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Original subtitles

- Ecoute-moi, on fait tout ça pour se protéger.

Mais là, on n'a pas le choix.

On va faire ce que Craig nous a dit. Il faut tuer Dasha.

Et il va fermer les yeux sur ce que t'avais.

- Fuck you! Fuck you, you bastard!

(coup de feu)

- On va tous vous déposer à des endroits différents,

à plusieurs dizaines de kilomètres de la base.

Vous avez 48 heures pour revenir ici, sans vous faire repérer...

par vos propres moyens.

Des questions?

Bonne chance!

(sirène)

(cognements)

- Fuck!

Bouge pas!

- T'as dit qu'on se parlerait chez vous tantôt.

- Je sais bien, Santiago, mais là, les plans ont changé.

- Bon, on va laisser traîner ça combien de temps?

- Je sais pas, c'est une situation que j'ai pas demandée,

que t'as créée toi-même.

- Je me prends peut-être pas de la bonne façon,

mais je laisserai pas ça aller.

Je tiens trop à toi pour ça.

- Si tu tiens à moi, tu vas me laisser souffler

parce que là, j'ai eu une très mauvaise soirée.

OK, je vais raccrocher, OK? - Je m'en viens.

- Non, je veux pas que...

(bips)

Fuck!

(soupir)

(coups à la porte)

- Comme ça, j'aurais fait tuer Antoine Bastien?

- Je marchais sur le bord de la route

et il y a une police qui m'a flashé ses lumières.

J'ai coupé dans le bois.

Ils devaient penser que j'étais prisonnier,

quelque chose comme ça.

- Ca doit être à cause de moi.

Je me suis volé des bas dans un dépanneur.

Ils ont sûrement appelé le 911.

- Sais-tu ou on est, man?

- T'as vu la pancarte dehors?

Les porcheries Doiron, ils font du solide jambon.

- Je sais pas, ils en vendent pas à Gagetown.

- Puis?

C'est cool d'être le fils à Savard?

Man, je te juge pas.

En plus, tu t'es retrouvé à la même place que moi,

ça veut dire que t'es intelligent.

- Qu'on est caves, tous les deux.

(rire)

- Non, sans joke.

C'est comment d'être le fils du commandant?

- C'est comme tu t'imagines ce que c'est que d'être le fils

d'un commandant de base.

- Gros party, grosse bière, drogue dure et tout.

- Man, c'est à peine si j'ai le droit de manger du sucre.

Je l'aime, mon père. C'est pas ça. C'est juste...

Il y a comme pas de lien.

Ca marche pas.

- Au moins, t'as un père. C'est déjà mieux que moi.

- C'est quoi, il est mort?

- Non. Mon père battait ma mère.

Elle a porté plainte, puis elle a gagné.

Ca fait que moi, ça ne me tentait plus de le voir.

Puis je sais même plus ou il habite en ce temps.

Honnêtement, je m'en crisse.

- Je pense que ça va s'améliorer quand je vais grandir,

et qu'on va se parler d'homme à homme, tu sais.

- Si tu rentres à tuer JTF16, ça va se régler.

Tu vas peut-être même devenir meilleur soldat que lui.

- Crisse, gros, décâlisse! Décâlisse!

Go! Run, run!

On vire de bord!

Non, non, non, non, non, non!

- Des ostis de fifs! Vous êtes venus fourrer dans notre grange?

(cris, grognements)

- Pogne les pieds!

- Gun, gun! - Lâche-le, crisse!

C'est beau, je l'ai lâché.

Je l'ai lâché.

(râlement)

Les mains dans les airs!

Les mains dans les airs, j'ai dit!

Couche-toi à côté de ton chum.

Sur le ventre, les mains sur la tête! Envoye, couche!

- Il y a des caméras partout.

Si vous me tuez, vous ne vous en sortirez pas.

- Ce n'est pas mon intention, bien au contraire.

Vous me prenez pour qui?

Je vous veux avec moi.

Je ne sais pas comment vous avez fait

pour avoir les infos sur Whitestone et JTF16,

mais... vous avez du cran, du flair, vous êtes brillante.

J'ai besoin des gens comme vous avec moi.

- Vous êtes sérieux?

(soupir)

- Je veux mettre sur pied une force spéciale

consacrée aux infiltrations étrangères sur la base.

Vous seriez parfaite.

- Je préférerais me "gunner" dans la gueule

que de travailler pour vous.

- Je comprends votre chagrin, et que vous me halssiez.

Mais vous savez pas tout.

- Je vous demanderais de sortir de chez moi.

(coups à la porte)

J'ai de la visite. Désolée.

- Vous vous méprenez sur moi, caporal Falardeau.

- Colonel.

- On se reparle demain, OK?

- Je...

(soupir)

- J'ai une fille.

Sasha.

18 ans.

Elle ne me parle presque plus.

- Avec les ados, c'est souvent juste une passe.

Si vous avez un minimum d'humanité,

vous allez tout arrêter.

- Elle n'a pas d'enfant.

Elle a tout inventé.

- Elle vous a raconté l'histoire que vous vivez avec Ivan

pour que vous ayez de la sympathie pour elle.

- Qu'est-ce qu'il y a, man? Qu'est-ce qu'il y a?

- Fuck! Fuck!

Fuck!

- Qu'est-ce qu'il y a?

- Il n'y a plus de gaz.

(soupir)

- Et là, si la police nous arrête, on peut dire

que ça fait partie de notre training militaire?

- Non. On est rentrés à quelque part par effraction.

On a volé un char, du linge,

on a ligoté des gars et on les a menacés avec un gun.

- C'est Craig qui nous a dit de faire ça.

- Non, Craig nous a dit de rentrer à base

par nos propres moyens,

Il nous a pas dit de commettre des crimes.

- C'est l'affaire la plus fucked up que j'ai faite de ma vie.

- C'est la Hell Week. On joue pas à la pétanque.

- C'est heavy pareil. - La guerre, c'est heavy.

Imagine, tu te ramasses en campagne, en Russie,

et faut que tu reviennes à base par tes propres moyens.

Tu vas faire quoi?

- C'est quoi la suite, là?

- C'est ça. Moi, je suis pas capable de penser.

Faut que je mange quelque chose.

Je devrais être correct avec ça.

- Non, non, c'est sûr, le gars, il a fait annuler sa carte.

Si on l'utilise, on va se faire retrouver.

Combien de cash?

- 20$.

- On ira se pogner un sandwich dans un dépanneur.

Faut faire attention, la police a peut-être reçu un signalement.

Puis après ça, on sacre notre camp.

Il reste 50 km jusqu'à la porte.

- T'es pas cave pour un kid, hein?

- (Homme): Hé! Vous avez pas le droit d'être là!

- Crisse, il y a quelqu'un!

- C'est une propriété privée!

- Vite, dans le champ!

- Sofianne Lecours, soldat d'infanterie.

Elliott Dauphin, soldat d'infanterie.

Caroline Duchesne, opératrice aux transmissions.

- Ca sort d'ou, ces noms-là?

On parle d'accusations extrêmement graves.

- Un agent russe neutralisé.

- S'il vous plaît!

- J'ai fait du café. As-tu le temps?

- Non.

- On se retrouve pour dîner?

- Pas le temps.

A ce soir!

- Avez-vous des preuves?

N'importe qui pourrait balancer des noms à gauche puis à droite.

- Les aveux ont été obtenus

après une opération conforme de JTF16.

- Non, non, non, non, non!

Caroline Duchesne!

Sofianne Lecours!

Elliott Dauphin!

- Légalement, je peux pas

déclencher une enquête sur ça, et vous le savez.

- Dans un contexte de guerre avec la Russie,

on peut justifier une opération off the grid au bureau du PM.

Et j'ai l'appui du commandant de la base.

- C'est vrai, ça?

(raclement de gorge)

- Ca fait longtemps qu'on parle

de mettre en place une force spéciale

pour contrôler l'infiltration étrangère sur la base.

Je pense que c'est plus justifié que jamais.

- Ca peut pas s'ébruiter.

Les seules personnes

qui doivent connaître l'existence de cette force-là,

c'est nous trois et ceux qui en font partie.

- Ca va être un groupe restreint.

Colonel Savard et moi allons le diriger conjointement.

Un enquêteur, 2 policiers, 2 fantassins

et l'aide de JTF16 au besoin.

- Des noms en tête?

- Céline Boivin, Jean-Molse Caron...

Kim Falardeau.

Après ça, on verra.

- Le caporal Falardeau?

- C'est une excellente policière,

brillante, expérimentée,

le genre qu'on veut dans son équipe.

- Je veux rien d'officiel.

Pas de local sur la base.

Ca va vous permettre de contourner certaines procédures.

Vous me tenez au courant seulement

si vous avez des avancées substantielles.

D'ici là, je veux en savoir le moins possible.

- Vous lui voulez quoi, à Kim Falardeau?

- Comme je l'ai dit, je la veux dans la force spéciale.

- Oui, mais pourquoi elle? Vous la connaissez d'ou?

- Arnaud Laurin me l'a chaudement recommandée.

(sonnerie de cellulaire)

- Oui?

- Tu viens de faire une méchante erreur.

Je t'avais dit de laisser Arnaud Laurin tranquille.

Il a tout raconté à Craig.

- Oui, je suis au courant.

Il veut qu'on soit buddys, ç'a l'air.

S'il pense que je vais travailler pour lui,

il se fourre le doigt dans l'oeil en esti.

- C'est parce que t'aurais pas le choix.

Ca va devenir un ordre.

Puis il pourrait t'envoyer patrouiller

dans une place d'ou tu reviendras jamais.

T'es dans la marde, Kim.

Puis je sais pas ce que je peux faire pour t'aider.

- J'ai une idée. Je te rappelle, OK?

- Gauche, gauche, gauche.

(vrombissement d'un avion au loin)

(soupir)

- Hé! Kim, qu'est-ce que t'as dit au boss?

Ca a l'air qu'ils veulent me voir.

- La vérité, quand on s'est embrassés

et qu'on développe des sentiments l'un pour l'autre?

Anyway, il y a Nour et Steph qui sont déjà au courant.

Pourquoi le cacher?

- Voyons, pourquoi tu fais ça?

Ils vont t'affecter à des jobs de cul.

- Exactement, c'est pour ça que je leur ai demandé

un transfert à Valcartier

pour pouvoir continuer sur la patrouille.

- Oh, non, non.

C'est à moi de partir. C'est de ma faute.

Je suis tout croche.

- Santiago, laisse-moi aller, s'il te plaît.

- Toutes les portes en avant et en arrière.

Arrête de regarder autour. Regarde en avant.

C'était quoi, ta matière préférée au secondaire?

- Géo. Toi?

- Moi itou.

J'aimais l'histoire aussi.

La pire? - Le français.

- Ah, ouais?

Moi, les osties de compositions, Je savais jamais quoi écrire.

- Relaxe, man.

Moi, je me défoulais, man.

J'écrivais plein de shits anti-système.

J'étais révolté.

- Pour vrai? - Ouais.

J'ai même eu ma passe marxiste-léniniste.

Après ça, anarchiste.

Je le suis encore un peu. - Puis t'es dans l'armée?

- Ouais.

Hé, checke ça.

On pogne le char.

Come on. Checke ça.

On pogne le char.

Let's go, c'est notre s hot.

- Non, non, non, non. - Yeah.

- Non, non, non, non.

- Yeah. Let's go, let's go! Baisse-toi!

Run, run, run, run!

- Bonjour, vos papiers d'identité, s'il vous plaît.

Hé, hé, hé, hé, hé, hé!

24-47, je viens de me faire voler mon véhicule.

- Oui, c'est une bonne idée.

Je vais passer par la chef d'état-major pour faire pression

sur le bureau du grand prévôt

pour te faire transférer plus vite.

- Je suis prête à partir demain matin, s'il faut.

- Je vais faire ce que je peux.

Je suis désolé que t'aies à vivre tout ça.

- Ah non, ça va.

Un nouveau départ, ça me fera pas de tort.

(coups à la porte)

- OK, faut que je te laisse. On se tient au courant.

- OK.

- Entrez.

(fermeture de porte)

- Dites-moi la vérité.

Je vous ai posé la question devant Craig,

mais je vous la repose.

Est-ce que vous êtes de son bord?

- Il faut éradiquer l'ingérence étrangère sur la base.

Je l'appuie à 100%.

- En se basant sur une supposée source qui refuse de divulguer?

Confirmez-moi que l'opération de JTF16

a été faite selon les normes.

(coup de feu)

- Je vous garantis que sa source est crédible.

- J'ai compris assez vite en vous parlant à mon arrivée

que le colonel parvenait souvent à ses fins

par... des jeux de coulisses, disons.

- Il n'y en a pas, de jeux de coulisses.

Tout est transparent entre lui et moi.

- J'espère, parce qu'on était

à deux doigts de l'amener en cours martiale,

lui et ses complices.

- Comptez sur moi pour veiller au grain.

- Mais j'en doute pas une seconde.

(fermeture de porte)

(sonnerie)

- On soupçonne 3 membres des Forces

d'être à la solde des Russes,

dont une qui fait partie

de la Hell Week en ce moment, Sofianne Lecours.

Je veux que tu profites de son absence

pour fouiller sa chambre, fouiller le dortoir.

Je vais envoyer Caron fouiller son appartement.

A la moindre chose qui a l'air suspecte, tu m'appelles.

- Permission de faire une suggestion?

- Accordée.

- Tant qu'à simuler des interros pour la Hell Week,

on pourra en faire un vrai avec elle.

♪ ♪ ♪

- Deux fantassins pour les jobs sales,

2 policiers pour les jobs légales,

et une enquêtrice pour nous assister dans nos enquêtes.

- Vous voulez pas lui donner les rennes à la place?

- Je préfère m'en occuper moi-même...

avec votre collaboration, bien sûr.

Et la générale Drouin nous a demandé

de trouver un local hors de la base.

Faudrait faire ça rapidement.

- Je connais un endroit, je m'en occupe.

- En ce qui concerne la liste,

j'ai commencé à contacter les candidats.

- Ca marchera pas avec Kim Falardeau.

Elle a déclaré une relation intime

avec un supérieur hiérarchique.

Elle va être transférée à Valcartier.

- Je suis certain qu'on peut annuler son transfert.

- C'est quelqu'un à qui je tiens beaucoup.

S'il arrive de la même sort que Xavier Augustin...

je vais m'occuper de vous personnellement.

- Vous n'avez plus d'emprise sur moi.

Il y a une expression en anglais que j'aime beaucoup.

C'est Mexican standoff.

C'est le nom qu'on donne dans les westerns quand 2 cow-boys

pointent leur arme mutuellement l'un sur l'autre.

Si l'un des deux tire, l'autre tire aussi.

Ca fait que personne bouge.

- Mais on se tirera dessus s'il faut.

Mais vous touchez pas à Kim Falardeau.

- Vous allez voir que je peux être persuasif.

- Bouge pas.

- Ah!

Fais pas le cave. Fais pas le cave, s'il te plaît.

- Reste smooth. Il y a pas de stress.

- Je m'en vais à Valcartier. Vous ne me reverrez plus.

- Mets la clé dans le compteur.

- Non, j'ai pas de trouble avec Craig. Je veux juste...

- Acta non verba.

Ca veut dire, pars le char et ferme ta gueule.

(démarrage du moteur)

- Vous savez ce qu'il vous reste à faire.

On retourne au plan initial.

(coup de feu)

- Allô! - Allô!

Merci d'avoir accepté mon invitation.

- Ca fait plaisir.

(vrombissement du moteur, crissement de pneus)

- Attends, attends, attends.

Faut pas qu'on nous voie.

Je sais pas comment on peut rentrer.

- Comment tu vois ça?

- Je sais pas, on peut pas sauter la clôture,

il y a des barbelés.

Je reviens avec une pince, on découpe la clôture?

- Faut la trouver. Si on se fait pogner, on est fait.

- A part sauter en parachute,

il y a pas d'autre moyen que la grande porte.

- Exact.

On va attendre que la nuit tombe.

On va revenir. Viens-t'en.

- Pour vrai, les araignées?

- Ouais.

- T'as pas été déployé en Afghanistan comme fantassin?

- J'ai moins peur des talibans, je pense.

- C'est fou parce que tu donnes

vraiment pas cette impression-là.

- Il y a pas de quoi se vanter.

- Je veux dire, tu dégages quand même quelque chose

de... .. je sais pas, sérieux.

T'es quand même capable

de prendre une bière avec une subalterne

et de lui parler de ta peur des araignées.

C'est déjà ça.

- Ca doit être ma grande éclosion.

- Heureuse d'être aux premières loges.

Je suis contente que tu m'aies relancée.

C'est une bonne chose.

- J'ai personne à qui parler.

Quand j'étais à Gagetown, mes seuls amis,

c'était les parents des amis de mon gars.

J'ai pas de frères, j'ai pas de soeurs.

Je ne parle plus à mes parents.

Mon gars prend ses distances pis ma femme...

- Quoi?

- C'est pas notre meilleure passe.

- Vous êtes pas le premier couple qui vit une passe roffe.

Vous allez trouver une façon de vous parler.

- Ouais.

Je pense ça aussi,

mais... là, je sais pas si ça se répare.

- Il y a des couples qui passent à travers de l'infidélité,

des faillites, le deuil d'un enfant.

- Quand ça touche tes valeurs profondes, c'est plus délicat.

- Je sais pas pour ses valeurs à elle, mais...

les tiennes me plaisent pas mal.

- Je pense que je vais rentrer chez moi.

- Je comprends.

J'ai quand même passé une belle soirée.

- Moi aussi.

C'est un peu ça, le problème.

- (Mick, chuchotant): Viens-t'en.

Baisse-toi.

(stridulations)

- La porte à gauche.

- Vous êtes un esti de psychopathe!

Si vous pensez régler tous vos problèmes en tuant du monde,

vous vous fourrez et pas à peu près.

Vous pensez que ça vous reviendra pas dans le face?

Il y a quelqu'un qui va finir par vous "gunner",

peut-être même un de vos gars!

Saviez-vous que Wesley était game de vous envoyer en prison?

Il était prêt à risquer sa vie

pour que vous finissiez en dedans

en train de vous faire défoncer le cul par des gars

2 fois gros comme vous.

- Vous sortez pas d'ici

tant que vous avez pas lu tout ce qu'il y a là-dedans.

On se voit plus tard.

- C'est quoi, la joke?

- Il y en a pas.

Vous lisez ça jusqu'à la fin, puis je vous ramène chez vous.

Trichez pas. Je vous checke.

(stridulations)

(ouverture de porte)

- Une journée d'avance?

- Oui, adjudant-chef.

- Vous êtes les premiers de votre cohorte à être revenus.

Félicitations!

- Good job!

- T'as été bon, pour vrai.

- 76, 93.

Ecoutez-moi bien.

Dans l'enveloppe, il y a un test pour chacun de vous autres.

Il y a un formulaire à remplir

sur comment vous avez fait pour revenir ici.

Il y a une description sommaire de la prochaine étape.

Vous avez 45 minutes.

- C'est quoi qu'il y a dans la boîte?

- Là-dedans, il y a des rapports.

Des évaluations psychologiques, psychiatriques.

Tout ce qui a été documenté sur Jason.

Si, après ça, vous pensez encore que j'ai fait tuer Jason,

je vous laisse aller à Valcartier.

(ouverture de porte)

(sanglot de Maria)

- Il est mort.

Ils l'ont tué! Ils l'ont tué!

(raclement de gorge)

(sanglots)

(sonnerie de cellulaire)

- Commandant?

- Ils ont battu mon beau-père à mort.

Puis ils ont envoyé une vidéo à Maria.

Ils ont dit qu'elle allait être la prochaine.

S'ils veulent menacer ma famille,

ils vont trouver leur homme en osti!

On va sortir chaque taupe de la base

et on va en faire des exemples!

(sanglots)

- Il me parlait jamais de ce qu'il vivait.

Je pensais que je le sentais.

Qu'il avait pas besoin de me le dire.

Quand est-ce qu'il est venu vous voir?

- Trois mois avant qu'il mette fin à ses jours.

Il m'avait dit qu'il se sentait pas sharp

depuis qu'il était revenu de son dernier déploiement.

- C'est vous qui l'avez envoyé en santé mentale?

- J'ai voulu l'aider.

Je l'ai promu adjudant.

Je pensais qu'en le valorisant,

en lui donnant des responsabilités,

il allait pouvoir se concentrer sur autre chose.

C'est ça que mon père faisait

avec mon frère et moi quand on était petits.

Si ça allait mal, il nous occupait.

Mais bon, c'était une autre génération.

Une autre façon de gérer les problèmes.

- Wesley m'a dit qu'à la fin, il vous tenait tête...

avec Whitestone.

- C'est vrai. J'ai essayé de le garder dans le rang.

Pas en le cassant, mais... j'ai été roffe avec.

- Mais vous saviez qu'il allait pas bien.

- Je voulais lui donner un sens.

Vous l'avez lu dans le rapport. Il a tué au front.

Et quand il est revenu, il se demandait à quoi ça avait servi.

C'est ça qu'on dit aux soldats qui vont au contact de l'ennemi.

Ils s'en vont pas tuer. Ils vont neutraliser une menace.

Si ça correspond à la définition de menace,

dans le cadre légal des règles d'engagement,

ils doivent neutraliser la menace.

Parce que si on enlève le contexte de menace...

ça devient un meurtre.

J'espère que vous avez lu les passages qui vous concernent.

Parce que si ça avait pas été de vous,

il se serait tué bien avant.

- Ah...

Je voulais tellement trouver un coupable.

(soupir)

- C'est pour ça que vous avez été embobiné par Savard.

- Il a été là pour moi, plusieurs fois.

- J'en doute pas. Mais lui aussi, il se trompe sur mon cas.

L'endroit dont vous me parliez, qui est pas sur la base,

c'est accessible rapidement?

- J'ai... j'ai encore les clés. Ouais.

- Textez-moi l'adresse, on se voit là demain matin à 9h00.

- Pourquoi?

- Apportez le laptop de votre femme.

(bips du téléphone)

Je vous ramène chez vous?

- J'ai terminé, adjudant-chef.

Mon casse-tête est sur le plancher de ma chambre.

- Good. Je vais aller voir ça.

T'as lu les règles de la prochaine étape?

- Oui, adjudant-chef.

Interro, durée indéterminée.

Ca commence quand ça commence, ça finit quand ça finit.

Tout ce que t'as le droit de dire,

c'est ton nom pis ton matricule.

Un autre mot, t'es out.

Compris?

- Oui, adjudant-chef.

- Ca va être le fun, ça.

Va te reposer.

(ouverture de porte)

- Bienvenue à la maison, 62!

Es-tu déçu? T'es juste arrivé troisième.

- Je serai le premier à la prochaine étape, adjudant-chef.

- T'es bien réveillé, là?

- Oui, adjudant-chef.

- Dans l'enveloppe, il y a un test, un formulaire à remplir

sur comment t'as fait pour arriver ici

et une description sommaire de la prochaine étape.

45 minutes.

- Oui, adjudant-chef.

- Psst! Hé!

Aiden.

Crisse, es-tu correct?

- Si je suis correct?

Dude, c'était le plus gros rush de ma fucking vie, man!

- Qu'est-ce que t'as fait? - Ah, excuse.

Ah, longue histoire! Je te passe les détails.

J'ai sauté par-dessus le barbelé.

J'ai laissé un tapis sur le dessus,

mais quand je suis passé,

le tapis a glissé et je me suis coupé.

- Crisse de malade!

- Non, mais c'est rien. Toi, comment t'es passé?

- (Dallaire): 44 minutes!

- OK, c'est bon.

(ouverture de porte)

Hé! Hé, what the fuck?

Hé!

Ah, t'es qui?

(fermeture de porte)

- 76, 76.

(bips de la porte)

Ton nom?

Ton nom!

- Mick Vanier.

- Matricule?

- 76.

- Tu viens d'ou?

Good. T'as catché les règles, c'est bon.

C'est le but, hein?

Que tu te dises rien.

C'est ça, le jeu.

L'affaire, c'est que moi avec, j'ai envie de jouer.

C'est quand même pas grand-chose.

Le nom d'une ville, c'est genre un mot, peut-être deux.

Toi, tout ce que t'as à faire, c'est me dire un petit mot,

puis tu t'évites tout ce qui s'en vient.

Puis il y a bien du stock qui s'en vient vers toi, mon Rambo.

- Soldat Mick Vanier.

Matricule 76.

(soupir)

- OK.

Dors bien!

(bips, ouverture de la porte)

(fermeture de la porte)

- Matricule 27.

A votre chambre.

Je vous rejoins

pour vous donner les prochaines instructions.

- Oui, adjudant.

(ouverture de porte)

- Hé! Wô! Chut, chut, chut, chut!

Chut, chut, chut!

As-tu bien dormi?

Tu m'as pas dit d'ou tu viens, ma par exemple.

Pas grave.

Juste pour que tu saches, si tu entres à JTF16,

tu ne peux plus voir personne le temps de ton service.

Fait que je me suis dit

que je te donnerais des nouvelles du monde que t'aimes

pour te remonter un peu.

Ta mère va bien.

Johanne, qu'elle s'appelle, right?

Ah, ta mère!

Une femme super!

Je savais pas qu'elle était dans les A.A.

Mais bon, un petit verre de vino, de temps en temps...

- Soldat Mick Vanier, matricule 76.

- Savais-tu que Rose était rendue

à l'école des recrues de la police militaire?

Parait que la rupture a pas été facile, de ce que je comprends.

C'est dur, tourner la page.

Mais elle, elle a tourné vite en sacrement.

- Soldat Mick Vanier, matricule 76.

- Penses-tu que Dad va lui faire un bébé?

Dans quelle position ils vont faire ça, tu penses?

Tu viens d'ou, au 76?

- Soldat Mick Vanier, matricule 76.

- Si tu t'ennuies de Rose, je peux t'arranger de quoi.

- Osti de chien sale.

Crisse de mangeux de marde!

- J'ai vraiment essayé de trouver

une vidéo récente de Rose.

J'ai pas réussi.

Par contre, j'ai trouvé une vidéo de sa déposition à 17 ans.

Je l'ai mise en boucle.

Tu viens d'ou, 76?

- Soldat Mick Vanier, matricule 76.

Amuse-toi bien.

(bips de la porte)

- On s'était éloignés dans le coin pour s'embrasser

pendant que... pendant que le monde

faisait le party autour du feu.

Au bout de 2 minutes,

j'ai senti quelqu'un s'approcher dans mon dos.

J'ai pas eu le temps de me retourner, qu'il m'a...

qu'il m'avait déjà prise par les bras pour pas que je...

pour pas que je bouge.

Quand j'ai essayé de résister...

j'ai reçu un premier coup de poing.

J'étais trop étourdie.

J'ai senti que quelqu'un essayait de défaire ma robe,

mais je voyais pas c'était qui.

J'étais trop étourdie pour me débattre.

Fait que... fait que je me suis laissée faire.

- Suivez-nous.

- Qu'est-ce qui se passe? - Suivez-nous.

(démarrage du moteur)

- Tu veux que je fasse quoi?

Que j'ouvre la porte et que je finisse comme Dasha Semyonova?

- Les trois travailleraient pour le camp des Russes.

On veut savoir qui fait quoi, dans quel but

et c'est quoi leur prochain move.

- Je suis prise, je veux de mal à personne.

J'ai pas le choix de collaborer avec eux!

- C'est pas une excuse!

- On a dû rentrer Craig

dans le rang, il montait une armée secrète.

J'espère qu'il fait pas la même chose avec votre complicité.

Sous-titrage: MELS

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