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Ça gueule,
les pneus basse pression.
La batterie est fatiguée.
Vous me le vendez, oui ou non ?
Alors, envoyez !
Payez-le d'abord.
Et restez pas là devant !
Quand Thursby a été abattu,
tu as cherché un protecteur pour le remplacer.
Et tu as pensé à moi.
Oui. Mais tôt ou tard, je serais revenue, chéri.
C'était écrit.
Ça pince ?
Je m'appelle Morgan.
Tu veux que je chante ?
Que je danse ?
Comment tu t'appelles ?
Seymour... Moskowitz.
Morgan Morgan.
Avant, je l'enlevais comme rien. Je me suis rouillé.
T'aimes le cinéma ?
J'ai été voir Le Faucon maltais, tu connais ?
Je me fous de tout.
Le cinéma, j'y connais rien, et j'aime pas ça.
Y a des paumés qui y vont. M'intéresse pas.
Tu aimes pas Bogart ?
Y en a qu'un qui me plaît : Wallace Beery.
Messieurs ?
Moi, j'aime Bogart.
Un hot-dog avec une bière et un café.
Une bière, un café, un hot-dog moutarde. Mademoiselle !
Je n'ai pas fini !
Les minables, ça pourrit le monde. Faudrait s'en débarrasser.
Les minables, c'est la plaie !
T'es qu'un gamin. Tu connais rien de la vie.
Ma femme est morte. Je suis seul.
28 ans que je vis dans le même immeuble. Sans ascenseur.
J'ai travaillé à la construction de la G.M.
Les gratte-ciel me donnent le vertige.
Mais on est près du Paradis, là-haut. Tiens, ça rime !
Y a un de ces vents ! Je crache sur les gens.
Là-haut, faut pas me chercher !
J'ai 48 ans.
À poil, je regarde mon bide. Mes jambes : des allumettes.
J'ai des nichons comme une femme.
Le temps passe, mais moi, je me fous de tout.
Gros, maigre, baraqué... après tout, j'suis pas mannequin !
Vise-moi cette panse ! Plein de merde, tout ça !
Je me dis : tu veux 1 000 000 $ ? Pas si con, avec les impôts !
Malin, le Morgan ! T'es de quel pays ?
Moskowitz... Morgan, c'est gallois. Pays de Galles.
De braves gens.
Pas causants, mais vivants ! Ils en savent long.
Moi aussi.
Je sais des poésies : "Donne-moi le bonheur,
"Plus fort que l'amour".
Je sais que c'est dur de se raser sans savon,
qu'on étouffe la nuit en ville.
Je sais où ma femme est enterrée.
J'en sais des trucs !
Oui, mon gars.
Raconte-moi une blague.
Moi, je vais te raconter celle du...
Je me fous de tes blagues !
Comme tu voudras. Mais ne te fous pas de moi !
- Qu'est-ce que tu sais, toi ? - Rien.
T'es déjà allé au zoo, là, à côté ?
Non ?
Moi, j'allais y ronfler. Mes potes, c'était les ours, les singes,
les loups, les hyènes, les léopards.
Ma femme est morte. Tu l'as connue ?
Je t'ai dit que non.
Monsieur ? Faut consommer.
Je discute avec mon fils. Débine !
Faut consommer.
Une carafe d'eau avec de la glace.
Tu m'en files un bout ?
T'es un chic type.
Fameux.
Alors, qu'est-ce que ce sera ?
Un cure-dent. C'est votre faute si mes dents sont toutes barrées !
Il m'en reste 25. En bas, plus une.
Non, j'ai ma fierté. Je l'ai pas gagné.
J'ai pas bossé. J'ai pas dit une seule poésie.
Tu l'as gagné, va !
"Blanc, est le champ givré.
"Mais chaud est l'âtre, verrou tiré."
Écoute la fin ! Un peu de respect pour ton père, bon Dieu !
"Buffalo Bill n'est plus. Il chevauchait des étalons..."
Vous voulez un hot-dog ?
T'as des taches de rousseur. Ma femme en avait sur le cul. Calte.
Tu me reconnais ?
Seymour Moskowitz !
C'est mon mari. Je ne...
Tu me remets, Ginger.
C'est ma femme. Ce n'est pas Ginger.
Regarde-moi.
Tu me remets pas ?
C'est bien ce que je disais.
Je te cause pas, à toi.
J'en ai bu qu'une gorgée.
Je la connais cette nénette.
Tu me reconnais ?
Réfléchis. On est voisins.
Je ne vous connais pas.
Laissez-la tranquille.
Ça va, papa !
Bonjour, je peux prendre un verre ?
Pardon, vieux.
Je t'ai dit pardon !
Allez, Cassius Clay... en garde, enfoiré !
Je t'offre un verre ?
Je ne bois pas avec des inconnus.
Un inconnu ? Ici ? Moi, Seymour Moskowitz ?
Tu es quoi ?
Irlandaise. Rousse aux yeux bleus, ça ne trompe pas.
Je te paie le coup.
Merde !
Mais j'ai du fric !
Bande de salopes !
Pas toi, l'Irlande !
Salut, maman.
Entre, mon chéri.
Je suis si contente de te voir !
Tu es un amour. Un amour !
Il y a de la soupe, de la salade, de la viande. Et ton régal.
Croquettes de pommes de terre ?
Non. Du bouilli.
C'est pas vrai ! De la viande !
Ça sent bon ?
Ça embaume.
J'adore cette odeur. Viens à la cuisine.
Mais tu as fait une folie !
Je n'ai pas de vase assez grand.
C'est bien de toi, ces fleurs géantes !
Ça ne va pas ?
La santé est bonne ?
Oui. Ça va.
Tu avais faim.
J'ai toujours faim.
Tu as besoin d'argent.
Je vais en Californie.
Mange !
Vas-tu manger ?
Tu m'écoutes ? Mange !
Tu veux que je me fâche ?
Tiens-toi droite, et mange !
Excusez-moi.
Ouvre ta bouche !
Désolée, monsieur. Je suis Mme Grass. Ma fille, Michèle.
Navrée de vous infliger ce spectacle.
Mais si elle ne mange pas, elle ne sera ni forte, ni saine, ni belle.
Mange tes carottes, tu veux ?
Redresse-toi, et mange !
Une bouchée pour maman.
Tu connais Jeannot Lapin ?
Croque-croque-croque.
Ma carotte !
Je suis confuse.
C'est libre tout de suite ?
Ça t'a plu ?
J'aime toujours Bogart.
Moi, c'est Claude Rains.
Tu veux qu'on reste encore une séance ?
Tu y vois, Florence ?
Attention à ta tête !
Pose ton manteau sur la table.
Qu'est-ce que tu veux manger ?
Qu'est-ce que tu as ?
Regarde dans le frigidaire.
Tu as du pain ? On ferait des toasts.
Non, je mange rarement chez moi.
Je connais ça.
J'ai du vin. Si on en buvait ?
Tu n'as pas de café ?
Non. Je n'en ai plus. Le vin, ce sera mieux.
Tu sais, le film, d'un côté, il me plaît, et d'un autre, non.
Lui, il est bien, mais pas elle.
Les films en noir et blanc me donnent la migraine.
Tu es toujours aussi romantique ?
Bien sûr.
Dis, quand on arrive à ton âge
est-ce qu'on a toujours besoin d'être aimée ?
Moi, oui.
Tu fais encore l'amour ?
Tu m'excuseras d'être aussi directe, mais...
je veux en avoir le cœur net.
On en a moins envie ?
Ça fiche le camp ?
Quelquefois.
Et je me sens frustrée.
C'est peut-être physique
ou c'est peut-être la solitude
mais en tout cas, je me sens frustrée.
Depuis le temps, je ne sais plus.
Eh bien, moi...
c'est tout le contraire.
Je suis de plus en plus excitée.
J'ai envie de me donner.
Ça court les rues, les imbéciles
qui vous supplient de leur donner votre corps, et mieux que ça,
ils veulent votre...
votre âme, votre cœur, votre esprit... tout, quoi !
Ils font tout pour les avoir. Et quand ils les ont...
eh bien, ils n'en veulent plus.
Les gens sont fous.
T'as raison !
Au cinéma, ce n'est jamais comme ça.
Le cinéma, c'est une conspiration. Sérieux, je le pense.
Et tu sais pourquoi ? Parce qu'il nous conditionne.
On est conditionné depuis notre enfance.
Il nous apprend à gober n'importe quoi.
Il veut nous faire croire... à un idéal,
à la virilité... au romantisme...
et, bien sûr, à l'amour.
À l'amour, Florence.
L'amour ?
Alors, forcément, on y croit. On cherche autour de soi.
Mais on ne trouve pas. On prend un job, comme toi et moi.
Et on passe un temps fou
à se bichonner un nid.
On apprend à être féminine.
Féminine, entre guillemets. La cuisine...
Il n'y a pas de Charles Boyer dans ma vie.
Je n'ai jamais rencontré un Charles Boyer.
Ni un Clark Gable, ni un Humphrey Bogart. Jamais.
Ils n'existent pas, Florence. Voilà la vérité !
Mais le cinéma t'avait fait croire le contraire.
Même si tu es très futée, tu marches.
Tu sais qu'on est futées, nous deux ?
C'est idiot, mais...
on est géniales, par rapport aux autres.
C'est pas dingue, ça ?
C'est vrai, on va au cinéma, et...
On arrive ! Ton taxi
Je ne tiens plus sur mes jambes.
Moi non plus.
Je ne t'accompagne pas, il fait trop noir.
Je me suis rudement bien amusée, et j'en avais besoin.
J'appelle ce type, si tu veux ?
C'est un ami de Jimmy.
Tu peux toujours aller déjeuner avec lui.
Vas-y, toi, si tu as envie de déjeuner.
Tu es incorrigible !
Qu'est-ce que tu as encore mis dans ton vin ?
De la dynamite.
Il était corsé. Tchao, Florence !
Pas besoin. Ça va. Ne bougez pas.
Combien je vous dois ?
1,35 $.
C'est quoi, pour vous, un bon pourboire ?
20... 25 %.
Laissez-moi 25 cents.
Voilà 2 $, rendez-moi... enfin, vous verrez.
Oui, ça va.
Bien rentrée. C'est la forme.
À demain.
Ne fais pas semblant d'être saoule, et pas de boniments !
Bouge pas !
Relève-toi.
Assieds-toi.
Bois ça. Ça te fera du bien.
Minnie, arrête !
Ça suffit !
Je te déteste !
Tu n'es plus l'homme que j'ai aimé.
Lui ne m'aurait pas battue.
Tu t'es gênée, toi !
Ne m'approche pas !
Je suis à genoux devant toi.
Je me relève... t'offrant mes lèvres.
Je t'aime.
Tu veux me boxer ?
Vas-y, cogne.
Frappe.
Je t'aime, mais je suis jaloux. Je n'y peux rien.
Jaloux de quoi ? Je mène la grande vie, peut-être !
Il faut que je parte.
Reste, je t'en prie. Je suis si désemparée.
Prends-moi dans tes bras.
Ne pars pas.
Il faut que je file.
Je t'accompagne.
Toi, tu as bu.
Joli, ce peignoir.
C'est nouveau ?
Bonjour, papa.
On s'est bien amusés, hier soir.
Mais sans toi, c'est pas pareil.
Tu es rentré tard.
Où que j'étais ?
En voilà une façon de parler !
T'as raté quelque chose !
C'est maman. Elle pleure dans la salle de bains.
Comment as-tu pu faire ça sans me le demander ?
Tu appelles un inconnu en te faisant passer pour moi.
Tu sais que j'en aime un autre.
Je n'irai pas. Je n'irai pas. Je le déteste.
Je le lui dirai.
Je suis Minnie Moore. Il paraît qu'on doit déjeuner ensemble.
Bonjour. Zelmo Swift.
Un ami d'Earl. Vous le connaissez ?
Je suis sous le charme ! Je mourais d'envie de vous connaître.
Où déjeunons-nous ?
Hé, grande et belle ! Combien mesure cette belle plante ?
1 mètre 67. Allons déjeuner.
Ne me gare pas ça au fond. On ne sera pas long.
Au cœur humain !
Minnie, parlez-moi de vous.
Je ne peux pas.
Vous ne pouvez pas ?
Non. Vraiment pas.
Dites-moi quelque chose qui m'aide à vous connaître.
Je suis célibataire, je vis seule, et je travaille au musée.
C'est tout ? On ne va pas loin avec ça.
C'est moi qui vais parler à votre place, d'accord ?
Voyons : vous n'êtes pas d'ici. Vous êtes née dans le nord.
C'est ça ? Vous êtes née
entre New York et le Wisconsin. Près du Canada.
Vous avez encore vos parents.
Alors ?
C'est pas malin de dire ça.
Mon père est mort.
Oh, pardon !
Ce n'est rien. Tout de même, ce n'est pas une chose à dire.
Mais vous êtes perspicace.
Vous êtes extralucide ?
C'est de la mise en boîte ?
Non. Je suis née dans l'État de New York, aux chutes du Niagara.
Dans les chutes ?
Non, pas dans... près.
Vous, alors, vous ne manquez pas d'humour !
Vous êtes charmante.
Je vous crois très romantique.
C'est vrai ?
Oui, c'est vrai.
J'en étais sûr. Vous ne prenez pas l'amour à la légère.
Quand vous aimez un homme, c'est pour de bon. C'est ça ?
Tout à fait.
Maintenant que j'ai bien gaffé, à quoi buvons-nous ?
Buvons à quelque chose.
Buvons au bonheur.
À vous, et à votre bonheur.
Savez-vous que vous êtes charmante ?
Pourquoi m'avez-vous appelé ?
Qu'est-ce qui vous y a poussé ?
Ne me répondez pas. Peu importe.
Je comprends.
Je sors très peu. Vous le saviez ?
J'ai peur des femmes. Et vous, des hommes, non ?
Je ne sais pas quoi leur dire... "Bonjour"... "Ça va"...
Je me creuse, mais j'arrive à rien.
Je suis un solitaire.
Un passionné de Keats, Shelley, Shakespeare, Wordsworth,
d'opéra, de poésie, de musique.
J'ai commencé à lire à 12 ans.
Du coup, j'ai besoin de lunettes.
J'aurais juré que vous étiez dans les affaires.
Je déteste les affaires. Curieux, pour un homme qui a de l'argent.
Je déteste en gagner. À quoi bon ? Le matin, je me dis...
"Zelmo, qu'est-ce que tu vas faire de ton argent ?"
C'est vrai, quoi en faire ?
Je le donne à des œuvres, à des amis.
Je m'achète une maison,
je prends des vacances. Comme si j'en avais besoin !
Je ne suis plus marié.
J'ai été marié à une femme... exceptionnelle.
Sans enfants, ça n'a pas duré !
J'ai fait un impair le soir de nos noces, sur le plan intime.
Minnie, avec vous, on se confie.
Avec vous, on existe.
Et ça, c'est une qualité. Prodigieuse.
Les gens qui savent écouter sont bien plus passionnants.
Vous avez le regard mouillé.
C'est fou, ce que vous êtes sensible !
C'est rare de nos jours. Prodigieux.
Je ne sais plus où j'en suis. À cause de vous.
Je suis un homme très seul.
Je cherche une femme... comme vous. Qui aurait vos qualités...
à qui je puisse prendre la main sans qu'elle la retire.
Commandons. Il est tard.
Vos mains sont si délicates, si sensibles.
Je devine toutes vos pensées
rien qu'à la nervosité de vos doigts.
Vous savez ce qui cloche, chez moi ?
J'ai des poils partout
sauf sur les jambes. Elles sont lisses.
C'est gênant, ce que je dis là !
Non, pas du tout. Je prendrai un veau piccata.
Pourquoi le courant ne passe pas entre nous ?
On n'est pas sur la même longueur d'ondes.
C'est que c'est difficile.
Je suis veuf, et non divorcé.
Sans vouloir vous blesser...
Me blesser ?
Toutes ces confidences
doivent vous être pénibles.
Vous êtes gênée, hein ?
Zelmo, vous ne m'intéressez pas du tout.
Je n'étais venue que pour déjeuner.
Partons. Je vous demande pardon.
Ah, les blondes ! Les blondes !
Vous êtes toutes aussi suicidaires que les Suédoises ?
Une fois, une blonde m'a dit : "Bats-moi !"
Je lui ai dit : "Moi, te battre ? Pourquoi ?"
Hé, l'addition !
Tenez, prenez ma carte de crédit.
Une autre fois, un ami m'a dit : "Sors avec cette fille."
Alors, je suis sorti avec elle. Elle avait trois gosses.
On est allés chez elle. J'ai dit : "Mais tu as trois gosses."
Elle m'a dit : "Allonge-toi et détends-toi."
J'ai dit : "Tu veux qu'on couche ? Tu es folle ! Et tes gosses ?
"Ça va pas la tête, non ?" Attendez-moi !
Voilà votre pourboire. Ne partez pas !
La Caprice !
La Chevrolet ?
Oui. Dépêche.
Je n'avais pas entendu.
J'aime quelqu'un d'autre.
Vous recommencez à m'embrouiller.
Vos amours, je m'en fiche ! Je voulais vous sortir.
Une blonde décolorée, une midinette, je la sors, c'est tout !
Je voulais faire votre éducation.
Et vous en aimez un autre ! Vous ne manquez pas de souffle !
Ferme la porte.
Je ne l'emmène pas.
Je lui appelle un taxi ?
Je m'en fous !
Vous en faites pas. Je vous appelle un taxi
Il me faut votre adresse, pour le taxi
Je vais rester là un moment.
Sale pute !
Montez !
Incroyable ! Je lui ai mis la gueule en sang.
Ça va, vous ?
Je me sens bien. Vachement bien.
Pas tellement parce que je l'ai cogné, mais je me sens bien.
Vous êtes belle. C'est vrai, vous savez.
Ils sont bons. Mangez. C'est les meilleurs hot-dogs.
Faites voir vos lunettes ? Terribles !
Mon nez est enflé ? J'ai pris un coup.
Vous êtes normale ?
Vous n'êtes pas sourde ? Ou muette ?
Non. Excusez-moi, je suis sous le choc.
Appuyez-vous contre moi.
Excusez-moi...
Vous vous foutez de moi !
- Où allez-vous ? - Laissez-moi.
- Où allez-vous ? - À mon travail.
Au travail ? Comme ça ? N'importe où ?
Je vais fondre en larmes. Je vous assure.
Montez !
Vous êtes folle !
Attention, le bus !
Vous m'avez tapé sur le nez !
J'en suis désolée.
Désolée ? Mon œil ! Prenez mon mouchoir dans ma poche arrière.
Faites-le, sinon on va dans le décor !
Aucun sens de l'humour.
Vous, vous êtes répugnant.
Vous êtes bête comme vos pieds !
Vous ne savez qu'obéir.
Le genre à sourire, quand vous avez mal.
Qui êtes-vous ?
Minnie Moore.
Faut-il que je sois cloche pour tomber sur une Minnie Moore !
Je connais une bonne grosse avec de gros yeux
et un vieux teinturier trois fois grand-père
qui sont plus à la page que vous !
Laissez-moi descendre.
Avec plaisir. Où ? Dites-moi où !
Au Musée.
Vendu !
Tu es en retard.
Je sais. Quelle heure est-il ?
Tu as 27 minutes de retard. M. Jefferson l'a vu.
Et... Jim est là.
Voici mon fils, Ned.
Minnie Moore, mon fils, Ned.
Je ne comprends pas.
Laisse-nous seuls, veux-tu ?
- Où tu seras ? - Là.
Il est très chouette.
Alors ?
Sois compréhensive. Je ne t'ennuierai plus.
Hélène a tenté de se suicider.
Les enfants se sont levés. Ned a tout compris.
Tu ne peux pas savoir !
Elle s'est ouvert les veines devant tout le monde.
C'est pour ça que mon fils est là.
Pour qu'il voit son père te dire adieu.
Ta femme sait qu'il est là ?
Je t'aime.
Tu te moques de moi ?
Je vais te donner de l'argent.
Je n'oublierai jamais nos bons moments.
J'attends vos excuses.
J'ai le nez en compote, et j'ai perdu mon boulot.
Vous avez besoin de manger. C'est moi qui paie.
Si, si... ça se voit.
Méfiez-vous de ce qu'on sert ici.
Ils n'ont pas le débit, alors les plats font la semaine.
Je parie qu'il y a du goulasch au menu !
Vous désirez ?
Une bière pour commencer.
Et vous ?
Vermouth-Cassis ? C'est quoi ?
Ça se boit.
Ben, moi, je connais pas.
Expliquez.
Du Vermouth blanc avec une goutte de cassis.
On y met de la glace ?
Le Barman, lui, il saura.
On met de la glace, oui ou non ?
Demandez au barman, et ne me regardez pas comme ça !
Sinon, je me lève !
Ma voiture. La camionnette.
Votre ticket ?
Un instant, monsieur.
Monsieur ?
Faut pas m'en vouloir.
Je veux pas de pourboire.
Les gens n'aiment pas leur travail.
Ils le font mal, parce qu'ils s'en foutent !
Ils n'aiment personne. Pourquoi sont-ils sur terre ?
Tiens, ça, ça à l'air...
Non, c'est pas sympa.
Attention au demi-tour !
C'est pas croyable !
On paie plus cher pour se garer que pour manger !
Vous êtes un parcmètre !
Oui, mon cerveau est un parking.
Vous êtes un drôle de type.
Je ne me trouve pas drôle.
Quand on se trouve drôle, on est tragique.
Je connais un tas de gars qui ont besoin de se trouver drôles.
J'en connaissais un qui se faisait des grimaces devant la glace.
Il n'y a qu'à être soi-même, pour se marrer !
Vous prenez ?
La carte, s'il vous plaît.
Il n'y en a pas. Tout est écrit là-haut.
Haricots et hot-dogs.
Vous avez des "malted" ?
Donnez-m'en un.
Glace à la vanille, et sirop au chocolat.
Pas glace au chocolat et sirop à la vanille.
Ils se trompent toujours.
Alors, on le fait comment ?
Comme vous voudrez.
Moi qui me croyais anormale !
La vie, c'est rasoir :
faut apprendre la langue des autres, leurs émotions !
C'est la vérité.
Ce qui me plaît chez vous...
Je vous plais ?
Vous parlez de choses concrètes.
De nourriture, d'argent, de voitures.
Vous voulez rire, je parle de tout
sauf de ce qui compte pour moi.
Dès que je vous ai vue, je me suis dit... c'est elle.
C'est cette fille-là que j'aime.
Au premier coup d'œil.
Du sel !
J'en ai foutu sur mon froc.
D'habitude, je mange seul. En slip.
Je comprends pas. Vous êtes idiote, ou quoi ?
C'est votre faute si j'm'en mets partout !
Je me surveille quand je mange. Je me suis ruiné
pour vous payer ça. Pour me garer, pour vous sortir.
Qu'est-ce qui cloche, chez vous ?
Vous me rendez cafardeux. C'est pas mon genre.
Des lunettes noires en pleine nuit !
Jamais on ne m'envoie bouler quand je mets la gomme. Et je la mets !
Vous avez fini ?
Non. Et vous ?
Eh bien, moi pas.
À cause de vous, j'ai perdu mon boulot.
Vous êtes si belle. Si jolie.
Je sais que je perds mon temps. C'est râpé, nous deux.
- Quoi ? - Tout.
Vous regardez les gens de haut. Vous vous croyez supérieure.
Mais vous n'êtes qu'une jolie fille.
C'est déprimant, les gens qui se prennent au sérieux !
Ce que tu es pressé !
C'est toujours pareil.
J'ai vécu à la colle avec un autre type.
Après, j'ai habité avec une copine.
Elle peut pas voir les œufs, moi, j'adore ça.
C'est casse-pieds une fille qui aime pas les œufs.
Elle les supporte pas. Moi, je les mange
n'importe comment. Je les gobe, même.
Chaque fois que je m'en faisais, fallait qu'elle s'en aille.
Alors j'ai dit : "Bon.
"Faut que je change d'air.
"Sacramento, me voilà !"
Faut que j'aille voir ma mère.
Elle peut pas payer son gaz, ni son électricité,
elle peut rien payer.
Tu vois ce que je veux dire ?
Tu ne vois pas ?
Tu es trop gentil.
Vraiment trop gentil.
T'es doux, t'es tendre,
t'es adorable.
Désolée de t'avoir sorti du lit, mais le temps que je rentre
et que je prenne ma douche,
il sera l'heure. Merci.
Voilà... voilà !
Excusez-moi.
Je ne sais pas ce qui m'arrive.
Je ne me sens pas comme avant. La paix !
Je ne peux plus pleurer. Ça ne m'était jamais arrivé.
Vous êtes un chic type.
Vous êtes une chic fille.
Non, non... vous !
La paix !
Écoutez, quoi !
Donnez-moi une cigarette.
Je suis surtout fatiguée... fatiguée.
Je n'aime pas les hommes. Tout sourire, tout en dents !
Je suis mal dans ma peau.
Je ne sais plus ce que je dois...
Ce que je dois faire. Par exemple, quand je suis seule
faudrait-il que je sorte ? Ou que je me laisse vivre ?
À votre avis ?
Avant, j'avais toujours le sourire.
J'ai remarqué que je souris moins.
Ça vous est arrivé ?
Et aussi
d'avoir à faire un effort pour respirer, comme si...
l'air devenait lourd.
Mon ami... Seymour...
en fait, je n'ai pas de vrais problèmes.
C'est parce que je suis seule que tout m'énerve.
J'entends tout quand je suis seule.
Des fréquences.
Un bain qui coule.
Un évier, ou la circulation. Et ça m'énerve.
Dieu sait pourquoi !
Quand je suis avec quelqu'un, j'ai envie de fuir.
Peu de gens me plaisent.
Je ne suis pas sociable.
Les marrants m'ennuient, les vieilles barbes me dépriment.
C'est vrai, je suis méprisante.
Je vous regarde, et je me dis :
Qu'est-ce que ce pauvre type attend de moi ?
Tout.
Je suis très mal.
Il fait chaud, non ?
Vous voulez du thé ?
Des œufs ?
Un verre ?
C'était bien, hier soir.
N'est-ce pas ?
J'ai parlé à un taxi
Je ne le méprisais pas.
J'admire les gens simples.
Les gens qui travaillent et qui sentent les choses.
Vous comprenez ?
Pardon. Vous n'y êtes pour rien. C'est moi.
Je suis un type épatant. Vous ne me connaissez pas.
Un type épatant. Vous verrez.
Je suis franc... franc comme l'or. Je veillerai sur vous.
Vous allez dormir.
Je vous regarderai dormir.
Comme vous dormez bien !
Vous êtes belle quand vous dormez, Minnie. Si belle.
Un café noir.
C'est tout ?
J'attends quelqu'un. S'il vient !
J'arrive. Regardez la carte pendant ce temps-là.
Il fait bon ce soir, n'est-ce pas ?
Pourriez-vous m'apporter deux glaces au chocolat dans 10 min ?
Vous pensez que c'est possible ?
Oui. Je reviens.
Où est le téléphone ?
Qui est-ce ?
Minnie. Tu as faim ?
Où es-tu ?
Dans une cafétéria.
Où es-tu ? Bon Dieu, tu me fais tourner chèvre !
Ne jure pas ! Du moins, si tu veux savoir où je suis.
Si tu tiens à rester romantique.
Tu es complètement folle !
Je suis à l'heure ?
Je te l'offre.
Tu m'offres quoi ?
Non. Pas ça. Ne recommence pas.
Tu m'offres quoi ?
Une glace, tout simplement.
Pourquoi ?
C'est marrant de manger une glace dans une cafétéria.
Moi, je trouve ça marrant.
D'accord. Pigé.
C'est comme se donner rendez-vous sous une horloge.
Ça prouve que je ferais n'importe quoi pour toi.
Même manger une glace. C'est ça ?
Je ne sais pas.
Eh bien, je vais la manger.
C'est froid.
Tu ressembles à Lauren Bacall, de profil.
C'est vrai.
Des pop-corn ?
Mets ta main dans la mienne.
Non ! Là, seulement.
Minnie, tu as un corps superbe.
J'aime ta peau. Elle est chaude.
La tienne est douce... si douce.
J'adore les jambes poilues.
Ça va ?
Très bien.
J'ai fait tomber ma cigarette. Tu la vois ?
Tu as froid !
Je pense à ce que ce sera dans 8 jours. Ou même demain.
Je suis trop vieille pour toi.
Tu me plais tellement.
Je n'ai rien à faire ici.
Trouver l'amour dans une voiture, non !
Qu'est-ce que tu vas chercher ?
Pourquoi tu penses ?
Si je pensais, je deviendrais fou. Alors, je pense pas.
Quand je suis en surcharge, je cours. Tu me crois pas ?
Cours, Minnie ! Cours !
Compris ? Ça vide la tête.
C'est ça, l'énergie. C'est important.
Ça n'ira pas entre nous.
C'est ta façon d'agir. Je ne veux pas danser. Ce n'est pas le moment.
Pas le moment ? Tu es folle !
La paix !
Tout cloche. Mes vêtements... Toi...
Mets ça.
- Je ne veux pas de ta veste. - Mets-la.
Ne mets pas mon manteau là-dedans !
Qui veux-tu qui te le vole ?
Parlons. Parlons calmement.
Bon. Assieds-toi.
Je suis un crétin, hein ?
Oh, bon Dieu !
Je pense tant à toi, que j'en oublie d'aller aux W.C.
Nous n'avons rien de commun.
Je sais.
Ne me regarde pas comme ça.
Je te regarderai toujours comme ça. Toujours.
Même si on vit ensemble 500 ans !
Tu seras toujours excitante, toujours neuve pour moi. Là, merde !
Je regarde d'autres femmes, je couche avec, ça ne compte pas.
Tu es trop gentil.
J't'en fous !
Laisse-moi te regarder.
Tu n'as pas le visage dont je rêvais.
Tu n'es pas l'homme que j'aime.
Je ne sais pas danser.
Je ne veux pas être ridicule.
Ne t'en fais pas. Tu es avec moi.
Si tu veux pas danser, on n'ira pas.
Arrête ! Bon Dieu, on n'est plus à l'école !
On ne peut pas s'amuser ?
Très bien. Vas-y.
Je ne peux pas.
Mais si. Vas-y, danse !
Ne pars pas.
Minnie, tu danses ! Tu danses !
Faut que je coupe la radio.
La radio ! C'est gagné, Seymour !
Tu es fou.
Complètement fou. On a déjà dû te le dire, non ?
Et fortiche avec ça ! On te l'a dit ?
Oui. Toi.
Tiens.
Mme Borgella.
Mon mari, Ed. Et Dick, que vous connaissez.
Dick Henderson. Je vous ai vue au Musée.
Marie, Ed, et moi...
nous avons décidé de nous encanailler un peu.
Vous êtes ravissante.
J'avais froid, alors j'ai emprunté cette veste.
Si on entrait ? Voulez-vous être des nôtres ?
Non. Je ne veux pas. On se verra tout à l'heure.
Entendu. On prendra un verre.
À tout de suite.
Pardon. Quand je me suis souvenue des noms, il était trop tard.
Je comprends.
Je les connais vaguement.
Et les présentations, ça me gêne.
Oh, ça va ! Arrête ton char !
Tu as honte de moi. Et de ma veste !
Marie demande si vous venez.
On compte sur vous pour mettre de l'ambiance.
Vous êtes sûre que ça va ?
Pourquoi restez-vous dehors ?
Je ne suis pas seule. Seymour... voici Dick.
J'aimerais rentrer chez moi.
Vous êtes motorisée ?
Pourriez-vous me reconduire ?
C'est ici. Merci beaucoup.
Rendez-la-moi, elle est à moi !
Il est cinglé !
Arrêtez ! Non !
Je vais appeler la police.
C'est ridicule de se battre. Arrête !
Du calme !
Laissez-le ! Vous allez le tuer !
Un geste, et je t'étends raide.
Je suis désolé. Ça va ?
Rentrez chez vous.
Je suis désolé.
Désolé.
Minnie... pardon !
Pose-moi.
Pardon, Minnie.
Ce n'est pas ta faute. C'est la mienne.
Il t'a cassé une dent ?
Je regrette tellement.
Passe ta bouche sous l'eau froide.
Sous l'eau froide.
Surtout, ne m'aide pas !
Ce n'est pas ta faute. Je t'assure.
Il y a un vent de folie autour de nous.
Dès que tu es près de moi, on te tabasse.
Et dès que je suis près de toi, on me frappe. Ce n'est pas normal.
C'est fait, c'est fait.
C'est fait. Ne t'arrête pas à ça.
Il y a maldonne. Tu ne comprends pas ?
C'est un endroit imaginaire où vont les gens, mais il n'existe pas.
Il n'y a rien. Rien.
Mais si !
Non, Seymour, rien. Rien.
Donne-moi une cigarette.
Tu es fou ? Arrête !
Je vais nettoyer ça, et je m'en vais.
Non. Laisse-moi faire.
C'est ce qui arrive quand on aime.
On se tape la tête contre les murs, on est ridicule...
je ne sais pas, moi ! Tu sais, toi ?
Rentre chez toi.
Toutes les filles que j'ai connues m'ont aimé.
Et celle que j'aime, je ne lui plais même pas.
Bon Dieu, je sais que tu m'aimes !
Non.
Mais si. Si !
Non, je ne peux pas. Je t'en prie, va-t'en !
Non, je sais que tu m'aimes !
Je vais m'évanouir.
Je t'aime. Mets-toi ça en tête.
Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?
Tu veux que je me suicide ? Que je me blesse ?
C'est ça ? Regarde. C'est ça que tu veux que je fasse ?
Que veux-tu que je fasse pour toi ?
Dis-le, bon Dieu !
J'ai coupé ma moustache.
Non, je t'en prie ! Ne fais pas ça !
Ne vas pas te sécher.
Je t'aime. Donne-moi quelque chose, toi aussi.
Quoi ?
Chante, déshabille-toi, fais quelque chose.
Assieds-toi là.
Je t'aime. Je veux t'épouser.
À d'autres ! Ne dis pas ça si tu ne le penses pas.
Je le pense.
Si tu le penses vraiment...
Je vais appeler ma mère.
Je ne veux pas me marier sans la prévenir.
Je t'avertis,
je fais un complexe : je ne supporte pas qu'on critique maman.
Elle sera toujours la bienvenue chez nous.
J'aimerais appeler Vancouver.
Avec préavis.
Mme Georgia Moore.
Maman ? C'est Minnie.
Devine ?
Non. Ne t'inquiète pas.
J'ai un ami.
Oui, il est beau.
1 mètre 93, blond.
Il a un bon métier, et on veut se marier.
Eh bien... tout de suite.
Si tu viens, on te réservera une chambre
ou tu t'installeras ici.
Il aimerait te parler.
Maman ? Seymour Moskowitz.
Oui. Juif. Oui.
Non. Pas très pratiquant.
Minnie m'a dit... quoi ?
Elle veut vous parler. Il paraît qu'elle a un complexe...
Je te rappelle dès qu'il sera parti.
Je t'aime aussi, ma petite maman.
Tu es folle... Je le savais !
J'aimerais appeler ma mère.
J'aimerais appeler ma mère. Avec préavis.
Mme Sheba Moskowitz.
Et c'est un appel en PCV !
Ma mère, Georgia Moore.
Oh, elle est bien grande !
J'ai l'air d'une naine à côté. Asseyez-vous.
Je suis si heureuse de vous voir.
Elle est bien faite.
Bien faite, et jolie.
Mignonne tout plein. Ça me plaît. Asseyez-vous.
À côté de votre futur. Et toi, sois bien élevé.
Je me mets à côté de vous.
Si on commandait ?
Qu'est-ce qu'ils servent, ici ?
De la cuisine de restaurant.
Il n'y connaît rien. Il mange dans des selfs.
Leur spécialité, ce sont les steaks.
Des steaks ? Dans cette boîte à spaghettis ?
Après tout, ils ont peut-être des steaks à nous balancer.
Quand vous êtes-vous rencontrés ?
Il y a... 4 jours, n'est-ce pas ?
Oui. Quatre jours. Déjà ?
Tu ne sais pas quand exactement ?
Il faut se connaître un an, avant d'en être sûr.
On ne sait rien d'une femme avant de l'avoir épousée.
Crétin ! Tu as oublié mes conseils.
- Vous mesurez combien ? - 1 mètre 75.
Oui. Mais avec des talons.
J'imagine bien que vous ne vous promenez pas pieds nus !
À 5 ans, Minnie...
était toute frisée.
C'était notre Shirley Temple.
Elle avait de grands yeux, et elle zozotait.
Mais chez les enfants, c'est si adorable !
Et un jour, elle m'a dit :
"Maman, je voudrais t'aider."
Je lui ai dit : "Qu'est-ce que tu veux faire ?"
"Je veux nettoyer la salle de bains."
J'ai dit : "Si tu veux nettoyer la salle de bains,
"nettoie-la, et Maman te donnera une pièce."
On lui a donné un tablier,
une éponge, de la poudre à récurer...
c'était du Bab-O, à l'époque.
Elle s'est mise à quatre pattes, et elle a frotté.
J'ai regardé ce petit bout de chou
qui y mettait tout son cœur, et j'ai pensé : "Je vais l'aider."
Mais elle m'a dit : "Je veux le faire ma-même".
Elle était chou ! Ce que ça pousse vite !
Et aujourd'hui,
ma petite fille adorée
veut se marier.
Et je trouve ça merveilleux !
Où est la merveille ? Seymour gare des voitures.
Votre fille, elle est ravissante.
Mais elle ne frise plus,
et ses 5 ans, c'est de l'histoire ancienne.
Et mon Seymour,
c'est pas Einstein !
Georgia... c'est bien votre nom ?
Où vont-ils se loger ? Que vont-ils manger ?
Mon fils sera le père de l'enfant de votre fille.
Il n'y a rien en train !
- Qu'as-tu dit à ta mère ? - Rien. Rien.
Alors, pourquoi ce mariage ?
Vivez donc ensemble, c'est tellement plus simple !
Mme Moskowitz...
nous nous marions par amour. J'espère que vous nous approuvez.
Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, moi ?
C'est votre vie !
Si vous voulez épouser ce pauvre type, allez-y !
Georgia, ils vont nous taper tous les jours.
Avec quoi il est venu ici ?
Avec 400 $ de mes économies,
et je n'ai pas de mari pour m'aider.
Seymour, quels sont vos projets ?
Je vais améliorer...
Je vais travailler pour une grosse compagnie.
C'est du concret ?
Non, mais fini de travailler pour les restaurants.
Il y a trop de hauts et de bas.
Je vais chercher une place stable dans un parking
de grande compagnie. Je gagnerai plus.
Seymour adore les voitures. Il aime son métier.
Mais enfin, c'est pourtant clair.
Ce garçon n'a aucune ambition. Il n'est pas beau. Regardez-le.
Et même pas de charme !
Il ne mâche que d'un côté. Toujours ce côté-là.
Il est sourd.
Votre fille est ravissante. Elle a de beaux cheveux.
Elle peut très bien épouser un homme normal.
Alors, s'il n'y a pas de gosse en route...
Merde !
- Qu'est-ce qui te prend ? - Merde, à la fin !
Le côté du marié ?
Oui. Ça, c'est celui de la mariée.
Nous sommes réunis devant Dieu
pour unir cet homme et cette femme par les liens du mariage.
Seymour Moskowitz,
veux-tu prendre cette femme pour épouse,
veux-tu vivre avec elle selon la loi de Dieu,
acceptes-tu de l'aimer, l'honorer,
de veiller sur elle dans la maladie comme dans la bonne santé,
et renonçant à toute autre, la garderas-tu auprès de toi
tout au long de ta vie ?
Oui. Je le veux.
Et toi...
Et toi...
Mademoiselle...
Et toi...
Minnie Moore.
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