All language subtitles for C.Est.Comme.Ca.Que.Je.T.Aime.2020.S03E06.FRENCH.1080p.WEB.H264-TFA

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Original subtitles

- J'aurais le goût de t'embrasser.

(stridulations d'insectes)

Il me semble que ça serait un bon moment, là,

avec la lune puis tout.

T'es rendue à combien sur dix, dans ton envie de me tuer?

- Je dirais deux. - Deux? Pas si pire!

- Mais j'ai pas bonne haleine,

ça fait 2 jours que je me suis pas brossé les dents.

- Ça me dérange pas.

J'ai toujours trouvé

que ta mauvaise haleine était une bonne haleine.

Peux-tu?

(coup de feu)

(fusillade)

Des fois je me demande, Huguette,

était-ce si pire que ça, notre vie, avant?

- Huguette?

(respiration haletante)

- Non, non! Huguette!

Huguette!

- Huguette!

- Veux-tu bien me dire, ma tabarnac, ce que tu fais là?

- Les Irlandais revenaient pour te tuer!

- Tue-la, Huguette! Tue-la!

- Eh, c'est moi qui vous ai sauvés au motel!

- C'est pas vrai! - Je les connais, les Irlandais!

J'ai su qu'ils t'avaient emmenée ici.

- On a discuté.

- C'est pas un endroit pour discuter,

c'est un endroit pour couler le monde dans le béton!

Dans ton cas, ils te réservaient une belle surprise,

étant donné ta renommée!

- Quelle surprise?

- Ils sont en train de couler les dalles

pour le mât du Stade olympique!

Ils voulaient te mettre dans une des dalles!

- T'aurais fait partie du stade, genre?

- C'est censé être flatteur?

- Ils t'auraient tuée, je t'ai sauvée!

Je t'ai sauvée 2 fois, Huguette!

Puis j'ai sauvé ta fille aussi en te la redonnant,

les Calabrais l'auraient tuée!

Osti, je les hais! Je les hais autant que toi!

- Tue-la! - Non!

- On va venger Lucien!

On va te tuer! On va te tuer, maudite vache!

Tire, Huguette! Tire! - Vas-y Huguette!

Carole a pété mon chapelet,

je suis libre maintenant, j'ai choisi Satan!

- Huguette, je t'en supplie!

- Bien voyons!

- Il est peut-être juste bon pour le film.

- Prends son arme à elle,

elle va goûter à sa propre médecine!

- Ah! J'ai... j'ai un plan pour les Calabrais!

Si on unit nos forces, on peut les détruire.

- Bien voyons, maudite marde! - Je comprends pas.

T'es juste à côté, c'est comme "bébé fafa"

- Prends le Uzi, tu rateras pas avec ça.

- Effectivement, si tu rates, on va se poser des questions!

Vas-y, Huguette! Jamais deux sans trois!

- Demain! Demain, si tu veux,

c'est possible de faire tomber le parrain puis les Calabrais!

Je sais comment faire, OK?

Donne-moi une chance de me racheter, Huguette!

Je vous ai sauvés, il y a un témoin!

- Je trouvais que la situation était déjà assez complexe,

ça me tentait pas d'en rajouter.

Mais je peux confirmer sans aucune hésitation:

elle nous a sauvé la vie.

C'est elle, notre ange gardien.

- Et elle dit qu'elle a un plan? - Ouais.

Et je pense qu'on serait fous de pas l'écouter.

Personne connaît mieux les Italiens qu'elle.

Puis c'est pas comme si notre voyage à Montréal

avait été super efficace à date.

- Ouais, puis la fin des Jeux approche.

- Je propose qu'on dorme là-dessus.

- On pourrait tous se trouver

un petit coin où dormir dans le bar.

Je pense que Mario puis Raymond dorment déjà.

- Euh, voudrais-tu dormir avec moi dans le bureau?

- Ah oui! J'aimerais ça.

Sur le tapis, on pourrait être bien, là.

- Euh, tu vas... tu vas dormir où?

- Ah, inquiétez-vous pas, là...

l'assistante personnelle

va se trouver un petit coin quelque part.

(frissonnement)

- T'as été chanceuse.

Tiens, bouge pas.

(gémissements)

J'ai fermé le frigidaire,

ça va se réchauffer un petit peu, OK?

- Je suis votre prisonnière?

- Ouais.

(cliquetis du verrou)

(pas se rapprochant)

- C'est à mon tour!

- Je sais bien que les mots peuvent pas tout réparer,

mais je tenais à te dire que...

que je m'excuse d'avoir gâché ton mariage l'été dernier.

- Je t'ai apporté une veilleuse.

Tu vas voir, c'est pas compliqué.

J'appuie sur le bouton, puis en quelques secondes,

tu vas voir, il va y avoir une belle lumière,

une belle grosse lumière.

Es-tu prête?

Bonne nuit!

(tic-tac de la grenade)

(détonation)

- C'était dedans.

- (Lucien): Il existe toutes sortes de grenades de fantaisie.

Certaines sont meurtrières, d'autres sont gentilles.

Les grenades de fantaisie réservent toujours

des surprises à leur propriétaire.

Ce sont des grenades... de fantaisie!

- C'était vraiment un gentil garçon.

Un étonnant, gentil garçon.

- Te souviens-tu de la nuit où on s'est rencontrés?

Ce que tu m'as dit?

- Je me souviens très bien.

- Tu m'as dit qu'il y avait un secret dans mes yeux,

puis que ça te dérangerait pas

de passer le reste de ta vie à essayer de le deviner.

- Hum, hum.

- C'est la plus belle chose que quelqu'un m'a dite dans ma vie.

- Ce soir-là, quand j'ai demandé si on allait se revoir,

puis que tu m'as dit oui,

je te dirais que c'est pas mal ça,

la plus belle chose que quelqu'un m'a dite dans ma vie.

- Je viens de prendre une décision.

On va écouter le plan de Grazia.

- C'est une bonne décision.

- Puis j'ai pris une 2e décision.

On va faire l'amour.

- Là, là? - Ouais.

- Ça tombe bien

car depuis qu'on est couchés, je suis bandé.

- J'ai bien vu ça. - J'ai essayé de le cacher...

La technique de l'élastique de bobettes.

- Ça marche pas bien, bien, cette technique-là.

- Hum, je t'avertis,

ça se peut que j'essaie des nouvelles techniques.

- Sens-toi bien à l'aise.

Ah bien, de mon côté...

il y a la flûte que je pourrais essayer.

- Ah bien, avec l'autre Gaétan,

tu t'étais quand même un petit peu pratiquée.

- Oui.

Ah, mais je t'avertis,

ça se peut que je pense à Bobby un petit peu.

- Ah, ça me dérange pas.

Tu peux même m'appeler Bobby si tu veux.

- Ah! Mais non, non...

Je vais t'appeler Gaétan.

- Gaétan? Gaétan moi, ou l'autre Gaétan?

Ça devient un petit peu compliqué!

- Gaétan toi.

(baiser)

- Bon matin.

- Bon matin.

- Sais-tu à quoi je pensais? - Non.

- Je me disais qu'on avait trouvé l'amour à Montréal.

(petit rire)

Il reste à tuer la mafia, maintenant.

- As-tu bien dormi, Huguette?

- Très bien, toi?

- Je me suis fait un petit lit dans la salle des machines.

- La salle des machines?

- Connais-tu ça, Huguette, l'informatique?

Rocco puis Esteban m'ont aidé, ils sont bons là-dedans.

- Je comprends pas.

- Bien, je suis venu à Montréal

pas juste pour fourrer puis faire des pipes, Huguette.

Je suis venu parce que je crois en toi,

puis que je veux créer pour toi

l'arme la plus puissante de l'humanité.

(profonde inspiration)

Connais-tu, le projet Manhattan,

le projet secret qui a mené à la création

de la première bombe atomique?

- Bien, je me souviens d'avoir lu

un article là-dessus dans mon Reader's Digest.

- Tu sais, les beaux gars avec qui je dansais hier?

- Oui?

- C'est des curés comme moi, des curés désillusionnés.

On est des dizaines et des dizaines au Québec,

on est des milliers partout dans le monde!

On a renoncé à Jésus,

mais on a quitté avec quelque chose

de précieux, de puissant:

les secrets de nos paroissiens!

Huguette, je te présente...

la machine des secrets!

Les secrets de l'humanité sont dans cette machine-là.

Toutes les tricheries, les tromperies,

les erreurs, les trahisons...

les pires secrets susceptibles de détruire

la personne qui les a enfouis s'ils sont libérés.

Utilisée à mauvais escient,

cette machine-là peut détruire l'humanité.

Mais j'ai confiance,

je sais que tu vas l'utiliser à bon escient.

- Tu penses?

- La machine est pas encore opérationnelle, par exemple.

- Bien, tu m'en redonnes des nouvelles?

- Regarde, tu vas pouvoir me rejoindre à ce numéro-là.

Le téléphone rouge.

- Je vous remercie d'être allés chercher mon matériel.

- Pas de trouble, on est habitués.

On aime ça, nous autres aussi, l'audiovisuel.

- Là, je t'avertis:

t'as 5 minutes pour expliquer ton plan,

puis après tu retournes dans le frigidaire.

- D'abord, la bonne nouvelle.

(raclement de gorge)

Cet homme, mon mari,

également appelé le dauphin du parrain, est mort.

Huguette l'a tué l'été dernier.

On a déjà 50% de la job de faite, donc.

La mauvaise?

Depuis la mort de mon mari, cet homme...

est complètement paranoïaque.

- C'est le parrain?

- Effectivement parano,

il se laisse même pas prendre en photo!

- Depuis la mort de mon mari,

le parrain a pris toutes les mesures nécessaires

pour rendre absolument impossible

toute tentative d'assassinat.

- Puis ta proposition, c'est quoi?

- Tenter de l'assassiner. - Super.

- Ah! Lui, c'est sûr que je le tue!

- C'est qui? - Le consigliere.

- Comme Robert Duvall dans le film!

L'avocat du parrain, genre? - Oui.

C'est le n°3 qui est devenu n°2 depuis la mort de mon mari.

- C'est à cause de lui si on est ici.

- Moi, j'aimerais l'empoisonner!

- Malheureusement, dans mon plan il faut le garder vivant,

c'est lui qui va nous mener au parrain.

À toutes les semaines,

le consigliere se rend à l'hôtel où se cache le parrain.

Il y a tout un étage qui est à lui.

Seule sa garde rapprochée a accès à l'étage,

il faut un code secret pour y avoir accès...

une véritable forteresse.

Le consigliere arrive avec une valise remplie d'argent

en provenance de Sainte-Foy.

Il la donne au porteur,

qui à son tour la donne au parrain.

- Pourquoi il la donne pas lui-même?

- Le parrain veut voir personne.

- Mais il veut voir le porteur?

- C'est qui, le porteur?

- C'est quelqu'un qui change à chaque fois.

Le porteur donne la valise au parrain,

après, le parrain tue le porteur.

Le parrain tient à ce que toute personne qui le voit

soit assassinée par la suite.

- On parle ici d'une bonne paranoïa, en effet.

- Donc, ce que tu proposes,

c'est qu'Huguette soit le porteur

pour tuer le parrain avant qu'il tue le porteur?

- Oui. En gros.

- Mais ça marche pas!

Ils vont me reconnaître, je suis pas un homme.

- Oui, le maire Drapeau... faut-il le tuer, lui aussi?

- La gestion des Jeux est-elle si pire que ça?

(rire)

- C'est pas Jean Drapeau, c'est le comédien Denis Drouin.

- Bien oui, c'était dans le Bye, Bye!

- C'était moyen cette année.

- Ouais, mais le maquillage est bon par exemple.

- Jocelyne Caron, maquilleuse. Je la connais.

Ce que je propose,

c'est qu'elle transforme Huguette en porteur.

- Bien voyons donc!

- Une seule personne a accès au parrain: le porteur,

puis une seule personne est capable d'assassiner le parrain:

Huguette Delisle.

Bien, avez-vous une meilleure idée?

Avant de poursuivre, je voudrais juste m'assurer, Huguette,

que t'es à l'aise avec ça.

- Avec le maquillage? - Non.

À l'aise avec le fait

que t'es la seule personne capable d'assassiner le Parrain.

- Mais qu'est-ce que tu veux insinuer?

- C'est juste qu'hier soir, quand tu m'as tiré dessus,

t'étais quand même très proche...

- Elle avait pas sa carabine!

Quand elle a sa carabine, tout va bien.

- Sauf quand je l'échappe.

- C'est arrivé juste une fois. - Deux.

- Puis?

- Euh, ça se passe très bien!

Attends-moi ici, OK?

Puis inquiète-toi pas, là,

moi, je pense que les boîtes sont trop petites.

- Puis, est-elle pas pire?

(feu nourri d'Huguette)

- C'est une catastrophe, puis c'est de ta faute!

- Les nerfs!

- Ton petit jeu de séduction avec elle,

t'es tout en train de fucker les affaires!

Elle perd ses pouvoirs! - De quoi tu parles?

- Il y a 2 ans, Huguette te haïssait et voulait te tuer,

et c'est là qu'elle a découvert son oeil du tigre!

Ses pouvoirs viennent de sa haine envers toi!

Puis là, vous avez recommencé à fourrer,

puis elle n'est plus capable de tirer!

- Eh, c'est pas bête! J'y ai pensé, moi aussi.

Le moment où elle est devenue poche

coïncide avec votre rapprochement.

- Dans le stationnement au motel,

après ta déclaration d'amour,

c'est là qu'elle a commencé à échapper sa carabine!

- C'est comme si ses pouvoirs dépendent de sa haine pour toi.

Pas de haine, pas de pouvoirs.

- C'est intéressant comme problématique

d'un point de vue psychanalytique!

- Il faut que tu renonces à elle, Gaétan.

- Mais c'est ma femme, je l'aime!

- C'est son moment, un moment historique,

puis c'est pas vrai que tu vas tout venir gâcher

avec tes belles façons puis ton petit pénis!

- Il était petit avec toi parce que t'es insupportable!

Avec Huguette il devient super gros,

tu sauras, parce que je l'aime!

- OK, OK, j'ai peut-être une solution.

Son oeil du tigre, on oublie ça.

Mais elle pourrait peut-être repogner son oeil du diable?

Je veux dire, c'était pas facile,

l'oeil du diable, mais elle tirait en tabarnac avec ça.

- Elle souffrait quand elle avait l'oeil du diable,

il est pas question qu'on retourne à ça!

La seule solution, c'est l'oeil du tigre.

- Ouais, j'avoue.

Gaétan, on va te demander de slaquer les finesses

puis le... le... le fourrage.

- Ou revenir à tes anciennes techniques sexuelles.

- Non, rien! C'est fini!

Huguette t'aime pas puis elle t'a jamais aimé!

Elle pense sérieusement au divorce,

elle m'en a parlé l'autre fois!

- Bien, c'est vrai que ça règlerait tout.

- Rien de mieux qu'un divorce

pour ramener certaines tensions à l'intérieur d'un couple.

Ça devrait lui ramener son oeil du tigre sans problème.

- OK, je comprends...

- T'acceptes? - Vous êtes jaloux!

Huguette puis moi, on a trouvé l'amour à Montréal,

puis vous êtes jaloux!

Je m'excuserai pas d'être heureux, moi!

- Moi aussi, je suis heureuse. - Oui? Bien lui l'est pas!

Ça fait que, soit tu retournes avec,

soit t'arrêtes de lui gonfler sa balloune!

Puis toi, t'aurais beau te convaincre d'être lesbienne,

l'été dernier tu disais à Serge que tu voulais son enfant,

ça fait qu'on n'est pas dupes!

- J'ai changé grâce à Huguette,

j'ai découvert ma véritable nature!

(Huguette tire toujours.)

- Veux-tu que je te dise

ce qu'Huguette a dit de toi le jour de ton mariage?

Serge puis Micheline le savent, veux-tu que je te le dise?

- Non! - Je vais te le dire!

Puis en plus, on était pas mal tous d'accord.

- Gaétan, tais-toi, là.

- Veux-tu que je te le dise? - Je veux pas le savoir!

- Je vais te le dire!

Elle a dit: "Pauvre Lucien, je le plains un peu!"

- Ferme ta gueule!

- J'en ai pogné une finalement!

Je me dis qu'il suffit

d'une seule balle pour tuer le Parrain.

Mais je me dis ça pour m'encourager.

Hein?

- Le consigliere arrive généralement vers midi.

Invariablement, à chaque semaine,

il se rend au bar de l'hôtel.

C'est là qu'il rencontre le porteur

pour la première fois.

- Tourne-toi.

- Le code pour avoir accès à l'étage du parrain

est changé à chaque jour.

C'est le secret le mieux gardé du clan calabrais.

- OK.

(clochette)

- Toute personne ayant accès à l'étage

est méticuleusement fouillée.

Les 3 cousins calabrais sont les seules personnes

à qui le parrain accorde une certaine confiance.

Ils sont au pays depuis peu,

ne parlent ni français ni anglais,

et ne savent pas lire, ce qui, aux yeux du parrain,

les rend plus difficiles à corrompre.

À mon avis, pour faire tomber le clan calabrais,

il faut les éliminer, eux aussi.

(sonnette)

J'aimerais bien vous parler des appartements du parrain,

mais jamais personne n'est revenu vivant pour les décrire.

(coup de feu)

Je vous ai dit tout ce que je savais.

Le reste vous appartient.

C'est la mission la plus périlleuse de votre vie.

Bonne chance.

(clochette)

- Le miroir est installé. - Bien non! C'est cuisinier, ça!

J'ai dit pâtissier! Je suis un pâtissier!

- Bien, je t'annonce que tu vas être

un pâtissier avec un chapeau de cuisinier!

(soupir)

- Je voulais comme le petit bonhomme Pillsbury...

- Bon, êtes-vous prêts, là?

Raymond est déjà en position dans le lobby.

- C'est ridicule, au départ juste Huguette était déguisée,

puis là c'est rendu qu'on est tous des personnages!

As-tu ton matériel électronique?

- Eh, showtime! - Yes!

(télévision en sourdine)

Mario puis Raymond sont déjà en position.

- C'est toff en maudit...

- On aurait eu besoin de la maquilleuse sur place...

- Je veux juste te dire, Gaétan,

qu'entre toi puis moi, c'est un duel à finir.

- Moi, ma seule question, là,

c'est comment tu peux être une lesbienne

si t'as déjà été en amour avec Serge, sans oublier Lucien?

- Quand on aime, on aime la personne!

Ç'a rien à voir avec le sexe.

J'aime Huguette maintenant.

C'est la seule chose qui compte pour moi.

- Oui, mais Huguette, c'est une femme!

- Ouais, puis?

- Si c'est une femme puis tu l'aimes,

ça veut dire que t'es une lesbienne.

Sauf que t'es pas une lesbienne! Ça marche pas.

- Je suis peut-être un homme d'abord.

- Bien là, t'as des seins!

- Pour Huguette, ça me dérangerait pas d'être un homme.

Ce que je veux dire, c'est que je me fous des étiquettes.

Quand on aime, les étiquettes existent pas.

- Ouais, mais c'est pas une question d'étiquette, là,

c'est une question qu'il y a des hommes et il y a des femmes!

Bon, regarde-le, lui, là,

il vient de gagner le décathlon aux Jeux olympiques de Montréal.

C'est un homme, c'est clair! Tout un homme d'ailleurs, là!

Il est pas en train de se dire

que c'est juste des étiquettes, là!

- Puis?

- T'es belle! Je veux dire, t'es beau!

- Ah, merci.

- Eh, moi, j'aimerais ça proposer quelque chose

par rapport au plan.

- Moi, j'aimerais mieux qu'on change pas le plan, là,

c'est déjà assez compliqué comme ça!

- C'est une mission impossible comme dans l'émission de télé!

- Je pense que dans l'émission, c'est mieux fait, par exemple.

- Ce que je propose, c'est que je pourrais y aller, moi aussi,

dans la chambre du parrain avec Huguette.

- Tu me fais pas confiance à cause des boîtes de conserve?

- Ouais, mais t'as pas écouté Grazia?

Seul le porteur a accès.

- Je te fais confiance, Huguette,

c'est juste qu'à deux,

il me semble que ça serait plus facile.

- Je pense qu'en ce moment,

l'important est de faire confiance à Huguette.

Si elle sent qu'on lui fait confiance,

elle va se faire confiance à son tour

et tout va bien aller.

- Parti comme c'est là,

Huguette aura pas besoin de se faire confiance

parce que ça décolle, ciboire de crisse!

(télévision en sourdine)

- Je te fais confiance, Huguette.

- Merci.

- C'est juste que...

j'aimerais pas ça que tu meures.

C'est vraiment quelque chose que j'aimerais pas.

Parce que... je t'aime.

(petit rire)

- T'es fine.

(grésillement)

- Je vous pèse sur le piton, là, m'entendez-vous?

- Gaétan! - Le consigliere?

- Go, là! Go, là! Ils sont là les deux!

Le petit jeune le cherche!

- On entend mal, ça se rend pas. - Bien voyons!

Avec Martin, ça se rendait jusqu'à chez Mme Asselin

quand on l'espionnait pour Mme Gibelotte...

- J'ai dit go, là! Envoyez, go, go!

- Micheline! Il a dit "go", je pense.

Au moins, là, il sert à quelque chose...

Depuis qu'on est à Montréal, il fait juste boire!

Il voulait même pas se déguiser, un véritable boulet!

- J'enlève mon doigt pour parler, c'est ça?

- Bien non!

- Ma soeur est vétérinaire.

(soupir)

(soupir)

- Est-ce que tu crois à ça, toi, le destin?

♪ ♪ ♪

- Coudonc, es-tu en train de me saouler, toi, là?

- Qu'est-ce t'en penses?

(rire)

- Micheline, qu'est-ce qui se passe?

- Quoi? - Hein?

- Je sais pas... - Rien. J'ai rien dit.

- Ah.

- Est-il arrivé, ton gars?

- Ouais, faudrait peut-être que je retourne voir...

Juste surveiller ma valise, s'il te plaît.

- Hum, hum.

- C'est trop long, Micheline!

- Eh, vous m'énervez, là!

Le voulez-vous, le code, ou vous le voulez pas?

- On a l'autre petit gars qui va se réveiller bientôt,

tu vas tout faire foirer!

- Bien, ça avance, là, inquiétez-vous pas.

Je devrais peut-être pas dire ça,

mais je le trouve assez... assez charmant.

- Laisse-toi pas charmer, il me l'a dit lui-même:

c'est le diable incarné, cet homme-là!

- Il t'a dit ça?

- Sa femme l'a quitté il y a un an,

il a parlé de gros regrets professionnels.

- Je sais qu'on a parlé de trouver l'amour

puis qu'il y a une compétition vu que le voyage achève,

mais c'est pas avec lui qu'il faut trouver l'amour!

- On dirait qu'elle trippe dessus!

- Elle est désespérée, la pauvre,

elle est prête à trouver l'amour avec n'importe qui!

- Eh, je vous entends, là!

- Arrête de tout le temps peser sur le piton!

- Il est pas là.

(soupir)

- Veux-tu qu'on monte à ta chambre alors?

Dis oui...

(rire)

- Un étage au grand complet?

- Ouais, il y a plusieurs chambres vides.

(rire)

Peux-tu te retourner?

- Tu veux me prendre par derrière dans l'ascenseur?

- Non, je voudrais rentrer un code.

- Oh, un code secret? - Oui...

- Mais moi, j'en ai pas, de secret pour toi.

Pourquoi toi, t'en aurais pour moi?

- Parce que c'est comme ça!

Retourne-toi s'il te plaît.

Voyons, maudite marde! - Je peux me retourner, là?

- J'ai bu, je l'ai oublié...

Ils le changent à chaque fois, je...

Maudit, c'est bête!

On pourrait aller dans ta chambre,

le temps que ça me revienne?

- C'est celle au fond. Vas-y, je te rejoins.

- Changement de plan, on s'en va dans notre chambre,

notre chambre à nous.

- Viens-tu?

- On est au sixième, ma chambre est au cinquième.

Je me suis trompée.

(rire)

(rire)

- Ah!

- Attends-moi, je vais me rafraîchir.

(respiration haletante)

- Je viens de me souvenir du code!

- Note-le! - Non, non...

J'ai pas le droit, c'est vraiment top secret.

- Il y a un mini-bar, on a pas fini de boire. Note-le.

- Mario?

- Ma soeur est vétérinaire!

(expiration)

(soupir)

- Du beau boulot, Micheline!

- T'es bien beau comme ça!

- Wow!

- Avant que ça décolle encore, je propose qu'on opère, OK?

(clochettes)

(clochette)

(claquement de la porte)

- Un cadeau, de la part de monsieur le consigliere.

Il manque un... un petit morceau, là,

j'en ai donné au garde.

Voici...

Voilà...

Monsieur...

Oh! Ah! Maudine!

(rire gêné)

Ça prendrait une femme de chambre pour nettoyer...

- Ça va me faire plaisir!

Oh!

- Voilà...

Ah, euh, peut-être juste pas commencer

à manger tout de suite,

peut-être débarrer avant?

- Ils comprennent pas, ça sert à rien.

- Il était comment, le garde? - Extrêmement mort.

- Hum. Ça sera pas long alors.

- T'es sûre tu veux pas que je vienne?

- Attention, des fois qu'ils comprennent des petits bouts.

- Non, fais-moi confiance.

- Ils comprennent pas, mais t'as une voix de fille...

- Je sais, c'est pas le moment, mais je t'aime, Huguette!

Dans le sens le plus fort du mot, pour vrai!

- Gaétan a peut-être raison,

je suis peut-être pas une vraie lesbienne,

mais ça me dérange pas tellement je t'aime!

D'ailleurs, te voir habillée en homme comme ça,

ça m'excite énormément!

- Arrêtez ça s'il vous plaît!

- Serge, j'aimerais ça que tu viennes avec moi!

- Qu'est-ce qui se passe, là?

- Tout va bien, inquiétez-vous pas!

Bueno, bueno!

- Hein?

- Bueno, bueno!

(étouffement, haut-le-coeur)

- Je t'aime, Huguette!

- Moi aussi, je t'aime, Huguette!

(respiration haletante)

- Ça fait combien de temps qu'on a fait l'amour, Serge?

- Hum! 18 février 75.

(gémissements)

(respiration haletante)

- Je t'aime, Serge!

Je t'aime comme au premier jour,

quand tu m'as dit que j'avais un secret dans les yeux!

- Bien voyons donc!

Ça doit être tannant avec le masque!

Ça doit goûter le plastique! - Ah non!

C'est parfait! C'est parfait...

- Eh, j'ai chaud en plus...

- Non, garde le masque, garde-le...

- Non, mais je vois mal, là!

Les trous des yeux se déplacent là avec la sueur!

- Ah, prends-moi! Prends-moi maintenant!

- Peut-être juste enlever les cheveux au moins...

- Non! Enlève rien! Je veux te sentir en moi!

- Non, mais je respire mal...

- Ah non, tu respires fort!

(gémissements)

Ah, c'est bon! J'aime ça!

- Non, mais je respire pas!

- Ah! Pourquoi tu l'as enlevé! - J'hyperventilais, là!

Ça... ça me picote dans les mains, ciboire!

- OK...

Euh, vas-y... Vas-y, mon consigliere...

- Eh, c'est Serge, mon nom!

- Vas-y, pénètre-moi... - Oh!

On dirait que je te sens un petit peu moins dedans, là.

- Non, non, je suis dedans, je suis dedans...

- Visiblement un petit peu moins, là...

- Mais de quoi tu parles, là? Envoie, osti!

- Mais j'y arriverai pas de même, là!

Là, tu te refermes comme... - Quoi?

- Ça rentre pas, qu'est-ce que tu veux que je te dise?

- OK, arrête! Arrête! Arrête! J'aime pas ça, là!

Ça rentre pas, là! - C'est ça que je te dis!

- Ça rentre pas, maudite marde!

Je suis crispée, je suis toute crispée!

- Mais Claude, ça rentrait, bout de viarge!

- Crie-moi pas après!

(soupir)

(soupir)

Bon, je ne suis plus dedans, là...

- Moi non plus, je ne suis plus dedans.

- Je m'excuse, mais...

ça me prenait le masque.

- Ça a bien l'air qu'on n'aura pas trouvé l'amour à Montréal...

- Vous pouvez laisser la valise sur le lit.

(ouverture de la valise)

Ça fait un an que je redoute ce moment-là.

Sur la table de chevet, il y a une lettre.

Vous la prendrez.

Ça va vous simplifier la vie.

(soupir)

J'ai juste un conseil pour vous.

Méfiez-vous des Siciliens.

Je me suis toujours dit

que le jour que je vais sentir

un parfum féminin dans cette pièce...

ce sera celui d'Huguette Delisle.

Et ce sera l'annonce de ma mort.

J'ai raté ma vie.

J'ai cherché l'amour partout, je l'ai jamais trouvé.

(soupir)

Vous pouvez y aller. Je suis prêt.

- Le problème, c'est que je suis rendue poche maintenant.

J'ai perdu mon oeil du tigre.

- Je pensais que c'était l'oeil du diable.

- Ah ça, c'était l'an dernier.

Mais je l'ai perdu aussi.

- Il vous reste vos yeux à vous.

- Qu'est-ce que vous voulez dire?

- Les yeux d'Huguette Delisle.

Je peux les essayer? Les gants?

- Si vous voulez.

- Ah!

J'aime le look.

- C'est sûr que c'est rendu une signature.

- Je peux...

La carabine?

- OK.

- Yeah...

- C'est pas la grosse affaire.

J'avais acheté ça avec mon argent de poche

au magasin de mon voisin...

C'était pour tuer mon mari à l'époque.

C'est rien de fancy, mais je l'aime bien.

- Je peux vous demander une faveur?

- Laquelle?

- Dites aux gens que c'est vous qui avez tiré.

(coup de feu)

- Pourquoi tu m'as pas tué encore?

- Je te gardais pour la fin.

- Très bien.

Mais... aurais-tu des origines italiennes par hasard?

C'est sûr que ça simplifierait les procédures

quand je vais appeler New York.

- Je sais pas.

Y a-t-il des Italiens à L'Ancienne-Lorette?

- Vas-tu me tuer?

- Les toilettes sont pas bien propres.

Si tu fais une belle job,

je vais te laisser vivre plus longtemps.

Envoie!

(soupir)

- Eh, moi, je voudrais lever mon verre à Huguette!

- (Tous): À Huguette!

- Puis moi, je lève mon verre à nos enfants,

qu'on va revoir bientôt.

On me dit qu'au moment où on se parle,

tous les documents compromettants

nous concernant au poste de police de Sainte-Foy

sont en train d'être détruits.

- À nos enfants! - (Tous): À nos enfants!

- Vraiment une belle job d'équipe!

J'y serais pas arrivé sans vous autres, la gang!

- Bravo, ma belle. - Merci. Bravo à toi aussi.

(rire)

- Ce sont les épouses de nos hommes...

de tes hommes.

C'est leur club social.

Euh, je suis pas sûr que tu peux...

- Tu m'as dit que tout était à moi ici.

Tout est à moi ou tout est pas à moi?

- Je m'excuse, Huguette. Je te présente mes excuses.

Je devrais parler à New York demain matin.

- Toutes mes félicitations, Huguette.

C'est... vraiment exceptionnel, ce que t'as accompli.

- L'ironie de tout ça, c'est qu'il a fallu

que je me déguise en homme pour y arriver...

- Ouais, mais ta vengeance est assouvie.

- Je peux te faire une confidence, Serge?

- Bien sûr.

- Ma vengeance... - Ouais?

- Elle est pas encore commencée.

Sous-titrage: MELS

(sonnerie)

- Huguette? - Puis?

- La machine est opérationnelle.

- Go.

- Je te rappelle qu'après,

il va être trop tard pour reculer.

C'est tout le cours de l'histoire

qui va changer à jamais!

L'informatique, on niaise pas avec ça!

- J'ai dit go, Mario.

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