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Six religieuses abattues. Il n'y a pas d'innocents.
Avez-vous vu Teresa ?
- C'est toi qui as fait �a ? - Comment je pourrais ?
C'est interdit de venir ici.
Elle ne voulait pas que je vous ha�sse.
Pour ce que vous avez fait � mon p�re.
Baisse-toi.
Qui est ce gamin pour lequel six personnes ont �t� assassin�es ?
Je travaille pour Gabrielle Larvaron.
Vous �tes quoi ? Son jardinier ?
Plut�t son majordome.
Redites-moi votre nom ?
Samuel Spade.
Ridicule.
�a plaisait � ma m�re.
Une putain, j'imagine.
Laissons ma m�re tranquille et parlons de vous et moi.
Oui, vous et moi.
Et la gamine qui est soi-disant la mienne.
Rien � voir avec elle.
Alors, dites-moi donc...
Qu'est-ce qui vous fait rester au trou ?
- Au quoi ? - Au trou.
Ce trou. Cet endroit.
Restez un peu, et vous verrez comme c'est appropri�.
Il me suffit de regarder par la fen�tre.
Vous ne voyez pas tout.
C'est-�-dire ?
Parfois,
quand le soleil est comme il faut, on regarde d'en haut,
et la rivi�re et les maisons disparaissent.
Un jour, quand j'�tais gamin, il faisait si noir
que j'ai ram� jusqu'� la cascade.
Elle me manque, cette barque. Je la sortais tous les jours.
- Vous comprenez ? - Non.
Vous parlez beaucoup trop pour qu'on vous �coute.
Je parle en m�taphores.
Vos divagations sur l'ombre et la cascade
refl�tent en fait votre enfance malheureuse ?
Vous, les Ricains, vous ne pigez rien.
Sautez une Fran�aise dans un lit fran�ais
et vous saurez tout.
Je ne crois pas que nous parlions de la m�me chose.
Bien s�r que si.
Soit vous �tes idiot, soit vous me provoquez,
ce qui revient au m�me.
� moins que vous ne soyez ce qu'ils disent tous.
Joli gar�on ?
Insouciant ?
Malgr� l'image que vous voulez donner,
vous n'�tes ni ivre, ni blas�, ni int�ressant.
Alors, arr�tez cette com�die et �coutez-moi bien.
Je serai bref, vous pourrez retourner bouder,
et moi, je rentrerai aux �tats-Unis o� les gens sont civilis�s.
Vous n'�tes qu'un priv� am�ricain.
Ce qui vous donne autant d'autorit� qu'un d�ratiseur.
Dans mon cas, c'est du pareil au m�me.
Du calme, je ne vais pas vous descendre.
500 000 francs.
- �a fait beaucoup de francs. - C'est rien de le dire.
Je dois en faire quoi ?
Rachetez-vous une barque et foutez le camp d'ici.
Pour aller o� ?
La Norv�ge manque d'ordures.
J'ai grandi ici.
J'aime beaucoup Bozouls.
H�las, ce n'est pas r�ciproque.
Et les autres ? Mes voisins auxquels je tiens tant ?
Eh bien ?
- Me donneront-ils des enveloppes ? - Non.
C'est un cadeau commun de tous les gens de votre liste.
Vous n'obtiendrez rien de plus.
Et si je d�cide de rester ?
Ce fameux trou
est tr�s profond.
M�taphoriquement.
Je n'aime pas les menaces.
Apparemment, votre professeur d'anglais
a confondu menace et promesse.
S'il vous pla�t,
transmettez mon refus poli � Mme Larvaron et � tous les l�ches.
J'ai demand� ce que je m�rite. Je n'accepterai pas moins.
Philippe.
J'ai eu affaire � bien pire que vous, et de loin.
Je tenais � vous le dire.
Bonne chance pour caser la gamine,
M. Spade.
MISTER SPADE
Voici Zayd.
O� tu l'as trouv� ?
C'est lui qui m'a trouv�.
Tu as vu ses habits ?
Il �tait � la rue.
Non,
ils sont sales, mais de qualit�.
Sa famille est ais�e. Ce n'est pas un mis�rable.
Que fait-il ici ?
Il a d� m'entendre parler arabe avec Basem
et me suivre jusqu'au club.
Que fait-il ici, � Bozouls ?
Je ne sais pas.
Il ne dit rien. Il se cachait.
De qui ?
Je ne sais pas.
Je sais juste qu'il a peur.
De qui ?
Donne-lui � manger.
Et des habits propres.
Je sais.
Je sais.
Il ne peut pas rester.
Il nous met en danger.
S'il trempe dans quelque chose, on sera expuls�s.
Et si on rentre, on est morts.
Peut-�tre que lui aussi.
�a expliquerait pourquoi il avait �a.
Arm�e fran�aise ?
Parlons-en � l'imam.
Il s'en occupera.
Tiens, de l'eau.
En r�sum�, il ne regrettait pas
d'avoir abandonn� sa vie,
cela lui semblait un bon compromis.
Une poutre tomb�e du ciel qui vous fait fr�ler la mort,
�a fait aussi r�fl�chir.
Et la premi�re pens�e est souvent de fuir en courant.
Mais quand je l'ai retrouv� avec sa 2e �pouse,
il se demandait comment il avait pu recr�er cette m�me vie
qu'il avait fuie.
C'est s�rement la partie du r�cit que tu pr�f�res.
L'homme s'�tait habitu� aux poutres qui tombent.
Et quand il n'en tombait plus, il s'est habitu� � �a aussi.
C'est rare d'�tre si intelligente quand on est si riche.
Heureusement qu'il y a peu de chantiers � Bozouls.
Parce que ce que tu essaies de dire, c'est que tu risques
de me quitter un jour, sans pr�venir.
Je dis que c'est une possibilit�.
Eh bien,
�a nous fait un point commun.
Mais moi, je suis certaine de te quitter.
Comme je suis certaine de ne pas �tre une bonne �pouse.
Ni de pouvoir m'engager pour plus d'une journ�e.
Le mot "toujours" est sans doute le plus absurde de tous.
� mes yeux, du moins.
Tu es malade.
�a se voit ?
Pas du tout.
C'est Philippe qui me l'a dit. � l'a�roport.
Juste avant que je le fasse embarquer.
J'ai cru qu'il mentait,
car tu n'as absolument pas l'air malade.
Parce que je ne le suis pas.
Pas � l'instant, en tout cas.
Je l'ai �t�, il y a peu.
Mais je suis gu�rie.
� ce qu'il para�t.
Donc, peut-�tre te quitterai-je,
ou peut-�tre me quitteras-tu.
Une histoire d'amour classique, en somme.
On a rendez-vous avec l'�v�que � 16 h.
� quel sujet ?
Les six religieuses mortes, j'imagine.
�a te tente ?
Tant que je ne dois pas me confesser...
Beau temps pour nager, hein ?
Qu'en dites-vous ?
Joli cadre.
Merci.
Je vais l'accrocher pour lui faire la surprise.
J'ai rep�r� l'endroit id�al dans la biblioth�que.
Entendu.
Merci.
Mon nom de confirmation, c'est S�bastien.
Les autres ont tous choisi Jean ou Marc.
Moi, j'ai choisi S�bastien.
J'ai dit que c'�tait les fl�ches de Cupidon.
C'�tait de l'ironie.
Un exercice difficile, � 12 ans.
New York City.
Condol�ances.
Le moine.
- On l'a trouv�. - O� �a ?
� la cath�drale de Rodez.
Il br�lait un cierge ?
Il saignait, surtout.
Il a �t� poignard�.
Le petit.
C'est lui qu'ils veulent.
Quel petit, M. Spade ?
L'�glise le veut.
Assez pour fermer les yeux sur la mort de quelques religieuses.
M. Spade,
vous savez bien que des affaires concernent L'�glise,
d'autres l'�tat.
Seulement quand �a arrange L'�glise.
Je t�cherai de ne pas me sentir insult�.
La v�rit� est parfois insultante.
Vous ne savez pas vous arr�ter.
Vous aurez beau attendre le r�veil de l'adepte de l'autoflagellation,
�a ne vous servira � rien.
Il avait perdu le petit avant de se faire poignarder.
M. Spade, avez-vous des informations � partager ?
Je viens de le faire.
Allons-y.
Tu as su garder ton calme, Patrice.
Je t'en prie.
Tu n'as pas �lev� la voix,
mais tu les as provoqu�s autant que moi.
J'aime voir ce qui tombe de l'arbre secou�.
Sauf que, mon t�m�raire ami am�ricain,
en secouant un arbre romain, on ne r�cole que des fientes.
M. Spade.
Commandant.
Le moine s'appelle fr�re Angelo.
Je pense qu'il a �t� envoy� � Bozouls
par Ignis Omnipotent, une soci�t� secr�te...
Une soci�t� secr�te au sein du Vatican ?
- Quelle surprise ! - Oui, qui l'e�t cru ?
Je suis l� pour d�busquer tous ces fanatiques.
Ce n'est pas une mince affaire.
Une aiguille dans une botte d'aiguilles.
Je comprends votre m�fiance.
Mais tous les deux, on est du m�me c�t�.
Vous saisissez.
On peut ajouter les Am�ricains
� la liste des gens qui pourchassent ce petit.
C'est un peu fort,
tu ne crois pas ?
Que fais-tu ?
J'ai besoin d'habits. J'essaie les affaires de Gabrielle.
C'�tait votre chambre ?
� tous les deux, oui.
Vous n'y dormez plus ?
� cause de la vue. J'aime voir le cr�puscule.
Cette robe, c'�tait un cadeau ?
Elle n'avait pas besoin de moi pour �a.
Elle avait bon go�t.
Sauf pour les hommes.
Pourquoi n'y a-t-il aucune photo de son premier mari ?
Leur mariage s'est mal fini.
- Il la battait ? - Elle ? Non.
On va jouer � un jeu, toi et moi.
�a s'appelle "Je ne mentirai plus � Sam".
�a a l'air rasoir.
Voici les r�gles : je pose une question,
tu r�ponds sans mentir, si tu en es capable.
- Comment on gagne ? - Justement.
On ne peut que perdre.
- Et on perd quoi ? - Son amour-propre.
1re question : Philippe a-t-il dit d'o� venait le petit ?
D'Alg�rie.
Rien de plus pr�cis ? Une ville ?
Papa m'a dit qu'il �tait riche. Sa famille, du moins.
Tu vois, c'est facile.
- Vous n'�tes pas sympathique. - Je gagne � �tre connu.
2e question : a-t-il donn� un nom de famille ?
3e question : la famille riche a-t-elle engag� Philippe
pour amener le petit en France ?
Je ne suis pas s�re.
Papa a dit qu'on le payait pour s'en occuper.
Quelqu'un d�testait donc ce petit.
- Quoi ? - Laisse tomber.
4e question :
apr�s avoir d�pos� le petit au couvent,
Philippe t'a-t-il dit o� il comptait aller ?
- Vous l'avez d�j� pos�e. - Et tu as menti.
Essaie de te racheter.
Je n'ai pas menti.
J'ignore o� il est all�.
Il comptait revenir.
Comment le sais-tu ?
�a suffit,
ton d�fil�.
R�ponds-moi.
Je sais qu'il n'est pas loin.
Parce que tu comptes pour lui ?
Parce que Zayd compte.
Que vous dire ?
C'est peut-�tre lui.
Le Mahdi.
Il a dit qui l'a amen� ici ?
Il n'a rien dit.
Les Fran�ais ont pu l'enlever, comme moyen de pression.
Mais il a disparu.
Il a �t� vu dans plusieurs pays,
mais il finit toujours par dispara�tre.
Comme le Mahdi.
Samir, raconte-lui, pour les religieuses.
Les religieuses assassin�es ?
Ma s�ur, Rodez est tout pr�s. Nous entendons tout.
L'assassin portait un habit catholique.
Quand anarchie, oppression et guerre r�gneront,
le Mahdi viendra restaurer la paix.
Il est naturel que l'�glise le voie comme une menace.
Ce petit n'est pas une menace.
Regardez-le.
Peut-�tre pas,
mais il est pr�cieux.
J'ignore pourquoi.
Alors, emmenez-le � Rodez, pour sa protection.
Impossible. Je suis surveill� par le SDECE.
- Ils m'ont s�rement suivi ici. - Le SDECE ?
Les services secrets fran�ais. Ils sont ici ?
En tout cas, ils ne sont pas loin.
Que fait-il ?
On ne sait pas.
Il passe son temps � faire �a.
Il a massacr� nos murs, donc on lui a achet� un cahier.
Gardez-le ici.
Je vais contacter des gens
qui peuvent l'aider � rentrer chez lui.
Il ne se tait pas.
Il communique avec nous.
M�me si nous ne le comprenons pas.
Enlevez votre veste et asseyez-vous.
Pardon.
Rendez-moi service.
Avec plaisir, une fois que je vous aurai auscult�.
Audrey Saint-Andr� est votre patiente, n'est-ce pas ?
Asseyez-vous.
Toussez.
N'est-ce pas ?
Vous aviez promis d'arr�ter de fumer.
Promis ? Non.
Vous avez insist�, et j'ai bott� en touche.
J'ai dit ce que vous vouliez entendre.
Et moi, je vous dis d'arr�ter, ou vous mourrez.
Je reconnais bien l� la c�l�bre tendresse fran�aise.
Vous voulez que je tourne autour du pot ?
Quand on parle de ma mort, oui.
Je ne vous prenais pas pour un homme qui succombe � la tentation.
O� est votre c�l�bre volont� de fer ?
J'essaie, mais des cigarettes se glissent entre mes doigts.
Essayez encore.
Je vais peindre ces mots sur le plafond de ma chambre.
Audrey est-elle votre patiente ?
Comme tout le monde en ville.
Du berceau � la tombe.
Quoique, dans le cas d'Audrey, elle a �t� mon infirmi�re.
Et elle �tait dou�e.
Je ne doute pas qu'elle et son fusil aient bien trait� vos patients.
Pourquoi vous int�ressez-vous � elle ?
Doit-elle bient�t vous consulter ?
Pouvez-vous trouver une raison de la voir ?
Dans quel but ?
Je cherche Philippe.
Connaissant ce chacal,
il y a longtemps qu'il a disparu dans les sous-bois.
Peut-�tre bien.
Mais il pourrait refaire surface s'il s'inqui�tait pour Teresa.
� quel propos ?
Si elle se faisait tirer dessus.
Je dois mentir � sa m�re et dire que Teresa a �t� bless�e ?
Pas bless�e, prise pour cible.
Bless�e, �a peut vouloir dire tout et n'importe quoi.
Se faire tirer dessus, c'est pr�cis.
Vous pr�sumez qu'Audrey s'en soucie.
Je pr�sume qu'elle parle � son fils.
Et vous pr�sumez que lui s'en soucie.
Ce n'est pas par amour paternel,
mais Philippe a des raisons de se pr�occuper de son bien-�tre.
Je vais rendre visite � Audrey.
Pour prendre sa tension.
Qui est bien haute.
Peut-�tre que la conversation portera sur cette jeune fille.
Assurez-vous de glisser subtilement qu'elle loge chez moi.
Je suis toujours subtil.
Comme un bulldozer.
Il faut parfois �viter de d�terrer les corps.
La mort gu�rit tous les maux.
C'est souvent un soulagement.
On vous apprend cette "philosopherie" en fac de m�decine ?
� Buchenwald.
Ne te g�ne pas.
J'ai contact� un avocat.
Je pr�f�re �tre harcel� avec le ventre plein.
Gabrielle me faisait confiance.
Elle croyait en moi.
Avant que tu ne la voles.
Ce n'est qu'une infime partie de la v�rit�.
J'�coute.
Quand j'avais 16 ans, j'�tais fou d'elle.
C'est idiot, mais c'est vrai.
Pas idiot du tout, il s'agit de Gabrielle.
Mais c'�tait ta tante.
Pas de sang.
Je l'appelais ainsi, mais c'�tait une amie de ma m�re.
Une simple amie. Elle ne te l'a pas dit ?
Ni qu'elles s'�taient connues � Charenton ?
� l'h�pital ?
L'asile.
Ma m�re y �tait cuisini�re depuis son divorce.
Qu'y faisait Gabrielle ?
Elle y a �t� intern�e � la mort de Jacques.
- Tu ne savais pas ? - Non.
On n'�voquait jamais Jacques,
� part sa mort et ce qui l'avait provoqu�e.
�a l'a profond�ment chang�e.
Et tu vas me dire
qu'elle �tait confuse en �crivant son testament.
C'est possible, d'apr�s mon avocat.
Dans le jargon, �a veut dire "dur � prouver".
Surtout que Jacques est mort huit ans avant mon arriv�e.
J'�tais en perm.
Content d'�tre � Bozouls, impatient de voir Gabrielle,
et je tombe sur toi.
Habitant chez elle.
- Elle m'a trait�e diff�remment. - N'importe quoi.
Ce n'est pas par jalousie envers moi que tu l'as vol�e.
J'avais besoin de fric.
Pour quitter l'arm�e.
Je voulais � tout prix �viter de retourner au front.
Philippe connaissait un colonel qui se laissait acheter.
Du Philippe tout crach�.
Pr�t � aider un ami d'enfance, moyennant finance.
Il �tait inutile de voler Gabrielle.
Elle t'aurait aid�.
Elle m'aurait aussi pardonn� mon erreur.
Pour laquelle j'ai pay�.
N'en fais pas une autre.
Tu as une femme
qui essaie de te retrouver.
Ce n'est pas rien.
Marguerite est pass�e � autre chose.
Elle refuse de l'avouer pour me pr�server,
mais elle ne m'aime plus comme je l'aime.
Je dois m'en aller.
Mais pas sans m'assurer que ma femme a ce qu'il faut.
- Gr�ce � moi. - Tu fais �a pour elle ?
Pour nous deux.
Tu dois �tre ivre pour envisager que je renonce au vignoble.
Ce n'est pas ton genre.
En voyant Gabrielle dans tes bras,
j'ai pens� que quelqu'un comme toi...
Quoi ?
Ne pouvait pas aimer une telle femme ?
L'inverse.
�coute, Spade.
- Je veux savoir � quoi j'ai droit. - � rien.
Si c'est le cas, j'accepterai la d�faite.
Je quitterai Bozouls.
Mais je saurai la v�rit�, au lieu d'accepter ta version.
Et si tu as droit � quelque chose ?
Je te demanderai de me payer le juste prix.
Et je partirai.
Je ne me battrai plus avec toi.
Si je veux ta mort, je n'ai qu'� attendre.
� ce que je vois, ce ne sera pas long.
Je me rappelle notre rencontre.
Dans une pi�ce o� il faisait tr�s chaud.
Je suffoquais, mais vous ne me regardiez m�me pas.
Et tout � coup, j'�tais dans un avion avec vous.
Il fait chaud � Istanbul en cette saison.
Pourquoi y �tais-je ?
Seule ta m�re le savait. On m'a seulement dit o� te trouver.
Tout cet argent qui m'attend, d'o� sort-il ?
Ta m�re savait rep�rer les antiquit�s de valeur.
Et mon p�re ?
Il savait rep�rer les faiblesses des gens.
- Il volait les antiquit�s. - Et pire encore.
J'esp�re qu'il ne reviendra pas.
C'est un sacr� revirement.
Je veux rester ici.
Cuisini�re � domicile et brandy � volont�, �a se comprend.
Je veux rester ici avec vous.
Encore un sacr� revirement.
Bravo.
Regarde-moi avec ferveur, en silence,
je me laisserai peut-�tre duper.
Je me tais, car vous ne me croyez jamais.
Parce que tu mens comme d'autres respirent,
c'est automatique.
Et quand le couvent rouvrira, tu y retourneras.
Non.
- Tu seras oblig�e. - Pas � 18 ans.
Tu n'as pas 18 ans.
Quand j'aurai mon argent, je quitterai ce coin paum�.
Si tel est ton souhait.
J'irai d�terrer vos secrets � San Francisco.
- Quelqu'un a tir� sur Teresa ? - Philippe ?
Je n'ai rien � voir avec �a.
Non, tu l'as entra�n�e dans ta merde.
Tu as le petit ?
Tu veux qu'on discute ? Viens frapper � ma porte.
21 h. Au cimeti�re.
Au cimeti�re ? Tu te fous de...
Vous avez rat� l'occasion.
De me tuer.
Ce n'est pas un Van Gogh, mais ce n'est pas si mal.
Gabrielle l'aurait fait.
S'il s'agit de votre augmentation...
Helena ?
Il y a quelqu'un.
La fille.
Assis.
On ne doit pas intervenir.
Adaptation : Joanna Levy
Sous-titrage TITRAFILM
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