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Zulu
...
On fredonne en allemand.
...
Il sifflote.
...
Perceuse
Propos en allemand
Je comprends pas.
Ce truc, à qui tu l'as volé ?
...
- A personne. Je suis pas un voleur.
Perceuse
Non ! Non !
Cri
Rony Boyer, 42 ans.
Propriétaire du magasin. Un employé l'a découvert.
Cause de la mort ?
- Une balle dans la nuque. Il a des plaies
infligées avant la mort.
Donc, torturé.
Avec quoi ?
- A priori, je dirais avec une perceuse.
- Cri de dégoût - Rien que ça ?
Vibreur
Rire
Vous avez flippé.
On trouve toujours des trucs.
- Bonjour. - Ca, c'est rigolo.
Bonjour.
Tu fais
les constat', je jette un oeil.
Il y a des trucs chouettes ici.
Vous me cherchez un cadeau pour ce soir ?
Elle rit.
C'est pas obligé.
C'est à vous d'amener
un cadeau.
On a dit 20h ?
(Oui, c'est ça.)
Le tueur n'a rien volé.
L'équipe a vérifié,
il manque rien en rayons.
Vous avez vérifié le coffre ?
Quel coffre ?
Là. Vous voyez pas
les prises différentes ?
Et il y a une multiprise à côté
avec 50 trucs branchés.
Il y a un coffre derrière.
Coups creux
J'ai bon ! Hein ?
C'était pas dans les registres.
Ca sent le recel à plein nez.
Bravo, Morgane.
On aurait perdu du temps.
On fait quoi ?
Si je peux aider, ça me fait plaisir.
Rien compris.
J'ai rien compris.
C'est plus intéressant,
car les fonds sont versés à une entreprise de rénovation énergétique
et avec la flambée de l'écologie,
c'est génial. *Sonnerie
C'est ma fille.
Elle va investir
- dedans. - Ah !
- Comment ça va ? *-J'ai retrouvé tes bijoux
sur une scène de crime.
- Excusez-moi. Ecoute-moi, Morgane.
D'abord, tu te calmes. J'y suis pour rien,
je comprends pas.
Arrête.
Dans une boutique à Roubaix.
Le patron a été tué avec une perceuse.
- Une perceuse ! - A Roubaix ?
Je sais pas de quoi tu parles.
Dédé ! Dédé !
Un verre de blanc.
Reste focus sur ce que je te dis.
Un type est mort
et mon service enquête dessus.
Il y a forcément nos empreintes dessus.
- J'ai tout essuyé avant de fourguer à Redbones.
J'ai utilisé des faux noms. Tu me prends
pour qui ?
Tu dis toujours
que tes collègues valent rien
- sans toi. - Pas à rien à ce point,
je veux dire...
Enquête normalement
et dès que tu vois que ça se rapproche de nous,
tu réorientes.
Je "réoriente" ?
Je rattrape tes conneries, comme d'habitude.
Merci d'être venue.
- C'est qui la vioque ? - La propriétaire des bijoux.
Elle a déclaré leur vol après une agression.
- Merde. - Ouais.
Vous les reconnaissez ?
Oh !
Oh, oui !
Ce sont mes bijoux !
- Comment vous avez fait ? - On les a trouvés
- chez un homme assassiné. - Mon Dieu.
- On cherche à identifier les receleurs.
Racontez-moi votre agression.
Oh là là...
C'est un peu flou. A mon âge, la mémoire...
Je comprends.
- Il était un peu plus de 17h30. Je venais de faire du thé
quand Thierry a sonné.
Oh !
Thierry !
J'ai ouvert. Il avait une béquille.
Je l'ai fait entrer et voilà.
Thierry comment ?
- Askuch. A-S...
- Askuch. - K-U-C-H.
Un armateur albanais.
- Thierry "Askruch". - Askuch.
- Askuch. - "Kruch".
- Askuch. - "Askruch".
Thierry Askuch. Arrête.
- Excusez-moi. Daphné, t'es sur le coup ?
- Askuch. - Aviateur libanais.
Merci.
Donc, vous l'avez invité chez vous.
- Et ensuite ? - Ca, je...
Je ne sais pas tout. J'ai...
Il a levé sa béquille comme ça.
Et... bam !
Voilà.
Ensuite, il a attrapé ma boîte à bijoux.
C'est tout.
Ce Thierry,
il était seul ?
Démarre !
Allez !
Oui.
Je crois.
Ce sera tout.
- Bien. - Je vous raccompagne.
- Merci. - Hé !
- Quoi ? - J'ai perdu mon chewing-gum.
- Quand est-ce que je pourrai les récupérer ?
- J'y tiens. - Dès la fin de l'enquête.
Merci.
Vous êtes merveilleux.
Au revoir, monsieur
et madame.
C'est bon.
Je l'ai. Ca valait le coup.
- S'en prendre à une mamie, qui fait ça ?
- Ce boulot fait perdre foi en l'humanité.
Ouais, enfin...
Attention, quand même.
Les vieux d'aujourd'hui, c'est pas ceux de...
Ils font du sport, ils sont pas en sucre.
C'est...
C'est...
On n'a pas
de Thierry Askuch dans nos fichiers.
- Non, c'est clairement un faux nom.
Vous avez des nouvelles de la commissaire, vous ?
La commission rogatoire, ça urge.
- *-Autorisez les saisies. - Très bien.
- *-C'est urgent. - J'autorise les saisies. Voilà.
- C'est Karadec ? - Oui.
- Il se passe quoi ? Un homicide ?
- Un gros truc ? - Un meurtre à la perceuse.
Rien de grave.
- Meurtre à la perceuse ? - Oui.
- Pourquoi on m'a pas prévenue ? - Hop, hop, hop.
On a dit quoi ?
Ce week-end, on se...
DETEND.
- S'il y a une urgence, ils m'appelleront.
Allez.
J'ai lu les mails de Rony Boyer.
Un client allemand qui veut des infos
sur une broche.
J'ai un message
sur son répondeur.
*-Rony, comme tu m'évites, je tente sur ton fixe.
Je prends un café et je pensais à toi.
Je viendrai après la fermeture.
Faut qu'on discute.
Ca peut être l'assassin.
- Tu l'as tracé ? - Numéro masqué. J'ai demandé
à l'opérateur.
J'ai du nouveau sur l'armateur albanais.
Le voleur de bijoux. La gendarmerie a dressé
un portrait-robot.
Je viens de le recevoir.
Attendez, attendez, pouce.
On est d'accord
que l'assassin a laissé un message, et nous,
on en fait rien ?
On peut pas l'identifier.
Ben...
Ben quoi ?
- C'est vous qui le dites. Je peux tenter.
*-Rony, comme tu m'évites, je tente sur ton fixe.
On vient d'entendre quoi ?
Rien.
Une vibration d'un verre
sur une table.
A côté d'un tramway.
Ou d'un métro. Ca roule et ça vibre.
OK ?
- L'appel provient d'un endroit près d'un tram ou d'un métro.
Et ?
Et on continue la recherche.
Alors quoi d'autre ?
*-Je prends un café et je pensais à toi.
Je viendrai après la fermeture.
Là.
J'entends rien, il y a rien.
Une mouette.
Mouette ?
Qui dit mouette
dit trucs à bouffer. Un marché.
Tramway, marché,
on trouve des trucs.
- Alors, ensuite... - OK.
On continue.
*-Faut qu'on discute.
- C'est subtil, le meilleur pour la fin.
Il a des glaçons dans son verre.
Et bim !
Des glaçons,
comment tu sais que c'en est ?
Ils craquent, Gilles.
Ils craquent.
OK.
Je vous explique.
Alors...
Imaginez les molécules d'eau.
Quand on les congèle pour en faire des glaçons,
elles se mettent
en formation ordonnée
comme les cristaux.
- Ouais. - Mais si
on augmente un peu la température,
elles se contractent.
Et
ça pète.
En l'occurrence, ça craque.
Comme le mec
dit plus tôt dans son message qu'il prend un café,
j'en déduis qu'il a passé son appel entre un tram et un marché
dans un rade qui sert du café glacé.
Ca me file
des aigreurs.
- Morgane ? - Ouais, non.
On entend rien, hein ?
Morgane rit.
C'est de l'extrapolation.
Sur le papier, ça fait malin,
mais concrètement...
Sur le papier...
C'est ça !
Le message est sur
le fixe.
A côté
du téléphone.
Le bloc-notes et le stylo débouché.
- Il prenait des notes en écoutant ?
Il y a un moyen
de savoir : regarder les scellés.
Sans rire.
"Rappeler Red..."
REDBONES.
Redbones ?
Daphné, appelle la BRB.
- Il se passe quoi ? - Redbones.
C'est le chef des Skulls, un gang de bikers.
On a un suspect. Bravo, Gilles.
A l'ancienne.
Ouais, ouais, ouais.
Ton truc des mouettes et des glaçons, c'est super.
Vraiment, c'est...
Il te manquait le petit... Le je-ne-sais-quoi.
Mais c'est bien, attention. Après...
Lt Forestier,
j'aimerais localiser le GSM d'un suspect.
- Je patiente. - Son ex-femme.
OK, c'est noté. Merci, lieutenant.
- Oh là là. - Quoi ?
- Gilles. - Quoi ?
Ca confirme mes peurs.
Je vous rappelle.
Je t'ai tiré les cartes. Regarde.
Le diable, la Lune et la mort.
Les pires cartes.
- La mort, au tarot, ça veut pas vraiment dire la mort.
Tu tires le truc...
- C'est une légende urbaine pour les tirages de merde.
La mort, c'est la mort.
Ca veut dire
que t'as un loup dans ton entourage.
Il faut l'identifier
avant qu'il distille son poison.
Sinon,
- c'est la mort. - Non.
Un loup, c'est qui ?
- J'en sais rien. Mais je serais toi,
j'irais pas sur le terrain.
Merci beaucoup.
La BRB sait où se trouve Redbones. On y va.
Je vais pas y aller.
- Je crois que j'ai... - Une cystite.
- Il a une cystite. - Ouais.
(Un loup, n'importe quoi.)
(C'est quoi ces conneries ?)
Il souffle.
- (S'il me reconnaît, je fais quoi ?)
Je fais que gagner du temps. Tu l'as rappelé ?
*-Morgane, on gère.
C'est un rottweiler avec sa proie.
Il va me griller.
Sèche-mains
Rire gêné
C'est...
C'est Henri qui me bassine avec son histoire de loyer.
- Les loyers, c'est sûr que oui. - Alors,
je retourne voir Karadec. Il m'attend.
"Boulot, boulot."
Je ferais mieux de pas lambiner.
A tout à l'heure.
Ouais.
A toute.
D'après la BRB,
Redbones vient ici
pour être sûr d'éviter les micros.
- Ca doit être plein de mecs à poil, faut les prévenir.
- Ca vous dérange, les suspects à poil ?
- C'est petit. J'apprends de mes erreurs,
- je vous ferai dire. - Ah bon ?
Planquez vos zgegs !
- Morgane ! - Regardez !
Votre main !
Putain...
Restez là.
Hé ! Police !
Putain de merde.
...
- J'appelle les secours. Grognement
- Monsieur Redbones. - Morgane...
- Redbones ? - Il cherche
ton père.
Il cherche ton père.
Râle et toux
Il cherche ton père.
Il cherche ton père.
Toux
*Vibreur
- C'est ton portable ? - C'est pas possible.
- Il faut que je vérifie le mien.
- Franchement, fais-leur confiance, OK ?
- Ils s'en sortent. - Tu crois ?
Mais oui.
Non, mais sérieusement.
T'as un psychopathe au cul.
*-Morgane, je t'entends pas.
Le tueur à la perceuse te cherche.
Perceuse et cri
Bonjour. Théa ?
- Salut, m'man. - Bouge pas.
T'as fait entrer
- ce type ? - Ouais, pour l'escalier.
On a déjà payé l'acompte.
T'es inconsciente.
Bon...
Va faire ton sac avec ton frère, je vous emmène chez Ludo.
- Allez. - T'es sérieuse ?
Cas de force majeure.
Ouais ? *-Allô ?
Perceuse
Je te reprends, bouge pas.
...
Ecoute, c'est ta dernière chance de me dire la vérité.
Pourquoi ce type veut te buter ?
*-Je sais pas, je sais pas qui c'est.
Franchement, t'as pas à t'inquiéter.
*Perceuse en écho
Allô ?
- *-Allô ? - Allô ?
Echo *-Oui, allô ?
- Dis-moi, t'es où, là ?
Echo *-En voiture, pourquoi ?
Coups dans la pièce et le téléphone
- Allô ? - C'est pas vrai !
Tu te fous de ma gueule.
- Mes petits-enfants me manquent.
- Ils vont se faire zigouiller à cause de toi,
alors tu dégages.
- T'as rénové cette baraque avec mon pognon.
Tu peux m'héberger. *Sonnerie
- (Tais-toi, tu bouges pas.)
Oui, allô, Kara. *-Oui.
Les constat' ont pris du temps. On peut se dire
20h30 ?
Ah, ouais...
J'allais vous appeler parce que...
Là, j'ai une tuile.
Ludo peut pas garder les enfants.
On peut décaler à demain ? Ce serait super.
Demain.
Pas de souci. *-Génial !
Je me réjouis. OK pour demain. Au revoir.
Tu fais chier.
Va au grenier, mais je te préviens,
quand c'est fini, tu sors de ma vie.
D'accord.
- Daphné ? *-D'après le caissier du hammam,
- le tueur a un accent allemand. - Allemand ?
T'as parlé d'un client allemand pour la 1re victime ?
*-Oui, pour une broche. Devinez quoi.
On a cru à une coïncidence,
mais cette broche
n'a pas été retrouvée. C'est elle
que le tueur cherche.
La broche d'Hannah.
Hannah ?
- Une amie rencontrée à Berlin il y a 50 ans.
Dans les années 70,
j'étais secrétaire à l'ambassade de RDA.
Hannah travaillait avec moi. Elle était allemande.
On s'est rapprochées.
C'était sa broche.
Hannah Krueger.
Elle est en vie ?
Non.
Je ne sais pas.
Comment vous expliquer ?
Elle aimait
un Français rencontré au travail, je n'ai jamais su qui.
Elle était secrète.
Un jour, elle m'a annoncé
qu'elle le rejoignait à l'Ouest.
J'ai essayé de l'en dissuader.
En 71, traverser la frontière illégalement,
c'était très dangereux. On pouvait être arrêté,
racketté ou pire.
Mais...
elle a pas voulu
m'écouter.
Elle m'a demandé de l'aider.
Elle vous a confié sa broche
pour pas se la faire voler ?
- Avec mon passeport, c'était facile.
J'ai traversé la frontière le même jour.
Je l'ai attendue
de l'autre côté, pour la lui rendre.
- Elle est jamais venue. - Vous savez
- ce qui lui est arrivé ? - Non.
Je n'ai plus entendu parler d'elle.
Je suis rentrée en France.
J'ai toujours gardé la broche.
J'espérais qu'elle finirait par venir la récupérer.
Vous auriez une photo d'Hannah ?
- Laissez-moi regarder dans mes albums.
Les meurtres
sont liés à cette broche,
qui appartenait à Hannah Krueger.
En 1972, elle disparaît
après avoir confié la broche à Mme Martingale.
Elle reste cachée 50 ans.
Jusqu'au vol de Thierry Askuch.
Suite à ça,
la broche circule jusqu'à Redbones
puis notre 1re victime.
Le tueur la retrouve
et s'en prend à ceux qui l'ont eue.
T'as retrouvé d'autres intermédiaires ?
Ouais.
D'après le carnet de Redbones,
S. Nessuno lui a confié la broche
avec d'autres bijoux.
Je l'ai pas encore identifié.
- Continue de creuser sur lui et Askuch.
C'est sans doute les cibles du tueur.
- Il faut les identifier. - D'accord.
C'est bien, les intermédiaires,
mais la question, c'est le mobile du tueur.
Pourquoi il bloque sur la broche ?
Non ?
- Il a peut-être un lien
avec Hannah, ils sont allemands.
Oui, Gilles !
Là, il y a un truc à creuser.
Qu'est-ce qu'on a sur cette Hannah ?
- Elle a disparu en 1972 et personne l'a revue.
- Personne ? Nessuno veut dire "personne".
Il a vendu les bijoux.
Et l'armateur albanais, Askuch... Que veut dire "askuch"
- en albanais ? - Je sais pas.
Je regarde.
"Personne". C'est le même type. Un seul intermédiaire.
*-Quelqu'un est plus rapide ? *-Plus rapide que lui ?
Personne.
C'est un malin, ce Personne.
Il arrive toujours à ses fins.
Dis pas à ta mère que je t'ai montré le film.
C'est le même mec.
Il se fait appeler Personne.
Le tueur doit le chercher. Il faut
le trouver avant. Daphné ?
Vérifie les caméras chez Mme Martingale.
Gilles, le service des contraventions.
Il a peut-être pris un P.-V.
Carrément.
- Démarre. - Putain, c'est pas vrai.
OK, OK, on s'égare...
On avait une piste, pourquoi on s'éparpille ?
Focus un peu, mince !
*Sonnerie
Allô.
Morgane, on tient un truc.
2015 ? OK.
Merci.
C'était la PTS.
Les empreintes du hammam
correspondent à une affaire.
Une agression à Paris avec une perceuse.
Yes!
C'est une piste.
Voilà. Là, on tient
quelque chose.
Bravo, Gilles.
- J'ai tout raconté à la police en 2015.
Ce type est entré, il m'a frappé.
Il a sorti une perceuse pour me menacer.
Il était cagoulé, je l'ai pas vu.
- Les raisons de l'agression n'ont pas été mentionnées.
Que vous voulait-il ?
Il était très incohérent.
J'ai pensé que c'était un malade, un drogué.
Vous avez déjà vu cette femme ?
Non.
Non.
Vous êtes sûr ?
C'est Hannah Krueger.
Votre agresseur la cherche.
Il a assassiné 4 personnes en 48 heures.
Si vous avez un indice, il faut nous le dire.
Vous pouvez imaginer ce qu'il a fait à ses victimes.
C'est notre fils.
Pardon ? Votre fils ?
J'ai rencontré Hannah à Berlin.
On a eu une liaison.
Elle est tombée enceinte.
C'est vous qu'elle voulait
rejoindre ?
- Elle a eu des ennuis à cause de ça.
Quand Klaus est né,
la Stasi l'a surveillée.
Il fallait qu'elle parte. Elle a trouvé
un passeur.
Elle est jamais arrivée.
J'ai pensé
- qu'on l'avait arrêtée. - Et votre fils ?
- Il a été envoyé dans un orphelinat
pour enfants de déserteurs.
J'ai essayé
de l'en sortir.
- C'était pas possible. - Il y a 8 ans,
il a voulu savoir où était sa mère ?
Quand il a compris
que j'avais aucune réponse,
il est devenu fou.
Je sais pas ce qu'ils lui ont fait,
mais ça l'a brisé.
Il est plus humain.
On ferme.
Oui.
Daphné.
T'as reçu la liste des P.-V. près de chez Mme Martingale ?
- Oui. - Je me disais...
Comme t'es débordée, j'aurais pu m'en occuper.
- C'est gentil. - Si je peux aider.
Le commandant va s'en charger.
OK.
- Mais on a les fadettes des téléphones des victimes sur 6 mois.
- Si tu veux les éplucher... - J'ai pas le temps.
Voilà.
OK, cool. Merci. A demain.
A demain.
OK...
*Bip
J'ai lancé
une recherche sur Klaus.
- Aucune nouvelle. - Merde.
On contacte les autorités allemandes
- au plus vite. - Carrément.
Je suis prête. On y va ?
- Hein ? - Vous allez où ?
- Le commandant m'invite à dîner pour me remercier
de mes apports.
- Et ouais. - Sympa.
- On est partis ? - Oui.
J'ai des apports aussi.
Des noms sur des blocs-notes, des P.-V...
Bonne soirée.
Ouais, bonne soirée.
- Chin ! - J'espère qu'il est assez frais.
Ah !
Tada !
- Pour moi ? - Absolument.
- Vous ne direz pas que j'ai mal fait. - C'est gentil.
- Il ne fallait pas. - Mmh...
- Enfin, si. Merci. - Hein...
Ca vous fera marrer.
Ils rient.
...
- OK, un chargeur avec 3 ports USB. Super, merci.
Pratique pour votre famille.
- Sonnerie - Petite blagounette.
C'est un texto de Daphné.
Un dossier d'Hannah Krueger aux archives de la Stasi
qu'on va nous envoyer.
Redites "Stasi".
- Stasi. Elle rit.
- ... - Ah, oui.
Dites un autre truc en allemand.
- Euh... Il parle avec un accent allemand.
- Elle rit. - La vache, c'est fou. C'est...
Ca donne un tout autre type. Ca vous change complètement.
- Ah bon ? - Essayez le russe.
- En russe ? - Oui.
Heu...
Heu... Il parle avec un accent russe.
- Non, bof. - Non ?
L'italien.
- Morgane, se continui a farmi domande cosi, io la bacio.
Ils rient.
- C'est classe, l'italien. ...
- Ca veut dire quoi ? - Eh bien, rien.
- Si, il y avait un "Morgane", dedans.
- Quand même, je... - Ah bon ?
Alors, ça veut dire quoi ?
Eh bien...
Sonnerie
... Ne bougez pas. Je reviens.
...
Attention, c'est chaud.
Voilà.
Des nachos ?
- Ah, bon. - Quoi ?
Vous mangez ça, vous ?
- Vous n'aimez pas ? - Si.
C'est que je ne vous imaginais pas
manger ça.
J'ai encore plein de choses à découvrir sur vous.
Je vous propose un petit jeu.
Je vous pose des questions et vous répondez par un mot.
- OK ? - J'ai horreur de ça.
OK, super.
Le nom de votre animal
quand vous étiez petit ?
Il soupire.
- Surcouf, un doberman avec une tête de méchant,
mais une crème.
- OK. Le prénom de votre grand-mère préférée ?
Paulette.
D'accord.
- Votre 1er CD ? - Heu...
Les Red Hot, "Under The Bridge".
- Ah, oui. C'était cool, ça. - Oui.
Elle chantonne.
...
Take me
To the place I love
TAKE ME ALL THE WAY
YEAH, HE
YEAH, HE
- Oui, c'était cool. - Mmh...
- Où partiez-vous en vacances ?
A La Pointue.
- La Pointue ? - Oui.
Notre maison en Bretagne. On l'appelait comme ça
pour la forme du toit.
- On adorait y aller avec mon frère. - Vous n'y allez plus ?
Non.
On l'a vendue après l'accident.
Il y avait un bunker où on adorait jouer.
Et...
Ma mère m'avait demandé de m'occuper de mon frère.
Sauf que cette année-là, j'avais 14 ans.
J'ai préféré aller m'amuser avec d'autres ados.
J'embrassais ma 1e copine.
Il est allé au bunker et il est tombé.
J'avais pas raconté ça
depuis longtemps.
...
Je dois y aller
parce qu'en fait,
j'ai le menuisier qui a dû finir la dernière marche.
Il faut que je le paie. Ca m'a beaucoup plu.
J'aime beaucoup cette idée.
C'était super. A demain.
A demain.
...
Elle soupire.
Soupir de soulagement
...
- Le dossier Stasi d'Hannah Krueger. Elle a été espionnée
pendant 6 mois après la naissance
de son fils.
Le 7 mars 1972, elle monte dans un bus
à destination de Magdebourg, et là,
plus aucune trace.
J'imagine
- qu'ils ne l'ont plus revue. - Pas tout à fait.
Le dossier a été mis
à jour en 1979, après la découverte de 4 corps
dans une fosse commune près de Magdebourg.
L'un des corps correspond à celui d'Hannah
en termes de taille.
Son fils torture les gens
pour comprendre.
Elle était en RDA.
- Une exécution de la Stasi ? - Le rapport ne le dit pas
mais il y avait
des traces d'arsenic.
- Ce n'est pas leur mode opératoire. - Ah, bon. OK.
Quelqu'un s'est intéressé au dossier ?
- J'ai la liste sur mon bureau. - Génial.
Hé ! Salut,
les Bee Gees ! Elle rit.
- Salut. - Salut.
- Bonjour, Morgane. - Bonjour.
Gilles,
- j'ai raté un truc ? - Oui. Hannah Krueger est morte.
Son corps était dans un charnier à la frontière.
Ca va bien, toi ?
Oui.
Super.
- Je voulais te dire que s'il y a un souci,
je suis là.
Oui.
Il n'y a pas de souci. Tout va bien.
On peut parler ?
Oui, bien sûr.
- Hum, hum... - Qu'est-ce qu'il y a ?
Il soupire.
- Bon, voilà. Heu...
J'ai vu quelqu'un faire quelque chose.
Je ne suis pas complètement sûr.
Si j'ai raison et que ce quelqu'un a fait cette chose,
je me dois de t'en parler
et protéger ce quelqu'un
- qui fait souvent des choses. - Qu'est-ce qu'elle a fait ?
Elle a voulu rentrer dans ton ordi.
Ca va ?
Mmh.
Aucun problème.
Elle devait m'imprimer un document. Tout est normal.
- Tu lui as donné ton mot de passe ? - Oui.
Je manque d'effectifs pour Mme Martingal.
Tu pourrais assurer
sa protection en attendant ?
Sa protection ?
Soupir Je ne me sens pas encore...
très bien et...
- Mais je vais y aller. - Super, merci.
- Je te revaudrai ça. - OK.
Tu es sûr ?
Oui, tout va bien.
"La Pointue".
Sans espace, P majuscule.
- Hein ? - Le mot de passe de mon ordinateur.
Mais vous le savez déjà.
- C'est-à-dire ?
J'ai le PV.
Vous étiez là lors de l'agression.
Ce n'est pas ce que vous croyez.
Mon père a merdé, une fois de plus. Il devait de l'argent.
Enfin, on devait
de l'argent à un type et il a volé les bijoux pour le rembourser,
mais...
Tout ce qui s'est passé après,
ça ne le concerne pas.
Vous m'avez utilisé.
Non, non, non.
Non. J'ai menti là-dessus, OK. Mais tout le reste, c'est vrai.
- Vous devez me faire confiance. - Ne me parlez pas de confiance.
Vous ne faites que mentir. La confiance se crée,
s'entretient et se partage.
Sonnerie
Oui, Daphné ? *-Vous êtes où ? Le suspect
a été aperçu sortant d'un bar.
- Envoie une équipe. J'arrive.
Attendez,
je vous dis ce que je sais.
Rentrez.
Si vous interférez
de quelque façon, je préviens l'IGPN.
Police !
Elle soupire.
- Coups de marteau - Oh, purée ! Ce n'est pas vrai.
... Soupir
Bonjour.
Soupir
Perceuse
...
...
Les collègues
ont fait le tour, mais je vérifie.
Vous pensez que
- je suis en danger ? - En danger ? Non.
Le suspect ne peut pas vous retrouver.
Et vous êtes avec moi.
Vous ne risquez rien. Il rit.
Sauf si mon tirage a raison.
- Votre quoi ? - Non, rien. Des bêtises.
J'ai une amie fan de cartomancie.
Elle a prédit que j'allais mourir aujourd'hui.
Il rit. Je n'y crois pas du tout.
Ce n'est pas parce qu'il y a un psychopathe à la perceuse
qu'on va y passer tous les 2.
- Il ne faut pas être parano non plus. - J'allais me faire du thé.
Est-ce que vous en voulez ?
- Un thé ? Oui, avec plaisir.
Sonnerie
- ... - Oui, c'est bon. J'arrive.
- Ludo, qu'est-ce que tu fous là ? - Je te ramène tes enfants.
- Non. - Ca fait 2 jours.
Ce n'est pas ma semaine.
- Ca tombe mal. - Bonjour.
Je t'explique.
Il soupire. Un psychopathe veut ma peau.
- C'est dangereux. - Il y en a
toujours un qui veut
- ta peau. J'en ai marre. - C'est sérieux.
Ce n'est pas le bon moment. Sonnerie
- Posez vos affaires. - Ne bougez pas.
Mais elle travaille.
- Tu n'es pas mon père. - Une semaine
- chez l'un... - Morgane !
Vous allez arrêter de me balader.
- 3 semaines que je vous relance. - Justement.
- A 2 jours près... - Je ne bougerai pas d'ici
sans le loyer.
- On va... - Morgane,
je n'y suis pour rien.
- J'ai du travail. - Non.
Brouhaha
...
Chut...
Brouhaha
...
- Stop ! Stop. - "Kikeriki".
"Kikeriki".
Personne ne bouge.
*Rires
*Sonnerie
*-Ne te lève surtout pas. Hein, Cat ?
*-Bien le bonjour, Cat !
*-Keurkine, devant chez moi ? Et parfumé, en plus ?
*Rires *-Je viens en tant qu'ami.
*Cris
Elle sanglote.
Perceuse
Sanglots
Ah !
Soupir
Cet homme.
- Dis-moi où il est. - Je ne connais pas cette personne.
Désolée, je ne sais...
Ah !
Arrêtez !
Je le connais un peu. Je ne sais pas où il est. Attendez !
Attendez !
Ah !
- Arrête ça ! Lâche-la.
Je suis là, tu la lâches.
C'est moi que tu voulais ?
Laisse-la tranquille.
Hop, hop, hop, hop !
Une seconde.
- (Ca va aller.) - Calme-toi. Tu crois
que j'ai tué
ta mère ? C'est faux.
Je peux
te le prouver.
- Assieds-toi.
- Assieds-toi. - Je m'assois ?
Soupir
- Je t'écoute. - Heu...
Non, je ne peux pas
le prouver.
Morgane, elle peut
parce qu'elle a étudié
les dossiers et elle est
- HPI. - Intelligente.
Quoi ?
- Elle peut... Comment on dit "HPI" en allemand ?
Mmh...
Elle travaille
à la police.
Elle est
intelligente.
She's smart. You know, "smart" ?
Flic !
En allemand, "HPI" !
Il parle en allemand.
- C'est de l'allemand. - C'est "HPI", ça. Tu comprends ?
Ah !
Oh...
Tu as 20mn.
Sinon,
tu meurs en 1er. Sanglots
- Bonjour, M. le procureur. On a une autre victime.
On cherche son lien avec l'affaire.
Double appel
Attendez, excusez-moi.
...
Oui, très bien. Très bien.
Merci. Je vous préviendrai.
*-Je ne suis pas là, mais laissez un message.
Karadec,
c'est moi, heu... Excusez-moi de vous déranger.
Les autres ne répondent pas.
Je vous appelle parce que je voulais vérifier une intuition.
Il me faudrait
le dossier d'enquête
au plus vite.
Si vous pouviez me l'envoyer par mail immédiatement,
je vous en saurais gré.
Il va rappeler.
Il est
très professionnel.
Je rappelle ma collègue
parce que... Attendez.
Fini.
- NON, NON, NON ! - Attendez.
- Ils vont appeler. Donnez-moi 5mn. - Chut.
Tu connais le dossier.
- Oh, putain... - Pas besoin d'eux. Tu t'en fous.
Tu connais le dossier. Fais ton truc.
Allez, allez !
OK, OK...
Sanglots
...
Allez.
Il expire. Vas-y.
Allez !
- Je n'y arrive pas. Ca ne vient pas. - Maman...
Ecoute, chérie.
Ferme les yeux, écoute ma voix. Tu te rappelles quand on jouait
aux cartes pour retrouver ta mémoire,
c'était chouette. Tu peux y arriver, là.
Ferme les yeux, vas-y. Allez.
...
Elles parlent en allemand.
...
Des bijoux de famille.
...
J'y tiens énormément.
...
C'est la vioque.
- Quoi, la vioque ? - Ta copine.
Martingal, c'est la passeuse.
Elle disait qu'elle les ferait passer
à l'Ouest, mais elle les zigouillait pour piquer leurs bijoux.
La femme a qui il a volé la broche,
elle a tué votre mère.
Putain, j'ai réussi.
- Voilà. - J'ai réussi !
Oh, purée ! Oh, purée !
Oh, purée ! J'ai eu peur. J'ai réussi.
- Merci beaucoup. - Voilà.
- C'est très, très gentil. C'est vraiment... Alors, ça...
Elle rit. Hou, c'est chaud.
- Oui. Ils rient.
- Ca va me déstresser. Il rit.
Un petit remontant.
Après,
on a beau ne pas y croire,
quand quelqu'un vous dit "Vous avez un loup camouflé
en agneau", vous vous mettez à vous méfier de tout le monde,
c'est... Il soupire.
Ce matin, par exemple. Ce matin, j'ai psychoté sur Morgane.
Morgane, vous voyez qui c'est ? C'est ma collègue, la rousse.
- Vous devriez le boire. Ca va refroidir.
Pardon, c'est malpoli.
J'adore Morgane.
Je l'adore. Morgane, c'est comme ma soeur.
Mais elle a un côté manipulateur.
Je me dis, "Morgane, est-ce qu'elle ne voudrait pas
me"... J'ai un exemple très précis.
En janvier... Je ne vous ennuie pas ?
On est sur une enquête.
- Le corps a été déplacé ? - Aucune trace de déplacement.
OK, merci.
- Tenez, voilà. Ca, c'est l'adresse.
Allez-y, filez.
La vengeance n'attend pas. Il rit.
Et puis
je vais m'occuper de les libérer.
- On va aider. - Allez, filez.
Attendez...
Vous avez peur
que j'appelle
les flics ?
Lui aussi est recherché. On ne risque pas de les appeler.
Je suis recherché.
Vous voyez ?
Donc il n'y a pas de...
Non...
Je vois qu'il n'y a pas de confiance.
Bon, rattachez-moi.
On attendra que quelqu'un finisse par nous trouver. Ca vous va ?
Je suis désolé.
- Ah ! - Ah !
Oh !
Coup de feu
C'est comme
avec le grille-pain. Je l'héberge des mois.
Elle part, le grille-pain disparaît. 3 mois plus tard, je vais chez elle.
Qu'est-ce que je vois ? Le même grille-pain.
Le même modèle, la même couleur. Elle a le culot de me soutenir
que ce n'est pas mon grille-pain. Je lui dis : "Morgane, arrête.
Ce n'est pas grave mais dis-le". Genre, le karma va la rattraper.
Oui, oui. C'est sûr et certain, ça.
- Vous avez du sucre ? - Oh...
- Ne vous dérangez pas, Mme Martingal.
J'y vais, je suis grand. Merci.
Je dis ça, Morgane, elle est comme elle est. Je l'adore.
On ne change pas les gens.
C'est sûr, c'est une sacrée nana.
Une sacrée nana.
Gilles,
il y a un loup déguisé en agneau.
- De l'arsenic a été retrouvé. - Hum...
Il rit. Non... C'est une très belle veste,
que avez là.
- C'est du mouton ? - De l'agneau.
- Ah ! - On arrête
avec la bergerie. Le berger, le bâton, le pot.
On arrête avec les agneaux. On lève les mains.
Mme Martingal... Il rit.
Le loup gris, quoi.
Tu avais besoin
- de lâcher prise. - Mais tellement.
Qu'est-ce que j'imaginais ?
Que le monde allait s'arrêter de tourner ? C'est ridicule.
Tu as raison. J'ai un problème.
- Allez, viens là. Viens là, ma petite droguée.
- Mmh... - Mmh...
A ce week-end, à la détente.
- Au lâcher prise. - On est bien.
- Je devrais regarder mes messages.
- Ca va, Morgane ? Désolée, je n'avais pas mon téléphone.
- Tout le monde va bien ? - Oui, enfin... Les enfants
sont super choqués.
Personne n'est blessé.
Ils sont partis avec Ludo.
Tant mieux.
Comment il a pu se retrouver chez vous ?
Je te briefe
à la PJ. Morgane doit aller aux urgences.
- Oui. - Bien sûr. Je vais chercher
un pompier.
S'il vous plaît ?
Merci, hein.
Dites à votre père
de se faire oublier.
Qu'il n'attire pas
- l'attention sur lui. - Karadec...
faites ce que
vous avez à faire. Ne mentez pas pour moi.
Je suis désolée.
Je voulais que ça marche.
Je ne pouvais pas vous dire, enfin...
- J'ai eu peur que... - Morgane,
c'est terminé.
Madame...
- Ca va ? On va y aller ? - Hein ?
- On y va. - Venez.
On y va.
Je vous emmène, on y va.
...
Coucou !
Vous faites quoi ?
YEAH, YEAH
- Mme Alvaro ? - Oui.
- Vous n'avez pas de commotion cérébrale.
J'aimerais faire une échographie pour m'assurer que le bébé va bien.
- Elle rit. - "Le bébé" !
... Le...
Comment c'est possible, ce truc ?
Vous ne saviez pas ?
Elle soupire.
Là, vous êtes à 15 ou 16 semaines.
Oh, sérieux ?
- Vous avez eu des rapports non protégés ?
- Attends. Hou, là. Pardon. Hou !
Rires
Oh !
Oh, putain !
Sous-titrage EVA France ST'501
.
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