCORE DES SIENNES
TU PEUX VENIR VOIR POUR AGONG ?
Il faut tout le temps mettre l'appli � jour, sinon �a fige.
Hein ?
Il dit que tu as beaucoup maigri.
Tu ne manges pas assez.
Il a fait "ah-ah," et tu sais ce qu'il a dit ?
J'ai invent�, en fait.
Il veut dire "Bloque pas la t�l�."
H� !
Ouah ! Agong.
T'as toujours la forme.
Ta couche est lourde, je vais te la changer.
Je descends le lit.
Tu es le r�ve de tout grand-parent :
une petite-fille infirmi�re.
C'est vrai, agong ?
Qui aimes-tu le plus ?
Arr�te, agong !
Tu me fais de la peine.
Tu vas dormir tout seul ce soir.
Tu ne penses jamais � faire autre chose ?
Tu en fais tant. Tu as du temps pour toi ?
Agong m'a dit une fois
de trouver un travail facile et qui paie bien.
T'attends quoi ?
C'est exactement ce que je fais.
Tiens, une ceinture en argent.
Tu en tireras dix mille.
Merci.
Ton p�re n'est plus l�. Alors, agong te l'a laiss�e.
Merci beaucoup.
Je vais garder �a pour toi.
Tu serais capable de partir la vendre.
Maman.
Agong �tait un malin.
Il a d�j� r�parti son h�ritage.
Il a fallu attendre sa mort pour le savoir.
Pour ceux qui restent, c'est le casse-t�te.
Agong m'a laiss� autre chose ?
Il n'y a rien d'autre.
Il a l�gu� sa maison � Mui.
Les fr�res et s�urs de ton p�re n'ont eu qu'un peu d'argent.
Attention. Prochain arr�t : Talat Phlu
pour le train en provenance de Maha Chai...
Amah.
COMMENT GAGNER DES MILLIONS AVANT LA MORT DE GRAND-M�RE
Elle est vieille.
Maison style vintage
Dans le quartier de Talat Phlu
Proche restaurants
Facilement accessible
Station Tha Phra � c�t�
Contact : M. Thanapat
Qui est l� ?
Ah.
Amah.
C'est moi, M.
J'avais du temps libre, alors je suis pass�.
Je voulais te voir.
Kiang et Soei sont d�j� venus l'autre jour.
Ah, c'est vrai ?
Qu'est-ce que vous avez tous � venir me voir ?
Je voulais voir comment allait ta jambe.
T'es pas contente de voir ton petit-fils ?
Si, bien s�r.
Qu'est-ce que tu fais ?
Tu as mang� ?
J'ai �a.
J'ai achet� des nouilles. On peut les manger ensemble.
Ce n'est pas encore l'heure.
- D'o� viennent ces nouilles ? - Du fameux restaurant de b�uf.
Tu aimes les abats, non ?
Il y a des tendons,
du foie,
du collier et des tripes. T'as vu ? C'est vraiment tendre.
- Mangeons. - Je prie la d�esse Guanyin.
Je ne mange pas de b�uf !
Qu'est-ce que tu manges, alors ?
C'est du poisson frit �toil� ou quoi ?
Du poisson frit ?
Fra�chement frit.
Vous voulez du poisson frit ?
Du poisson frit ?
Un, deux, trois, quatre...
Du poisson frit ?
Du poisson frit ?
Lequel voulez-vous ?
Ouah, le poisson frit du magasin de l'oncle a l'air trop bon.
Tu es d�j� de retour ?
Il n'y avait pas la queue � son magasin ?
Il utilisait deux woks.
Il y avait beaucoup de monde.
�a fait 40 ans que je lui ach�te du poisson.
Tu crois que tu vas me rouler ?
Hein ?
Dans les autres boutiques,
le poisson absorbe beaucoup d'huile.
Je ne le mangerai pas.
La friture, c'est mauvais pour la sant�.
Voil� ton poisson frit, amah. Tout chaud.
Ho-hisse.
Je n'ai plus faim.
T'as mang� quoi ?
Le poisson que tu m'as achet�.
Tu te fais bouillir de l'eau ?
Je fais du th� en offrande aux dieux.
Laisse. Je vais le faire.
Hein ? L'eau a fini de bouillir ?
Bien s�r.
Je n'ai pas entendu siffler la bouilloire.
J'ai mis l'eau au micro-ondes.
C'est nul.
Quoi ?
Jette-moi �a.
Pourquoi ?
Parce que !
C'est plus rapide et �conomique.
Jette-moi �a.
Je ne peux pas l'utiliser.
Bien s�r que si.
C'est du th� quand m�me.
Les dieux se fichent que l'eau ait bouilli ou pas.
Autant ne rien faire que faire les choses comme �a.
Je viendrai demain faire bouillir l'eau, d'accord ?
Va-t'en.
Deux bouilloires.
Ne viens pas du tout.
Tu ne viens jamais, de toute fa�on.
Regarde o� tu marches.
Tiens.
Je ne sais pas si Mme Mui a voulu laisser �a.
Ce serait dommage de jeter.
Pourquoi es-tu si t�tu ?
Je t'ai dit que je voulais jeter ces trucs.
Et tu me les apportes.
Si tu es l� pour demander de l'argent comme les autres,
je n'en ai pas.
Non, ce n'est pas �a.
Euh...
Tu t'es bien occup�e d'agong.
C'est normal que ce soit toi qui h�rites.
Donne, je vais le porter.
Je suis venu pour te parler
de ce travail
facile et bien pay�
que tu fais.
Je veux garder l'argent de la vente de la maison d'agong.
Je loue une chambre d'h�tel au mois.
Avec m�nage et petit-d�jeuner compris.
Si j'en ai marre, je m'en irai.
Tu travailles comme infirmi�re ?
Dans quel h�pital ?
Ah,
c'est ce que je porte pour mon compte OnlyFans.
Ces tenues rapportent plus.
Tu veux t'inscrire ?
Euh, non, �a va.
Qu'est-ce qui te g�ne ?
On s'est m�me d�j� embrass�s.
Quand on �tait petits,
et que nos parents respectifs jouaient aux cartes chez agong,
on jouait, tu te rappelles ?
Je faisais la maman et toi, le papa.
On s'enla�ait sous la couverture.
Ah oui,
je me rappelle, maintenant.
Pourquoi tu veux t'occuper de ta grand-m�re ?
Je veux gagner ma vie.
Certains ont plus de chance que d'autres.
Il y en a qui naissent riches.
Ils reprennent l'entreprise familiale.
Tu consid�res amah comme un capital ?
Hmm.
C'est blessant.
Ce qu'on fait...
c'est mal ?
Tu sais,
je d�teste les enfants d'agong.
Ils viennent un quart d'heure une fois par semaine.
Autant ne pas venir du tout.
Cousin.
Hmm ?
On n'est pas l� pour les rendre tristes.
On leur donne du bonheur.
Comment es-tu devenue la pr�f�r�e d'agong
en �tant sa petite-fille ?
Sais-tu
ce que les personnes �g�es veulent vraiment
sans l'obtenir d'aucun de leurs descendants ?
Du temps, cousin.
J'ai pass� la journ�e avec elle.
Quand tu �tais avec amah,
as-tu senti une dr�le d'odeur ?
Ils sentent, les vieux.
Tu n'es donc pas rest� assez longtemps avec elle.
Tu dois rester jusqu'� ne plus la sentir.
M�me la pisse d'agong ne me faisait rien !
Oups !
Je te r�cup�rerai quand j'aurai l'argent.
Qu'est-ce qui t'a pris ? Pourquoi tu vis chez amah ?
Tu ne voulais pas que j'aille l�-bas ?
Comment es-tu entr� ?
Maman m'a donn� les cl�s.
C'est quoi, tout �a ?
Il y a des trucs � moi et d'autres que j'ai achet�s.
C'est pour toi, amah.
J'ai vendu des trucs en ligne.
Pour quelle raison vous venez tous ?
Si je vais bien...
vous n'avez pas besoin de venir !
Quand maman t'a amen�e chez le m�decin,
il a d�couvert
que tu avais un cancer.
Maman et ses fr�res ne veulent pas le dire.
C'est grave ?
Stade quatre.
Il te resterait un an.
Mais il faut pas �couter les docteurs.
Ils aiment faire comme s'ils savaient tout.
Tu te rappelles, Yen, au coin de la rue ?
Son docteur lui a donn� six mois, c'�tait il y a dix ans.
Elle est toujours dans sa maison de quatre �tages.
Quand j'habitais ici, enfant,
tu t'es occup� de moi plusieurs ann�es.
C'est � mon tour de m'occuper de toi.
Dor�navant,
je passerai mon temps avec toi, amah.
Cet argent, c'est pour les frais.
Demain, on vend ton congee ensemble.
Tu pars � quelle heure ?
Cinq heures du matin.
- Quoi ? - Cinq heures !
Pourquoi si t�t ?
Qui ach�terait du congee en fin de journ�e ?
Les gens en mangent le soir, aussi.
�a se mange toute la journ�e.
Tu ne sais pas ?
Les oiseaux qui se l�vent t�t mangent les vers.
Et toi, tu ne sais pas ?
Le ver qui se l�ve t�t sera mang� le premier.
Le ver qui se l�ve tard survivra.
Tu fais la grimace, hein ?
Amah, tu ne m'as pas r�veill� ?
Je ne suis pas un r�veille-matin.
Fais le sac suivant.
D'accord.
- Tu vas y arriver ? - Hein ?
Tu peux me donner le liquide � d�poser dans l'automate,
�a t'�vite de marcher jusqu'� la banque.
Ne t'en m�le pas.
Je vais l�-bas tous les mois.
Profites-en pour ne pas y aller ce mois-ci.
Ngek. Ngek.
- C'est qui ? - Mon amie.
Comment �a va, Ngek ?
Ils t'ont d�j� laiss�e sortir ?
- Hier seulement. - Ah, d'accord.
Le toubib m'a dit que je monopolisais le lit.
Je l'ai aussi.
Lequel ?
Intestin.
Quel stade ?
Quatre.
Pareil.
Tu as tout mon soutien.
Au moins tu as ton petit-fils pour s'occuper de toi.
Je suis jalouse.
Tu vois ?
Tout le monde t'envie.
Tu restes dehors !
Tu vas te servir de ma carte dans mon dos.
Je suis ton petit-fils, pas un voleur. Arr�te d'�couter les infos.
En tout cas, tu restes ici.
- Bonjour, madame. - Tu me prends pour un escroc ?
Merci.
- C'est pour votre d�p�t habituel ? - Oui.
Oh, maman. C'est horrible.
Ton frigo sent la poubelle.
Il faut jeter la nourriture p�rim�e.
Elle n'est pas p�rim�e, je peux la manger.
� manger �a tous les jours, pas �tonnant que t'aies mal au ventre.
Si tu la jettes, j'irai la r�cup�rer.
D�j� en train de vous chamailler ?
Pourquoi tu dors en bas, et pas en haut ?
Amah ne veut pas que je dorme avec elle.
Tu t'es faite toute belle, amah ?
Toute belle ?
Oui.
Tu ne boutonnes pas le dernier bouton ? C'est plus sexy ?
Arr�te. Pas la peine.
�a me serre. J'aime pas �a !
C'est ajust�, oui.
Pourquoi tu m'emb�tes ?
C'est celles de Rainbow ?
Elles te serrent pas ?
Elles sont ajust�es.
- Ajust�es ? - Oui.
- Vraiment ? - Pourquoi ?
Pourquoi tu m'emb�tes ?
Tu sais ce que �a veut dire, "ajust�es" ?
C'est ma pointure.
Si je peux les enfiler, c'est bon. Et les tiennes ?
Ajust�es aussi.
Alors, pourquoi t'es toute belle ?
C'est samedi, aujourd'hui.
Tout le monde vient.
Tu es le seul � n'�tre jamais venu.
C'est le poulet du fameux h�tel Montien, maman.
O� vont tous les VIP.
Ouah.
Tu sais, Rainbow.
Une fois, on a �lev� un poulet en bas.
- Tu aimes �a ? - J'adore les poussins.
- C'est trop mignon, les poussins. - Oui, hein ?
Moi, ta tante et ton p�re, on jouait toute la journ�e avec le poulet.
Jusqu'� ce qu'une fois, au Nouvel An,
amah d�coupe le poulet.
Tchac. Tchac. Tchac.
Et le cuise pour qu'on le mange.
Qui voulait manger �a ?
Alors, on l'a donn� aux chiens.
- Tu as une m�moire d'�l�phant. - Oui ?
Kiang a pleur� � en avoir des bulles de morve.
C'est pas vrai ?
Arr�tez de raconter ces histoires stupides � ma fille.
C'est rien, frangin.
C'est la transmission des connaissances.
Dites.
Apr�s manger, on jouera aux cartes.
On est tous l�.
Dis donc.
Tu veux plumer tes enfants, c'est �a ?
Va ouvrir le coffre. Je vais te d�pouiller.
J'aimerais bien voir �a.
On va voir ce qu'on va voir !
Je ne reste pas, maman.
Je dois emmener Rainbow � son cours d'anglais.
Oh, allez.
On peut faire une partie ou deux.
C'est vrai, Kiang.
On n'a pas le temps. Avec les bouchons...
Et, Soei.
Ne joue pas aux cartes avec maman.
- Pourquoi ? - Elle doit se reposer.
Tu as toujours mal au ventre, maman ?
As-tu mal quelque part ?
Je suis au courant pour le cancer.
Hein ?
M m'a dit.
C'est son corps, apr�s tout.
Elle a le droit de savoir.
J'irai voir le m�decin moi-m�me.
Je ne vous d�rangerai pas.
Ce n'est pas �a.
J'ai voulu que tu te fasses soigner.
Mais ils n'�taient pas d'accord.
Quoi ?
Pourquoi tu te donnes le beau r�le ?
T'es m�me pas venu. Tu payes rien.
Tu ram�nes tout � l'argent.
J'en ai pas. Si j'en avais, je paierais.
- Tu n'as qu'� travailler. - Je travaille. Par-ci par-l�.
- Inutile de lui crier dessus. - Tu n'es pas mieux, Kiang.
- Je viens quand je peux. - Tu es occup�.
Je travaille, moi.
- Tu parles de Soei et moi ? - Exactement.
Quand je serai grande,
je serai m�decin pour pouvoir te soigner.
�a va aller, maman.
J'ai un ami qui conna�t un toubib qui soigne des pontes.
Je paierai. Tu vas aller mieux.
�a va. Ne vous en faites pas.
Je t'emm�nerai � l'h�pital.
Pas besoin de...
C'est mon devoir, maman.
Maman.
Je viens d'aller faire caca. Le sol est tr�s glissant.
Je vais installer une rampe.
D'accord ?
Merci � vous tous.
Inutile de dramatiser.
Tu travailles pas au supermarch� aujourd'hui ?
Non.
J'ai chang�, je fais le soir.
Pour pouvoir emmener maman � ses s�ances de chimio.
Je ne peux pas prendre six jours de cong�.
Tu attends quelque chose ?
Attendre quoi ?
Ma m�re est malade.
Je dois m'occuper d'elle, non ?
Ou je passerais pour une enfant ingrate.
Je fais �a aujourd'hui seulement.
Je ne reviendrai pas ici.
Tu sais ce que le docteur a dit ? Tu dois faire de l'exercice.
Je sais marcher toute seule.
�a t'oblige � prendre un jour de cong�.
Ils vont te renvoyer.
Ne t'inqui�te pas, amah.
Maman travaille le soir, maintenant.
Pour t'emmener chez le m�decin.
C'est vrai ?
Tu as chang� tes horaires ?
Tu finis � quelle heure ?
Quelle heure ?
Dans la matin�e, amah. Elle travaille la nuit.
Oh !
Tu n'as donc pas dormi ?
Je sors. Je ne veux plus faire �a.
Pourquoi veux-tu sortir ?
Tu ne peux pas me laisser faire un truc sympa pour toi ?
Chaque fois que tu veux faire �a,
�a me cause des tracas.
Quand tu as arr�t� l'�cole
pour vendre le congee avec moi...
Quel mal � �a ?
Je ne voulais pas glander comme Kiang et Soei
pendant que tu te cassais le dos � vendre du congee chaque jour.
Et pour quel b�n�fice ?
Tu te casses encore plus le dos que moi.
Si c'�tait Kiang qui t'amenait ici, �a t'irait ?
�videmment ! Je lui dirai.
Mais qui sait s'il aura le temps.
Amah pleure dans les toilettes.
Impossible.
Elle n'a jamais vers� une larme pour moi.
C'est vrai.
C'est toujours toi qui pleures.
Plus vous vous disputez, plus elle est stress�e.
Laisse-moi emmener amah � sa chimio.
Consid�re-moi comme ton repr�sentant.
- Tu as �teint la lumi�re ? - Oui.
- En bas et en haut ? - Oui.
Mui.
Amah, c'est Mui.
Ma cousine.
Tu as mang�, amah ?
Oui.
O� vas-tu, amah ?
Je vais voir le docteur.
C'est moi qui t'y conduis.
Merci.
Tu parles le teochew ?
Ouah.
Tu m'en dois une, hein ?
Oui.
Mets tes chaussures dans la queue.
Ils prennent les patients � 8 h.
On s'est r�veill�s � 4 h.
Trouvons une place assise, amah.
Attends-moi l�.
Je vais chercher un fauteuil roulant.
La prochaine fois, va t'asseoir avec elle.
C'est l� que tu peux gagner des points.
�a me br�le, comme si j'�tais en feu.
Va ranger l'argent. Dans le placard.
D'accord.
Je vais t'aider � monter, amah.
Pas question.
Quand tu �tais petit, tu m'as dit de prendre ta main.
Mais tes yeux �taient riv�s � la t�l�.
� cause de toi, j'ai d�val� l'escalier.
Je ne m'en souviens pas.
- Je pr�f�re monter toute seule. - Allez.
Tends tes deux bras.
Mui dit que pour t'aider � monter,
je dois �tre plus haut. Tu ne tomberas pas.
Tu en es s�r ?
Oui. Vas-y.
- Donne-moi tes mains. - Si je tombe encore...
Attention. Doucement.
Repose-toi.
C'est oncle Soei ?
Oui.
Trop dr�le.
Amah.
Agong et toi, vous �tiez des enfants canons, � l'�poque.
Quand tu �tais petit,
tu avais peur des fant�mes.
Tu dormais entre agong et moi chaque nuit.
Moi ? J'avais peur des fant�mes ?
Je devais te chanter une berceuse pour t'endormir.
- Ridicule. - Tant mieux que tu n'aies plus peur.
Parce qu'agong aime descendre chaque nuit.
Si tu le vois,
ne dis rien.
Merde !
Je croyais que tu n'avais pas peur.
Qu'est-ce que tu fais dans le noir ?
Je prie.
J'ai r�v� de mes parents.
Ils sont venus pour m'emmener.
M...
Je vais mourir, hein ?
Arr�te, amah.
Tu as pri� la d�esse.
Tu ne manges plus de b�uf.
Combien de vaches as-tu sauv�es ?
Tu ne mourras pas si facilement, crois-moi.
Je retourne me coucher, alors.
Pas la peine.
Dors ici.
Ne te fatigue pas inutilement.
Ensemble sous la moustiquaire.
Tu as assez de place ?
Pousse-toi un peu.
Je te zoi-sia.
Tu me fais des reproches ?
Je te remercie.
Et tu te dis Chinois ?
Tu ne comprends pas un mot.
Chinois de langue tha�e.
Sino-Tha�.
Si tu veux. Je dors.
Bonne nuit.
Amah, une berceuse.
Fais �a d�s que tu as du temps.
- T'auras plus de travail. - C'est pas assez serr�.
Si c'est trop serr�, le vinaigre va �touffer.
Le guichet est ouvert.
Viens, amah. Allons-y.
T'es pr�te, amah ?
Un petit instant.
Amah.
Oh.
Qu'y a-t-il ?
Arr�te-toi.
Attends, attends.
Ne va pas vendre de congee.
Montons. Je vais faire ta toilette.
Je vais aller le vendre.
Viens, je vais te faire ta toilette.
Attention. Fais doucement.
Je vais t'aider.
Un, deux, trois.
Allez.
Les bras.
En dessous aussi.
Attends ! Qu'est-ce que tu fais ?
Fais mon corps aussi. Je suis toute collante.
Je suis vieille, tu sais. �a ne me g�ne pas.
Donne-moi une seconde. Je n'ai jamais fait �a.
Je dois me pr�parer.
Hmm.
Qu'est-ce que t'as ?
Ouh l� !
Qu'est-ce qui te prend ?
Cette bosse, c'�tait ton t�ton ?
�a va pas ?
C'est un grain de beaut� !
Quels seins d�gringoleraient jusque-l� ?
Qu'est-ce que j'en sais ?
Ils ne pendent pas � ce point.
Pourquoi cette cam�ra ?
C'est pour regarder.
Regarder quoi ?
Toi, amah.
Si tu t'�vanouis, je serai l� � temps.
Si tu te transformes en Belle au bois dormant,
ce sera dur de trouver un prince.
Tu me jettes un sort ?
Pas du tout.
Tiens, regarde.
H� !
Comment peux-tu pousser la d�esse ?
- Hein ? - Pourquoi ?
Tu ne peux pas !
Remets-la tout de suite.
Vas-y.
Comment as-tu pu, M ?
C'est bon.
Non ! Recommence.
Fais-le bien.
Avec les deux mains.
D�place-la avec soin.
Voil�. Exactement au m�me endroit.
Comme si elle n'avait jamais boug�.
Voil�, c'est fait.
Les doigts dans le nez. Tu peux t'asseoir et te lever.
C'est fait ?
Pousse-toi, maman. Tu d�testes l'odeur de cigarette.
Pourquoi tu restes ici ?
Maman.
La grenade a l'air m�re. Je la prends.
Laisse-moi �a.
Je m'en fiche, je la prends.
Ce n'est pas � toi !
Quoi ? Ooh.
Soei !
- Pourquoi tu veux pas ? - Ce n'est pas � toi.
Tu la gardes pour ton fils pr�f�r�, Kiang, hein ?
Qu'est-ce qu'il y a � manger ?
Va regarder.
H�, M.
Est-ce que tu savais ?
Amah traitait la femme de Kiang de rat�e.
Rat�e ? Comment �a ?
Qu'est-ce qu'ils t'ont appris � l'�cole ?
Hein ?
Une rat�e, c'est une bonne � rien.
Personne n'en veut.
- Ah bon ? - Oui.
Quand Pinn a mis le grappin sur Kiang...
Kiang a radicalement chang�.
Il est devenu snob.
Il s'y croit.
Sa fille fr�quente une �cole internationale.
- Tu savais que... - Soei.
Quand tu avales de l'alcool, tu n'as plus de filtres.
Quoi ? J'ai pas fini mes ragots.
Il ne faut pas toucher � son fils.
Tr�s bien. Je ne dis plus rien.
Tu sais, ma devise est de faire avec ses moyens.
Pas comme lui.
Il n'en a jamais assez.
- �a suffit. - Il devrait donner aux d�sh�rit�s.
Non ?
- T'as pas un billet de mille ? - Non !
- O� il est ? - J'en ai pas.
- Je trouve, je prends. - Non.
- Mille. - Non.
- Mille. - Je n'ai rien, bon sang !
Je continue � t'embrasser, alors.
Soei,
c'est mieux s'il ne vient pas.
Pourquoi ?
S'il ne vient pas, �a veut dire qu'il va bien.
C'est comme �a, cousin.
Il y a les enfants et les petits-enfants.
Elle les aimait d�j� bien avant que tu arrives.
Alors, tu as quelle place ?
Qui amah aime-t-elle le plus ?
Le num�ro un, c'est oncle Kiang ou oncle Soei.
Un joue � la bourse, et l'autre joue tout court.
Moi, je crois que j'ai d�pass� ma m�re.
�tre num�ro trois ne t'apportera rien.
Comment tu as su que tu �tais d�j� num�ro un ?
- Agong te l'a dit ? - Les vieux ne le disent pas directement.
Mais �a se sent.
�a se sent ?
Je sens rien du tout.
� part ses paroles tranchantes.
Tous les jours.
Hmm.
�a doit �tre quand agong l'a dit aux autres parents.
Que je m'occupais bien de lui.
Je pense.
On y est presque, maman.
C'est un peu loin, mais l'air est pur.
D�sol� de ne t'avoir jamais emmen�e ici.
Bienvenue � la maison, amah.
Bonjour, belle-maman.
Montre � amah le dessin que tu as fait.
Il te pla�t, amah ?
Bien s�r.
Merci. C'est joli.
Tu as vu le lit, maman ?
Rainbow a choisi la literie elle-m�me.
La t�l� est connect�e � Internet. Vous pouvez regarder des op�ras chinois.
Mais je dois m'occuper de chez moi.
Maman.
Ta maison est tr�s vieille. C'est plus pratique, ici.
Il y a un salon de coiffure et de manucure.
Et un club du troisi�me �ge.
Ils font du ta�-chi tous les jours.
Mais amah doit faire sa chimioth�rapie.
�a fait beaucoup de trajets.
Je travaille � la maison, je peux veiller sur elle en permanence.
Comment va-t-elle vendre son congee ?
D�j� que les clients se plaignent qu'elle ait pris son dimanche.
Je veux qu'elle arr�te de vendre du congee tout de suite.
J'ai de l'argent.
Viens t'installer ici.
- Je l'emm�nerai faire sa chimio. - Mais c'est loin d'ici.
�a va la faire se lever � 2 h du matin, non ?
M.
M.
Oui ?
Je t'appr�cie vraiment beaucoup.
Tiens.
Pour t'�tre occup� d'amah ces derniers mois.
C'est bon.
Je ne le fais pas pour l'argent.
Maman.
Les enfants doivent s'occuper de leur m�re.
Comment laisser mon neveu s'en charger ?
Maman.
Je veux �tre ton fils � plein temps.
- Tu as ferm� ? - Oui.
Rainbow.
Va demander � amah
si elle est contente.
Papa veut savoir si elle s'amuse. Tu veux bien ?
Oui.
- Amah, tu es contente ? - Oui, bien s�r.
- Et toi, Rainbow ? - Je m'amuse bien.
Ma belle petite-fille.
Ce temple accepte les dons pour les cercueils.
Il est tr�s sacr�.
Mon amie y est all�e r�cemment. Et son �tat s'est vite am�lior�.
C'est sympa de prendre le train, hein ?
Comme quand on �tait petits.
�a me rappelle nos voyages avec papa et toi.
- Tu �tais tout petit. - Moi ?
Oui.
- Soei courait partout ? - Bien s�r. Vous trois.
Soyez tous b�nis.
D'�tre venus jusqu'ici...
Huit...
Neuf...
Tu vas pouvoir monter, maman ?
Onze...
Vas-y, mon oncle.
Je m'occupe d'elle.
Douze...
Treize...
Alors, tu as d�cid� si tu allais
rester chez toi ou vivre chez Kiang ?
Tais-toi.
Je compte les marches. Tu me d�concentres.
Pourquoi tu comptes ?
Pour le loto.
Ouah.
�a fait mal ?
Viens.
Une fois,
quand Kiang �tait petit,
on est venus prier ici.
Au moment de partir, ses chaussures avaient �t� vol�es.
J'ai d� lui donner les miennes pour qu'il puisse rentrer � la maison.
Ce jour-l�, le soleil brillait autant qu'aujourd'hui.
Et le sol �tait aussi br�lant qu'aujourd'hui.
C'est donc oncle Kiang qui t'a achet� ces chaussures ?
BULLETIN DE DON
C'est bien.
Que moi, Mme Mengju Saejiew...
Je vais coller les v�ux,
je t'attends dehors.
... je gu�risse de ma maladie.
- Et voil�. - Ce n'est pas tout.
O� cours-tu comme �a ?
Ah ? Pourquoi tous ces v�ux ?
Puisse mon fils a�n�,
ma fille,
mon fils cadet...
rester forts et en bonne sant�,
riches en argent et en or.
Eh ben !
Il va nous falloir un autre papier.
�cris plus petit, alors.
Hmm.
Et je demande que mon petit-fils...
ait un bon travail.
C'est bon.
Je vais le coller pour toi.
Regarde, amah.
Un.
KIANG : PUISSENT MA FEMME ET MA FILLE �TRE HEUREUSES.
Deux.
RAINBOW : JE PEUX RESTER DANS MON �COLE AVEC MES AMIES ?
Trois.
PINN : QUE JE SOIS AUSSI RICHE QUE JE L'ESP�RE.
Personne n'a fait de v�u pour toi.
Oncle Kiang ne veut pas vraiment de toi chez lui.
Il s�me des graines en esp�rant r�colter plus tard.
Eh bien, il a une famille.
Il doit penser � sa famille d'abord.
Tu n'es pas de sa famille, amah ?
MME MENGJU SAEJIEW : QUE JE GU�RISSE DE MA MALADIE.
M : PUISSE AMAH GAGNER AU LOTO.
Maman.
Pr�pare tes affaires pour dimanche prochain, d'accord ?
Je viendrai te chercher en voiture.
M.
J'ai mal aux pieds.
Je veux d'autres chaussures.
Essaie celles-ci.
Alors ?
Un peu trop grandes.
- Trop grandes ? - Oui.
Hmm.
C'est bon.
Ce sera la bonne taille, cette fois.
M.
Oui ?
Toi aussi tu s�mes des graines en esp�rant r�colter, non ?
Je...
suis comme oncle Kiang.
Je veux �tre ton petit-fils � plein temps.
Tu dis n'importe quoi.
"Tu dis n'importe quoi."
Tu n'as qu'� pas me croire.
Tu veux essayer lesquelles ensuite ?
Mets en une de chaque pour voir laquelle tu pr�f�res.
Qu'est-ce que tu fais ?
T'es belle, non ?
Te voil� redevenue aussi belle qu'avant.
Ouah.
Tu fais attention � ton apparence, hein ?
Et apr�s ton traitement,
tu ressembleras � �a.
Quoi ?
Sottises.
Tu trouves pas que t'es cool ?
T'es trop cool.
Plus besoin de te lever t�t pour gonfler tes cheveux.
Tu aimes ?
Allez, repose-toi.
Dors un peu.
Ferme les yeux.
Je veux du porc. Donne-moi du porc.
- Que du porc ? - Et des l�gumes !
- Tu as dit que tu voulais du porc ! - J'en veux beaucoup !
Tr�s bien. Plein de porc.
Tu dois apprendre. Continue � remuer.
Plus tard,
tu pourras vendre le congee � ma place.
Je ne me l�verai pas � 4 h tous les jours, amah.
Je ne peux pas le vendre le soir ?
N'oublie pas,
tout type de travail
fait na�tre un Zhuang-wen.
Il suffit d'�tre bon dans son travail.
Et tu peux bien en vivre.
Comme ces Zhuang-wen.
Mais ils ne se font pas castrer ?
C'est les eunuques !
Tu confonds tout.
Je vais te d�pouiller.
Essaie pour voir.
C'est parti.
Alors...
Dans cette manche,
madame Ju de Talat Phlu
va-t-elle bluffer et gagner avec cette main ?
Veux-tu te taire ?
Tu vas me porter la poisse.
- Fais voir. - Non.
C'est de toi qu'oncle Soei tient son go�t pour le jeu.
Pour le Nouvel An et la F�te des fant�mes,
apr�s les rituels, on ne savait pas quoi faire.
Alors, on se mettait � jouer aux cartes.
Tu te sens seule ?
Tu vis seule depuis longtemps.
Seule ? Je ne sais pas.
C'est la vie, c'est tout.
Le lendemain du Nouvel An, je n'aime pas.
Le frigo est plein de restes.
Et je...
Eh bien...
Je dois tout manger seule.
Jouons aux cartes.
- Allez. - Oui.
Sept qui compte double.
Montre les tiennes.
Huit qui compte double.
Quoi ? Mais non.
J'ai deux huit, alors �a double.
Tu es s�re de ne pas te tromper quand tu vends du congee ?
Et j'ai celle-l� en plus.
Hein ?
Laisse tomber. J'ai gagn�.
- Donne. - Quoi ?
L�che-les, 20 bahts. De cette pani�re.
C'est quoi, �a ?
Tu voles ta grand-m�re.
Quoi ?
Je ne dis rien quand tu prends les miens.
Alors, une autre manche ?
C'est chouette que tu sois l�.
C'est amusant.
Allez. On joue.
- S�rieusement, cette fois. - D'accord.
Oncle Kiang ne r�pond pas.
Il doit �tre contrari� que tu ne sois pas all�e chez lui.
Le t�l�phone d'oncle Soei est �teint.
Et maman a dit qu'ils manquaient de personnel aujourd'hui.
Personne ne va venir aujourd'hui, je pense.
Range les plats dans le placard.
Pour �viter les insectes.
Ce n'est pas ferm�.
H� ! O� est pass� mon argent ? Il n'y en a plus.
- M ! - Quoi ?
O� est-il pass� ?
Ce n'est pas moi.
Je ne l'ai pas pris.
Vraiment.
T'as vu ?
Il a piqu� le porc s�ch�, et l'argent.
Pas �tonnant qu'il soit injoignable.
Il a pris combien ?
Merde !
Enfoir� ! As-tu d�j� aid� amah � vendre du congee ?
Elle ne gagne que 10 � 20 bahts par sachet.
Tu sais combien elle doit en vendre pour arriver � 200 000 ?
As-tu une morale ?
M�me maman m'a jamais engueul� comme �a.
Tu dois combien ?
Hein ?
Un million ?
Et si...
Et si je demandais de l'aide � maman ?
Oncle.
Hmm ?
Qu'est-ce que c'est ?
De l'argent massif.
Tu devrais en obtenir un bon prix.
G�nial. Viens ici.
Tu me sauves la vie.
Fais-toi oublier un bon moment, cette fois.
D�sol� pour tout �a, M.
Prends soin d'amah pour moi.
Oncle Soei n'est pas chez lui, amah.
Je n'ai pas vu sa moto non plus.
Les voisins disent qu'il a quitt� la ville pour un travail.
Il y a quelqu'un ?
C'est qui ?
Je cherche le propri�taire.
�a doit �tre des cr�anciers de Soei.
Va te cacher.
Je vais aller lui parler.
Bonjour madame.
Soei n'est pas ici.
Il s'est fait moine, il ne reviendra pas.
Je ne suis que la gardienne.
Oh.
Je ne cherche personne du nom de Soei, madame.
J'ai vu une annonce disant que cette maison �tait � vendre.
J'ai envoy� un texto et je n'ai pas eu de r�ponse.
Je ne sais pas quoi faire.
Merci, madame.
Cette maison n'est pas � vendre.
Regardez.
Au nom de M. Thanapat.
C'est un interm�diaire ?
Non, je ne le connais pas.
Oh.
Amah.
Il est d�j� parti ?
Qu'est-ce que tu lui as dit ?
Que j'�tais la gardienne.
Tu peux l'enlever.
Ta tenue et tout.
Ta figure aussi.
Au boulot, la gardienne ! Il faut pas rester assise.
Je t'ai achet� une chemise.
Pour quoi faire ?
Pour porter au travail.
C'est un peu dat�.
Apr�s mon troisi�me traitement,
je serai gu�rie.
Tu n'auras plus besoin de t'occuper de moi.
Tu me mets dehors ?
En premi�re ann�e d'�cole,
tu �tais le premier de la classe.
Tu peux faire ce que tu veux, si tu t'appliques.
Tu m'entends ?
Trouve-toi un bon travail.
Je suis un bon � rien, amah.
Je ne peux pas rivaliser.
J'ai plant� ce grenadier � ta naissance.
Il a ton �ge.
On dit que si on plante un grenadier, l'enfant sera en bonne sant�.
Tu m'as dit une fois
que si le grenadier avait des fruits,
je devais te les garder.
Tiens, mange-la.
Je ne m'en souviens pas.
Je suis d�sol�e de t'avoir toujours trait� de qi-chou.
Laisse-moi vivre � tes crochets pour le moment.
Je partirai quand tu seras bien.
Alors, est-ce que tu veux bien
m'accompagner quelque part demain ?
C'est vraiment la maison de ton fr�re a�n� ?
Pourquoi je ne suis pas n� dans cette famille ?
On dirait un h�tel.
Ouah.
Regonfle-moi si j'en ai besoin
Guide-moi si je suis perdu
Sois toujours ma source d'�nergie
Qui me r�chauffe le c�ur
Ton c�ur
Et mon c�ur
Pour toujours parmi les �toiles
Purs et brillants
Je suis venue aujourd'hui avec mon petit-fils
parce que j'ai un cancer.
Je veux acheter une s�pulture pour allonger ma dur�e de vie.
J'aimerais que tu m'aides.
Un million, si c'est possible ?
Quand papa et maman t'ont donn� la maison de Talat Noi,
tu as obtenu plusieurs millions de sa vente.
Je ne t'ai jamais demand� un sou.
C'est � moi qu'ils l'ont donn�e, non ?
Tu ne te rappelles pas ? Tu �tais l�.
Mais c'est moi qui leur ai torch� les fesses.
Pourquoi je n'ai jamais rien eu ?
Depuis que je suis toute petite,
tout ce que papa et maman avaient,
c'est � toi qu'ils le donnaient.
Et moi, qui me suis occup�e d'eux,
pourquoi je n'ai jamais rien eu ?
Ils ont eu raison de faire �a.
Ce qu'ils t'auraient donn�
serait all� � ton minable de mari.
Mais ce mari minable
m'a �t� impos� par papa et maman.
Si tu veux de l'argent,
demandes-en � ta descendance.
Compris ?
Je ne te donnerai pas un centime.
Rentrons, M.
Va-t'en et ne reviens jamais.
Nous ne partageons plus le m�me nom de famille.
Prochain arr�t : Tha Phra.
Amah. On descend.
Pourquoi veux-tu une grande s�pulture ?
Je veux une belle parcelle de terre
pour que ma descendance soit prosp�re.
En la voyant, les gens se diront :
quelle belle pi�t� filiale !
C'est ridicule, amah.
Totalement stupide.
Tes parents ont de petites s�pultures
et ton fr�re est quand m�me riche.
Quand les gens meurent, ils meurent.
Le cerveau s'arr�te.
Et le corps fera partie de la terre ou de l'eau.
Qui sait o� il ira ?
Tu ne sauras m�me pas ce qu'il adviendra de chacun.
Riches ou pauvres, tu ne le sauras pas.
Mais si je meurs
et que vous r�pandez les fleurs n'importe comment,
je reviendrai vous hanter.
Oui.
Viens.
J'esp�re que tu viendras.
Pour Qingming, tu ne sauras m�me pas
qui est venu ou pas.
Oncle Kiang paiera quelqu'un pour faire le rituel.
J'irai sur Google Street,
je te rendrai hommage par �cran interpos�.
Mais si j'ai une belle s�pulture,
vous aurez peut-�tre envie de venir.
Asseyez-vous.
Bonjour.
J'ai examin� les r�sultats apr�s traitement,
la patiente ne pr�sente aucune am�lioration.
Le docteur a dit que tu allais mieux.
C'est inutile de continuer la chimio.
Vous aviez dit que la chimioth�rapie ferait dispara�tre la tumeur.
Vous avez bien regard� ?
On va traiter tes sympt�mes, maintenant.
J'arr�te le traitement ?
Comme je l'ai dit,
passez le plus de temps possible avec elle.
C'est ce qui compte le plus.
La famille doit rester forte.
Tu sais,
Ngek est morte il y a quelques jours.
Elle aussi, elle avait arr�t� la chimio.
C'est mon corps.
J'ai le droit de savoir, non ?
Qu'a dit amah ?
�a veut dire quoi, maman ?
Les grains de riz sont devenus du riz cuit.
Ce qui est fait ne peut �tre d�fait.
Papa. Maman.
Venez me chercher. Je souffre tellement.
Agong, amah. O� �tes-vous ?
Je veux mourir.
Je veux mourir.
Sew.
Comment va maman ?
Ils lui font des examens.
S'il n'y a rien, elle pourra rentrer demain.
Redresse-toi.
Sew, viens parler dehors.
O� est l'acte de propri�t� de maman ?
Maman n'est pas encore morte.
Pourquoi demandes-tu �a maintenant ?
Il faudra bien s'en occuper.
C'est plus facile de le faire maintenant que plus tard.
C'est ta femme qui veut, non ?
Tu vois ?
Voil� pourquoi je ne veux plus de cette famille.
Vous traitez Pinn comme une �trang�re � notre famille.
O� est l'acte de propri�t� ?
Chez maman, dans l'armoire.
Maman.
Ne laisse pas amah signer quoi que ce soit � oncle Kiang.
Maman.
Tu m'�coutes ?
Maman.
Fais vite le changement de propri�taire.
Merci, frangine.
Amah a donn� la maison � oncle Soei.
Attends.
Je vais r�gler la facture.
Emm�ne-la au taxi et mettez-vous dans la queue.
M.
Tu n'as pas retenu la le�on,
� donner de l'argent � Soei ?
Il ne saura pas se d�brouiller.
Tu es toujours comme �a.
C'est pour �a qu'il ne fait rien.
Tu avais dit que l'aidant serait r�compens�.
Je n'ai rien d'autre � donner.
Tu n'as plus � t'occuper de moi.
Je n'ai pas bien pris soin de toi ?
Tu as bien pris soin de moi.
Tr�s bien, en fait.
Pourquoi je n'arrive pas en premier ?
O� est ma place ?
O� est-ce que tu me mets ?
Hein ?
R�ponds !
R�ponds-moi, amah !
Tu es idiote...
d'aimer la mauvaise personne.
Meurs ! Meurs ! Meurs ! Meurs !
Ta m�re est morte.
Et voil�.
Tu as dormi au moins ?
Maman ! On va entendre ta voix.
H�.
Tu as des gens si t�t le matin ?
Tu n'as jamais entendu ?
Les oiseaux qui se l�vent t�t ont le ver.
Si c'est un ver �tranger.
Celui qui a achet� la maison d'amah va venir pour la r�nover.
Va aider � sortir ses affaires.
Tout ce qu'il y a l�-bas peut �tre jet�.
Qu'est-ce qu'il y a ?
On dirait Kiang.
Il a m�me dit :
si maman meurt, il ne viendra m�me pas aux obs�ques.
En fait, c'est bien
qu'on n'ait pas eu la maison.
C'est tellement mieux d'�tre le donneur plut�t que celui qui re�oit.
Tu essaies de te remonter le moral ou quoi ?
Tu ne voulais pas la maison ?
Quand est-ce que je l'ai voulue ?
Hein ?
Sinon, pourquoi t'as chang� tes horaires pour aller la voir plus souvent ?
Parce qu'elle me manque.
Quand tu n'�tais pas l�,
la maison �tait tr�s silencieuse.
Tu t'es sentie seule ?
J'ai fini par comprendre,
quand on est tous partis,
ce qu'amah a d� �prouver.
Bonjour.
Tu peux te garer l�-bas.
Je t'ai pr�par� une chambre, Mui.
- Merci. - C'est normal.
La semaine derni�re, elle s'est �vanouie.
Il s'av�re qu'elle est malade du c�ur.
Elle veut que je m'occupe d'elle.
Son fils unique est mort il y a plusieurs ann�es.
Sa belle-fille et ses petits-enfants habitent � l'�tranger.
Donne-moi un coup de main.
Je m'occupe d'elle � la maison.
Tu peux aider � l'emmener � l'h�pital.
� la fin,
tu auras une partie de ma part.
Je pensais que tu l'aurais.
Amah m'a dit...
Que tu t'occupais bien d'elle.
T'est-il arriv� de r�ver d'agong ?
Le jour o� agong est mort,
il s'est �touff� en mangeant et n'a plus boug�.
J'aurais pu l'aider.
Mais je ne l'ai pas fait.
Il me disait toujours
qu'il �tait temps de le laisser partir.
Il est sans doute parti dans un bel endroit.
C'est pour �a qu'il ne vient pas me voir.
Je rends humblement hommage
� la bienveillante d�esse Guanyin.
D�livre-moi de ma peine et de la maladie.
MAISON DE REPOS
Tu le savais, maman ?
Oncle Soei n'a pas pris amah avec lui.
Il l'a mise en maison de repos.
Je vais la voir.
Salut, grand-m�re.
Bonjour.
Bonjour.
Vous �tes de la famille ?
Bonjour.
Bonjour.
Bonjour.
Monsieur Chaiyapon, votre neveu est l�.
- Ah, oui. - Entrez.
Amah vient de s'endormir.
J'ai pay� toutes mes dettes.
Il en reste.
Prends.
Garde-le.
�a va.
Tu n'auras plus personne pour t'aider.
Qui est l� ?
C'est ton qi-chou, amah.
Tu as mang� ?
Parfait, je voulais �tre plus sexy.
Amah, viens � la maison avec moi.
Je te ferai du congee.
Allons � la maison.
Maman !
Pourquoi gardes-tu �a ?
Tu le fais aussi.
Qu'est-ce que tu fais l� ?
Reviens te coucher.
Ne mange pas de la nourriture p�rim�e comme je l'ai fait.
Le cancer, c'est g�n�tique.
Je sais.
Les fils h�ritent des biens.
Et les filles, du cancer.
De quoi vous parlez ?
Souvenirs en devenir, hein ?
Continuez.
M...
passe son temps � me harceler,
il me demande
qui j'aime le plus.
Je ne sais pas.
Tout ce que je sais,
c'est que c'est avec vous que j'ai le plus envie d'�tre.
- Bonjour ma tante. - Bonjour.
Bon Nouvel An chinois.
Tu peux le dire en teochew, Rainbow.
Allons voir amah.
Je ne suis pas s�r que tu saches.
Une fois, amah m'a dit
que le b�uf �tait son aliment pr�f�r�.
Mais petit, tu �tais souvent malade.
Alors, elle a demand� � la d�esse Guanyin
de veiller sur toi pour que tu sois fort et en bonne sant�.
En �change, elle a d�finitivement arr�t� de manger du b�uf.
Kiang.
Sors.
Tu n'arrives pas � dormir, derni�rement.
Amah.
Ton fils est venu te voir.
Souris.
Amah.
Oncle Kiang te tient la main.
Maman, tu as beaucoup de chance
d'avoir un petit-fils qui prend soin de toi.
Des tendons, des tripes et du collier.
Mijot�s pour qu'ils soient tendres.
Tu as vu la ceinture en argent qu'agong m'a donn�e ?
Je ne sais pas o� je l'ai mise.
All� ?
C'est une arnaque ?
Ma grand-m�re est morte, d�sol�.
CAISSE D'�PARGNE SIAM
MME MENGJU SAEJIEW POUR M. THANAPAT THAWORNKUL
De quand date ce compte ?
Pourquoi je ne m'en souviens pas ?
Arr�te un peu avec tes jeux.
Tu marches trop lentement.
La banque va fermer.
Amah, tu marches lentement aussi.
Je vais ouvrir un compte.
Tu vois ?
Je vais faire un versement pour toi.
Tu as r�ussi � �tre le premier de la classe.
Je ferai des versements tout au long de l'ann�e.
Tu peux continuer jusqu'� ce que tu meures ?
Je veux avoir des millions.
Ouah.
Tu me jettes un sort ?
Que vas-tu faire avec un million ?
Je vais t'acheter une nouvelle maison.
Ta maison est vieille.
Elle grouille de cafards.
Rien que d'en parler, j'ai la chair de poule.
Seigneur, tu as la chair de poule ?
Tu dis n'importe quoi.
J'aimerais tout retirer et fermer le compte, merci.
M.
Toque sur le cercueil et raconte tout � amah.
Amah.
On va partir.
Amah.
On passe le magasin de congee.
Amah.
On traverse le pont.
Amah.
On est arriv�s � la maison que j'ai achet�e pour toi.
Amah.
Tu es la premi�re pour moi.
Rainbow.
Qu'est-ce que tu fais ?
Tiens.
Va r�pandre les fleurs pour amah.
Soei, aide � installer la nourriture.
J'essaie de gagner un loto � 12 millions.
�parpille-les bien pour amah.
Maman avait 78 ans, non ?
- Rainbow. - � la chinoise, 79.
Je vais t'aider. Voil� comment on fait.
Je vais te montrer.
Regarde.
Peu importe le chiffre.
Tu ne gagneras jamais.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.