Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
...
-Voilà. Après, tu mets 8 minutes sur 6.
Ca va aller ?
Oui, ne t'en fais pas. Bien sûr.
OK. Oui.
Je serai là à minuit.
Il n'est pas arrivé ?
Je t'embrasse.
-Bonsoir. Assieds-toi.
-Tu es encore plus jolie que sur la photo.
-Merci. Je bois du blanc. Et toi ?
Je commande.
Peux-tu nous mettre une bouteille de blanc et une assiette, Kim ?
-Tu as l'air de bien connaître ici. Tu bosses dans le coin ?
-Non, on ne parle pas boulot.
-D'accord.
Merci.
Et euh...
Tu veux parler de quoi ?
-On n'est pas là pour parler.
Enfin, on n'est pas là pour parler sérieusement.
Je te sers ? -Merci.
Ton annonce était assez claire. Tu ne cherches pas
une relation sérieuse.
-Voilà. Je n'ai pas de temps pour une relation.
En fait, je ne suis pas relation du tout.
-OK. D'accord. Je vois.
Tu préfères qu'on aille
boire un verre
à mon hôtel ?
Ca vibre. -Tu m'excuses une minute ?
Allô ! Oui ?
Son téléphone sonne.
On sait qui c'est ?
...
-Ah ! Clémentine !
-Nadine, j'ai eu ton message. Tu as des nouvelles d'Eric ?
-Je n'arrive pas à le joindre. Tu sais ce qui se passe ?
-Pas pour l'instant. Je te fais raccompagner chez toi.
Dès que j'en sais plus, je t'appelle. Promis.
-Tu es sûre ? -Oui.
Karima, tu me raccompagnes Mme Janvier chez elle.
-Capitaine Segonzac, a priori, c'est un meurtre.
Le proc arrive. Je le gère.
Il nous saisit de l'affaire,
mais il ne faut pas le décevoir, donc vous me trouvez vite
qui a fait ça pour calmer le jeu. -Oui. On a identifié le cadavre ?
-Vous avez l'affaire, mais je vous colle le nouveau.
Vous ferez équipe avec lui et vous lui montrerez
comment tout marche ici.
Il vient de la PJ de Marseille et il n'est pas mauvais.
-Bonsoir. Benjebbour, Segonzac.
-Bonsoir. Yassine.
Enchanté. Je viens d'arriver.
-Clémentine. A-t-on identifié la victime ?
-Oui. Il s'agit d'Eric Janvier,
le maître de chai.
Tenez-moi au courant. Evitez-moi
les emmerdes !
-Oh putain ! -On fait les constat'.
Et on se sépare les témoins ? -La maison Saul
est une des 5 plus grosses grandes maisons de Cognac.
-OK. -Ce n'est pas Marseille.
Le fric du cognac, c'est autant que tous les vins de Bordeaux,
mais sur 5 maisons.
Quentin, Diallo,
vous me séparez les témoins sinon on aura 15 fois la même version.
Et vous commencez les interrogatoires.
-Bonsoir.
-Tonton,
tu peux t'occuper d'Alex ? Je vais rentrer tard. Confirme-moi.
-Enchantée, capitaine. J'attends Clémentine.
Les gars de l'IJ arrivent. C'est un homme d'environ 50 ans.
On pense que c'est
le maître de chai.
-Oui, c'est Eric Janvier, le maître de chai de la maison Saul.
Tu peux le noter.
Lucienne, tu peux aller interroger les témoins qui sont dans la cour ?
-Oui.
-Tu connais la victime ? -Oui. Enfin, surtout sa femme.
La victime est Eric Janvier.
-Oh mon Dieu !
-C'est Eric Janvier,
un homme de 52-53 ans.
Le corps
est partiellement brûlé, vêtements, peau, cheveux.
De fines traces autour du cou indiquent une strangulation.
Le corps n'est pas en position foetale,
la victime est morte
avant qu'on lui mette le feu. -Et il a été aspergé d'alcool.
-Et il a été aspergé d'alcool.
Mais c'est du cognac.
Les analyses ne donneront rien. Le feu a effacé les traces.
-Oui. C'est soit pour effacer les traces,
soit c'est une signature.
-Mais oui, possible. -J'ai interrogé
les témoins.
Plusieurs personnes ont vu Janvier entrer dans son bureau vers 20h.
Une heure plus tard, son adjointe,
Ophélie Yan, a découvert le corps.
Elle est aux urgences, elle s'est brûlé en essayant
d'éteindre le feu.
A part ça, si on les écoute, la victime
était un mec très normal.
-OK. On va interroger
le proprio.
-David Saul ?
Capitaine Benjebbour. Enchanté.
On a besoin des infos que vous pourrez nous donner, à commencer
par votre emploi du temps. -Oui. Bien sûr.
J'ai passé la soirée au Rotary Club avec des amis.
Ils pourront confirmer. -Ben voyons !
-Vous étiez proche d'Eric Janvier ? -Oui. Très proche.
Eric n'était pas que mon maître de chai, c'était un grand ami.
Ca faisait 25 ans.
-25 ans.
Vous êtes tous amis dans ce milieu, non ?
-J'ai remarqué quelque chose...
Pardon.
Vous pouvez venir ?
J'ai remarqué quelque chose. Vous pourrez peut-être m'éclairer.
Tous les maîtres de chai
portent le même nom, Montcalm, sauf un, Eric Janvier. Pourquoi ?
-Les Montcalm se passaient le titre de père en fils.
Mais, en 1995, le cognac a connu une grave crise économique.
C'est pour qu'à la maison Saul... -La maison Saul quoi ?
La crise n'a pas touché tout le monde de la même manière.
Vous vous en êtes
plutôt bien tiré, non ?
-J'ai fait des choix audacieux pour sauver la maison.
-C'est vrai. -J'ai alors embauché
Eric Janvier,
un jeune oenologue novateur. Et il est resté.
-Bien.
Qui va devenir le maître de chai ? Qui va avoir son portrait ici ?
-Eric avait déjà désigné qui allait prendre sa suite.
C'est son adjointe, Ophélie Yan.
-Celle qui a découvert le corps ? -Oui.
-Les médecins
refusent qu'on l'interroge avant demain. On va aller voir Nadine.
Je suis garé là. Tu nous rejoins là-bas ?
-D'accord.
-Tu m'expliques ? -Quoi ?
-Tu as quoi contre ce mec ? -Rien. Je le testais.
Tu n'as pas appris ça à l'école de police ?
OK. Donc c'est mon parrain
et je ne lui ai pas parlé depuis 25 ans. Voilà. Tu es content ?
-Et Nadine Janvier ? -Tout le monde se connaît, ici.
Tu es à peine arrivé qu'on s'est matchés.
Ca ne veut pas dire...
-C'est drôle, quand même. -Quoi ?
-Bah...
On va être collègues.
On va se voir tous les jours. C'est un signe, non ?
-C'est le signe
que c'est mort.
-Hum...
...
-Je ne sais pas comment je vais m'en sortir. Et Maxime ?
Il s'occupait tellement de lui.
Et on s'aimait, tu sais.
-Je sais. -Qu'est-ce que je vais dire
à Maxime ?
-Il rentre quand ? -Pas avant dimanche.
Mais je vais l'appeler demain.
-Nadine, je sais que c'est difficile à croire,
mais ce n'est pas un accident.
-Quoi ?
Mais ce n'est pas possible. Tu dois te tromper.
-Madame, votre mari était-il
en conflit avec quelqu'un ?
-Non. Bien sûr que non.
-Vous avez noté un changement de comportement ?
-Non. C'est vrai qu'il rentrait tard en ce moment.
Mais il a toujours beaucoup travaillé.
-Vous ne vous êtes pas demandé s'il avait une maîtresse ?
-Je ne sais pas.
J'ai entendu les rumeurs sur Ophélie Yan qui l'aurait séduit
pour qu'il la nomme seconde, mais je n'y ai jamais cru.
Eric n'aurait jamais fait ça.
-Capitaine !
J'ai trouvé quelque chose d'étrange dans la doublure d'une veste.
-Vous connaissez
cet objet ?
-Pas du tout. Qu'est-ce que c'est ?
-"Le palais comporte 45 pièces. La 41e possède
"2 portes et 7 fenêtres.
"A partir de la 7e, faites 66 pas vers le nord.
"En ce point zéro brille une étoile à 9 branches.
"Suivez la 4e flèche. Mesurez 34 pas.
"Sous la 7e dalle de la 8e marche se trouve le secret
"de William."
*-Vous n'avez pas de nouveau message.
-Je dois y aller. Je bosserai de chez moi.
Lulu, je te laisse avec Yassine. Vous avancez sur le parchemin.
On interrogera Ophélie Yan demain sur cette rumeur d'adultère.
Tu me passes mes clés ? Merci.
Yassine soupire.
-Ca va ?
-Non. Je ne trouve aucun palais de 45 pièces, encore moins un
qui appartiendrait
à un William.
Je vais l'envoyer au labo pour le faire dater.
Si on a une époque,
on trouvera plus facilement
quelque chose. -Oui, tu as raison.
Je vais y aller, je suis crevée, je ne sers plus à rien.
Toi, tu restes ? -Oui. J'ai un truc à terminer.
-Mmm. OK.
-Bah ciao ! -Salut !
...
-Clémentine ! Clémentine !
Clémentine ! -J'arrive. Je suis là.
Je suis là. Je suis là. Calme-toi. Calme-toi.
Couche-toi. Moi aussi, je vais me coucher, je suis fatiguée.
D'accord ? -Oui.
-Bonne nuit.
...
-La nana a perdu son boss hier.
Elle était hier soir aux urgences et, ce matin, elle est au boulot ?
-Ils se réunissent tous les jours à 11h, quoi qu'il arrive.
-Ca consiste en quoi ?
-Ils sélectionnent les eaux-de-vie, ils assemblent
pour que le cognac Saul ait toujours le même goût
depuis 150 ans.
-Ca brasse
du fric, le cognac.
Tu as été élevée dans un château ? -Moi ?
Non. Pourquoi ?
-Tu as grandi dans une maison de cognac ?
-Comment ça ? Tu as été fouiller dans ma vie privée ?
Alors, j'ai grandi
dans une famille de petits producteurs
au milieu des vignes.
Eux ont joué les vautours en 1995. -C'est bien ce que je pensais.
Donc, en gros,
ton parrain a laissé ton père faire faillite pour mieux en profiter ?
Tu aurais dû me le dire.
-Tu aurais dû me le demander.
Bonjour.
Police. -Dites-nous ce qui s'est passé.
On n'a aucune nouvelle depuis hier. -Mme Yan,
vous avez trouvé le cadavre ?
On a quelques questions. -Bien sûr.
C'était ridicule
de maintenir
ce comité. On est choqués. J'ai l'impression qu'Eric va arriver.
Clôturons la séance.
Un téléphone sonne.
Allô.
*-On a un doute sur un lot.
-J'ai un problème dans les chais. -ON VOUS ACCOMPAGNE.
-Bon. J'arrive.
Faites les prélèvements et préparez cet assemblage.
C'est pour le cognac de Noël d'Eric.
-Entendu.
-Comment est prise votre nomination à la tête du comité ?
-Ils auront du mal à l'avaler, mais ils devront s'y faire.
-Vous étiez vraiment
très proche d'Eric Janvier ?
-Vous avez entendu la rumeur ? Pour des esprits étroits,
une femme qui réussit dans le cognac a forcément couché.
-Vous auriez pu le séduire pour être nommée seconde
et le tuer pour devenir maître de chai. Les places sont chères, non ?
-Ce sont des racontars.
-Une femme qui travaille tard le soir avec un homme, ça fait jaser.
Qu'y a-t-il ?
Pourquoi vous faites
cette tête ?
-Pour rien. -Eric Janvier
ne travaillait pas tard ? Sa veuve nous a dit le contraire.
-David Saul vous a demandé
de vous taire ?
Une petite garde à vue,
ça pourrait vous délier la langue ?
-On nous a demandé de rester discrets
pour notre réputation.
Mais, depuis des mois, Eric partait très tôt du travail.
-Pour aller où ? -Il nous a dit
que c'était pour s'occuper de son fils handicapé.
Mais je crois qu'il se désintéressait de la maison Saul.
-Son téléphone borne plein de fois à la même antenne.
Lulu, tu peux me localiser l'antenne 302494,
s'il te plaît ?
-J'ai !
C'est en pleine cambrousse.
L'antenne couvre une zone
d'au moins 5km, ça va être chaud de savoir où il allait.
-Il faut qu'on sache. Il délaissait sa famille et son boulot.
C'est forcément lié au meurtre.
-Ca doit avoir un rapport avec le parchemin.
C'est peut-être là qu'est le secret de William.
-Pourquoi on n'a pas ces analyses de parchemin ?
-Le labo doit tout envoyer à Limoges.
Ca va prendre une semaine. -Quoi ?
-Oui. Sauf si...
-Sauf si quoi ?
-Ca ne va pas te plaire.
-Oublie. -Quoi donc ?
-Rien du tout.
-On a déjà collaboré avec la PJ de Limoges.
Et il y a un commandant qui aime bien Clémentine.
-T'es lourde, sérieux.
-Il n'y a que lui qui peut nous faire ça en 24h.
-C'est non.
Pas besoin de me regarder avec vos yeux de chiens battus,
c'est non. N-O-N.
...
Elle frappe à la porte.
Salut.
-Qu'est-ce que tu fais là ?
J'ai un service à te demander.
-Un service ? Je croyais que tu n'avais besoin de personne.
-C'est pour l'affaire Eric Janvier. -Le maître de chai ?
-Oui. J'ai besoin d'une datation. -Passe par la voie officielle.
-C'est trop long. On est pressés.
-Tu t'es dit : "Ce con peut faire ça.
"On a vécu une belle histoire de quelques heures.
"Même si je l'ai
"planté comme une merde." -Je suis désolée. Vraiment.
Mais, quelques heures, pour moi, c'est beaucoup.
-Mmm.
-Ma vie est compliquée.
-Clémentine, je m'en fous, en fait. Je ne veux plus te voir.
Laisse-moi ton truc, tu auras les résultats demain.
Tu n'es jamais venue ici.
-Bah viens !
Allez, viens !
-On m'a dit que c'était la meilleure cave de Cognac.
Tu bois un verre ? -Non, je vais rentrer.
-Oui, tu habites en face. C'est cool.
Tu es de mauvaise humeur ? -Non.
-Si. Tu es de mauvaise humeur. -Non.
J'ai faim.
-Ca tombe bien, j'ai commandé à manger.
J'ai pris un cognac. Tu en veux un ?
-Oh là !
Elle va te dire non. Elle n'en boit plus
alors qu'elle était douée, elle aurait pu devenir maître de chai.
-Au moins.
-Oui. Au moins.
-Qu'es-tu venu faire à Cognac ? Marseille,
ça ne bouge pas assez ?
-J'avais besoin de changer d'air. -Et l'air de Cognac
te plaît ?
-Pas mal.
Mais il y a du cognac
Segonzac ?
Je veux goûter ça.
-Julius, tu sers un verre de Segonzac à mon collègue ?
-Il n'y en a plus. -Quoi ?
-Oui. J'ai oublié de le rayer de l'ardoise.
-Mais il te restait 2 bouteilles. -Je croyais.
Les connaisseurs
me le demandent à chaque fois et il n'y en a plus.
Tu as la dernière bouteille.
Mais je vais me rattraper.
Je vais lui servir un cognac
extraordinaire.
-Il va te servir
son cognac pré-phylloxérique. -Quoi ?
-Tu vas voir.
-Le cognac
pré-phylloxérique. -Je me lève.
-Tu peux même
te mettre à genoux.
-Allez, tonton, fais-toi plaisir.
-Je peux ? -Oui.
-Et voilà. Tout commence en 1880.
Regarde la bébête. Phylloxéra.
Cet insecte-là bouffe
les racines.
Il ravage, en 1880, tous les vignobles
du Cognaçais. Tous.
Les vignerons veulent continuer à produire du Cognac.
Ils ont greffé leur vigne avec des racines résistantes à l'insecte
venues d'Amérique.
Tu connais la greffe ?
-Oui. Mon frère est pépiniériste. -Et ça peut altérer le goût.
Ton frère te l'a dit ?
Tu vois, ce cognac-là
date de 1874, avant l'épidémie.
C'est le vrai goût
du cognac originel.
Prends ton temps. Respire.
Ah ! Hein ?
-Oui, c'est bon.
-C'est bon ?
Bon. Pas grave. Ca viendra avec le temps. Allez !
-Je l'ai vexé ?
-Il fait son cinéma. -D'accord.
C'était franchement compliqué.
Balancer un collègue, tu imagines.
Je témoigne à son procès la semaine prochaine.
-Je comprends mieux.
-Qu'est-ce que tu comprends mieux ?
-Ta petite enquête sur moi.
-Ca n'a rien à voir.
Ca va ?
Monsieur ? -Je m'en occupe.
-Hein ? Oui ! Oh ! -Allez !
Viens avec moi.
-Tu te souviens, Julius ? Chut ! Secret défense.
-Oui. Viens, je te ramène.
Clémentine, tu fermeras.
-Je m'en occupe.
-On va chez toi ?
-Pas du tout.
...
A demain.
Bonjour. -Bonjour, capitaine.
-Bonjour. -Bonjour.
-Salut ! -Salut !
-OK.
-Désolée pour hier. Je n'aurais pas dû.
-OK.
-Clémentine, il y a Thibaudault sur la 2 pour toi.
-Allô !
Merci. C'est hyper gentil.
OK. Attends. Ne bouge pas. Je te mets sur haut...
Tu es sur haut-parleur.
-C'est du papier récent
trempé dans du café, passé au four, brûlé à la bougie.
C'est un accessoire
de chasse au trésor, c'est une blague.
-OK.
Merci.
-Eric Janvier se rendait presque tous les soirs dans la même zone.
Ca a forcément à voir
avec ce parchemin,
même s'il est faux.
-Mais qu'est-ce qui l'intéressait autant autour de cette antenne ?
-Attends.
"45 pièces", "41e", "2 portes",
"7 fenêtres", "7e", "66 pas", "nord".
C'est des coordonnées GPS.
"William", W, ouest.
-Regarde.
C'est le moulin de la Baine. On se rend sur place.
...
-Ce n'est pas très réglementaire, ce qu'on fait là.
...
-Regarde. C'est du cognac Saul.
-On dirait
une vente aux enchères.
Bruit de pas.
Police ! Ne bougez pas !
Merde !
Putain ! Merde !
-Ici Segonzac. On a un délit de fuite au moulin de la Baine.
Un hors-bord blanc direction Cognac.
-Bravo, capitaine Segonzac !
J'ai rarement vu
un foirage pareil.
Pourquoi vous êtes allés dans ce moulin sans équipe ?
-Désolée... -Le capitaine Benjebbour
a dû vous suivre dans la gueule du loup pour vous couvrir.
Que se serait-il passé
sans lui ?
Je lui confie
la responsabilité de l'enquête. -Quoi ?
Mais non. Pas du tout.
OK, j'ai merdé, mais on a bien avancé sur l'enquête.
Le parchemin est un faux.
On l'a décrypté. On a découvert une vente aux enchères secrète
d'Eric Janvier.
C'est lié au meurtre. -Ce n'est qu'une hypothèse.
-A part ce manquement, la capitaine gère très bien l'enquête.
On a fait la perquise
avec 2 témoins, des constats avec l'IJ.
Notre seul gros souci,
c'est avec la maison Saul. Ils font obstruction.
On a saisi 30 bouteilles de cognac
avec leur logo et ils ne savent rien ? Il faut les bousculer.
-C'est impossible.
-Donnez-nous des renforts.
On leur fait une grosse perquisition.
-Segonzac, vous gardez le lead.
Et vous allez trouver
une solution diplomatique à ça. -Bien sûr. En douceur.
-En douceur.
-Ce n'est pas
ton blason ? Et le parchemin ? Il indique un moulin à eau
qui a été restauré par ta fondation.
Regarde comme c'est dingue, cette coïncidence.
-Je ne suis au courant de rien. -Regarde bien avant de répondre.
-Je ne comprends pas
pourquoi Eric a organisé tout ça sans m'en parler.
-Je vous crois. -Quoi ?
-Mmm. Eric vendait du cognac Saul pour son compte personnel.
Il vous a doublé.
Donc il l'a tué.
-Mais non ! Je n'aurais jamais pu faire ça.
Eric était mon ami.
-Ben voyons ! -Je ne connais pas
ce cognac. Ca n'est pas un cognac Saul.
-On va voir ça. Le proc m'a autorisée à casser les scellés.
Alors je te propose
qu'on convoque le comité de dégustation. Qu'en penses-tu ?
...
-C'est un grand cognac,
qui a du montant, de la finesse.
-Des notes de vanille, de toffee, de pruneau.
-Moi, j'ai
une pointe d'abricot, de l'orange.
-En même temps, très équilibré.
Une belle longueur.
C'est exceptionnel. -Je n'ai jamais bu un tel cognac.
-Ce n'est pas un cognac Saul ? -Non.
-Absolument pas.
-D'accord.
Ca vaut cher, une bouteille comme ça ?
-Difficile à dire. -A la louche ?
-Dans les ventes, des bouteilles atteignent 200 000 euros.
Celle-ci les vaudrait.
-Lucienne,
tu m'entends ?
Il faut que tu me trouves les amateurs de cognac
qui seraient prêts à mettre 100 000 balles dans une bouteille.
Tu leur demandes
s'ils ont reçu le parchemin.
Fais la liste des ventes les plus prestigieuses.
Je te rappelle.
-Janvier organise une vente secrète
d'un cognac exceptionnel,
mais il utilise le logo de la maison Saul.
-C'est peut-être un cognac Saul. David a pu les forcer à mentir.
-Ils auraient tous menti
pour protéger leur boss dans une affaire de meurtre ? Tu vas loin.
-Alors ? C'est du cognac Saul ?
-Mmm...
Non, je ne crois pas. -Tu crois pas ou tu sais pas ?
-OK. Ca peut valoir
200 000 euros ? -Là, euh...
Là, j'ai un doute.
-Non. Non, tu te fous de moi, tonton.
Je ne boirai pas ce cognac.
-Tant pis
pour toi ! Tu ne sauras pas.
...
-Il est exceptionnel.
Il faut que j'y aille.
-Tu tombes bien. Je voulais parler d'Alexandre avec toi.
Si tu as 5 minutes.
-Je t'en prie. Rentre.
Ca va ?
-Oui. Oui, ça va.
Et Alexandre, ça va ?
-Son nouveau traitement fonctionne bien. Il est encore
angoissé à l'idée de jeter,
mais il y a du mieux.
Ce que je voulais te dire.
Il y a des gens qui sont atteints du syndrome de Diogène
qui peuvent être un peu plus indépendants.
Clémentine, ce serait bien
que tu le laisses préparer ses repas seul.
Oui. C'est même mieux pour lui.
-D'accord. Bien sûr.
-Et ça te laissera un peu de temps pour vivre ta vie.
-Oui.
-Bah oui.
Bah oui !
*-Sorry. I don't know anything about this famous cognac.
-Are you sure ? *-Yes. Sure.
-OK. Tank you. *-You're welcome.
-Xièxiè. Bye bye.
Il n'a pas reçu le parchemin
non plus. Tu trouves quelque chose ?
-Il n'y a pas de grosses rentrées d'argent. A mon avis, c'était
sa première vente.
Mais il y a 4 ou 5 fois
"location les Canotières". Donc je vais vérifier.
Les Canotières...
C'est un loueur de bateaux.
-Ah !
*-Bienvenue aux Canotières. On est fermés. Rappelez plus tard.
Il est quelle heure ?
-20h30.
...
-On va se balader en amoureux sur la Charente ?
-Police nationale. -OK.
-Vous connaissez cet homme ?
-Oui. Il est venu
plusieurs fois. -Il faisait quoi ? Il était seul ?
-Il m'a loué un bateau.
Je ne me rappelle pas du reste. Je ne flique pas mes clients.
-Mais vous avez quand même une caméra de surveillance, non ?
-Oui. C'est... -Suivez-moi.
-OK.
-Où est le disque dur ? -Il est là.
-Tu peux m'envoyer la liste ? Merci, Lulu.
Elle a fait le tour des riches amateurs de cognac.
Elle en a trouvé quelques-uns qui ont reçu le parchemin.
Voilà. Elle me l'envoie.
OK. Il n'y a que des étrangers. Américain, Russe, Chinois, Chilien.
Ah ! Français !
Je le connais. -Lui aussi ?
-Il va souvent
chez Julius. Tu l'as vu tomber.
C'est un milliardaire alsacien fou de cognac.
-Il est milliardaire ? -Oui.
Albert Haroult, un ancien soixante-huitard.
Il déteste les flics. Sauf moi. J'y vais. Occupe-toi de la vidéo.
-C'est pas vrai,
Martine ! C'est pas vrai !
Ca va mal aller.
C'est ouvert !
-Salut, Albert. Que se passe-t-il ?
-Martine a pissé sur le persan. Martine, viens dire bonjour.
Elle est timide.
Qu'est-ce qui t'amène ?
-La vente aux enchères.
Pourquoi ce mystère ? Le parchemin, l'énigme, ça rime à quoi ?
-Tout ça ? Mais c'est du marketing.
Imagine un peu, une vente aux enchères secrète.
Eric Janvier nous envoyait des parchemins.
Et il fallait résoudre des énigmes pour deviner le jour, le lieu
et l'heure du rendez-vous.
Nous, les milliardaires, on s'ennuie,
alors on s'y laisse prendre. Ca met du piment dans nos vies.
-Ce cognac est extraordinaire. Ce n'est pas que du marketing.
Personne n'a jamais goûté un truc pareil. C'est quoi ?
-Tiens-toi bien.
C'est un cognac pré-phylloxérique et contemporain.
-Quoi ? Mais toutes les vignes ont été détruites par le phylloxéra
il y a plus d'un siècle.
-C'est ce que je pensais. Mais une parcelle a été
miraculeusement épargnée. David Saul m'en a donné la preuve.
-David Saul ? -Mmm.
-Je ne suis au courant de rien.
-Il nous a menti, l'enfoiré. -Donc Saul est le complice
de Janvier et il l'a tué pour le doubler ?
Le téléphone sonne.
-Oui ? *-Yassine, Saul nous a menti.
-Oui, je viens de voir ça.
Il aidait Eric à charger les bouteilles.
-Ce cognac est dingue.
On peut tuer pour ça. On se retrouve à la maison Saul.
-Putain, il s'est barré ! -Merde ! Je le sentais.
-Il a vidé son coffre.
-Je te remercie.
La voiture de Saul a été flashée sur la N141. Il va à l'aéroport.
Putain !
Mais qu'est-ce qu'ils foutent à l'aéroport ?
Pourquoi on n'a pas de nouvelles ?
Le téléphone sonne.
-Capitaine ? *-Tu as des nouvelles
de la PAF ? *-Non.
-Il aurait dû être arrivé avec sa Jaguar.
Il allait peut-être ailleurs. Peux-tu regarder
*si lui ou la maison Saul possède une adresse desservie par la N141 ?
-Oui.
-Il s'est peut-être planqué ailleurs.
*-2 secondes. Euh... On dirait
*qu'il possède une petite baraque vers Douzat,
sur la D385. Je t'envoie l'adresse.
-A gauche !
A gauche !
Coup de klaxon.
Ah ! Mais t'es dingue !
Tu fais chier !
-Allez, ça va. Remonte. -Non. Ca ne va pas.
Fais gaffe.
On n'est pas à Marseille.
...
-Merde !
...
-Modus operandi identique à celui du premier meurtre :
étranglement au garrot.
L'accélérateur de feu est sans doute aussi du cognac.
...
-Ca va ?
-Oui, merci.
-Saul ne nous fuyait pas. Il avait peur d'être la prochaine victime.
C'est sans doute ça qu'il a pris dans son coffre-fort.
-Tout ça pour cacher sa vente aux enchères ?
Ca les rend fous, ce cognac. Tous.
Tous ceux qui ont été au courant de cette vente ont été tués.
Vous êtes la prochaine victime. C'est clair ?
-Mais je ne sais rien.
-Capitaine ! -Quoi ?
-Les autres oenologues maintiennent leur version.
Ils ne sont pas au courant.
-Ils seront prêts à mourir pour leur secret.
-OK. On les colle au trou et on les cuisine.
-Le comité de la maison Saul ? Bien sûr !
-Vous allez nous suivre. Vos poignets, s'il vous plaît.
-Le comité de la maison Saul ?
C'est votre solution diplomatique ? Relâchez tout le monde.
-Commandant...
-Ne me refaites pas le coup du chevalier servant.
Je dois garder Segonzac.
Avec ces bouteilles, on est dans le cognac jusqu'au cou.
-On doit interroger les oenologues. C'est du cognac
pré-phylloxérique contemporain.
Une parcelle a été épargnée. C'est le mobile du meurtre.
-Trouvez la parcelle. Et lâchez la grappe
à la maison Saul.
Au moindre accroc,
je vous colle avec un sifflet sur le rond-point François Ier.
-Aux archives de la ville, il y a des documents
sur la diffusion de l'épidémie. On trouvera la zone épargnée.
-Et on compare avec les parcelles de la maison Saul.
-Tu t'en occupes ?
...
-Il y a des pages arrachées ici.
-Il est quelle heure ?
-Il est 8h03.
-Bonjour. Capitaine Benjebbour. J'aurais besoin de savoir
qui a emprunté les mêmes documents que nous récemment.
Merci.
-Tu me ramènes les flics, maintenant ?
-Albert, que faisais-tu le soir de la mort d'Eric Janvier ?
-Je devais être
chez ton oncle. -C'est le jour de la fermeture.
Viens au poste.
-Comme au bon vieux temps. Non à l'Etat policier !
Si c'était le jour de la fermeture, j'ai dû faire mon potager.
J'avais des blettes à semer. Et ça m'a pris toute la nuit.
-OK, Albert. Je te signifie le début de ta garde à vue...
-On est en démocratie.
On a le droit de labourer
à l'heure qu'on veut. Ca s'appelle la biodynamie.
-Le soir de la mort
d'Eric Janvier, c'était la pleine lune.
-Monsieur n'est pas qu'un poulet. On a affaire à un connaisseur.
-C'est vous qui avez arraché les pages de ce manuscrit
aux archives ?
-Non. Quand je l'ai étudié, elles manquaient déjà.
-Donc tu l'as étudié. -Mmm.
-Tu cherchais la parcelle
pré-phylloxérique ? -Pour ne pas me faire arnaquer.
Mais je n'ai rien trouvé.
Alors j'ai dit à David Saul que, s'il ne me donnait pas de preuves,
je n'irais pas à sa vente bidon. Et il m'a envoyé des photos.
-Tu as des photos
des vignes ? -Mmm. Viens voir.
Tiens.
-Oui. C'est de la folle-blanche, le plus ancien cépage du cognac.
-Tu es bien la fille de ton père.
Et il n'y a aucune trace de greffe. Tu es d'accord ?
-Oui. Il n'y a pas de bourrelets, c'est bien un franc de pied.
Il faudrait
les voir en vrai.
-Tu reconnais
ce château d'eau ? -Oui.
C'est celui
qu'on voit de la D736, vers Jarnac.
-Mais ne frappe pas.
-Je suis désolée.
Les voisins m'ont tous dit que M. Haroult
cultivait son potager le soir du meurtre.
Ils s'en souviennent
parce qu'il chantait tout nu.
Il chante.
-J'ai un bel organe.
-Celle-ci, c'est la D736.
Le château d'eau est là.
-Donc ce serait forcément
cette parcelle.
-Et le portable de Janvier bornait par là.
-Mais elle n'appartient pas à la maison Saul.
-Il faut trouver
à qui elle appartient. -Lulu, tu rentres. On va sur place.
...
-C'est pas vrai !
-Tu es sûr de toi ?
-Il n'y a pas eu de greffe.
Aide-moi.
Et regarde
les pieds. Regarde les pieds.
Ca se voit. Ils datent
de plus d'un siècle.
Alors là, cette vigne-là, c'est un miracle.
-Si cette vigne est pré-phylloxérique,
on est sur la bonne piste.
Le tueur frappe pour ça.
On a la parcelle, les bouteilles.
Il n'a plus de raison d'agir.
-Si. Il reste les fûts.
On doit les trouver.
-J'ai trouvé un ouvrier agricole que David Saul a contacté
pour les vendanges, un certain Bassem Al Kar. Je l'ai convoqué.
-C'est super.
-C'est la parcelle ?
C'est le nom de ton père, là ?
Alain Segonzac, c'est ton père, non ?
Que se passe-t-il ?
-Cette terre a appartenu à mon père.
-Depuis quand tu le sais ? -Tout à l'heure,
dans les vignes, j'ai eu une drôle d'impression, alors j'ai vérifié.
Regarde.
En 1995, David Saul l'a rachetée, juste après le décès de mon père.
Comme s'il n'attendait que ça.
Tu m'excuses 2 minutes ?
Tu te rends compte ?
Mon père possédait ce trésor sans le savoir.
Ca va rendre fou Julius.
Si mon père avait su,
il n'aurait jamais fait ça et mon petit frère ne serait pas comme ça.
-Pourquoi ?
-C'est mon frère qui a découvert mon père pendu.
Il avait 5 ans.
Evidemment, ça l'a traumatisé.
Du coup, il a développé petit à petit le syndrome de Diogène.
Il ne jette rien.
Il a peur de tout.
-Je peux aller interroger l'ouvrier tout seul, si tu veux.
-On a livré le raisin, mais, nous, on est dans la remorque.
On n'a pas l'adresse.
-Mais combien de temps a duré le trajet ?
-Pas plus de 20 minutes. -Et l'endroit ?
C'était comment ? -C'était
une grande ferme.
-OK.
Et il y avait
des animaux ? Des vaches ?
Des chevaux ?
-Il y avait un chien.
Un chien tout frisé. Je n'en avais jamais vu des comme ça.
Et dans la grange
où on a livré
le raisin, ça sentait un peu le gaz.
-Ca sentait gaz ? -Oui, le gaz.
-Ca sentait ça ?
-Oui. C'est ça. C'est comme du gaz, on dirait.
-De la truffe.
Beaucoup de gens trouvent que ça sent le gaz.
Les fûts doivent être dans une ferme trufficole.
Il n'y en a pas 50
à 20 minutes de la parcelle.
Est-ce que c'est ça ?
-Oui.
...
-Allez, on y va !
Il frappe.
-Vous cherchez quelque chose ?
-Vous êtes Robert Mazot ?
On va procéder à une perquisition pour l'enquête des meurtres
de MM. Saul et Janvier. -Quoi ?
-Oui. *-On a trouvé les fûts
*dans la grange.
-On arrive. -Pour les fûts de cognac,
vous l'ignoriez ?
-J'ignorais que c'était du cognac pré-phylloxérique.
Je loue cette grange à M. David Saul depuis 25 ans.
Je pensais qu'il se faisait du black.
-Vous ignoriez qu'ils sont morts ? -Oui.
Je m'étonnais juste de ne pas avoir vu Eric depuis une semaine.
-Vous comptiez garder ces fûts et vous les avez tués.
-Pas du tout.
-On l'embarque. Allez ! -Mais !
-Allez ! -Je me souviens
de quelque chose.
Il y a une semaine,
M. Saul contrôlait ses eaux-de-vie et un homme est venu. Ca a chauffé.
-Vous pouvez le décrire ?
-Non. Je l'ai juste vu remonter dans sa voiture et partir.
Mais il avait un costume noir. -Sa voiture, c'était quoi ?
-Ca devait être une Scenic bleue ou quelque chose comme ça.
-Venez quand même.
Allez.
Son téléphone vibre.
-Oui ?
Quoi ?
...
-On ne peut rien faire.
Je te ramène chez toi ?
...
Tu veux que je monte avec toi ?
-Non, ça va aller. Merci.
A demain. -A demain.
Elle respire avec difficulté.
...
Ca va ?
-Bon. Allez.
Ce n'est pas grave. Mais vous avez bien fait de m'appeler.
Clémentine ne l'aurait jamais fait.
-Au revoir, Evelyne.
-Il faut te ménager un peu.
Une crise d'angoisse, ça arrive. Mais lève le pied.
-Ce n'est pas la fumée
de l'incendie. -Non. Donc ménage-toi.
Lâche du lest à ton frère.
-Oui. -Pense un peu à toi.
-T'inquiète.
-Bonne soirée. -Merci, Evelyne.
Elle est sûre que c'est lié à la fumée que j'ai respirée.
-Désolé, mais j'ai entendu.
C'est normal que tu aies
une crise d'angoisse.
-Julius a vendu toutes les bouteilles.
C'est la dernière. Donc j'attends
d'être un peu...
costaud pour l'ouvrir.
-J'espère que je serai là ce jour-là.
-Clémentine ! Clémentine !
-J'arrive.
-Il n'y a plus d'électricité.
Elle fait tomber des choses. -Merde !
C'est rien, c'est les plombs qui ont sauté.
Ca va ? -Merci.
-Désolé. J'ai entendu du bruit, je me suis inquiété.
-Ca va. Viens. -Salut.
Yassine.
-Salut. Alexandre.
-Enchanté.
-Vous êtes ensemble ?
-Euh... Non. Pourquoi tu dis ça ?
-C'est la première fois
que tu me présentes quelqu'un.
-Oui. En même temps, je ne te l'ai pas présenté.
C'est Yassine qui s'est présenté tout seul.
-C'est intéressant ici.
Tu aimes les arbres ?
Moi aussi. Mon frère est pépiniériste.
Je voulais être
garde forestier.
-Voilà. -Je vais t'aider.
-Merci.
Viens. On s'en va.
-Bonne soirée.
-Je préférerais qu'on se voie demain.
-OK. -Non mais...
-D'accord.
-Pour l'enquête. Je pense que le tueur a mis le feu à la parcelle.
Tout le monde savait en 2h que la vigne était pré-phylloxérique.
-Et le tueur n'avait aucune chance de pouvoir racheter la parcelle ?
Finalement,
il aura tué David Saul et Eric Janvier pour rien.
Attends.
-Mais que fais-tu ? -Les arbres, c'est tous des saules.
Un pleureur, un marsault, un tortueux.
Ce n'est que des saules. Les calendriers.
-Mais que fais-tu ?
-Elles sont où, les pages
du mois de janvier ? -Euh... Là.
-Pourquoi tu fais ça ?
-Je ne sais pas.
-Arrête. -Pourquoi ?
-Je ne sais pas.
-Laisse-le. Sors.
Non, mais attends.
Mais c'est les noms des 2 victimes.
-C'est une coïncidence. Il garde tout, il ne jette rien.
-C'est trop spécifique. Et la parcelle appartenait à votre père.
-Tu dis qu'Alexandre est suspect ?
Tu l'as vu ? Tu l'as bien regardé ?
Il ne serait pas capable de faire de mal à une mouche.
Il ne sort pas de chez lui et il aurait fait 50km pour tuer Saul ?
-Ton frère est lié à l'enquête. On va saisir les pages du calendrier
et les images de saules.
Et on va interroger Alexandre.
On est obligés.
-On est obligés ?
On n'est pas obligés. Personne n'est au courant.
Il n'y a que toi et moi.
Ne fais pas ça, s'il te plaît.
-Clémentine, je comprends que tu essaies de le protéger.
Je te jure. Mais tu es trop impliquée.
J'appelle la commandante Martinez et on te retire l'enquête.
-OK.
Retire-moi de l'enquête.
Puisque tu es si à cheval
sur la procédure,
tu sais qu'on ne perquisitionne pas avant 6h du matin.
Tu peux attendre 7h ?
Il a besoin de repos.
Maintenant, tu peux te casser. Casse-toi.
Quelle conne !
Oui, Julius, c'est moi. Tu peux garder Alexandre pour la nuit ?
Non, tout va bien. Ne t'inquiète pas.
OK. Merci.
Merde !
Lulu ?
-Tu as trouvé
un truc ?
-Oui. J'ai été vérifier
ce que faisait David Saul le jour de la dispute avec l'homme en noir.
Tu sais où il a été ? -Non.
-A l'enterrement de Geneviève Montcalm.
-D'où l'homme en noir.
-Exactement. -OK. Je vérifie.
Banco ! Scenic bleue 2007.
-On l'interroge. Chope l'adresse. -Mais il est 4h du matin.
Elle sonne plusieurs fois.
-M. Montcalm ! -On est en dehors des clous, non ?
-M. Montcalm !
-Clémentine,
regarde la voiture.
Ca sent l'alcool.
M. Montcalm ! M. Montcalm !
-Que se passe-t-il ? Arrêtez ! Arrêtez !
-Vous vous êtes endormi sur la voie publique et vous sentez l'alcool.
-Je suis désolé. C'est parce que c'est...
Ca ne va pas bien en ce moment. J'ai perdu ma femme.
-On est là pour ça. Il y a une semaine, après son enterrement,
vous avez bien eu une altercation avec David Saul ?
-Oui. Ce salopard est venu à l'enterrement de Geneviève
alors qu'à cause de lui, notre vie a été ruinée.
Il m'a viré comme un chien du jour au lendemain.
-Eric Janvier vous a piqué votre poste en 1995.
-Un arriviste à peine sorti de l'école.
Il avait juste fait un stage
dans une petite maison de cognac qui a fini par faire faillite.
-Vous vous souvenez du nom de la maison ?
-Segonzac.
*-Nadine, je suis désolée
de te réveiller. *-Ce n'est pas grave.
-Est-ce que tu te souviens si ton mari a été stagiaire de mon père ?
*-Oui. Il faisait les relevés topographiques.
-Tu es sûre ? *-La mort de ton père est liée
*à celle de mon mari ?
Clémentine a du mal à respirer.
...
-C'est l'heure. On y va, les gars.
*-Reçu.
...
On sonne à l'interphone.
-Mmm...
Qu'est-ce qui se passe ?
-C'est la merde.
Attendez-moi en bas. Je descends.
Tu es ponctuel.
-Désolé, je n'ai pas le choix. C'est signé par Martinez.
-Tu tiens tes promesses, c'est bien.
-On va devoir perquisitionner et interroger ton frère.
-Ne le brusque pas. Tu sais bien qu'il ne sait pas ce qu'il fait.
-Je ne vais pas le brusquer.
La raison est enfouie dans sa mémoire, il l'a refoulée.
-Parce que tu es psy, en plus ?
Tu es plein de surprises. Je t'en prie.
-Clémentine, on doit l'amener sur les lieux de son traumatisme,
à l'endroit où il a découvert le corps de votre père.
*-Je m'y oppose. Pour Alexandre, le choc risque d'être terrible.
-Pour les besoins de l'enquête... *-Clémentine,
Alexandre risque de s'effondrer
et de retourner en hôpital psychiatrique.
Si c'est ce que tu veux pour lui...
-Je ne décide plus.
-Très bien. Merci, madame.
-Yassine, ne fais pas ça.
Tu imagines s'il rechute ?
Il est beaucoup trop fragile
pour supporter ça à nouveau.
-Je vais le faire.
Je veux retourner chez nous.
Je veux comprendre.
...
-Alexandre, viens ici tout de suite !
...
-Ca va aller ?
Tu es sûr ?
Sinon on remet ça.
-Alors ?
-Je ne sais pas. -Te souviens-tu où tu étais
quand tu l'as vu ?
-Par là, je crois.
-Arrêtez !
David, que fais-tu ? Lâche-moi !
Arrêtez ! Ah !
Mais arrêtez ça ! Ah !
Ah !
-C'était Janvier et Saul.
-C'est pas vrai !
Ils l'ont assassiné ?
Janvier faisait des relevés pour papa.
Il a dû découvrir que la parcelle était pré-phylloxérique.
Ils l'ont tué pour cette parcelle.
Ils l'ont tué pour du raisin.
-Je suis désolé.
-Je ne comprends pas pourquoi tu n'as rien dit.
-Tu aurais tout oublié ?
-Je ne sais pas.
C'est très flou. Tout est très confus. J'avais 5 ans.
Je ne sais pas. Je veux rentrer
à la maison.
-J'ai oublié ses médicaments.
-Je veux rentrer à la maison.
-On y va.
-On est bientôt arrivés. Tu vas prendre tes médicaments et ça ira.
-Son traitement
lui a peut-être fait tout oublier.
En même temps, ça sert peut-être à ça.
Fais voir.
-Tiens. -Merci.
-Il me faudrait la liste de tous les médicaments qu'il a pris,
les ordonnances et son dossier médical.
-Oui. 2 minutes.
Doucement. Pardon. Vous pouvez
nous laisser ?
Inspire.
OK. Expire. Voilà. Encore. Encore.
Evelyne aurait pu faire une erreur médicale, à l'époque ?
C'était une amie de la famille, mais elle est généraliste, pas psy.
-C'était plus qu'une amie.
Avec ton père, ta mère, Evelyne et moi, on était comme une famille.
A la mort d'Alain, elle a pris en main Alexandre.
On n'a pas réfléchi.
-C'est normal,
tonton, on était sous le choc. -Ca fait beaucoup de médicaments.
-Elle aurait drogué Alexandre pour pas qu'il témoigne ?
-C'est ce que je pense.
Je vais envoyer le dossier médical à un ami psychiatre.
-Je n'arrive pas à le croire.
-La procédure est là aussi pour nous protéger.
Si je t'ai retiré l'enquête, c'est pour ton bien.
Evelyne a un bateau ?
-Je ne sais pas.
Le téléphone sonne.
-Allô. *-Lucienne, peux-tu vérifier
*si on a un bateau immatriculé au nom d'Evelyne Gaillard ?
-Euh... Oui.
*-Oui.
*Elle a un bateau. -Tu peux trouver le modèle ?
*-C'est un hors-bord blanc de marque Marine Line.
-Elle nous a enfermés dans le moulin. Elle était au courant
de la vente secrète.
Elle a tué Saul et Janvier.
Prépare une équipe.
J'arrive.
-Vas-y.
-Non, je m'y oppose.
Pour Alexandre, le choc peut être terrible.
-Julius a vendu toutes les bouteilles. Ca, c'est la dernière.
Mais c'est du cognac.
-Euh... Il n'y en a plus.
-Il te restait 2 bouteilles.
...
Sirènes de police.
...
-Police ! -Police !
-Evelyne Gaillard est là ? -Non.
-Vous savez où elle est ? -Non. Elle avait une urgence.
-Oui ?
-Evelyne est la prochaine victime.
Julius venge la mort de mon père. Il signe ses crimes
*avec du Segonzac.
-Quelle urgence ? Qui l'a appelée ? -Je n'en sais rien. Désolée.
-Alexandre va très mal.
On ne savait pas quoi faire. -Il a dit quelque chose ?
-Non, rien.
-Je vous avais dit que c'était une mauvaise idée. Il est trop fragile.
-Ah !
-Qu'est-ce que tu fais, Julius ? -Alors ? Regarde.
Vous avez tué Alain
pour cette parcelle-là ? Dis-moi !
-Je ne l'ai pas tué.
-Tu ne l'as pas tué ? Mais c'est pour ça que tu as drogué Alexandre.
Pour couvrir David Saul.
Il avait 5 ans.
-J'étais amoureuse.
On était ensemble et il ne voulait pas que ça se sache.
Je l'ai fait
pour le protéger.
J'ai tout de suite regretté.
Mais il était trop tard pour revenir en arrière.
Il s'est servi de moi.
Il s'est servi de moi, Julius.
Pardon.
-Pardon ? Pardon, Evelyne ?
-J'y suis. Il y a leurs voitures.
Je ne les vois pas. Je ne peux pas vous attendre, je dois intervenir.
-Tu as regretté ? Hein ? Et il était trop tard ?
Je ne vais pas regretter.
-Julius ! -Laisse-moi !
Elle nous a fait croire tout ce temps qu'Alain s'était suicidé.
-Lâche-la !
-Il n'a pas fait faillite. Il ne s'est pas pendu.
Il a découvert
qu'il avait une parcelle
pré-phylloxérique. La maison Segonzac était sauvée.
Ils l'ont tué. -Arrête.
-Ils ont maquillé ça en suicide avec sa complicité à elle.
-Arrête. -Pendant 20 ans,
tu nous as menti, tu nous as laissé croire ça.
-Je t'empêcherai de faire ça.
Je t'en supplie. -Elle a bousillé
la vie de ton frère
et la tienne aussi. -Ne bouge pas ou je tire.
-Allez ! Vas-y ! Tire ! Tire !
...
-Salut.
-Ciao ! -A la semaine prochaine.
-Ca marche.
-"Mon Alexandre chéri, mon petit frère adoré,
"je pars quelques jours, alors je t'ai mis dans le frigo
"des repas tout prêts que tu aimes.
"Lucienne passera tous les soirs. Tu peux y arriver sans moi.
"Je pars confiante et je reviens vite."
...
Yassine !
-Dites-moi. On y va ?
...
france.tv access
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.