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- On a l'argent pour ton voyage avec l'école.
Hein? 2800 piastres cash.
Je te le paye complètement pour que vous le laissiez tranquille.
- Comment tu vas justifier à tes parents que tu ne l'as plus,
- l'argent pour faire le voyage? - En allant me cacher à ton appart.
- Leïla? Solange est là. - Avec ses gars?
- Est-ce que Bérénice t'a parlé du message
dans la carte pour Clémence?
Je trouve ça inquiétant.
- Je suis trop en avance pour l'entrevue.
- T'as réengagé Yamini? - Non, je l'ai pas réengagée.
Je l'ai revue, par contre.
Je suis sortie avec une amie.
Claudine. En jasant avec elle, ça m'a fait réaliser
qu'au lieu de couper les ponts avec Bérénice,
on est peut-être mieux de la revoir pour la protéger.
- Moi, je priorise ma fille. Puis si ça veut dire
qu'il faut que je m'éloigne de Rémi puis toi avec Zoé,
bien, je vais le faire!
- Sylvain m'a dit que t'étais au courant
du dossier qui implique David.
- S'il savait ça, il pourrait faire reconnaître ses droits.
Mais tu veux vraiment
reprendre contact avec lui et le fréquenter?
- Tant que le meurtrier de ma soeur a pas été retrouvé, peut-être.
- J'ai pas envie qu'il teste ses capacités
à être en couple avec notre fille.
- Y a quelque temps, y a un gars qui est
rentré chez nous pour me battre.
- Bien là, c'est-tu un gars qui travaille ici?
- Je penserais pas. Je l'avais jamais vu.
- Ça se passe bien ta nouvelle job?
- Un gars comme toi, faut l'avoir à l'oeil.
David! Viens voir.
Regarde.
- Tu vas être plus en sécurité ici.
Salut.
- On réduit progressivement les sédatifs
qui le gardent dans le coma. Euh...
M. Fraser est pas encore entièrement conscient,
mais il montre des signes de réveil.
Comme ses mains, ses bras...
qui bougent de plus en plus souvent.
C'est une bonne nouvelle.
- Assez pour qu'on teste sa capacité
à respirer sans l'aide du ventilateur, oui.
Et s'il y arrive pas?
- On va lui laisser puis attendre encore un peu.
- Merci, docteur. On va attendre à côté.
- Très bien. - Merci.
(bips réguliers)
(musique dramatique douce)
(indicatif musical)
- Je te le dis: c'est un ado avant son temps!
Il nous fait la gueule parce qu'on a dit non
pour qu'il aille à un party chez un de ses amis qu'on connaît même pas.
Peux-tu croire? Y ont à peine 12 ans!
Là, si Hektor t'appelle pour avoir ton appui...
- Je m'en mêlerai pas, c'est sûr.
Ça va, toi?
- Faudrait que je te parle de quelque chose d'important.
OK.
- Oh! Allô, Yvan. - Allô.
J'arrive.
On se trouve un moment après ma rencontre?
OK.
- Ça va être juste ici. - Parfait.
- C'est moi qui vais te reconduire à l'école ce matin.
Tu pars pour l'Italie, c'est pas rien!
OK! Bien, je vais aller
jusqu'à la microbrasserie avec toi,
puis de là, Samyr va me reconduire à l'école?
Je me suis déjà organisée avec lui.
- On va être séparées par un océan
pour la première fois de notre vie!
Oh! Hum...
- Une chance que Leïla a vu clair, euh...
Sur le coup, ça m'a fâché, mais...
...c'est clair qu'elle m'a empêché d'aller trop loin.
Je... je l'ai pas touchée, Clémence.
Mais j'avais commencé à m'imaginer des scénarios.
Je suis pas fier de ça, mais...
...j'imaginais des affaires.
Quelles affaires?
(inspiration profonde)
- Tu t'es installé chez Bérénice Bachand
sans approbation au préalable?
Juste depuis hier soir.
Puis c'est seulement pour le temps de l'enquête.
- David! Tu m'avais dit que tu ne la reverrais plus.
- Je sais que c'est une situation un peu spéciale,
mais je te jure que je lui ai rien demandé.
C'est elle qui m'a proposé de m'héberger
à cause d'une pancarte qui a été plantée devant mon appartement.
Une pancarte?
Qui dit que je vis là.
Moi, auteur d'un féminicide.
OK...
As-tu avisé la police?
- Bien, je pensais faire ça... ici, avec toi.
Regarde, j'ai... j'ai pris une photo.
- C'est pas facile de parler de ça, là...
- Euh... Je veux juste bien comprendre, Yvan.
Bien, dans mes fantasmes...
...j'étais pas avec Solange.
J'étais avec sa fille.
Dans notre vie de couple, au lit, dans la douche, name it.
Regarde, c'est dégueulasse, je sais,
mais c'est de même, ça revient tout le temps!
(soupir profond)
Puis quand je pense à ma fille puis à la déception
que je lui ai encore causée, bien, ça me fait mal.
T'sais, je l'aime.
J'aimerais ça avoir accès à elle.
J'aimerais ça pouvoir la voir.
C'est grâce à elle si je suis pas passé à l'acte
puis que je suis retourné chercher de l'aide.
Je veux juste que tu lui dises merci. OK?
OK.
Anaïs...
...je te niaise pas, là!
Il s'est rien passé d'intime avec Bérénice.
- Tu vas t'installer dans la chambre d'amis.
On dormira pas ensemble?
(petit rire)
Mauvaise blague.
Tu sais, je dis des niaiseries quand je suis nerveux.
- T'es nerveux? - Pas toi?
- Pantoute. La situation est claire.
La salle de bain est là-bas. On va la partager.
- Bien, pourquoi t'as remis ton jonc de mariage, d'abord?
Main droite.
La chaîne s'est cassée pendant la bagarre avec le gars.
- Est-ce que tu te rends compte que tu te mets à risque?
Bérénice Bachand fréquente Rémi Duguay
avec qui t'as toujours une interdiction de contact,
puis Lysanne Liu-Lemieux, elle, sa grande chum,
elle t'en veut à mort!
- Elle ne les voit plus. - Comment ça?
- Elle leur a parlé de notre relation passée,
puis ils l'ont carrément tassée de leur vie.
Je veux la rencontrer.
Avec toi. Rapidement.
Demain matin, première heure?
- Je peux être ici à l'aube s'il faut.
(petit rire)
- J'aimerais ça dire à Solange, en personne,
qu'elle a pas à avoir peur, OK?
Je chercherai jamais à revoir ses filles.
Je veux pas qu'elle reste avec cette image-là de moi.
Quelle image?
- Bien, celle du pédophile qui est sorti avec elle
juste pour se rapprocher de ses enfants.
(musique dramatique)
Je l'ai aimée pour vrai, Solange...
comme femme.
C'est ça que je veux lui dire.
(musique dramatique)
- Bon voyage, ma poulette. Je t'aime!
Moi aussi. Ma poule!
(rires)
- Sois prudente. Puis... mange full gelato!
À ta santé, oui!
(petits rires)
(sonnerie d'entrée)
- C'est beau, ta... ta valise est dans le coffre.
Bon, bien, c'est un départ!
Bien, je vous appelle en arrivant à Rome? - Hum. Ouais.
Bye, ma grande.
Profites-en.
(musique intrigante)
- Y est peut-être pas trop tard pour que tu dises
que tu pars pas pour de vrai, là.
C'est juste deux semaines.
- Ouais, bien, c'est long, deux semaines,
puis je travaille avec tes parents en plus!
- Bien... call malade pour quelques jours, là, je...
Je peux pas faire autrement. Je ne l'ai plus, l'argent.
(sonnerie de la porte)
- Rémi, on peut pas faire comme si de rien était, là!
On vit des gros bouleversements.
- Mais t'as vu comme Zoé est contente
de partir avec ses amies?
- Je l'ai pas trouvée très enthousiaste.
Parce que toi, tu l'es pas.
Je suis contente pour elle.
C'est pour ma famille éclatée que--
- On va toujours être une famille.
C'est juste... une nouvelle façon de la vivre.
- Je vais venir ce soir chercher des vêtements.
- Euh... Ça peut-tu attendre à demain?
Pourquoi?
(soupir)
- Je... je reçois quelqu'un pour souper.
Qui ça?
Yamini?
Je veux pas le savoir! C'est ça? C'est elle?
- Tu viens de dire que tu veux pas le savoir.
- Tu profites de l'absence de notre fille,
le premier soir qu'elle est partie,
pour avoir une date?
C'est quoi le rush?
(soupir)
(musique dramatique douce)
OK.
J'irai demain pour mes vêtements.
Merci.
(soupir)
Tsk.
- Allô, David. - Salut.
- Je voulais te dire... qu'après en avoir parlé avec mon père,
- j'ai congédié Jack. - À cause de moi?
- À cause de ce qu'il a écrit sur ton char.
Puis parce qu'il cherchait toujours à monter les autres employés contre toi.
- Euh... Je sais pas trop comment prendre ça.
Nous, ce qu'on veut ici,
c'est que tous les employés se sentent bien.
C'est assez, l'intimidation.
- OK, mais... comment y a pris ça, Jack?
Bien, sur le coup...
y était surpris, puis en maudit, c'est normal,
mais ça s'est bien conclu.
Puis y a accepté de participer à des ateliers
sur l'intimidation en milieu de travail.
S'il les fait pour vrai, on va le réengager.
- C'est bon? - C'est beau.
OK.
- Es-tu encore fâchée contre moi?
- T'aurais pu me le dire que ta possible nouvelle blonde était là.
De quoi j'ai eu l'air? Je venais de péter ma coche!
- C'est vrai. J'aurais dû te le dire.
- Je vais me grouiller pour me trouver un condo.
Non, non, y a pas de rush, là.
Je veux que tu te sentes à l'aise de rester chez nous tant que t'en as besoin.
- On dirait que je perds tout, Lysanne.
Mon chum, ma fille...
Tu perds pas ta fille, voyons!
Avec Rémi, votre relation se transforme,
mais y est encore là.
Puis moi, même si j'ai peut-être une nouvelle blonde,
ça m'empêchera jamais d'être ton amie, franchement!
(soupir profond)
- J'ai de la misère avec les pédophiles.
- C'est là tout le défi de ce qu'on fait.
- Ne pas juger. - Écouter, accompagner. - Hum-hum.
Mettre tout ce qu'on sait, tout ce qu'on croit, de côté.
Comme un cellulaire en mode avion.
- Ouais, c'est ça, le mode avion, des fois, c'est pas évident!
On partage?
- Non, je vais me prendre quelque chose tantôt.
- Tant pis pour toi, hein, je suis un très bon chef!
(petits rires)
T'avais pas quelque chose à me dire?
Euh...
J'héberge David... pour quelques jours.
Fuck!
Béré!
Faut vraiment pas que Paul l'apprenne!
- Bien, au contraire, on devrait lui dire
pour pas qu'il l'apprenne autrement. Tu penses pas?
No way! Non, là, Bérénice...
faut pas que David vienne rester chez toi.
(sonnerie de téléphone) Même pour quelques jours, c'est trop risqué!
Bérénice Bachand, bonjour.
(musique douce rythmée en arrière-plan)
C'est vraiment bon!
- Merci. - Plaisir.
Claudine est traiteur.
- Elle a tous les talents. - Elle a beaucoup de talents.
- Sérieux, je suis... je suis contente pour toi.
(soupir)
J'y ai repensé.
(soupir profond) T'as raison.
On veut pas que Fraser revienne dans nos vies, c'est impensable.
- Mais t'as raison, toi aussi. On peut pas prendre le risque
que Bérénice se retrouve avec lui,
puis qu'on soit là pour la protéger.
On fait quoi?
On la rappelle?
- Ou on va la voir après, en partant d'ici?
- Avec tous les messages qu'elle nous a laissés...
ça lui ferait plaisir, je pense.
- J'avoue que ça fait un vide que Jack soit parti.
Hein? On ne peut plus faire n'importe quoi comme avant.
(vibration de cellulaire)
- C'est-tu ta blonde?
- Moi, j'ai pas de blonde. C'est une amie.
Hum...
- Bon, bien, ta mère s'est endormie.
Merci de faire la cuisine pour elle.
- Ça me fait vraiment plaisir, papa.
- Hum. Je vais aller faire un tour à l'atelier.
Hé! Tu gardes un oeil ouvert?
(soupir)
- Si tu savais comment est-ce que j'aimerais ça
me retrouver en face du gars qui a tué ta soeur!
Il repartirait pas vivant, fie-toi sur moi.
- Mais arrange-toi pas pour te mettre
dans le trouble non plus.
- (notification) - Ouais...
Je vais revoir David.
Hein! Bien, voyons!
Tu ne voulais plus rien savoir de lui y a un mois!
- Tu le sais pourquoi j'ai changé d'avis.
- Bien oui, mais moi, ça m'inquiète, ta mère aussi!
- Voyons, c'est de votre faute, si je l'ai rencontré!
- On l'a engagé parce qu'on avait besoin d'un employé!
Pas d'un chum pour notre fille!
- Là, c'est moi qui ne vous suis plus!
- Si Julie nous avait écoutés quand on lui demandait
d'être prudente dans ses rencontres,
elle serait sûrement encore avec nous autres aujourd'hui!
- Bien, voyons, papa! Tu dis n'importe quoi.
Julie, elle avait le droit de faire sa vie!
Bien, elle l'a perdue aussi!
(musique dramatique)
(claquement de porte)
(cliquetis de clavier)
(bip)
On se revoit demain, Samyr.
Parfait. Bonne fin de journée.
(petit rire)
- Je trouve ça cool que tu sois allé
reconduire Zoé à l'école pour son voyage.
T'étais pas trop chaud à l'idée de la voir partir, au début.
- Bien, j'ai... jamais voulu l'empêcher de partir.
J'avais juste peur pour elle...
...qu'il lui arrive quelque chose.
Faut lui faire confiance.
Exact.
- Bonne fin de journée. - Salut.
(musique de tension)
(rumeur urbaine)
(toc-toc!)
- Salut, Jean. - Salut.
- Comme je t'ai dit, là, j'ai pas beaucoup de temps.
- Ouais. (raclement de gorge)
Y ont pas encore arrêté le gars qui t'a attaqué?
Non.
Ça insécurise le voisinage.
Ah...
Hé, je te retiendrai pas longtemps.
T'es sûrement au courant que Mélanie
s'est mis dans la tête de reprendre avec toi?
C'est pas encore fait.
J'espère que ça se fera pas.
Je veux rien enlever à tes bonnes intentions, mais...
je pourrais pas concevoir que vous soyez ensemble.
En couple, je veux dire.
Comme employé, je pouvais te faire confiance...
...mais je dormirai pas en paix de savoir que ma fille,
la seule qui me reste...
soit avec un gars comme toi.
Déjà qu'on a perdu Julie, tu comprends?
Tu comprends?
(musique de tension)
- Merci, Solange, d'avoir répondu aussi rapidement.
- Hum... Je t'avoue que j'espérais
que tu me rappelles un moment donné.
Je m'en veux quasiment plus qu'à lui.
J'aurais dû être plus méfiante.
- Je pensais que le père de tes filles puis toi,
vous aviez pris des précautions par rapport à Yvan?
- Oui, oui, c'est vrai. Yvan, y a jamais été tout seul
avec Clémence puis Romie. On était loin d'être rendus là.
- Donc, t'étais amoureuse... mais prudente?
- De nature, j'aime croire qu'y a du bon
dans chaque être humain, puis que...
...y a des déviances qui sont comme des maladies
qu'on peut traiter, guérir.
Bien, c'est ça que j'ai pensé quand j'ai rencontré Yvan.
J'avais vraiment le sentiment d'avoir devant moi un homme...
qui avait réalisé le mal qu'il avait fait,
qui avait payé sa dette à la société, puis que...
...qu'il avait le droit à un avenir.
(vibration de cellulaire)
Oui, babe?
- Euh, je suis passé chercher Hektor à l'école,
comme prévu, puis y est déjà parti.
- Y a oublié, puis y a pris le bus?
- Non, non, il serait déjà rendu à la maison
puis j'ai checké nos caméras.
- Bien, il doit être allé chez ses amis. Colin ou...
- Marie-Rose? - Non plus, je... je suis allé chez Marie-Rose,
puis Colin est avec elle.
Penses-tu qu'il est allé chez Bérénice?
Euh... Y a jamais fait ça.
- Non, mais y a commencé à menacer de le faire
quand on fait pas ce qu'il veut.
(musique intrigante)
- Ah, merde. T'as sûrement raison.
Je n'ai plus la clé de chez Bérénice.
- (soupir profond) - OK. Je vais aller voir.
Avec le trafic, je vais être là dans une vingtaine de minutes.
- Euh, d'ici, on est plus proches.
(musique intrigante)
Bérénice est en rencontre, en ce moment, mais...
On se rejoint là.
Si vous êtes là avant moi, tant mieux.
Paul, attends!
- Si ça peut l'aider dans son processus de guérison,
je suis prête à le revoir... une fois.
Je pense que... ça pourrait m'aider, moi aussi, à...
...à tourner complètement la page.
(musique de tension)
- Salut? - T'es qui?
Un ami de Bérénice.
- Son nouveau chum? - Non.
Elle m'héberge temporairement.
- Pour me dépanner. - Hum.
Toi, t'es qui?
Son fils biologique.
Comment tu t'appelles?
- Toi? - David.
- Est-ce que tu connais mes pères?
- Non. Pourquoi? - Pour savoir.
Y ont déjà parlé d'un David ensemble.
- Bien, y a pas juste un chien qui s'appelle Fido!
(petit rire)
Une vieille blague, oublie ça.
(petit rire)
Moi, c'est Hektor.
Enchanté.
Viens-tu souvent comme ça, chez ta mère biologique?
- Sans lui demander? C'est la première fois.
Mais elle sera pas fâchée.
Elle m'aime bien trop!
- Content de te rencontrer, Hektor.
Je te laisse te concentrer.
(musique de tension)
(ouverture de porte)
- Merci. - Bye.
- Bonne fin de journée. - À toi aussi.
Je pense qu'on est dans la merde.
- T'as pas besoin d'un adulte pour te forcer
- à faire tes devoirs? - Hum... Je suis autonome.
C'est mon avenir qui est en jeu.
(petit rire)
(musique de tension)
(musique dramatique)
(soupir profond)
- Qu'est-ce que tu fais ici?
- Je suis venu demander la permission à Bérénice,
- pour le party. - Elle prend pas de décision
en ce qui te concerne, tu le sais, ça.
- Non! Mais elle dit que je suis toujours le bienvenu.
- Ah! On peut pas juste rentrer chez les gens comme ça, voyons!
- Je devrais avoir ma propre clé. - Ça suffit!
Ramasse tes affaires, puis on s'en va à la maison.
(soupir profond)
(musique inquiétante)
C'était qui, l'homme qui est sorti de la maison, juste avant que j'arrive?
Il s'appelle David.
Mais c'est un ami de Bérénice. C'est pas son chum.
- Dépêche-toi.
(vibration de cellulaire)
C'est Paul.
Es-tu rendu?
Oui. Hektor est ici.
Puis y a rencontré quelqu'un, en plus.
Quelqu'un?
Qui?
Devine! Je capote.
C'est pas vrai...
- Va falloir qu'on m'explique des affaires, Sylvain.
Tu dis à Bérénice que demain matin,
je vais passer la voir au bureau pour lui parler.
Seul à seul.
OK. Je vais le faire.
Quoi?
Hé!
- Ça va? - Euh, on va... on va courir ensemble aujourd'hui, Mélanie,
mais on en fera pas une habitude, OK?
- On ne peut plus se donner des becs sur la joue, là?
(soupir)
OK, t'as parlé avec mon père?
- Yeah, puis je peux comprendre qu'il soit pas à l'aise.
Y a déjà perdu une fille.
- Puis, ça? C'est quoi? Y a-tu une possibilité qu'un jour, tu me tues?
- Non, mais ton père peut avoir peur pareil.
- T'es pas censé être réhabilité, toi?
J'ai rêvé de ça, moi, ou quoi?
- Ça sera jamais une évidence pour tout le monde,
ma réhabilitation.
Surtout, si je me rapproche un peu trop
de la fille ou la soeur de quelqu'un.
OK, fait que tu vas l'écouter?
- Je te l'ai déjà dit: je veux pas de conflit
avec tes parents. J'ai trop de respect.
- Là, t'as l'air d'oublier que c'est de ma vie
dont on parle, des sentiments que je peux avoir pour toi!
C'est quoi? C'est moins important
que les craintes exagérées de mon père?
Regarde, il dort pas en ce moment.
Il fait juste repenser à la mort de Julie sans arrêt,
depuis qu'y a un nouveau suspect dans la mire de la police.
Puis c'est grâce à toi, en plus!
- Mélanie... tu peux facilement rencontrer quelqu'un d'autre.
Ah! C'est pas la question!
Non, là, je vais aller le voir, parce que c'est pas vrai que-- - Mel! Attends!
Laisse faire.
(musique dramatique douce)
- T'as l'air bien. - Ouais!
Euh... Comme je t'ai dit au téléphone tantôt,
ma vie est vraiment cool en ce moment.
- Est-ce que je peux savoir qu'est-ce qui fait
que ta vie est vraiment « cool»" en ce moment?
- Bien, tu te rappelles de Boris, mon copain français? - Ouais.
- Bien, on va visiter sa famille ensemble pour Noël.
Il va me présenter tout son monde.
- Wow! C'est super. - Hum-hum.
En plus, euh...
...je suis enceinte.
- Pour vrai? - Hum-hum.
C'était pas prévu, là, mais je suis vraiment contente.
Puis Boris aussi.
Je suis clean-clean, puis je vais le rester.
Je prends soin de moi.
- Félicitations, Leïla. - Merci.
(respiration profonde)
- C'est clair que si j'ai une fille,
je ne reverrai plus jamais mon père.
(fermeture de porte)
- Ah, tu soupes avec nous autres?
De quoi tu te mêles, papa?
Je suis pas en danger! Je suis pas Julie!
Si j'ai envie de fréquenter David, ça te regarde pas!
- Hé, baisse le ton, ta mère fait sa sieste!
- Bien, ce serait une bonne chose
qu'elle l'entende, elle aussi!
Là, votre surprotection envers moi, ça m'étouffe!
(musique de tension)
(soupir profond)
(claquement de porte)
OK... Dans un mois,
cette bière-là va être encore meilleure.
Elle est pas un peu flat?
Je trouve pas.
- C'est peut-être moi qui l'est... plate.
- Pourquoi tu dis ça? - Parce que c'est vrai.
Mon chum qui me laisse,
ma fille qui veut pas vivre avec moi...
- Marie-Do...
T'as l'air d'avoir oublié qu'on s'est embrassés,
puis que si tes amies étaient pas arrivées, là...
J'aurais jamais trompé Rémi.
Puis... t'es son meilleur ami.
OK.
Maintenant que ça se pourrait nous deux...
...ça ne te tente plus?
Je suis désolée.
(toc-toc!)
- Tout le monde est habillé? - Niaiseuse!
- Je serais prête à partir. Toi?
- Ouais. OK, on... on se reparle.
- Bonne soirée! - C'est ça.
Bonne soirée.
(soupir)
(respiration haletante)
- Salut. - Salut.
T'as rencontré Hektor?
- Il faisait ses devoirs ici quand je suis arrivé.
- Y a pas l'habitude de faire ça,
de venir ici sans permission.
Moi, ça m'a pas dérangé.
C'est un beau petit gars! Intelligent en plus.
- T'as de quoi être fière. - Merci.
Est-ce qu'il t'a posé des questions?
- Pas tant, y était concentré sur ses devoirs.
À son âge, moi, j'étais pas comme ça.
Fallait qu'on me force pour les faire.
Avec ma mère qui me surveillait.
- Ouais, ouais, y est pas mal autonome, responsable.
Mais y a pas mal inquiété ses parents aujourd'hui.
- Bien, c'est quand même beau qu'il sente
qu'il a le droit de venir chez vous,
même si t'es pas son parent officiel.
J'ai trouvé ça... cool. Bravo.
- As-tu le goût qu'on se fasse à souper?
J'ai du saumon, des crevettes, des pâtes...
- Est-ce que ça t'inspire? - Bien, c'est...
c'est parfait!
Est-ce que je peux prendre une douche
puis je viens t'aider après?
Oui, oui!
(cliquetis de verrou)
(musique douce)
Yamini.
Ouais, bravo, un professionnel!
(petits rires)
(inspiration profonde)
(aboiements au loin)
- T'es sûr que ça te dérange pas,
que je prenne un verre de vin?
Au contraire.
C'est moi qui ai des restrictions, pas toi.
(musique douce en arrière-plan)
Je repensais à ça, euh...
Je pourrais appeler ma mère.
- Ah, fait que dans le fond, ça t'a fait du bien de la revoir?
- Ça a fait ce que je pensais que ça ferait.
L'impression de la reconnaître,
elle a pas tant changé physiquement,
mais de pas la connaître vraiment.
Elle était tellement jeune quand elle m'a eu,
avec un homme qui avait presque 30 ans de plus qu'elle.
C'était pas une grossesse pensée, réfléchie,
comme celle que t'as eue pour tes amis.
Je sais pas si... elle a déjà été heureuse.
- Bien, sûrement que de te revoir,
ça lui apporte un peu de bonheur.
Avec ce que j'ai fait?
- Elle peut pas oublier ça. - Non.
Je te confirme, y a personne qui peut oublier ça.
Mais... de te voir, de te parler,
ça peut lui faire du bien.
- L'as-tu son numéro, toi?
- Ouais, j'ai sa permission de te le donner.
As-tu ton cellulaire?
Je suis de la vieille école.
Je vais le noter au stylo...
dans ma main.
(Bérénice, adolescente): Faut que j'y aille.
- Tu vas-tu revenir?
- Peut-être.
(musique mélancolique)
Mais en attendant, on va continuer à s'écrire.
OK...
Béré?
Ça m'a fait du bien de te voir.
(respiration tremblante)
(claquement de porte métallique au loin)
(♪♪)
(Bérénice): 555...
...0135.
(respiration profonde)
(musique douce)
(ding-dong!)
- Je vais aller dans la chambre, au cas.
(musique de tension)
On te dérange?
- Euh... Vous me surprenez, surtout.
- Je ne m'attendais plus à-- - T'as gagné.
On s'ennuie de toi.
(petit rire)
(soupir de soulagement) T'as... t'as rappelé ton jeune amant?
Le beau et gentil William?
Hum... Non.
J'héberge quelqu'un pour quelques jours.
Hein?
David.
T'es folle!
(soupir profond)
- Lysanne a pas tort de capoter, là!
C'est dangereux ce que tu fais là!
- C'est lui qui est en danger chez lui.
Y a une pancarte qui dit qu'il vit là,
les voisins sont en panique, va falloir qu'il se reloge.
Ça, c'est son problème.
La population a le droit de savoir.
Ah, c'est toi qui as fait ça.
- Je suis sûrement pas la seule à penser
que c'est nécessaire pour la sécurité d'un voisinage.
- David, y essaye de s'en sortir,
de se faire une nouvelle vie.
Si on le décourage, si on le menace constamment,
qu'est-ce que tu penses qu'il va arriver?
- Ça va l'enrager puis il va récidiver?
Non! Ça va le décourager.
Il récolte ce qu'il a semé!
(Lysanne, adolescente): Vanya!
(gémissements)
Vanya, réveille-toi.
(Bérénice): T'as raison.
Mais, moi, je prends le risque d'y faire confiance.
T'as pas besoin de penser comme moi,
t'as pas besoin de me protéger,
je vous demande juste de respecter mes choix.
- On y va. Moi, j'ai vraiment pas envie de le revoir.
Moi, j'aimerais ça.
Pour lui tomber dessus?
(Lysanne): Pour le prévenir.
(hurlement de Lysanne)
Si un jour...
...il s'en prend à toi...
...je vais le tuer de mes propres mains.
(respiration saccadée)
Lysanne, viens.
(musique de tension)
Je vais partir, Lysanne.
Vous n'entendrez plus parler de moi.
Je te crois pas.
Tu vas toujours être là!
T'as le droit.
T'as le droit de vivre.
De reprendre avec Bérénice, peut-être?
Te rends-tu compte?
Te rends-tu compte de tes privilèges?
- Je vais déménager le plus loin possible.
Je te le promets.
- Ma requête à moi était pas suffisante?
- C'est pour toi, Rémi puis votre famille
que je vais partir, aussi.
Viens. Ça donne rien.
Béré a fait son choix.
- Faut respecter ça. - Hé.
Même si je suis là pour lui, ça vous exclut pas.
- Je vais te texter à n'importe quelle heure du jour puis de la nuit.
Puis si tu réponds pas, j'appelle la police.
(musique de tension)
Allez. Allez.
(halètement)
(fermeture de porte)
(musique dramatique)
(musique douce)
- Allô! - Allô.
Merci d'être là, Claudine.
- J'ai ce qu'il faut pour vous réconforter un peu.
- Vous voulez peut-être manger juste toutes les deux, là?
- Mmm-mmm.
On a toute la vie pour ça.
(soupir profond)
(Claudine): Bien, c'est... c'est révoltant ce qui arrive,
mais fallait s'y attendre un peu, hein?
On se le cachera pas, cet homme-là peut être
très charmant, je peux en témoigner.
- Qu'est-ce que tu veux dire?
- Bien... quand y a fait la livraison de mes chaises.
Y a été... super charmant, puis je...
Puis quoi?
Bien, on...
...on a baisé.
- Je vais aller à la brasserie, moi, je vais me ramasser
quelque chose à manger en chemin.
(soupir)
- T'as baisé avec lui? - Juste une fois, je...
Je le savais pas, qui il était vraiment!
Avoir su ce qu'il avait fait,
j'aurais jamais été attirée. Jamais!
- J'aimerais ça que tu partes, Claudine.
- Non... - S'il te plaît, va-t'en!
(halètement)
(soupir profond)
(musique de tension)
- Je vais demander à Anaïs de m'aider
à me trouver une autre place pour demain.
Tu peux rester.
De toute façon, ça s'arrangera pas
avec Marie-Do puis Lysanne.
(soupir)
- Je t'ai causé assez de problèmes comme ça.
Bonne nuit.
Bonne nuit.
(soupir profond)
(musique dramatique douce)
- Excuse-moi.
- J'avais vraiment envie, moi aussi.
(respirations haletantes)
(fermeture de porte)
(pépiements)
(musique intrigante)
- J'ai pris congé de la job pour me réorganiser.
S'il y a une place en maison de transition, je suis partant.
- Bien... qu'est-ce qui s'est passé chez Bérénice?
- Ses amies se sont présentées sans s'annoncer.
Je veux pas lui causer de problèmes.
- David, tu serais pas un peu en...
...en peine d'amour?
(inspiration profonde)
- Peut-être.
(soupir)
Je vais t'aider.
Béré.
- Hé... Inquiète-toi pas,
David est déjà parti de chez nous.
Anyway, y est trop tard.
J'ai proposé à Sylvain de déménager à Kingston,
près de chez mes parents.
(musique mélancolique)
(ouverture de porte)
(fermeture de porte)
Merci.
- Jean... - Hum?
Arrête de t'en faire avec ça.
Si Mélanie a dans la tête de le fréquenter...
on pourra pas l'en empêcher.
J'ai pas dit mon dernier mot.
(musique intrigante)
(croassements)
(pépiements)
(musique douce)
(Sylvain): Je peux faire un montage avec l'appli que j'ai téléchargée.
- Parfait, parce que ça me rend vraiment nerveuse
de me faire filmer, tu me connais. - Bien, non!
On dirait que t'as fait ça toute ta vie!
Franchement.
Béré...
On est pas encore partis.
Faut quand même trouver une maison,
vendre la nôtre, puis...
bien, je perds pas espoir que Paul change d'idée.
(pas en approche)
- Madame Desrosiers! - Ah!
Bonjour.
C'est pour vous deux.
- En guise de remerciement. - Bien, là!
- J'ai enfin reçu un appel de mon fils.
On va souper ensemble la semaine prochaine.
Je suis content pour vous.
Moi aussi.
- J'ai recommencé à avoir des beaux souvenirs de David.
J'ai ressorti des albums photos...
...des photos de lui avec son père qui se lancent la balle,
qui jouent au golf, qui...
Robert était un père plutôt absent...
plus vieux que la moyenne, mais y aimait son fils.
Il l'aura pas revu de son vivant, mais...
...y a toujours insisté pour qu'on ait
une chambre d'amis à la maison, même si...
on ne recevait plus personne, là, c'était...
Mais c'était sa façon à lui de garder David vivant,
présent...
...tout en respectant sa volonté de couper
tout contact avec nous autres, là.
Oh, je sais pas pourquoi je vous raconte ça aujourd'hui.
- Sûrement parce que vous l'avez revu
puis qu'il vous a appelée.
Oui... oui, bien sûr.
(soupir)
(musique intrigante)
(vrombissement de moteur)
(crissement de pneus)
(halètements)
(crissement de pneus)
À bientôt.
- C'est beau! On a tout ce qu'il faut!
(applaudissements)
La prochaine fois, là...
(musique de tension)
(sonnerie en appel)
Bérénice Bachand, bonjour.
- Bonjour, je suis, euh... Anaïs Dubois-Maloba.
Je suis l'agente de libération conditionnelle de David Fraser.
- Ah, c'est pas moi qui est en charge de son dossier,
c'est mon collègue Sylvain Maurice,
qui est justement près de moi.
- Hum... non, c'est vraiment à vous que je veux parler.
Hum... M. Fraser est à l'hôpital...
gravement blessé.
Vous êtes la personne à contacter en cas d'urgence.
(musique dramatique)
Zoé avait trouvé quelqu'un
pour vous venger de votre agresseur.
- Mais j'ai dit à la fille que j'avais changé d'idée, là...
Je l'ai même payée pour qu'elle fasse rien.
Pour qu'elle laisse Fraser tranquille.
- Mais... c'est arrivé quand même.
Sous-titrage: difuze
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